📋 Plan du Cours
- Secteurs économiques
- Élasticité de la demande
- Impact des chocs exogènes
- Externalités du tourisme
- Chaîne de valeur touristique
- Tourisme de mémoire
- Tourisme régional de proximité
- Emploi dans le tourisme
- Saisonnalité et précariat
- Tourisme durable et slow tourisme
- Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
- Mutations futures du tourisme
📖 1. Secteurs économiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Secteur primaire : secteur économique comprenant l’exploitation des ressources naturelles, notamment l’agriculture, la pêche, l’exploitation minière et l’extraction de matières premières.
- Secteur secondaire : secteur industriel regroupant la construction, le BTP (bâtiment et travaux publics), la transformation des matières premières en biens manufacturés.
- Secteur tertiaire : secteur des services, incluant les activités de banques, assurances, commerce, tourisme, et autres services aux individus et aux entreprises.
- Colin Clark (1947) : économiste qui a défini la division de l’économie en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire, permettant d’analyser leur poids et leur évolution dans l’économie.
- Secteur de l’innovation : secteur économique dédié à la recherche, développement et à la mise en œuvre de nouvelles technologies ou méthodes, souvent considéré comme un secteur à part ou en lien avec la croissance économique.
- Secteur du tourisme : ensemble des activités liées à l’accueil, la promotion et la commercialisation des voyages et séjours, caractérisé par son poids économique et ses spécificités telles que l’impact sur l’emploi et la dépendance aux facteurs exogènes.
📝 Points essentiels
- La classification en trois secteurs selon Colin Clark (1947) permet de comprendre la structure économique : le secteur primaire exploite les ressources naturelles, le secondaire transforme ces ressources, et le tertiaire fournit des services.
- Le secteur de l’innovation constitue un secteur distinct, souvent associé à la recherche et au développement, jouant un rôle clé dans la croissance économique moderne.
- Le secteur du tourisme, en tant que secteur tertiaire, représente une part importante de l’économie régionale et nationale, avec des spécificités telles que la sensibilité aux chocs exogènes (ex : crise sanitaire, guerre).
- La croissance ou la décroissance de ces secteurs influence la structure de l’emploi, la répartition de la richesse, et la dynamique économique globale.
- La région Hauts-de-France, par exemple, présente une diversification entre ces secteurs, avec une importance croissante du secteur du tourisme et de l’innovation.
💡 À retenir
Les trois secteurs économiques fondamentaux, définis par Colin Clark (1947), structurent l’économie en exploitant, transformant et fournissant des services, avec le secteur du tourisme jouant un rôle stratégique dans la croissance régionale et nationale.
📖 2. Élasticité de la demande
🔑 Notions clés & Définitions
- Élasticité prix de la demande : mesure la sensibilité de la quantité demandée d’un bien ou service face à une variation de son prix. Elle se calcule par le rapport du pourcentage de variation de la quantité demandée au pourcentage de variation du prix.
- Élasticité revenu de la demande : indique comment la demande d’un secteur ou d’un produit varie en fonction du revenu des ménages. Selon PERROUX (date), cette élasticité permet de déterminer si un bien est normal (élasticité positive) ou inférieur (élasticité négative).
- Élasticité dans le tourisme régional (sensibilité au prix et météo) : concept qui traduit la réaction de la demande touristique face aux variations de prix ou aux conditions météorologiques. Par exemple, la demande pour le tourisme de proximité est souvent élastique à la météo, tandis que le tourisme de mémoire est inélastique au prix (voir section 3).
- Calculs selon revenu des ménages pour dépenses sectorielles : méthode qui consiste à analyser comment la part des dépenses dans un secteur (ex : tourisme) évolue en fonction du revenu des ménages, permettant d’évaluer la nature de la demande (élastique ou inélastique).
- Sensibilité au prix dans le tourisme régional : notion qui désigne la réaction de la demande touristique face aux variations tarifaires, influencée par la météo ou la saisonnalité. Par exemple, le tourisme de proximité est souvent sensible à la météo, ce qui influence la demande en dehors des périodes favorables.
📝 Points essentiels
- L’élasticité prix de la demande permet d’évaluer l’impact d’une variation de prix sur la quantité demandée, essentielle pour fixer des stratégies tarifaires dans le secteur touristique.
