QCM : Relations humaines et approche systémique (84 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une association coordonne les activités de ses membres pour répondre à un besoin commun et atteindre un objectif. Quelle définition correspond à cette situation ?

Un système social créé par des individus, qui coordonnent leurs actions pour satisfaire des besoins et atteindre des buts
Une entreprise créée pour vendre des biens et dégager un bénéfice financier
Un groupe d’individus réunis par des liens sociaux, sans objectif collectif défini
Un ensemble de règles qui encadrent les activités sans coordination entre les personnes

Un système social créé par des individus, qui coordonnent leurs actions pour satisfaire des besoins et atteindre des buts

Explication

Une organisation est un système social créé par des individus dont les actions coordonnées visent à satisfaire certains besoins et à atteindre des buts. La simple réunion d’individus néglige les buts, l’entreprise marchande réduit trop la définition et les règles seules ne constituent pas le système social décrit.

2. Pourquoi étudie-t-on plusieurs théories des organisations plutôt qu’une théorie unique ?

Parce que les théories des organisations étudient des phénomènes étrangers à la vie collective
Parce que chaque théorie s’applique à une taille différente d’entreprise, petite ou grande
Parce que les méthodes de recherche diffèrent, mais qu’elles composent une théorie unique déjà unifiée
Parce qu’il n’existe pas de corps théorique assez unifié pour former une théorie unique des organisations

Parce qu’il n’existe pas de corps théorique assez unifié pour former une théorie unique des organisations

Explication

La coexistence de courants différents s’explique par l’absence d’un corps théorique suffisamment unifié pour constituer une théorie unique des organisations. Les théories portent bien sur les organisations, la diversité des méthodes n’implique pas une théorie unifiée et la taille des entreprises n’est pas la raison donnée.

3. Pour classer les activités d’une entreprise dans les six fonctions de Fayol, laquelle relève de la fonction de sécurité ?

L’établissement des comptes et des tableaux de bord
La protection des personnes et des biens
La production et la transformation des biens
La recherche et l’utilisation des capitaux

La protection des personnes et des biens

Explication

Chez Fayol, la fonction de sécurité concerne la protection des personnes et des biens. La gestion des capitaux relève de la fonction financière, les comptes de la fonction comptable et la production de la fonction technique.

4. Une dirigeante prépare un programme d’action pour anticiper l’avenir de son entreprise. Quelle opération administrative de Fayol accomplit-elle ?

Organiser
Contrôler
Prévoir
Coordonner

Prévoir

Explication

Prévoir consiste à supputer l’avenir et à le préparer, notamment au moyen d’un programme d’action. Coordonner harmonise les activités, organiser structure les ressources et contrôler vérifie les résultats.

5. Dans un atelier, des spécialistes étudient les gestes, la fatigue et les temps de récupération afin de définir les meilleures conditions d’exécution d’une tâche. Quel principe taylorien appliquent-ils ?

La rémunération à la pièce pour accroître la quantité produite
La standardisation administrative des opérations de l’atelier
L’analyse scientifique du travail pour améliorer le rendement
La sélection et la formation de l’ouvrier le plus apte

L’analyse scientifique du travail pour améliorer le rendement

Explication

Le taylorisme cherche à améliorer le rendement par l’analyse scientifique des tâches, des gestes, de la fatigue et des temps de récupération. La standardisation, la rémunération selon la production et la sélection de l’ouvrier sont d’autres éléments du dispositif, mais ne décrivent pas l’analyse présentée.

6. Après avoir analysé une tâche, une entreprise sélectionne et forme l’ouvrier le plus apte, puis le rémunère selon sa production. Quelle organisation du travail complète ce dispositif taylorien ?

Laisser chaque ouvrier déterminer ses propres méthodes de travail
Séparer l’exécution du travail de la responsabilité de l’organiser
Rémunérer l’ouvrier selon son ancienneté plutôt que sa production
Confier à l’ouvrier l’organisation et la responsabilité de sa tâche

Séparer l’exécution du travail de la responsabilité de l’organiser

Explication

Dans le dispositif taylorien, l’ouvrier sélectionné et formé exécute le travail tandis que la responsabilité de son organisation en est séparée. Confier l’organisation à l’ouvrier inverse cette séparation, et une rémunération fondée sur l’ancienneté ne correspond pas au paiement selon les quantités produites.

7. Dans une usine, l’éclairage et les équipements restent identiques, mais une équipe dont les relations de travail s’améliorent devient plus productive. Quelle interprétation correspond aux travaux d’Elton Mayo ?

Les relations sociales tendent à faire baisser la productivité de l’équipe.
La rémunération explique davantage la productivité que les relations au travail.
Les conditions matérielles expliquent davantage la productivité que les relations sociales.
Les conditions sociales peuvent davantage influencer la productivité que les conditions matérielles.

Les conditions sociales peuvent davantage influencer la productivité que les conditions matérielles.

Explication

Les travaux de Mayo mettent en évidence le poids des conditions sociales de travail, qui peuvent compter davantage que les conditions matérielles. L’explication par les seules conditions matérielles néglige ce résultat, celle par la rémunération confond deux facteurs, et l’idée d’une baisse contredit l’effet observé.

8. Une entreprise augmente les salaires, mais la motivation reste faible. Quelle mesure est également cohérente avec l’école des relations humaines ?

Renforcer les objectifs individuels en limitant les discussions des équipes.
Renforcer le contrôle hiérarchique en réduisant la coopération des équipes.
Renforcer la rémunération en écartant les échanges entre les équipes.
Renforcer la participation, la coopération et la discussion dans les équipes.

Renforcer la participation, la coopération et la discussion dans les équipes.

Explication

Dans l’école des relations humaines, la motivation ne dépend pas de la seule rémunération : la participation, la coopération et la discussion influencent aussi les comportements. Réduire la motivation au salaire ignore ces facteurs, tandis que le contrôle hiérarchique et la limitation des échanges ne les renforcent pas.

9. Dans une équipe, le responsable laisse les membres décider comment accomplir le travail et intervient peu. La coopération est faible et les résultats sont de piètre qualité. À quel style de leadership ces effets correspondent-ils ?

Au leadership autoritaire.
Au leadership paternaliste.
Au leadership de laisser-faire.
Au leadership démocratique.

Au leadership de laisser-faire.

Explication

Chez Lewin, le laisser-faire est associé à une faible coopération et à des travaux de piètre qualité. Le style démocratique se caractérise plutôt par une meilleure qualité et davantage d’autonomie, tandis que les réactions agressives sont associées au style autoritaire; le style paternaliste relève de la classification de Likert.

10. Quel objet d’étude caractérise l’approche fonctionnaliste des organisations ?

Les relations entre marché et technologie, ainsi que les conditions de rentabilité commerciale.
Les relations entre individus et salaires, ainsi que les conditions de motivation des salariés.
Les relations entre dirigeants et conflits, ainsi que les conditions de négociation collective.
Les relations entre structure et procédures, ainsi que les conditions de maintien des systèmes sociaux.

Les relations entre structure et procédures, ainsi que les conditions de maintien des systèmes sociaux.

Explication

L’approche fonctionnaliste étudie les liens entre structure et procédures dans les organisations et leur société, en s’intéressant à la survie et au maintien des systèmes sociaux. La motivation salariale, la rentabilité commerciale ou la négociation des conflits ne définissent pas cet objet central.

11. Une entreprise passe de la fabrication en grandes séries à la production de prototypes et de petites séries. Quelle conséquence organisationnelle la distinction de Joan Woodward invite-t-elle à envisager ?

Conserver la structure, car les prototypes appellent la même organisation que les grandes séries.
Repenser la structure, car la production en petites séries n’appelle pas la même organisation.
Décentraliser davantage, car les grandes séries correspondent à un environnement incertain.
Centraliser davantage, car les prototypes correspondent à un environnement stable.

Repenser la structure, car la production en petites séries n’appelle pas la même organisation.

Explication

Woodward souligne que la production de prototypes ou en petites séries n’appelle pas la même structure que la production en grandes séries; le changement de mode de production invite donc à réexaminer l’organisation. Maintenir nécessairement la structure confond les deux contextes, et les propositions sur stabilité ou incertitude mélangent cette distinction avec celle des systèmes mécanique et organique.

12. Une organisation opère dans un environnement devenu très incertain et doit s’adapter fréquemment. Quel système correspond le mieux à cette situation ?

Le système organique, plus hiérarchisé et centralisé.
Le système mécanique, plus spécialisé et décentralisé.
Le système organique, plus informel et décentralisé.
Le système mécanique, plus informel et décentralisé.

Le système organique, plus informel et décentralisé.

Explication

Le système organique répond à l’incertitude par une organisation moins formelle et plus décentralisée. La centralisation, la hiérarchie forte et les procédures strictes caractérisent plutôt le système mécanique, associé à un environnement stable; la spécialisation poussée ne définit pas le système organique.

13. Une entreprise possède plusieurs sous-systèmes confrontés à des environnements différents. Quelle démarche est la plus conforme aux théories contingentes pour améliorer sa performance ?

Adapter chaque sous-système à son environnement et laisser leurs liens se former seuls.
Coordonner les sous-systèmes entre eux et leur imposer une structure uniforme.
Imposer une structure uniforme à tous les sous-systèmes et réduire leur coordination.
Adapter chaque sous-système à son environnement et coordonner les sous-systèmes entre eux.

Adapter chaque sous-système à son environnement et coordonner les sous-systèmes entre eux.

Explication

Les théories contingentes relient la performance à l’adéquation de chaque sous-système à son environnement et à des mécanismes qui intègrent les sous-systèmes. Une structure uniforme ignore les exigences locales, tandis que l’adaptation sans coordination ou la coordination sans adéquation laisse de côté une condition essentielle.

14. Dans l’analyse néoclassique traditionnelle, quelle représentation de la firme accompagne l’objectif de maximisation du profit ?

Une organisation où actionnaires et dirigeants ont des fonctions séparées
Une coalition de groupes aux objectifs divergents
Un marché qui répartit les ressources entre les entreprises
Une boîte noire sans distinction entre actionnaires et dirigeants

Une boîte noire sans distinction entre actionnaires et dirigeants

Explication

Dans cette analyse, la firme est traitée comme une entité ou une boîte noire, les actionnaires ne sont pas distingués des dirigeants et le profit est maximisé. La réponse « marché » confond deux formes d’allocation, la « coalition » renvoie à la théorie béhavioriste et la séparation des fonctions ne correspond pas à ce modèle traditionnel.

15. Dans une économie où les entreprises rivalisent avec le marché pour organiser l’allocation des ressources, quelle distinction caractérise ces deux formes d’organisation ?

Les entreprises allouent les ressources, tandis que le marché leur fait concurrence comme système de production
Le marché et les entreprises sont deux systèmes identiques d’allocation des ressources
Le marché alloue les ressources, tandis que les entreprises lui font concurrence comme systèmes d’allocation
Le marché est une entreprise particulière, tandis que les entreprises regroupent les échanges

Le marché alloue les ressources, tandis que les entreprises lui font concurrence comme systèmes d’allocation

Explication

Le marché est un type particulier d’organisation dont la fonction est d’allouer les ressources, alors que les entreprises sont des systèmes qui lui font concurrence. Inverser ces fonctions attribue au marché le rôle des entreprises; les assimiler efface leur distinction, et définir le marché comme une entreprise particulière déforme la relation entre les deux.

16. Une entreprise envisage d’internaliser une transaction afin d’éviter les recherches coûteuses d’informations et la négociation de contrats externes. À quelle catégorie appartiennent ces dépenses évitées ?

À la contrainte de profit
Aux dépenses discrétionnaires
Aux coûts de transaction
Aux coûts de production

Aux coûts de transaction

Explication

Les coûts de transaction sont liés aux échanges et aux contrats; ils comprennent notamment la recherche d’information, que l’internalisation peut permettre d’économiser. Les coûts de production concernent la fabrication, le profit maximal est une contrainte distincte, et les dépenses discrétionnaires relèvent d’un autre courant d’analyse.

17. Une entreprise prend en charge en interne des échanges auparavant organisés par le marché et réduit ainsi ses coûts de recherche d’information. Quel raisonnement de Ronald Coase cette situation illustre-t-elle ?

La firme se développe pour accroître le chiffre d’affaires sous une contrainte de profit
La firme existe parce que les actionnaires et les dirigeants maximisent ensemble le profit
La firme peut allouer certaines ressources plus efficacement que le marché en économisant des coûts de transaction
La firme existe parce que l’entrepreneur assume les risques liés à un environnement incertain

La firme peut allouer certaines ressources plus efficacement que le marché en économisant des coûts de transaction

Explication

Pour Coase, une firme peut être un système d’allocation plus efficace que le marché lorsqu’elle internalise certaines transactions et économise des coûts de transaction. L’incertitude et le risque renvoient à Knight, la maximisation du profit au modèle néoclassique, et la recherche de chiffre d’affaires à Baumol.

18. Une responsable ne parvient pas à traiter toutes les informations disponibles ni à les communiquer intégralement à son équipe. Quelle notion de Simon décrit ces limites ?

La rationalité limitée
La coalition interactive
Le satisficing
La contrainte de profit maximal

La rationalité limitée

Explication

La rationalité limitée désigne les limites de réception, de stockage et de traitement de l’information, ainsi que les limites de communication. La coalition interactive décrit la firme béhavioriste, le satisficing une recherche de solution satisfaisante, et la contrainte de profit relève du modèle de Baumol.

19. Dans une firme où les équipes de production, de vente et de gestion des stocks défendent des objectifs divergents, quelle représentation correspond à la théorie béhavioriste ?

Une coalition interactive de groupes aux objectifs conflictuels
Une boîte noire poursuivant la maximisation du profit
Une séparation entre actionnaires propriétaires et dirigeants
Un individu cherchant une solution selon son niveau d’aspiration

Une coalition interactive de groupes aux objectifs conflictuels

Explication

La théorie béhavioriste représente la firme comme une coalition interactive de groupes dont les objectifs peuvent être conflictuels. La boîte noire renvoie à l’analyse néoclassique, le niveau d’aspiration au satisficing, et la séparation entre propriété et direction à la distinction entre actionnaires et dirigeants.

20. Une entreprise compare deux modes de production et chiffre les dépenses engendrées par le contrat qui transfère la propriété entre elle et un fournisseur. À quoi correspondent ces dépenses dans l’approche de Williamson ?

Aux coûts de production
Aux coûts de surveillance hiérarchique
Aux coûts de rémunération salariale
Aux coûts de transaction

Aux coûts de transaction

Explication

Pour Williamson, les coûts de transaction sont les dépenses entraînées par le contrat qui définit un transfert de propriété entre individus ou organisations. Les coûts de production concernent la fabrication, les coûts de surveillance relèvent du contrôle interne et la rémunération est un paiement salarial.

21. Une entreprise doit décider si elle internalise une activité spécialisée, tient compte des effets produits par des activités conjointes et cherche à rendre ses unités internes autonomes. Quels facteurs mobilise-t-elle pour expliquer les frontières entre firme et marché ?

La spécificité des actifs, les externalités et la décomposition hiérarchique
La concurrence, les prix de vente et la spécialisation des produits
La taille de l’entreprise, les salaires et la centralisation financière
La propriété publique, la rémunération et le contrôle des consommateurs

La spécificité des actifs, les externalités et la décomposition hiérarchique

Explication

Williamson explique les frontières entre firme et marché par la spécificité des actifs, les externalités des activités conjointes et la décomposition hiérarchique en sous-systèmes opérationnels assez autonomes. La taille, les salaires ou la propriété publique ne reprennent pas ces trois facteurs.

22. Dans une analyse inspirée d’Alchian, quelle description rend correctement compte des droits de propriété ?

Des relations directes entre personnes et objets possédés
Des actes matériels de détention sans relation entre personnes
Des règles de fonctionnement entre services d’une entreprise
Des relations codifiées entre personnes concernant l’usage des choses

Des relations codifiées entre personnes concernant l’usage des choses

Explication

Pour Alchian, les droits de propriété sont des relations codifiées entre les hommes portant sur l’usage des choses. Les concevoir comme un lien direct avec l’objet, comme des règles de service ou comme une simple détention matérielle manque cette définition.

23. Une directrice confie à un salarié la mission de livrer une commande et lui verse un salaire en contrepartie de son travail. Comment qualifier cette relation contractuelle ?

Une bureaucratie fondée sur des règles impersonnelles
Une relation de marché sans mission confiée
Une relation d’agence entre un principal et un agent
Un transfert de propriété entre deux organisations

Une relation d’agence entre un principal et un agent

Explication

Une relation d’agence est un contrat par lequel un principal confie une mission à un agent, qui l’exécute en contrepartie d’un salaire. Un transfert de propriété définit plutôt les coûts de transaction, tandis qu’une bureaucratie désigne un type d’organisation formelle.

24. Dans un atelier, des spécialistes étudient les gestes des ouvriers qualifiés, classent leurs connaissances puis recomposent les opérations en séquences plus rapides avec des temps et des performances de référence. Quelle démarche est appliquée ?

L’organisation scientifique du travail de Taylor
La rémunération à la production du système tayloriste
La bureaucratie hiérarchique de Weber
La division du travail parmi les principes de Fayol

L’organisation scientifique du travail de Taylor

Explication

L’organisation scientifique du travail de Taylor consiste à étudier, enregistrer et classer les connaissances ouvrières, puis à recomposer les opérations en séquences plus rapides munies de standards. La bureaucratie, la division du travail comme principe de Fayol et la rémunération au rendement désignent d’autres éléments.

25. Une usine confie la conception aux ingénieurs, fait étudier scientifiquement les tâches par des spécialistes, sélectionne et forme les ouvriers selon leurs aptitudes, puis associe cette étude à la sélection. Quelle combinaison correspond aux principes tayloristes ?

Centralisation, équité, unité de direction et subordination des intérêts particuliers
Unité de commandement, hiérarchie, discipline et stabilité du personnel
Séparation conception-exécution, étude scientifique, sélection-formation et couplage de l’étude à la sélection
Initiative ouvrière, conception partagée, ancienneté et rémunération uniforme

Séparation conception-exécution, étude scientifique, sélection-formation et couplage de l’étude à la sélection

Explication

Les quatre principes tayloristes associent séparation de la conception et de l’exécution, étude scientifique par des spécialistes, sélection et formation scientifiques, et couplage de l’étude avec la sélection. L’unité de commandement et la hiérarchie relèvent des principes de Fayol, tandis que l’initiative de conception par les ouvriers inverse la séparation.

26. Des employés exécutent volontairement les ordres d’une responsable parce qu’ils les jugent légitimes. Quelle notion de Weber décrit cette aptitude à obtenir leur obéissance volontaire ?

Le pouvoir
La bureaucratie
L’autorité
La discipline

L’autorité

Explication

Chez Weber, l’autorité est l’aptitude à obtenir l’observation volontaire d’ordres jugés légitimes. Le pouvoir désigne la capacité de forcer l’obéissance, tandis que la bureaucratie et la discipline sont des notions organisationnelles distinctes.

27. Selon la manière dont l’autorité est légitimée, quels sont les trois types purs d’organisation distingués par Max Weber ?

Charismatique, traditionnelle et bureaucratique
Traditionnelle, hiérarchique et centralisée
Charismatique, rationnelle et fonctionnelle
Bureaucratique, scientifique et patrimoniale

Charismatique, traditionnelle et bureaucratique

Explication

Weber distingue trois types purs d’organisation selon la légitimation de l’autorité : charismatique, traditionnelle et bureaucratique. Le type fonctionnel est associé à l’organisation tayloriste, et les catégories hiérarchique ou centralisée ne constituent pas cette typologie.

28. Dans une organisation où chaque employé reçoit des ordres de plusieurs supérieurs hiérarchiques, quel principe classique n’est pas respecté ?

L’unité de commandement
Le lien entre responsabilité et autorité
La séparation opérationnel-fonctionnel
La départementalisation des activités

L’unité de commandement

Explication

L’unité de commandement vise à éviter qu’un employé relève de plusieurs supérieurs. La départementalisation organise les activités en services, le lien responsabilité-autorité associe ces deux éléments, et la séparation opérationnel-fonctionnel distingue des rôles organisationnels.

29. Une usine fabrique un modèle de produit simple en peu de variantes, au moyen de machines rationalisées et de tâches très spécialisées. À quel modèle de production cette organisation correspond-elle ?

À la production artisanale
À la fabrication sur mesure
Au fordisme
À la rotation des tâches

Au fordisme

Explication

Le fordisme associe la production de masse à des produits simples et peu variés, à des machines rationalisées et à des tâches ouvrières spécialisées. La fabrication sur mesure et la production artisanale ne correspondent pas à cette logique de standardisation.

30. Pour augmenter sa production en grandes séries, une usine sépare la conception de l’exécution, répartit le travail en opérations simples sur une chaîne et utilise des pièces interchangeables. Quel mécanisme décrit cette organisation ?

L’adaptation de composants différents à chaque unité fabriquée
La séparation des niveaux hiérarchiques sans répartition des tâches
La spécialisation des ouvriers sans organisation en chaîne
La combinaison de divisions du travail, de chaîne de montage et de standardisation

La combinaison de divisions du travail, de chaîne de montage et de standardisation

Explication

La production fordienne en grandes séries s’appuie conjointement sur la division verticale et horizontale du travail, la chaîne de montage et la standardisation de pièces interchangeables. La seule hiérarchie ou la seule spécialisation ne rend pas compte de l’ensemble du mécanisme.

31. Un chercheur veut expliquer pourquoi une entreprise existante a adopté sa structure actuelle. Cette question relève-t-elle de la visée principale de l’école classique ?

Oui, elle cherche d’abord les causes historiques des structures existantes
Non, elle analyse surtout l’adaptation de l’entreprise à son environnement
Oui, elle étudie principalement les relations entre individus et organisation
Non, elle cherche plutôt la meilleure manière de construire et gérer une organisation

Non, elle cherche plutôt la meilleure manière de construire et gérer une organisation

Explication

L’école classique vise à définir la meilleure façon de construire et de gérer une organisation, plutôt qu’à expliquer pourquoi les structures existantes ont pris leur forme. L’explication historique des structures n’est donc pas sa visée principale.

32. Dans une entreprise marquée par l’absentéisme, une forte rotation du personnel et des accidents du travail liés aux excès du taylorisme, quel courant se développe en réaction ?

L’école classique du management
Le taylorisme renforcé
L’école des relations humaines
La théorie de la structure formelle

L’école des relations humaines

Explication

L’école des relations humaines se développe en réaction aux excès du taylorisme et aux problèmes associés, tels que l’absentéisme, la rotation du personnel et les accidents du travail. Le taylorisme renforcé n’est pas le courant de réaction décrit.

33. Une approche du travail humain s’appuie sur des expériences rigoureuses, mais cherche à accroître la productivité et le profit plutôt qu’à défendre une éthique humaniste. Comment caractériser l’école des relations humaines ?

Éthique et philosophique, sans recherche de rigueur expérimentale
Scientifique par sa méthode et humaniste par sa finalité éthique
Centrée sur le profit, sans démarche expérimentale rigoureuse
Expérimentale et rigoureuse, sans être humaniste au sens éthique

Expérimentale et rigoureuse, sans être humaniste au sens éthique

Explication

L’école des relations humaines revendique une démarche expérimentale rigoureuse, mais ses théories visent l’efficacité productive et le profit plutôt qu’un idéal éthique ou philosophique. Le qualificatif « humaines » ne signifie donc pas qu’elle soit humaniste en ce sens.

34. Pendant une expérience en usine, la productivité augmente encore après une diminution de la puissance des lampes. Quelle conclusion les résultats permettent-ils de tirer ?

L’éclairage seul ne suffit pas à expliquer la hausse de productivité
La baisse de luminosité prouve que les lampes améliorent le rendement
Les résultats établissent que les conditions matérielles expliquent toute la hausse
La hausse résulte nécessairement d’un éclairage plus puissant

L’éclairage seul ne suffit pas à expliquer la hausse de productivité

Explication

Puisque la productivité continue d’augmenter alors que la puissance des lampes diminue, l’éclairage seul ne peut expliquer l’effet observé. Attribuer la hausse à une lumière plus puissante néglige le résultat de cette phase de l’expérience.

35. Des employés modifient leur comportement parce qu’ils savent qu’ils participent à une étude. Quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

La variation de productivité
L’effet des conditions matérielles
L’effet Hawthorne
La dynamique du groupe social

L’effet Hawthorne

Explication

L’effet Hawthorne désigne l’influence de l’expérimentation sur les phénomènes observés, lorsque les personnes savent qu’elles sont étudiées et peuvent modifier leur comportement. Un changement matériel concerne les conditions de travail, tandis que la dynamique de groupe est une autre explication de certains résultats de Hawthorne.

36. Dans une équipe où les conditions matérielles restent stables, les salariés deviennent plus engagés après que leurs contributions sont reconnues et qu’ils se sentent intégrés au groupe. Quelle explication correspond à l’analyse de Mayo ?

La reconnaissance individuelle, sans lien avec le groupe, explique leur motivation.
L’accroissement de leur capacité physique explique leur motivation.
L’amélioration des conditions matérielles explique leur motivation.
Le sentiment d’être considéré et membre du groupe stimule leur motivation.

Le sentiment d’être considéré et membre du groupe stimule leur motivation.

Explication

Pour Mayo, le fait d’être considéré et de se sentir membre d’un groupe motive davantage que les conditions matérielles. L’explication matérielle privilégie le mauvais facteur, la capacité physique confond aptitude physique et dynamique sociale, et la reconnaissance sans appartenance néglige le rôle du groupe.

37. Deux salariés ont une capacité physique comparable, mais l’un est mieux intégré à son équipe et accomplit davantage de travail. Quel facteur explique cette différence selon Mayo ?

Les conditions matérielles et l’aménagement du poste.
La rémunération et les récompenses financières.
La capacité physique et l’endurance individuelle.
La capacité sociale et l’intégration dans le groupe.

La capacité sociale et l’intégration dans le groupe.

Explication

Pour Mayo, la quantité de travail dépend de la capacité sociale et de l’intégration de l’individu plutôt que de sa seule capacité physique. L’endurance reprend cette explication physique, l’aménagement porte sur les conditions matérielles et la rémunération réduit l’analyse aux récompenses financières.

38. Une responsable pense que ses employés peuvent trouver de l’intérêt dans leur travail et accepter des responsabilités. À quelle conception de McGregor cette hypothèse correspond-elle ?

À la théorie X, qui décrit les capacités physiques des salariés.
À la théorie Y, qui suppose refus du travail et des responsabilités.
À la théorie X, qui suppose motivation et acceptation des responsabilités.
À la théorie Y, qui admet motivation et acceptation des responsabilités.

À la théorie Y, qui admet motivation et acceptation des responsabilités.

Explication

La théorie Y suppose que l’individu peut être motivé par le travail et accepter ou rechercher des responsabilités. La théorie X est associée au rejet du travail et des responsabilités, tandis que le contrôle autoritaire relève des conséquences de cette conception et non du présupposé décrit.

39. Une entreprise fixe des objectifs à une collaboratrice, évalue les résultats et lui laisse le choix de ses méthodes. Quelle forme de direction correspond à cette pratique selon McGregor ?

La théorie X, sans contrôle des résultats ni suivi du travail.
La théorie X, avec un contrôle des résultats et une marge de manœuvre.
La théorie Y, avec un contrôle direct des personnes et des méthodes imposées.
La théorie Y, avec un contrôle des résultats et une marge de manœuvre.

La théorie Y, avec un contrôle des résultats et une marge de manœuvre.

Explication

La théorie Y peut fonder la direction par objectifs : le contrôle porte sur les résultats et le subordonné dispose d’une marge de manœuvre. Le contrôle des personnes et des méthodes imposées correspond plutôt à la logique coercitive de la théorie X, et la direction par objectifs ne signifie pas l’absence de contrôle.

40. Après une réorganisation, une équipe connaît une ambiance dégradée et un sentiment d’isolement, puis son efficacité baisse. Quelle interprétation correspond à l’école des relations humaines ?

Le climat collectif relève du bien-être, sans lien avec l’efficacité.
Le climat peut affecter les employés, mais pas les cadres.
La baisse d’efficacité s’explique par les conditions matérielles du poste.
Le climat et l’équilibre dans le groupe peuvent affecter le moral et l’efficacité.

Le climat et l’équilibre dans le groupe peuvent affecter le moral et l’efficacité.

Explication

L’école des relations humaines considère que l’équilibre de l’individu dans le groupe, l’ambiance et le climat influencent le moral et l’efficacité des salariés comme des cadres. Séparer climat et efficacité nie ce lien, invoquer les conditions matérielles ajoute une cause non établie, et exclure les cadres restreint à tort le principe.

41. Dans une entreprise, des habitudes et des relations entre collègues se développent sans avoir été conçues par les chefs, mais elles influencent le fonctionnement collectif. Comment nommer cette organisation ?

La structure informelle.
L’organigramme hiérarchique.
La structure formelle.
Le projet d’entreprise.

La structure informelle.

Explication

La structure informelle est une organisation cachée, qui n’est pas créée consciemment par les chefs et qui influence le fonctionnement de l’entreprise. La structure formelle et l’organigramme renvoient à une organisation instituée, tandis qu’un projet d’entreprise est une démarche explicitement formulée.

42. Une cheffe veut mettre en pratique les recommandations de l’école des relations humaines dans ses échanges avec l’équipe. Quelle conduite devrait-elle adopter ?

Écouter, informer et prendre en compte besoins et initiatives.
Informer l’équipe en écartant ses besoins et initiatives.
Écouter l’équipe tout en retenant les informations utiles.
Donner des ordres sans consulter les collaborateurs.

Écouter, informer et prendre en compte besoins et initiatives.

Explication

L’école des relations humaines recommande aux chefs d’écouter, d’informer et de tenir compte des besoins et des initiatives de leurs collaborateurs. Les ordres sans écoute, l’information sans prise en compte des besoins et l’écoute accompagnée de rétention d’informations omettent chacun une partie de cette conduite.

43. Une organisation reçoit des ressources, les transforme, fournit des produits ou des services, puis utilise les informations sur les résultats pour ajuster son fonctionnement. Quel concept décrit ce cycle d’échanges avec le milieu?

L’équifinalité
Le système fermé
L’homéostasie
Le système ouvert

Le système ouvert

Explication

Un système ouvert échange continuellement avec son environnement par des entrées, une transformation, des sorties et une rétroaction, ce qui contribue à son maintien. L’homéostasie désigne l’autorégulation, le système fermé néglige les échanges avec le milieu et l’équifinalité concerne la diversité des moyens d’atteindre un même état final.

44. Une direction compare deux analyses de son organisation : l’une examine surtout le lien entre buts, structure et rendement; l’autre étudie la survie et les relations avec le milieu. Quelle interprétation distingue correctement les métaphores mobilisées?

La première relève de l’organisme, la seconde de la machine
Les deux relèvent de l’organisme, centré sur la survie
Les deux relèvent de la machine, centrée sur le rendement
La première relève de la machine, la seconde de l’organisme

La première relève de la machine, la seconde de l’organisme

Explication

La métaphore de la machine met l’accent sur les buts, la structure et le rendement, tandis que celle de l’organisme porte l’attention sur la survie et les relations avec l’environnement. Attribuer la survie à la machine confond les approches, et les deux autres réponses inversent ou effacent leur distinction.

45. Une entreprise constate que certaines compétences et relations avec ses partenaires ne génèrent plus de valeur dans un marché transformé. Quelle démarche correspond à la gestion de ses ressources dans un environnement évolutif?

Conserver les actifs existants et maintenir les liens avec les partenaires malgré les changements du marché
Recenser les actifs créateurs de valeur une fois, puis laisser inchangés les ressources et les partenariats
Adapter les ressources sans examiner leur contribution à la valeur ni l’évolution des partenaires
Repérer les actifs créateurs de valeur, suivre leur évolution et reconfigurer les ressources et les liens avec les partenaires

Repérer les actifs créateurs de valeur, suivre leur évolution et reconfigurer les ressources et les liens avec les partenaires

Explication

L’entreprise doit repérer les actifs générateurs de valeur, suivre leur évolution et reconfigurer ses ressources et ses relations avec les partenaires en fonction de l’environnement. Maintenir des actifs dévalorisés suppose qu’ils ne changent pas, dissocier les partenaires néglige les liens évolutifs, et un inventaire ponctuel omet le suivi continu.

46. Deux organisations disposent de ressources et de points de départ différents, mais parviennent au même état final en utilisant des stratégies distinctes. Quel principe cette situation illustre-t-elle?

L’équifinalité
L’homéostasie
La transformation interne
La rétroaction négative

L’équifinalité

Explication

L’équifinalité signifie qu’un système ouvert peut atteindre un même état final par différents moyens, malgré des points de départ et des ressources différents. L’homéostasie et la rétroaction négative concernent la régulation des écarts, tandis que la transformation interne est une étape du cycle des échanges.

47. Pour améliorer l’efficacité d’une entreprise, une équipe étudie à la fois les relations humaines et les équipements, puis cherche à combiner ces deux dimensions. Quelle approche applique-t-elle?

L’approche centrée sur le système technique
L’approche fondée sur la séparation des systèmes
L’approche centrée sur le système social
L’approche sociotechnique

L’approche sociotechnique

Explication

L’approche sociotechnique analyse ensemble les systèmes social et technique et les combine afin d’améliorer l’efficacité de l’entreprise. Se limiter aux équipements néglige le social, se limiter aux relations humaines néglige le technique, et séparer les systèmes va à l’encontre de leur combinaison.

48. Une entreprise prépare un changement technologique et doit évaluer les conséquences de ses choix sur le travail. Quels éléments doit-elle prendre en compte pour une décision sociotechnique?

Qualifications, attentes, sentiments et valeurs, sans les équipements ni les procédés
Qualifications, attentes, sentiments et valeurs, ainsi qu’équipements, procédés, horaires et conditions de travail
Coûts et délais, ainsi que les objectifs de rentabilité et les résultats financiers
Équipements, procédés, horaires et conditions de travail, sans les qualifications ni les attentes

Qualifications, attentes, sentiments et valeurs, ainsi qu’équipements, procédés, horaires et conditions de travail

Explication

Les décisions sociotechniques tiennent compte des facteurs humains — qualifications, attentes, sentiments et valeurs — ainsi que des équipements, machines, procédés, horaires et conditions de travail. Les réponses centrées sur un seul système omettent l’autre, tandis que les coûts et la rentabilité caractérisent surtout les priorités du système technique.

49. Une usine veut améliorer son efficience en modifiant à la fois l’organisation du travail et les moyens techniques. Quelle mesure correspond à la recommandation sociotechnique?

Améliorer les conditions de travail et enrichir les tâches, tout en laissant le système technique inadapté
Mettre en place des groupes autonomes, enrichir les tâches, améliorer les conditions de travail et adapter le système technique
Adapter le système technique et les procédés, tout en organisant le travail sans autonomie collective
Accroître la codification et la division du travail, tout en conservant les conditions de travail existantes

Mettre en place des groupes autonomes, enrichir les tâches, améliorer les conditions de travail et adapter le système technique

Explication

L’approche recommande d’associer des groupes autonomes, l’enrichissement des tâches et l’amélioration des conditions de travail à un système technique adapté pour améliorer l’efficience. Renforcer la codification et la division peut nuire à la productivité, tandis que les autres réponses omettent soit l’adaptation technique, soit l’autonomie des groupes.

50. Quel auteur a formulé six principes d’action sociotechniques comprenant notamment l’autonomie des groupes et une rémunération associant salaire fixe et prime collective?

E. Mayo
Les chercheurs de l’étude des mines anglaises
F. Taylor
F. Emery

F. Emery

Explication

F. Emery a formulé les six principes d’action sociotechniques, dont le développement de l’autonomie des groupes et une rémunération combinant salaire fixe et prime répartie dans le groupe. F. Taylor est associé à l’organisation scientifique du travail, E. Mayo à d’autres travaux sur les relations humaines, et l’étude des mines constitue un constat empirique plutôt que l’attribution de ces principes.

51. Dans l’analyse de Galbraith, quel groupe constitue la technostructure d’une entreprise ?

Les propriétaires du capital qui contrôlent les ressources financières de l’entreprise
Les opérateurs qui accomplissent le travail central de l’organisation
Les personnes qui contribuent aux décisions collectives par leurs compétences ou leur expérience
Les dirigeants qui prennent seuls les décisions stratégiques de l’entreprise

Les personnes qui contribuent aux décisions collectives par leurs compétences ou leur expérience

Explication

Pour Galbraith, la technostructure réunit les personnes qui participent aux décisions collectives en apportant des connaissances spécialisées, du talent ou de l’expérience. Les dirigeants seuls, les opérateurs et les propriétaires du capital désignent des groupes différents.

52. Dans une organisation, les salariés qui réalisent le travail constituant sa raison d’être appartiennent à quel groupe ?

Aux fonctions de coordination
Au centre opérationnel
À la technostructure
Au groupe directorial

Au centre opérationnel

Explication

Le centre opérationnel regroupe les opérateurs qui accomplissent le travail constituant la raison d’être de l’organisation. La technostructure contribue aux décisions par ses compétences, tandis que le groupe directorial et les fonctions de coordination ne désignent pas ces opérateurs.

53. Une entreprise passe de quelques salariés à plusieurs centaines et ses services deviennent plus différenciés. Quel problème organisationnel devient alors prioritaire ?

Réduire la spécialisation pour rendre les services homogènes
Diviser le travail entre les premiers postes de l’entreprise
Coordonner les fonctions, décentraliser et harmoniser les décisions
Concentrer les décisions sans ajuster les liens entre les fonctions

Coordonner les fonctions, décentraliser et harmoniser les décisions

Explication

Dans les grandes organisations, la différenciation des fonctions accroît les besoins de coordination, de décentralisation et d’harmonisation des décisions. La division du travail caractérise davantage le problème prioritaire des petites organisations.

54. Quel enchaînement décrit les cinq phases successives de croissance de l’entreprise selon Greiner ?

Création, direction, coordination, délégation, collaboration interpersonnelle
Création, direction, délégation, coordination, collaboration interpersonnelle
Création, collaboration interpersonnelle, délégation, coordination, direction
Croissance, direction, délégation, coordination, collaboration interpersonnelle

Création, direction, délégation, coordination, collaboration interpersonnelle

Explication

Greiner décrit une succession cumulative allant de la création à la direction, puis à la délégation, à la coordination et enfin à la collaboration interpersonnelle. L’ordre coordination-délégation inverse deux phases, tandis que les autres séquences déplacent des étapes.

55. Une entreprise fait face à une demande imprévisible et à des approvisionnements incertains. Quelle structure correspond le mieux à un environnement dynamique selon Burns et Stalker ?

Une structure mécaniste, formalisée et centralisée, aux responsabilités étroitement définies
Une structure organique, moins formalisée, aux responsabilités larges et aux communications latérales
Une structure organique, centralisée et formalisée, aux communications surtout verticales
Une structure mécaniste, peu formalisée, aux responsabilités larges et aux communications latérales

Une structure organique, moins formalisée, aux responsabilités larges et aux communications latérales

Explication

Dans un environnement dynamique, Burns et Stalker associent l’organisation à une structure organique, moins formalisée, avec des responsabilités plus larges et des communications latérales. La structure mécaniste, formalisée et centralisée, correspond plutôt à un environnement stable.

56. Une entreprise s’étend sur des marchés aux besoins très différents et crée des unités spécialisées par marché. Quelle mesure favorise alors la cohérence de l’ensemble selon Lawrence et Lorsch ?

Supprimer les mécanismes de coordination entre les unités
Renforcer l’intégration entre les unités spécialisées
Remplacer les unités spécialisées par une unité commune
Réduire l’intégration entre les unités spécialisées

Renforcer l’intégration entre les unités spécialisées

Explication

La diversification des marchés favorise la création d’unités spécialisées, mais une différenciation élevée appelle une intégration forte pour préserver coordination et cohérence. Réduire l’intégration ou supprimer la coordination aggraverait les difficultés entre unités.

57. Sur un marché, de nombreuses entreprises vendent un produit identique, tandis que sur un autre, quelques grandes entreprises surveillent les décisions de leurs rivales. Comment caractériser ces deux structures ?

Concurrence pure sur les deux marchés, car plusieurs firmes y sont présentes
Monopole sur le premier marché, oligopole sur le second
Oligopole sur le premier marché, concurrence pure sur le second
Concurrence pure sur le premier marché, oligopole sur le second

Concurrence pure sur le premier marché, oligopole sur le second

Explication

En concurrence pure, les nombreuses firmes offrent un bien identique et prennent le prix comme donné; en oligopole, peu de firmes tiennent compte des réactions de leurs rivales. Assimiler la présence de plusieurs entreprises à un oligopole ignore la différence de nombre et d’interdépendance.

58. Une entreprise est seule à vendre sur son marché et doit fixer son prix de vente. Quelle contrainte externe principale limite sa décision ?

Les règles de concurrence du marché
La demande des consommateurs
Les décisions de production des entreprises rivales
Le coût moyen de l’entreprise

La demande des consommateurs

Explication

En monopole, la firme est seule sur le marché et sa principale contrainte externe pour fixer son prix est la demande des consommateurs. Les réactions de rivales supposent plusieurs entreprises, tandis que le coût moyen et la réglementation ne sont pas la contrainte externe principale décrite ici.

59. Une analyse soutient que la réglementation façonne la structure du marché, laquelle influence les stratégies des entreprises et, par cette voie, leur performance. À quel courant correspond ce raisonnement ?

Au modèle structuraliste de l’école d’Harvard
Au modèle de concurrence pure
À l’explication du monopole par la demande
À l’approche de l’école de Chicago

Au modèle structuraliste de l’école d’Harvard

Explication

Le modèle structuraliste d’Harvard relie l’environnement juridique et réglementaire et la structure du marché aux stratégies, puis à la performance des entreprises. L’approche de Chicago avance plutôt que les performances expliquent la structure.

60. Les quatre plus grandes entreprises d’un marché détiennent respectivement 28 %, 17 %, 12 % et 9 % des ventes. Quelle valeur de l’indice C4 obtient-on ?

57 %
16,5 %
66 %
28 %

66 %

Explication

L’indice C4 est la somme des parts de marché des quatre principales firmes : 28+17+12+9=66 %28 + 17 + 12 + 9 = 66\,\%. La somme des trois premières vaut 57 %, la part de la première est 28 %, et la moyenne des quatre parts est 16,5 %.

61. Dans un marché concurrentiel, quelle évolution de prix, de profits et de surplus des consommateurs est attendue à terme ?

Le prix tend vers le minimum du coût moyen; les profits augmentent et le surplus diminue
Le prix égale le coût marginal et tend vers le minimum du coût moyen; les profits tendent vers zéro et le surplus est maximal
Le prix dépasse durablement le coût moyen; les profits restent positifs et le surplus diminue
Le prix égale le coût moyen; les profits tendent vers zéro et le surplus est minimal

Le prix égale le coût marginal et tend vers le minimum du coût moyen; les profits tendent vers zéro et le surplus est maximal

Explication

En concurrence, le prix égale le coût marginal et tend à terme vers le minimum du coût moyen; les profits tendent vers zéro tandis que le surplus des consommateurs est maximal. Un prix durablement supérieur au coût moyen et une baisse du surplus caractérisent plutôt le mécanisme décrit pour le monopole.

62. Un monopoleur doit facturer un prix uniforme et cherche à maintenir un prix supérieur à son coût moyen. Quelle stratégie peut lui permettre d’obtenir ce résultat ?

Fixer un prix différent pour chaque consommateur
Accroître son offre pour rapprocher le prix du coût marginal
Restreindre son offre pour soutenir le prix
Vendre au prix du marché déterminé par ses rivales

Restreindre son offre pour soutenir le prix

Explication

Avec un prix uniforme, le monopoleur peut restreindre volontairement son offre afin de maintenir le prix au-dessus du coût moyen et de réaliser un profit au détriment du surplus des consommateurs. Accroître l’offre exerce une pression à la baisse sur le prix; la tarification individuelle n’est pas la situation posée.

63. Une personne prend une décision avec des informations incomplètes et des capacités de calcul limitées; elle ne peut donc pas nécessairement déterminer la solution optimale. Quel concept décrit cette situation ?

La rationalité procédurale
La rationalité limitée
La décision programmée
La maximisation certaine

La rationalité limitée

Explication

La rationalité limitée désigne une décision affectée par les limites de l’information et des capacités de calcul, qui empêchent de trouver nécessairement la solution optimale. La rationalité procédurale porte sur la manière de décider, et non directement sur ces limites.

64. Face à une décision complexe et inhabituelle, une responsable examine plusieurs solutions et poursuit ses recherches jusqu’à trouver une option qui atteint son niveau d’aspiration. Quelle démarche suit-elle ?

Poursuivre la recherche jusqu’à garantir la solution optimale
Choisir immédiatement la première option disponible
Appliquer une procédure routinière sans comparer d’alternatives
Délibérer et rechercher des solutions jusqu’à en trouver une satisfaisante

Délibérer et rechercher des solutions jusqu’à en trouver une satisfaisante

Explication

Pour une décision complexe ou inhabituelle, l’agent délibère et explore des solutions alternatives jusqu’à atteindre une solution satisfaisant son niveau d’aspiration. La démarche ne suppose ni routine automatique ni recherche garantie de l’optimum.

