QCM : Intermédiation bancaire et financière — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle caractérise une banque dans le financement de l’économie ?

Elle garantit les investissements réalisés par les entreprises
Elle organise les échanges entre producteurs et consommateurs
Elle fixe les prix entre vendeurs et acheteurs
Elle s’interpose entre les prêteurs et les emprunteurs

Elle s’interpose entre les prêteurs et les emprunteurs

Explication

Une banque joue un rôle d’intermédiaire entre les agents qui disposent d’une capacité de financement et ceux qui recherchent des fonds. Elle ne se limite donc ni à organiser les échanges commerciaux ni à garantir tous les investissements.

2. Quelle succession décrit l’activité traditionnelle d’une banque ?

Émettre des actions puis financer les marchés dérivés
Acheter des titres puis gérer les moyens de paiement
Octroyer des crédits puis collecter les dépôts
Collecter les dépôts puis octroyer des crédits

Collecter les dépôts puis octroyer des crédits

Explication

L’activité traditionnelle consiste à recueillir et gérer les dépôts avant d’utiliser ces ressources pour accorder des crédits. La collecte relève des ressources de la banque, tandis que les crédits correspondent à leur emploi.

3. Quelle comparaison entre une banque mutualiste de proximité et une grande banque universelle est correcte ?

Les titres représentent 41 % des ressources de la mutualiste contre 13 % dans la grande banque
Les crédits représentent 13 % de l’actif de la mutualiste contre 41 % dans la grande banque
Les titres représentent 34 % des ressources de la mutualiste contre 1 % dans la grande banque
Les crédits représentent 41 % de l’actif de la mutualiste contre 13 % dans la grande banque

Les crédits représentent 41 % de l’actif de la mutualiste contre 13 % dans la grande banque

Explication

Les crédits pèsent 41 % de l’actif de la banque mutualiste, contre 13 % dans la grande banque universelle. La comparaison concernant les titres est inversée : ils représentent 1 % des ressources de la mutualiste et 34 % de celles de la grande banque.

4. Quelle combinaison de fonctions distingue une banque des autres institutions financières ?

Créer de la monnaie, gérer les paiements et transformer les échéances
Émettre des actions, négocier des devises et administrer les marchés
Financer les entreprises, assurer les biens et gérer les retraites
Collecter l’impôt, fixer les taux et contrôler les changes

Créer de la monnaie, gérer les paiements et transformer les échéances

Explication

La spécificité bancaire repose sur la création monétaire, la gestion des moyens de paiement et la transformation de ressources à court terme en financements à long terme. Les autres propositions regroupent des activités financières ou publiques qui ne définissent pas cette combinaison.

5. Pourquoi les banques existent-elles dans une économie où les marchés de financement présentent des imperfections ?

Parce qu’elles empêchent les entreprises de financer leurs projets directement
Parce qu’elles rendent les contrats financiers identiques entre les agents
Parce qu’elles remplacent les marchés lorsque les taux deviennent élevés
Parce qu’elles répondent aux limites des marchés imparfaits

Parce qu’elles répondent aux limites des marchés imparfaits

Explication

Si les marchés étaient parfaits et complets, les banques n’auraient pas de raison d’exister comme intermédiaires. Leur présence s’explique donc par les imperfections qui rendent nécessaire l’intermédiation financière.

6. Que signifie une asymétrie d’information entre un emprunteur et un prêteur ?

L’emprunteur connaît des éléments sur le projet que le prêteur ne possède pas
Le prêteur refuse de financer un projet dont la rentabilité est publiquement connue
Le prêteur connaît les revenus futurs tandis que l’emprunteur ignore le montant du prêt
Les deux parties disposent d’informations différentes parce que le contrat est déjà exécuté

L’emprunteur connaît des éléments sur le projet que le prêteur ne possède pas

Explication

L’asymétrie d’information signifie que l’emprunteur détient des informations sur la qualité ou le résultat du projet que le prêteur ne possède pas. Elle ne désigne pas nécessairement une situation survenant après l’exécution du contrat.

7. Quel risque peut résulter d’une asymétrie d’information avant la conclusion du contrat, par opposition à l’aléa moral après celle-ci ?

La mutualisation des risques
La sélection adverse
La transformation des échéances
La diversification des placements

La sélection adverse

Explication

Avant la signature, l’asymétrie d’information peut conduire à une sélection adverse, car le prêteur distingue mal les projets ou emprunteurs de qualité. Après la signature, le problème correspondant est l’aléa moral, lié au comportement de l’emprunteur.