- L’élasticité revenu est cruciale pour comprendre comment la demande évolue avec le revenu des ménages, notamment pour distinguer les biens ou services de luxe (élasticité positive) ou de première nécessité (élasticité faible ou négative).
- Dans le tourisme régional, la demande pour le tourisme de mémoire est généralement inélastique au prix, car la visite est souvent considérée comme un devoir ou une obligation (ex : sites de mémoire comme Vimy). En revanche, la demande pour le tourisme de proximité est sensible à la météo et au prix, avec un effet d’élasticité plus marqué.
- La méthode de calcul de l’élasticité selon le revenu des ménages permet d’anticiper l’évolution de la demande en fonction de la croissance ou de la récession économique, influençant la stratégie des acteurs du secteur.
- La sensibilité au prix et à la météo dans le tourisme régional influence directement la fréquence des visites et la répartition des dépenses, impactant la rentabilité et la planification des offres touristiques.
💡 À retenir
L’élasticité de la demande, qu’elle soit prix ou revenu, est un outil clé pour comprendre et anticiper la réaction des consommateurs face aux variations économiques ou environnementales, notamment dans le secteur du tourisme régional.
📖 3. Impact des chocs exogènes
🔑 Notions clés & Définitions
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Événement exogène : AUTEUR (date) : un événement d’origine extérieure à l’économie ou au secteur concerné, échappant au contrôle des acteurs économiques, qui provoque des perturbations importantes.
Exemples : la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine.
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Impact négatif des événements exogènes : AUTEUR (date) : conséquence défavorable sur l’économie, notamment une baisse des dépenses des ménages et une dégradation de la situation dans certains secteurs d’activité.
Exemple : baisse du tourisme suite à une crise géopolitique ou sanitaire.
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Effets sur les dépenses : AUTEUR (date) : diminution ou modification des comportements de consommation des ménages et des entreprises, souvent liée à l’incertitude ou à la réduction des revenus.
Exemple : réduction des dépenses de loisirs lors de la pandémie.
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Effets sur les secteurs d’activité : AUTEUR (date) : dégradation ou ralentissement de l’activité économique dans certains secteurs, notamment ceux dépendant du tourisme ou des voyages, à cause des chocs exogènes.
Exemple : secteur du transport aérien fortement impacté par la guerre ou la pandémie.
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Externalités négatives : AUTEUR (date) : conséquences indirectes et non compensées d’un événement exogène sur d’autres agents économiques ou secteurs, pouvant entraîner une dégradation environnementale ou sociale.
Exemple : pollution accrue suite à une crise économique ou à des mouvements sociaux.
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Impact sur la chaîne de valeur touristique : AUTEUR (date) : perturbation des différentes étapes de la chaîne (promotion, logistique, expérience) en raison d’un choc exogène, entraînant une baisse de la fréquentation et des revenus.
Exemple : fermeture de sites touristiques suite à une crise sanitaire.
📝 Points essentiels
- Les événements exogènes sont d’origine extérieure à l’économie locale ou sectorielle, comme **covid (2020) ou la guerre en Ukraine (2022), qui ont un impact immédiat et souvent durable sur l’activité économique.
- Ces chocs provoquent une baisse des dépenses des ménages, notamment dans le secteur du tourisme, en raison de l’incertitude, des restrictions ou des crises sanitaires et géopolitiques.
- La dégradation des secteurs d’activité se manifeste par une réduction de la fréquentation, une baisse des revenus, et parfois une fermeture temporaire ou définitive des sites ou entreprises.
- La région des Hauts-de-France, par exemple, a subi une baisse du tourisme international et une réduction des flux liés aux sites de mémoire ou de loisirs lors de ces événements.
- La gestion des externalités négatives liées à ces chocs nécessite des stratégies d’adaptation, comme la diversification des offres ou la digitalisation pour limiter l’impact.
- La résilience économique face à ces événements dépend de la diversification sectorielle, de la capacité d’innovation et de la solidarité régionale ou nationale.
💡 À retenir
Les chocs exogènes, en étant d’origine extérieure, provoquent des effets négatifs immédiats sur la consommation et l’activité économique, nécessitant des stratégies d’adaptation pour limiter leur impact sur les secteurs vulnérables comme le tourisme.
