QCM : Histoire des faits économiques — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’histoire des faits économiques ?

La comparaison des politiques publiques entre différents pays
L’observation des comportements économiques dans les sociétés actuelles
La prévision des évolutions économiques à partir de modèles
L’étude et l’analyse des phénomènes économiques du passé

L’étude et l’analyse des phénomènes économiques du passé

Explication

L’histoire des faits économiques étudie et analyse les phénomènes économiques passés. L’observation du présent relève plutôt de l’analyse économique contemporaine.

2. Quelle démarche caractérise la méthode historique en économie ?

Classer les économies selon la durée de leurs fluctuations
Analyser de manière critique des documents anciens liés aux faits étudiés
Mesurer l’efficacité productive des salariés dans une entreprise
Construire des hypothèses pour réduire la complexité de la réalité économique

Analyser de manière critique des documents anciens liés aux faits étudiés

Explication

La méthode historique repose sur l’analyse critique de documents anciens, souvent contemporains des faits étudiés. La construction d’hypothèses simplificatrices appartient à la méthode économique.

3. Comment la méthode économique rend-elle une réalité complexe analysable ?

Elle examine de façon critique des textes contemporains des événements
Elle décrit chaque aspect de la réalité sans recourir à l’abstraction
Elle construit des hypothèses qui en proposent une représentation simplifiée
Elle reconstitue les faits à partir de documents administratifs anciens

Elle construit des hypothèses qui en proposent une représentation simplifiée

Explication

La méthode économique construit un ensemble d’hypothèses afin de simplifier une réalité trop complexe pour être décrite parfaitement. L’analyse critique des textes caractérise plutôt la méthode historique.

4. Quelles sont les trois grandes écoles de pensée présentées en économie ?

Les libéraux, les keynésiens et les marxistes
Les institutionnalistes, les monétaristes et les mercantilistes
Les historicistes, les sociaux-démocrates et les néolibéraux
Les classiques, les physiocrates et les marginalistes

Les libéraux, les keynésiens et les marxistes

Explication

Les trois écoles présentées sont les libéraux, les keynésiens et les marxistes. Les autres regroupements correspondent à d’autres courants ou à des catégories qui ne forment pas la classification demandée.

5. Quel rôle Joseph Aloïs Schumpeter attribue-t-il aux innovations dans l’histoire économique ?

Elles en constituent le moteur principal
Elles décrivent la durée des cycles économiques
Elles stabilisent les pratiques productives existantes
Elles mesurent l’efficacité du travail salarié

Elles en constituent le moteur principal

Explication

Pour Schumpeter, les innovations sont le moteur de l’histoire économique. Le maintien des pratiques existantes est associé aux routines, tandis que la productivité mesure une efficacité productive.

6. Une entreprise produit davantage avec le même nombre de salariés grâce à une meilleure efficacité productive : que mesure cette évolution ?

Une innovation correspondant directement à une hausse de la demande
Un gain de productivité relevant du côté de l’offre
Une fluctuation économique définie par sa durée
Une crise cyclique provoquée par une contraction du crédit

Un gain de productivité relevant du côté de l’offre

Explication

Un gain de productivité mesure l’efficacité avec laquelle les salariés créent de la richesse et relève du côté de l’offre. Une innovation peut provoquer ce gain, mais elle désigne le changement à l’origine de l’amélioration, non la mesure de l’efficacité elle-même.

7. Quelle association entre les cycles économiques et leur durée est correcte ?

Kitchin : environ 2 ans ; Juglar : 40 à 60 ans ; Kondratiev : 8 à 10 ans
Kitchin : 40 à 60 ans ; Juglar : environ 2 ans ; Kondratiev : 8 à 10 ans
Kitchin : 8 à 10 ans ; Juglar : environ 2 ans ; Kondratiev : 40 à 60 ans
Kitchin : environ 2 ans ; Juglar : 8 à 10 ans ; Kondratiev : 40 à 60 ans

Kitchin : environ 2 ans ; Juglar : 8 à 10 ans ; Kondratiev : 40 à 60 ans

Explication

Les cycles sont distingués par leur durée : environ 2 ans pour Kitchin, 8 à 10 ans pour Juglar et 40 à 60 ans pour Kondratiev. Les autres associations échangent les durées caractéristiques de ces cycles.

8. Dans quel ordre les phases du cycle de Juglar se succèdent-elles ?

Liquidation, prospérité, puis crise
Prospérité, crise, puis liquidation
Crise, prospérité, puis liquidation
Prospérité, liquidation, puis crise

Prospérité, crise, puis liquidation

Explication

Le cycle de Juglar suit trois phases dans cet ordre : prospérité, crise et liquidation. La liquidation intervient après la crise, et non entre la prospérité et celle-ci.

9. Quels mécanismes contribuent au déclenchement du cycle de Juglar ?

La baisse des salaires, la liquidation des entreprises et la contraction du commerce extérieur
La diffusion des innovations, la hausse de la productivité et la stabilité des anticipations
L’optimisme irrationnel, le surinvestissement, les bulles et l’accès au crédit bancaire
La diminution de la demande, l’équilibre budgétaire et la réduction des échanges internationaux

L’optimisme irrationnel, le surinvestissement, les bulles et l’accès au crédit bancaire

Explication

Le cycle de Juglar est lié à l’optimisme irrationnel, qui favorise le surinvestissement et les bulles, ainsi qu’à l’accès au crédit bancaire. La liquidation et la contraction de l’activité correspondent plutôt à des effets ou à des phases ultérieures du cycle.

10. Quelle distinction caractérise le mieux l’innovation au sens de Schumpeter ?

Elle renvoie à la protection juridique d’une idée technique avant sa mise sur le marché.
Elle correspond à l’exploitation commerciale d’une invention, produisant un changement durable dans les pratiques.
Elle désigne la découverte scientifique d’un procédé, même sans application économique concrète.
Elle consiste à améliorer une routine productive sans modifier les façons antérieures de faire.

Elle correspond à l’exploitation commerciale d’une invention, produisant un changement durable dans les pratiques.

Explication

Chez Schumpeter, l’innovation suppose qu’une invention soit effectivement exploitée commercialement et qu’elle transforme les pratiques de manière historique et irréversible. Une invention peut exister sans donner lieu à cette exploitation économique.

11. Quel comportement définit l’entrepreneur innovateur dans l’analyse de Schumpeter ?

Il coordonne les salariés sans modifier les méthodes de production ni les pratiques de gestion.
Il reprend les innovations existantes en les adaptant progressivement aux habitudes des entreprises établies.
Il protège les équilibres économiques en limitant les changements techniques susceptibles de perturber les marchés.
Il introduit des innovations qui déstabilisent les équilibres et contraignent les agents à abandonner leurs routines.

Il introduit des innovations qui déstabilisent les équilibres et contraignent les agents à abandonner leurs routines.

Explication

L’entrepreneur innovateur introduit des innovations techniques ou managériales qui rompent les routines et bouleversent les équilibres existants. Les agents qui prolongent ou déclinent ces innovations sont plutôt les suiveurs.

12. Que se produit-il après l’introduction d’une innovation par un entrepreneur innovateur ?

L’innovation demeure individuelle, sans diffusion sectorielle ni modification de la répartition de l’emploi.
Les concurrents l’écartent, tandis que l’organisation du travail reste stable dans les secteurs concernés.
Des suiveurs l’adoptent, sa diffusion en grappes devient macroéconomique et la main-d’œuvre est réallouée.
Les salariés abandonnent leur activité, tandis que les entreprises renoncent à investir dans les nouveaux procédés.

Des suiveurs l’adoptent, sa diffusion en grappes devient macroéconomique et la main-d’œuvre est réallouée.

Explication

Les innovations sont reprises par des suiveurs, se diffusent en grappes et deviennent un phénomène macroéconomique qui réalloue la main-d’œuvre. Elles ne restent donc pas limitées à l’entreprise pionnière.

13. Que désigne un mode de production ?

La relation sociale qui unit les classes selon leur position dans la hiérarchie économique.
La quantité de marchandises fabriquées par une entreprise pendant une période donnée.
La répartition des revenus entre les propriétaires des entreprises et les salariés.
La manière dont une société organise le travail, le capital et les matières premières pour produire des biens et services.