8. Comment la centralisation des relations de financement par une banque améliore-t-elle l’intermédiation ?

Elle réduit les coûts et répartit les risques entre plusieurs projets
Elle supprime le risque de chaque projet en le transférant à l’État
Elle remplace l’évaluation des projets par une garantie automatique
Elle impose le même financement à toutes les entreprises emprunteuses

Elle réduit les coûts et répartit les risques entre plusieurs projets

Explication

En centralisant les relations de financement, la banque réalise des économies de coûts et mutualise les risques entre plusieurs projets. Cette mutualisation ne supprime pas les risques individuels et ne dispense pas la banque d’évaluer les financements.

9. Dans le modèle de Diamond publié en 1984, pourquoi les prêteurs délèguent-ils le contrôle des emprunteurs à une banque ?

Pour permettre aux emprunteurs de fixer le taux bancaire
Pour éviter la duplication des coûts de surveillance
Pour garantir directement chaque rendement aux déposants
Pour remplacer les projets risqués par des actifs liquides

Pour éviter la duplication des coûts de surveillance

Explication

La banque exerce un contrôle délégué, ce qui évite que chaque prêteur surveille séparément chaque emprunteur. L’idée ne signifie pas que les déposants contrôlent directement les emprunteurs ni qu’ils garantissent leurs rendements.

10. Dans quelle condition la délégation du contrôle à une banque est-elle avantageuse pour les prêteurs ?

Lorsque K−D=mKK-D=mK
Lorsque K+D<mKK+D<mK
Lorsque K+D>mKK+D>mK
Lorsque K=mK−DK=mK-D

Lorsque $$K+D<mK$$

Explication

La délégation est bénéfique lorsque le coût du contrôle délégué et celui du contrôle du moniteur, représentés par K+DK+D, restent inférieurs au coût du contrôle séparé par chaque prêteur, représenté par mKmK. Une inégalité inversée indiquerait que la délégation coûte davantage.

11. Quelle combinaison de conditions soutient la viabilité de l’intermédiation dans le modèle de Diamond ?

Les déposants reçoivent moins que RR, l’intermédiaire couvre son coût et l’entrepreneur renonce à son rendement minimal
Les déposants reçoivent au moins RR, l’intermédiaire couvre son coût et l’entrepreneur obtient son rendement minimal
Les déposants reçoivent le rendement du projet, l’intermédiaire évite son coût et l’entrepreneur obtient un rendement inférieur
Les déposants reçoivent au moins RR, l’intermédiaire subit son coût et l’entrepreneur renonce à son rendement minimal

Les déposants reçoivent au moins $$R$$, l’intermédiaire couvre son coût et l’entrepreneur obtient son rendement minimal

Explication

L’intermédiation est viable si les déposants obtiennent au moins le taux sans risque RR, si le rendement de l’intermédiaire dépasse son coût de délégation et si l’entrepreneur reçoit au moins le rendement obtenu sans intermédiaire. Les autres combinaisons abandonnent au moins une de ces contraintes.

12. Comment l’augmentation du nombre d’emprunteurs renforce-t-elle la viabilité de l’intermédiation bancaire ?

Elle réduit la probabilité de rendements extrêmement faibles grâce à la loi des grands nombres
Elle supprime le besoin de contrôler les emprunteurs grâce à la diversification des projets
Elle permet aux déposants de financer directement chaque investissement productif
Elle augmente la probabilité que chaque projet produise un rendement exceptionnellement élevé

Elle réduit la probabilité de rendements extrêmement faibles grâce à la loi des grands nombres

Explication

La diversification de nombreux projets réduit la probabilité d’un rendement global extrêmement faible par la loi des grands nombres, ce qui rend l’intermédiation plus viable. Elle ne supprime toutefois pas le besoin de contrôle et ne garantit pas un rendement exceptionnel à chaque projet.

13. Que désigne le rationnement du crédit ?

Une situation où la demande de crédit est inférieure à l’épargne disponible
Une situation où l’offre de crédit est inférieure à la demande de crédit
Une sélection des emprunteurs selon la durée de leurs projets
Une hausse du taux d’intérêt qui équilibre l’offre et la demande de crédit

Une situation où l’offre de crédit est inférieure à la demande de crédit

Explication

Le rationnement du crédit correspond à une offre de crédit inférieure à la demande de crédit. Il ne désigne ni un simple équilibre par les taux ni une sélection fondée sur la durée des projets.

14. Selon Stiglitz et Weiss en 1981, pourquoi une banque peut-elle rationner le crédit au-delà d’un certain taux d’intérêt ?