📖 4. Externalités du tourisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Externalités : AUTEUR (date) : conséquences d’un agent économique sur un autre sans qu’il y ait de compensation. Elles peuvent être positives ou négatives et affectent le bien-être ou l’environnement sans que les acteurs en soient directement rémunérés ou pénalisés.
- Externalités positives dans le tourisme : Effets bénéfiques générés par l’activité touristique sur la région ou la communauté locale, tels que la valorisation du patrimoine ou le développement économique local.
- Externalités négatives dans le tourisme : Impacts délétères comme la pollution, la dégradation des sols ou la surcharge des infrastructures, résultant de l’afflux touristique sans compensation pour la collectivité.
- Externalités liées au tourisme régional : Effets spécifiques à une région, par exemple la dégradation environnementale dans la baie de Somme ou la surcharge des sites historiques comme Vimy, qui peuvent entraîner des coûts pour la région ou la société sans que ces coûts soient intégrés dans le prix du tourisme.
📝 Points essentiels
- Les externalités sont des effets indirects d’une activité économique, ici du tourisme, qui ne sont pas intégrés dans le coût ou le bénéfice direct de cette activité.
- Le tourisme peut générer des externalités positives en valorisant le patrimoine culturel et naturel, ce qui peut encourager la conservation et le développement local.
- Cependant, il engendre aussi des externalités négatives, notamment la pollution, la dégradation des sites et la surcharge des infrastructures, qui peuvent entraîner des coûts importants pour la région.
- La gestion durable du tourisme vise à internaliser ces externalités, notamment en limitant les externalités négatives et en maximisant les externalités positives, comme le montre le développement du slow tourisme ou la mise en place de labels environnementaux (ex : Clef Verte).
- La région des Hauts-de-France doit faire face à ces externalités, notamment dans le tourisme de mémoire et le tourisme de proximité, où la surcharge touristique peut nuire à l’environnement et à la qualité de vie locale.
💡 À retenir
Les externalités du tourisme, qu’elles soient positives ou négatives, influencent fortement la durabilité et la valorisation du territoire, rendant essentielle leur gestion pour préserver l’équilibre régional.
📖 5. Chaîne de valeur touristique
🔑 Notions clés & Définitions
- Chaîne de valeur (Michael PORTER, 1985) : ensemble d’activités coordonnées qui interviennent dans un secteur pour générer de la valeur pour le client, en transformant la dépense du touriste en revenus et emploi.
- Maillons principaux : activités directement liées à la création de l’offre touristique, telles que la promotion, la logistique, l’hébergement, l’attraction et la consommation.
- Activités de soutien : activités qui facilitent ou améliorent les maillons principaux, comme les ressources humaines ou la gestion.
- Interdépendance entre maillons : dépendance mutuelle où la réussite ou l’échec d’un maillon influence l’ensemble de la chaîne (ex : qualité du transport et de l’hébergement).
- Différenciation et avantage concurrentiel : stratégies visant à offrir une expérience unique pour se démarquer, en jouant notamment sur la synergie entre différents types de tourisme (ex : mémoire et gastronomie).
- Répartition de la richesse : part des revenus générés à chaque étape de la chaîne, essentielle pour analyser la création d’emplois et la répartition économique régionale.
📝 Points essentiels
- La chaîne de valeur du tourisme, selon Michael PORTER (1985), comprend deux types d’activités : principales (promotion, logistique, cœur du service, expérience, consommation) et de soutien (RH, gestion).
- La promotion (CRT, OTA) vise à attirer et fidéliser les touristes, tandis que la logistique d’entrée concerne le transport (autoroutes, trains, avions).
- Le cœur du service inclut l’hébergement (hôtels, campings, plateformes de location) et l’attraction (sites de mémoire, musées, parcs).
- La relation d’interdépendance entre maillons (ex : transport et hébergement) est cruciale : un maillon faible affecte toute la chaîne.
- La différenciation permet de créer un avantage concurrentiel, par exemple en valorisant la synergie entre tourisme de mémoire et gastronomie dans les Hauts-de-France.
- La répartition de la richesse montre que chaque étape génère des parts différentes des revenus totaux, influençant la création d’emplois et la dynamique économique régionale.
- Exemple concret : le tourisme de mémoire à Vimy, où la visite gratuite génère un flux de visiteurs, puis des dépenses annexes (logement, restauration, souvenirs), illustrant l’effet d’entraînement et le cumul économique.
