QCM : Politiques économiques de l’État (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les quatre objectifs du carré magique associé à Nicholas Kaldor ?

La croissance, le plein emploi, l’équilibre budgétaire et la stabilité des prix
La croissance, le plein emploi, l’équilibre extérieur de la balance et la stabilité des prix
La croissance, le plein emploi, la stabilité de l’emploi et la stabilité des prix
La croissance, la justice sociale, l’équilibre extérieur de la balance et la stabilité des prix

La croissance, le plein emploi, l’équilibre extérieur de la balance et la stabilité des prix

Explication

Le carré de Kaldor associe croissance, plein emploi, équilibre extérieur de la balance et stabilité des prix. La justice sociale n’est pas l’un des quatre objectifs du carré ; la stabilité de l’emploi confond emploi et stabilité des prix ; l’équilibre budgétaire remplace l’équilibre extérieur.

2. Quelle définition correspond à la politique économique ?

L’ensemble des décisions des entreprises prises au moyen d’investissements pour accroître leur rentabilité
L’ensemble des objectifs économiques définis par les pouvoirs publics sans recours à des instruments
L’ensemble des décisions des pouvoirs publics visant uniquement à stimuler la croissance économique
L’ensemble des décisions des pouvoirs publics prises au moyen d’instruments pour atteindre des objectifs économiques

L’ensemble des décisions des pouvoirs publics prises au moyen d’instruments pour atteindre des objectifs économiques

Explication

La politique économique réunit les décisions des pouvoirs publics et les instruments mobilisés pour atteindre plusieurs objectifs économiques. La rentabilité des entreprises confond politique publique et stratégie privée ; la croissance seule réduit la diversité des objectifs ; l’absence d’instruments écarte un élément de la définition.

3. En période de ralentissement économique, l’État prend des mesures qui soutiennent l’activité afin d’atténuer les fluctuations. Comment caractériser cette politique ?

Une politique conjoncturelle, définie par son horizon de long terme
Une politique cyclique, qui accompagne le mouvement du cycle
Une politique d’expansion, qui désigne une phase du cycle
Une politique contra-cyclique, qui agit en sens inverse du cycle

Une politique contra-cyclique, qui agit en sens inverse du cycle

Explication

Une politique contra-cyclique agit dans le sens opposé au cycle afin d’atténuer les fluctuations et de rendre la croissance plus régulière. Accompagner le mouvement du cycle inverse le principe ; l’expansion est une phase du cycle ; la politique conjoncturelle est définie par son horizon court, et non long.

4. Qu’est-ce qu’une politique d’offre ?

Une politique qui réduit le déficit public en augmentant les impôts et en diminuant les dépenses de l’État.
Une politique qui stimule les dépenses des ménages et des entreprises par la hausse des dépenses publiques ou la baisse des impôts.
Une politique qui agit à long terme pour améliorer le fonctionnement des marchés et adapter l’économie aux évolutions sociales.
Une politique qui soutient la production des entreprises, notamment en réduisant les impôts, les taxes ou les charges sociales qui pèsent sur elles.

Une politique qui soutient la production des entreprises, notamment en réduisant les impôts, les taxes ou les charges sociales qui pèsent sur elles.

Explication

Une politique d’offre soutient la production des entreprises, notamment en allégeant les prélèvements qui pèsent sur elles. La politique de demande, qui constitue le distracteur le plus proche, vise plutôt à stimuler la consommation et l’investissement.

5. Quel effet une politique budgétaire expansionniste peut-elle avoir à court terme sur les finances publiques ?

Elle peut creuser le déficit public en augmentant les dépenses ou en réduisant les recettes fiscales.
Elle peut réduire le déficit public en augmentant les recettes fiscales et en diminuant les dépenses.
Elle peut maintenir le déficit public stable en compensant chaque dépense par une recette équivalente.
Elle peut réduire la dette publique en stimulant les exportations et en limitant les importations.

Elle peut creuser le déficit public en augmentant les dépenses ou en réduisant les recettes fiscales.

Explication

En augmentant les dépenses publiques ou en baissant les impôts, une politique expansionniste peut creuser le déficit à court terme. La réduction du déficit par une hausse des impôts et une baisse des dépenses caractérise plutôt une politique de rigueur.

6. Quel rôle la BCE joue-t-elle dans la politique monétaire de la zone euro ?

Elle définit les mesures monétaires et veille en priorité à la stabilité des prix.
Elle réglemente les échanges commerciaux et veille en priorité à l’équilibre extérieur.
Elle fixe les budgets nationaux et veille en priorité à la réduction des déficits.
Elle coordonne les politiques de l’emploi et veille en priorité à la hausse des salaires.

Elle définit les mesures monétaires et veille en priorité à la stabilité des prix.

Explication

La BCE est responsable de la politique monétaire de la zone euro, dont l’objectif principal est la stabilité des prix, avec une inflation inférieure mais proche de 2 % à moyen terme. La réduction des déficits relève plutôt des politiques budgétaires des États, et non de l’objectif principal de la BCE.

7. Quel enchaînement décrit le mieux les effets possibles d’une baisse du taux directeur de la BCE ?

Les banques prêtent moins, ce qui réduit l’investissement et fait baisser les prix.
Le crédit devient plus coûteux, ce qui freine la demande et modère les prix.
Le crédit devient plus accessible, ce qui stimule la demande et peut faire monter les prix.
Les dépôts deviennent plus rémunérateurs, ce qui accroît l’épargne et ralentit la demande.

Le crédit devient plus accessible, ce qui stimule la demande et peut faire monter les prix.

Explication

Une baisse du taux directeur facilite l’accès au crédit et peut stimuler la consommation et l’investissement, ce qui accroît la demande et peut pousser les prix à la hausse. À l’inverse, un crédit plus coûteux correspond à l’effet d’une hausse du taux directeur, utilisée pour freiner une inflation excessive.

8. En quoi les compétences exclusives de l’Union européenne diffèrent-elles des compétences budgétaires des États membres ?

L’Union intervient seulement dans les politiques budgétaires, tandis que les États définissent les règles de concurrence du marché intérieur.
L’Union fixe les budgets nationaux, tandis que les États décident seuls de la politique monétaire et de la concurrence.
L’Union décide seule dans des domaines comme la monnaie et la concurrence, tandis que les États gardent leur budget sous contraintes communes.
L’Union et les États partagent à égalité les décisions monétaires, tandis que les budgets nationaux échappent aux règles communes.

L’Union décide seule dans des domaines comme la monnaie et la concurrence, tandis que les États gardent leur budget sous contraintes communes.

Explication

Les compétences exclusives permettent à l’Union de prendre seule des décisions contraignantes en matière monétaire et de concurrence, alors que les États conservent leur politique budgétaire dans le cadre de limites communes. L’idée que l’Union fixe les budgets nationaux confond ces contraintes avec un transfert de compétence budgétaire.

9. Quel dispositif européen prévoit que chaque État membre présente chaque année des réformes nationales examinées par la Commission européenne ?

Le Programme national de réformes
Le Pacte de stabilité et de croissance
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières
Le semestre européen

Le Programme national de réformes

Explication

Le Programme national de réformes expose chaque année les mesures prévues par un État dans des domaines comme l’emploi ou l’innovation, puis la Commission l’examine et formule des recommandations. Le semestre européen est un cadre plus large de coordination et ne désigne pas ce programme national annuel.

10. Pourquoi la Commission européenne surveille-t-elle les aides d’État accordées aux entreprises ?

Pour harmoniser les taux d’imposition appliqués aux entreprises
Pour empêcher les entreprises aidées de se développer à l’étranger
Pour éviter qu’elles ne faussent la concurrence dans le marché intérieur
Pour garantir que les aides financent des activités de recherche

Pour éviter qu’elles ne faussent la concurrence dans le marché intérieur

Explication

La surveillance vise à empêcher que les aides d’État ne confèrent à certaines entreprises un avantage qui fausse la concurrence. L’harmonisation des taux d’imposition n’est pas le but indiqué pour ce contrôle.

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Quels objectifs la politique économique cherche-t-elle notamment à atteindre ?

La croissance, l’emploi et la justice sociale.

Quels sont les quatre objectifs du carré magique de Nicholas Kaldor (1908-1986) ?

La croissance, le plein emploi, l’équilibre extérieur de la balance et la stabilité des prix.

À quoi sert la politique conjoncturelle et à quel horizon agit-elle ?

Elle corrige à court terme les déséquilibres économiques.

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