📋 Plan du Cours
- Intégration économique UE
- Marché unique UE
- Union monétaire zone euro
- Politique de la concurrence UE
- Politiques conjoncturelles UE
- Politique monétaire BCE
- Politique budgétaire UE
- Chocs asymétriques
- Limites politiques économiques
- Harmonisation fiscale et sociale
📖 1. Intégration économique UE
🔑 Notions clés & Définitions
- Intégration économique : processus conduisant plusieurs économies distinctes à former un seul espace économique, permettant une meilleure coordination et une augmentation des échanges.
- Étapes de l’intégration économique : succession de phases telles que la zone de libre-échange, l’union douanière, le marché commun (ou marché unique), l’union économique et monétaire, et l’union politique.
- Union économique et monétaire : caractéristique de l’UE avec marché unique et monnaie unique (zone euro), favorisant la convergence économique et la stabilité monétaire.
- Marché unique UE : espace où circulent librement marchandises, hommes, capitaux et services, malgré une harmonisation incomplète des législations.
- Union monétaire zone euro : monnaie unique adoptée par certains États membres, facilitant échanges et croissance en supprimant coûts de change et incertitudes liées aux fluctuations monétaires.
- Auteurs : AUTEUR (date) : la synthèse de l’intégration économique et de ses étapes, ainsi que ses effets sur les échanges et la croissance.
📝 Points essentiels
- L’intégration économique permet de créer un espace économique plus vaste et compétitif, en supprimant les barrières commerciales et en favorisant la coopération entre États.
- La progression dans l’intégration suit une logique d’approfondissement : de la zone de libre-échange à l’union politique, en passant par l’union économique et monétaire.
- La zone euro constitue une étape majeure, avec la mise en place d’une monnaie unique qui facilite les échanges en supprimant les coûts de change et en stabilisant les prix.
- Le marché unique de l’UE, bien que favorisant la croissance par l’effet de dimension et la diversification, présente des gains inégaux entre pays, en raison d’une harmonisation législative incomplète.
- La politique économique de l’UE, notamment la politique de la concurrence, vise à encourager une concurrence saine, à lutter contre les abus de position dominante, et à éviter la formation de monopoles ou cartels, tout en respectant les politiques industrielles nationales.
- La coordination des politiques conjoncturelles (monétaire et budgétaire) reste complexe, notamment face aux chocs asymétriques, nécessitant une harmonisation fiscale et sociale renforcée ainsi qu’un budget européen dédié.
💡 À retenir
L’intégration économique de l’UE, à travers ses différentes étapes, vise à créer un espace de libre circulation et une monnaie commune, tout en confrontant des défis liés à l’harmonisation législative et à la gestion des chocs asymétriques.
📖 2. Marché unique UE
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché unique UE : levée des obstacles à la circulation des biens, capitaux, hommes et services, permettant une intégration économique plus poussée entre les États membres, avec une harmonisation incomplète des législations (voir synthèse I).
- Effet de dimension : augmentation de la taille des marchés grâce à la suppression des barrières, favorisant la croissance économique par une concurrence accrue et une diversification des activités (voir synthèse I).
- Concurrence accrue : intensification de la compétition entre entreprises et acteurs économiques suite à la mise en place du marché unique, stimulant l'innovation et l'efficacité (voir synthèse I).
- Source de croissance économique : le marché unique favorise la croissance par la libéralisation des échanges, la diversification et la compétition, tout en générant des effets de dimension (voir synthèse I).
- Inégalités des gains à l’échange : les bénéfices issus de l'ouverture du marché unique ne sont pas répartis équitablement entre tous les pays membres, certains en tirant plus profit que d'autres (voir synthèse I).
📝 Points essentiels
- La mise en place du marché unique a permis la levée des obstacles à la circulation des biens, capitaux, hommes et services, ce qui a accru la taille des marchés et la concurrence.
- Les effets du marché unique incluent un effet de dimension, une concurrence accrue, et une diversification, qui sont tous des sources de croissance économique.
- La croissance des échanges intra-UE a été significative, mais les gains à l’échange sont très inégaux entre les pays membres, ce qui crée des disparités en termes de bénéfices économiques.
- La politique économique communautaire, notamment la politique de la concurrence, vise à assurer un fonctionnement efficace du marché, en évitant les pratiques anticoncurrentielles comme les cartels ou les abus de position dominante.
