QCM : Macroéconomie et comptabilité nationale — 29 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les agents économiques et les marchés ?

Les agents sont les unités qui agissent, tandis que les marchés sont les lieux d’échange.
Les agents sont les lieux d’échange, tandis que les marchés sont les unités qui agissent.
Les agents sont des biens produits, tandis que les marchés sont des facteurs utilisés.
Les agents sont des prix négociés, tandis que les marchés sont des revenus distribués.

Les agents sont les unités qui agissent, tandis que les marchés sont les lieux d’échange.

Explication

Les agents économiques correspondent aux entreprises, ménages, État et reste du monde qui prennent des décisions, alors que les marchés organisent leurs échanges. Confondre les deux revient à attribuer aux marchés le rôle décisionnel des unités économiques.

2. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre marchés étudiés en économie ?

Biens et services, travail, monnaie et titres financiers
Entreprises, ménages, État et reste du monde
Salaires, profits, impôts et dépenses publiques
Consommation, épargne, fiscalité et production

Biens et services, travail, monnaie et titres financiers

Explication

Les quatre marchés sont ceux des biens et services, du travail, de la monnaie et des actifs financiers ou titres. Les entreprises, ménages, État et reste du monde sont des agents économiques, non des marchés.

3. Quelle fonction représente la production d’une entreprise utilisant du travail et du capital ?

Y=F(M,B)Y=F(M,B)
Y=F(L,K)Y=F(L,K)
Y=F(W,P)Y=F(W,P)
Y=F(C,T)Y=F(C,T)

$$Y=F(L,K)$$

Explication

La production YY dépend de la combinaison du travail LL et du capital KK, ce qui s’écrit Y=F(L,K)Y=F(L,K). Les autres expressions associent des variables de revenus, de dépenses ou de financement qui ne définissent pas cette fonction de production.

4. Quelle distinction permet de différencier correctement un flux d’un stock ?

Un flux représente un actif financier, tandis qu’un stock représente un échange de travail.
Un flux désigne une dette accumulée, tandis qu’un stock désigne une production annuelle.
Un flux se mesure sur une période, tandis qu’un stock se mesure à une date donnée.
Un flux se mesure à une date donnée, tandis qu’un stock se mesure sur une période.

Un flux se mesure sur une période, tandis qu’un stock se mesure à une date donnée.

Explication

Un flux mesure une grandeur pendant une durée, alors qu’un stock mesure une grandeur à un moment précis. La dette publique illustre un stock, tandis que le PIB illustre une activité mesurée sur une période.

5. Comment la dette publique évolue-t-elle au fil du temps ?

Elle résulte de l’accumulation des déficits publics successifs.
Elle correspond à l’addition des recettes fiscales réalisées chaque année.
Elle mesure directement la production nationale réalisée pendant une période.
Elle diminue lorsque les dépenses publiques sont enregistrées comme des stocks.

Elle résulte de l’accumulation des déficits publics successifs.

Explication

La dette publique est un stock constitué par l’accumulation de déficits publics, lesquels sont des flux. Les recettes fiscales seules ne déterminent pas la dette, car il faut considérer l’écart entre dépenses et recettes.

6. Quelle relation doit respecter la contrainte budgétaire d’un agent économique sur une période donnée ?

La somme des taxes est égale à la somme des investissements réalisés.
La somme des dépenses est supérieure à la somme des revenus.
La somme des dépenses est égale à la somme des revenus.
La somme des revenus est égale à la somme des actifs détenus.

La somme des dépenses est égale à la somme des revenus.

Explication

Sur une période donnée, la contrainte budgétaire impose l’égalité entre les dépenses et les revenus de l’agent. Les actifs détenus et les taxes ne fournissent pas, à eux seuls, la relation générale entre ressources et emplois.

7. Quelle expression calcule l’épargne des ménages à partir de leurs revenus et de leurs dépenses ?

S=C+T−(W/P)Ls+RE+RGS=C+T-(W/P)L^s+R^E+R^G
S=(W/P)Ls+RE+RG−C−TS=(W/P)L^s+R^E+R^G-C-T
S=(W/P)Ls+RE−RG+C−TS=(W/P)L^s+R^E-R^G+C-T
S=(W/P)Ls−RE−RG+C+TS=(W/P)L^s-R^E-R^G+C+T

$$S=(W/P)L^s+R^E+R^G-C-T$$

Explication

L’épargne est constituée des revenus du travail, des dividendes et des intérêts, diminués de la consommation et des taxes, d’où S=(W/P)Ls+RE+RG−C−TS=(W/P)L^s+R^E+R^G-C-T. La deuxième expression inverse les signes des revenus financiers et ajoute les dépenses, ce qui ne correspond pas à un revenu non consommé après impôts.