65. Pour expliquer comment une personne invente un objet nouveau, quelle démarche Simon juge-t-il éclairante ?

Étudier comment elle applique des procédures routinières sans mobiliser son environnement
Étudier uniquement la quantité de connaissances qu’elle a stockées en mémoire à long terme
Étudier l’invention comme une faculté distincte des autres formes de résolution de problèmes
Étudier comment elle apprend et résout des problèmes, en mobilisant ses connaissances et l’aide de son environnement

Étudier comment elle apprend et résout des problèmes, en mobilisant ses connaissances et l’aide de son environnement

Explication

Pour Simon, les procédures d’apprentissage et de résolution de problèmes éclairent l’invention, puisque l’on apprend à faire du nouveau en mobilisant ses connaissances et l’aide de l’environnement. Réduire l’explication au stockage néglige ces procédures, tandis que séparer l’invention des autres problèmes contredit leur unité.

66. Lorsqu’une personne maintient plusieurs informations actives pour les traiter pendant une tâche, quelle caractéristique de la mémoire mobilise-t-elle ?

Une mémoire à court terme, où les informations sont activées et traitées avec une capacité limitée
Une mémoire à court terme, où les informations sont activées et traitées sans limite de capacité
Une mémoire à long terme, où les informations sont classées par thèmes et activées pour le traitement
Une mémoire à long terme, où les informations sont activées et traitées avec une capacité limitée

Une mémoire à court terme, où les informations sont activées et traitées avec une capacité limitée

Explication

La mémoire à court terme est le lieu d’activation et de traitement des informations, et sa capacité est limitée. La mémoire à long terme correspond au stockage durable, tandis que lui attribuer une capacité illimitée inverse la caractéristique donnée.

67. Deux personnes possèdent une quantité comparable d’informations en mémoire à long terme. Pour expliquer pourquoi l’une réussit mieux une tâche précise, quel facteur est particulièrement pertinent ?

Sa capacité à augmenter la quantité d’informations stockées, indépendamment de la tâche
Sa capacité à activer en mémoire à court terme toutes les informations disponibles
Sa capacité à sélectionner en mémoire à court terme les informations pertinentes pour l’objectif
Sa capacité à classer en mémoire à long terme les informations par thèmes et par liens

Sa capacité à sélectionner en mémoire à court terme les informations pertinentes pour l’objectif

Explication

La compétence dépend de la quantité d’informations à long terme, mais surtout de la sélection, en mémoire à court terme, de celles qui sont pertinentes pour l’objectif. Se limiter à la quantité stockée néglige ce facteur déterminant; activer toutes les informations ne constitue pas une sélection pertinente.

68. Une entreprise transforme un objectif général de production en sous-objectifs mesurables, établit des procédures régulières et répartit les décisions entre plusieurs responsables. Quel effet organisationnel cette démarche vise-t-elle ?

Rationaliser la production en évitant les procédures routinières et les sous-objectifs opérationnels
Rationaliser la production en divisant les buts, sans formaliser les procédures ni répartir les décisions
Rationaliser la production par des procédures, des sous-buts opérationnels et une répartition des décisions
Rationaliser la production en centralisant les décisions et en conservant les buts généraux

Rationaliser la production par des procédures, des sous-buts opérationnels et une répartition des décisions

Explication

L’organisation rationalise la production en combinant procédures routinières formalisées, décomposition des buts généraux en sous-buts opérationnels et répartition des décisions. La centralisation intégrale ou l’omission de ces mécanismes ne correspond pas à ce processus.

69. Dans une organisation, plusieurs services prennent des sous-décisions spécialisées; quelle condition contribue à maintenir leur cohérence d’ensemble ?

La seule répartition spécialisée du travail
L’autonomie complète de chaque service
La seule dispersion des décisions entre acteurs
La relation d’autorité entre les services

La relation d’autorité entre les services

Explication

La répartition des décisions entre services favorise la spécialisation, tandis que la relation d’autorité contribue à assurer la cohérence des sous-décisions. L’autonomie complète et la spécialisation sans coordination ne garantissent pas cette cohérence.

70. Une direction cherche à faire appliquer ses décisions par les membres de l’organisation. Sur quels fondements l’autorité organisationnelle peut-elle s’appuyer ?

La spécialisation des services, les procédures routinières et le fractionnement des décisions
La docilité, les systèmes de sanctions et de récompenses, ainsi que la loyauté
Les systèmes de sanctions, sans docilité ni loyauté des individus
La loyauté et la division du travail, sans système de sanctions ni de récompenses

La docilité, les systèmes de sanctions et de récompenses, ainsi que la loyauté

Explication

L’autorité organisationnelle s’appuie sur la docilité des individus, les systèmes de sanctions et de récompenses, ainsi que la loyauté. La seule sanction omet deux fondements, tandis que spécialisation et procédures relèvent d’autres mécanismes organisationnels.

71. Quelle conception de l’entreprise Cyert et March opposent-ils à celle d’une unité de production dotée d’objectifs propres ?

Un ensemble de routines productives déterminant les performances
Un marché sans relations de pouvoir entre ses membres
Une organisation poursuivant un objectif commun et stable
Un ensemble de coalitions aux intérêts contradictoires

Un ensemble de coalitions aux intérêts contradictoires

Explication

Cyert et March décrivent l’entreprise comme un ensemble de coalitions aux intérêts contradictoires, et non comme une unité de production ayant ses propres objectifs. L’objectif commun et stable confond cette conception avec une organisation unifiée, les routines productives renvoient plutôt à Nelson et Winter, et l’absence de relations de pouvoir contredit l’importance des coalitions.

72. Dans une entreprise, plusieurs groupes négocient leur contribution et une coalition prend temporairement le dessus sur les autres. Que peut-elle faire selon Cyert et March ?

Transmettre les routines qui déterminent la trajectoire de la firme
Remplacer le marchandage par des contributions identiques
Influencer temporairement les objectifs de l’organisation
Fixer durablement les objectifs propres de l’organisation

Influencer temporairement les objectifs de l’organisation

Explication

Les groupes peuvent marchander leur apport et une coalition dominante peut influencer les objectifs, mais cette influence est limitée dans le temps. Une autorité permanente confond influence temporaire et contrôle durable, l’absence de négociation nie le marchandage, et les routines transmissibles relèvent de Nelson et Winter.

73. Une firme accumule des routines qui se transmettent et orientent ses changements futurs. Quelle interprétation correspond à Nelson et Winter ?

Elles reflètent des objectifs individuels sans effet sur l’évolution de la firme
Elles agissent comme des gènes transmissibles et des actifs spécifiques orientant la trajectoire de la firme
Elles sont des signaux du marché qui remplacent les savoirs accumulés
Elles expriment des compromis temporaires qui fixent les objectifs de la firme

Elles agissent comme des gènes transmissibles et des actifs spécifiques orientant la trajectoire de la firme

Explication

Pour Nelson et Winter, les routines sont comparables à des gènes transmissibles et leur accumulation forme des actifs spécifiques qui déterminent la trajectoire de la firme. Les compromis entre coalitions relèvent de Cyert et March, tandis que les deux autres réponses écartent à tort le rôle des routines et de leur accumulation.

74. Une direction doit trancher entre les demandes divergentes de plusieurs coalitions internes et parties prenantes. Quel rôle lui attribue Cyert et March ?

Collecter des informations sans arbitrer entre les intérêts
Adopter les objectifs de la coalition devenue dominante
Déterminer la trajectoire de la firme par ses routines
Arbitrer entre les intérêts divergents et aboutir à des compromis

Arbitrer entre les intérêts divergents et aboutir à des compromis

Explication

Chez Cyert et March, la décision résulte de compromis entre coalitions et le dirigeant arbitre entre les intérêts divergents des parties prenantes. Adopter les objectifs d’une seule coalition confond arbitrage et domination, la collecte d’informations ne suffit pas à décrire la décision, et les routines déterminant la trajectoire renvoient à Nelson et Winter.

75. Une entreprise paie une commission et consacre du temps à rechercher, négocier et vérifier un échange sur le marché. Comment qualifier ces dépenses ?

