Le chômage, selon le BIT, désigne les personnes sans emploi, disponibles et en recherche active, tandis que le sous-emploi concerne celles qui travaillent mais dont la situation est insatisfaisante ou partielle.
Taux de chômage : rapport entre le nombre de chômeurs et la population active (actifs), exprimé en pourcentage. Insee (voir section 2) utilise la définition du BIT (Bureau international du travail).
Formule :
Taux d’emploi : rapport entre le nombre de personnes en emploi et la population totale, exprimé en pourcentage. Il indique la proportion de la population qui travaille, quelle que soit sa situation.
Méthode de calcul du taux de chômage : consiste à diviser le nombre de chômeurs par la somme des chômeurs et des personnes en emploi, puis à multiplier par 100 pour obtenir un pourcentage.
Méthode de calcul du taux d’emploi : consiste à diviser le nombre de personnes en emploi par la population totale, puis à multiplier par 100.
Exemples chiffrés en France 2023 :
Les taux de chômage et d’emploi sont des indicateurs essentiels pour mesurer la santé du marché du travail, leur évolution reflétant à la fois la conjoncture économique et les effets des politiques publiques.
Chômage structurel : Part du chômage expliquée par les caractéristiques durables de l’économie, telles que les problèmes d’appariement, les inadéquations de qualifications ou les effets des institutions, qui persistent indépendamment de la conjoncture. AUTEUR (date) : ce type de chômage résulte des structures de l’économie affectant durablement le marché du travail.
Origine durable du chômage liée aux structures économiques : Le chômage qui persiste à long terme en raison de caractéristiques fondamentales du système économique, telles que la rigidité des institutions ou des inadéquations entre l’offre et la demande de compétences. Il ne disparaît pas avec la simple fluctuation de l’activité économique.
Différence entre chômage structurel et conjoncturel : Le chômage structurel est lié aux caractéristiques durables du marché du travail, tandis que le chômage conjoncturel dépend des fluctuations économiques à court terme, comme la croissance ou la récession (voir section 11).
Problèmes d’appariement : Difficultés à faire correspondre la demande d’emploi avec l’offre, dues à des frictions, inadéquations spatiales ou de qualifications, qui contribuent au chômage structurel. AUTEUR (date) : ces problèmes peuvent entraîner la coexistence d’emplois vacants et de demandeurs d’emploi.
Inadéquations de qualifications : Déficit entre les compétences requises par les employeurs et celles disponibles chez les demandeurs d’emploi, souvent accentué par la destruction créatrice et l’évolution technologique, source majeure du chômage structurel.
Effets des institutions : Règles formelles ou informelles, telles que le salaire minimum ou la protection de l’emploi, qui peuvent influencer durablement le niveau de chômage structurel en modifiant les coûts et la flexibilité du marché du travail.
Le chômage structurel est une conséquence des caractéristiques durables du marché du travail, telles que les frictions d’appariement, les inadéquations de qualifications et les effets des institutions (voir section 8). AUTEUR (date) : il ne disparaît pas avec la conjoncture économique, mais nécessite des politiques spécifiques pour être réduit.
Les problèmes d’appariement, notamment spatiaux ou de qualifications, jouent un rôle central dans le chômage structurel. La mobilité géographique limitée et le décalage entre compétences et besoins des entreprises sont des causes majeures (voir section 5 et 6).
Les asymétries d’information, telles que le salaire d’efficience, peuvent également contribuer au chômage structurel en incitant les employeurs à payer plus pour attirer des candidats de meilleure qualité ou pour limiter le risque de sélection adverse et d’aléa moral (voir section 7).
Les effets des institutions, comme le salaire minimum ou la protection de l’emploi, peuvent avoir des impacts positifs ou négatifs sur le chômage structurel, en influençant la flexibilité et la stabilité du marché du travail (voir section 9 et 10).
La distinction avec le chômage conjoncturel est essentielle : ce dernier est lié aux fluctuations économiques à court terme, tandis que le chômage structurel persiste indépendamment de la conjoncture (voir section 11).
Le chômage structurel résulte de caractéristiques durables du marché du travail, telles que les inadéquations de qualifications, les frictions d’appariement et les effets des institutions, nécessitant des politiques ciblées pour sa réduction.
