QCM : Introduction à la macroéconomie (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une chercheuse étudie l’évolution générale de l’emploi et de la production dans un pays, plutôt que les décisions d’une entreprise particulière. À quelle échelle se situe son analyse ?

À l’échelle nationale, propre à la microéconomie
À l’échelle d’un secteur, propre à la microéconomie
À l’échelle globale, propre à la macroéconomie
À l’échelle individuelle, propre à la microéconomie

À l’échelle globale, propre à la macroéconomie

Explication

La macroéconomie examine les phénomènes économiques à l’échelle globale, tandis que la microéconomie les étudie à une échelle plus individuelle. L’échelle individuelle renvoie à la microéconomie, et l’échelle d’un secteur ou nationale ne suffit pas à définir cette distinction.

2. Dans un débat économique, une intervenante décrit la situation observée, puis un collègue formule ce que la politique économique devrait viser. Quel auteur est associé à la distinction entre ces deux types d’énoncés ?

George Box
Olivier Blanchard
JN Keynes
François Perroux

JN Keynes

Explication

JN Keynes est associé à la distinction entre le positif, qui concerne ce qui est, et le normatif, qui concerne ce qui doit être. Perroux est lié à la croissance, Box aux modèles et Blanchard est un auteur de manuels de macroéconomie.

3. Dans un modèle, une économiste détermine le revenu à partir des relations internes au modèle, tandis qu’elle prend le taux d’imposition comme une donnée extérieure. Comment caractériser respectivement le revenu et le taux d’imposition ?

Les deux variables sont endogènes
Les deux variables sont exogènes
Le revenu est endogène et le taux d’imposition est exogène
Le revenu est exogène et le taux d’imposition est endogène

Le revenu est endogène et le taux d’imposition est exogène

Explication

Une variable endogène est déterminée dans le modèle, alors qu’une variable exogène est prise comme donnée extérieure à celui-ci. Inverser les deux étiquettes confond leur rôle; qualifier les deux variables de même type efface cette distinction.

4. Pour étudier l’effet d’une hausse du prix d’un produit sur sa demande, un analyste suppose que le revenu des consommateurs et les autres facteurs restent inchangés. Quel raisonnement applique-t-il ?

Le raisonnement ceteris paribus
Le raisonnement de réalisme épistémologique
Le raisonnement prédictiviste
Le raisonnement toutes variables confondues

Le raisonnement ceteris paribus

Explication

Ceteris paribus consiste à analyser la variation d’un élément en maintenant les autres constants, ce qui permet ici d’isoler l’effet du prix sur la demande. Le prédictivisme concerne l’évaluation des hypothèses, tandis qu’une variation simultanée des facteurs ne les maintiendrait pas constants.

5. Quelles sont les trois approches utilisées pour calculer le PIB ?

La consommation, l’investissement et les exportations
La demande, les dépenses publiques et les importations
La demande, les revenus et la production
La production, les prix courants et les prix constants

La demande, les revenus et la production

Explication

Le PIB peut être calculé selon trois approches : la demande, les revenus et la production. La consommation et l’investissement sont des composantes de la demande, tandis que les prix courants et constants distinguent le PIB nominal du PIB réel.

6. Une économie enregistre une consommation de 800, un investissement de 200, des dépenses publiques de 150, des exportations de 90, des importations de 110 et une hausse des stocks de 20. Quel PIB obtient-on selon l’approche par la demande ?

1 150
1 130
1 370
1 110

1 150

Explication

L’approche par la demande inclut la variation des stocks : Y=800+200+150+90−110+20=1 150Y = 800 + 200 + 150 + 90 - 110 + 20 = 1\,150. Omettre les stocks donne 1 130, ajouter les importations donne 1 370, et soustraire les stocks donne 1 110.

7. Pour calculer le PIB par l’approche des revenus, une analyste dispose de la rémunération des salariés, de l’EBE et du revenu mixte brut, des impôts sur la production et les importations, ainsi que des subventions. Quelle opération doit-elle effectuer ?