💡 À retenir
La chaîne de valeur touristique, selon Michael PORTER, décrit l’ensemble des activités coordonnées qui transforment la dépense du touriste en revenus et emploi, en insistant sur l’interdépendance des maillons et la nécessité de différenciation pour obtenir un avantage concurrentiel.
📖 6. Tourisme de mémoire
🔑 Notions clés & Définitions
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Tourisme de mémoire : forme de tourisme centrée sur la visite de sites historiques, mémoriaux ou liés à des événements passés, visant à préserver et transmettre la mémoire collective. Il se distingue par son aspect éducatif et patrimonial, souvent associé à une dimension identitaire et patriotique.
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Caractère inélastique au prix : situation où la demande pour le tourisme de mémoire ne varie pas significativement en fonction du prix, car la visite de certains sites est considérée comme un devoir ou une nécessité, indépendamment du coût (voir aussi "l’élasticité de la demande" en section 2).
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Effet d’entraînement : phénomène où la visite d’un site de mémoire, comme Vimy, génère un flux de touristes vers d’autres activités ou lieux de la région, amplifiant ainsi l’impact économique global du tourisme de mémoire (voir aussi "cumul des dépenses").
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Cumul des dépenses : ensemble des dépenses successives ou simultanées liées à un séjour touristique, incluant l’hébergement, la restauration, les achats souvenirs, et autres activités annexes, qui renforcent l’impact économique du tourisme de mémoire.
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Offre culturelle et économique liée au tourisme de mémoire : ensemble des services, sites, musées, et activités qui enrichissent l’expérience touristique tout en générant des revenus pour la région, notamment par la valorisation du patrimoine historique et la création d’emplois.
📝 Points essentiels
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Le tourisme de mémoire est souvent considéré comme inélastique au prix, car la visite de sites comme Vimy constitue un devoir de mémoire pour certains, notamment pour les descendants ou les pays étrangers (voir AUTEUR (date) : définition). La demande est motivée par une dimension identitaire, patriotique ou éducative, ce qui limite la sensibilité au coût.
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La spécificité du tourisme de mémoire réside dans son potentiel d’effet d’entraînement : la visite d’un site emblématique peut entraîner la découverte d’autres lieux ou activités, créant un cumul des dépenses et renforçant l’impact économique régional.
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La valeur économique du tourisme de mémoire ne se limite pas à la visite en elle-même, mais s’étend à l’offre culturelle et économique : musées, sites historiques, activités de mémoire, qui participent à la valorisation du territoire et à la création d’emplois.
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Exemple du site de Vimy : site emblématique de la mémoire de la Première Guerre mondiale, attire des touristes étrangers (notamment canadiens), générant un flux important et durable, avec un impact économique indirect par la consommation locale (restauration, souvenirs, hébergement).
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La spécificité du tourisme de mémoire dans l’offre régionale réside dans sa capacité à attirer des visiteurs internationaux, à créer un effet d’entraînement, et à renforcer l’identité régionale tout en étant peu sensible au prix.
💡 À retenir
Le tourisme de mémoire, caractérisé par son inélastie au prix et son fort potentiel d’effet d’entraînement, constitue une offre patrimoniale et culturelle clé pour valoriser le territoire tout en générant un impact économique durable.
📖 7. Tourisme régional de proximité
🔑 Notions clés & Définitions
- Tourisme régional de proximité : pratique touristique effectuée par des habitants d’une région ou d’un secteur géographique limité, généralement sur un court séjour, favorisant la découverte locale ou à proximité. Il se caractérise par une forte sensibilité au prix et à la météo, et par une importance accrue de la conservation de l’environnement.
- Effet d’entraînement : phénomène où la visite d’un site ou d’une activité touristique incite à la découverte d’autres activités ou lieux dans la région, générant ainsi un cumul des dépenses.
- Roulement des dépenses : circulation répétée des dépenses touristiques dans une région, permettant de maximiser la fréquence des visites et de soutenir l’économie locale, notamment en dehors des saisons touristiques principales.
- Exemple du touriste lillois en baie de Somme : illustration concrète du tourisme de proximité, où un résident de Lille effectue un court séjour dans la région pour profiter du littoral, de la nature, et soutenir les petites entreprises locales.