La manière dont une société organise le travail, le capital et les matières premières pour produire des biens et services.

Explication

Un mode de production décrit l’organisation des ressources productives, notamment le travail, le capital et les matières premières. Une relation entre classes relève plutôt du rapport de production.

14. Comment Karl Marx analyse-t-il l’histoire économique ?

Comme une alternance de crises financières sans transformation des structures de production.
Comme une succession historique de modes de production adaptés aux enjeux de leur époque et présentés comme supérieurs au précédent.
Comme une progression déterminée par les seules innovations techniques, indépendamment de l’organisation sociale.
Comme une coexistence durable de formes productives dont aucune ne remplace réellement les autres.

Comme une succession historique de modes de production adaptés aux enjeux de leur époque et présentés comme supérieurs au précédent.

Explication

Pour Marx, l’histoire économique peut être étudiée comme une succession de modes de production, chacun répondant aux enjeux de son époque et se présentant comme meilleur que le précédent. Cette analyse porte sur des transformations historiques des systèmes productifs.

15. Sur quel fondement repose principalement le capitalisme comme mode de production ?

La possession des matières premières par les consommateurs qui financent directement la production.
La propriété collective des usines et des machines par l’ensemble des travailleurs.
La propriété privée des outils de production par une classe restreinte de capitalistes.
La gestion publique des entreprises productives par une administration représentant les salariés.

La propriété privée des outils de production par une classe restreinte de capitalistes.

Explication

Le capitalisme repose sur la propriété privée des outils de production, comme les usines et les machines, détenus par une classe limitée de capitalistes. Il ne se caractérise donc pas par une propriété collective des moyens de production.

16. Que signifie l’expression « force de travail » ?

Le revenu qu’un salarié reçoit en échange des biens produits pendant son activité professionnelle.
La capacité physique et intellectuelle d’un individu à exercer un travail dans une entreprise.
La quantité de machines et d’équipements qu’une entreprise mobilise pour fabriquer ses produits.
La relation sociale qui oppose les propriétaires des entreprises aux travailleurs salariés.

La capacité physique et intellectuelle d’un individu à exercer un travail dans une entreprise.

Explication

La force de travail désigne les capacités physiques et intellectuelles qu’un individu peut mobiliser pour travailler. Elle ne correspond donc ni aux machines utilisées ni au revenu versé au salarié.

17. Que fait le capitaliste avec une partie du profit réalisé par son entreprise ?

Il l’épargne afin d’en réinvestir une partie dans l’entreprise l’année suivante.
Il la conserve hors de l’entreprise sans chercher à accroître les moyens de production.
Il la distribue intégralement aux salariés pour maintenir leur capacité de consommation.
Il la transforme en force de travail supplémentaire sans passer par une décision d’investissement.

Il l’épargne afin d’en réinvestir une partie dans l’entreprise l’année suivante.

Explication

L’objectif du capitaliste est de maximiser le profit, puis d’en épargner une partie pour la réinvestir l’année suivante. La force de travail désigne une capacité humaine à travailler et non l’usage du profit.

18. Quel enchaînement décrit le rôle de l’accumulation du capital dans la croissance de long terme ?

L’investissement produit des profits, qui sont réinvestis et permettent une nouvelle accumulation ainsi que des gains de productivité.
La baisse des profits réduit l’investissement, puis entraîne une accumulation accrue grâce à la contraction de la production.
La réallocation de la main-d’œuvre bloque le réinvestissement, puis transforme les profits en dépenses improductives.
L’élargissement des débouchés remplace l’investissement, ce qui permet aux entreprises d’obtenir des gains de productivité sans capital supplémentaire.

L’investissement produit des profits, qui sont réinvestis et permettent une nouvelle accumulation ainsi que des gains de productivité.

Explication

L’accumulation suit un cycle d’investissement, de profits, de réinvestissement et de nouvelle accumulation, qui soutient les gains de productivité sur le long terme. Une insuffisance de débouchés constitue plutôt une cause de crise de surproduction.