Additionner les trois premiers éléments et les impôts, puis soustraire les subventions
Additionner les trois premiers éléments et les subventions, puis soustraire les impôts
Additionner la rémunération et les impôts, puis soustraire l’EBE et les subventions
Additionner les trois premiers éléments, puis soustraire les impôts et les subventions

Additionner les trois premiers éléments et les impôts, puis soustraire les subventions

Explication

L’approche par les revenus additionne la rémunération des salariés, l’EBE et le revenu mixte brut, ainsi que les impôts sur la production et les importations, puis retranche les subventions. Ajouter les subventions inverse leur rôle; soustraire les impôts ou omettre l’EBE et le revenu mixte brut ne respecte pas cette formule.

8. Une économie présente une valeur ajoutée de 500, des impôts sur les produits de 60 et des subventions sur les produits de 20. Quel PIB obtient-on selon l’approche par la production ?

540
460
560
580

540

Explication

Selon l’approche par la production, PIB=VA+impoˆts sur les produits−subventions sur les produitsPIB = VA + \text{impôts sur les produits} - \text{subventions sur les produits}, donc 500+60−20=540500 + 60 - 20 = 540. Ajouter les subventions donne 580, soustraire les impôts donne 460, et ignorer les subventions donne 560.

9. Une économiste compare le PIB d’un pays entre deux années et veut écarter l’effet des variations de prix. Quelle mesure doit-elle privilégier ?

Le PIB nominal, exprimé à prix courants
Le PIB réel, exprimé à prix constants
Le PIB en parité de pouvoir d’achat, utilisé entre pays
Le PIB réel par habitant, rapporté à la population

Le PIB réel, exprimé à prix constants

Explication

Le PIB réel, ou PIB en volume, est exprimé à prix constants et permet d’écarter l’effet des variations de prix; le PIB nominal est calculé à prix courants. Le PIB par habitant tient compte de la population, tandis que la PPA sert aux comparaisons entre pays.

10. Dans une économie fictive à un seul bien, la quantité produite reste égale à 20 entre 2021 et 2022, tandis que le prix unitaire passe de 5 à 6. Que deviennent les PIB réel et nominal si les prix de 2021 servent de base au calcul du PIB réel ?

Le PIB réel passe de 100 à 120 et le PIB nominal reste à 100
Le PIB réel reste à 100 et le PIB nominal reste à 100
Le PIB réel reste à 100 et le PIB nominal passe de 100 à 120
Le PIB réel reste à 120 et le PIB nominal passe de 100 à 120

Le PIB réel reste à 100 et le PIB nominal passe de 100 à 120

Explication

Avec les prix de 2021 comme base, le PIB réel reste 20×5=10020 \times 5 = 100 puisque la quantité ne change pas. Le PIB nominal passe de 20×5=10020 \times 5 = 100 à 20×6=12020 \times 6 = 120; calculer le PIB réel au prix courant confond celui-ci avec le PIB nominal.

11. Une équipe veut suivre l’évolution des prix payés par les ménages pour leurs achats de consommation. Quel indicateur doit-elle utiliser ?

Le taux de croissance du PIB
L’Indice des prix à la consommation (IPC)
Le déflateur du PIB
Le produit intérieur brut réel

L’Indice des prix à la consommation (IPC)

Explication

L’IPC mesure l’évolution des prix à la consommation. Le déflateur du PIB concerne les biens pris en compte dans le PIB, tandis que le PIB réel et sa croissance mesurent la production.

12. Après une hausse des prix, le rythme de cette hausse ralentit, mais le niveau général des prix continue d’augmenter : comment qualifier cette évolution ?

Une stabilité des prix
Une inflation accélérée
Une déflation
Une désinflation

Une désinflation

Explication

La désinflation correspond à un ralentissement de la hausse des prix, qui continuent ici d’augmenter. La déflation désigne une baisse des prix, tandis qu’une inflation accélérée correspond à une hausse plus rapide.

13. Dans une économie, le PIB nominal vaut 720 milliards d’euros et le PIB réel 600 milliards d’euros. Quel est le déflateur du PIB ?