Parce que la banque distingue parfaitement les risques et choisit les projets les plus sûrs
Parce que les emprunteurs remboursent davantage lorsque le taux dépasse le niveau optimal
Parce que le risque supplémentaire domine les remboursements attendus et réduit le profit bancaire
Parce que la hausse du taux rend tous les projets moins risqués et accroît les remboursements attendus

Parce que le risque supplémentaire domine les remboursements attendus et réduit le profit bancaire

Explication

Lorsque la banque ne distingue pas les risques, elle applique un taux commun ; au-delà du taux qui maximise son profit, le risque supplémentaire l’emporte sur les remboursements attendus. La banque peut alors limiter l’offre plutôt que relever davantage le taux.

15. Quelle différence d’échéance explique le rôle de transformation des banques ?

Les déposants et les emprunteurs recherchent tous deux des engagements à court terme pour préserver leur flexibilité
Les déposants recherchent des fonds à long terme, tandis que les emprunteurs recherchent des placements immédiatement liquides
Les déposants et les emprunteurs recherchent tous deux des engagements à long terme pour financer la production
Les déposants recherchent des placements liquides, tandis que les emprunteurs recherchent des fonds à long terme

Les déposants recherchent des placements liquides, tandis que les emprunteurs recherchent des fonds à long terme

Explication

Les déposants souhaitent pouvoir financer leur consommation avec des placements liquides, alors que les emprunteurs ont besoin de financements longs pour leurs investissements productifs. Cette préférence opposée pour les échéances crée une fonction d’intermédiation.

16. Comment une banque réalise-t-elle la transformation des échéances ?

Elle finance des actifs courts avec des ressources longues tout en reportant les retraits des déposants
Elle finance des actifs courts avec des ressources courtes et garantit un rendement fixe aux emprunteurs
Elle convertit des actifs longs en ressources longues et limite les retraits aux échéances prévues
Elle finance des actifs longs avec des ressources courtes tout en promettant un retrait à tout moment

Elle finance des actifs longs avec des ressources courtes tout en promettant un retrait à tout moment

Explication

La transformation des échéances consiste à utiliser des ressources courtes pour financer des actifs longs, tout en promettant aux déposants l’accès à leurs fonds à tout moment. Elle ne correspond donc pas au financement d’actifs courts par des ressources longues.

17. Quel résultat Diamond et Dybvig ont-ils formalisé en 1983 ?

La fixation d’un taux commun et le rationnement du crédit par information imparfaite
Le service de liquidité bancaire et l’instabilité intrinsèque des contrats de dépôt
La réduction des coûts de surveillance et la diversification des projets bancaires
Le pouvoir de marché issu des relations durables entre banques et clients

Le service de liquidité bancaire et l’instabilité intrinsèque des contrats de dépôt

Explication

Diamond et Dybvig ont formalisé le service de liquidité fourni par les banques ainsi que l’instabilité intrinsèque des contrats de dépôt. Les autres propositions renvoient respectivement au contrôle délégué, au rationnement du crédit ou aux relations bancaires de long terme.

18. Dans le modèle de Diamond et Dybvig, que se passe-t-il lorsque des déposants de type 2 cherchent eux aussi à retirer leurs dépôts en t=1t=1 ?

La banque réduit les retraits des déposants de type 1 et améliore la valeur immédiate de ses actifs longs
La banque doit liquider des actifs longs avant leur échéance et risque de ne pas rembourser tous les déposants
La banque reçoit automatiquement des liquidités interbancaires et conserve tous ses actifs jusqu’à leur échéance
La banque transforme les dépôts de type 2 en investissements plus liquides sans modifier son calendrier d’actifs

La banque doit liquider des actifs longs avant leur échéance et risque de ne pas rembourser tous les déposants

Explication

Les retraits généralisés en t=1t=1 contraignent la banque à vendre prématurément des actifs longs, ce qui peut entraîner des pertes et empêcher le remboursement intégral. L’obtention automatique de liquidités interbancaires ne fait pas partie du mécanisme décrit et ne supprime pas le problème de liquidation.

