QCM : Histoire des courants de pensée économique (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel contexte historique le mercantilisme se développe-t-il du XVe au XVIIIe siècle ?

Dans un contexte de guerres entre États et de concurrence pour les richesses
Dans un contexte d’industrialisation et de développement du libre-échange
Dans un contexte de recul des États et de disparition des rivalités économiques
Dans un contexte de paix durable et d’intégration des marchés européens

Dans un contexte de guerres entre États et de concurrence pour les richesses

Explication

Les guerres entre États et la concurrence pour les richesses caractérisent le contexte dans lequel se développe le mercantilisme. L’« intégration des marchés » évoque une coopération qui fait défaut, le « recul des États » inverse le cadre politique, et l’« industrialisation » situe le phénomène trop tard.

2. Pourquoi les mercantilistes considèrent-ils l’accumulation de marchandises et de métaux précieux comme un fondement de la puissance d’un royaume ?

Elle garantit que les fermiers produisent seuls toute la richesse
Elle permet notamment de financer les armées du royaume
Elle permet de réduire les ressources consacrées aux armées
Elle assure que les ménages échappent à toute taxation

Elle permet notamment de financer les armées du royaume

Explication

Pour les mercantilistes, les marchandises et les métaux précieux renforcent la puissance du royaume, notamment en fournissant les moyens de financer ses armées. La « production agricole » renvoie à l’analyse physiocratique, la prospérité des ménages n’est pas le fondement indiqué, et réduire les moyens militaires inverse le raisonnement.

3. Un royaume mercantiliste veut conserver ses métaux précieux et attirer ceux des autres pays. Quelle stratégie commerciale devrait-il privilégier ?

Limiter les ventes à l’étranger et favoriser les importations
Acheter beaucoup à l’étranger et vendre peu à l’étranger
Subventionner les manufactures sans modifier les échanges extérieurs
Acheter peu à l’étranger et vendre beaucoup à l’étranger

Acheter peu à l’étranger et vendre beaucoup à l’étranger

Explication

Acheter peu à l’étranger et vendre beaucoup permet de conserver les métaux précieux et d’attirer ceux des autres pays. Importer davantage inverse la stratégie, subventionner les manufactures relève d’un autre levier de politique mercantiliste, et restreindre les ventes à l’étranger empêche d’attirer des richesses.

4. Un gouvernement veut protéger les industries nationales de la concurrence étrangère tout en aidant des secteurs récemment créés. Quelles mesures correspondent à la stratégie mercantiliste ?

Remplacer les droits de douane par des aides aux consommateurs, et limiter les ventes nationales
Faciliter les importations par la suppression des droits de douane, et réduire les aides aux industries naissantes
Limiter les importations par des droits de douane ou des interdictions, et subventionner les industries naissantes
Réserver des subventions aux industries étrangères, et laisser les importations sans restriction

Limiter les importations par des droits de douane ou des interdictions, et subventionner les industries naissantes

Explication

La stratégie mercantiliste associe la limitation des importations, par des droits de douane ou des interdictions, au soutien des industries naissantes par des subventions. Supprimer les barrières relève du libre-échange, soutenir les industries étrangères ne protège pas la production nationale, et les aides aux consommateurs ne correspondent pas aux mesures décrites.

5. Une activité transforme des céréales en farine sans cultiver la terre. Comment les physiocrates classeraient-ils sa contribution à la production de richesse ?

La source de richesse principale, puisque l’échange remplace la production agricole
Une production agricole, puisque la farine provient d’une céréale
Une transformation des produits, la source de richesse restant la terre et les fermiers
Une source primaire de richesse, au même titre que la terre et les fermiers

Une transformation des produits, la source de richesse restant la terre et les fermiers

Explication

Pour les physiocrates, la terre et les fermiers sont la source de production de richesse, tandis que les autres métiers transforment les produits. Traiter la meunerie comme une source primaire confond transformation et production, faire de l’échange la source de richesse déplace le rôle attribué à la terre, et l’origine agricole d’une matière première ne rend pas l’activité de transformation agricole.

6. Un gouvernement envisage des mesures protectionnistes et une intervention accrue dans l’économie. Quelle orientation correspond à la doctrine physiocratique ?

Défendre la direction étatique des échanges et de la production
Défendre la protection des industries nationales par des barrières commerciales
Défendre la fermeture des marchés au nom de l’ordre naturel
Défendre l’ordre naturel et le « Laissez-faire, laissez-passer »

Défendre l’ordre naturel et le « Laissez-faire, laissez-passer »

Explication

Les physiocrates défendent un ordre naturel, le « Laissez-faire, laissez-passer », et critiquent le protectionnisme ainsi que l’intervention de l’État. La protection nationale et le contrôle étatique correspondent à des orientations opposées à cette doctrine, tandis que fermer les marchés contredit le laissez-passer.

7. Après une bonne récolte, les stocks de grain sont abondants et le prix baisse ; après une mauvaise récolte, l’offre devient insuffisante. Quel rôle le libre-échange joue-t-il dans le mécanisme physiocratique de stabilisation des prix ?

Permettre d’importer lors des bonnes récoltes et d’exporter lors des mauvaises
Fixer un prix administratif identique quelle que soit la récolte
Permettre d’exporter lors des bonnes récoltes et d’importer lors des mauvaises
Interrompre les échanges lors des mauvaises récoltes et exporter lors des bonnes

Permettre d’exporter lors des bonnes récoltes et d’importer lors des mauvaises

Explication

Le libre-échange permet d’exporter une partie du grain quand la récolte est bonne et d’en importer quand elle est mauvaise, ce qui contribue à stabiliser son prix. Inverser les flux contrarie ce mécanisme, interrompre les échanges empêche l’approvisionnement en période de pénurie, et un prix fixé par l’État ne correspond pas à la solution physiocratique.

8. Avec l’industrialisation, quel changement la théorie classique apporte-t-elle à l’explication de l’origine de la valeur ?

Elle la fait passer de la terre au capital.
Elle la fait passer de la terre au travail.
Elle la fait passer du travail à la terre.
Elle la fait passer du travail à la concurrence.

Elle la fait passer de la terre au travail.

Explication

La théorie classique liée à la révolution industrielle déplace l’origine de la valeur de la terre vers le travail. L’origine foncière reprend la thèse physiocratique, tandis que la concurrence et le capital ne sont pas les deux termes de cette distinction.

9. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776 pour exposer sa pensée économique ?

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Le Capital
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Principes de l’économie politique et de l’impôt

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith expose sa pensée dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, publié en 1776. Le Capital est associé à Marx, et les Principes de l’économie politique et de l’impôt à Ricardo.

10. Dans une manufacture, un même bien passe successivement par des postes consacrés au découpage, à l’assemblage et à la finition. Quel principe d’organisation est illustré ?

La concurrence du marché
La division du travail
Le libre-échange international
La rémunération salariale

La division du travail

Explication

La division du travail organise la production d’un bien en une série de tâches distinctes. La concurrence concerne les échanges entre acteurs, le libre-échange les échanges entre pays, et le salaire la rémunération des travailleurs.

11. Plusieurs vendeurs cherchent à attirer les clients en proposant des prix compétitifs, tandis que chacun poursuit son propre intérêt. Quel mécanisme peut, selon Smith, contribuer ainsi à l’intérêt commun ?

La fixation des prix par un monopole
La spécialisation internationale des pays
La main invisible du marché et la concurrence
La planification des échanges par l’État

La main invisible du marché et la concurrence

Explication

Pour Smith, la poursuite des intérêts individuels peut servir l’intérêt commun par la main invisible du marché et la concurrence. Le monopole réduit cette concurrence, la planification publique n’est pas le mécanisme décrit, et la spécialisation internationale relève de l’avantage comparatif.

12. Quel ouvrage Karl Marx publie-t-il en 1867 pour développer sa critique du capitalisme ?

La Richesse des nations au XXe siècle
Le Capital
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Principes de l’économie politique et de l’impôt

Le Capital

Explication

Marx développe sa critique du capitalisme dans Le Capital, publié en 1867, en reprenant notamment la théorie classique de la valeur travail. Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations est l’ouvrage de Smith, et les Principes de l’économie politique et de l’impôt celui de Ricardo.

13. Dans une industrie, les salariés ont peu de pouvoir pour négocier et reçoivent des salaires très faibles malgré leur contribution à la production. D’où provient le profit des capitalistes dans l’analyse de Marx ?

De la surexploitation des travailleurs
De la productivité des machines
De la concurrence entre entreprises
De l’épargne des travailleurs

De la surexploitation des travailleurs

Explication

Dans l’analyse de Marx, le faible pouvoir de négociation des travailleurs permet leur surexploitation, dont provient le profit des capitalistes. La concurrence, l’épargne des salariés et la productivité des machines ne constituent pas ici l’explication marxiste du profit.

14. Les capitalistes d’une économie emploient de moins en moins de travailleurs tout en accentuant leur oppression. Quelle évolution Marx prédit-il pour le système capitaliste ?

Une baisse du taux de profit pouvant mener à l’effondrement du capitalisme
Une baisse du nombre d’entreprises renforçant le capitalisme
Une hausse du taux de profit assurant la stabilité du capitalisme
Une hausse des salaires mettant fin aux conflits du travail

Une baisse du taux de profit pouvant mener à l’effondrement du capitalisme

Explication

Marx prédit une baisse du taux de profit, car les capitalistes emploient moins de travailleurs tout en les oppressant davantage, ce qui conduit à l’effondrement du capitalisme. Une hausse du profit inverse sa prédiction, et la hausse des salaires n’est pas le mécanisme évoqué.

15. Une personne utilise une source abondante d’eau pour étancher sa soif et échange une quantité d’eau contre d’autres biens. Quelle distinction décrit ces deux aspects de l’eau ?

L’utilité relève de la valeur d’usage, et la quantité échangeable de la valeur d’échange.
L’utilité et la quantité échangeable relèvent toutes deux de la valeur d’usage.
L’utilité et la quantité échangeable relèvent toutes deux de la valeur d’échange.
L’utilité relève de la valeur d’échange, et la quantité échangeable de la valeur d’usage.

L’utilité relève de la valeur d’usage, et la quantité échangeable de la valeur d’échange.

Explication

La valeur d’usage correspond à l’utilité du bien, tandis que sa valeur d’échange indique la quantité de biens et services qu’il permet d’obtenir. Assimiler l’utilité à la valeur d’échange ou attribuer les deux aspects à une même valeur confond ces notions distinctes.

16. Un économiste explique qu’un bien s’échange davantage parce qu’il a nécessité plus de travail, tandis qu’un autre invoque sa rareté relative. À quelles approches ces explications correspondent-elles ?

La première explication renvoie à Menger, Jevons et Walras, la seconde à Smith.
Les deux explications renvoient à Smith, qui privilégie le travail et la rareté.
Les deux explications renvoient à Menger, Jevons et Walras, qui privilégient la rareté.
La première explication renvoie à Smith, la seconde à Menger, Jevons et Walras.

La première explication renvoie à Smith, la seconde à Menger, Jevons et Walras.

Explication

Smith rattache la valeur d’échange à la quantité de travail utilisée, alors que Menger, Jevons et Walras la relient à la rareté relative. Inverser les attributions confond les approches, et attribuer les deux explications à un seul camp efface leur distinction.

17. Une consommatrice mange une troisième part du même aliment après en avoir déjà consommé deux; le plaisir supplémentaire de chaque part diminue. Quel concept décrit le supplément de plaisir associé à la troisième part ?

L’utilité marginale, qui diminue à mesure que les unités consommées s’ajoutent.
L’utilité totale, qui correspond au plaisir procuré par la troisième part seule.
L’utilité marginale, qui augmente à mesure que les unités consommées s’ajoutent.
La valeur d’échange, qui mesure le plaisir supplémentaire de la troisième part.

L’utilité marginale, qui diminue à mesure que les unités consommées s’ajoutent.

Explication

L’utilité marginale est le supplément d’utilité procuré par la consommation d’une unité supplémentaire et elle est décroissante. L’utilité totale ne désigne pas ce supplément, la valeur d’échange mesure une quantité échangeable, et une utilité marginale croissante contredit le principe.

18. Dans une analyse néoclassique de la valeur d’un produit, quels éléments jouent le rôle déterminant ?

Son utilité totale et la quantité de travail utilisée.
La flexibilité des prix et la quantité produite.
La quantité de travail utilisée et son utilité totale.
Son utilité marginale et sa rareté relative.

Son utilité marginale et sa rareté relative.

Explication

La révolution néoclassique ou marginaliste fait de l’utilité marginale et de la rareté relative les déterminants de la valeur d’un produit. L’explication par le travail renvoie à Smith, tandis que l’utilité totale et la flexibilité des prix ne remplacent pas ces deux déterminants.

19. Quel événement d’octobre 1929 aux États-Unis est associé à la chute des cours, aux faillites bancaires, au chômage de masse et aux saisies de logements ?

L’arrivée au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt.
Le lancement du programme du New Deal.
Le krach boursier du Jeudi noir.
La baisse durable et généralisée des prix.

Le krach boursier du Jeudi noir.

Explication

Le krach boursier du Jeudi noir survient en octobre 1929 et entraîne ces conséquences économiques et sociales. Le New Deal et l’arrivée de Roosevelt datent de 1933, tandis que la déflation désigne la baisse généralisée et durable des prix.

20. Quel dirigeant arrive au pouvoir aux États-Unis en 1933 et lance le programme de relance économique du New Deal ?

Un dirigeant américain arrivé au pouvoir en 1929.
Alfred Marshall.
Un dirigeant britannique arrivé au pouvoir en 1933.
Franklin Delano Roosevelt.

Franklin Delano Roosevelt.

Explication

Franklin Delano Roosevelt arrive au pouvoir aux États-Unis en 1933 et lance le New Deal. Marshall est associé à la formalisation de la théorie de l’offre et de la demande, et la date de 1929 correspond au krach, pas à l’arrivée de Roosevelt au pouvoir.

21. Pour soutenir la demande pendant une crise, un gouvernement embauche des travailleurs pour construire des routes, des tunnels et des barrages. Quel mécanisme du New Deal applique-t-il ?

La réduction de la demande par la baisse des dépenses publiques.
Le soutien de la demande par une hausse générale des prix.
La relance de la demande par la dépense publique.
L’ajustement de la demande par la flexibilité des prix.

La relance de la demande par la dépense publique.

Explication

Le New Deal vise à relancer la demande par la dépense publique, notamment en embauchant des travailleurs pour de grands travaux. L’ajustement spontané des marchés relève d’une autre logique; une hausse des prix ou une réduction des dépenses ne décrit pas ce mécanisme.

22. Après une fermeture d’usine, Léa ne retrouve pas d’emploi et perd son salaire. Quelle mesure du New Deal vise à lui procurer un revenu ?

Un programme de grands travaux
Une assurance chômage
Une pension de retraite
Une régulation financière

Une assurance chômage

Explication

L’assurance chômage procure un revenu aux personnes qui ne retrouvent pas d’emploi. Les grands travaux relèvent de l’embauche publique, la pension vise la retraite ou l’invalidité, et la régulation financière concerne le secteur financier.

23. Quel dispositif social le New Deal met-il en place en plus de l’assurance chômage ?

Un programme d’embauche pour les grands travaux publics
Un système d’indemnisation des personnes sans emploi
Un système de retraite ou de pension d’invalidité
Un dispositif de surveillance du secteur financier

Un système de retraite ou de pension d’invalidité

Explication

Le New Deal crée un système de retraite ou de pension d’invalidité. L’indemnisation des personnes sans emploi correspond à l’assurance chômage, tandis que les travaux publics et la régulation financière sont d’autres mesures.

24. Quel ouvrage Keynes publie-t-il en 1936 pour remettre en cause la théorie néoclassique ?

La théorie de l’ordre spontané du marché de Friedrich Hayek
Les travaux sur le PIB et la comptabilité nationale de Simon Kuznets
La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Les Principes d’économie politique d’Alfred Marshall

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

Explication

Keynes remet en cause la théorie néoclassique dans sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, publiée en 1936. Alfred Marshall est son professeur, Simon Kuznets contribue aux travaux de comptabilité nationale et Friedrich Hayek est associé à l’ordre spontané du marché.

25. Une entreprise hésite à produire davantage malgré sa capacité disponible, car elle prévoit peu de clients. Quelle idée keynésienne explique cette décision ?