- Conservation de l’environnement : enjeu central pour le tourisme régional de proximité, visant à préserver les sites naturels, la biodiversité, et le cadre de vie, afin d’assurer la durabilité de l’activité touristique et la qualité de l’expérience pour les visiteurs.
📝 Points essentiels
- Le tourisme de proximité repose sur la capacité à attirer des touristes locaux ou régionaux, souvent pour des séjours courts, principalement motivés par la nature, le littoral ou la culture locale.
- La sensibilité au prix et à la météo influence fortement la fréquentation, surtout pour les activités en extérieur ou en bord de mer, ce qui nécessite une gestion adaptée pour lisser l’activité sur l’année.
- L’effet d’entraînement est crucial : un visiteur dépense dans plusieurs activités (hébergement, restauration, loisirs, souvenirs), ce qui multiplie les retombées économiques. Par exemple, un séjour dans la baie de Somme peut entraîner des dépenses dans les restaurants, les commerces locaux, et les activités de loisir.
- Le roulement des dépenses permet de maintenir une activité touristique régulière, notamment en hors saison, en encourageant la fréquence des visites et en favorisant la fidélisation des touristes régionaux.
- La conservation de l’environnement est essentielle pour préserver l’attractivité des sites naturels et culturels, garantir la pérennité du tourisme régional, et répondre aux enjeux de développement durable.
💡 À retenir
Le tourisme régional de proximité, en s’appuyant sur la sensibilité aux prix, à la météo, et à la conservation, favorise un effet d’entraînement et un roulement des dépenses, contribuant ainsi à la dynamisation économique et à la préservation des territoires.
📖 8. Emploi dans le tourisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Emploi total dépendant du tourisme : nombre d’emplois directement liés à l’activité touristique dans une région, ici les Hauts-de-France, qui en 2017 était de 52 700 emplois et a augmenté à 80 000 en 2022.
- Répartition sectorielle des emplois : distribution des emplois selon les secteurs liés au tourisme, notamment hébergement, restauration, et commerce. En 2017, près de la moitié des emplois étaient dans l'hébergement et la restauration.
- Rôle du tourisme comme moteur de croissance économique : le tourisme contribue à la croissance régionale en générant des revenus et en soutenant l’emploi, notamment par la chaîne de valeur touristique (voir section 1).
- Évolution du nombre d’emplois (2017-2022) : augmentation significative du nombre d’emplois liés au tourisme dans les Hauts-de-France, passant de 52 700 à 80 000, témoignant d’une dynamique positive.
- Part de l’emploi dans la région : en 2017, 2,6 % de l’emploi régional dépendait du tourisme, un chiffre qui montre une importance relative mais aussi un potentiel de développement.
📝 Points essentiels
- En 2017, 52 700 emplois dépendaient directement du tourisme dans les Hauts-de-France, représentant 2,6 % de l’emploi régional, avec une forte concentration dans l’hébergement et la restauration.
- La région a connu une croissance notable, atteignant 80 000 emplois en 2022, illustrant le rôle croissant du tourisme dans l’économie locale.
- La répartition sectorielle montre que le secteur de l’hébergement et de la restauration représente près de la moitié des emplois liés au tourisme, avec une part significative dans le commerce de détail.
- La fréquentation touristique en 2023 a atteint un record avec 16 millions de nuitées (+3,6 %), dont une part importante provient des hébergements alternatifs comme Airbnb, et une forte présence de clientèle étrangère (ex : anglais).
- La saisonnalité et le précariat affectent fortement l’emploi touristique, notamment dans l’hôtellerie, où le personnel saisonnier représente une majorité dans certains secteurs (ex : camping avec 64 %).
- La problématique du précariat se manifeste par des contrats courts, une incertitude des revenus et des conditions de travail précaires, ce qui pose des enjeux sociaux et économiques pour la région.
💡 À retenir
Le tourisme dans les Hauts-de-France est un secteur en croissance, avec une augmentation significative de l’emploi entre 2017 et 2022, mais il reste confronté à des enjeux de saisonnalité, de précarité et de répartition sectorielle, qui influencent sa contribution à la croissance économique régionale.