19. Quelle différence caractérise l’équilibre de vérité et l’équilibre de panique dans le modèle de Diamond et Dybvig ?

Le premier coordonne les retraits avec les besoins des déposants, tandis que le second déclenche des retraits généralisés en t=1t=1
Le premier concerne les actifs longs, tandis que le second concerne les dépôts croisés entre banques
Le premier dépend d’une garantie publique, tandis que le second repose sur une suspension de la convertibilité des dépôts
Le premier provoque des retraits généralisés, tandis que le second adapte les retraits aux besoins individuels des déposants

Le premier coordonne les retraits avec les besoins des déposants, tandis que le second déclenche des retraits généralisés en $$t=1$$

Explication

L’équilibre de vérité correspond à une coordination des retraits selon le type de déposant, alors que l’équilibre de panique conduit tous les déposants à demander leur remboursement en t=1t=1. Les deux équilibres ne se distinguent pas par le type d’instrument de garantie ni par la nature des actifs détenus.

20. Quelle mesure Diamond et Dybvig privilégient-ils dans leur analyse pour prévenir les paniques bancaires ?

La limitation des dépôts de type 2, qui réduit les besoins de remboursement en période normale
La liquidation accélérée des actifs longs, qui augmente les ressources immédiatement disponibles
La garantie publique des dépôts, qui rassure les déposants grâce à une intervention collective
La suspension de la convertibilité des dépôts, qui bloque les demandes dès le premier retrait

La garantie publique des dépôts, qui rassure les déposants grâce à une intervention collective

Explication

Diamond et Dybvig envisagent la suspension de la convertibilité et la garantie publique des dépôts, mais privilégient cette dernière dans leur analyse. La suspension limite les retraits, tandis que la garantie agit principalement en rassurant les déposants et en évitant la panique.

21. Quelle est la fonction principale du marché interbancaire dans le système bancaire ?

Garantir les dépôts des ménages en répartissant les pertes entre les établissements participants
Remplacer la banque centrale lorsque les banques souhaitent financer leurs investissements longs
Permettre aux banques de se prêter des liquidités et de mutualiser leur risque grâce à des dépôts croisés
Évaluer la solvabilité des emprunteurs privés avant l’octroi de crédits bancaires

Permettre aux banques de se prêter des liquidités et de mutualiser leur risque grâce à des dépôts croisés

Explication

Le marché interbancaire organise des prêts réciproques et des dépôts croisés entre banques afin de partager le risque de liquidité. Il ne remplace pas la banque centrale, qui peut devenir prêteur en dernier ressort lorsque ce marché fonctionne mal.

22. Dans quelle situation une pénurie globale de liquidité peut-elle apparaître entre les banques ?

Lorsque les déposants adaptent leurs retraits à leur type et limitent les ventes d’actifs longs
Lorsque l’asymétrie d’information favorise le passager clandestin ou empêche d’évaluer la solvabilité des contreparties
Lorsque la banque centrale garantit les dépôts et facilite les échanges de liquidités entre établissements
Lorsque les banques détiennent davantage d’actifs liquides et connaissent précisément la situation de leurs contreparties

Lorsque l’asymétrie d’information favorise le passager clandestin ou empêche d’évaluer la solvabilité des contreparties

Explication

Une pénurie globale peut résulter d’un comportement de passager clandestin ou de l’incapacité des banques à juger la solvabilité de leurs partenaires. La détention accrue d’actifs liquides et une information précise sur les contreparties réduisent au contraire ce risque.

23. Comment une banque centrale doit-elle distinguer une banque illiquide d’une banque insolvable lors d’une intervention ?

Elle doit refuser toute aide aux banques fragiles afin de préserver la discipline du marché interbancaire
Elle doit fournir des liquidités à la banque illiquide, mais ne pas mobiliser ces ressources pour sauver une banque insolvable
Elle doit soutenir la banque insolvable, mais laisser la banque illiquide trouver seule des financements privés
Elle doit fournir des liquidités aux deux banques, car leurs difficultés ont la même origine financière

Elle doit fournir des liquidités à la banque illiquide, mais ne pas mobiliser ces ressources pour sauver une banque insolvable

Explication

Le rôle de prêteur en dernier ressort consiste à fournir des liquidités à une banque temporairement illiquide, dont les actifs peuvent rester solvables. Une banque insolvable présente un problème de valeur nette et ne doit pas être sauvée par ce mécanisme.

24. Quel enseignement la crise financière de 2007-2008 a-t-elle fourni sur la fragilité bancaire ?

La crise a montré que les marchés interbancaires restaient autonomes lorsque les banques centrales retiraient leurs liquidités
Northern Rock a montré qu’une ruée aux guichets pouvait se combiner à une dépendance interbancaire et appeler des injections de liquidités
La crise a établi que les ruées bancaires concernaient les dépôts des ménages sans affecter le financement entre banques
Northern Rock a démontré que les banques pouvaient éviter les paniques en conservant leurs actifs longs jusqu’à leur échéance

Northern Rock a montré qu’une ruée aux guichets pouvait se combiner à une dépendance interbancaire et appeler des injections de liquidités

Explication

Le cas de Northern Rock a illustré la possibilité d’une ruée aux guichets, la vulnérabilité liée au financement interbancaire et le besoin d’une intervention des banques centrales. La crise n’a pas confirmé l’autonomie du marché interbancaire face aux tensions de liquidité.

