QCM : Monnaie et financement de l’économie (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une commerçante accepte un paiement, conserve une partie de son revenu pour plus tard et compare le prix de plusieurs produits. Quelles fonctions de la monnaie mobilise-t-elle, dans cet ordre ?

Instrument d’échange, unité de compte, réserve de valeur
Instrument d’échange, réserve de valeur, unité de compte
Unité de compte, réserve de valeur, instrument d’échange
Réserve de valeur, instrument d’échange, unité de compte

Instrument d’échange, réserve de valeur, unité de compte

Explication

La monnaie sert à effectuer l’échange, à conserver du pouvoir d’achat dans le temps et à comparer les valeurs. Confondre l’instrument d’échange avec l’unité de compte inverse les deux premières fonctions; confondre la réserve de valeur avec l’instrument d’échange inverse les deux premières étapes; confondre l’unité de compte avec la réserve de valeur inverse les deux dernières.

2. Pourquoi la monnaie est-elle considérée comme une institution qui rend possible l’échange marchand ?

Parce qu’elle conserve le patrimoine et confère un pouvoir d’achat
Parce qu’elle rend possible l’échange marchand et confère un pouvoir d’achat
Parce qu’elle compare les prix et confère un pouvoir d’achat
Parce qu’elle facilite un échange marchand déjà possible et confère un pouvoir d’achat

Parce qu’elle rend possible l’échange marchand et confère un pouvoir d’achat

Explication

La monnaie est constitutive de l’échange marchand et confère un pouvoir d’achat, plutôt que de simplement faciliter un échange qui serait déjà possible. La réduction à une facilitation, la conservation du patrimoine et la comparaison des prix renvoient à d’autres aspects ou fonctions de la monnaie.

3. Dans une économie, une personne détient des pièces, des billets et un solde positif sur son compte à vue. Comment classer ces trois formes, dans cet ordre ?

Monnaie divisionnaire, monnaie scripturale, monnaie fiduciaire
Monnaie scripturale, monnaie fiduciaire, monnaie divisionnaire
Monnaie divisionnaire, monnaie fiduciaire, monnaie scripturale
Monnaie fiduciaire, monnaie divisionnaire, monnaie scripturale

Monnaie divisionnaire, monnaie fiduciaire, monnaie scripturale

Explication

Les pièces sont de la monnaie divisionnaire, les billets de la monnaie fiduciaire et les soldes créditeurs des comptes à vue de la monnaie scripturale. Assimiler les pièces aux billets, les billets aux soldes bancaires ou le solde aux billets confond des formes monétaires distinctes.

4. Une banque commerciale détient des réserves à la banque centrale, tandis que des particuliers disposent de comptes à vue. Quel agrégat inclut les réserves bancaires à la banque centrale ?

La base monétaire M0
L’agrégat monétaire M2
L’agrégat monétaire M1
L’agrégat monétaire M3

La base monétaire M0

Explication

M0 comprend les pièces et billets en circulation ainsi que les réserves des banques commerciales à la banque centrale. M1 comprend les pièces, les billets et les comptes à vue; M2 ajoute certains dépôts à terme ou à préavis; M3 ajoute à M2 des instruments financiers liquides.

5. Pour calculer M1 dans une situation donnée, une analyste dispose du montant des pièces et billets ainsi que des soldes des comptes à vue. Quels éléments doit-elle inclure ?

Les pièces, les billets, les comptes à vue et les dépôts à terme
Les pièces, les billets, les comptes à vue et les réserves bancaires
Les pièces, les billets, les comptes à vue et les titres liquides
Les pièces, les billets et les comptes à vue

Les pièces, les billets et les comptes à vue

Explication

M1 rassemble les pièces, les billets et les comptes à vue. Les réserves à la banque centrale relèvent de M0, les dépôts à terme ou à préavis élargissent M1 en M2, et les titres liquides sont ajoutés dans M3.

6. Un actif numérique connaît de fortes variations de valeur et reste peu accepté pour régler les achats. Quelle conclusion décrit le mieux son statut monétaire ?

