Fiche de révision : Les Fondements du Marché du Travail

📋 Plan du Cours

  1. Chômage et déséquilibre offre demande
  2. Trente Glorieuses, protection sociale et relance
  3. Choc pétrolier et stagflation des années 1970
  4. Définitions BIT et indicateurs INSEE du chômage
  5. Chômage conjoncturel et demande effective keynésienne
  6. Chômage structurel, institutions et appariement
  7. Asymétrie d’information et théorie du salaire d’efficience
  8. Politiques conjoncturelles de relance budgétaire et monétaire
  9. Baisse du coût du travail et limites des exonérations
  10. Flexibilité, flexisécurité et politiques actives du marché du travail

📖 1. Chômage et déséquilibre offre demande

🔑 Notions clés & Définitions

  • Plein emploi : Situation où la demande de travail est suffisamment proche de l’offre de travail pour que le chômage soit faible.
  • Demande de travail : Besoin exprimé par les employeurs qui recherchent des travailleurs pour produire.
  • Offre de travail : Quantité de travail disponible sur le marché, portée par les travailleurs prêts à travailler.
  • Chômage de masse : Chômage généralisé qui apparaît quand le déséquilibre entre offre et demande de travail devient durable.
  • Stagflation : Situation où le pays subit à la fois une hausse des prix et une hausse du chômage.

📝 Points essentiels

  • Quand la demande de travail dépasse ou égale l’offre de travail, le chômage tend à disparaître car les postes sont pourvus.
  • Quand l’offre de travail dépasse la demande de travail, un déséquilibre apparaît et peut conduire à du chômage.
  • Les Trente Glorieuses sont associées à une forte croissance et à un plein emploi, avant l’apparition du chômage de masse.
  • Le choc pétrolier de 1973 entraîne une hausse des prix et une baisse de la productivité, ce qui alimente la stagflation.
  • La stagflation correspond à la combinaison chômage + inflation, ce qui rend la lutte contre le chômage plus difficile.

💡 Astuce mémo

Offre vs demande : si Offre > Demande ⇒ Chômage ; si Demande ≥ Offre ⇒ Plein emploi.

📖 2. Trente Glorieuses, protection sociale et relance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Partie du chômage qui évolue avec les fluctuations de l’activité économique, car les entreprises ajustent rapidement leurs effectifs quand la conjoncture se dégrade ou s’améliore.
  • Pandémie de Covid-19 : Événement ayant conduit à des mesures de confinement, réduisant la consommation et la production, ce qui a entraîné une hausse du chômage via la baisse de l’activité.
  • Taux d’activité des moins de 25 ans : Indicateur qui mesure la part des moins de 25 ans participant au marché du travail, et qui peut baisser même si le chômage baisse.
  • Demande globale : Agrégat qui résume l’ensemble des dépenses adressées à l’économie, combinant consommation, investissement, dépenses publiques et demande extérieure nette.
  • Anticipations des entreprises : Prévisions que font les entreprises sur la demande future, qui influencent directement leur niveau de production et donc leurs embauches ou licenciements.

📝 Points essentiels

  • Le chômage conjoncturel augmente quand l’activité économique se détériore, car les entreprises réduisent la production et mobilisent moins de travail.
  • La baisse de l’activité après confinement s’explique par la chute de la consommation, ce qui réduit la production et fait monter le chômage.
  • En France, en 2020, environ 7% des personnes en âge de travailler sont au chômage, et l’indicateur (entre 0 et 100) reflète un pessimisme des chefs d’entreprise.
  • De 2000 à fin 2001, les entrepreneurs sont décrits comme optimistes, et on observe une corrélation négative entre l’indicateur de climat des affaires et le chômage.
  • Une dégradation du climat des affaires peut conduire les entreprises à réduire la production, cesser d’embaucher voire licencier, ce qui alimente ensuite la hausse du chômage.
  • La baisse du taux de chômage peut venir soit d’une hausse de l’emploi, soit d’une baisse du taux d’activité des moins de 25 ans, ce qui modifie la mesure du chômage.

💡 Astuce mémo

Chômage conjoncturel = conjoncture qui tombe → production ↓ → embauches ↓ (ou licenciements) ; si l’activité des jeunes baisse, le chômage peut aussi baisser sans création d’emplois.

📖 3. Choc pétrolier et stagflation des années 1970

🔑 Notions clés & Définitions

  • Demande intérieure : La demande intérieure regroupe les dépenses réalisées à l’intérieur du pays, qui soutiennent la production et l’emploi.
  • Demande extérieure nette : La demande extérieure nette correspond au solde des exportations et des importations, qui influence la demande globale adressée aux entreprises.
  • Demande effective keynésienne : La demande effective keynésienne est la demande anticipée par les entrepreneurs, qui détermine leurs décisions de production et d’embauche.
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel varie avec la conjoncture et réagit avec retard aux fluctuations de l’activité économique.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel provient d’un désajustement durable sur le marché du travail, indépendamment des variations de court terme de l’activité.

📝 Points essentiels

  • La demande globale se décompose en demande intérieure et demande extérieure nette, via la somme CF + FBCF + G + (X − M).
  • Quand les entrepreneurs anticipent une hausse de la demande globale, ils augmentent la production et créent des emplois.
  • Quand les entrepreneurs anticipent une baisse de la demande globale, ils réduisent la production et provoquent des suppressions d’emplois.
  • Les fluctuations de l’activité agissent avec retard sur le chômage conjoncturel car les entreprises peuvent amortir ces variations.
  • Le chômage structurel s’explique par le fonctionnement du marché du travail, pas seulement par la conjoncture.
  • Chez les néoclassiques, le niveau d’emploi dépend du salaire réel, c’est-à-dire du salaire corrigé des variations de prix.

💡 Astuce mémo

Demande anticipée → production → emploi : hausse attendue = embauche, baisse attendue = licenciements ; chômage conjoncturel réagit après.

📖 4. Définitions BIT et indicateurs INSEE du chômage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage volontaire : Chômage volontaire : situation où les personnes sans emploi refusent le salaire réel proposé et choisissent un autre arbitrage (loisir ou autre activité).
  • Chômage involontaire : Chômage involontaire : chômage attribué à des imperfections du marché du travail, souvent liées à des interventions extérieures qui empêchent l’ajustement.
  • Chômage frictionnel : Chômage frictionnel : chômage lié aux délais et à la recherche d’emploi, qui subsiste même quand le marché fonctionne correctement.
  • Chômage structurel : Chômage structurel : chômage durable causé par une inadéquation entre l’offre de travail et la demande (compétences, localisation, délais).
  • Asymétrie d’information : Asymétrie d’information : déséquilibre d’accès à l’information entre demandeurs et offreurs de travail, qui freine l’appariement.

📝 Points essentiels

  • Dans l’approche néoclassique, un marché du travail parfait conduit au plein emploi, donc seul le chômage volontaire subsiste.
  • Le chômage involontaire est expliqué par des imperfections dues à des interventions extérieures qui empêchent l’ajustement des salaires et des emplois.
  • La CPP (conditions de la concurrence parfaite) doit être respectée pour que le plein emploi soit garanti.
  • Les CPP exigent notamment : homogénéité des produits, atomicité, transparence, libre entrée/sortie et parfaite mobilité des facteurs.
  • Le chômage frictionnel est associé à un manque de transparence du marché et à des difficultés de visibilité des offres et des candidatures.
  • Le chômage d’inadéquation spéciale renvoie à un problème de mobilité du travail (chômeurs et emplois localisés différemment).

💡 Astuce mémo

Volontaire = choix du salaire réel ; Involontaire = imperfections ; Frictionnel = transparence/délais ; Structurel = inadéquation (spatiale/qualifications) ; Info asymétrique = appariement bloqué.

📖 5. Chômage conjoncturel et demande effective keynésienne

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Chômage lié aux fluctuations de l’activité économique, qui varie avec la conjoncture plutôt qu’avec des causes durables du marché du travail.
  • Demande effective keynésienne : Notion keynésienne selon laquelle le niveau d’emploi dépend d’abord de la demande globale anticipée, qui détermine la production et donc l’embauche.
  • Asymétrie d’information : Situation où un agent dispose de plus ou de meilleure information que l’autre sur un aspect déterminant de la transaction.
  • Sélection adverse : Problème d’asymétrie où l’employeur ne peut pas observer la qualité réelle du candidat avant l’embauche, ce qui peut conduire à un mauvais choix.
  • Aléa moral : Problème d’asymétrie où l’employeur ne peut pas contrôler l’effort ou la productivité après l’embauche, ce qui modifie le comportement du salarié.

📝 Points essentiels

  • Sur le marché du travail, l’employeur fait face à une asymétrie car le travailleur connaît mieux le travail qu’il fournit que le demandeur d’emploi ne peut l’observer.
  • La sélection adverse correspond au risque de sélectionner un candidat peu productif ou peu motivé faute d’information sur sa qualité réelle.
  • L’aléa moral correspond au risque que le salarié réduise son effort ou sa productivité après l’embauche, car l’employeur ne peut pas contrôler parfaitement l’implication.
  • Les théories du salaire d’efficience proposent que l’employeur fixe un salaire supérieur au salaire d’équilibre pour inciter à produire davantage et limiter les comportements opportunistes.
  • Dans la sélection adverse, un salaire plus élevé vise à attirer les meilleurs candidats et à décourager les moins performants de postuler.
  • Dans l’aléa moral, un salaire élevé augmente le coût du licenciement pour le salarié, ce qui l’incite à rester et à fournir plus d’effort.

💡 Astuce mémo

Sélection adverse = avant embauche (choix), Aléa moral = après embauche (effort). Salaire d’efficience = salaire ↑ pour inciter et réduire les risques.

📖 6. Chômage structurel, institutions et appariement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage structurel : Chômage durable lié à des désajustements du marché du travail, qui ne se résorbent pas automatiquement.
  • Coût du travail élevé : Niveau de salaire et de charges qui rend l’embauche moins rentable pour les entreprises.
  • Problème d’appariement : Difficulté à faire correspondre les offres d’emploi et les compétences disponibles des travailleurs.
  • Théorie du salaire d’efficience : Théorie selon laquelle les entreprises fixent un salaire au-dessus du niveau d’équilibre pour améliorer l’effort et réduire certains risques.
  • Institutions : Règles et dispositifs (notamment liés au travail) qui influencent le coût du travail et le fonctionnement du marché.

📝 Points essentiels

  • Quand les entreprises fixent un salaire d’efficience, le salaire moyen tend à dépasser le salaire d’équilibre, ce qui réduit les embauches.
  • Un salaire moyen trop élevé se traduit par moins d’embauches et plus d’offres de travail, ce qui augmente le chômage structurel.
  • Le chômage structurel peut aussi provenir du problème d’appariement entre postes et profils disponibles.
  • Le coût du travail élevé, lié aux institutions, contribue au chômage en freinant la demande de travail.
  • Le chômage observé peut être à la fois conjoncturel et structurel, car l’appariement et les salaires d’efficience créent des rigidités.

💡 Astuce mémo

Salaire d’efficience = salaire trop haut → embauches ↓ → chômage structurel ↑ ; Appariement = mauvais match → chômage structurel persistant.

📖 7. Asymétrie d’information et théorie du salaire d’efficience

🔑 Notions clés & Définitions

  • Asymétrie d’information : Situation où une partie connaît mieux que l’autre certaines informations pertinentes pour une décision ou un contrat.
  • Théorie du salaire d’efficience : Théorie selon laquelle un employeur peut payer un salaire plus élevé pour améliorer l’effort et réduire le risque de comportements opportunistes.
  • Salaire d’efficience : Salaire fixé au-dessus du niveau “standard” pour inciter les travailleurs à fournir un effort plus élevé et stabiliser la relation d’emploi.
  • Politique de revenus : Politique qui agit directement sur les revenus (salaires, minima, prestations) afin d’influencer la demande et/ou le marché du travail.

📝 Points essentiels

  • En période de récession, les agents peuvent épargner plutôt que consommer, ce qui limite l’effet des mesures de relance sur l’activité.
  • Des achats de produits importés peuvent accroître le déficit commercial, réduisant l’impact domestique des politiques de soutien.
  • La politique monétaire est une politique conjoncturelle qui agit sur les conditions de financement via la quantité de monnaie et surtout les taux d’intérêt.
  • Une relance monétaire passe par la baisse du taux directeur, ce qui tend à faire baisser les taux des banques commerciales et à stimuler investissement et consommation à crédit.
  • Une politique monétaire trop expansive peut provoquer des effets inflationnistes, ce qui peut affaiblir les effets attendus sur la consommation.
  • En France, le SMIC concerne une part importante des salariés (12%), donc une hausse peut fortement influencer la consommation des ménages.

💡 Astuce mémo

Asymétrie = “l’un sait plus” → salaire d’efficience = “on paie plus pour obtenir plus d’effort”.

📖 8. Politiques conjoncturelles de relance budgétaire et monétaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Politique de relance de la demande : Politique conjoncturelle qui vise à augmenter la demande globale pour soutenir la production et l’emploi.
  • Politique monétaire : Politique conjoncturelle menée par la banque centrale via le taux directeur et les conditions de financement.
  • Politique budgétaire : Politique conjoncturelle qui agit sur les dépenses publiques et les prélèvements pour soutenir l’activité.
  • Politique de lutte contre le chômage structurel : Ensemble de mesures visant à réduire le chômage en agissant sur les mécanismes du marché du travail, au-delà du seul cycle.
  • Baisse du coût du travail : Mesure qui réduit le coût salarial total pour rendre l’embauche des travailleurs peu qualifiés plus rentable.

📝 Points essentiels

  • Baisse du taux directeur : la banque centrale cherche à réduire le coût du crédit et à soutenir la consommation et l’investissement.
  • Hausse des dépenses publiques : l’État augmente ses achats et investissements pour accroître la demande globale et la production.
  • Hausse des revenus sociaux : des transferts augmentent le revenu des ménages, ce qui relève la consommation et la demande anticipée.
  • Baisse des prélèvements obligatoires : la réduction des charges ou impôts vise à augmenter le revenu disponible et/ou la capacité d’investissement.
  • Chaîne d’effets attendue : hausse de la demande globale et anticipée → hausse de la production → baisse du chômage.
  • Baisse du coût du travail : le coût salarial = salaire brut + cotisations sociales patronales, et l’objectif est de rapprocher productivité et coût pour rendre les bas salaires employables.

💡 Astuce mémo

Demande d’abord : taux directeur ou dépenses/allocations → demande globale ↑ → production ↑ → chômage ↓.

📖 9. Baisse du coût du travail et limites des exonérations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effet d’aubaine : Effet où une baisse du coût du travail profite aux entreprises sans créer d’emplois supplémentaires, car elles auraient embauché même sans aide.
  • Flexibilité du marché du travail : Ensemble de mesures donnant aux entreprises plus de marges pour ajuster l’emploi et les conditions de travail aux évolutions économiques et techniques.
  • Flexibilité quantitative : Type de flexibilité qui agit sur la quantité de travail via l’ajustement des horaires, l’usage de contrats temporaires et la possibilité de licencier plus facilement.
  • Flexibilité qualitative : Type de flexibilité qui repose sur la polyvalence et l’augmentation des compétences grâce à la formation continue.
  • Flexibilité salariale : Type de flexibilité qui introduit une rémunération variable (primes) en plus d’un salaire de base.

📝 Points essentiels

  • Les emplois à bas salaires peuvent augmenter davantage que les emplois plus qualifiés, ce qui limite l’amélioration globale des rémunérations.
  • Depuis 2016, le chômage a baissé, ce qui est présenté comme un résultat possible des politiques structurelles.
  • La flexibilité vise à donner des marges aux entreprises pour s’adapter à un ralentissement économique, aux progrès techniques et à la compétition internationale.
  • La flexibilité quantitative interne s’appuie sur l’annualisation du temps de travail et sur le temps partiel.
  • La flexibilité quantitative externe correspond à une plus grande facilité de licenciement et au recours au CDD et à l’intérim.
  • La flexibilité qualitative renvoie à la polyvalence et à l’acquisition de compétences via la formation continue, plutôt qu’à un simple ajustement du volume d’emplois.

💡 Astuce mémo

Aubaine = embauche “sans changement”, Flexibilité = Quantité (heures/contrats) + Qualité (compétences) + Salaire (primes).

📖 10. Flexibilité, flexisécurité et politiques actives du marché du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Flexibilisation du marché du travail : Ensemble de mesures visant à réduire les rigidités du marché du travail pour améliorer l’adéquation entre offres et demandes d’emploi.
  • Rigidité du marché du travail : Situation où des coûts et règles rendent l’ajustement de l’emploi difficile, ce qui freine l’appariement entre employeurs et travailleurs.
  • Flexisécurité : Modèle combinant flexibilité pour les entreprises et sécurité pour les travailleurs, inspiré du modèle scandinave.
  • Politiques actives de l’emploi : Ensemble de mesures qui orientent l’action publique vers la recherche et le retour à l’emploi plutôt que vers le seul soutien du chômage.
  • Politiques passives de l’emploi : Ensemble de mesures centrées sur l’indemnisation du chômage.

📝 Points essentiels

  • La flexibilisation vise à réduire les obstacles qui empêchent l’appariement efficace entre offre et demande de travail.
  • Les rigidités du marché du travail peuvent venir d’un coût du travail jugé trop élevé et de protections sociales financées par le travail (ex. retraite).
  • La flexisécurité combine trois piliers : faible protection de l’emploi, indemnisation généreuse du chômage et encadrement strict de la recherche d’emploi.
  • La faible protection de l’emploi vise à inciter les entreprises à recruter davantage.
  • L’indemnisation du chômage est pensée comme suffisamment généreuse pour limiter la précarité pendant la période de chômage et faciliter l’acceptation d’une protection moindre dans l’emploi.
  • Les politiques actives incluent notamment la formation des chômeurs, des aides pour les transports afin de réduire les inadéquations spatiales, le financement du permis et un contrôle plus strict de la recherche d’emploi

💡 Astuce mémo

Flexisécurité = 3C : Coût d’emploi plus flexible, Chômage indemnisé, Contrôle/formation pour accélérer le retour.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1973choc pétrolier entraînant hausse des prix et baisse de la productivité
2013calcul du taux de chômage (654000/2733000) et part des moins de 25 ans en emploi (28,4%)
2021calcul du taux de chômage (574300/3038600) et part des moins de 25 ans en emploi (32,2%)
2000période où les entrepreneurs sont décrits comme optimistes (jusqu’à fin 2001)
2001fin de la période d’optimisme des entrepreneurs (de 2000 à fin 2001)
2020en France, environ 7% des personnes en âge de travailler sont au chômage
2016baisse du chômage présentée comme possible résultat des politiques structurelles
1993début des exonérations de cotisations sociales en France (poursuivies jusqu’à nos jours)
2008en France, 1,3% du PIB consacré à relancer l’activité via investissement public et soutien aux entreprises

📊 Tableaux de synthèse

Chômage conjoncturel vs structurel

Type de chômageCauseLien à la conjoncture
Conjoncturelfluctuations de l’activité économique (baisse de la production, suppression d’emplois)varie avec la détérioration/amélioration de la croissance, avec retard sur le chômage
Structureldésajustements durables du marché du travail (institutions, appariement, qualifications, salaire d’efficience)ne se résorbe pas automatiquement, même hors cycle