8. Comment s’écrit la contrainte budgétaire de l’État ?

ΔMs/P=G+T−RG+ΔBG/P\Delta M^s/P=G+T-R^G+\Delta B^G/P
ΔMs/P=G−RG+T+ΔBG/P\Delta M^s/P=G-R^G+T+\Delta B^G/P
ΔMs/P=T+ΔBG/P−G−RG\Delta M^s/P=T+\Delta B^G/P-G-R^G
ΔMs/P=G+RG−T−ΔBG/P\Delta M^s/P=G+R^G-T-\Delta B^G/P

$$\Delta M^s/P=G+R^G-T-\Delta B^G/P$$

Explication

La contrainte budgétaire de l’État relie la variation réelle de la monnaie à ses dépenses, revenus financiers, recettes fiscales et variation réelle des titres selon ΔMs/P=G+RG−T−ΔBG/P\Delta M^s/P=G+R^G-T-\Delta B^G/P. La deuxième expression modifie les signes des principales composantes et ne respecte donc pas cette identité.

9. Dans quelle situation le marché des biens et services est-il à l’équilibre ?

Lorsque la consommation est égale à l’investissement privé
Lorsque la production est égale à la demande globale
Lorsque les dépenses publiques dépassent les exportations
Lorsque l’épargne des ménages égale les recettes fiscales

Lorsque la production est égale à la demande globale

Explication

L’équilibre est atteint lorsque la production YY correspond à la demande globale, soit Y=C+I+GY=C+I+G. L’égalité entre consommation et investissement ne constitue pas la condition d’équilibre de ce marché.

10. Sur le marché du travail, que signifie une offre de travail supérieure à la demande de travail ?

La présence d’un chômage résultant d’une offre excédentaire
L’existence d’une pénurie de travailleurs dans les entreprises
La hausse automatique des salaires versés par les employeurs
L’équilibre entre les quantités de travail offertes et demandées

La présence d’un chômage résultant d’une offre excédentaire

Explication

Lorsque l’offre de travail dépasse la demande, une partie des travailleurs ne trouve pas d’emploi, ce qui correspond au chômage. Une pénurie de travailleurs apparaît dans la situation inverse, quand la demande excède l’offre.

11. Selon la loi de Walras, que peut-on déduire si l’équilibre est atteint sur n−1n-1 marchés ?

L’équilibre du marché restant dépend du niveau de chômage
Le marché restant présente nécessairement une demande excédentaire
Le marché restant est également en équilibre
Les marchés déjà équilibrés deviennent excédentaires

Le marché restant est également en équilibre

Explication

La loi de Walras établit que l’équilibre offre-demande sur n−1n-1 marchés implique l’équilibre sur le marché restant. Le chômage ne constitue pas la condition utilisée par cette loi pour établir cette implication.

12. Dans une économie ouverte, quelle identité relie l’épargne, l’investissement, les finances publiques et les échanges extérieurs ?

S−I+G−T=Z−XS-I+G-T=Z-X
S+I+T+G=X+ZS+I+T+G=X+Z
S−I+T−G=X−ZS-I+T-G=X-Z
S+I−T−G=X−ZS+I-T-G=X-Z

$$S-I+T-G=X-Z$$

Explication

L’identité des flux circulaires s’écrit S−I+T−G=X−ZS-I+T-G=X-Z. Elle distingue notamment l’épargne nette privée, représentée par S−IS-I, de l’épargne nette publique, représentée par T−GT-G.

13. Une économie présente une épargne privée de S=800S=800 et un investissement de I=600I=600. Quelle est la position nette du secteur privé ?

Il est emprunteur net de 200200
Il est prêteur net de 200200
Il est prêteur net de 1 4001\,400
Il est en équilibre financier avec S=IS=I

Il est prêteur net de $$200$$

Explication

Comme S>IS>I, le secteur privé dispose d’une épargne supérieure à son investissement et est donc prêteur net ; l’écart vaut 800−600=200800-600=200. Il serait emprunteur net si l’investissement dépassait l’épargne.