Les problèmes d’appariement sont une source majeure de chômage structurel, car ils reflètent des frictions et des inadéquations qui empêchent une correspondance efficace entre l’offre et la demande d’emploi. Ces frictions peuvent provenir de divers facteurs, notamment les inadéquations spatiales, où la mobilité géographique limitée des demandeurs d’emploi empêche la prise de poste dans des zones où des emplois vacants existent. Par exemple, un demandeur à Marseille ne déménagera pas pour un emploi à Paris, ce qui maintient le poste vacant plus longtemps.
Les inadéquations de qualifications jouent également un rôle crucial : les évolutions technologiques, comme la digitalisation, modifient les compétences requises, mais les demandeurs d’emploi ne disposent pas toujours des qualifications adaptées, ce qui limite leur capacité à pourvoir certains postes. La destruction créatrice contribue à cette inadéquation, en modifiant la structure des secteurs et des compétences demandées.
Les frictions sur le marché du travail peuvent aussi résulter de processus d’information imparfaits, où les demandeurs ou les employeurs ne disposent pas de toutes les informations nécessaires pour faire correspondre efficacement l’offre et la demande. Ces obstacles entraînent la coexistence d’emplois vacants et de demandeurs d’emploi, même en période de croissance économique.
Les problèmes d’appariement, notamment les frictions liées aux inadéquations spatiales et de qualifications, expliquent une partie significative du chômage structurel, en particulier la coexistence d’emplois vacants et de demandeurs d’emploi malgré une économie en croissance.
Inadéquations spatiales : situations où la localisation géographique des demandeurs d’emploi ne correspond pas à celle des emplois vacants, empêchant une mise en relation efficace entre offre et demande d’emploi. Selon PERROUX (date), cela désigne un décalage géographique qui limite la mobilité et la correspondance sur le marché du travail.
Mobilité géographique limitée des demandeurs d’emploi : incapacité ou réticence des demandeurs d’emploi à se déplacer pour occuper un emploi vacant, souvent en raison de contraintes personnelles, économiques ou sociales. Cette limitation contribue à la persistance du chômage structurel lié à l’inadéquation spatiale.
Impact des transports et localisation sur l’emploi : influence de la qualité, de la disponibilité et du coût des transports ainsi que de la localisation géographique des zones d’emploi sur la capacité des demandeurs à accéder aux emplois vacants. La mauvaise infrastructure ou la distance accrue peuvent accentuer les inadéquations spatiales et limiter la mobilité.
Les inadéquations spatiales sont une cause majeure du chômage structurel, car elles empêchent la rencontre immédiate entre l’offre et la demande d’emploi, notamment dans des zones où les transports sont insuffisants ou coûteux. La distance géographique entre demandeurs et emplois est un obstacle à la mobilité, renforçant le chômage localisé.
La mobilité géographique limitée des demandeurs d’emploi résulte de divers facteurs : coûts financiers, contraintes familiales, manque d’informations sur les opportunités ou encore absence de transports efficaces. Elle limite la capacité des demandeurs à répondre aux offres situées dans d’autres régions.
L’impact des transports et de la localisation est crucial : une mauvaise desserte ou une localisation peu attractive des zones d’emploi peut entraîner une inadéquation spatiale accrue, contribuant à la persistance du chômage. La modernisation des infrastructures et la relocalisation des activités peuvent atténuer ces inadéquations.
La résolution de ces inadéquations nécessite des politiques publiques favorisant la mobilité (subventions, développement des transports en commun) et la décentralisation des activités économiques pour réduire les déséquilibres géographiques.
Les inadéquations spatiales, accentuées par une mobilité géographique limitée et des problèmes de transport, constituent une source importante de chômage structurel en empêchant la mise en relation efficace entre demandeurs et emplois vacants.
Les inadéquations de qualifications, renforcées par la destruction créatrice, constituent une cause majeure du chômage structurel, en raison du décalage entre l’évolution rapide des besoins en compétences et la capacité des travailleurs à s’adapter.
Les asymétries d’information sur le marché du travail peuvent provoquer du chômage structurel, mais le salaire d’efficience constitue une stratégie pour atténuer ces effets en améliorant la qualité de l’embauche et en incitant à un effort accru.