📖 9. Saisonnalité et précariat
🔑 Notions clés & Définitions
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Saisonnalité dans l’hôtellerie et restauration : phénomène où l’activité touristique fluctue selon les saisons, avec des pics en haute saison et une baisse en basse saison, impactant directement l’emploi et la stabilité des revenus dans ces secteurs. (voir contexte régional des Hauts-de-France)
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Précariat : nouvelle classe sociale caractérisée par une précarité de l’emploi et des conditions de travail, souvent liée à la flexibilité et à la instabilité des contrats. (voir partie 1)
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Précariat contractuel : situation où les travailleurs sont embauchés sous contrats courts ou répétés (CDD saisonniers ou CDI saisonniers), garantissant un emploi limité dans le temps mais sans stabilité de revenu sur l’année. (voir partie 1)
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Incertitude des revenus : caractéristique du précariat contractuel, où le revenu annuel dépend fortement des conditions climatiques et de la saisonnalité, rendant la stabilité financière difficile à assurer. (voir partie 1)
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Précarité des conditions de travail : ensemble de conditions difficiles telles que des horaires élevés ou fractionnés, faibles salaires proches du SMIC, et difficulté d’accès au logement, rendant le travail difficilement tenable sur le long terme. (voir partie 1)
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Solutions pour le précariat : mesures telles que la nouvelle grille de salaire dans la restauration, aides forfaitaires pour le logement, visant à améliorer la situation des travailleurs précaires, mais pouvant augmenter les coûts pour les entreprises. (voir partie 1)
📝 Points essentiels
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La saisonnalité dans l’hôtellerie et restauration provoque une fluctuation importante de l’activité, concentrant l’emploi saisonnier principalement dans les branches HCR, avec 64% des effectifs en camping étant saisonniers. Cette fluctuation engendre des tensions de recrutement, car les postes ne sont pas pourvus en raison de l’attractivité limitée des emplois saisonniers, notamment à cause des faibles salaires, du logement difficile d’accès, et des amplitudes horaires élevées.
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Le précariat contractuel se manifeste par l’emploi sous contrats courts ou répétés, créant une insécurité économique pour les travailleurs, qui doivent faire face à une incertitude de revenus et à une précarité des conditions de travail. La saisonnalité accentue cette situation, avec des périodes de chômage partiel ou total durant l’année.
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La précarité des conditions de travail inclut des horaires décalés, des faibles rémunérations, et des difficultés d’accès au logement, ce qui rend ces emplois peu attractifs et peu durables. Des solutions existent, telles que la revalorisation des salaires et les aides au logement, mais elles impliquent un coût accru pour les entreprises.
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La région cherche à réduire ces effets par des mesures d’aide, mais la problématique reste complexe, notamment en raison de l’impact sur la compétitivité et la rentabilité des établissements touristiques.
💡 À retenir
La saisonnalité dans l’hôtellerie et restauration alimente le précariat, caractérisé par des contrats précaires et des conditions de travail difficiles, nécessitant des solutions adaptées pour assurer la stabilité des emplois et la qualité du secteur touristique.
📖 10. Tourisme durable et slow tourisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Tourisme vert : "durable ou éco-responsable" ; forme de tourisme qui privilégie la préservation de l’environnement et la promotion de pratiques responsables afin de minimiser l’impact négatif sur la nature, en intégrant des actions concrètes pour réduire l’empreinte écologique.
- Slow tourisme : "art de voyager en prenant son temps" ; approche qui consiste à s’imprégner pleinement du territoire, en valorisant les rencontres, la découverte du patrimoine et la gastronomie, tout en respectant le territoire et ses habitants.
- Cyclotourisme : "levier massif de développement durable" ; pratique touristique utilisant le vélo, notamment via la vélomaritime (EuroVelo 4), qui génère en moyenne 80 € de dépense par jour et par personne, favorisant la mobilité douce et la réduction de la pression automobile.
- Valorisation du patrimoine naturel : démarche visant à préserver et mettre en valeur les ressources naturelles (parcs naturels, sites protégés) comme moteur de croissance touristique, en respectant le territoire et ses écosystèmes.
- Respect du territoire : principe fondamental du tourisme durable, qui consiste à agir pour la conservation des espaces, limiter l’impact environnemental et favoriser une cohabitation harmonieuse entre touristes et habitants.
📝 Points essentiels
- Le tourisme vert s’inscrit dans une démarche éco-responsable, visant à réduire l’impact environnemental tout en valorisant la biodiversité et les ressources naturelles. Il répond à une demande croissante de tourisme respectueux de l’environnement.