Toute production crée automatiquement une demande équivalente
Les décisions de production dépendent de la demande anticipée
Les décisions de production résultent de la flexibilité des prix
Les décisions de production dépendent des fonds fournis par l’épargne

Les décisions de production dépendent de la demande anticipée

Explication

Pour Keynes, les entreprises tiennent compte de la demande qu’elles anticipent : une offre ne crée pas automatiquement sa propre demande. L’épargne comme source de financement relève de la perspective néoclassique, et la flexibilité des prix est associée à la doctrine classique.

26. Une entreprise envisage un investissement, mais ne prévoit aucun débouché pour sa production. Selon Keynes, que fera-t-elle vraisemblablement ?

Elle investira en attendant que les prix ajustent le marché
Elle investira grâce aux fonds apportés par l’épargne
Elle renoncera à investir faute de ventes anticipées
Elle investira puisque toute offre trouve sa demande

Elle renoncera à investir faute de ventes anticipées

Explication

Dans l’analyse keynésienne, les entreprises investissent si elles pensent pouvoir écouler leurs produits grâce à des débouchés anticipés. L’idée d’une demande automatiquement créée par l’offre et le rôle compensateur de l’épargne renvoient à des raisonnements distincts.

27. En période de déflation, l’activité baisse et les prix fléchissent. Quelle politique Keynes recommande-t-il à l’État ?

Relancer la demande par des dépenses publiques
Laisser les prix flexibles rétablir l’équilibre sans intervention
Encourager l’épargne pour financer les investissements privés
Réguler le secteur financier pour corriger la baisse des prix

Relancer la demande par des dépenses publiques

Explication

Face à la déflation, Keynes préconise que l’État soutienne la demande par les dépenses publiques. La non-intervention fondée sur la flexibilité des prix correspond à la doctrine classique; l’épargne et la régulation financière ne sont pas la réponse keynésienne ciblée ici.

28. Une administration veut centraliser toutes les informations nécessaires à la production et à la distribution. Quelle difficulté fondamentale, liée à la connaissance dispersée, rencontre-t-elle ?

Les informations disponibles restent incomplètes parce que les besoins ne changent pas
Les informations locales, partielles et changeantes ne peuvent être agrégées par un cerveau central
Les préférences des consommateurs sont difficiles à mesurer parce qu’elles sont étrangères aux savoir-faire
Les données économiques sont trop nombreuses parce qu’elles sont principalement historiques

Les informations locales, partielles et changeantes ne peuvent être agrégées par un cerveau central

Explication

La connaissance dispersée rassemble des informations locales, partielles et changeantes qu’aucun cerveau central ne peut agréger. La réduire à des statistiques, la supposer stable ou la limiter aux préférences en déforme la définition.

29. Dans une région, le prix du cuivre augmente après une baisse des disponibilités. Quel enchaînement correspond au mécanisme de coordination décrit par Hayek ?

La hausse signale une demande excessive et conduit l’État à répartir les stocks
La hausse signale une rareté relative et incite à économiser, substituer ou innover
La hausse traduit un coût fixe et incite les entreprises à suspendre leurs innovations
La hausse révèle une abondance relative et encourage les acteurs à accroître leur consommation

La hausse signale une rareté relative et incite à économiser, substituer ou innover

Explication

Une hausse de prix transmet une information sur la rareté relative et incite les acteurs à adapter leurs décisions, ce qui les coordonne sans plan central. L’interprétation en demande excessive confond rareté et demande, tandis que la répartition étatique substitue une décision administrative au signal du prix; l’abondance inverse le signal.

30. Un gouvernement central fixe les quantités à produire et empêche les prix de varier malgré des pénuries locales. Quelle conséquence correspond à la critique hayékienne de la planification ?

Les pénuries sont supprimées et les règles générales deviennent inutiles
Les décisions locales sont mieux coordonnées et la liberté est préservée
Les signaux des prix sont bloqués et la liberté est détruite
Les signaux des prix sont renforcés et la liberté est protégée

Les signaux des prix sont bloqués et la liberté est détruite

Explication

Pour Hayek, la planification centralisée bloque les signaux des prix et détruit la liberté, comme l’illustre le contexte des totalitarismes et de l’URSS. Des règles générales ne sont pas la même chose que fixer les productions; renforcer les signaux ou supprimer les pénuries ne décrit pas cette critique.

31. Quel événement Hayek organise-t-il au Col du Mont Pèlerin en avril 1947 ?

La création d’un réseau réunissant 39 représentants gouvernementaux
La première réunion d’une société réunissant 39 participants
La première réunion d’une société réunissant 49 participants
La création d’un parti réunissant 39 responsables politiques

La première réunion d’une société réunissant 39 participants

Explication

Hayek lance la société du Mont Pèlerin en avril 1947, lors d’une première réunion de 39 participants au col, en Suisse. Il s’agit d’une société de réflexion, non d’un parti; les autres choix modifient le lieu, l’effectif ou la nature du groupe.

32. Un projet politique veut répondre aux problèmes associés au libéralisme du XIXe siècle sans rétablir simplement cet ancien modèle. Quelle démarche caractérise le néolibéralisme ?

Restaurer le libéralisme classique associé au XIXe siècle
Reproduire le modèle du XIXe siècle en conservant ses anciennes structures
Réformer le libéralisme pour l’adapter au XXe siècle
Remplacer le libéralisme par une économie entièrement planifiée

Réformer le libéralisme pour l’adapter au XXe siècle

Explication

Le néolibéralisme vise à réformer le libéralisme pour l’adapter au XXe siècle, plutôt qu’à restaurer le modèle classique associé notamment aux monopoles, aux crises et à la misère ouvrière. La restauration confond les deux démarches, tandis que la planification abandonne le projet de renouvellement du libéralisme.

33. Dans une économie où la concurrence est organisée par des institutions et des règles, plutôt que tenue pour naturelle, quelle conception de l’ordre économique est appliquée ?

Une économie planifiée où l’État détermine les résultats du marché
Un libéralisme renouvelé où l’ordre économique est construit par des règles
Une économie publique où les institutions organisent la production directe
Un libéralisme classique où l’ordre économique est considéré comme naturel

Un libéralisme renouvelé où l’ordre économique est construit par des règles

Explication

Le néolibéralisme conçoit l’ordre économique comme construit par des institutions et des règles, et non comme un ordre naturel. Le libéralisme classique naturalise davantage cet ordre; organiser la production publique ou fixer les résultats relève d’une logique différente.

34. Un gouvernement garantit les contrats et fait respecter la concurrence, tout en refusant de diriger les entreprises ou de planifier la production. Comment cette politique se situe-t-elle par rapport au néolibéralisme ?

Elle correspond à un État entrepreneur qui dirige les entreprises
Elle correspond à un État qui rejette les règles de concurrence
Elle correspond à un État planificateur qui fixe les productions
Elle correspond à un État de droit fort qui encadre le marché

Elle correspond à un État de droit fort qui encadre le marché

Explication

Le néolibéralisme accepte un État de droit fort qui fait respecter les règles de concurrence, tout en refusant l’État entrepreneur et la planification. Diriger les entreprises ou fixer la production relève des formes d’intervention rejetées; supprimer les règles contredit le rôle d’arbitre de l’État.

35. Dans quel contexte économique et social Margaret Thatcher arrive-t-elle au pouvoir au Royaume-Uni en 1979 ?

Une inflation supérieure à 10 %, une paix sociale et une forte croissance industrielle
Une inflation faible, des grèves et une forte expansion industrielle
Une inflation faible, une paix sociale et un déclin industriel
Une inflation supérieure à 10 %, des grèves et un déclin industriel

Une inflation supérieure à 10 %, des grèves et un déclin industriel

Explication

Thatcher prend le pouvoir alors que le Royaume-Uni connaît une inflation supérieure à 10 %, des grèves et un déclin industriel. L’inflation faible renvoie à une situation erronée, tandis que la paix sociale ou l’expansion industrielle contredisent les difficultés décrites.

36. En 1986, une réforme déréglemente les marchés financiers de la City tandis que le gouvernement vend plusieurs entreprises publiques britanniques. À quel ensemble de mesures cela correspond-il ?

À la dérégulation des transports et à la nationalisation de la City
Aux baisses d’impôts et à la dérégulation des banques
À la privatisation des télécommunications et à la création d’entreprises publiques
Au Big Bang financier et aux privatisations massives

Au Big Bang financier et aux privatisations massives

Explication

La déréglementation financière de la City, appelée « Big Bang » en 1986, accompagne les privatisations massives de secteurs britanniques. Les baisses d’impôts et la dérégulation des transports correspondent aux mesures associées à Reagan, tandis que la nationalisation inverse le sens des réformes.

37. Quelle formule Ronald Reagan associe-t-il à son arrivée au pouvoir aux États-Unis en 1981 ?

« L’État est l’arbitre, le marché est la solution »
« L’État protège la concurrence, le marché organise la propriété »
« L’État n’est pas la solution, l’État est le problème »
« L’État est la solution, le marché est le problème »

« L’État n’est pas la solution, l’État est le problème »

Explication

À son arrivée au pouvoir en 1981, Reagan affirme que l’État est le problème plutôt que la solution. L’idée de l’État arbitre relève de l’ordolibéralisme, et la formule inversant son jugement ne correspond pas à sa déclaration.

38. Une analyse critique du néolibéralisme met en avant l’augmentation des écarts de richesse et des crises financières survenues en 1987, 2000 et 2008. Quelle conclusion reprend ces critiques ?

Le modèle est associé à une croissance accrue et à une création d’emplois renforcée
Le modèle est associé à une mondialisation accrue et à une sortie de la pauvreté généralisée
Le modèle est associé à une baisse des inégalités et à une instabilité financière réduite
Le modèle est associé à des inégalités accrues et à une instabilité financière renforcée

Le modèle est associé à des inégalités accrues et à une instabilité financière renforcée

Explication

Les critiques dénoncent l’explosion des inégalités et une instabilité financière accrue, illustrée par les crises de 1987, 2000 et 2008. La croissance et l’emploi relèvent plutôt des arguments des partisans, tandis que la baisse des inégalités contredit cette critique.

39. Après une crise financière majeure en 2008, un débat public reprend sur la place que l’État doit occuper dans l’économie. Quel changement cela illustre-t-il ?

La conclusion que la mondialisation a supprimé les crises financières
Le retour du débat sur l’intervention de l’État dans l’économie
La conclusion que l’État doit se retirer davantage de l’économie
Le retour du débat sur les seules privatisations des années 1980

Le retour du débat sur l’intervention de l’État dans l’économie

Explication

La crise de 2008 relance le débat sur le degré d’intervention de l’État dans l’économie, sans trancher la question. Un retrait décidé serait une conclusion plus forte que le simple retour du débat, et la référence à la crise de 1987 ne respecte pas le repère donné.

40. Un pays peut produire du vin ou du textile et cherche à tirer parti du commerce international. Selon la logique de Ricardo, comment devrait-il orienter sa spécialisation ?

Vers le secteur où il possède un avantage comparatif
Vers une production réservée au marché national
Vers le secteur où il est le moins productif
Vers les deux secteurs dans des proportions égales

Vers le secteur où il possède un avantage comparatif

Explication

Ricardo défend le libre-échange et la spécialisation de chaque pays dans le secteur où il possède un avantage comparatif. Une production égale confond spécialisation et équilibre, tandis que les autres choix privilégient le désavantage ou l’autarcie.

41. Aux États-Unis, entre 1929 et 1930, les prix à la consommation baissent d’environ 2,3 % dans un contexte d’endettement excessif des ménages et des entreprises. Quel phénomène économique cette situation illustre-t-elle ?

Une inflation, soit une hausse durable et généralisée des prix
Une déflation, soit une baisse durable et généralisée des prix
Une hausse du chômage liée aux faillites d’entreprises
Une variation ponctuelle des prix sans tendance générale

Une déflation, soit une baisse durable et généralisée des prix

Explication

La déflation désigne une baisse durable et généralisée des prix, phénomène observé dans le contexte américain décrit. L’inflation correspond au mouvement inverse, une variation ponctuelle ne suffit pas à établir une déflation, et le chômage est un autre phénomène économique.

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Entre quels siècles le mercantilisme se développe-t-il ?

Du XVe au XVIIIe siècle.

Quel contexte de conflits accompagne le développement du mercantilisme ?

Des guerres entre États.

Selon les mercantilistes, sur quoi repose la puissance d’un royaume ?

Sur l’accumulation de marchandises et de métaux précieux.

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