14. Quel enchaînement peut suivre une hausse des dépenses publiques dans une économie ouverte ?

Déficit budgétaire, hausse des taux, appréciation du change, puis baisse des exportations
Excédent budgétaire, hausse des taux, appréciation du change, puis hausse des exportations
Excédent budgétaire, baisse des taux, dépréciation du change, puis hausse des exportations
Déficit budgétaire, baisse des taux, dépréciation du change, puis baisse des importations

Déficit budgétaire, hausse des taux, appréciation du change, puis baisse des exportations

Explication

Une hausse de GG peut créer un déficit budgétaire et pousser les taux d’intérêt à la hausse, ce qui favorise l’appréciation du taux de change. Cette appréciation réduit les exportations et accroît les importations, contrairement à l’enchaînement fondé sur une dépréciation.

15. Sur quel critère le produit intérieur mesure-t-il la production d’un pays ?

Le montant des impôts directs payés par les entreprises
La nationalité des ménages qui reçoivent les revenus
La valeur de l’épargne accumulée par les administrations
Le lieu où les biens et services sont produits

Le lieu où les biens et services sont produits

Explication

Le produit intérieur recense la production réalisée à l’intérieur des frontières nationales, quel que soit le statut national des producteurs. Le revenu national repose plutôt sur les revenus reçus par les unités nationales.

16. Une économie a un PIB de 2 0002\,000 et des amortissements de 300300. Quel est son produit intérieur net ?

2 3002\,300
1 5001\,500
2 0002\,000
1 7001\,700

$$1\,700$$

Explication

Le produit intérieur net se calcule en retranchant les amortissements du PIB : PIN=PIB−Amortissements=2 000−300=1 700PIN=PIB-Amortissements=2\,000-300=1\,700. Ajouter les amortissements au PIB ou conserver le PIB conduit à ne pas tenir compte de l’usure du capital.

17. Si le produit intérieur net vaut 1 7001\,700 et les taxes indirectes 250250, quel est le revenu national ?

1 9501\,950
250250
1 4501\,450
1 7001\,700

$$1\,450$$

Explication

Le revenu national est obtenu en retranchant les taxes indirectes du produit intérieur net : 1 700−250=1 4501\,700-250=1\,450. Le montant de 1 7001\,700 correspond au PIN avant cette déduction.

18. Que peuvent faire les ménages avec leur revenu personnel disponible ?

Le transformer directement en production intérieure nette
Le verser intégralement aux administrations sous forme de taxes indirectes
Le calculer en ajoutant les amortissements au produit intérieur brut
Le consacrer à la consommation ou le conserver sous forme d’épargne

Le consacrer à la consommation ou le conserver sous forme d’épargne

Explication

Le revenu personnel disponible est ce qui reste aux ménages après l’impôt sur le revenu et les autres charges de l’État ; il peut être consommé ou épargné. Le produit intérieur net et les taxes indirectes relèvent d’autres agrégats macroéconomiques.

19. Comment calcule-t-on la valeur ajoutée d’une entreprise ?

En ajoutant les consommations intermédiaires à la valeur de la production
En additionnant les ventes réalisées auprès des consommateurs finaux
En retirant les salaires versés du chiffre d’affaires réalisé
En retirant les consommations intermédiaires de la valeur de la production

En retirant les consommations intermédiaires de la valeur de la production

Explication

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise après déduction des consommations intermédiaires utilisées pour produire. Le chiffre d’affaires correspond aux ventes et peut donc inclure la valeur de biens intermédiaires achetés par l’entreprise.

20. Pourquoi l’optique de la production additionne-t-elle les valeurs ajoutées plutôt que les ventes totales ?

Pour mesurer directement la rémunération des salariés
Pour éviter de compter plusieurs fois les consommations intermédiaires
Pour intégrer les importations dans la production intérieure
Pour exclure les biens destinés à la consommation finale

Pour éviter de compter plusieurs fois les consommations intermédiaires

Explication

La somme des valeurs ajoutées évite les doubles comptes liés aux consommations intermédiaires revendues ou incorporées dans d’autres productions. Additionner les ventes totales compterait plusieurs fois ces biens intermédiaires.

21. Quels éléments composent le PIB calculé selon l’optique du revenu ?

Les ventes intermédiaires, les salaires, les bénéfices et les achats des ménages
La consommation finale, l’investissement, les exportations et les importations nettes
La production marchande, la production non marchande et les consommations intermédiaires
Les rémunérations, l’excédent brut d’exploitation, le revenu mixte et les impôts nets de subventions

Les rémunérations, l’excédent brut d’exploitation, le revenu mixte et les impôts nets de subventions

Explication

L’optique du revenu additionne les rémunérations des salariés, l’excédent brut d’exploitation, le revenu mixte et les impôts sur la production, puis soustrait les subventions sur les produits. La consommation et l’investissement relèvent plutôt de l’optique de la demande.