Il ne remplit pas pleinement les fonctions monétaires
Il constitue une réserve de valeur stable malgré ses variations
Il remplit pleinement les fonctions monétaires grâce aux transferts
Il constitue une unité de compte fiable dès qu’il est coté

Il ne remplit pas pleinement les fonctions monétaires

Explication

La volatilité empêche cet actif de constituer une réserve de valeur stable, et sa faible acceptation limite son rôle d’instrument d’échange; il ne fournit pas non plus une unité de compte fiable. Le transfert numérique ne suffit pas à établir son statut de monnaie, et une cotation n’assure ni stabilité ni fiabilité.

7. Dans une société ancienne, le sel est accepté comme moyen de paiement, mais les échanges de petites quantités restent difficiles. Quelle limite de cette forme de monnaie explique ce problème ?

Son transport est trop difficile.
Sa reconnaissance comme paiement est limitée.
Sa divisibilité est problématique.
Sa durabilité est insuffisante.

Sa divisibilité est problématique.

Explication

Les marchandises utilisées comme monnaie étaient reconnues comme moyens de paiement, mais elles pouvaient être difficiles à diviser. La durabilité, la reconnaissance et le transport sont des caractéristiques distinctes de cette difficulté.

8. Au Moyen Âge, un marchand doit régler un partenaire éloigné sans transporter une cargaison d’or. Quel instrument, développé par les banquiers italiens, répond à ce besoin ?

Une pièce métallique.
Une marchandise reconnue comme paiement.
Un billet de banque.
Une lettre de change.

Une lettre de change.

Explication

La lettre de change permettait d’effectuer des paiements à distance et évitait de transporter de l’or. La pièce métallique exige un transport physique, le billet de banque la remplace progressivement, et les marchandises relèvent d’une forme monétaire plus ancienne.

9. Une banque accorde un prêt à une cliente, puis celle-ci rembourse intégralement le crédit. Quel effet le remboursement produit-il sur la monnaie créée par ce prêt ?

Il maintient intacte la monnaie déposée lors du prêt.
Il transforme le dépôt en créance bancaire supplémentaire.
Il crée une nouvelle monnaie en contrepartie du prêt.
Il détruit la monnaie créée par le crédit.

Il détruit la monnaie créée par le crédit.

Explication

L’octroi du crédit crée de la monnaie en inscrivant un dépôt au passif et une créance à l’actif ; le remboursement détruit cette monnaie. Dire que le remboursement crée de la monnaie inverse le mécanisme, tandis que le dépôt ne demeure pas intact.

10. Un gouvernement de la zone euro propose que la Banque centrale européenne achète directement ses bons du Trésor pour financer ses dépenses. Cette opération est-elle autorisée ?

Non, car les banques de second rang ne peuvent pas détenir de créances publiques.
Oui, à condition que les banques commerciales approuvent l’achat.
Oui, la BCE peut acheter directement ses bons du Trésor.
Non, la BCE ne peut pas financer directement cet État.

Non, la BCE ne peut pas financer directement cet État.

Explication

La BCE ne peut pas financer directement les États membres de la zone euro en achetant leurs bons du Trésor. Les créances sur les administrations publiques peuvent toutefois constituer une contrepartie de la création monétaire des banques de second rang.

11. Une banque dispose de fonds suffisants pour rembourser ses dettes à long terme, mais ne peut pas régler les retraits en billets et les paiements interbancaires immédiats. Quelle contrainte rencontre-t-elle ?

Une contrainte de réserve obligatoire
Une contrainte de solvabilité
Une contrainte de demande de crédit
Une contrainte de liquidité

Une contrainte de liquidité

Explication

La liquidité permet à la banque d’honorer des paiements immédiats, notamment les retraits et les règlements interbancaires. La solvabilité concerne sa capacité à rembourser ses dettes, les réserves obligatoires désignent une fraction réglementaire des dépôts et la demande de crédit relève des emprunteurs.

12. Une banque reçoit de nouveaux dépôts et doit placer la fraction exigée par la réglementation sur son compte à la banque centrale. Quel instrument détermine cette fraction ?

La contrainte de liquidité
Le taux directeur
Le taux de réserve obligatoire
Le taux de croissance du crédit

Le taux de réserve obligatoire

Explication

Le taux de réserve obligatoire fixe la fraction des dépôts que les banques détiennent en monnaie centrale auprès de la banque centrale. Le taux directeur détermine le prix de la monnaie centrale, tandis que la liquidité concerne la capacité à régler les paiements immédiats.

13. La banque centrale relève ses taux directeurs. Quel effet est attendu sur le coût de la monnaie centrale et la création monétaire ?

La monnaie centrale devient moins coûteuse et la création monétaire augmente
La monnaie centrale devient moins coûteuse et la création monétaire diminue
La monnaie centrale devient plus coûteuse et la création monétaire augmente
La monnaie centrale devient plus coûteuse et la création monétaire diminue

La monnaie centrale devient plus coûteuse et la création monétaire diminue

Explication

Une hausse des taux directeurs renchérit la monnaie centrale et réduit le crédit, ce qui diminue la création monétaire. L’option évoquant une baisse des taux inverse l’effet sur le coût, et celles prévoyant une hausse de la création monétaire inversent l’effet sur le crédit.

14. Face à une hausse des besoins de financement des entreprises, quelle position distingue la Banking principle de la Currency principle ?

Adapter l’émission monétaire aux besoins de l’économie, comme le défend Tooke
Proportionner l’émission monétaire aux réserves d’or, comme le défend Ricardo
Adapter l’émission monétaire aux besoins de l’économie, comme le défend Ricardo
Proportionner l’émission monétaire aux réserves d’or, comme le défend Tooke

Adapter l’émission monétaire aux besoins de l’économie, comme le défend Tooke

Explication

La Banking principle, associée à Tooke, veut que la monnaie évolue selon les besoins de l’économie. La proportion à l’or correspond à la Currency principle, associée à Ricardo : les distracteurs qui combinent une position avec le mauvais auteur confondent ces associations.

15. Une banque dispose de réserves excédentaires en monnaie centrale et les utilise pour accorder des crédits qui entraînent de nouveaux dépôts et crédits. Quel mécanisme décrit cette situation ?

Le diviseur de crédit
Le multiplicateur de crédit
Le refinancement interbancaire
Le taux de réserve obligatoire

Le multiplicateur de crédit

Explication

Dans la théorie du multiplicateur, les réserves excédentaires en monnaie centrale servent de point de départ aux crédits, qui génèrent ensuite de nouveaux dépôts et crédits. Le diviseur part plutôt des décisions de crédit des banques, tandis que les réserves obligatoires et le refinancement désignent d’autres mécanismes.

16. Une banque accorde d’abord un prêt à un client jugé solvable, puis cherche la monnaie centrale nécessaire pour régler les fuites vers d’autres banques. Quelle théorie décrit cette séquence ?

La théorie du multiplicateur, associée à une monnaie exogène
La théorie du diviseur, associée à une monnaie endogène
La théorie du multiplicateur, associée à une monnaie endogène
La théorie du diviseur, associée à une monnaie exogène

La théorie du diviseur, associée à une monnaie endogène

Explication

Dans la théorie du diviseur, les banques décident d’abord des crédits selon la solvabilité des clients et se procurent ensuite la monnaie centrale nécessaire aux règlements; la monnaie y est endogène. Le multiplicateur part des réserves excédentaires et est associé à une monnaie exogène, tandis que les réserves obligatoires ne décrivent pas cette séquence.

17. Un pays fixe la valeur de sa monnaie par rapport à une devise étrangère. Lorsque le cours du marché s’écarte de cette parité, quel rôle revient à la banque centrale ?

Agir sur les taux d’intérêt sans défendre le cours
Laisser l’offre et la demande déterminer le cours
Intervenir pour maintenir la parité annoncée
Modifier la parité au gré des échanges quotidiens

Intervenir pour maintenir la parité annoncée

Explication

Dans un régime de change fixe, les pouvoirs publics déterminent la valeur de la monnaie et la banque centrale intervient pour maintenir la parité. L’offre et la demande déterminant le cours correspond au change flottant, tandis que modifier la parité au gré des échanges ou agir sans défendre le cours ne décrit pas ce mécanisme.

18. Dans un pays où la banque centrale ne défend aucune parité, le cours de la monnaie varie sur le marché des changes. Quel mécanisme détermine ce cours ?

Une valeur décidée quotidiennement par l’administration
Une parité fixée par les pouvoirs publics
L’offre et la demande sur le marché des changes
Les taux directeurs de la banque centrale seuls

L’offre et la demande sur le marché des changes

Explication

En change flottant, le cours de la monnaie est déterminé par l’offre et la demande sur le marché des changes. Une parité publique relève du change fixe, et les taux directeurs peuvent influencer la valeur sans constituer à eux seuls le mécanisme de fixation du cours.

