QCM : Développement et positionnement des aéroports (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une région possède un aéroport, le finance en partie par des fonds publics et en confie la gestion à son administration, qui vise notamment la continuité du service. De quel modèle s’agit-il ?

D’un partenariat public-privé
D’une concession aéroportuaire
D’un modèle public
D’un modèle privé

D’un modèle public

Explication

Le modèle public repose sur la propriété ou l’exploitation par une entité publique, avec un financement pouvant être public et une gestion administrative. Le modèle privé suppose une entité privée, la concession confie des missions par contrat à un opérateur privé, et le partenariat public-privé répartit contractuellement les responsabilités.

2. Quel élément caractérise une concession aéroportuaire ?

Une propriété publique gérée par l’administration sans contrat d’exploitation
Une réglementation aéroportuaire exercée par une autorité publique
Une association public-privé sans durée contractuelle définie
Un contrat à durée déterminée confiant des missions à un opérateur privé

Un contrat à durée déterminée confiant des missions à un opérateur privé

Explication

Une concession est un contrat à durée déterminée par lequel une autorité publique confie à un opérateur privé l’exploitation, le financement et/ou la construction de l’aéroport selon des conditions définies. Une propriété publique administrée ne constitue pas en soi une concession, tandis qu’un partenariat public-privé désigne une association contractuelle plus générale.

3. Pour moderniser un terminal, une entité publique et une entreprise privée signent un accord qui répartit leurs missions, leurs financements, les risques et les responsabilités. Quelle forme de gouvernance décrit cet accord ?

Un modèle public
Une concession aéroportuaire
Un partenariat public-privé
Un modèle privé

Un partenariat public-privé

Explication

Le partenariat public-privé associe une entité publique et un partenaire privé en répartissant contractuellement missions, financements, risques et responsabilités. Une concession est un type de contrat distinct, la gestion publique relève d’une entité publique et le modèle privé attribue la propriété ou l’exploitation à une entité privée.

4. Un aéroport doit identifier les autorités pertinentes pour les niveaux international, européen, français et local. Quelle correspondance est correcte ?

EASA à l’international, OACI en Europe, autorités locales en France, DGAC au niveau local
DGAC à l’international, autorités locales en Europe, EASA en France, OACI au niveau local
OACI à l’international, EASA en Europe, DGAC en France, autorités locales selon leurs compétences
OACI à l’international, DGAC en Europe, EASA en France, autorités locales selon leurs compétences

OACI à l’international, EASA en Europe, DGAC en France, autorités locales selon leurs compétences

Explication

L’encadrement se répartit entre l’OACI au niveau international, l’EASA au niveau européen, la DGAC au niveau français et les autorités locales selon leurs compétences. L’attribution de l’EASA et de la DGAC aux niveaux français et européen est inversée dans certaines propositions, et la DGAC n’est pas l’autorité internationale.

5. Un aéroport perçoit une redevance d’atterrissage et une redevance de stationnement auprès des compagnies aériennes. Dans quelle catégorie ces recettes entrent-elles ?

Les revenus non aéronautiques
Les revenus aéronautiques
Les revenus de la restauration
Les recettes immobilières

Les revenus aéronautiques

Explication

Les revenus aéronautiques proviennent directement de l’activité des avions et des compagnies, notamment des redevances d’atterrissage et de stationnement. Les revenus non aéronautiques comprennent plutôt les recettes commerciales, comme celles des commerces, des parkings et de l’immobilier.

6. À CDG, un Airbus A320 de 78 tonnes est soumis à la formule de base de la redevance d’atterrissage, avant tout coefficient acoustique ou horaire. Quel montant hors taxes obtient-on ?

670,67 € HT
349,67 € HT
78,00 € HT
670,67 € après application d’un coefficient acoustique

670,67 € HT

Explication

La base de calcul est 321+4,483×78=670,674321 + 4{,}483 \times 78 = 670{,}674, soit 670,67 € HT après arrondi, avant le coefficient acoustique et horaire. Le montant de 349,67 € omet la base fixe, tandis que les deux autres réponses modifient l’étape ou la valeur du calcul.

7. Un aéroport encaisse des recettes provenant de parkings voyageurs, de boutiques, de la location de locaux et de la publicité. Comment classer ces revenus ?

Des revenus aéronautiques
Des redevances passagers
Des redevances d’atterrissage
Des revenus non aéronautiques

Des revenus non aéronautiques

Explication

Les parkings, les commerces, la location de locaux et la publicité font partie des sources commerciales de revenus non aéronautiques. Les revenus aéronautiques et les redevances d’atterrissage ou passagers sont liés à l’activité des avions et des compagnies.

8. Une compagnie apporte des passagers à un aéroport, tandis qu’elle utilise ses pistes, ses terminaux et ses services pour desservir ses destinations. Quelle caractéristique cette situation illustre-t-elle ?

Une dépendance réciproque entre l’aéroport et la compagnie
Une dépendance de l’aéroport envers la compagnie
Une dépendance de la compagnie envers l’aéroport
Une concurrence entre l’aéroport et la compagnie

Une dépendance réciproque entre l’aéroport et la compagnie

Explication

La relation est réciproque : l’aéroport dépend des compagnies pour attirer du trafic, et celles-ci ont besoin des installations et services aéroportuaires. Une dépendance à sens unique omet l’un de ces besoins, tandis que la concurrence entre aéroports n’exprime pas cette relation.

9. Une compagnie compare deux aéroports avant d’y ouvrir une ligne. Quels critères doit-elle évaluer pour prendre sa décision ?

Les redevances, le carburant et les services d’escale
Le potentiel commercial, les coûts, les conditions opérationnelles et la concurrence
Les coûts, les horaires et la capacité des pistes
La demande locale, les correspondances et les voyageurs de loisirs

Le potentiel commercial, les coûts, les conditions opérationnelles et la concurrence

Explication

Le choix repose sur quatre familles de critères : potentiel commercial, coûts, conditions opérationnelles et environnement concurrentiel. Se limiter aux coûts, aux opérations ou à la demande locale laisse de côté une partie de cette évaluation.

10. Un aéroport et une compagnie discutent de l’ouverture d’une nouvelle ligne, dans le respect des règles applicables. Quel ensemble de sujets peut faire partie de leur négociation commerciale ?

