Fiche de révision : Gestion stratégique et organisationnelle

Plan du Cours

  1. Responsabilité sociale des entreprises
  2. Facteurs de contingence externes
  3. Processus organisationnels
  4. Parties prenantes et contre-pouvoir
  5. Ressources et compétences
  6. Effet d’expérience
  7. Styles de management
  8. Mécanismes de coordination
  9. Structures organisationnelles
  10. Structures en réseau et partenariats

1. Responsabilité sociale des entreprises

Notions clés & Définitions

  • Responsabilité sociale des entreprises (RSE) : selon la Commission européenne (2011), c’est « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Elle implique que les entreprises respectent la législation en vigueur et les conventions collectives, puis engagent un processus avec leurs parties prenantes pour intégrer dans leurs stratégies et activités des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, relatives aux droits de l’homme et aux consommateurs. La démarche de responsabilité sociale applique en quelque sorte les principes du développement durable dans la gestion et l’organisation des ressources.

  • Démarche de responsabilité sociale : processus intégré dans la stratégie et les activités commerciales de l’entreprise, destiné à assumer ses effets sur la société en collaboration avec ses parties prenantes, en intégrant des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, de droits de l’homme et de consommateurs.

  • Avantage concurrentiel : selon Michael Porter, c’est l’élément qui différencie fondamentalement l’offre d’une entreprise par rapport à celle de ses concurrents. La stratégie adoptée doit contribuer à la création et à la pérennité de cet avantage, permettant à l’entreprise de se différencier sur le marché.

Points essentiels

  • La performance de l’entreprise dépend de l’organisation de ses ressources et des facteurs de contingence externes, notamment la mise en œuvre d’une démarche RSE imposée par la Commission européenne en collaboration avec les parties prenantes.

  • La responsabilité sociale des entreprises implique que celles-ci respectent la législation et les conventions collectives, puis qu’elles engagent un processus avec leurs parties prenantes pour intégrer des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, relatives aux droits de l’homme et aux consommateurs dans leur stratégie et leurs activités.

  • La démarche RSE peut constituer une source d’avantage concurrentiel en permettant à l’entreprise de se différencier de ses concurrents, ce qui est essentiel pour sa pérennité.

À retenir

La responsabilité sociale des entreprises consiste à agir en tenant compte de ses effets sur la société, en intégrant ces préoccupations dans sa stratégie, ce qui peut lui conférer un avantage concurrentiel durable.

2. Facteurs de contingence externes

Notions clés & Définitions

  • Facteurs de contingence externes : éléments spécifiques évolutifs qui influencent les décisions et actions de l’entreprise, situés en dehors de l’organisation mais ayant un impact direct sur sa gestion (source : synthèse du manuel Delagrave).
  • Commission européenne : institution qui impose aux entreprises la mise en œuvre d’une démarche de responsabilité sociale (RSE), en collaboration avec les parties prenantes, pour respecter la législation et intégrer des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, de droits de l’homme et des consommateurs (source : synthèse du manuel Delagrave).
  • Parties prenantes : groupes ou individus pouvant affecter ou être affectés par la réalisation des objectifs organisationnels, incluant notamment les acteurs internes et externes à l’entreprise (source : synthèse du manuel Delagrave).

Points essentiels

  • Les facteurs de contingence externes sont des éléments évolutifs qui influencent l’organisation des ressources de l’entreprise.
  • La démarche de responsabilité sociale des entreprises (RSE) est une réponse à ces facteurs, visant à intégrer des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, de droits de l’homme et des consommateurs dans la stratégie.
  • La Commission européenne joue un rôle clé en imposant cette démarche RSE aux entreprises.
  • Les parties prenantes, en tant que groupes ou individus, peuvent influencer ou être impactés par les décisions de l’entreprise, et leur stratégie personnelle peut leur permettre d’accroître leur pouvoir informel, notamment par la maîtrise de compétences, contacts, informations ou règles organisationnelles.

À retenir

Les facteurs de contingence externes, tels que la réglementation européenne et les parties prenantes, sont des éléments évolutifs qui obligent l’entreprise à adapter ses stratégies, notamment par la mise en œuvre de la démarche RSE pour répondre aux attentes sociales et environnementales.

3. Processus organisationnels

Notions clés & Définitions

Processus organisationnels : Ensemble d’activités corrélées ou interactives qui transforment des éléments d’entrée en éléments de sortie. Selon l’AFNOR, un processus est « un ensemble d’activités corrélées ou interactives qui transforme des éléments d’entrée en éléments de sortie ». Ces activités sont souvent structurées pour assurer une cohérence dans la réalisation des tâches et la création de valeur.
Processus créateurs de valeur ajoutée : Activités au sein du processus qui ajoutent de la valeur au produit ou service, contribuant ainsi à la performance globale de l’organisation.

Représentation schématique des processus : Diagramme illustrant la séquence et l’interaction des activités d’un processus, permettant de visualiser la logique et la coordination entre les différentes étapes.

Points essentiels

  • Un processus est constitué d’activités corrélées ou interactives, transformant des éléments d’entrée, généralement issus d’autres processus, en éléments de sortie.
  • La distinction entre processus et procédé : le processus désigne « le quoi faire dans un ordre prédéfini », tandis que le procédé concerne « la façon de faire » une tâche.
  • La performance de l’entreprise dépend de l’organisation de ses processus, qui doivent être structurés pour assurer une création efficace de valeur.
  • La représentation schématique des processus facilite la compréhension de leur séquence et de leur interaction, essentielle pour leur gestion et optimisation.
  • Les activités qui ajoutent de la valeur sont essentielles pour la compétitivité et la performance de l’organisation.

À retenir

Les processus organisationnels sont des activités structurées et interactives qui transforment des éléments d’entrée en sortie, en créant de la valeur ajoutée, et leur représentation schématique permet d’optimiser leur gestion.

4. Parties prenantes et contre-pouvoir

Notions clés & Définitions

  • Parties prenantes (Freeman) : tout groupe d’individus ou tout individu pouvant affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels. Les parties prenantes internes peuvent devenir sources de contre-pouvoir.
  • Contre-pouvoir : stratégies personnelles des parties prenantes visant à augmenter leur pouvoir dans l’organisation, notamment en détenant plus de « zone d’incertitude ».
  • Sources de pouvoir informel (Crozier et Friedberg) : éléments permettant à une partie prenante d’accroître son influence sans recourir à la hiérarchie officielle. Ces sources sont :
    • compétences particulières
    • contacts avec l’extérieur
    • accès à l’information (rétention volontaire)
    • maîtrise des règles organisationnelles
  • Relations de pouvoir informelles : dynamiques non hiérarchiques qui influencent la gestion et la prise de décision, résultant des stratégies personnelles et des relations de pouvoir entre acteurs.

Points essentiels

  • Les parties prenantes cherchent à augmenter leur influence en utilisant leur zone d’incertitude, qui n’est pas totalement contrôlable par les autres.
  • La maîtrise des sources de pouvoir informel permet à ces acteurs d’exercer une influence significative dans l’organisation.
  • La coexistence de relations de pouvoir informelles est fréquente dans les entreprises, et leur compréhension est essentielle pour analyser les conflits et stratégies internes.
  • La stratégie personnelle des parties prenantes, combinée à leurs ressources (compétences, contacts, information, règles), constitue un levier pour renforcer leur pouvoir.
  • La dynamique de contre-pouvoir repose donc sur la capacité à mobiliser ces sources de pouvoir informel pour influencer la gestion et les décisions.

À retenir

Les acteurs ayant une stratégie personnelle cherchent à accroître leur influence en mobilisant leurs ressources informelles et en exploitant leur zone d’incertitude, ce qui crée des dynamiques de pouvoir non hiérarchiques influençant la gestion de l’organisation.

5. Ressources et compétences

Notions clés & Définitions

  • Ressources : Actifs spécifiques à l’entreprise qui ne peuvent pas faire l’objet d’échanges sur les marchés. Selon E. Penrose, elles se divisent en ressources tangibles et intangibles.

    • Ressources tangibles : actifs physiques, financiers, technologiques (ex : équipements, capital, logiciels, brevets).
    • Ressources intangibles : actifs immatériels, notamment la marque, la notoriété, la structure organisationnelle, les compétences individuelles et collectives.
  • Compétences : Ensemble des savoir-faire collectifs organisés permettant de réaliser une tâche ou activité en combinant des ressources. Elles peuvent être individuelles ou collectives, transversales ou spécifiques, et incluent aussi des savoirs tacites.

  • Effet d’expérience : Diminution du coût unitaire de production chaque fois que le volume de production cumulé double, permettant à l’entreprise d’acquérir ou de conserver un avantage concurrentiel.

Points essentiels

  • Les ressources se distinguent en tangibles (équipements, capitaux) et intangibles (marque, compétences, image).
  • Les compétences regroupent savoir-faire, savoir-être, et savoirs, et peuvent être transférables ou spécifiques.
  • L’effet d’expérience résulte de plusieurs facteurs : apprentissage, économies d’échelle, amélioration des processus, substitution du capital au travail, maîtrise du temps.
  • La performance de l’entreprise dépend de l’organisation de ses ressources et compétences, qui peuvent constituer un avantage concurrentiel.

À retenir

Les ressources et compétences, qu’elles soient tangibles ou intangibles, constituent les actifs différenciateurs de l’entreprise, leur bonne gestion permettant d’obtenir un avantage concurrentiel durable grâce à l’effet d’expérience.

6. Effet d’expérience

Notions clés & Définitions

Effet d’expérience : La réduction du coût unitaire de production chaque fois que le volume cumulé de production double, permettant à l’entreprise d’acquérir un avantage concurrentiel.
Courbe d’expérience : Représentation graphique illustrant la baisse progressive des coûts unitaires en fonction de l’accroissement de la production.
Apprentissage : Processus par lequel, en répétant une tâche, l’entreprise améliore ses compétences, sa rapidité et la qualité de ses productions.
Économies d’échelle : Diminution du coût unitaire liée à l’augmentation du volume de production, répartissant mieux les charges fixes.
Amélioration des processus : Optimisation des méthodes de production par spécialisation et simplification, réduisant ainsi les coûts.
Substitution du capital au travail : Investissement dans de nouveaux équipements ou méthodes permettant de remplacer ou d’augmenter la productivité du travail.

Points essentiels

  • L’effet d’expérience se manifeste par une baisse en pourcentage du coût unitaire à chaque doublement du volume de production.
  • Les principales causes de cet effet sont : l’effet d’apprentissage, les économies d’échelle, l’amélioration des processus, la substitution du capital au travail, et la maîtrise du temps.
  • L’effet d’apprentissage implique que plus une tâche est répétée, plus l’entreprise devient efficace.
  • Les économies d’échelle permettent de réduire les coûts en répartissant mieux les charges fixes.
  • La substitution du capital au travail se traduit par des investissements en équipements ou en nouvelles méthodes, si rentable.
  • La maîtrise du temps concerne l’anticipation, la production et la livraison.
  • La performance de l’entreprise dépend de sa capacité à maîtriser ces facteurs pour réduire ses coûts et renforcer son avantage concurrentiel.

À retenir

L’effet d’expérience montre que l’accroissement de la production permet de réduire les coûts unitaires, renforçant ainsi la compétitivité de l’entreprise grâce à la maîtrise des ressources, compétences et effets d’expérience.

7. Styles de management

Notions clés & Définitions

  • Styles de management (Rensis Likert, 1961) : différentes approches de gestion adoptées par les dirigeants, identifiées par Likert à partir d’enquêtes auprès d’employés.
  • Management stratégique : orientation à long terme, décisions irréversibles ou très difficiles à inverser, qui déterminent la direction globale de l’entreprise (voir section 3).
  • Management opérationnel : gestion courante, décisions à court terme, visant à organiser et mobiliser les ressources pour la gestion quotidienne (voir section 3).
  • Mécanismes de coordination (Henry Mintzberg) : moyens fondamentaux pour synchroniser le travail dans l’organisation, comprenant six mécanismes : supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications, normes, et ajustement mutuel.
  • Structure de l’entreprise (Henry Mintzberg) : configuration formelle de division du travail et de coordination, pouvant prendre des formes classiques, flexibles ou en réseau.

Points essentiels

  • Le management stratégique concerne la définition des orientations à long terme, avec des décisions souvent irréversibles, assurée par la direction générale.
  • Le management opérationnel s’occupe de la gestion quotidienne, avec des décisions à court terme, souvent réversibles, prises par les responsables intermédiaires.
  • Henry Mintzberg distingue six mécanismes de coordination : supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications, normes, et ajustement mutuel, permettant d’assurer la cohérence des activités.
  • La structure d’une entreprise, selon Mintzberg, résulte de l’ensemble des moyens employés pour diviser le travail et assurer la coordination, pouvant varier selon l’environnement, la taille, et le style de management.
  • La configuration structurelle peut être classique, flexible (par projet) ou en réseau, impliquant des relations contractuelles temporaires entre acteurs variés, souvent avec une entreprise centrale.

À retenir

Le style de management, combiné aux mécanismes de coordination et à la structure organisationnelle, détermine la manière dont une entreprise organise ses ressources pour atteindre ses objectifs à long terme ou en gestion courante.

8. Mécanismes de coordination

Notions clés & Définitions

  • Mécanismes de coordination (Henry Mintzberg) : moyens fondamentaux par lesquels une organisation peut synchroniser le travail de ses membres pour atteindre ses objectifs (source : Henry Mintzberg).
  • Coordination par standardisation : procédé permettant d’assurer la synchronisation des activités via des normes, des résultats, des qualifications ou des procédés.
  • Standardisation par procédés : utilisation de procédures ou méthodes définies pour coordonner le travail (ex. : protocoles de fabrication).
  • Standardisation par résultats : fixation d’objectifs ou de résultats précis à atteindre, permettant la coordination en fonction de leur réalisation (ex. : nombre de dossiers traités).
  • Standardisation par qualifications : recours à des qualifications ou compétences spécifiques pour assurer la cohérence du travail (ex. : diplômes, certifications).
  • Standardisation par normes : ensemble de valeurs ou croyances communes qui guident le travail et assurent une cohérence collective (ex. : valeurs d’une ONG).
  • Auteurs : Henry Mintzberg (1983) : définition et identification des 6 mécanismes de coordination.

Points essentiels

  • Henry Mintzberg identifie 6 mécanismes de coordination :
    1. Ajustement : coordination directe par communication informelle entre individus.
    2. Supervision directe : coordination par une personne qui donne des ordres et contrôle le travail.
    3. Standardisation des procédés : utilisation de procédures prédéfinies pour coordonner.
    4. Standardisation des résultats : fixation d’objectifs précis à atteindre.
    5. Standardisation des qualifications : recours à des compétences ou qualifications spécifiques.
    6. Standardisation des normes : mise en place de valeurs ou croyances communes.
  • La structure de l’organisation influence le choix du ou des mécanismes de coordination.
  • La standardisation permet une coordination efficace dans des environnements où la communication directe est limitée ou difficile.
  • La coordination par ajustement est privilégiée dans des structures organiques ou flexibles, tandis que la supervision directe est courante dans des structures mécanistes.

À retenir

Les mécanismes de coordination, selon Mintzberg, sont essentiels pour synchroniser le travail dans l’organisation, et leur choix dépend de la structure, de la taille et de l’environnement de l’entreprise. La standardisation, en particulier, offre des moyens variés pour assurer cette cohérence.

9. Structures organisationnelles

Notions clés & Définitions

  • Structures organisationnelles : configuration formelle de division du travail et de coordination. Selon Henry Mintzberg, c’est « la somme totale des moyens employés pour diviser le travail entre tâches distinctes et pour ensuite assurer la coordination nécessaire entre ces tâches ».

  • Ajustement mutuel : coordination du travail par une communication informelle directe entre individus, sans recours à des procédures ou hiérarchies formelles.

  • Structure en réseau : organisation basée sur des relations contractuelles temporaires entre acteurs, souvent dans le cadre de partenariats ou alliances, avec une entreprise centrale qui supervise et contrôle la coordination.

Points essentiels

  • La configuration formelle de l’organisation repose sur la division du travail et la mise en place de mécanismes de coordination (supervision directe, standardisation des procédés, résultats, qualifications, normes).

  • L’ajustement mutuel fonctionne par communication informelle, permettant une coordination directe entre individus, notamment dans les structures organiques ou par projet.

  • La structure en réseau implique plusieurs acteurs liés par des relations contractuelles temporaires, souvent dans un but commun, avec une entreprise centrale qui supervise la coordination et distribue les rôles.

  • La structure d’une entreprise dépend de facteurs comme son environnement, sa taille, son âge, et le style de management adopté.

À retenir

Les structures organisationnelles varient entre configurations formelles, ajustement mutuel et organisation en réseau, chacune étant adaptée à des contextes et objectifs spécifiques pour assurer la division du travail et la coordination efficace.

10. Structures en réseau et partenariats

Notions clés & Définitions

  • Structures en réseau et partenariats : Organisation qui met en relation plusieurs acteurs de qualification et de statut différents (employés, fournisseurs, clients, banques, etc.) dans le but de réaliser des objectifs communs. Ces acteurs sont liés par des relations contractuelles temporaires, permettant une collaboration flexible et adaptée aux projets spécifiques. La structure repose sur la mutualisation des ressources et des compétences pour atteindre des résultats partagés.
  • Entreprise centrale : Acteur qui supervise et contrôle la coordination dans un réseau. Elle distribue les rôles, définit les attributions, contrôle l’ensemble productif et supervise la coordination entre les acteurs partenaires.
  • Relations contractuelles temporaires : Liens établis pour des projets ou objectifs spécifiques, qui ne sont pas permanents mais adaptés aux besoins précis de chaque collaboration, permettant une flexibilité dans la gestion des partenariats.

Points essentiels

  • La structure en réseau est une organisation basée sur la relation entre plusieurs acteurs autonomes, souvent issus de différentes entreprises ou secteurs, qui se complètent et se mutualisent pour atteindre des objectifs communs.
  • Ces acteurs sont liés par des relations contractuelles temporaires, ce qui permet une grande flexibilité et une adaptation aux projets spécifiques.
  • La présence d’une entreprise centrale est fréquente dans ce type de structure : elle supervise, contrôle et coordonne l’ensemble des acteurs, en distribuant les rôles et en définissant la nature des liaisons.
  • La structure en réseau favorise la collaboration entre acteurs variés, souvent dans un contexte de partenariat ou d’alliance, pour mutualiser ressources, compétences et risques.
  • La coordination dans un réseau repose sur la supervision de l’entreprise centrale, qui veille à la réalisation des objectifs communs tout en maintenant la flexibilité des relations contractuelles.

À retenir

La structure en réseau est une organisation flexible et collaborative, où une entreprise centrale supervise un ensemble d’acteurs liés par des relations contractuelles temporaires pour atteindre des objectifs communs.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésPoints essentielsAuteur / Source
Responsabilité sociale des entreprises (RSE)Responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets sur la société, intégration des préoccupations sociales, environnementales, éthiques, droits de l’homme et consommateursLa RSE peut constituer un avantage concurrentiel durable en différenciant l’offreCommission européenne (2011)
Facteurs de contingence externesÉléments évolutifs influençant la gestion de l’entreprise, notamment la réglementation et les parties prenantesLa démarche RSE répond à ces facteurs pour s’adapter et satisfaire les attentes sociales et environnementalesSynthèse du manuel Delagrave
Processus organisationnelsActivités corrélées ou interactives transformant des éléments d’entrée en sortie, ajoutant de la valeurLa représentation schématique facilite la gestion et l’optimisation des processusAFNOR
Parties prenantes et contre-pouvoirGroupes ou individus influençant ou étant influencés, stratégies de contre-pouvoir, sources de pouvoir informelLa maîtrise des sources de pouvoir informel permet d’accroître l’influence dans l’organisationFreeman, Crozier et Friedberg

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre responsabilité sociale (RSE) et simple conformité légale : la RSE va au-delà de la législation en intégrant des préoccupations éthiques et sociales.
  2. Confondre facteurs de contingence externes et internes : les premiers sont évolutifs et externes à l’organisation, alors que les internes relèvent de la gestion interne.
  3. Confondre processus et procédure : le processus désigne le « quoi faire », la procédure la « façon de faire ».
  4. Sous-estimer l’impact des parties prenantes : leur influence peut dépasser la hiérarchie officielle via des sources de pouvoir informel.
  5. Confondre activités à valeur ajoutée et activités de soutien : seules celles à valeur ajoutée contribuent directement à la performance.
  6. Ignorer la dynamique de contre-pouvoir : les stratégies personnelles des parties prenantes peuvent influencer fortement la gestion.
  7. Confondre représentation schématique et réalité opérationnelle : la schématisation facilite la compréhension mais ne remplace pas la gestion concrète.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la responsabilité sociale des entreprises selon la Commission européenne (2011).
  2. Expliquer en quoi la démarche RSE peut constituer un avantage concurrentiel selon Michael Porter.
  3. Identifier et décrire les facteurs de contingence externes influençant la gestion de l’entreprise.
  4. Comprendre le rôle des parties prenantes et leur capacité à exercer un contre-pouvoir.
  5. Maîtriser la distinction entre processus et procédure, et leur importance dans l’organisation.
  6. Savoir représenter schématiquement un processus organisationnel.
  7. Connaître la définition d’un processus créateur de valeur ajoutée.
  8. Identifier les sources de pouvoir informel selon Crozier et Friedberg.
  9. Expliquer comment la maîtrise des sources de pouvoir informel peut influencer la gestion.
  10. Connaître la différence entre structure organisationnelle classique et structures en réseau ou partenariats.
  11. Savoir ce qu’est un mécanisme de coordination et ses types.
  12. Connaître les principaux styles de management et leur impact sur l’organisation.

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1. Qui a proposé le concept d’avantage concurrentiel comme facteur différenciateur dans la stratégie d'entreprise ?

2. Selon la définition de la responsabilité sociale des entreprises, en quelle année la Commission européenne a-t-elle publié sa version de cette définition ?

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Responsabilité sociale des entreprises — définition ?

Responsabilité des entreprises envers ses effets sur la société.

Démarche de responsabilité sociale — rôle ?

Intégrer préoccupations sociales, environnementales, éthiques dans la stratégie.

Avantage concurrentiel — selon Porter ?

Élément différenciant l’offre de l’entreprise face à ses concurrents.

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