Fiche de révision : Introduction à la science économique

Plan du Cours

  1. Définition de l’économie
  2. Économie positive et normative
  3. Microéconomie et macroéconomie
  4. Choix, arbitrage et coût d’opportunité
  5. Raisonnement marginal et incitations
  6. Modélisation et démarche scientifique
  7. Corrélation et causalité
  8. Formes de marché
  9. Rappels mathématiques

1. Définition de l’économie

Notions clés & Définitions

  • Économie : L’économie est une science qui analyse comment des agents utilisent des ressources rares pour répondre à des besoins via des usages alternatifs.
  • Économie politique : L’économie est aussi appelée économie politique dans certains contextes, comme désignation synonyme de la discipline.
  • Politique économique : La politique économique regroupe l’ensemble des interventions de l’État dans la vie économique, à distinguer de l’analyse économique.
  • Oikonomia : Oikonomia renvoie à l’étymologie d’économie, associée à l’idée d’administration d’un ménage.

Points essentiels

  • La définition insiste sur l’usage de ressources rares à des usages alternatifs pour satisfaire des besoins.
  • Les agents étudiés incluent individus, entreprises, pouvoirs publics et autres organisations sociales.
  • La politique économique correspond aux interventions de l’État, pas à la définition même de l’économie.
  • L’économie comme discipline est aussi dite « science économique » et « économie politique ».

Astuce mémo

Ressources rares → choix d’usages alternatifs pour satisfaire les besoins (penser « ménage »).

2. Économie positive et normative

Notions clés & Définitions

  • Économie positive : L’économie positive cherche à décrire et expliquer le monde tel qu’il est, avec des propositions vérifiables par l’observation.
  • Économie normative : L’économie normative propose de dire comment le monde devrait être, à partir de jugements de valeur.
  • Salaire minimum : Le salaire minimum sert d’exemple pour distinguer les énoncés positifs (explication) des énoncés normatifs (prescription).

Points essentiels

  • Un énoncé positif sur le salaire minimum vise à expliquer une réalité et reste réfutable par l’observation.
  • Un énoncé normatif sur le salaire minimum prescrit une modification et repose sur des jugements de valeur.
  • La différence opérationnelle tient au statut des propositions : explication du réel vs prescription du souhaitable.
  • Le même thème (salaire minimum) peut conduire à des propositions positives ou normatives.

Astuce mémo

Positive = « comme c’est » ; Normative = « comme il faudrait ».

3. Microéconomie et macroéconomie

Notions clés & Définitions

  • Microéconomie : La microéconomie étudie les décisions des agents sur des marchés particuliers et leurs interactions.
  • Macroéconomie : La macroéconomie analyse les phénomènes économiques globaux et le fonctionnement de l’économie dans son ensemble.
  • PIB : Le PIB est un indicateur macroéconomique cité comme sujet d’analyse de l’ensemble de l’économie.

Points essentiels

  • La microéconomie porte sur des marchés particuliers et sur la formation des prix, les échanges et les contrats.
  • La macroéconomie traite de variables agrégées comme PIB, croissance, chômage et inflation.
  • Les agents étudiés en microéconomie incluent individus, ménages et entreprises selon les marchés.
  • La microéconomie et la macroéconomie se distinguent par le niveau d’analyse : acteurs spécifiques vs ensemble de l’économie.

Astuce mémo

Micro = « petits marchés et décisions » ; Macro = « grande photo et indicateurs ».

4. Choix, arbitrage et coût d’opportunité

Notions clés & Définitions

  • Rareté : La rareté désigne le fait que les ressources disponibles sont limitées, ce qui oblige à faire des choix plutôt qu’à tout satisfaire.
  • Rationalité : La rationalité est l’hypothèse de comportement selon laquelle un décideur choisit de façon cohérente entre alternatives.
  • Homo economicus : Homo economicus est l’idée d’un individu rationnel, cherchant à maximiser son propre bien-être.
  • Coût d’opportunité : Le coût d’opportunité correspond à la valeur de la meilleure alternative à laquelle on renonce en faisant un choix.

Points essentiels

  • La rareté impose des arbitrages car on ne peut pas tout faire avec des ressources limitées.
  • L’analyse coût-bénéfice compare les alternatives en termes de coûts et bénéfices pour construire des modèles.
  • Le coût d’opportunité ne se réduit pas aux dépenses comptables : il mesure ce à quoi on renonce.
  • Dans l’exemple, le profit comptable diffère du profit économique car les coûts d’opportunité s’ajoutent aux coûts économiques.

Astuce mémo

Coût d’opportunité = « ce que tu perds » comme meilleure option alternative.

5. Raisonnement marginal et incitations

Notions clés & Définitions

  • Raisonnement à la marge : Le raisonnement à la marge consiste à évaluer de petites variations d’une situation en comparant les coûts et bénéfices additionnels.
  • Incitations : Les incitations sont des éléments qui modifient les coûts ou les bénéfices et déclenchent des ajustements de comportement.
  • Bénéfices marginaux : Les bénéfices marginaux sont les gains additionnels provoqués par une petite décision ou variation.
  • Coûts marginaux : Les coûts marginaux sont les pertes additionnelles provoquées par une petite décision ou variation.

Points essentiels

  • Une décision se prend en comparant les coûts et bénéfices marginaux, pas les moyennes.
  • La satisfaction d’un verre d’eau après un litre est faible sauf dans des situations comme la soif dans le désert.
  • Une décision entre se reposer ou travailler dépend du contexte d’usage du temps (après 2 heures vs 12 heures).
  • Dans l’exemple de l’avion, l’acceptation d’un billet à 300 CHF dépend de l’intérêt marginal pour les coûts marginaux.

Astuce mémo

Marge = « petite variation » ; On décide avec le supplément, pas avec la moyenne.

6. Modélisation et démarche scientifique

Notions clés & Définitions

  • Modélisation : La modélisation simplifie la réalité pour faire ressortir les relations essentielles entre variables pertinentes.
  • Contrefactuel : Le contrefactuel correspond à ce qui se serait produit si une décision ou une politique n’avait pas eu lieu.
  • Observation et collecte de données : L’observation et la collecte de données sont l’étape initiale de l’élaboration d’une théorie économique.
  • Difficulté principale : La difficulté principale citée tient à l’absence de laboratoire et à la prudence nécessaire pour interpréter les données statistiques.

Points essentiels

  • Un bon modèle est utile même s’il n’est pas réaliste, car il sert à analyser des relations.
  • En économie, il n’existe pas de modèle unique « correct » : on utilise des modèles adaptés au contexte.
  • Le but d’un modèle est d’expliquer un phénomène via un mécanisme, en plus de ses hypothèses.
  • La démarche suit : observation et données, construction du modèle, confrontation aux prédictions, puis ajustement éventuel.
  • La comparaison se fait aussi avec le contrefactuel pour évaluer l’effet d’un événement, d’une décision ou d’une politique.

Astuce mémo

Modèle = simplifier pour expliquer et comparer au « scénario sans ».

7. Corrélation et causalité

Notions clés & Définitions

  • Corrélation : La corrélation est une relation empirique entre deux variables, positive ou négative, sans garantir qu’il y a causalité.
  • Causalité : La causalité existe quand une variable affecte directement une autre, avec un lien de cause à effet.
  • Coefficient de corrélation : Le coefficient de corrélation résume l’intensité et le sens d’une corrélation linéaire, entre -1 et +1.

Points essentiels

  • Un coefficient de corrélation vaut -1 pour une corrélation négative parfaite, +1 pour une positive parfaite, et 0 indique l’absence de corrélation linéaire.
  • La corrélation n’implique pas la causalité quand une variable omise manque pour expliquer la relation observée.
  • La causalité inverse correspond à une mauvaise lecture du sens cause→effet quand les variables sont confondues.
  • Un laboratoire n’est pas disponible et l’interprétation statistique doit être prudente quand on infère des causalités.

Astuce mémo

Corrélation = « ça bouge ensemble » ; Causalité = « l’un fait l’autre ».

8. Formes de marché

Notions clés & Définitions

  • Monopole bilatéral : Le monopole bilatéral décrit une situation où il n’y a qu’un seul acheteur et un seul vendeur.
  • Oligopole : L’oligopole désigne un marché où le nombre de vendeurs est faible, donc les décisions des vendeurs sont mutuellement influencées.
  • Concurrence parfaite : La concurrence parfaite correspond à un modèle où les agents se trouvent dans des conditions d’atomicité, homogénéité, libre-entrée et transparence.
  • Externalité : Une externalité est l’impact des actions d’un agent sur le bien-être d’un autre agent, qui n’est pas partie prenante de l’échange.

Points essentiels

  • Le tableau des formes de marché classe les marchés selon le nombre d’acheteurs et de vendeurs.
  • La concurrence parfaite requiert atomicité, homogénéité, libre-entrée et transparence.
  • En concurrence parfaite, il n’y a pas d’externalités : chacun supporte les coûts et capte les bénéfices de ses choix.
  • L’externalité est définie comme un effet sur un agent tiers, étranger à l’échange.

Astuce mémo

Concurrence parfaite = beaucoup + identique + libre d’entrer + info parfaite + pas d’externalités.

9. Rappels mathématiques

Notions clés & Définitions

  • Fonction : Une fonction est une règle qui associe à chaque valeur de la variable indépendante une valeur de la variable dépendante.
  • Fonction linéaire : Une fonction linéaire est représentée par une droite et s’écrit sous la forme y = a + b x.
  • Ordonnée à l’origine : L’ordonnée à l’origine est la valeur de y quand x vaut 0 dans une fonction linéaire y = a + b x.
  • Pente : La pente est la variation de y quand x augmente de 1 unité, notée par b dans y = a + b x.

Points essentiels

  • Une fonction s’écrit y = f(x), où x est explicative (indépendante) et y est expliquée (dépendante).
  • Dans y = a + b x, a est l’ordonnée à l’origine et b est la pente, égale au rapport de variation Δy sur Δx quand Δx=1.
  • Une équation apparaît quand on égalise une fonction à une valeur ou à une autre fonction, et sa solution vérifie l’égalité.
  • La dérivée correspond au taux de variation de y par rapport à x pour de petites variations de x et donne la pente locale de la fonction.

Astuce mémo

y = a + b x : a = où tu démarres (x=0), b = combien tu montes (pente).

Tableaux de synthèse

Micro vs macroéconomie

NiveauUnités étudiéesExemples
MicroAgents sur des marchésInteractions, formation des prix, contrats
MacroÉconomie dans son ensemblePIB, croissance, chômage, inflation

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre économie positive et normative : l’une explique et l’autre prescrit à partir de jugements de valeur.
  2. Croire que la rationalité implique qu’une mauvaise décision est impossible, alors que des biais et une rationalité limitée sont mentionnés.
  3. Prendre des décisions avec des coûts comptables uniquement, alors que le coût d’opportunité est la meilleure alternative sacrifiée.
  4. Utiliser les coûts et bénéfices moyens au lieu des coûts et bénéfices marginaux lors d’un ajustement incrémental.
  5. Interpréter une corrélation comme une preuve de causalité sans vérifier variable omise et causalité inverse.
  6. Mélanger externalité et effet interne à l’échange : une externalité touche un agent tiers à l’échange.
  7. Erreur fréquente en mathématiques : confondre variable dépendante et indépendante dans l’écriture y = f(x).

Checklist Examen

  1. Définir l’économie comme science étudiant l’usage de ressources rares pour satisfaire des besoins via des usages alternatifs.
  2. Distinguer une proposition positive d’une proposition normative en identifiant l’usage de l’observation et la présence de jugements de valeur.
  3. Caractériser la microéconomie par l’étude de décisions d’agents et des interactions sur des marchés particuliers.
  4. Caractériser la macroéconomie par l’étude de phénomènes globaux et citer au moins deux variables macroéconomiques (PIB, croissance, chômage, inflation).
  5. Expliquer pourquoi la rareté impose des choix et relier le choix à l’idée de ne pas pouvoir tout faire.
  6. Définir rationalité et dire ce qu’implique l’homo economicus sans confondre rationalité et absence d’erreur.
  7. Définir le coût d’opportunité comme meilleure alternative sacrifiée et dire pourquoi il ne se confond pas avec le coût comptable.
  8. Faire la différence entre profit comptable et profit économique dans l’idée d’intégrer les coûts économiques et d’opportunité.
  9. Définir le raisonnement à la marge et préciser que la décision se base sur les coûts et bénéfices additionnels.
  10. Relier les incitations aux ajustements de comportement quand coûts et bénéfices changent.
  11. Expliquer le rôle d’un modèle : simplifier pour faire ressortir des relations essentielles et proposer un mécanisme utile.
  12. Citer les fonctions principales d’un modèle : prédire et comparer au contrefactuel.
  13. Lister les étapes générales de la démarche scientifique en économie et rappeler l’absence de laboratoire comme difficulté.
  14. Définir corrélation et causalité, et interpréter le coefficient de corrélation entre -1 et +1.

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1. Quelle définition correspond le mieux à l’économie ?

2. Quelle est la définition de l’économie en tant que science ?

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Économie — définition ?

Science qui étudie l'usage des ressources rares pour satisfaire des besoins.

Économie définition

Science qui analyse l'usage des ressources rares.

Économie positive — rôle ?

Décrire et expliquer le monde tel qu'il est.

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