1,21{,}2
0,830{,}83
120120
432 000432\,000

$$1{,}2$$

Explication

Le déflateur du PIB est le rapport du PIB nominal au PIB réel : 720÷600=1,2720 \div 600 = 1{,}2. La valeur 0,830{,}83 inverse le rapport, 120120 correspond à une différence et 432 000432\,000 à un produit.

14. Un pays reçoit du reste du monde 12 milliards d’euros de revenus du travail, 8 milliards de revenus du capital et 5 milliards d’impôts nets de subventions. Il lui verse respectivement 4, 3 et 2 milliards. Si son PIB est de 500 milliards, quel est son RNB ?

484 milliards d’euros
525 milliards d’euros
516 milliards d’euros
513 milliards d’euros

516 milliards d’euros

Explication

Le RNB ajoute au PIB les flux nets reçus du reste du monde : 500+(12−4)+(8−3)+(5−2)=516500 + (12-4) + (8-3) + (5-2) = 516 milliards d’euros. La valeur 525 omet les versements, 484 inverse le sens des flux et 513 oublie les impôts nets de subventions.

15. Un gouvernement observe une hausse du PIB et conclut que les inégalités ont diminué et que toutes les dimensions du bien-être ont progressé. Quelle critique remet directement en cause cette conclusion ?

Le PIB ne mesure pas tout et ne prend pas en compte les inégalités
Le PIB mesure les inégalités, mais ignore la production de services
Le PIB prend en compte les inégalités, mais néglige les prix
Le PIB mesure le bien-être complet, mais sous-estime les revenus

Le PIB ne mesure pas tout et ne prend pas en compte les inégalités

Explication

Une hausse du PIB ne suffit pas à établir que toutes les dimensions du bien-être progressent, car cet indicateur ne mesure pas tout et ne tient pas compte des inégalités. La mesure des inégalités, la production de services et les prix renvoient ici à des confusions sur la portée de cet indicateur.

16. À quel économiste et à quelle année la courbe de l’éléphant est-elle attribuée ?

Amartya Sen, en 2016
Branko Milanovic, en 2014
Branko Milanovic, en 2016
Thomas Piketty, en 2016

Branko Milanovic, en 2016

Explication

La courbe de l’éléphant est attribuée à Branko Milanovic en 2016. Thomas Piketty et Amartya Sen sont des substitutions d’auteur, tandis que 2014 confond l’année.

17. Une équipe veut construire un indicateur synthétique du développement humain d’un pays. Quels trois critères doit-elle retenir pour l’IDH ?

La santé, l’éducation et le PIB total
La santé, l’emploi et le revenu
La santé, l’éducation et le revenu
L’éducation, le revenu et les inégalités

La santé, l’éducation et le revenu

Explication

L’IDH repose sur la santé, l’éducation et le revenu. L’emploi, le PIB total et les inégalités remplacent chacun un des critères définis pour cet indicateur.

18. Pour comparer l’éducation dans deux pays avec le critère éducatif de l’IDH, quelles données faut-il examiner ?

L’espérance de vie et le revenu par habitant
La durée moyenne de scolarisation et le revenu par habitant
La durée moyenne et la durée attendue de scolarisation
La durée attendue de scolarisation et l’espérance de vie

La durée moyenne et la durée attendue de scolarisation

Explication

Le critère éducatif de l’IDH comprend à la fois la durée moyenne et la durée attendue de scolarisation. Le revenu par habitant relève du critère de revenu, et l’espérance de vie du critère de santé.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Introduction à la macroéconomie.

À quelle échelle la macroéconomie étudie-t-elle les phénomènes économiques ?

À l’échelle globale.

À quelle échelle la microéconomie étudie-t-elle les phénomènes économiques ?

À une échelle plus individuelle.

Quelle distinction JN Keynes attribue-t-il à l’opposition entre positif et normatif ?

L’opposition entre ce qui est et ce qui doit être.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la macroéconomie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM