Fiche de révision : Les fondamentaux du marché du travail

📋 Plan du Cours

  1. Inadéquation spatiale et des qualifications
  2. Chômage keynésien et demande effective
  3. Chômage classique et salaire d’équilibre
  4. Rigidités réglementaires et chômage structurel
  5. Allègement du coût du travail et mini-jobs
  6. Effets mitigés des exonérations de cotisations
  7. Flexibilités du marché du travail et flexisécurité
  8. Effets pervers de la flexibilité et précarité
  9. Politiques de formation et compte personnel de formation
  10. Définition du chômage BIT et indicateurs INSEE
  11. Chômage conjoncturel et fluctuations économiques
  12. Chômage frictionnel et asymétries d’information

📖 1. Inadéquation spatiale et des qualifications

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inadéquation spatiale : L’inadéquation spatiale correspond à un décalage géographique qui rend l’emploi difficile à accepter ou à pourvoir.
  • Inadéquation des qualifications : L’inadéquation des qualifications désigne un manque d’adéquation entre le poste et le profil du candidat, en compétences ou en comportement.
  • Savoir-faire : Le savoir-faire regroupe les compétences techniques attendues, notamment l’expérience et les diplômes du candidat.
  • Savoir-être : Le savoir-être renvoie aux qualités personnelles et aux exigences comportementales attendues pour le poste.
  • Chômage keynésien : Le chômage keynésien est le chômage causé par une faiblesse de la demande globale qui réduit la production et l’emploi.

📝 Points essentiels

  • Environ 60% des recrutements jugés difficiles le sont à cause d’une inadéquation du profil du candidat.
  • L’inadéquation spatiale peut venir de l’éloignement géographique, avec trop de temps de transport ou un lieu de résidence trop éloigné.
  • L’inadéquation des qualifications se décompose en savoir-faire (expérience, diplôme) et savoir-être (qualités personnelles, exigences).
  • En récession ou en dépression, la baisse du PIB réduit la demande effective, ce qui freine l’emploi.
  • Quand les entreprises anticipent une baisse de la consommation des ménages et/ou de l’investissement (autres entreprises et État), elles réduisent leur production et peuvent licencier.
  • Le chômage keynésien est associé à la faiblesse de la demande, analysée par J.-M. Keynes lors de la crise de 1929 aux États-Unis.

💡 Astuce mémo

Spatiale = distance (temps de transport, résidence) ; Qualifications = compétences (savoir-faire) + comportement (savoir-être) ; Keynes = demande faible → production baisse → emplois perdus.

📖 2. Chômage keynésien et demande effective

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage keynésien : Chômage expliqué par un niveau insuffisant de demande globale qui empêche l’emploi d’atteindre son niveau d’équilibre.
  • Demande de travail : Demande des employeurs, qui varie avec le salaire et reflète leur intérêt à embaucher à moindre coût.
  • Offre de travail : Proposition de travail des travailleurs, qui augmente quand le salaire devient plus attractif.
  • Chômage frictionnel : Chômage dû au temps nécessaire pour trouver un emploi correspondant, en l’absence de rigidités fortes sur le marché.
  • Chômage involontaire : Chômage qui persiste malgré la volonté de travailler, car des rigidités empêchent l’ajustement du marché.

📝 Points essentiels

  • Si le salaire minimum est fixé au-dessus du salaire d’équilibre, l’offre de travail dépasse la demande de travail, ce qui crée du chômage.
  • La demande de travail décroît avec le salaire car les employeurs cherchent des salaires plus bas pour limiter leurs coûts.
  • L’offre de travail croît avec le salaire car les travailleurs cherchent des salaires plus élevés.
  • En l’absence de rigidité, le chômage observé est surtout volontaire lié au temps de recherche, ce qui correspond au chômage frictionnel.
  • Une rigidité du marché du travail (ex. salaire minimum) empêche l’ajustement et provoque une insuffisance de la demande par rapport à l’offre, donc un chômage involontaire.
  • Une rigidité correspond à une règle réglementaire qui bloque le bon fonctionnement des mécanismes de marché, par exemple via le salaire minimum ou l’encadrement des licenciements.

💡 Astuce mémo

Salaire trop haut = offre↑ demande↓ ⇒ chômage; sans rigidité = recherche prend du temps ⇒ frictionnel.

📖 3. Chômage classique et salaire d’équilibre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage involontaire : Chômage involontaire : situation où des personnes veulent travailler au salaire courant mais ne trouvent pas d’emploi.
  • Salaire minimum : Salaire minimum : niveau de salaire plancher imposé qui peut empêcher l’ajustement du marché du travail.
  • Rigidités du marché du travail : Rigidités du marché du travail : contraintes qui limitent l’embauche et/ou les licenciements et freinent l’ajustement des emplois.
  • Coût du travail : Coût du travail : ensemble des charges supportées par l’employeur pour rémunérer un salarié.
  • Salaire d’équilibre : Salaire d’équilibre : salaire qui équilibre l’offre et la demande de travail, donc sans chômage involontaire.

📝 Points essentiels

  • Selon les néoclassiques, un salaire minimum peut créer un déséquilibre et donc du chômage involontaire.
  • Des règles encadrant les licenciements peuvent freiner l’embauche car les procédures futures seraient longues et coûteuses.
  • Ces rigidités renforcent le chômage structurel en empêchant l’ajustement du marché du travail.
  • Baisser le coût du travail peut passer par un allègement des cotisations sociales.
  • Un allègement du coût du travail incite directement les employeurs à embaucher.
  • La baisse du coût du travail peut déclencher une chaîne : production → profit → investissement → demande → production → emploi → salaire → consommation.

💡 Astuce mémo

Salaire minimum + licenciements coûteux = ajustement bloqué → chômage structurel.

📖 4. Rigidités réglementaires et chômage structurel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coût du travail : Le coût du travail correspond aux dépenses totales liées à l’emploi d’un salarié, notamment via les cotisations sociales et le salaire.
  • Salaire brut : Le salaire brut est la rémunération avant déduction des cotisations sociales, qui sont ensuite ajoutées au coût du travail.
  • Allègement du coût du travail : L’allègement du coût du travail désigne la réduction du coût salarial pour l’employeur, par exemple via des exonérations de cotisations sociales.
  • Emplois non qualifiés : Les emplois non qualifiés regroupent les postes dont les exigences de qualification sont faibles, souvent visés par les politiques d’exonérations.
  • Trappe à bas salaire : La trappe à bas salaire est une situation où un salarié reste coincé dans une rémunération faible, car les gains à augmenter son salaire sont limités pour l’employeur.

📝 Points essentiels

  • Le salaire brut se décompose en salaire net plus cotisations sociales, ce qui relie directement cotisations et coût du travail.
  • Réduire le coût du travail peut inciter les employeurs à embaucher via un effet direct sur leurs décisions d’embauche.
  • La baisse du coût du travail peut aussi se transmettre à la production, puis aux profits, à l’investissement, à la demande, et finalement à l’emploi et à la consommation.
  • Les effets des allègements de cotisations sont décrits comme mitigés : en 2012, sur 100 emplois, 21 étaient des emplois non qualifiés.
  • En 2012, les exonérations de cotisations sociales s’élèvent à environ 26 milliards d’euros.
  • Entre 1982 et 1993, la tendance à la baisse des emplois non qualifiés s’inverse légèrement après l’introduction des exonérations de cotisations sociales.

💡 Astuce mémo

Coût du travail ↓ → embauches ↑ (mais effets mitigés : non qualifiés et trappe à bas salaire peuvent limiter l’impact).

📖 5. Allègement du coût du travail et mini-jobs

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mini-jobs : Les mini-jobs sont des emplois à temps partiel de courte durée qui offrent une flexibilité quantitative externe aux employeurs.
  • Flexibilité quantitative : La flexibilité quantitative désigne la capacité à ajuster le volume d’heures travaillées selon les besoins de l’entreprise.
  • Flexibilité qualitative : La flexibilité qualitative correspond à l’ajustement du contenu des tâches confiées aux travailleurs plutôt qu’au nombre d’heures.
  • Flexibilité externe : La flexibilité externe regroupe les ajustements via le recours à des contrats ou formes d’emploi différents pour varier la main-d’œuvre.
  • Flexisécurité : La flexisécurité combine des mesures de flexibilité du marché du travail avec des dispositifs de sécurisation du parcours des travailleurs.