22. Une économie consomme 600, investit 200, exporte 150 et importe 100 en unités monétaires. Quel PIB obtient-on selon l’optique de la demande ?

850 unités monétaires
950 unités monétaires
1 050 unités monétaires
750 unités monétaires

850 unités monétaires

Explication

Selon la formule PIB=C+FBCF+X−ZPIB=C+FBCF+X-Z, le calcul donne 600+200+150−100=850600+200+150-100=850 unités monétaires. Les importations sont soustraites, car elles ne correspondent pas à une production intérieure.

23. Quelle distinction oppose correctement le PIB nominal au PIB réel ?

Le PIB nominal exclut les variations de prix, tandis que le PIB réel les intègre dans son calcul
Le PIB nominal utilise les prix courants, tandis que le PIB réel utilise les prix d’une année de référence
Le PIB nominal mesure les quantités produites, tandis que le PIB réel mesure les revenus distribués
Le PIB nominal utilise les prix d’une année de référence, tandis que le PIB réel utilise les prix courants

Le PIB nominal utilise les prix courants, tandis que le PIB réel utilise les prix d’une année de référence

Explication

Le PIB nominal est évalué aux prix de l’année observée, alors que le PIB réel est calculé avec les prix d’une année de référence. Cette méthode permet au PIB réel de neutraliser l’effet des variations de prix.

24. Si le PIB réel vaut 500 et le déflateur du PIB vaut 1,2, quel est le PIB nominal ?

501,2
600
416,7
1 200

600

Explication

La relation est PIB nominal=PIB reˊel×DeˊflateurPIB\ nominal=PIB\ réel\times Déflateur, donc 500×1,2=600500\times1,2=600. La division par le déflateur servirait à retrouver le PIB réel à partir du PIB nominal.

25. Le PIB passe de 800 à 840 entre deux dates. Quel est son taux de croissance ?

5 %
105 %
4,8 %
40 %

5 %

Explication

Le taux de croissance se calcule ainsi : 840−800800×100=5%\frac{840-800}{800}\times100=5\%. Le niveau du PIB indique une valeur à une date, tandis que le taux de croissance compare deux dates.

26. Que mesure principalement le déflateur du PIB ?

La variation du nombre de chômeurs dans l’économie
La progression de la production en volume
L’évolution du niveau général des prix
La part des exportations dans la production intérieure

L’évolution du niveau général des prix

Explication

Le déflateur est le ratio entre le PIB nominal et le PIB réel et mesure l’évolution du niveau général des prix. La progression de la production en volume est plutôt appréhendée par le PIB réel ou son taux de croissance.

27. Quelle situation correspond à une inflation au sens économique ?

Une baisse générale et continue du niveau général des prix
Une hausse générale et continue du niveau général des prix
Une hausse ponctuelle du prix de quelques produits importés
Un ralentissement de la hausse générale des prix

Une hausse générale et continue du niveau général des prix

Explication

L’inflation désigne une hausse générale et continue du niveau général des prix. Un ralentissement de cette hausse correspond à la désinflation, tandis qu’une baisse générale des prix correspond à la déflation.

28. Quelle distinction décrit correctement la désinflation et la déflation ?

La désinflation concerne les salaires, tandis que la déflation concerne les quantités produites
La désinflation ralentit l’inflation, tandis que la déflation fait baisser généralement et continûment les prix
La désinflation fait baisser généralement les prix, tandis que la déflation ralentit leur hausse
La désinflation accélère l’inflation, tandis que la déflation stabilise le niveau général des prix

La désinflation ralentit l’inflation, tandis que la déflation fait baisser généralement et continûment les prix

Explication

La désinflation correspond à une inflation qui ralentit, tandis que la déflation implique une baisse générale et continue du niveau des prix. Une inflation ralentie peut donc rester positive, contrairement à la déflation.

29. Une économie compte 2 millions de chômeurs pour une population active de 20 millions. Quel est son taux de chômage ?

40 %
18 %
20 %
10 %

10 %

Explication

Le taux de chômage se calcule avec u=U/Lu=U/L, soit 2/20=0,10=10%2/20=0,10=10\%. Le dénominateur est la population active totale, et non la population totale ou le nombre de personnes ayant un emploi.

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Quels sont les agents économiques principaux ?

Les entreprises, les ménages, l’État et le reste du monde.

Quels sont les quatre marchés étudiés en économie ?

Le marché des biens et services, du travail, de la monnaie et des actifs financiers.

Quelle est la fonction de production des entreprises ?

Y=F(L,K)Y=F(L,K) combine travail et capital.

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