Des coûts de production, directs et indirects
Des coûts de transaction, directs seulement
Des investissements spécifiques, directs et indirects
Des coûts de transaction, directs et indirects

Des coûts de transaction, directs et indirects

Explication

Les coûts de transaction sont liés à l’échange économique sur le marché : la commission est directe, tandis que la prospection, la négociation et la vérification sont des coûts indirects. Les coûts de production concernent la production, la réponse « directs seulement » omet les coûts indirects, et la vérification n’est pas en soi un investissement spécifique durable.

76. Une PME achète un équipement durable conçu pour une transaction avec un seul client, et difficile à réaffecter à un autre usage. Comment qualifier cet actif ?

Un coût de transaction lié à la négociation
Un actif redéployable entre plusieurs transactions
Un actif spécifique à la transaction
Un actif standard à forte valeur marchande

Un actif spécifique à la transaction

Explication

Un actif est spécifique lorsqu’une transaction exige un investissement durable peu ou pas redéployable dans une autre transaction. Une valeur marchande élevée ne suffit pas à établir cette spécificité, un actif redéployable ne répond pas au critère, et un coût de négociation est un coût de transaction plutôt qu’un actif.

77. Quel économiste a expliqué dans *The Nature of the Firm* (1937) que les coûts associés au système des prix favorisent l’émergence des firmes ?

Ronald Coase
Richard Nelson
Oliver Williamson
Herbert Simon

Ronald Coase

Explication

Ronald Coase explique dans *The Nature of the Firm* (1937) que les coûts associés au système des prix favorisent l’émergence des firmes, qui réduisent les coûts de transaction. Williamson est associé au développement de la théorie des coûts de transaction, Simon à la rationalité limitée, et Nelson aux approches évolutionnistes.

78. Une entreprise confie une activité à un partenaire par un contrat de sous-traitance plutôt que de l’acheter sur le marché ou de l’intégrer à sa structure. À quelle forme de gouvernance cela correspond-il chez Williamson ?

À un actif spécifique
Au marché
À une forme hybride de gouvernance
À la hiérarchie correspondant à l’entreprise

À une forme hybride de gouvernance

Explication

Williamson distingue le marché, la hiérarchie correspondant à l’entreprise et des formes hybrides, parmi lesquelles figure la sous-traitance. Le marché désigne une autre forme de gouvernance, la hiérarchie correspond à l’intégration dans l’entreprise, et un actif spécifique est un type d’investissement, non une forme de gouvernance.

79. Dans une grande entreprise où les actionnaires détiennent le capital mais où les dirigeants prennent les décisions, quelle distinction Berle et Means mettent-ils en évidence ?

Une concentration de la propriété et des décisions entre les mains des dirigeants
Une concentration de la propriété et des décisions entre les mains des actionnaires
Une dissociation entre propriété des dirigeants et pouvoir de décision des actionnaires
Une dissociation entre propriété des actionnaires et pouvoir de décision des dirigeants

Une dissociation entre propriété des actionnaires et pouvoir de décision des dirigeants

Explication

Berle et Means décrivent la séparation entre la propriété détenue par les actionnaires et le pouvoir de décision exercé par les dirigeants. Confondre propriété et décision inverse cette dissociation ; attribuer la gestion quotidienne aux actionnaires ou la propriété aux dirigeants la nie également.

80. Dans une entreprise, les actionnaires demandent une hausse du profit, tandis que les dirigeants défendent un projet qui accroîtrait les ventes, leur pouvoir et la sécurité de leur poste. Quelle divergence d’objectifs ce cas illustre-t-il ?

Les actionnaires privilégient les ventes, les managers peuvent privilégier le profit et la sécurité
Les actionnaires privilégient le profit, les managers peuvent privilégier le prestige sans autre intérêt
Les actionnaires privilégient le pouvoir, les managers peuvent privilégier le profit et le prestige
Les actionnaires privilégient le profit, les managers peuvent privilégier ventes, pouvoir et sécurité

Les actionnaires privilégient le profit, les managers peuvent privilégier ventes, pouvoir et sécurité

Explication

Les actionnaires visent la maximisation du profit, alors que les managers peuvent poursuivre le chiffre d’affaires, le pouvoir, le prestige ou la sécurité de leur position. La priorité donnée aux ventes pour les actionnaires inverse les objectifs ; le profit distinctif des managers et l’omission d’autres intérêts déforment aussi cette divergence.

81. Un investisseur confie à une directrice la conduite d’un projet en son nom et lui laisse décider des moyens employés. De quel type d’accord s’agit-il ?

D’un contrat de prestation sans délégation d’un droit de décision
D’un contrat de transfert de propriété sans mandat d’action
D’un contrat d’agence donnant le droit de décision au principal engagé
D’un contrat d’agence avec délégation d’un droit de décision à l’agent

D’un contrat d’agence avec délégation d’un droit de décision à l’agent

Explication

Une relation d’agence est un contrat où le principal engage l’agent pour agir en son nom et lui délègue un droit de décision. Une prestation sans délégation omet cet élément, attribuer la décision au principal inverse les rôles et un transfert de propriété ne définit pas cette relation.

82. Lors du recrutement, une entreprise ignore si une candidate possède les compétences annoncées ; après son embauche, elle peine à observer l’effort fourni au travail. Comment classer ces deux asymétries d’information ?

Compétences : ex post ; effort au travail : ex ante
Compétences : ex ante ; effort au travail : ex ante
Compétences : ex ante ; effort au travail : ex post
Compétences : ex post ; effort au travail : ex post

Compétences : ex ante ; effort au travail : ex post

Explication

L’asymétrie ex ante concerne les compétences du candidat avant l’embauche, tandis que l’asymétrie ex post concerne son effort une fois au poste. Inverser les moments confond les deux phases ; classer les deux situations dans la même phase ignore leur distinction temporelle. Sollution: la terminologie « ex ante » signifie avant la relation contractuelle, « ex post » après son établissement.

83. Une entreprise rémunère ses dirigeants en fonction du volume des ventes et impose un profit minimal pour satisfaire ses actionnaires. Quel objectif les dirigeants privilégient-ils dans le modèle de Baumol ?

Maximiser le profit sous la contrainte d’un chiffre d’affaires minimal
Maximiser le chiffre d’affaires sous la contrainte d’un profit minimal
Maximiser le volume des ventes sans tenir compte du profit
Maximiser la rémunération des dirigeants sous la contrainte d’un profit minimal

Maximiser le chiffre d’affaires sous la contrainte d’un profit minimal

Explication

Dans le modèle de Baumol, le lien entre ventes et rémunération incite les dirigeants à maximiser le chiffre d’affaires, tout en respectant un niveau minimal de profit pour satisfaire les actionnaires. Maximiser le profit inverse l’objectif et la contrainte; ignorer le profit supprime la contrainte; maximiser la rémunération remplace l’objectif central du modèle.

84. Dans le modèle de croissance de Greiner, quelle crise survient après les crises de leadership, d’autonomie et de contrôle ?

La crise de contrôle
La crise d’autonomie
La crise de bureaucratie
La crise des relations interpersonnelles

La crise de bureaucratie

Explication

Greiner associe successivement les cinq phases aux crises de leadership, d’autonomie, de contrôle, de bureaucratie, puis des relations interpersonnelles. La crise de contrôle vient avant celle de bureaucratie, l’autonomie apparaît plus tôt et les relations interpersonnelles constituent la crise suivante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Relations humaines et approche systémique.

Qu’est-ce qu’une organisation ?

Un système social créé par des individus pour satisfaire des besoins et atteindre des buts grâce à des actions coordonnées.

Pourquoi le cours étudie-t-il plusieurs théories des organisations ?

Il n’existe pas de corps théorique assez unifié pour former une théorie unique des organisations.

Quelles sont les six fonctions de l’entreprise selon Henri Fayol ?

Les fonctions technique, commerciale, de sécurité, comptable, financière et administrative.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Relations humaines et approche systémique.

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