Les objectifs unilatéraux de l’aéroport et les obligations imposées à la compagnie
Les règles réglementaires, les décisions des autorités et les sanctions applicables
Les tarifs autorisés, les capacités, les horaires, les services, la promotion et les objectifs de trafic
Les tarifs et les capacités, à l’exclusion des services et de la promotion

Les tarifs autorisés, les capacités, les horaires, les services, la promotion et les objectifs de trafic

Explication

Les discussions peuvent porter sur les conditions tarifaires autorisées, les capacités, les horaires et créneaux, les services, la promotion de lignes et les objectifs ou engagements réciproques. Les règles réglementaires ne sont pas simplement fixées par une négociation commerciale, et celle-ci ne se limite pas aux tarifs.

11. Un gestionnaire d’aéroport établit la liste des grandes sources possibles de financement des infrastructures. Quelles catégories doit-il inclure ?

Les redevances, les subventions publiques, les emprunts et les financements privés
Les emprunts, les subventions publiques, les recettes commerciales et les aides privées
Les redevances, les aides publiques, les recettes commerciales et les impôts locaux
Les redevances, les subventions publiques, les investissements privés et les impôts

Les redevances, les subventions publiques, les emprunts et les financements privés

Explication

Les quatre sources identifiées sont les redevances, les subventions publiques, les emprunts et les financements privés. Les recettes commerciales ou les impôts ne remplacent pas les catégories de cette liste, et les investissements privés ne doivent pas faire oublier les emprunts.

12. Une collectivité accorde, sous certaines conditions, une aide financière à un projet d’infrastructure aéroportuaire. De quel type de financement s’agit-il ?

Un financement privé en capitaux propres
Une subvention
Une redevance aéroportuaire
Un emprunt

Une subvention

Explication

Une subvention est une aide financière accordée par une entité publique selon des conditions définies. Un emprunt doit être remboursé, les capitaux propres sont apportés par des investisseurs et une redevance est payée par un utilisateur concerné.

13. Un gestionnaire obtient un prêt pour construire un terminal et emploie les fonds au projet. Quelle suite correspond au fonctionnement de cet emprunt ?

Payer d’abord les intérêts, puis conserver le capital sans le rembourser
Rembourser le capital selon les recettes disponibles, sans payer les intérêts
Convertir le capital en capitaux propres et rémunérer les investisseurs selon les résultats
Rembourser le capital selon un échéancier et payer les intérêts prévus au contrat

Rembourser le capital selon un échéancier et payer les intérêts prévus au contrat

Explication

Un emprunt permet d’obtenir des fonds puis de les utiliser pour le projet; le capital est ensuite remboursé selon un échéancier et les intérêts prévus au contrat sont payés. Le remboursement du seul capital omet les intérêts, tandis que des capitaux propres ne constituent pas une dette à échéancier.

14. Dans un montage de financement aéroportuaire, une part des fonds est apportée en capitaux propres et une autre sous forme de dette. Quelle distinction s’applique à ces deux apports ?

Les capitaux propres supportent les risques économiques, tandis que la dette doit être remboursée selon ses conditions
Les capitaux propres et la dette supportent les risques économiques sans obligation de remboursement
Les capitaux propres et la dette doivent être remboursés selon un échéancier convenu
Les capitaux propres doivent être remboursés selon leurs conditions, tandis que la dette supporte les risques économiques

Les capitaux propres supportent les risques économiques, tandis que la dette doit être remboursée selon ses conditions

Explication

Les capitaux propres supportent les risques économiques de l’entreprise, alors que la dette comporte une obligation de remboursement selon ses conditions. Inverser ces rôles ou traiter les deux apports comme des capitaux remboursables efface cette distinction.

15. Un aéroport renforce ses défenses contre une tentative délibérée d’introduire des explosifs, tout en mettant en place des mesures pour prévenir les collisions au sol. Quel principe correspond à la défense contre l’introduction délibérée d’explosifs ?

La sûreté aéroportuaire
La gestion des risques
La sécurité aéronautique
La réglementation aéronautique

La sûreté aéroportuaire

Explication

La sûreté aéroportuaire vise à empêcher les actes intentionnels portant atteinte à l’aviation civile ; la sécurité aéronautique vise à prévenir les accidents, la gestion des risques traite les dangers et la réglementation fixe un cadre de règles.

16. Après avoir repéré un danger lié à une opération aéroportuaire, une équipe en estime les conséquences puis choisit des actions pour en limiter la probabilité ou les effets. Quelle démarche applique-t-elle ?

La gestion des risques
La sécurité des aéronefs
La surveillance réglementaire
La sûreté aéroportuaire

La gestion des risques

Explication

La gestion des risques associe l’identification des dangers, l’évaluation de leurs conséquences et la mise en place de mesures de prévention et de protection. L’identification seule est incomplète, le contrôle réglementaire n’est pas cette démarche et la réaction après incident intervient trop tard.

17. Un État veut transposer des normes internationales de sûreté dans son droit national et organiser les contrôles dans ses aéroports. Quel rôle revient à l’OACI dans cette répartition ?

Surveiller quotidiennement les agents de contrôle de chaque aéroport
Remplacer les réglementations nationales par des procédures aéroportuaires
Définir des normes et des pratiques recommandées à mettre en œuvre par les États
Mettre directement en œuvre les contrôles de sûreté dans les aéroports

Définir des normes et des pratiques recommandées à mettre en œuvre par les États

Explication

L’OACI définit des normes et des pratiques recommandées, tandis que les États les mettent en œuvre dans leurs réglementations nationales ; elle ne gère pas directement les contrôles aéroportuaires.

18. Un groupe de travail doit choisir l’annexe de l’OACI pertinente pour examiner ensemble le contrôle des passagers et des bagages, la protection des aéronefs et l’accès aux zones réglementées. Quelle annexe doit-il consulter ?

La Convention de Chicago, fondement de la coopération internationale
L’Annexe 17, consacrée à la sûreté
L’Annexe 14, consacrée aux aérodromes
L’Annexe 19, consacrée à la gestion de la sécurité

L’Annexe 17, consacrée à la sûreté

Explication

L’Annexe 17 porte sur la sûreté et couvre notamment les contrôles des passagers et des bagages, la protection des aéronefs et des accès réglementés. L’Annexe 14 concerne les aérodromes, l’Annexe 19 la gestion de la sécurité et la Convention de Chicago le cadre fondateur.

19. Avant d’accéder à une zone protégée, un voyageur et ses effets sont soumis à un contrôle destiné à empêcher l’introduction d’articles dangereux. Quel est l’objectif de ce contrôle ?

Déterminer si le voyageur remplit les formalités d’immigration
Empêcher l’introduction d’armes, d’explosifs et d’autres articles interdits
Vérifier la concordance entre le voyageur et ses documents de voyage
Confirmer que les bagages enregistrés ont été chargés dans l’aéronef

Empêcher l’introduction d’armes, d’explosifs et d’autres articles interdits

Explication

Le contrôle de sûreté vise à empêcher l’introduction d’armes, d’explosifs et d’autres articles interdits dans les zones protégées ou à bord. La vérification des documents, l’immigration et le suivi des bagages enregistrés répondent à d’autres objectifs.

20. Dans un aéroport, un passager passe par le contrôle de sûreté, la vérification de ses documents de voyage et les formalités d’immigration. Comment faut-il comprendre ces opérations ?

Elles servent toutes à déterminer le droit d’entrée dans le pays
Elles sont complémentaires, mais poursuivent des objectifs différents
Elles vérifient toutes la présence d’articles interdits sur le passager
Elles constituent des étapes interchangeables d’un même contrôle

Elles sont complémentaires, mais poursuivent des objectifs différents

Explication

Le contrôle de sûreté, le contrôle des documents et l’immigration sont complémentaires, mais ne répondent pas aux mêmes objectifs. La sûreté recherche les articles interdits, tandis que les documents et l’immigration portent sur d’autres vérifications.

21. Une passagère part sans bagage enregistré et suit le parcours schématique au départ. Quel enchaînement la conduit à la zone réservée après les étapes préalables requises ?

Enregistrement, accès à la zone réservée, puis contrôle de sûreté
Dépôt des bagages, embarquement, puis contrôle de sûreté
Enregistrement, contrôle de sûreté, puis accès à la zone réservée
Contrôle de sûreté, embarquement, puis accès à la zone réservée

Enregistrement, contrôle de sûreté, puis accès à la zone réservée

Explication

Le parcours schématique au départ comprend l’enregistrement et le dépôt des bagages, puis le contrôle de sûreté, avant l’accès à la zone réservée. L’embarquement intervient ensuite, et l’accès à la zone protégée suit les contrôles requis.

22. Un bagage enregistré doit être contrôlé avant le chargement, tandis qu’un bagage cabine est inspecté dans le cadre du contrôle des effets du passager. Quelle différence de traitement faut-il retenir ?

Les bagages enregistrés suivent un circuit distinct, sont acheminés vers des installations de traitement puis contrôlés avant chargement
Les bagages enregistrés et les bagages cabine suivent le même circuit jusqu’à l’aéronef
Les bagages enregistrés sont inspectés avec les bagages cabine pendant le contrôle du passager
Les bagages enregistrés sont chargés puis acheminés vers des installations de traitement pour contrôle

Les bagages enregistrés suivent un circuit distinct, sont acheminés vers des installations de traitement puis contrôlés avant chargement

Explication

Les bagages enregistrés suivent un circuit distinct des bagages cabine, passent par des installations de traitement et sont contrôlés avant leur chargement. Les placer dans le circuit cabine, inverser l’ordre du contrôle et du chargement ou leur attribuer un circuit commun confond ces parcours.

23. Lorsqu’un aéroport organise sa sûreté, quel principe doit guider les relations entre les autorités, l’exploitant et les autres intervenants ?

La délégation des missions de sûreté aux prestataires spécialisés
La supervision des autorités, qui prend en charge les opérations locales
La coopération entre les acteurs concernés, chacun dans son rôle
La responsabilité de l’exploitant, qui se substitue aux autres acteurs

La coopération entre les acteurs concernés, chacun dans son rôle

Explication

La sûreté aéroportuaire repose sur la coopération de plusieurs acteurs, notamment les autorités, l’exploitant, les prestataires et les compagnies aériennes. La responsabilité centralisée confond coopération et substitution, les seuls contrôles négligent les autres acteurs, et la prise en charge locale par les autorités confond supervision et organisation opérationnelle.

24. Un exploitant prépare son organisation de sûreté pour un terminal rénové. Quel ensemble d’actions correspond à ses missions possibles ?

Entretenir les équipements, sans coordonner les acteurs ni préparer les urgences
Effectuer les contrôles des passagers et des bagages à la place des prestataires
Organiser les accès, coordonner les acteurs, traiter les incidents et préparer la continuité
Édicter la réglementation, exercer la supervision étatique et conduire les enquêtes régaliennes

Organiser les accès, coordonner les acteurs, traiter les incidents et préparer la continuité

Explication

Les missions possibles de l’exploitant couvrent notamment l’organisation des dispositifs et des accès, la coordination, la gestion des incidents, la maintenance, la formation et la préparation aux urgences. Édicter la réglementation relève des compétences de l’État, l’entretien seul est une vision trop étroite, et les contrôles des prestataires ne résument pas le rôle de l’exploitant.

25. Pendant une inspection, un agent constate une anomalie qu’il ne connaît pas. Quelle conduite respecte ses obligations professionnelles ?

Créer une procédure provisoire et la communiquer aux personnes présentes
Expliquer les détails du dispositif à des personnes extérieures afin de recueillir des conseils
Appliquer les procédures prévues et réagir de façon adaptée, sans divulguer d’informations sensibles
Suspendre toute action et laisser l’anomalie sans signalement

Appliquer les procédures prévues et réagir de façon adaptée, sans divulguer d’informations sensibles

Explication

L’agent doit suivre les procédures, utiliser correctement les équipements et réagir de manière adaptée, sans improviser ni divulguer d’informations sensibles. Créer une procédure revient à improviser, l’absence de familiarité ne justifie pas d’ignorer l’anomalie, et communiquer les détails du dispositif enfreint la confidentialité.

26. Une salariée remarque qu’une porte sécurisée est restée ouverte et pense qu’un collègue l’a peut-être déjà signalée. Que doit-elle faire ?

Alerter publiquement l’ensemble du personnel en décrivant l’incident
Attendre une confirmation du collègue avant de transmettre l’information
Signaler la porte selon les procédures prévues, sans présumer qu’un autre l’a fait
Refermer la porte et considérer l’incident comme réglé sans le signaler

Signaler la porte selon les procédures prévues, sans présumer qu’un autre l’a fait

Explication

Chaque salarié doit signaler une porte laissée ouverte selon les procédures prévues, sans supposer qu’un collègue s’en chargera. Attendre repose précisément sur cette supposition, refermer la porte ne remplace pas le signalement, et une diffusion publique n’est pas le canal prévu.

27. Quel événement correspond à la définition d’une situation d’urgence aéroportuaire ?

Un événement ayant déjà causé des blessures et des dommages matériels importants
Un événement qui menace ou peut menacer des personnes, des aéronefs, des infrastructures ou la continuité des opérations
Un incident concernant les aéronefs, sans effet possible sur les personnes ni sur les opérations
Une perturbation de l’activité qui ne présente pas de menace pour les personnes ou les installations

Un événement qui menace ou peut menacer des personnes, des aéronefs, des infrastructures ou la continuité des opérations

Explication

Une situation d’urgence inclut un événement qui menace ou peut menacer les personnes, les aéronefs, les infrastructures ou la continuité des opérations. Exiger des dommages déjà réalisés écarte les menaces potentielles, une perturbation sans menace ne répond pas à la définition, et les effets sur les opérations font partie des risques concernés.

28. Un aéroport actualise les risques à anticiper après un incident impliquant une substance dangereuse. Quel scénario appartient à la liste des urgences à prévoir ?

Une variation météorologique mineure sans conséquence opérationnelle
Un retard de manutention sans déversement ni menace identifiée
Une fuite de carburant sur une aire opérationnelle
Une consultation médicale individuelle sans caractère collectif

Une fuite de carburant sur une aire opérationnelle

Explication

Une fuite de carburant ou le déversement d’une substance dangereuse fait partie des situations d’urgence à anticiper. Un retard sans menace n’est pas le scénario visé, une consultation isolée ne correspond pas à l’urgence médicale collective, et une variation mineure ne constitue pas un événement météorologique majeur.

29. Lors d’une révision de la préparation aux crises, quel contenu caractérise le plan d’urgence de l’aéroport ?

Les coordonnées d’alerte, sans organisation des intervenants ni coordination
Les dispositions de réponse, l’organisation, les rôles, l’alerte et la coordination
Le bilan des événements passés, établi une fois la crise terminée
La liste des dangers recensés, sans attribution de rôles ni modalités d’action

Les dispositions de réponse, l’organisation, les rôles, l’alerte et la coordination

Explication

Le plan d’urgence est un document opérationnel qui définit les dispositions prévues, notamment l’organisation, les rôles des intervenants, les modalités d’alerte et les principes de coordination. Un inventaire des dangers ne décrit pas la réponse, l’alerte seule est insuffisante, et un bilan après la crise n’est pas un plan préparatoire.

30. Après un accident impliquant de nombreuses victimes, quelle démarche relève des services médicaux de l’aéroport ?

Engager des moyens identiques quel que soit le nombre de victimes et leur état
Trier selon la gravité, prodiguer les premiers soins, organiser l’évacuation et adapter les moyens
Classer les victimes selon la proximité de l’accident et envoyer les équipes disponibles
Évacuer les victimes vers les établissements de santé avant de les évaluer ou de les stabiliser

Trier selon la gravité, prodiguer les premiers soins, organiser l’évacuation et adapter les moyens

Explication

Les services médicaux trient les victimes selon la gravité de leur état, réalisent les premiers soins, stabilisent les blessés, organisent leur évacuation et adaptent les moyens au nombre de victimes. Le tri ne se fonde pas sur les dégâts matériels, l’évacuation sans évaluation néglige les soins et la stabilisation, et les moyens doivent correspondre aux besoins.

31. Un brouillard dense réduit la visibilité sur un aéroport. Quelle conséquence opérationnelle peut en découler ?

Des retards, des déroutements ou une réduction de capacité
Une augmentation de la capacité et une accélération des mouvements
Une contamination du kérosène et une panne des passerelles
Un déneigement des pistes et un traitement des surfaces

Des retards, des déroutements ou une réduction de capacité

Explication

La visibilité réduite par le brouillard peut limiter les mouvements et entraîner des retards, une baisse de capacité, des déroutements ou la suspension d’opérations. La contamination du kérosène relève d’un incident technique, tandis que le déneigement répond aux risques liés à la neige et au verglas.

32. Après une période de gel, un aéroport veut réduire les risques liés à l’état des surfaces aéronautiques. Quelle démarche correspond à la prévention prévue ?

Déneiger, traiter les surfaces, contrôler les pistes et dégivrer si nécessaire
Positionner les passerelles, sécuriser les objets et adapter les manutentions
Inspecter les radars, les communications et l’approvisionnement en kérosène
Réduire les mouvements, dérouter les vols et suspendre les opérations

Déneiger, traiter les surfaces, contrôler les pistes et dégivrer si nécessaire

Explication

La prévention de la neige, du verglas et du gel peut associer déneigement, traitement des surfaces, contrôle des pistes et dégivrage lorsque nécessaire. Les inspections des radars concernent les incidents techniques, et le positionnement des passerelles est notamment compliqué par le vent.

33. Un aéroport recense une panne de radar, une contamination de kérosène et la casse d’un tapis à bagages. À quelle catégorie ces événements appartiennent-ils ?

Les incidents techniques et les pannes
Les risques humains et professionnels
Les risques liés aux déplacements des aéronefs
Les risques météorologiques

Les incidents techniques et les pannes

Explication

Les défaillances de radars, les problèmes de kérosène et les pannes d’équipements au sol sont des incidents techniques. Les conditions météorologiques touchent notamment la visibilité ou l’état des surfaces, tandis que les collisions et incursions relèvent des risques de déplacement.

34. Sur une aire de circulation, un véhicule entre sur une piste et un aéronef en approche risque de le rencontrer. Quel risque opérationnel est directement illustré ?

Une défaillance de l’ILS pouvant perturber le guidage de l’aéronef
Une réduction de visibilité pouvant limiter les mouvements sur l’aéroport
Une incursion sur piste pouvant provoquer une collision avec un véhicule
Une contamination du kérosène pouvant affecter l’alimentation de l’aéronef

Une incursion sur piste pouvant provoquer une collision avec un véhicule

Explication

L’entrée d’un véhicule sur une piste constitue une incursion et expose à une collision avec un aéronef, deux risques liés aux déplacements des aéronefs. Une défaillance de l’ILS est technique, une contamination du kérosène concerne le carburant et le brouillard relève des risques météorologiques.

35. Comment définir la planification des infrastructures aéroportuaires ?

La coordination quotidienne des mouvements d’aéronefs et des véhicules sur les pistes
L’estimation des bénéfices économiques produits par l’aéroport pour son territoire
La prévision pluriannuelle des équipements nécessaires au fonctionnement et au développement d’un aéroport
L’entretien régulier des équipements déjà disponibles dans les différentes zones aéroportuaires

La prévision pluriannuelle des équipements nécessaires au fonctionnement et au développement d’un aéroport

Explication

La planification consiste à prévoir sur plusieurs années les équipements nécessaires au fonctionnement et au développement de l’aéroport. La coordination quotidienne, l’entretien courant et l’évaluation des retombées économiques sont des activités distinctes ou des éléments associés à d’autres décisions.

36. Un gestionnaire prépare un projet d’agrandissement et veut établir les bases de sa planification. Quels éléments doit-il prendre en compte ?

État des pistes, procédures de dégivrage, communications et approvisionnement en carburant
Organisation des files, emplacement des parkings et durée des opérations de maintenance
Heures de pointe, capacité des accès et retombées économiques, sans prévisions de croissance
Trafic actuel, croissance prévue, besoins des compagnies, contraintes, budget et impacts environnementaux

Trafic actuel, croissance prévue, besoins des compagnies, contraintes, budget et impacts environnementaux

Explication

La planification s’appuie sur le trafic actuel, les prévisions de croissance, les besoins des compagnies, les contraintes techniques, le budget et les impacts environnementaux. Les heures de pointe, les capacités et les retombées économiques interviennent aussi dans la décision sur les travaux, mais ne remplacent pas l’ensemble de ces bases.

37. Un aéroport envisage de réorganiser ses files d’attente et d’optimiser ses parkings, sans construire de nouvelle installation. Quel horizon de planification correspond le mieux à ces actions ?

Le long terme, consacré à la réorganisation des files et aux parkings existants
Le court terme, consacré à l’amélioration et à l’optimisation de l’existant
Le long terme, consacré à la construction d’infrastructures nouvelles
Le moyen terme, consacré à l’agrandissement d’un terminal et aux accès

Le court terme, consacré à l’amélioration et à l’optimisation de l’existant

Explication

L’optimisation des parkings et la réorganisation des files relèvent du court terme, qui vise l’amélioration des équipements existants. L’agrandissement d’un terminal correspond au moyen terme, tandis que la construction d’une nouvelle piste ou d’un terminal relève du long terme.

38. Avant d’autoriser une extension aéroportuaire, un gestionnaire compare les pointes de trafic, les capacités des pistes et des accès, les coûts, les contraintes foncières et environnementales, ainsi que les retombées locales. Quel est le rôle de cette analyse ?

Éclairer la décision sur les travaux à réaliser en croisant besoins, faisabilité et effets
Déterminer le volume de passagers à partir des seules périodes de forte activité
Définir la planification comme la prévision des équipements nécessaires sur plusieurs années
Recenser les terminaux, pistes, voies de circulation, stationnements et accès concernés

Éclairer la décision sur les travaux à réaliser en croisant besoins, faisabilité et effets

Explication

Le gestionnaire confronte les prévisions et les pointes de trafic aux capacités, aux coûts, aux contraintes et aux retombées afin de décider des travaux. La définition générale de la planification, l’étude du seul trafic passagers et l’inventaire des infrastructures ne couvrent pas à eux seuls cette décision.

39. Que désigne la capacité aéroportuaire ?

Le nombre annuel de passagers accueilli par l’aéroport
Le volume d’activité effectivement réalisé pendant une période donnée
La superficie totale des infrastructures aéroportuaires disponibles
Le volume d’activité traitable dans des conditions acceptables de sécurité, de fluidité et de qualité de service

Le volume d’activité traitable dans des conditions acceptables de sécurité, de fluidité et de qualité de service

Explication

La capacité désigne le volume d’activité que l’aéroport peut traiter tout en maintenant des conditions acceptables de sécurité, de fluidité et de qualité de service. Le trafic réalisé correspond à l’activité observée, le nombre annuel de passagers n’en est qu’une mesure partielle et la superficie ne définit pas la capacité.

40. Un aéroport prévoit une hausse du trafic passagers et veut évaluer sa capacité globale. Quels éléments doit-il examiner simultanément ?

Le terminal, les effectifs, les compagnies et les tarifs aéroportuaires
Les pistes, les horaires des vols et les destinations desservies
Les passagers annuels, les recettes et les tarifs des billets
Les pistes, le terminal, les postes de stationnement et les accès

Les pistes, le terminal, les postes de stationnement et les accès

Explication

La capacité aéroportuaire repose simultanément sur les pistes, le terminal, les postes de stationnement et les accès, et ne se réduit pas au nombre de passagers annuels. Les recettes, les tarifs, les destinations ou les effectifs ne remplacent pas cet ensemble de capacités physiques et opérationnelles.

41. Pendant une période de pointe, la demande atteint la capacité disponible et entraîne une dégradation des opérations et du service. Comment caractériser cette situation ?

Une saturation aéroportuaire
Une croissance ordinaire du trafic aéroportuaire
Une insuffisance structurelle des infrastructures
Une hausse de capacité aéroportuaire

Une saturation aéroportuaire

Explication

Il y a saturation lorsque la demande approche ou dépasse la capacité disponible au point de dégrader les opérations ou la qualité de service. Une hausse du trafic n’implique pas à elle seule une dégradation, et une saturation peut être temporaire plutôt que structurelle.