- La politique de la concurrence, menée par la Commission européenne, limite certains comportements des entreprises pour protéger le marché et les consommateurs, mais peut aussi nuire aux politiques industrielles nationales et à la qualité de certains services publics (voir synthèse II).
💡 À retenir
Le marché unique de l’UE, en supprimant les obstacles à la circulation, favorise la croissance par l’effet de dimension et la concurrence, mais ses bénéfices sont inégalement répartis entre les pays membres.
📖 3. Union monétaire zone euro
🔑 Notions clés & Définitions
- Union monétaire zone euro : instauration d’une monnaie unique pour 20 États membres, permettant de faciliter les échanges et d’unifier le marché de la zone euro.
- Suppression des coûts de change : élimination des frais liés à la conversion monétaire entre les pays membres de la zone euro, réduisant ainsi le coût des transactions internationales.
- Incertitudes liées aux fluctuations des taux de change : risques et imprévisibilités économiques engendrées par la variation des taux de change, atténués par la monnaie unique.
- Impact sur l’unification du marché : la monnaie unique favorise la libre circulation des biens, services, capitaux et personnes, renforçant la cohésion économique de la zone euro.
- Impact sur la croissance économique : la monnaie unique stimule la croissance en réduisant les coûts de transaction et en augmentant la compétitivité des entreprises dans la zone euro.
📝 Points essentiels
- La zone euro regroupe 20 États membres ayant adopté une monnaie unique, ce qui facilite les échanges en supprimant les coûts de change et en réduisant l’incertitude liée aux fluctuations des taux de change, conformément à PERROUX (date).
- La mise en place de la monnaie unique a permis d’unifier le marché de la zone euro, augmentant la taille des marchés, la concurrence, et la diversification, ce qui constitue un effet de dimension et de croissance.
- La suppression des coûts de change favorise les échanges intra-zone, contribuant à une meilleure intégration économique et à une croissance accrue.
- La politique monétaire unique, gérée par la BCE, vise principalement la stabilité des prix avec un objectif d’inflation de 2%, utilisant des instruments comme les taux d’intérêt directeurs et le quantitative easing (voir section 6).
- La monnaie unique a aussi des limites, notamment en ce qui concerne la gestion des chocs asymétriques, nécessitant une harmonisation fiscale et sociale renforcée pour une meilleure résilience (voir section 8).
💡 À retenir
L’instauration de la monnaie unique dans la zone euro a permis de réduire les coûts de change et l’incertitude économique, renforçant l’unification du marché et stimulant la croissance économique, tout en posant des défis liés à la gestion des déséquilibres entre États membres.
📖 4. Politique de la concurrence UE
🔑 Notions clés & Définitions
-
Interdiction des cartels : mesures prises par la Commission européenne pour empêcher les ententes entre producteurs visant à fixer les prix ou limiter la concurrence, afin de préserver un marché équitable pour le consommateur.
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Abus de position dominante : comportement d’une entreprise qui, détenant une part de marché significative, utilise cette position pour éliminer la concurrence ou imposer des conditions déloyales, ce qui est interdit par la politique de la concurrence de l’UE.
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Contrôle des opérations de concentration : surveillance par la Commission européenne des fusions et acquisitions pour éviter qu’elles ne mènent à une position dominante susceptible de fausser la concurrence sur le marché pertinent, en s’appuyant sur la définition du marché (voir référence à la limite du marché pertinent).
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Aides d’État faussant la concurrence : aides financières publiques accordées par certains États membres qui peuvent donner un avantage déloyal à certaines entreprises, contrevenant aux règles de la concurrence de l’UE sauf dérogations spécifiques.
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Limites de la politique de la concurrence : effets négatifs potentiels sur les services publics et les politiques industrielles nationales, notamment en empêchant le développement de grandes entreprises européennes face à la concurrence mondiale (voir critiques sur le périmètre du marché pertinent).
📝 Points essentiels
-
La politique européenne de la concurrence est mise en œuvre par la Commission européenne, assistée par les autorités nationales, avec pour objectif d’encourager la concurrence et de lutter contre les pratiques néfastes telles que les cartels, l’abus de position dominante, et les aides d’État qui faussent le marché.
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La politique interdit explicitement les cartels, les abus de position dominante, et les aides d’État (sauf dérogations), avec des sanctions en cas d’entrave à ces interdictions.
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La contrôle des opérations de concentration vise à empêcher la formation de positions dominantes susceptibles de conduire à des abus, en vérifiant que les fusions ou acquisitions ne nuisent pas à la concurrence.
-
La politique de la concurrence présente des limites, notamment en ce qui concerne son impact sur les services publics et les politiques industrielles nationales, en limitant la capacité des États à soutenir leurs industries stratégiques.
-
Elle est également critiquée pour ne pas prendre en compte un marché mondial comme marché pertinent pour évaluer la concentration, ce qui pourrait limiter le développement de géants européens face à la compétition internationale.
💡 À retenir
La politique de la concurrence de l’UE vise à garantir un marché équitable en empêchant les pratiques anticoncurrentielles, mais ses limites peuvent freiner le développement industriel européen face à la mondialisation.
📖 5. Politiques conjoncturelles UE
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques conjoncturelles : Ensemble de mesures prises par les pouvoirs publics pour agir à court terme sur la croissance, l’emploi, l’inflation et le solde extérieur, en réponse aux déséquilibres économiques (voir aussi "difficultés de coordination").
- Politique monétaire : Actions visant à influencer la situation économique par la gestion de la quantité de monnaie en circulation et du taux d’intérêt directeur, notamment via des instruments comme les taux directeurs, les réserves obligatoires, ou le quantitative easing (voir aussi "objectif principal : stabilité des prix").
- Politique budgétaire : Ensemble des actions menées par l’État via le budget national pour réguler l’économie, sous contraintes européennes telles que le déficit public < 3% du PIB, la dette < 60% du PIB, et la règle d’or budgétaire (voir aussi "contraintes budgétaires").
- Difficultés de coordination : Obstacles liés à la gestion simultanée des politiques budgétaires nationales et de la politique monétaire unique, qui ont des effets contrastés sur les États membres (voir aussi "effets contrastés de la politique monétaire unique").
- Chocs asymétriques : Événements affectant différemment les pays de la zone euro selon leur spécialisation économique, difficiles à gérer avec la politique monétaire unique ou les politiques budgétaires nationales en raison de marges de manœuvre limitées (voir aussi "limites face aux chocs asymétriques").
📝 Points essentiels
- La politique économique dans l’UE se divise en politique monétaire, unique pour la zone euro et menée par la BCE, et politique budgétaire, qui reste nationale mais encadrée par des règles européennes (déficit < 3%, dette < 60%, règle d’or).
- La BCE vise principalement la stabilité des prix avec un objectif d’inflation à 2%, en utilisant des instruments comme les taux d’intérêt directeurs, les réserves obligatoires, et le quantitative easing depuis 2012.
- La mise en œuvre des politiques conjoncturelles est compliquée par une difficulté de coordination entre politiques nationales et la politique monétaire unique, ainsi que par l’incapacité à faire face efficacement aux chocs asymétriques, qui touchent différemment chaque pays selon leur structure économique.
- Pour pallier ces limites, il serait nécessaire d’harmoniser davantage les politiques fiscales et sociales et de renforcer le budget européen afin de permettre une intervention différenciée selon les besoins spécifiques de chaque pays.
💡 À retenir
Les politiques conjoncturelles de l’UE, bien que essentielles pour agir à court terme, sont limitées par des difficultés de coordination et la gestion des chocs asymétriques, soulignant la nécessité d’une intégration fiscale et budgétaire plus approfondie.
📖 6. Politique monétaire BCE
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique monétaire BCE : ensemble des actions menées par la Banque centrale européenne pour influencer la quantité de monnaie en circulation et le taux d’intérêt directeur, afin d’atteindre ses objectifs économiques.
- Objectif principal : stabilité des prix, avec une cible d’inflation à 2% (voir section 3).
- Instruments : taux d’intérêt directeurs, taux de réserves obligatoires, liste des créances refinancées, ainsi que le recours au quantitative easing depuis 2012 (voir section 3).
- Politique monétaire unique : gestion monétaire centralisée pour tous les membres de la zone euro, assurée par la BCE, afin d’harmoniser la politique monétaire dans la zone euro.
📝 Points essentiels
La BCE, en tant que banque centrale de la zone euro, mène une politique monétaire unique pour ses 20 États membres, avec pour objectif principal la stabilité des prix, c’est-à-dire maintenir l’inflation proche de 2%. Pour cela, elle utilise plusieurs instruments :
- Taux d’intérêt directeurs : ajustent le coût de l’emprunt pour les banques commerciales, influençant ainsi la consommation et l’investissement.
- Taux de réserves obligatoires : pour contrôler la quantité de monnaie que les banques doivent détenir en réserve, limitant ou stimulant la création monétaire.
- Liste des créances refinancées : la BCE accepte certaines créances pour refinancement, ce qui influence la liquidité du marché.
Depuis 2012, la BCE pratique également le quantitative easing, une politique d’achat massif d’actifs financiers pour stimuler l’économie en période de faiblesse. La gestion centralisée de la politique monétaire permet d’unifier le marché de la zone euro, de supprimer les coûts de change et de réduire l’incertitude liée aux fluctuations des taux, favorisant ainsi la croissance économique et la convergence des prix.
💡 À retenir
La BCE utilise des instruments variés pour assurer la stabilité des prix dans la zone euro, en menant une politique monétaire unique qui vise à harmoniser les conditions monétaires et à soutenir la croissance économique tout en contrôlant l’inflation.
📖 7. Politique budgétaire UE
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique budgétaire UE : actions menées via les budgets nationaux pour influencer la situation économique, tout en respectant les règles communes fixées par l’Union européenne, notamment en matière de déficit et de dette publiques.
- Contraintes budgétaires : limites imposées aux États membres concernant leur gestion financière, notamment un déficit public inférieur à 3% du PIB et une dette publique inférieure à 60% du PIB.
- Règle d’or budgétaire : principe selon lequel le budget doit être en équilibre ou en excédent, avec un déficit structurel inférieur à 0,5%, afin de limiter le recours à l’emprunt et assurer la soutenabilité des finances publiques.
- Déficit structurel : différence entre les recettes et dépenses publiques, ajustée des effets des cycles économiques, qui doit rester en dessous de 0,5% du PIB selon la règle d’or.
- Soumission aux règles européennes : bien que la politique budgétaire reste une compétence nationale, elle doit respecter les contraintes et règles fixées par l’Union européenne, notamment dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance.
📝 Points essentiels
- La politique budgétaire reste principalement nationale, mais elle est encadrée par des règles européennes visant à assurer la stabilité financière dans l’UE.
- Les États membres doivent respecter un déficit public inférieur à 3% du PIB et une dette publique inférieure à 60% du PIB, conformément aux contraintes budgétaires (voir section 9).
- La règle d’or budgétaire impose aux États de maintenir leurs budgets en équilibre ou en excédent, avec un déficit structurel inférieur à 0,5%, pour limiter l’endettement excessif.
- Ces contraintes visent à prévenir les déséquilibres macroéconomiques et à favoriser la stabilité économique dans la zone euro.
- La mise en œuvre de ces règles rencontre des difficultés, notamment en raison du défaut de coordination entre politiques nationales et la politique monétaire unique, ainsi que l’incapacité à gérer efficacement les chocs asymétriques (voir section 8).
- La nécessité d’un budget européen renforcé est évoquée pour mieux faire face à ces défis, notamment pour intervenir de façon différenciée selon les impacts des chocs.
💡 À retenir
La politique budgétaire de l’UE repose sur des actions nationales encadrées par des règles communes visant à garantir la stabilité financière, mais elle doit faire face à des contraintes et des défis liés à la coordination et à la gestion des chocs asymétriques.
📖 8. Chocs asymétriques
🔑 Notions clés & Définitions
- Chocs asymétriques : événements économiques affectant différemment les pays selon leur spécialisation économique, rendant leur gestion difficile dans un cadre d’intégration (voir aussi "spécialisation économique").
- Incapacité des politiques monétaire unique et budgétaires nationales à gérer ces chocs : lorsque la politique monétaire unique (gérée par la BCE) et les politiques budgétaires nationales ne peuvent pas répondre efficacement aux chocs asymétriques en raison de leur caractère différencié (voir aussi "politique monétaire BCE" et "politique budgétaire UE").
- Harmonisation fiscale et sociale : processus visant à uniformiser les politiques fiscales et sociales entre pays membres pour mieux faire face aux chocs asymétriques, en permettant une intervention différenciée (voir aussi "harmonisation fiscale et sociale").
- Budget européen : fonds commun à l’échelle de l’UE, nécessaire pour intervenir de manière ciblée face aux chocs asymétriques, en complément des politiques nationales (voir aussi "budget européen").
📝 Points essentiels
Les chocs asymétriques désignent des événements économiques qui impactent différemment chaque pays en fonction de leur spécialisation économique, ce qui complique leur gestion dans un espace intégré comme l’UE. La gestion de ces chocs est rendue difficile par l’incapacité des politiques monétaire unique (gérée par la BCE) et des politiques budgétaires nationales à y répondre efficacement, car elles sont conçues pour une gestion homogène. La solution réside dans une harmonisation plus poussée des politiques fiscales et sociales, ainsi que dans la création d’un budget européen renforcé, permettant une intervention différenciée selon les besoins spécifiques de chaque pays.
💡 À retenir
Les chocs asymétriques mettent en évidence la limite de l’union économique face à des événements économiques différenciés, soulignant la nécessité d’une harmonisation fiscale, sociale et d’un budget européen pour une gestion efficace.
📖 9. Limites politiques économiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Limites de la coordination des politiques économiques : Difficulté à synchroniser les politiques budgétaires nationales avec la politique monétaire unique, ce qui peut entraîner des effets contrastés selon les États membres (voir section 5).
- Effets contrastés de la politique monétaire unique : La politique monétaire menée par la BCE a des impacts différents selon les pays, en raison de leur situation économique spécifique, rendant la gestion des déséquilibres plus complexe (voir section 5).
- Contraintes budgétaires limitant les marges de manœuvre : Les règles européennes imposent des plafonds (déficit < 3%, dette < 60%) qui restreignent la capacité des États à utiliser la politique budgétaire pour soutenir l’économie (voir section 7).
- Impact négatif de la politique de concurrence stricte : La surveillance de la concurrence peut nuire aux politiques industrielles nationales en empêchant certaines fusions ou aides d’État, limitant ainsi la capacité des États à soutenir leur système productif (voir section 4).
- Difficultés à gérer les chocs asymétriques : La politique monétaire unique et les marges de manœuvre limitées des politiques budgétaires nationales rendent difficile la réponse aux événements affectant différemment chaque pays selon leur spécialisation économique (voir section 8).
📝 Points essentiels
Les politiques économiques dans l’UE rencontrent plusieurs limites majeures. La coordination entre politiques budgétaires nationales et la politique monétaire unique est difficile, ce qui peut produire des effets contrastés selon les États membres, notamment en raison des effets contrastés de la politique monétaire unique (voir section 5). Les contraintes budgétaires européennes, telles que le déficit public limité à 3% du PIB et la dette à 60%, limitent la capacité des États à soutenir leur économie en période de crise (voir section 7). La politique de la concurrence, bien que visant à garantir un marché équitable, limite parfois les politiques industrielles nationales en empêchant des fusions ou aides d’État jugées nécessaires pour la compétitivité (voir section 4). Enfin, la gestion des chocs asymétriques demeure problématique : la politique monétaire unique ne peut pas répondre efficacement à des événements affectant différemment chaque pays, et le faible budget européen ne permet pas d’interventions différenciées ou de soutien suffisant (voir section 8). Ces limites soulignent la nécessité d’une harmonisation fiscale et sociale accrue, ainsi que d’un budget européen renforcé pour mieux faire face à ces défis.
💡 À retenir
Les limites des politiques économiques dans l’UE résident principalement dans la difficulté de coordination, les effets contrastés de la politique monétaire unique, et les contraintes budgétaires restrictives, ce qui complique la gestion des déséquilibres et des chocs asymétriques.
📖 10. Harmonisation fiscale et sociale
🔑 Notions clés & Définitions
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Harmonisation fiscale et sociale : processus visant à aligner les politiques fiscales et sociales des États membres pour mieux gérer les chocs asymétriques, c’est-à-dire des événements affectant différemment chaque pays en raison de leur spécialisation économique (voir section 8).
-
Chocs asymétriques : événements économiques ou conjoncturels qui impactent différemment chaque pays, rendant difficile leur gestion par une politique monétaire unique ou des politiques budgétaires nationales limitées (voir section 8).
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Capacité d’intervention différenciée : aptitude pour chaque pays de mettre en œuvre des politiques économiques adaptées à ses besoins spécifiques, facilitée par une harmonisation fiscale et sociale renforcée, notamment via un budget européen accru.
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Lien entre harmonisation et intervention : une harmonisation fiscale et sociale permet d’accroître la flexibilité et la réactivité des États face aux chocs asymétriques en leur offrant un cadre commun tout en conservant une marge d’action nationale.
-
Budget européen renforcé : augmentation des ressources financières de l’Union pour soutenir l’harmonisation fiscale et sociale, et permettre des interventions différenciées selon les besoins spécifiques de chaque pays, notamment en cas de chocs asymétriques.
📝 Points essentiels
L’intégration économique de l’UE nécessite une gestion efficace des chocs asymétriques, qui sont difficiles à contrôler avec une seule politique monétaire et des politiques budgétaires nationales limitées (voir section 8). Harmonisation fiscale et sociale apparaît comme une solution essentielle pour améliorer la capacité d’intervention des États membres face à ces chocs, en permettant une adaptation plus fine et différenciée.
Pour cela, il est crucial de renforcer le budget européen, afin de disposer de ressources suffisantes pour soutenir cette harmonisation et intervenir de manière ciblée selon les spécificités de chaque pays. La mise en place d’un tel cadre permettrait de mieux gérer les déséquilibres économiques et d’assurer une stabilité accrue au sein de l’Union. La nécessité d’une harmonisation est aussi soulignée par l’incapacité actuelle des politiques nationales à faire face efficacement aux événements imprévus, en raison de contraintes budgétaires et de la rigidité de la politique monétaire unique.
💡 À retenir
L’harmonisation fiscale et sociale, soutenue par un budget européen renforcé, est indispensable pour permettre une gestion efficace des chocs asymétriques, en offrant aux États membres une capacité d’intervention différenciée et adaptée à leurs besoins spécifiques.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1992 | Traité de Maastricht instituant l’Union économique et monétaire et la zone euro |
| 1999 | Mise en circulation de l’euro sous forme électronique |
| 2002 | Introduction physique de l’euro dans 12 pays de la zone euro |
| 2008 | Crise financière mondiale impactant la politique économique européenne |
| 2012 | Crise de la dette souveraine en zone euro |
| 2020 | Début de la crise sanitaire liée au COVID-19, impact économique majeur |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Effets principaux | Auteur / Référence |
|---|
| Intégration économique UE | Étapes : zone de libre-échange, union douanière, marché commun, union économique et monétaire, union politique | Création d’un espace économique plus compétitif, convergence, défis liés à l’harmonisation législative | AUTEUR (date) |
| Marché unique UE | Libre circulation, effet de dimension, concurrence accrue, inégalités des gains | Croissance par diversification, effets inégaux, risques de disparités | Synthèse I & II |
| Zone euro | Monnaie unique, suppression des coûts de change, stabilité des prix | Facilitation des échanges, croissance, gestion des chocs asymétriques | PERROUX (date) |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre l’union économique et monétaire avec l’union politique : l’union monétaire ne suppose pas une union politique complète.
- Croire que le marché unique élimine totalement les disparités économiques entre pays membres.
- Confondre la zone euro avec l’ensemble de l’UE : tous les États membres de l’UE ne font pas partie de la zone euro.
- Sous-estimer la difficulté de gestion des chocs asymétriques dans une union monétaire.
- Confondre la politique de la concurrence avec la politique commerciale extérieure.
- Croire que l’harmonisation fiscale et sociale est déjà totalement réalisée dans l’UE.
- Confondre la stabilité des prix (objectif de la BCE) avec la croissance économique.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’intégration économique selon AUTEUR (date) et ses étapes.
- Maîtriser la différence entre marché unique, union économique et union monétaire.
- Expliquer les effets de l’intégration sur la croissance et la diversification des marchés.
- Identifier les limites de l’harmonisation législative dans le marché unique.
- Décrire le fonctionnement de la politique de la concurrence de la Commission européenne.
- Connaître les instruments de la politique monétaire de la BCE (taux d’intérêt, quantitative easing).
- Comprendre le rôle de la zone euro dans la réduction des coûts de change et la stabilité des prix.
- Analyser les défis liés aux chocs asymétriques dans la zone euro.
- Connaître les principales dates de la mise en place de l’euro et des crises majeures.
- Identifier les enjeux de l’harmonisation fiscale et sociale dans l’UE.
- Maîtriser la définition de PERROUX sur la croissance économique.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : marché unique, union monétaire, politique de la concurrence, chocs asymétriques.