25. Quelle association entre les innovations financières et les fonctions bancaires est correcte ?

Les cryptomonnaies contestent la transformation des échéances, les fintech la création monétaire et le shadow banking les paiements
Les cryptomonnaies contestent la création monétaire, les fintech les paiements et le shadow banking la transformation des échéances
Les cryptomonnaies contestent les paiements, les fintech la création monétaire et le shadow banking la gestion des dépôts
Les cryptomonnaies contestent les paiements, les fintech la transformation des échéances et le shadow banking la création monétaire

Les cryptomonnaies contestent la création monétaire, les fintech les paiements et le shadow banking la transformation des échéances

Explication

Les cryptomonnaies peuvent remettre en cause le monopole bancaire de création monétaire, les fintech concurrencent la gestion des paiements et le shadow banking la transformation des échéances. Les autres associations permutent ces fonctions entre les différents acteurs.

26. Dans quelle situation les banques peuvent-elles financer efficacement des projets que le marché financerait difficilement ?

Lorsque les marchés proposent des contrats sans risque de surveillance
Lorsque les entreprises financées n’ont besoin d’aucun intermédiaire
Lorsque les épargnants disposent d’informations parfaitement identiques
Lorsque les asymétries d’information et les coûts de contrôle sont élevés

Lorsque les asymétries d’information et les coûts de contrôle sont élevés

Explication

Les banques peuvent élaborer des contrats adaptés lorsque l’information est inégalement répartie et que le contrôle des emprunteurs est coûteux. Un marché parfaitement transparent réduirait justement cet avantage comparatif des banques.

27. Quel rôle les banques jouent-elles principalement pour les épargnants ?

Elles transforment les dépôts en recettes fiscales pour l’État
Elles remplacent les épargnants dans la fixation des taux publics
Elles agissent comme des contrôleurs délégués de leur épargne
Elles garantissent directement la rentabilité de chaque investissement

Elles agissent comme des contrôleurs délégués de leur épargne

Explication

Les épargnants confient aux banques la gestion et la fructification de leur épargne, ce qui fait des banques des contrôleurs délégués. Cette fonction ne signifie pas qu’elles garantissent une rentabilité certaine pour chaque placement.

28. Pourquoi le service de liquidité fourni par les banques peut-il créer une fragilité financière ?

Parce qu’elles transforment des actifs illiquides en passifs liquides
Parce qu’elles convertissent des dépôts liquides en actifs immédiatement négociables
Parce qu’elles empêchent les épargnants de demander le remboursement de leurs dépôts
Parce qu’elles financent leurs prêts avec des capitaux dont l’échéance est longue

Parce qu’elles transforment des actifs illiquides en passifs liquides

Explication

La transformation d’actifs illiquides en passifs liquides permet aux clients d’accéder rapidement à leurs fonds, mais elle expose la banque aux paniques. La négociabilité immédiate des actifs ne décrit pas cette source de vulnérabilité.

29. Quelle conséquence réglementaire découle du fait que l’intermédiation bancaire ne supprime pas les asymétries d’information ?

Les épargnants doivent assurer directement le suivi de chaque emprunteur
Les banques peuvent fonctionner sans règles si elles contrôlent leurs emprunteurs
Les banques doivent faire l’objet d’un encadrement réglementaire
Les marchés financiers deviennent inutiles dès qu’une banque intervient

Les banques doivent faire l’objet d’un encadrement réglementaire

Explication

Même après l’intervention d’une banque, des asymétries d’information subsistent, ce qui justifie un encadrement réglementaire. Le contrôle bancaire ne rend pas les règles inutiles et ne transfère pas automatiquement la surveillance à chaque épargnant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Intermédiation bancaire et financière.

Qu'est-ce qu'une banque ?

Une entité financière qui s'interpose entre prêteurs et emprunteurs.

Quelle est l'activité traditionnelle d'une banque ?

Collecter et gérer les dépôts puis octroyer des crédits.

Quelles activités de marché les banques exercent-elles ?

Investissement en titres, conseil, activités hors bilan et titrisation.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Intermédiation bancaire et financière.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM