📋 Plan du Cours
- Taux de chômage
- Taux d’emploi
- Chômage frictionnel
- Chômage structurel
- Chômage conjoncturel
- Politique active emploi
- Politique passive emploi
- Offre et demande de travail
- Marché du travail
- Salaire d’équilibre
- Politiques économiques
- Politique conjoncturelle
📖 1. Taux de chômage
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de chômage : (Chômeurs au sens du BIT / Population active) × 100. Il indique la proportion de personnes cherchant activement un emploi parmi la population active. Selon le source, il est de 7,5 %.
- Population active : Ensemble des personnes qui travaillent ou qui cherchent un emploi. Elle inclut les salariés, les chômeurs, mais exclut les inactifs comme les retraités ou les étudiants.
- Chômeurs au sens du BIT : Personnes disponibles pour travailler dans les 15 jours et recherchant activement un emploi, conformément à la définition du Bureau International du Travail (BIT).
📝 Points essentiels
- Le taux de chômage est calculé en divisant le nombre de chômeurs selon la définition du BIT par la population active, puis en multipliant par 100.
- La population active comprend à la fois les personnes en emploi et celles en recherche active d’emploi. Elle ne comprend pas les inactifs comme les retraités ou les étudiants.
- Actuellement, 7,5 % de la population active cherche un emploi activement selon le BIT, ce qui reflète la situation du marché du travail.
- La définition du BIT précise que pour être comptabilisé comme chômeur, la personne doit être disponible sous 15 jours et chercher activement un emploi.
💡 À retenir
Le taux de chômage mesure la proportion de personnes en recherche active d’emploi dans la population active, et sa valeur reflète la santé du marché du travail.
📖 2. Taux d’emploi
🔑 Notions clés & Définitions
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Taux d’emploi : Rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler (15 à 64 ans).
Formule : Taux d’emploi = Population active occupée / Population en âge de travailler (15-64 ans).
Point essentiel : Environ 68% des personnes en âge de travailler sont considérées comme actives et occupées.
-
Population en âge de travailler : Ensemble des personnes âgées de 15 à 64 ans, incluant celles qui ne cherchent pas d’emploi (retraités, enfants, personnes inactives) ainsi que les chômeurs.
Point clé : Elle inclut toute personne dans cette tranche d’âge, qu’elle soit active ou inactive.
-
Population active occupée : Personnes qui ont un emploi, c’est-à-dire qui travaillent ou sont en contrat de travail.
Point essentiel : Elle constitue la numerator dans le calcul du taux d’emploi.
-
Population active : Ensemble des personnes qui travaillent ou qui recherchent activement un emploi (chômeurs).
Auteur : Bureau International du Travail (BIT).
Point clé : Elle inclut à la fois les actifs occupés et les chômeurs.
-
68% des personnes en âge de travailler sont travailleurs :
Interprétation : Sur la population en âge de travailler, 68% sont soit en emploi, soit en recherche d’emploi (population active).
Point essentiel : Ce pourcentage reflète le taux d’activité dans cette tranche d’âge.
-
Population en âge de travailler : Inclut aussi les chômeurs, retraités, enfants, et personnes ne cherchant pas d’emploi.
Point clé : Elle sert de dénominateur pour le calcul du taux d’emploi, mais ne se limite pas aux actifs.
📝 Points essentiels
- Le taux d’emploi permet d’évaluer la proportion de la population en âge de travailler qui occupe effectivement un emploi.
- La population en âge de travailler comprend à la fois les actifs (occupés ou en recherche d’emploi) et les inactifs (retraités, enfants, personnes ne cherchant pas d’emploi).
- Selon Bureau International du Travail (BIT), 68% des personnes en âge de travailler sont en emploi, ce qui indique une part significative de la population inactive ou non employée.
- La variation de ce taux dépend des politiques d’emploi, des conditions économiques, et des évolutions démographiques.
💡 À retenir
Le taux d’emploi mesure la part des personnes en âge de travailler qui sont effectivement en emploi, représentant environ 68% de cette population, tandis que la population en âge de travailler inclut aussi ceux qui ne cherchent pas d’emploi ou ne peuvent pas travailler.
📖 3. Chômage frictionnel
🔑 Notions clés & Définitions
- Chômage frictionnel : chômage lié à un délai nécessaire pour qu'une personne trouve un autre emploi entre deux emplois ou après la fin des études, en raison du temps d'adaptation ou de recherche d’un poste adapté.
- Plein emploi : situation où il n’y a pas de chômage sauf celui dû au chômage frictionnel, c’est-à-dire que tout ceux qui cherchent un emploi trouvent rapidement un poste.
- Le délai de recherche (voir aussi chômage frictionnel) : période durant laquelle un demandeur d’emploi cherche activement un emploi correspondant à ses compétences et préférences.
- Le chômage frictionnel (voir aussi dans la critique) : concept développé pour désigner le chômage temporaire dû à la recherche d’un emploi ou à la transition entre deux emplois.
- Les causes du chômage frictionnel : mobilité géographique, changement de secteur, fin d’études ou de contrats temporaires, processus de recherche d’un emploi adapté.
- Point à retenir : Le chômage frictionnel est considéré comme normal et inévitable dans une économie dynamique, et il ne reflète pas une défaillance structurelle du marché du travail.
📖 4. Chômage structurel
🔑 Notions clés & Définitions
- Chômage structurel : chômage résultant de mutations économiques à long terme qui provoquent un déséquilibre entre l’offre et la demande de travail. Il est lié à des changements dans la structure de l’économie, rendant certains emplois obsolètes ou difficiles à pourvoir.
- Causes du chômage structurel : facteurs responsables de ce type de chômage, notamment le coût du travail, la rigidité du marché du travail, et la formation insuffisante ou inadéquate des travailleurs.
- Coût du travail : ensemble des dépenses supportées par l’employeur pour rémunérer un salarié, incluant salaires, cotisations sociales, charges patronales. Un coût élevé peut freiner l’embauche ou favoriser la substitution par le capital.
- Rigidité du travail : difficulté à ajuster rapidement les conditions d’emploi, telles que la flexibilité des contrats, la réglementation du marché du travail, qui peut limiter la mobilité des salariés et freiner l’adaptation de l’offre à la demande.
- Formation : processus d’acquisition de compétences professionnelles, dont l’insuffisance ou le décalage par rapport aux besoins du marché peut accroître le chômage structurel. La formation adaptée permet d’améliorer l’employabilité et de réduire ce chômage à long terme.
📝 Points essentiels
Le chômage structurel est provoqué par des mutations économiques durables, telles que la transition technologique ou la délocalisation, qui modifient la composition des emplois disponibles. Selon PERROUX (date), ce type de chômage est dû à un décalage entre les compétences des travailleurs et les besoins du marché. La rigidité du marché du travail limite la mobilité des salariés, empêchant une adaptation rapide aux changements économiques. La formation joue un rôle clé : une formation inadéquate ou insuffisante augmente la durée et la difficulté de l’insertion professionnelle. Le coût du travail, notamment en France où les cotisations sociales sont élevées, peut dissuader l’embauche ou encourager la substitution par le capital. La réduction du chômage structurel nécessite des politiques de formation, de flexibilisation du marché du travail, et de réduction du coût du travail pour favoriser une meilleure adaptation de l’offre à la demande à long terme.
💡 À retenir
Le chômage structurel résulte de mutations économiques durables et nécessite des ajustements dans la formation, la flexibilité du marché du travail, et le coût du travail pour être réduit efficacement.
📖 5. Chômage conjoncturel
🔑 Notions clés & Définitions
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Chômage conjoncturel : chômage lié à l’activité économique et aux variations de la demande de biens et services. Selon l’analyse macroéconomique, une baisse de la croissance ou une diminution de la consommation entraîne une augmentation du chômage conjoncturel, tandis qu’une croissance économique stimule l’emploi et le réduit.
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Ralentissement de la croissance : période durant laquelle la croissance économique diminue, ce qui peut provoquer une hausse du chômage conjoncturel, car la demande globale de biens et services diminue.
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Croissance économique : augmentation soutenue de la production de biens et services dans une économie, qui tend à faire diminuer le chômage conjoncturel en stimulant la demande de travail.
📝 Points essentiels
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Le chômage conjoncturel fluctue en fonction de la conjoncture économique. Lors d’un ralentissement, la demande globale baisse, ce qui incite les entreprises à réduire leur production et à licencier, augmentant ainsi le chômage conjoncturel.
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La croissance économique, en augmentant la demande de biens et services, favorise l’embauche et diminue le chômage conjoncturel. Selon RE (voir contenu source), la croissance est donc un levier pour réduire ce type de chômage.
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La variation du chômage conjoncturel est souvent analysée dans le cadre de politiques conjoncturelles, visant à stimuler la demande globale pour relancer l’emploi.
💡 À retenir
Le chômage conjoncturel est directement influencé par la santé de l’économie à court terme : une croissance soutenue réduit le chômage, tandis qu’un ralentissement ou une baisse de la demande le fait augmenter.
📖 6. Politique active emploi
🔑 Notions clés & Définitions
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Politique active de l’emploi : Ensemble des actions de l’État visant à augmenter l’offre de travail en aidant à la recherche d’emploi, en améliorant l’employabilité par la formation, et en soutenant les débouchés via des emplois aidés ou des subventions.
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Aide à la recherche d’emploi : Dispositifs mis en place par l’État pour accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche, par exemple via des services d’orientation, des accompagnements personnalisés ou des plateformes d’emploi.
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Amélioration de l’employabilité par la formation : Actions visant à renforcer les compétences des demandeurs d’emploi ou des salariés pour faciliter leur insertion ou leur maintien sur le marché du travail, notamment par des formations professionnelles ou des stages.
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Aide aux débouchés : Mesures pour favoriser l’accès à l’emploi, telles que les emplois aidés, subventions aux entreprises pour l’embauche, ou dispositifs d’incitation à l’embauche de certains publics (jeunes, seniors, personnes en difficulté).
📝 Points essentiels
La politique active de l’emploi constitue une intervention proactive de l’État pour stimuler l’offre de travail et réduire le chômage structurel ou frictionnel. Elle se distingue de la politique passive qui vise à compenser les effets du chômage par des indemnisations (voir section 7). Ces actions incluent notamment l’aide à la recherche d’emploi, la formation pour améliorer l’employabilité, et le soutien aux débouchés par des dispositifs tels que les emplois aidés ou les subventions. Ces mesures ont pour objectif de rendre le marché du travail plus dynamique, en facilitant l’adéquation entre l’offre et la demande, et en favorisant la mobilité professionnelle. La politique active est souvent complétée par d’autres politiques économiques (voir section 11) pour soutenir la croissance et l’emploi, notamment par des actions de formation, de subventions ou de services publics de l’emploi.
💡 À retenir
La politique active de l’emploi vise à augmenter concrètement l’offre de travail en accompagnant et en formant les demandeurs d’emploi, afin de réduire durablement le chômage et d’adapter le marché du travail aux mutations économiques.
📖 7. Politique passive emploi
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique passive de l’emploi : Ensemble des actions de l’État visant à réduire les effets négatifs du chômage en apportant un soutien financier ou social aux personnes sans emploi, notamment par l’indemnisation des chômeurs et les préretraites.
- Indemnisation des chômeurs : Dispositif permettant aux personnes privées d’emploi de percevoir une allocation ou une aide financière pendant leur recherche d’un nouveau poste, afin de limiter leur précarité.
- Préretraites : Mesures permettant aux salariés âgés de partir plus tôt à la retraite, souvent avec une compensation financière, pour favoriser la transition vers la retraite et libérer des emplois pour les jeunes.
- Actions de l’État (voir section 6) : Politiques visant à soutenir financièrement les chômeurs ou les salariés en fin de carrière, afin d’atténuer les conséquences sociales et économiques du chômage.
- Objectif de la politique passive : Limiter la détérioration du niveau de vie des personnes en situation de chômage ou de départ anticipé à la retraite, en leur assurant un revenu de remplacement.
📖 8. Offre et demande de travail
🔑 Notions clés & Définitions
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Offre de travail : La force de travail proposée sur le marché, composée des salariés et des personnes en âge de travailler qui cherchent un emploi ou travaillent déjà. Elle correspond à l’ensemble des personnes disponibles pour occuper un poste en échange d’une rémunération.
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Population en âge de travailler : Ensemble des individus dont l’âge se situe généralement entre 15 et 64 ans, considérés comme potentiellement disponibles pour le marché du travail. Elle influence directement l’offre de travail, car elle détermine la taille de la force de travail potentielle.
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Taux d’activité : La part des actifs (personnes qui travaillent ou cherchent un emploi) dans la population en âge de travailler, exprimée en pourcentage. Selon ****(2022)**, il se calcule ainsi :
Taux d’activité = (Nombre d’actifs de 15-64 ans / Population de 15-64 ans) × 100.
Il mesure la proportion de la population en âge de travailler qui participe activement au marché du travail.
📝 Points essentiels
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La population en âge de travailler constitue la base de l’offre de travail. Elle est influencée par des facteurs démographiques tels que le taux de natalité, le vieillissement démographique, et la mortalité. La croissance de cette population augmente généralement l’offre de travail, sauf si le vieillissement réduit la proportion de jeunes actifs.
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Le taux d’activité permet d’évaluer la participation de la population en âge de travailler au marché du travail. En 2022, ce taux était d’environ 73,56 %, indiquant que près de 74 % des personnes en âge de travailler sont actives (travaillent ou cherchent un emploi). Son évolution dépend de critères démographiques, sociologiques et juridiques, notamment la structure par âge et la législation du travail.
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La force de travail comprend à la fois les personnes occupées (en emploi) et les chômeurs (en recherche active d’emploi). La demande de travail émane des entreprises, dépendant notamment du niveau de demande anticipée, qui incite à embaucher si la consommation prévue augmente.
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La relation entre offre et demande détermine le salaire d’équilibre : si l’offre dépasse la demande, le salaire tend à diminuer, et inversement. La loi de l’offre et de la demande fixe ainsi le niveau du salaire en fonction de la confrontation entre ces deux forces.
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La substitution du facteur capital au facteur travail se produit lorsque le coût du travail devient élevé, poussant les entreprises à remplacer les salariés par des machines ou robots pour améliorer leur productivité, notamment dans un contexte où le coût du travail est élevé (ex : charges sociales en France).
💡 À retenir
L’offre de travail, déterminée par la population en âge de travailler et le taux d’activité, influence la quantité de main-d’œuvre disponible sur le marché, tandis que la relation entre cette offre et la demande détermine le niveau du salaire d’équilibre.
📖 9. Marché du travail
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché du travail : lieu de rencontre entre l’offre et la demande de travail, où se déterminent les conditions d’emploi et les salaires.
- Demande de travail : besoins en main-d’œuvre exprimés par les entreprises pour produire des biens ou services.
- Offre de travail : salariés proposant leur force de travail en échange d’une rémunération, constituée des personnes en âge de travailler qui cherchent ou ont un emploi.
- Rôle des institutions : ensemble des dispositifs (droit du travail, salaire minimum, négociations collectives et individuelles) visant à réguler le marché du travail, protéger les salariés et équilibrer la relation employeur-salarié.
- Négociations collectives : discussions entre représentants syndicaux et patronaux pour fixer les conditions d’emploi, notamment les salaires, par accords ou conventions.
- Négociations individuelles : négociations entre un salarié et un employeur lors de l’embauche ou de l’évaluation, concernant notamment le salaire.
📝 Points essentiels
Le marché du travail constitue un espace où se rencontrent l’offre (salariés) et la demande (entreprises). La demande de travail dépend principalement des anticipations de la demande globale, notamment de la consommation des ménages, influençant ainsi les besoins en main-d’œuvre des entreprises (AUTEUR (date) : conception de la demande). La population active, qui inclut les salariés et les chômeurs, détermine la quantité d’offre disponible. La régulation du marché passe par des institutions : le droit du travail encadre la relation employeur-salarié, le salaire minimum (SMIC) garantit un niveau de rémunération minimal, et les négociations collectives ou individuelles permettent d’ajuster les conditions d’emploi. La loi de l’offre et de la demande s’applique aussi : si l’offre est supérieure à la demande, le salaire tend à baisser, et inversement. La BCE influence indirectement le marché via la politique monétaire, notamment par le taux directeur, qui impacte le coût du crédit et donc la croissance économique.
💡 À retenir
Le marché du travail est un espace régulé par des institutions qui équilibrent l’offre et la demande de travail, en utilisant notamment le droit du travail, le salaire minimum, et les négociations, afin de garantir la stabilité et la justice sociale.
📖 10. Salaire d’équilibre
🔑 Notions clés & Définitions
- Salaire d’équilibre : salaire qui assure l’égalité entre l’offre et la demande de travail. Si l’offre est supérieure à la demande, le salaire tend à diminuer ; si la demande est supérieure à l’offre, le salaire tend à augmenter.
- Offre de travail : force de travail proposée sur le marché, composée des personnes qui travaillent ou cherchent un emploi.
- Demande de travail : besoins en main-d’œuvre exprimés par les entreprises pour leur activité de production.
📝 Points essentiels
- Le salaire d’équilibre est déterminé par la confrontation entre l’offre et la demande de travail. Il se stabilise lorsque l’offre de travail est égale à la demande, permettant ainsi de satisfaire à la fois les salariés et les employeurs.
- Lorsqu’il y a excess d’offre (plus de personnes cherchant un emploi que d’emplois disponibles), le salaire tend à diminuer, car la concurrence entre candidats réduit le pouvoir de négociation des salariés.
- Inversement, si la demande de travail dépasse l’offre, le salaire augmente, car les entreprises doivent proposer des rémunérations plus attractives pour attirer les candidats.
- Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) est le salaire minimum légal en France, fixé par la loi, en dessous duquel un employeur ne peut rémunérer un salarié. Il constitue un seuil plancher pour la rémunération, mais ne détermine pas directement le salaire d’équilibre.
- La fixation du salaire d’équilibre dépend aussi des négociations entre partenaires sociaux, mais dans la théorie pure, il résulte de l’interaction entre l’offre et la demande.
💡 À retenir
Le salaire d’équilibre est le point où l’offre de travail et la demande de travail se rencontrent, garantissant un marché du travail en équilibre, sauf intervention extérieure comme le SMIC ou la négociation collective.
📖 11. Politiques économiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques économiques : Ensemble des actions publiques visant à influencer l’économie, par des décisions et mesures pour atteindre des objectifs tels que la croissance, l’emploi ou la stabilité des prix.
- Politique de la demande : Actions pour stimuler la consommation et l’investissement, telles que la baisse des impôts ou la hausse des salaires, afin d’augmenter la demande globale.
- Politique de l’offre : Actions pour améliorer la compétitivité des entreprises, comme les allègements fiscaux ou la baisse des charges sociales, visant à favoriser la croissance à long terme.
- Politique monétaire : Actions de la BCE pour assurer la stabilité des prix et soutenir la croissance, notamment par la fixation du taux directeur.
- Pacte de Stabilité et de Croissance : Règles de l’UE imposant aux États membres de limiter leur déficit public à 3% du PIB et leur dette à 60% du PIB, afin de garantir la stabilité financière.
- **AUTEUR (date) : La politique économique exprime ainsi les choix et modalités d’action mis en œuvre par un État pour atteindre ses objectifs économiques.
📝 Points essentiels
- La politique économique regroupe des mesures pour ajuster la croissance, l’emploi, et la stabilité des prix, en utilisant différents instruments comme la politique budgétaire, monétaire ou structurelle.
- La politique de la demande vise à relancer l’économie à court terme en augmentant le pouvoir d’achat des ménages ou l’investissement des entreprises, par exemple via la baisse des impôts ou des dépenses publiques.
- La politique de l’offre cherche à renforcer la compétitivité des entreprises sur le long terme, en réduisant les coûts (allègements fiscaux, baisse des charges) pour favoriser l’investissement, l’innovation, et la croissance.
- La politique monétaire, menée par la BCE, a pour objectif principal la stabilité des prix avec une inflation proche mais inférieure à 2%. Elle utilise notamment le taux directeur pour influencer le coût du crédit.
- Le Pacte de Stabilité et de Croissance impose aux États membres de respecter des limites strictes sur leur déficit et leur dette publique, afin de préserver la stabilité financière de l’Union européenne.
- La construction européenne a transféré certaines compétences aux institutions supranationales, comme la BCE pour la politique monétaire, limitant la souveraineté nationale des États dans ces domaines.
💡 À retenir
Les politiques économiques publiques, qu’elles soient de la demande, de l’offre ou monétaires, sont essentielles pour ajuster l’économie face aux fluctuations et atteindre les objectifs de croissance, stabilité et emploi, tout en étant encadrées par des règles communes dans le cadre de l’Union européenne.
📖 12. Politique conjoncturelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique conjoncturelle : Ensemble des actions de l’État visant à influencer la demande globale pour stabiliser l’économie à court ou moyen terme, notamment en relançant la croissance ou en réduisant le chômage conjoncturel.
- Exemples : Augmentation des salaires, baisse des impôts, investissements publics.
- Objectif : Relancer la croissance économique et réduire le chômage lié à la conjoncture (voir aussi "chômage conjoncturel").
- Auteur : POLITIQUE DE LA DEMANDE (voir section 6) : actions pour stimuler la consommation et l’investissement par des mesures telles que la baisse des impôts ou l’augmentation des dépenses publiques.
- Auteur : POLITIQUE DE L’OFFRE (voir section 6) : mesures visant à améliorer la compétitivité des entreprises, par exemple en réduisant les charges fiscales ou réglementaires, pour favoriser la croissance à long terme.
📝 Points essentiels
- La politique conjoncturelle est une réponse à la cyclicité de l’activité économique, qui fluctue selon les cycles de croissance et de récession.
- Elle utilise principalement deux instruments : la politique budgétaire (dépenses publiques, fiscalité) et la politique monétaire (taux d’intérêt, offre de monnaie).
- La politique budgétaire peut stimuler la demande en augmentant les dépenses publiques ou en réduisant les impôts, ce qui augmente le pouvoir d’achat des ménages et l’investissement des entreprises.
- La politique monétaire, gérée par la BCE dans la zone euro, ajuste le taux directeur pour influencer le coût du crédit, favorisant ou freinant la consommation et l’investissement.
- La stabilité des prix, avec une inflation proche mais inférieure à 2%, est un objectif principal de la politique monétaire (voir BCE).
- La politique conjoncturelle vise à corriger rapidement les déséquilibres macroéconomiques, notamment en période de ralentissement ou de crise, pour soutenir l’activité et l’emploi.
💡 À retenir
La politique conjoncturelle, par ses mesures ciblées sur la demande globale, permet à l’État d’intervenir rapidement pour stabiliser l’économie face aux fluctuations cycliques, en utilisant principalement la politique budgétaire et la politique monétaire.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Chômage frictionnel | Chômage structurel | Chômage conjoncturel |
|---|
| Définition | Transition entre deux emplois ou fin d’études | Déséquilibre durable dû à mutations économiques | Chômage lié à la conjoncture économique |
| Cause principale | Mobilité, recherche d’un emploi adapté | Mutations technologiques, rigidité du marché, formation insuffisante | Fluctuations de la demande globale |
| Durée | Court terme | Long terme | Variable, dépend de la conjoncture |
| Facteurs clés | Temps de recherche, mobilité géographique | Coût du travail, rigidité, inadéquation des compétences | Cycles économiques, politique économique |
| Exemple | Fin d’études, changement de secteur | Obsolescence des compétences, délocalisations | Récession, ralentissement économique |
| Auteur / Concept | Notions clés |
|---|
| Bureau International du Travail (BIT) | Population active, taux d’emploi, taux de chômage |
| PERROUX | Chômage structurel, mutation durable du marché du travail |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre chômage frictionnel et chômage structurel : le premier est temporaire, le second est lié à des mutations durables.
- Croire que le taux de chômage reflète uniquement la situation conjoncturelle : il inclut aussi le chômage structurel.
- Confondre population active et population en âge de travailler : la première inclut les actifs et chômeurs, la seconde aussi les inactifs.
- Sous-estimer le rôle de la formation dans le chômage structurel.
- Confondre le chômage conjoncturel avec le chômage frictionnel : le premier dépend de la conjoncture, le second de la mobilité.
- Omettre que le taux d’emploi ne concerne que la population en âge de travailler.
- Confondre rigidité du marché du travail et coût du travail : la rigidité limite la flexibilité, le coût influence l’embauche.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition du taux de chômage selon le BIT et sa formule de calcul.
- Savoir que la population active inclut les chômeurs et les salariés, mais exclut les inactifs.
- Expliquer la différence entre taux d’emploi et taux de chômage.
- Définir le chômage frictionnel, ses causes et ses caractéristiques.
- Définir le chômage structurel, ses causes (coût du travail, rigidité, formation) et ses implications selon PERROUX.
- Identifier le chômage conjoncturel et ses liens avec la conjoncture économique.
- Connaître le rôle de la formation dans la réduction du chômage structurel.
- Savoir que le taux d’emploi représente environ 68% de la population en âge de travailler.
- Maîtriser la différence entre population en âge de travailler et population active.
- Connaître les causes principales du chômage structurel selon les auteurs clés.
- Comprendre que le chômage frictionnel est considéré comme normal dans une économie dynamique.
- Savoir que la rigidité du marché du travail limite la mobilité des salariés et peut augmenter le chômage structurel.