42. Un aéroport veut réduire les congestions aux heures de pointe sans engager immédiatement de grands travaux. Quelle mesure correspond à cette démarche ?

Mieux répartir les vols et adapter les effectifs aux pointes
Prolonger les pistes pour traiter davantage de mouvements aériens
Construire un terminal supplémentaire pour accroître durablement la capacité
Ajouter des infrastructures afin d’augmenter la capacité disponible

Mieux répartir les vols et adapter les effectifs aux pointes

Explication

L’optimisation de l’existant vise à gagner en capacité sans grands travaux immédiats, par exemple en répartissant mieux les vols et en adaptant les effectifs aux pointes. Construire un terminal ou prolonger des pistes relève plutôt de l’augmentation durable des infrastructures.

43. Comment définir une route aérienne commerciale ?

Une liaison commerciale entre deux villes, quels que soient leurs aéroports
Une liaison commerciale entre deux aéroports
Une liaison aérienne utilisée pour des opérations non commerciales
Un itinéraire suivi par un avion pendant un vol donné

Une liaison commerciale entre deux aéroports

Explication

Une route aérienne est une liaison commerciale entre deux aéroports. Un itinéraire décrit le trajet d’un vol, tandis qu’une liaison entre villes ou une opération non commerciale ne correspond pas à cette définition.

44. Une compagnie envisage une nouvelle liaison dont la demande paraît suffisante, mais dont les horaires sont incompatibles avec ses rotations et la flotte disponible. Quelle conclusion s’impose ?

La ligne peut être retenue dès que la destination présente un potentiel économique
La rentabilité n’est pas garantie, car la ligne doit aussi être compatible avec les coûts, les horaires, la flotte et la stratégie
La ligne est viable si les horaires conviennent, même sans flotte disponible
La ligne est rentable dès lors que la demande estimée est suffisante

La rentabilité n’est pas garantie, car la ligne doit aussi être compatible avec les coûts, les horaires, la flotte et la stratégie

Explication

Une nouvelle route n’est pas automatiquement rentable : elle doit répondre à une demande suffisante et être compatible avec les coûts, les horaires, la flotte et la stratégie de la compagnie. Une demande ou un potentiel économique favorable ne compense pas une incompatibilité opérationnelle.

45. Pour évaluer une destination, une compagnie étudie la demande, les coûts et la concurrence, mais omet de vérifier les permissions nécessaires pour exploiter la liaison. Quel facteur de sélection a-t-elle négligé ?

La rentabilité prévisionnelle de la liaison
Le potentiel économique du territoire desservi
Les autorisations et les droits de trafic nécessaires
La disponibilité des avions et des créneaux

Les autorisations et les droits de trafic nécessaires

Explication

Le choix d’une destination tient compte des autorisations et droits de trafic nécessaires, en plus de critères comme la demande, les coûts, la disponibilité des avions et la rentabilité. Le potentiel économique et la rentabilité sont des facteurs distincts des permissions réglementaires.

46. Une compagnie prévoit que les recettes d’une nouvelle ligne couvriront ses coûts, sans dégager de contribution positive à la rentabilité de l’exploitation. Quel jugement correspond à la règle de sélection financière ?

La prévision satisfait le critère dès que les recettes égalent les coûts
La prévision satisfait le critère si les coûts opérationnels sont maîtrisés
La prévision ne satisfait pas entièrement le critère, car les recettes doivent aussi contribuer à la rentabilité
La prévision satisfait le critère si le nombre de passagers est élevé

La prévision ne satisfait pas entièrement le critère, car les recettes doivent aussi contribuer à la rentabilité

Explication

Le chiffre d’affaires prévisionnel doit couvrir les coûts et contribuer à la rentabilité de l’exploitation. L’équilibre recettes-coûts ne suffit donc pas à démontrer cette contribution; le nombre de passagers ou la maîtrise des coûts ne remplace pas ce critère.

47. Une compagnie programme des arrivées le matin et des départs peu après afin que ses passagers puissent changer d’avion. Quel positionnement décrit le mieux cet aéroport ?

Un aéroport spécialisé dans les vols saisonniers
Un aéroport régional
Un aéroport cargo
Un hub

Un hub

Explication

Un hub est organisé autour d’une compagnie ou d’une alliance qui coordonne arrivées et départs pour faciliter les correspondances. Une desserte régionale se définit par le territoire desservi, tandis que le fret caractérise le positionnement cargo.

48. Un aéroport dessert surtout une ville et son bassin de population, avec des liaisons nationales et européennes ainsi que quelques vols saisonniers. Quel positionnement correspond à cette situation ?

Un aéroport régional
Un hub
Un aéroport de correspondance internationale
Un aéroport cargo

Un aéroport régional

Explication

Un aéroport régional dessert principalement une ville, une région ou un bassin de population et propose souvent des liaisons nationales et européennes, parfois saisonnières. Le hub se définit par la coordination des correspondances, et le cargo par l’importance du fret.

49. Un aéroport accueille des avions-cargos spécialisés et traite aussi des marchandises transportées dans les soutes des avions de passagers. Quel positionnement décrit cette activité ?

Un aéroport de correspondance
Un aéroport cargo
Un aéroport régional
Un hub

Un aéroport cargo

Explication

Un aéroport cargo accorde une place importante au transport aérien de marchandises, qu’il s’agisse d’avions-cargos spécialisés ou de fret en soute. Un hub concerne l’organisation des correspondances, et un aéroport régional la desserte d’un territoire.

50. Un aéroport combine des correspondances organisées par une alliance, des vols desservant la région et une importante activité de fret. Quelle conclusion sur les positionnements aéroportuaires est correcte ?

Il relève nécessairement du seul cargo
Il doit choisir un seul positionnement
Il cesse d’avoir un positionnement stratégique
Il peut combiner plusieurs positionnements

Il peut combiner plusieurs positionnements

Explication

Les grands positionnements sont le hub, l’aéroport régional et l’aéroport spécialisé dans le cargo, et un même aéroport peut combiner plusieurs activités. L’idée qu’il doit relever d’une catégorie unique méconnaît cette possibilité.

51. Après l’arrivée d’une nouvelle compagnie, un aéroport constate davantage de recettes commerciales, de visiteurs, d’emplois et de destinations proposées. Comment classer cet ensemble d’effets ?

Des retombées principalement opérationnelles et techniques
Des retombées limitées à l’accessibilité du territoire
Des retombées économiques, touristiques, sociales et stratégiques
Des retombées uniquement économiques et commerciales

Des retombées économiques, touristiques, sociales et stratégiques

Explication

L’arrivée d’une compagnie peut avoir des retombées économiques, touristiques, sociales et stratégiques, notamment sur les recettes, les visiteurs, l’emploi, les destinations et la visibilité. La réduire à une seule dimension ignore les autres effets décrits.

52. Un aéroport souhaite attirer une compagnie aérienne. Il dispose d’une destination attrayante, mais sa demande est faible, son accès difficile et ses opérations peu fluides. Quel diagnostic correspond aux leviers d’attractivité ?

La demande importe moins que les redevances proposées
La destination attractive suffit à compenser les autres faiblesses
Seules les infrastructures doivent être améliorées
Plusieurs leviers restent à renforcer

Plusieurs leviers restent à renforcer

Explication

L’attractivité repose sur plusieurs leviers : infrastructures adaptées, demande suffisante, opérations efficaces, bonne accessibilité et destination attractive. Une destination attrayante ne compense donc pas à elle seule les faiblesses des autres leviers.

53. Quelle description caractérise la performance globale d’un aéroport ?

Accueillir passagers et avions de façon sûre, efficace, fluide, rentable et satisfaisante, en limitant les impacts environnementaux
Accueillir le plus grand nombre possible de passagers et d’avions, même si les opérations deviennent moins fluides
Maximiser les recettes commerciales en maintenant les mouvements d’avions à un niveau élevé
Assurer des opérations rapides et rentables, sans prendre en compte la satisfaction des voyageurs ni l’environnement

Accueillir passagers et avions de façon sûre, efficace, fluide, rentable et satisfaisante, en limitant les impacts environnementaux

Explication

La performance globale associe sécurité, efficacité, fluidité, rentabilité et satisfaction, tout en limitant les impacts sur l’environnement. La seule hausse du trafic néglige ces dimensions, tandis que la rentabilité seule ne suffit pas à la définir.

54. Un aéroport augmente ses décollages, mais ses retards et ses coûts progressent, la satisfaction des voyageurs diminue et les émissions augmentent. Quelle conclusion convient pour évaluer sa performance ?

La hausse des décollages ne suffit pas à établir une amélioration globale
La hausse des décollages établit une amélioration malgré les autres résultats
La progression des coûts et des émissions relève d’un bilan distinct de la performance
La baisse de satisfaction suffit à conclure que la sécurité s’est dégradée

La hausse des décollages ne suffit pas à établir une amélioration globale

Explication

La performance aéroportuaire ne se mesure pas au seul nombre de décollages : elle comprend aussi les retards, les coûts, la satisfaction et les émissions. Assimiler la performance au trafic ignore ces autres critères; la satisfaction ou la sécurité ne résume pas non plus l’ensemble du bilan.

55. Après avoir relevé une hausse du temps d’attente aux contrôles, quelle démarche permet à une équipe aéroportuaire de vérifier si ses changements ont fonctionné ?

Modifier les horaires avant d’analyser les résultats, puis conserver la mesure initiale
Comparer les indicateurs aux objectifs, puis considérer le problème résolu sans nouvelle mesure
Analyser les indicateurs, les comparer aux objectifs, corriger puis mesurer de nouveau
Collecter les données et attendre que les résultats s’améliorent sans décider d’action

Analyser les indicateurs, les comparer aux objectifs, corriger puis mesurer de nouveau

Explication

Le pilotage suit un cycle : analyser les indicateurs, les comparer aux objectifs, repérer les problèmes et prendre des mesures correctives, puis mesurer à nouveau leur effet. S’arrêter au constat ou ne pas remesurer empêche de vérifier l’efficacité des changements.

56. Un aéroport veut évaluer si ses services répondent aux attentes des passagers et des compagnies aériennes. Quelle notion décrit cette capacité ?

La rentabilité aéroportuaire
La performance environnementale
La qualité de service
L’efficacité opérationnelle

La qualité de service

Explication

La qualité de service désigne la capacité d’un aéroport à répondre aux attentes des passagers et des compagnies aériennes. L’efficacité opérationnelle, la rentabilité et la performance environnementale sont d’autres dimensions du pilotage.

57. Dans un aéroport où les déplacements de passagers, de bagages et de véhicules se croisent, quel est l’objectif de la gestion des flux ?

Organiser les déplacements pour éviter les encombrements et assurer la continuité des opérations
Organiser les déplacements pour privilégier les véhicules et limiter les mouvements de bagages
Organiser les déplacements des seuls passagers afin de réduire leur temps d’attente
Organiser les déplacements pour augmenter le nombre de vols, sans viser la continuité des opérations

Organiser les déplacements pour éviter les encombrements et assurer la continuité des opérations

Explication

La gestion des flux organise les déplacements des passagers, des avions, des bagages, des véhicules et des marchandises afin d’éviter les encombrements et de garantir la continuité des opérations. La limiter aux passagers ou la confondre avec la seule planification des vols en réduit la portée.

58. Une compagnie aérienne, l’exploitant et les prestataires au sol partagent leurs informations pour mieux prévoir les départs d’avions. Quelle méthode mettent-ils en œuvre ?

Le pilotage des indicateurs de qualité de service
La Business Intelligence
L’A-CDM
La gestion des flux de passagers

L’A-CDM

Explication

L’A-CDM est une méthode de décision collaborative où les acteurs aéroportuaires partagent leurs informations afin d’améliorer la prévisibilité des opérations, notamment les départs. La Business Intelligence outille plutôt la collecte, l’analyse et la présentation des données pour aider à décider.

59. Des responsables utilisent des outils qui rassemblent des données sur les passagers attendus, les attentes aux contrôles, les retards et la consommation d’énergie afin de guider leurs décisions. De quoi s’agit-il ?