Rôle des institutions dans le chômage structurel : Les institutions, en tant que règles formelles ou informelles, influencent le fonctionnement du marché du travail. Elles peuvent soit limiter, soit favoriser l’ajustement du marché, impactant ainsi le niveau de chômage structurel (voir section 3). Par exemple, des règles strictes de protection de l’emploi peuvent réduire la mobilité et la flexibilité, augmentant le chômage structurel.
Institutions formelles : Ce sont des règles écrites, codifiées dans des lois ou règlements, qui encadrent les relations de travail. Elles incluent le salaire minimum, les règles de protection de l’emploi, ou encore les dispositifs d’indemnisation du chômage. Ces institutions ont un impact direct sur la rigidité du marché du travail et le chômage structurel (voir section 3).
Institutions informelles : Ce sont des normes, coutumes ou pratiques non écrites qui régissent les comportements sur le marché du travail. Elles peuvent influencer la négociation salariale, la mobilité ou la stabilité de l’emploi, et ainsi jouer un rôle dans le chômage structurel. Par exemple, des pratiques culturelles ou sociales peuvent limiter la mobilité géographique ou professionnelle.
Impact des règles encadrant le marché du travail : Ces règles, qu’elles soient formelles ou informelles, modulent la flexibilité du marché du travail. Des règles rigides, comme une forte protection de l’emploi ou un salaire minimum élevé, peuvent limiter la création d’emplois et accroître le chômage structurel. À l’inverse, des règles plus flexibles peuvent favoriser l’ajustement du marché et réduire ce chômage (voir section 3).
Salaire minimum : Règle fixant un seuil minimal de rémunération que doit percevoir un salarié, afin de protéger contre des salaires excessivement bas. En France, il s'agit du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) instauré en 1970, avec un niveau fixé à environ 12 euros brut de l’heure au 1er janvier 2024.
Objectifs du salaire minimum : Assurer un revenu décent aux travailleurs, réduire la pauvreté, et favoriser la stabilité sociale. Il vise aussi à encourager la recherche d’emploi en augmentant l’attractivité des postes rémunérés au minimum légal.
Effets négatifs du salaire minimum au-dessus du niveau d’équilibre : Lorsqu’il est fixé au-delà du point d’équilibre entre l’offre et la demande de travail, il peut entraîner une réduction de l’embauche, notamment des moins qualifiés, en augmentant le coût du travail pour les employeurs. Cela peut conduire à une substitution par la machine ou à une hausse des prix, diminuant ainsi la demande globale et augmentant le chômage structurel.
Effets positifs du salaire minimum sur l’appariement et la productivité : En augmentant le revenu, il peut inciter les demandeurs d’emploi à rechercher plus activement un emploi, améliorant ainsi le processus d’appariement. De plus, dans une logique de salaire d’efficience, une rémunération plus élevée peut motiver les salariés, augmenter leur implication et leur productivité, et encourager les entreprises à investir dans la formation et la qualification des employés.
Le salaire minimum, lorsqu’il est fixé à un niveau approprié, peut à la fois protéger les travailleurs et favoriser la productivité, mais un dépassement excessif peut entraîner une hausse du chômage structurel en réduisant l’incitation à embaucher.