19. Quelle condition permet aux entreprises capitalistes d’écouler une quantité croissante de marchandises ?

L’élargissement des débouchés, qui augmente les possibilités de vendre la production aux acheteurs.
La hausse des coûts salariaux, qui garantit aux entreprises une demande suffisante pour leurs marchandises.
La concentration des profits, qui diminue le nombre d’entreprises présentes dans chaque secteur.
La réduction des capacités productives, qui limite la quantité de biens proposée sur les marchés.

L’élargissement des débouchés, qui augmente les possibilités de vendre la production aux acheteurs.

Explication

L’élargissement des débouchés permet aux entreprises de vendre une quantité croissante de marchandises. La réduction de la production ne constitue pas cette condition et peut plutôt limiter les ventes possibles.

20. Quelle situation peut provoquer une crise de surproduction dans une économie capitaliste ?

Les capitalistes réinvestissent une partie de leurs profits afin d’obtenir des gains de productivité durables.
Les salariés acquièrent une capacité physique et intellectuelle à travailler dans les entreprises productives.
Les entreprises ne parviennent pas à élargir suffisamment leurs débouchés pour vendre les marchandises produites.
Les entreprises développent suffisamment leurs débouchés pour écouler progressivement une production accrue.

Les entreprises ne parviennent pas à élargir suffisamment leurs débouchés pour vendre les marchandises produites.

Explication

Une crise de surproduction peut apparaître lorsque les débouchés ne s’élargissent pas assez pour absorber la production des entreprises. Le réinvestissement des profits décrit le processus d’accumulation, pas le mécanisme immédiat de cette crise.

21. Quelle définition caractérise le mieux la Renaissance ?

Une période succédant au Moyen Âge et marquée par des transformations multiples
Une évolution économique fondée sur l’expansion des échanges et des capitaux marchands
Une période intellectuelle limitée au renouvellement des pratiques artistiques européennes
Une phase politique centrée sur la disparition progressive des pouvoirs monarchiques

Une période succédant au Moyen Âge et marquée par des transformations multiples

Explication

La Renaissance succède au Moyen Âge et se caractérise par des évolutions religieuses, intellectuelles, politiques et économiques. Le capitalisme marchand correspond à une transformation économique de cette période, et non à la définition générale de la Renaissance.

22. Quelle association entre une évolution de la Renaissance et son domaine est correcte ?

La Réforme religieuse relève du domaine religieux, tandis que la méthode scientifique relève du domaine intellectuel.
L’affirmation de l’État central relève du domaine économique, tandis que le capitalisme marchand relève du domaine politique.
La Réforme religieuse relève du domaine intellectuel, tandis que la méthode scientifique relève du domaine religieux.
L’affirmation de l’État central relève du domaine religieux, tandis que la Réforme relève du domaine économique.

La Réforme religieuse relève du domaine religieux, tandis que la méthode scientifique relève du domaine intellectuel.

Explication

La Réforme correspond à l’évolution religieuse de la Renaissance, alors que la méthode scientifique appartient à son évolution intellectuelle. Les autres associations confondent les domaines politique, économique et religieux auxquels se rattachent les phénomènes évoqués.

23. Pourquoi les économies d’Ancien Régime sont-elles particulièrement sensibles aux variations climatiques ?

Parce qu’elles sont majoritairement rurales et dépendent d’une agriculture exposée au climat.
Parce qu’elles reposent principalement sur de grandes entreprises marchandes dépendant des routes commerciales.
Parce qu’elles sont dominées par une production artisanale indépendante des récoltes agricoles.
Parce qu’elles fondent leur croissance sur une administration centrale maîtrisant les échanges extérieurs.

Parce qu’elles sont majoritairement rurales et dépendent d’une agriculture exposée au climat.

Explication

Les économies d’Ancien Régime sont majoritairement rurales, de sorte que leur dynamique dépend des aléas climatiques qui touchent l’agriculture. Les grandes entreprises marchandes concernent le capitalisme marchand, tandis que l’artisanat et l’État central n’expliquent pas directement cette vulnérabilité climatique.

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Qu'est-ce que l'histoire des faits économiques ?

L'étude et l'analyse des phénomènes économiques du passé.

Sur quoi repose la méthode historique ?

Sur l'analyse critique de documents anciens.

Que construit la méthode économique pour simplifier la réalité ?

Un ensemble d'hypothèses.

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