Du suivi de la ponctualité des vols
De la Business Intelligence
De la gestion des flux aéroportuaires
De l’A-CDM

De la Business Intelligence

Explication

La Business Intelligence regroupe des outils qui collectent, analysent et présentent des données pour aider les responsables à prendre des décisions. L’A-CDM est une méthode de partage d’informations entre acteurs, tandis que la gestion des flux organise des déplacements.

60. Un aéroport adopte des outils numériques pour transformer et améliorer plusieurs de ses activités. Comment désigne-t-on cette démarche ?

La modernisation matérielle
L’automatisation
L’informatique décisionnelle
La digitalisation

La digitalisation

Explication

La digitalisation consiste à utiliser les technologies numériques pour transformer ou améliorer les activités d’une organisation. L’automatisation vise des tâches ou systèmes automatisés, l’informatique décisionnelle sert à appuyer les décisions par les données, et la modernisation matérielle ne décrit pas à elle seule cette démarche.

61. Un aéroport veut anticiper l’affluence aux contrôles et ajuster les effectifs à partir des données de vols et de fréquentation. Quelle technologie peut l’aider à réaliser ces prévisions ?

Les bornes libre-service
La biométrie
L’automatisation du tri
L’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle

Explication

L’intelligence artificielle peut analyser de grandes quantités de données pour prévoir l’affluence et améliorer l’affectation des ressources. La biométrie vérifie l’identité, les bornes libre-service permettent certaines opérations aux passagers, et le tri automatisé concerne le traitement des bagages.

62. Après une panne informatique, un aéroport révise son plan de digitalisation afin de mieux protéger les passagers et maintenir le service. Quelle mesure correspond à une démarche de limitation des risques ?

Remplacer l’assistance humaine par des outils numériques supplémentaires
Accroître l’automatisation sans prévoir de procédure de secours
Sécuriser et mettre à jour les systèmes, prévoir des secours et protéger les données
Concentrer la formation sur les passagers plutôt que sur les salariés

Sécuriser et mettre à jour les systèmes, prévoir des secours et protéger les données

Explication

La limitation des risques associe sécurité et mise à jour des systèmes, procédures de secours, protection des données, formation des salariés et accompagnement des passagers. Miser sur l’automatisation sans secours néglige les pannes, tandis que supprimer l’assistance compromet l’accessibilité.

63. Une plateforme aéroportuaire modifie ses activités, ses équipements et ses infrastructures afin de réduire ses impacts sur l’environnement. Quel est le nom de cette démarche ?

La transition écologique
La sobriété énergétique
L’expansion aéroportuaire
La compensation carbone

La transition écologique

Explication

La transition écologique consiste à modifier les activités, les équipements et les infrastructures pour réduire les impacts environnementaux. La sobriété énergétique ne couvre qu’une partie de ces changements, la compensation ne décrit pas leur transformation, et l’expansion n’est pas la définition de la transition écologique.

64. Lors d’un bilan environnemental, une équipe examine les gaz à effet de serre, le bruit, l’eau et l’artificialisation des sols. Comment caractériser cet ensemble de sujets ?

Des mesures réservées à la consommation énergétique
Des enjeux environnementaux variés liés aux activités aéroportuaires
Des critères portant principalement sur la sécurité des vols
Des indicateurs limités aux émissions des avions

Des enjeux environnementaux variés liés aux activités aéroportuaires

Explication

Les enjeux environnementaux des aéroports incluent notamment les émissions, la pollution de l’air, le bruit, les consommations d’électricité, de chauffage et d’eau, les déchets, les sols et la biodiversité. Les réduire aux avions ou à l’énergie laisse de côté plusieurs impacts, tandis que la sécurité des vols relève d’un autre domaine.

65. Un exploitant classe les émissions des bâtiments et véhicules aéroportuaires dans un plan d’action, tout en reconnaissant que celles des avions dépendent aussi d’autres acteurs. Quelle distinction justifie cette approche ?

Les émissions des véhicules au sol relèvent principalement des constructeurs et des carburants aéronautiques
Les émissions des bâtiments et des avions dépendent dans la même mesure des compagnies aériennes
Les émissions des activités propres sont directement actionnables par l’exploitant, celles des avions dépendent aussi d’autres facteurs et acteurs
Les émissions des avions relèvent directement de l’exploitant, contrairement à celles des bâtiments

Les émissions des activités propres sont directement actionnables par l’exploitant, celles des avions dépendent aussi d’autres facteurs et acteurs

Explication

L’exploitant peut agir directement sur les émissions de ses bâtiments, véhicules et équipements, tandis que les émissions des avions dépendent aussi des compagnies, des constructeurs, des carburants et de la gestion du trafic. Attribuer le contrôle direct des émissions des avions à l’exploitant confond son action directe avec des facteurs partagés.

66. Une compagnie compare un SAF à un carburant fossile et veut évaluer son intérêt climatique sans ignorer les effets liés aux traînées de condensation. Quelle conclusion est la plus juste ?

Il réduit les traînées de condensation, mais son cycle de vie n’influence pas son bilan climatique
Son intérêt se mesure à la combustion, où il réduit nécessairement toutes les émissions
Il peut réduire les émissions nettes de CO₂ sur son cycle de vie, mais sa combustion émet du CO₂ et les traînées persistent
Il ne produit pas de CO₂ à la combustion et supprime les effets des traînées de condensation

Il peut réduire les émissions nettes de CO₂ sur son cycle de vie, mais sa combustion émet du CO₂ et les traînées persistent

Explication

L’intérêt climatique des SAF s’évalue sur l’ensemble du cycle de vie et dépend de leur production : ils peuvent réduire les émissions nettes de CO₂ par rapport au carburant fossile. Leur combustion produit toutefois du CO₂ et ils ne suppriment pas les effets non liés au CO₂, comme ceux des traînées de condensation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Développement et positionnement des aéroports.

Dans un modèle public aéroportuaire, qui possède ou exploite l’aéroport ?

Une entité ou un établissement public.

Qu’est-ce qu’une concession aéroportuaire ?

Un contrat à durée déterminée confiant à un opérateur privé l’exploitation, le financement et/ou la construction d’un aéroport.

Quelles dimensions un partenariat public-privé répartit-il contractuellement ?

Les missions, les financements, les risques et les responsabilités.

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Consultez la fiche de révision complète sur Développement et positionnement des aéroports.

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