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chômage conjoncturel et structurel : le premier suit les fluctuations de l’activité, le second vient d’un désajustement durable du marché du travail.
  2. Croire que baisse du taux de chômage signifie forcément création d’emplois : elle peut aussi venir d’une baisse du taux d’activité des moins de 25 ans.
  3. Mélanger demande globale et demande effective keynésienne : ce sont les anticipations des entrepreneurs sur la demande future qui déterminent production et embauches.
  4. Interpréter le taux de chômage comme taux d’emploi : le cours rappelle que le taux d’emploi est un indicateur complémentaire et renseigne sur l’utilisation de la main-d’œuvre.
  5. Penser que le plein emploi est automatique chez les néoclassiques : il suppose la CPP (homogénéité, atomicité, transparence, libre entrée/sortie, mobilité des facteurs).
  6. Oublier que le chômage frictionnel est lié à la recherche et au manque de transparence, pas à une inadéquation des qualifications ou à un salaire trop élevé.
  7. Inverser sélection adverse et aléa moral : sélection adverse concerne l’avant embauche (qualité/motivation non observées), l’aléa moral l’après embauche (effort/productivité non contrôlables).

✅ Checklist Examen

  1. Savoir définir plein emploi, demande de travail, offre de travail et expliquer le lien logique : si offre > demande alors chômage, si demande ≥ offre alors plein emploi.
  2. Expliquer pourquoi la stagflation combine chômage et inflation et pourquoi elle rend la lutte contre le chômage plus difficile.
  3. Retrouver les mécanismes des Trente Glorieuses : forte croissance, plein emploi, puis apparition du chômage de masse.
  4. Définir le chômage conjoncturel et relier-le à la dégradation de l’activité : production ↓, mobilisation du travail ↓, chômage ↑.
  5. Savoir utiliser l’ICA/climat des affaires : quand l’indicateur diminue, le taux de chômage augmente (corrélation négative) et la causalité peut être réciproque.
  6. Calculer et interpréter le taux de chômage (chômeurs / population active) et distinguer-le du taux d’emploi (personnes en emploi / population en âge de travailler).
  7. Expliquer comment une baisse du chômage peut venir d’une hausse de l’emploi OU d’une baisse du taux d’activité des moins de 25 ans.
  8. Décomposer la demande globale : CF + FBCF + G + (X − M) et relier demande anticipée à production puis à embauche/suppression d’emplois.
  9. Expliquer le retard du chômage conjoncturel : les entreprises peuvent amortir les fluctuations de l’activité avant que le chômage ne réagisse.
  10. Présenter l’approche néoclassique du chômage : marché du travail parfait ⇒ plein emploi, donc chômage seulement volontaire ; chômage involontaire vient d’imperfections/interventions extérieures.
  11. Lister les 5 hypothèses de la CPP et relier leur non-respect à l’existence de chômage (frictionnel, inadéquation, etc.).
  12. Expliquer les causes du chômage structurel : institutions (coût du travail), problème d’appariement (délais, spatial, qualifications) et théorie du salaire d’efficience (salaire > équilibre ⇒ embauches ↓ ⇒ chômage).
  13. Décrire les politiques de lutte : conjoncturelles (relance budgétaire/monétaire via demande globale anticipée) puis structurelles (baisse du coût du travail, formation, flexibilisation/flexisécurité, politiques actives).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les Fondements du Marché du Travail avec 20 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Dans quel cas le chômage tend-il à disparaître sur le marché du travail ?

2. Que désigne le chômage de masse dans cette approche du déséquilibre offre-demande ?

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Révisez avec les flashcards

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Chômage — définition ?

Situation où des personnes cherchent un emploi sans en trouver.

Offre de travail — rôle ?

Quantité de travail disponible sur le marché.

Demande de travail — rôle ?

Besoin exprimé par les employeurs d'embaucher.

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