Protection de l’emploi : Ensemble des règles régissant les modalités d’embauche et de licenciement, visant à assurer la stabilité des salariés dans l’entreprise. Elle inclut notamment les procédures, coûts et indemnités liés au licenciement, ainsi que les restrictions sur l’embauche en contrats précaires. (source)
Règles encadrant les licenciements et embauches : Dispositions légales ou réglementaires qui déterminent les conditions, procédures et coûts associés à l’embauche ou au licenciement d’un salarié. Ces règles ont pour objectif de protéger les salariés mais peuvent aussi limiter la flexibilité du marché du travail. (source)
Impact de la protection de l’emploi sur le chômage structurel : La protection excessive peut dissuader les entreprises d’embaucher, en raison des coûts et des difficultés de licenciement, ce qui limite la création d’emplois et peut favoriser le maintien du chômage structurel. À l’inverse, une protection équilibrée peut favoriser la stabilité et la formation des salariés, réduisant ainsi l’inadéquation des qualifications et le chômage de longue durée. (source)
La protection de l’emploi vise à sécuriser les salariés contre les licenciements abusifs ou coûteux, en imposant des procédures et des indemnités. Cependant, une protection excessive peut engendrer une rigidité du marché du travail, limitant la capacité des entreprises à ajuster leur effectif en fonction de la conjoncture économique. (source)
Les règles encadrant les licenciements, telles que la nécessité de justifier le motif ou de payer des indemnités, peuvent ralentir la flexibilité du marché du travail, en particulier en période de baisse d’activité, ce qui peut augmenter le chômage structurel. (source)
La protection de l’emploi peut aussi encourager l’investissement dans la formation et la qualification des salariés, favorisant leur employabilité à long terme et réduisant le chômage de longue durée. Elle peut également limiter la rotation du personnel, stabilisant ainsi l’emploi et la productivité. (source)
Un équilibre entre protection et flexibilité est essentiel : une protection trop faible expose les salariés à des licenciements arbitraires, tandis qu’une protection excessive peut freiner l’embauche et la croissance économique. (source)
Une protection de l’emploi bien calibrée favorise la stabilité et la formation des salariés, mais une protection excessive peut limiter la création d’emplois et accroître le chômage structurel.
Le chômage conjoncturel varie en fonction de la conjoncture économique ; il peut être atténué par des politiques visant à stimuler la demande globale, contrairement au chômage structurel qui résulte de caractéristiques durables du marché du travail.
Les politiques macroéconomiques regroupent principalement la politique monétaire et la politique budgétaire, qui ont pour objectif de soutenir la demande globale afin de lutter contre le chômage conjoncturel. La politique de soutien de la demande agit en augmentant les dépenses publiques ou en réduisant les prélèvements obligatoires, ce qui stimule la consommation et l’investissement, et ainsi favorise la création d’emplois. Par exemple, lors d’une récession, une baisse des taux d’intérêt ou une augmentation des investissements publics peuvent encourager la relance économique.
Les mécanismes d’intervention économique consistent à ajuster ces instruments pour influencer la croissance et l’emploi. La baisse des taux d’intérêt, par exemple, rend l’emprunt moins coûteux, incitant à l’investissement et à l’embauche. La dépense publique, quant à elle, peut directement financer des projets créateurs d’emplois ou soutenir le revenu des ménages pour maintenir la consommation.
Ces politiques ont aussi pour but de renforcer la confiance des acteurs économiques, en montrant que l’État intervient pour stabiliser la conjoncture. Cependant, leur efficacité dépend du contexte économique et de la coordination avec d’autres mesures, notamment celles visant à réduire les rigidités du marché du travail.
Les politiques macroéconomiques de soutien de la demande globale, en agissant sur la fiscalité, la dépense publique et les taux d’intérêt, sont essentielles pour réduire le chômage conjoncturel, notamment lors de ralentissements économiques.
| Thème | Définition / Concept | Auteur / Source | Particularités |
|---|---|---|---|
| Chômage (BIT) | Personnes sans emploi, disponibles, en recherche active | BIT | Conditions : absence d’emploi, disponibilité immédiate, recherche active |
| Taux de chômage | (Chômeurs / Population active) × 100 | INSEE, BIT | Indicateur de la santé du marché du travail |
| Taux d’emploi | (Employés / Population totale) × 100 | INSEE | Mesure de l’intégration sur le marché du travail |
| Chômage structurel | Chômage dû aux caractéristiques durables du marché | Auteur inconnu | Frictions, inadéquations, effets institutionnels |
| Problèmes d’appariement | Difficultés à faire correspondre offre et demande | Auteur inconnu | Spatiaux, de qualifications, de mobilité |
| Inadéquations de qualifications | Déficit entre compétences et besoins | Auteur inconnu | Source majeure de chômage structurel |
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1. Selon la définition du BIT, qu'est-ce que le chômage ?
2. Quel était le taux de chômage en France hors Mayotte au dernier trimestre 2023 selon l'INSEE ?
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Chômage selon le BIT ?
Personnes sans emploi, disponibles, en recherche active
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Taux de chômage
Part du chômage expliquée par la structure ?
Chômage structurel
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