📝 Points essentiels

  • La baisse des coûts de production peut être répercutée sur les prix, ce qui peut soutenir l’activité.
  • Les mini-jobs relèvent d’une flexibilité quantitative externe, contrairement aux dispositifs internes comme le chômage partiel ou l’aménagement du temps de travail.
  • Fixer un nombre d’heures de travail permet de moduler le nombre d’heures réalisées chaque semaine.
  • La flexibilité quantitative porte sur le volume d’heures, tandis que la flexibilité qualitative porte sur le contenu des tâches.
  • La flexibilité externe peut réduire le chômage en permettant aux employeurs d’embaucher sur de courtes périodes et à temps partiel.
  • La flexisécurité vise à limiter les effets négatifs en combinant indemnisation du chômage et aides/accompagnement vers un nouvel emploi.

💡 Astuce mémo

Quantité = heures (mini-jobs), Qualité = tâches (polyvalence) ; Externe = contrats courts (flexisécurité = sécurité en plus).

📖 6. Effets mitigés des exonérations de cotisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Exonérations de cotisations : Mesures qui réduisent ou suppriment une partie des cotisations sociales dues par l’employeur pour diminuer le coût du travail.
  • Contrats précaires : Formes d’emploi instables (par opposition aux CDI) qui exposent davantage les travailleurs à des périodes de chômage ou de transition.
  • Trappe à emploi précaire : Situation où les exonérations favorisent des embauches peu stables, ce qui maintient une partie des salariés dans la précarité.
  • Baisse de l’implication des travailleurs : Diminution de l’engagement au travail, pouvant réduire la qualité du travail et la dynamique collective.
  • Chômage structurel : Chômage lié à des désajustements durables entre l’offre et la demande de travail, pas seulement à des variations conjoncturelles.

📝 Points essentiels

  • Les exonérations peuvent accroître l’écart d’accès à l’emploi entre contrats précaires et CDI, avec des taux de chômage d’environ 16,3% pour les précaires contre 5,8% pour les CDI.
  • Les exonérations peuvent produire un désavantage pour l’entreprise en freinant la production et l’innovation.
  • Les travailleurs peuvent être moins formés, ce qui réduit l’accumulation de compétences.
  • Les effets touchent surtout les moins qualifiés, qui ont davantage de risques de ne pas cotiser.
  • Une conséquence possible est la « trappe » vers un emploi précaire, où l’emploi créé reste instable.
  • Même si l’État cherche à agir sur le chômage structurel via plus de flexibilité, des effets pervers peuvent apparaître (précarité/pauvreté, baisse d’implication, baisse de productivité).

💡 Astuce mémo

Précarité d’abord : Exonérations → coût ↓ → embauches possibles, mais risque de « trappe » (moins de formation → moins de compétences → productivité et implication ↓).

📖 7. Flexibilités du marché du travail et flexisécurité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Flexisécurité : Approche combinant une certaine flexibilité du marché du travail et une forte sécurité pour les travailleurs via des politiques d’accompagnement.
  • Formation initiale : Ensemble des apprentissages réalisés avant l’entrée sur le marché du travail, qui conditionne la capacité à acquérir de nouvelles compétences.
  • Système scolaire inégal : Organisation éducative où les chances de réussite varient selon les élèves, ce qui crée des écarts de niveau.
  • Employabilité : Capacité d’un individu à obtenir un emploi, notamment à la sortie des études.
  • Chômage BIT : Mesure du chômage selon la définition du Bureau international du travail, centrée sur l’absence d’emploi et la recherche active.

📝 Points essentiels

  • La formation initiale est mise en avant car les individus sont plus aptes à apprendre des connaissances au début de leur parcours scolaire.
  • Une perte de capacité d’apprentissage est associée à un manque de formation initiale, ce qui peut freiner l’acquisition de compétences utiles.
  • Le système scolaire français est décrit comme assez inégal, ce qui contribue à des écarts de niveaux entre élèves.
  • Le niveau scolaire est présenté comme relativement faible, ce qui peut peser sur l’employabilité à la sortie des études.
  • Les difficultés d’employabilité sont reliées au fait que les étudiants français auraient moins de chances d’être employés que des élèves issus d’autres systèmes scolaires.
  • Renforcer l’école permettrait, à long terme, de réduire le chômage en améliorant la productivité et les chances d’embauche.

💡 Astuce mémo

Formation initiale = meilleur “moment d’apprentissage” : plus on investit tôt, plus on limite la perte de capacité et on améliore l’employabilité.

📖 8. Effets pervers de la flexibilité et précarité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Flexibilité : La flexibilité désigne l’adaptation des emplois et des horaires aux besoins, souvent associée à des formes d’emploi moins stables.
  • Précarité : La précarité correspond à une situation d’emploi instable ou incertaine, qui peut fragiliser les revenus et l’accès durable au travail.
  • Chômage catégorie A : Le chômage catégorie A regroupe des personnes sans emploi pendant la période de référence et recherchant activement un emploi.
  • Chômage catégorie B et C : Les catégories B et C concernent des chômeurs inscrits à France Travail qui ont une activité à temps partiel tout en recherchant un autre emploi.
  • Taux de chômage : Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active.

📝 Points essentiels

  • Les chômeurs de catégorie A correspondent, selon l’INSEE, à une situation se rapprochant le plus du sens du travail sans emploi et avec recherche active.
  • Les chômeurs de catégorie B et C sont des chômeurs à temps partiel inscrits à France Travail pour rechercher un autre emploi.
  • En France, le chômage se situe actuellement entre 7 et 8% selon la remarque du cours.
  • Le taux de chômage se calcule comme le nombre de chômeurs divisé par la population active.
  • Le taux de chômage se lit sur 100 actifs, par exemple 7,2 chômeurs sur 100 actifs en 2022 d’après l’OCDE.
  • Quand le taux de chômage diminue, le taux d’emploi augmente, ce qui traduit une corrélation négative entre ces deux indicateurs.

💡 Astuce mémo

Chômage ↓ ⇒ Emploi ↑ (corrélation négative).

📖 9. Politiques de formation et compte personnel de formation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômeurs de catégorie A : Catégorie de France Travail regroupant les personnes sans emploi pendant la période de référence et recherchant activement un emploi.
  • Sous-emploi : Situation où une personne travaille à temps partiel tout en souhaitant travailler davantage.
  • Halo du chômage : Ensemble de personnes inactives au sens du BIT mais qui souhaiteraient travailler.
  • Bureau international du travail : Organisation internationale qui définit notamment la notion d’inactivité utilisée pour mesurer le halo du chômage.

📝 Points essentiels

  • Le taux de chômage seul ne suffit pas pour décrire toutes les situations proches du chômage comme le sous-emploi et le halo du chômage.
  • Les chômeurs de catégorie A de France Travail correspondent à une situation proche du chômage BIT car ils sont sans emploi et recherchent activement un emploi.
  • Le chômage conjoncturel est lié aux fluctuations économiques, notamment à la croissance du PIB.
  • En 2017, le PIB augmente d’environ 2,2% et on compte environ 9,4 chômeurs pour 100 actifs.
  • Quand la croissance ralentit, la production baisse, l’embauche diminue et le chômage tend à augmenter, et inversement en phase d’expansion.
  • La demande effective influence le niveau d’emploi via la consommation et l’investissement, notamment quand la propension à consommer est élevée et quand les taux d’intérêt et les anticipations favorisent l’investissement

💡 Astuce mémo

Croissance ↔ emploi : PIB↑ → production↑ → embauches↑ → chômage↓ ; PIB↓ → production↓ → licenciements/embauches↓ → chômage↑

📖 10. Définition du chômage BIT et indicateurs INSEE

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage BIT : Le chômage BIT désigne les personnes sans emploi qui remplissent les critères du Bureau international du travail pour être comptées comme chômeurs.
  • Demande effective : La demande effective correspond au niveau de demande globale qui détermine le niveau de production et donc l’emploi.
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel regroupe les pertes d’emploi dues aux variations de l’activité économique.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel persiste même quand l’économie croît, car il vient des caractéristiques du marché du travail.
  • Chômage frictionnel : Le chômage frictionnel correspond aux périodes de recherche d’emploi liées aux délais d’appariement entre offres et demandes de travail.

📝 Points essentiels

  • Le chômage conjoncturel augmente en récession ou en dépression car la demande effective baisse et l’emploi se dégrade.
  • En cas de baisse anticipée de la consommation des ménages et/ou de l’investissement, les entreprises réduisent la production et licencient.
  • Le chômage keynésien désigne le chômage lié à la faiblesse de la demande effective, mis en évidence dans l’analyse de la crise de 1929.
  • Le chômage structurel persiste même en période de croissance car il provient d’un dysfonctionnement du marché du travail.
  • Le chômage frictionnel apparaît quand l’information sur le marché n’est pas transparente, donc l’appariement prend du temps.
  • Le coût de la recherche d’emploi (notamment l’absence de salaire pendant la recherche) peut maintenir du chômage volontaire ou de transition.

💡 Astuce mémo

Demande effective ↓ → production ↓ → embauches ↓ → chômage ↑ ; Marché du travail dysfonctionnel → chômage persistant.

📖 11. Chômage conjoncturel et fluctuations économiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transparence de l’information : La transparence de l’information désigne un marché où les informations sont disponibles immédiatement et sans coûts pour les agents.
  • Chômage frictionnel : Le chômage frictionnel correspond au chômage lié au temps nécessaire pour trouver un emploi, même quand des postes existent.
  • Coût de recherche d’emploi : Le coût de recherche d’emploi regroupe les dépenses et pertes subies pendant la période où l’on cherche un travail sans salaire.
  • Indemnisation du chômage : L’indemnisation du chômage est un revenu versé pendant la recherche d’emploi qui influence l’arbitrage entre chercher vite ou prolonger la recherche.
  • CPF : Le CPF est le compte personnel de formations qui finance des formations pour les personnes, y compris en emploi, afin de développer des compétences ou préparer une reconversion.

📝 Points essentiels

  • L’absence de transparence implique que les informations sur les postes et les candidats ne sont pas connues immédiatement, ce qui allonge la recherche.
  • Le coût de la recherche est lié à l’absence de salaire pendant la période de recherche, et l’individu compare ce manque à l’anticipation du salaire visé.
  • Le chômage frictionnel provient des imperfections d’information sur le marché, qui rendent la recherche plus longue.
  • Une indemnisation plus élevée réduit le coût perçu de la recherche, ce qui peut inciter à prolonger la période de recherche.
  • Prolonger la recherche augmente le chômage frictionnel lorsque les délais s’allongent.
  • Les plans de formation visent à réduire l’inadéquation entre compétences des demandeurs d’emploi et emplois disponibles, en ciblant notamment les personnes les plus exposées au chômage.

💡 Astuce mémo

Transparence faible → recherche longue → chômage frictionnel ; indemnisation ↑ → coût perçu ↓ → recherche prolongée.

📖 12. Chômage frictionnel et asymétries d’information

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage frictionnel : Chômage lié au temps nécessaire pour chercher un emploi, postuler et trouver un poste adapté malgré l’existence d’offres disponibles.
  • Inadéquation offre-emploi : Écart entre les caractéristiques des demandeurs d’emploi et celles des postes disponibles, qui empêche un appariement immédiat.
  • Chômage structurel : Chômage durable causé par des problèmes d’appariement et/ou d’incitations qui empêchent l’ajustement du marché du travail.
  • Asymétries d’information : Situation où certaines informations utiles sur les travailleurs ou les postes ne sont pas connues de façon identique par tous les acteurs.
  • Théorie du salaire d’efficience : Théorie selon laquelle des entreprises paient un salaire supérieur au salaire d’équilibre pour améliorer la productivité et limiter les comportements opportunistes.

📝 Points essentiels

  • Le chômage frictionnel provient de l’inadéquation temporaire entre l’offre des demandeurs d’emploi et les emplois disponibles, même si des postes existent.
  • La formation permet de réduire les inadéquations de qualifications en donnant aux chômeurs les compétences nécessaires pour occuper les emplois disponibles.
  • Les politiques de l’État visent aussi à réduire le chômage structurel en investissant dans la formation initiale et la formation continue.
  • Les dispositifs de formation continue, comme les comptes personnels de formation, améliorent l’adéquation des compétences mais ne corrigent pas à eux seuls les inadéquations géographiques.
  • Les problèmes d’appariement incluent des frictions, des inadéquations spatiales et des inadéquations de qualifications, qui peuvent conduire au chômage structurel.
  • Les asymétries d’information peuvent mener au chômage structurel via la théorie du salaire d’efficience, où le salaire versé sert d’incitation à la performance.

💡 Astuce mémo

Friction = temps + matching imparfait ; Structurel = matching durable + infos incomplètes (salaire d’efficience).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1929Analyse de la crise aux USA par J.-M. Keynes, à l’origine de l’idée de chômage keynésien
2012Données sur les emplois non qualifiés et le montant des exonérations de cotisations sociales
2017Croissance du PIB d’environ 2,2% et environ 9,4 chômeurs pour 100 actifs

📊 Tableaux de synthèse

Chômage : conjoncturel vs structurel

Type de chômageCauseMécanisme
ConjoncturelFluctuations économiquesDemande effective/demande globale diminue en récession/dépression → production baisse → licenciements/embauches réduites → chômage augmente
StructurelCaractéristiques du marché du travailProblèmes d’appariement (frictions, inadéquations spatiales/qualifications) et/ou asymétries d’information (ex. salaire d’efficience) → chômage persistant même en croissance

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre inadéquation spatiale (éloignement/temps de transport) et inadéquation des qualifications (savoir-faire/savoir-être).
  2. Croire que le chômage keynésien vient d’un salaire trop élevé : dans le cours, il vient d’une faiblesse de la demande effective.
  3. Mélanger chômage frictionnel et chômage involontaire : le frictionnel vient du temps de recherche (information imparfaite), l’involontaire d’une rigidité (ex. salaire minimum).
  4. Dire que le chômage disparaît automatiquement avec un salaire minimum : au contraire, si le salaire minimum est au-dessus du salaire d’équilibre, l’offre dépasse la demande → chômage.
  5. Oublier que la rigidité est une règle réglementaire qui empêche l’ajustement du marché (ex. salaire minimum, licenciements coûteux).
  6. Confondre flexibilité quantitative et qualitative : quantitative = volume d’heures, qualitative = contenu des tâches.
  7. Croire que le taux de chômage suffit : le cours insiste sur le sous-emploi et le halo du chômage, qui ne sont pas entièrement captés par le taux de chômage.

✅ Checklist Examen

  1. Définir inadéquation spatiale et inadéquation des qualifications, et citer les composantes savoir-faire et savoir-être.
  2. Expliquer le chômage keynésien : récession/dépression → demande effective baisse → production baisse → entreprises licencient (lien avec Keynes et 1929).
  3. Expliquer l’analyse néoclassique : salaire d’équilibre sans chômage, salaire minimum au-dessus de l’équilibre → offre de travail > demande de travail → chômage classique.
  4. Relier demande de travail et offre de travail au salaire : demande décroissante, offre croissante, et préciser le rôle de l’absence de rigidité (chômage frictionnel).
  5. Définir rigidité du marché du travail comme règle qui bloque les mécanismes de marché, et expliquer pourquoi elle conduit à un chômage involontaire.
  6. Expliquer comment les règles sur les licenciements freinent l’embauche (coût futur des licenciements) et pourquoi cela renforce le chômage structurel.
  7. Présenter l’allègement du coût du travail : lien salaire brut/salaire net/cotisations, effet direct sur l’incitation à embaucher, et la chaîne production → profit → investissement → demande → emploi → salaire → conso.
  8. Citer les effets mitigés des exonérations : chiffres 2012 (emplois non qualifiés, montant des exonérations) et notions trappe à bas salaire et effet d’aubaine.
  9. Décrire les mini-jobs : plafond de 450 € par mois, pas de cotisations, flexibilité externe (notamment licenciement), et risque pour le travailleur (précarité/sous-emploi).
  10. Distinguer flexibilité quantitative interne/externe et qualitative, et donner des exemples du cours (chômage partiel, aménagement du temps de travail, CDD/intérim, polyvalence, sous-traitance).
  11. Expliquer les effets pervers de la flexibilité : montée de la précarité/pauvreté, désavantage entreprise (production/innovation), baisse de formation et « trappe » à emploi précaire (avec les ordres de grandeur donnés).
  12. Définir chômage BIT, sous-emploi et halo du chômage, puis savoir lire le taux de chômage (sur 100 actifs) et le taux d’emploi (sur 100 en âge de travailler), et relier croissance/PIB à chômage conjoncturel.
  13. Expliquer le chômage frictionnel via transparence de l’information et coût de recherche (absence de salaire), et dire pourquoi une indemnisation plus élevée peut prolonger la recherche.
  14. Expliquer comment la formation (initiale et continue/CPF) réduit les inadéquations de qualifications et améliore l’employabilité, tout en précisant la limite sur les inadéquations géographiques.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les fondamentaux du marché du travail avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel type de décalage rend un emploi difficile à accepter ou à pourvoir en raison de la distance géographique ?

2. Quels éléments composent l’inadéquation des qualifications entre un candidat et un poste ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les fondamentaux du marché du travail avec 24 flashcards interactives.

Inadéquation spatiale — définition ?

Décalage géographique empêchant l’emploi

Inadéquation qualifications — composantes ?

Savoir-faire et savoir-être

Chômage keynésien — cause principale ?

Faible demande effective

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