QCM : Marchés imparfaitement concurrentiels (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le pouvoir de marché d’une entreprise ?

Sa faculté à obtenir des subventions publiques pour financer ses activités
Son obligation d’aligner ses prix sur ceux observés sur le marché
Sa capacité à faire varier ses prix par rapport à ceux de la concurrence parfaite
Son aptitude à produire davantage que ses concurrents à coût identique

Sa capacité à faire varier ses prix par rapport à ceux de la concurrence parfaite

Explication

Le pouvoir de marché correspond à la marge de manœuvre dont dispose une entreprise pour fixer ses prix au-dessus ou au-dessous du prix de concurrence parfaite. Une hausse de production à coût identique décrit une capacité productive, et non cette liberté de fixation des prix.

2. Sur un marché où il existe peu d’offreurs et où l’arrivée de concurrents est difficile, quel effet peut-on attendre sur la fixation des prix ?

Les entreprises doivent proposer un prix égal à celui de la concurrence parfaite
Les entreprises perdent toute capacité à influencer le prix du marché
Les entreprises sont contraintes de réduire leurs prix à chaque entrée d’un concurrent
Les entreprises peuvent disposer d’une marge de manœuvre accrue pour fixer leurs prix

Les entreprises peuvent disposer d’une marge de manœuvre accrue pour fixer leurs prix

Explication

Un nombre limité d’offreurs et des obstacles à l’entrée peuvent donner aux entreprises davantage de latitude pour fixer leurs prix. La faible concurrence ne les oblige donc pas à adopter le prix qui s’établirait en concurrence parfaite.

3. Qu’appelle-t-on une barrière à l’entrée sur un marché ?

Une règle qui oblige les entreprises présentes à réduire leurs prix
Un avantage qui facilite l’accès des nouveaux offreurs aux clients
Un obstacle qui complique ou empêche l’arrivée de nouveaux offreurs
Une variation de la demande qui modifie le volume des ventes

Un obstacle qui complique ou empêche l’arrivée de nouveaux offreurs

Explication

Une barrière à l’entrée est un obstacle qui rend difficile, voire impossible, l’arrivée de nouveaux offreurs sur un marché. Une variation de la demande peut affecter les ventes, mais elle ne constitue pas en elle-même une barrière à l’entrée.

4. Quelles formes peuvent prendre les barrières à l’entrée ?

Elles peuvent être financières, saisonnières ou publicitaires
Elles peuvent être commerciales, salariales ou liées à la demande
Elles peuvent être légales, naturelles ou stratégiques
Elles peuvent être locales, temporaires ou liées aux préférences

Elles peuvent être légales, naturelles ou stratégiques

Explication

Les barrières à l’entrée peuvent être légales, naturelles ou stratégiques. Les autres catégories proposées ne correspondent pas à cette classification.

5. Une entreprise de réseau supporte de lourds coûts fixes d’infrastructure, ce qui freine l’arrivée de concurrents. Quelle situation cela caractérise-t-il ?

Un monopole naturel lié à l’importance des coûts fixes du réseau
Une entente entre entreprises qui coordonnent leurs prix de vente
Un monopole légal créé par une exclusivité accordée par l’État
Une concurrence parfaite où de nombreux offreurs vendent au même prix

Un monopole naturel lié à l’importance des coûts fixes du réseau

Explication

Un monopole naturel peut résulter de coûts fixes élevés associés à une infrastructure de réseau, qui constituent un obstacle à l’arrivée de concurrents. Une exclusivité accordée par l’État relève plutôt d’une barrière légale.

6. Deux entreprises s’accordent pour coordonner leurs prix ou se répartir les clients. Comment qualifie-t-on cet accord ?

Une différenciation des produits destinée à attirer des clients distincts
Une concurrence par les prix visant à gagner des parts de marché
Une entente entre entreprises portant sur les prix ou le partage du marché
Une fusion entre entreprises réunies sous une direction commune

Une entente entre entreprises portant sur les prix ou le partage du marché

Explication

Une entente est un accord entre entreprises visant notamment à coordonner leurs décisions de prix ou à se partager un marché. Une fusion, à la différence d’une entente, réunit les entreprises sous une direction commune.

7. Pourquoi une entente ou un cartel peut-il renforcer le pouvoir de marché des entreprises qui y participent ?

Parce que la coordination entre offreurs leur donne une source supplémentaire de pouvoir de marché
Parce que l’accord rend les prix indépendants des décisions des entreprises
Parce que la coordination entre offreurs augmente automatiquement le nombre de concurrents
Parce que le cartel supprime les coûts fixes des entreprises participantes

Parce que la coordination entre offreurs leur donne une source supplémentaire de pouvoir de marché

Explication

Une entente ou un cartel constitue une source de pouvoir de marché, au même titre qu’un nombre limité d’offreurs ou que des barrières à l’entrée. Un cartel n’augmente pas le nombre de concurrents : il coordonne au contraire les décisions de certaines entreprises.

8. Quelle situation correspond à un monopole ?

Une seule entreprise offre le bien ou le service considéré.
De nombreuses entreprises offrent des produits différenciés.
Quelques entreprises offrent le bien et coordonnent leurs stratégies.
De nombreuses entreprises vendent un produit identique au même prix.

Une seule entreprise offre le bien ou le service considéré.

Explication

Le monopole désigne une structure où une seule entreprise fournit le bien ou le service considéré. Quelques entreprises interdépendantes caractérisent plutôt un oligopole.

9. Pendant la protection d’un brevet pharmaceutique, quel effet le statut de producteur autorisé unique peut-il avoir sur le prix du médicament ?

Le laboratoire doit pratiquer le prix qui prévaudrait en concurrence parfaite.
Le laboratoire peut fixer un prix supérieur à celui de la concurrence parfaite.
Le laboratoire doit fixer un prix inférieur à celui de la concurrence parfaite.
Le laboratoire partage nécessairement la production avec des fabricants génériques.

Le laboratoire peut fixer un prix supérieur à celui de la concurrence parfaite.

Explication

La protection du brevet réserve la production autorisée au laboratoire, qui peut alors pratiquer un prix supérieur au prix concurrentiel. L’entrée des fabricants génériques devient possible après la fin de cette protection.

10. Un monopoleur augmente sa production tant que sa recette marginale dépasse son coût marginal. À quelle condition s’arrête-t-il pour maximiser son profit ?

Lorsque la recette marginale égale le coût marginal.
Lorsque la recette marginale devient nulle.
Lorsque la recette totale égale le coût total.
Lorsque le prix égale le coût moyen.

Lorsque la recette marginale égale le coût marginal.

Explication

Le monopoleur poursuit l’augmentation de sa production jusqu’à l’égalité entre recette marginale et coût marginal. L’égalité entre prix et coût moyen n’est pas la règle de choix de la quantité décrite ici.

11. Par rapport à la concurrence parfaite, quelles sont les caractéristiques de l’équilibre du monopole ?

Un prix plus élevé et une quantité échangée plus élevée.
Un prix plus élevé et une quantité échangée plus faible.
Un prix plus faible et une quantité échangée plus faible.
Un prix plus faible et une quantité échangée plus élevée.

Un prix plus élevé et une quantité échangée plus faible.

Explication

L’équilibre du monopole associe un prix supérieur à une quantité échangée inférieure à ceux de la concurrence parfaite. Un prix et une quantité tous deux plus élevés ne correspondent pas à cette comparaison.

12. Que désigne la perte sèche associée à l’équilibre du monopole ?

La diminution des gains à l’échange, mesurés par les surplus du consommateur et du producteur.
La perte de recettes fiscales résultant de la réglementation du prix par l’État.
La baisse du surplus du producteur, compensée par une hausse équivalente du surplus du consommateur.
Le transfert de surplus des consommateurs vers le producteur, sans réduction du surplus total.

La diminution des gains à l’échange, mesurés par les surplus du consommateur et du producteur.

Explication

La perte sèche correspond à des gains à l’échange qui ne sont réalisés ni par les consommateurs ni par les producteurs. Un simple transfert de surplus ne suffit pas à la définir, car il ne réduit pas nécessairement le surplus total.

13. Comment évoluent les surplus en monopole par rapport à la concurrence parfaite ?

Les deux surplus diminuent tandis que le surplus total reste inchangé.
Les deux surplus augmentent tandis que le surplus total augmente.
Le surplus du consommateur diminue, celui du producteur augmente et le surplus total diminue.
Le surplus du consommateur augmente, celui du producteur diminue et le surplus total diminue.

Le surplus du consommateur diminue, celui du producteur augmente et le surplus total diminue.

Explication

Le monopole réduit le surplus du consommateur, augmente celui du producteur et diminue le surplus total. Le transfert vers le producteur ne compense donc pas entièrement la baisse du surplus du consommateur.

14. Quelle combinaison de caractéristiques définit un oligopole ?

Quelques entreprises satisfont la demande, mais acceptent le prix sans pouvoir l’influencer.
Quelques entreprises satisfont la demande, influencent le prix et prennent des décisions interdépendantes.
De nombreuses entreprises satisfont la demande et prennent leurs décisions indépendamment.
Une seule entreprise satisfait la demande et fixe son prix sans concurrent direct.

Quelques entreprises satisfont la demande, influencent le prix et prennent des décisions interdépendantes.

Explication

Dans un oligopole, quelques entreprises répondent à la demande et leurs stratégies sont interdépendantes; elles peuvent aussi influencer le prix. Une entreprise unique correspond plutôt à un monopole.

15. Que met en évidence le dilemme du prisonnier lorsque des joueurs rationnels ne coopèrent pas ?

Les joueurs ne peuvent pas choisir de stratégie rationnelle sans communiquer.
La coopération rend chaque joueur moins avantagé que la non-coopération.
Leurs décisions individuelles conduisent nécessairement au meilleur résultat collectif disponible.
Leurs décisions individuelles peuvent aboutir à un résultat collectif moins avantageux que la coopération.

Leurs décisions individuelles peuvent aboutir à un résultat collectif moins avantageux que la coopération.

Explication

Le dilemme du prisonnier montre que des choix rationnels individuels, en l’absence de coopération, peuvent être collectivement moins avantageux. Il ne signifie pas que les décisions individuelles maximisent le résultat collectif.

16. Dans le jeu entre Coca-Cola et Pepsi, pourquoi la baisse des prix constitue-t-elle une stratégie dominante pour chaque entreprise ?

Elle garantit à chaque entreprise un gain supérieur si les deux concurrents maintiennent leurs prix.
Elle est préférable pour une entreprise, quelle que soit la décision de prix de son concurrent.
Elle n’est préférable que lorsque le concurrent choisit lui aussi de baisser son prix.
Elle permet à chaque entreprise d’obtenir le même gain, quelle que soit sa propre décision.

Elle est préférable pour une entreprise, quelle que soit la décision de prix de son concurrent.

Explication

Une stratégie est dominante lorsque le choix est préférable quelle que soit la décision de l’autre entreprise; dans ce jeu, c’est la baisse des prix. La stratégie n’est donc pas limitée au cas où le concurrent baisse lui aussi ses prix.

17. Dans le jeu entre Coca-Cola et Pepsi, quels gains obtiennent-ils si les deux baissent leurs prix plutôt que de maintenir tous deux leurs prix ?

Deux milliards d’euros chacun au lieu de trois milliards chacun.
Un milliard d’euros chacun au lieu de deux milliards chacun.
Trois milliards d’euros chacun au lieu d’un milliard chacun.
Un milliard d’euros chacun au lieu de trois milliards chacun.

Un milliard d’euros chacun au lieu de trois milliards chacun.

Explication

Lorsque les deux entreprises baissent leurs prix, chacune gagne un milliard d’euros; si elles maintiennent toutes deux leurs prix, chacune gagne trois milliards. Confondre ces gains inverse l’effet de la baisse des prix.

18. Quel est l’objectif général de la politique de la concurrence menée par les pouvoirs publics ?

Favoriser la concurrence et empêcher les pratiques anticoncurrentielles.
Protéger les entreprises nationales contre la concurrence étrangère.
Fixer les prix de vente et répartir les marchés entre entreprises.
Garantir une part de marché identique à chaque entreprise.

Favoriser la concurrence et empêcher les pratiques anticoncurrentielles.

Explication

Cette politique regroupe les mesures publiques destinées à favoriser la concurrence et à prévenir les pratiques qui la faussent. La fixation des prix relève d’une autre intervention et ne constitue pas son objectif général.

19. Deux entreprises indépendantes créent une société commune qui les remplace. À quelle catégorie d’opération cette situation correspond-elle ?

À une sanction visant une pratique anticoncurrentielle.
À une opération de concentration par création d’une nouvelle société.
À un abus de position dominante par restriction de la concurrence.
À une procédure de clémence après révélation d’une entente.

À une opération de concentration par création d’une nouvelle société.

Explication

La création d’une nouvelle société à partir de deux entreprises indépendantes constitue une fusion-acquisition, donc une opération de concentration. Un abus de position dominante suppose plutôt l’utilisation d’une position de marché importante pour fausser la concurrence.

20. Une fusion-acquisition risque de donner à une entreprise une position dominante qui nuirait aux consommateurs. Quelle décision les autorités de la concurrence peuvent-elles prendre ?

Imposer une amende aux consommateurs concernés.
Accorder une exonération à l’entreprise qui rachète sa concurrente.
Exiger la création d’une entente entre les entreprises du secteur.
Interdire l’opération ou l’autoriser sous conditions.

Interdire l’opération ou l’autoriser sous conditions.

Explication

Face au risque d’une position dominante trop importante au détriment des consommateurs, les autorités peuvent interdire la fusion ou l’autoriser sous conditions. Une exonération de sanction relève de la clémence, qui concerne la révélation d’une entente.

21. Une entreprise ayant participé à une entente la révèle aux autorités. Quel avantage la procédure de clémence peut-elle lui accorder ?

Une exonération totale ou partielle de sanction.
Une garantie de conserver sa part de marché.
Une indemnisation pour les amendes imposées aux autres entreprises.
Une autorisation automatique de fusion avec un concurrent.

Une exonération totale ou partielle de sanction.

Explication

La clémence peut exonérer totalement ou partiellement de sanction l’entreprise qui révèle une entente à laquelle elle a participé. Les entreprises sanctionnées peuvent recevoir une amende, mais la dénonciation ne leur donne pas une indemnisation pour celle-ci.

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Qu’est-ce que le pouvoir de marché d’une entreprise ?

Sa marge de manœuvre pour fixer ses prix et les écarter du prix de concurrence parfaite.

Quels facteurs peuvent donner aux entreprises une marge de manœuvre pour fixer leurs prix ?

Un nombre limité d’offreurs et des obstacles à l’entrée.

Que rendent difficiles les barrières à l’entrée sur un marché ?

L’arrivée de nouveaux offreurs.

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