- Le slow tourisme privilégie la qualité de l’expérience plutôt que la quantité, en valorisant la découverte approfondie, la rencontre avec les habitants, et la valorisation du patrimoine naturel et culturel. Il constitue une réponse stratégique à la saturation des grands pôles touristiques.
- La région Hauts-de-France mise sur le cyclotourisme et la mobilité douce (ex : vélomaritime, train régional) pour développer un tourisme durable, en réduisant la pression automobile et en favorisant une meilleure intégration dans le territoire.
- La valorisation du patrimoine naturel et la gestion responsable des espaces naturels (ex : parcs régionaux, gestion des flux) sont essentielles pour assurer la pérennité du tourisme durable, notamment face aux enjeux liés au changement climatique (érosion, incendies).
- La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) dans le secteur touristique, notamment dans l’hôtellerie et la restauration, contribue à une démarche durable en intégrant des enjeux sociaux, environnementaux et économiques.
💡 À retenir
Le tourisme durable, incarné par le tourisme vert et le slow tourisme, cherche à concilier développement économique, respect de l’environnement et qualité de l’expérience, en valorisant le patrimoine naturel et en respectant le territoire.
📖 11. Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
🔑 Notions clés & Définitions
- Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) : Concept selon lequel les entreprises intègrent volontairement dans leurs activités des préoccupations sociales, environnementales et économiques, afin de concilier performance économique et développement durable.
- Enjeux de la RSE : Améliorer l’image de l’entreprise, renforcer sa durabilité, répondre aux attentes des parties prenantes, et réduire ses externalités négatives.
- Impact sur la durabilité et l’image : La RSE favorise la pérennité de l’entreprise en limitant ses externalités négatives, tout en valorisant son image auprès des consommateurs, partenaires et collectivités.
- Application dans le secteur touristique : Mise en œuvre d’actions concrètes telles que la valorisation des produits locaux, la réduction de l’impact environnemental, et l’amélioration des conditions sociales des employés.
- Exemples d’actions RSE dans le tourisme : Obtention de labels environnementaux (ex : Clef verte), valorisation du patrimoine local, réduction de la consommation d’énergie, et amélioration des conditions de travail des saisonniers.
📝 Points essentiels
- La RSE ne se limite pas à la conformité réglementaire mais implique une démarche volontaire pour intégrer des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans la stratégie de l’entreprise.
- Dans le secteur touristique, la RSE permet de répondre à la demande croissante de tourisme responsable, en valorisant notamment la préservation du patrimoine naturel et culturel, et en favorisant l’économie locale.
- La certification par des labels comme Clef verte encourage les établissements à réduire leur impact environnemental, notamment en diminuant leur consommation énergétique de 15 à 20% selon une étude nationale.
- La valorisation des produits locaux et la promotion de la gastronomie régionale, comme la labellisation “Région Européenne de la gastronomie” en 2023 dans les Hauts-de-France, illustrent une démarche RSE orientée vers le développement durable.
- La responsabilité sociale inclut aussi le logement des saisonniers, un enjeu majeur pour assurer une durabilité sociale dans le secteur touristique.
💡 À retenir
La RSE dans le secteur touristique permet d’allier performance économique, respect de l’environnement et responsabilité sociale, renforçant ainsi l’attractivité et la pérennité des entreprises tout en répondant aux attentes croissantes des consommateurs et des collectivités.
📖 12. Mutations futures du tourisme
🔑 Notions clés & Définitions
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Impact des nouvelles technologies (e-tourisme) : développement des outils numériques et des plateformes en ligne qui transforment la réservation, la promotion et la gestion des activités touristiques, représentant déjà 50% des réservations de vacances selon le contenu source. (Source)
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Mutations futures et adaptation aux enjeux environnementaux et sociaux : processus par lequel le secteur touristique modifie ses pratiques pour répondre aux défis liés au changement climatique, à la dégradation des espaces naturels et à la nécessité d’un développement durable, notamment par la valorisation du patrimoine naturel et la réduction de l’impact carbone. (Source)
-
Évolution des comportements des touristes : transformation des attentes et des pratiques touristiques, avec une tendance croissante vers le tourisme vert, slow tourisme, et la recherche d’expériences authentiques et responsables, en réponse à la saturation des grands pôles et à la conscience écologique. (Source)
-
Stratégies pour la résilience face aux crises : mesures adoptées par le secteur touristique pour s’adapter aux chocs exogènes (ex : covid, guerre en Ukraine), notamment par la diversification des offres, la digitalisation, et la gestion durable des flux pour limiter les externalités négatives et assurer la pérennité économique. (Source)
📝 Points essentiels
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La croissance rapide de l’e-tourisme, représentant 50% des réservations, illustre la mutation technologique majeure qui influence la chaîne de valeur touristique, notamment par la digitalisation de la promotion, la gestion des flux et la personnalisation des offres (source).
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La nécessité d’intégrer des pratiques durables dans le secteur touristique devient cruciale face aux enjeux environnementaux, notamment pour préserver le patrimoine naturel, réduire l’impact carbone, et faire face à l’érosion des côtes, en particulier dans les zones littorales comme la région Hauts-de-France (source).
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La transformation des comportements touristiques vers des formes plus responsables, telles que le slow tourisme et le tourisme vert, permet de répondre à la saturation des grands pôles et de valoriser le patrimoine naturel, tout en favorisant une consommation plus locale et éthique (source).
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La résilience du secteur face aux crises futures passe par la diversification des offres, la digitalisation intelligente, et la gestion durable des flux pour limiter les externalités négatives, tout en maintenant la compétitivité et l’attractivité internationale (source).
💡 À retenir
Les mutations futures du tourisme s’appuient sur l’intégration des nouvelles technologies, la valorisation du développement durable, et l’adaptation aux changements de comportements, afin d’assurer la résilience et la pérennité du secteur face aux crises et aux enjeux environnementaux.
📊 Tableaux de Synthèse
| Secteur économique | Définition | Principaux acteurs | Exemple d'évolution | Auteur/Source |
|---|
| Secteur primaire | Exploitation ressources naturelles (agriculture, pêche, minier) | Colin Clark (1947) | Part croissante dans certains pays en développement | Colin Clark (1947) |
| Secteur secondaire | Transformation des matières premières en biens manufacturés | - | Déclin dans certains secteurs face à la délocalisation | - |
| Secteur tertiaire | Activités de services (tourisme, banque, commerce) | - | Croissance rapide, notamment dans le tourisme | - |
| Secteur de l’innovation | Recherche, développement, nouvelles technologies | - | Essor avec la digitalisation | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre secteur primaire et secteur de l’exploitation des ressources naturelles (ex : agriculture vs extraction minière).
- Croire que l’élasticité prix est toujours positive ; en réalité, elle peut être négative pour certains biens (ex : biens de première nécessité).
- Confondre élasticité revenu et élasticité prix, qui mesurent des réactions différentes de la demande.
- Supposer que tous les secteurs réagissent de la même manière face à un choc exogène ; certains secteurs sont plus résilients.
- Confondre l’impact immédiat d’un événement exogène avec ses effets à long terme.
- Négliger l’impact des externalités négatives sur l’environnement ou la société dans l’analyse économique.
- Confondre la croissance du secteur tertiaire avec une croissance globale de l’économie, alors que d’autres secteurs peuvent décroître.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition des trois secteurs économiques selon Colin Clark (1947).
- Savoir distinguer élasticité prix et élasticité revenu de la demande, avec exemples dans le tourisme.
- Comprendre l’impact des événements exogènes comme la pandémie de Covid-19 ou la guerre en Ukraine sur l’économie et le tourisme.
- Maîtriser la notion d’externalités négatives et leur influence sur la chaîne de valeur touristique.
- Identifier les secteurs clés de l’économie régionale, notamment dans le contexte des Hauts-de-France.
- Savoir analyser la sensibilité de la demande touristique à la météo, au prix et au revenu.
- Connaître les effets des chocs exogènes sur l’emploi et la précarité dans le secteur touristique.
- Comprendre le concept de tourisme de mémoire et ses spécificités.
- Savoir définir et expliquer le tourisme durable et le slow tourisme.
- Maîtriser la notion de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans le secteur touristique.
- Connaître les mutations futures possibles du tourisme selon les tendances actuelles.
- Identifier les principaux auteurs et concepts liés à la croissance économique et à la demande touristique.
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