19. Après l’appréciation de sa monnaie, un pays constate que ses importations coûtent moins cher en monnaie nationale, mais que ses exportations deviennent moins compétitives par leurs prix. Quelle explication rend compte de ces deux effets ?

L’appréciation réduit le coût relatif des importations et allège la valeur réelle de la dette
L’appréciation renchérit les importations et améliore la compétitivité-prix des exportations
L’appréciation réduit le coût relatif des importations et pénalise la compétitivité-prix des exportations
L’appréciation pénalise la compétitivité-prix des exportations et réduit la valeur réelle de l’épargne

L’appréciation réduit le coût relatif des importations et pénalise la compétitivité-prix des exportations

Explication

Une appréciation rend les importations relativement moins coûteuses, mais diminue la compétitivité-prix des exportations. L’inversion des deux effets confond appréciation et dépréciation; l’allègement réel de la dette est associé à la dépréciation, tandis que la baisse de la valeur réelle de l’épargne n’est pas l’effet décrit ici.

20. Une monnaie se déprécie. Quelle combinaison d’effets peut alors se produire ?

Les exportations gagnent en compétitivité-prix, la dette réelle s’allège et les importations deviennent moins coûteuses
Les exportations gagnent en compétitivité-prix, la dette réelle s’alourdit et les importations renchérissent
Les exportations gagnent en compétitivité-prix, la dette réelle s’allège et les importations renchérissent
Les exportations perdent en compétitivité-prix, la dette réelle s’allège et les importations renchérissent

Les exportations gagnent en compétitivité-prix, la dette réelle s’allège et les importations renchérissent

Explication

La dépréciation améliore la compétitivité-prix des exportations et allège la valeur réelle de la dette, mais rend les importations plus coûteuses, avec un risque d’inflation. La perte de compétitivité-prix correspond à l’effet inverse, tandis que la hausse de la dette réelle et la baisse du coût des importations contredisent les effets attendus.

21. Une banque centrale agit sur la quantité de monnaie en circulation et sur les taux d’intérêt afin d’influencer l’économie. De quoi s’agit-il ?

D’une politique de change
D’une politique budgétaire
D’une politique monétaire
D’une politique structurelle

D’une politique monétaire

Explication

La politique monétaire regroupe les actions qui visent à agir sur la situation économique par la quantité de monnaie en circulation et/ou les taux d’intérêt. La politique budgétaire renvoie aux recettes et dépenses publiques, la politique de change au cours de la monnaie, et une politique structurelle n’est pas la définition donnée ici.

22. Face à un ralentissement, une banque centrale baisse ses taux directeurs et augmente l’offre de monnaie centrale. Quel enchaînement vise-t-elle à provoquer ?

Crédit accru, consommation et investissement stimulés, puis demande globale et croissance affaiblies
Crédit réduit, consommation et investissement stimulés, puis demande globale et croissance renforcées
Crédit accru, consommation et investissement stimulés, puis demande globale et croissance renforcées
Crédit réduit, consommation et investissement freinés, puis demande globale et croissance affaiblies

Crédit accru, consommation et investissement stimulés, puis demande globale et croissance renforcées

Explication

La baisse des taux directeurs et l’augmentation de l’offre de monnaie centrale soutiennent le crédit, la consommation et l’investissement, ce qui stimule la demande globale et la croissance. Réduire le crédit décrit une orientation restrictive; affaiblir la demande malgré sa stimulation inverse le mécanisme, et associer un crédit réduit à une consommation stimulée rompt la chaîne attendue.

23. Pour freiner une demande globale jugée trop forte, une banque centrale relève les taux d’intérêt. Quel effet correspond à une politique monétaire restrictive ?

Le crédit s’accroît, la consommation et l’investissement ralentissent, et l’activité peut fléchir
Le crédit se contracte, la consommation et l’investissement ralentissent, et l’activité peut fléchir
Le crédit se contracte, la consommation et l’investissement progressent, et l’activité peut accélérer
Le crédit s’accroît, la consommation et l’investissement progressent, et l’activité peut accélérer

Le crédit se contracte, la consommation et l’investissement ralentissent, et l’activité peut fléchir

Explication

Une politique restrictive relève les taux d’intérêt et réduit l’offre de crédit, freinant consommation, investissement et demande globale, avec un risque de ralentissement économique. L’expansion du crédit et de la demande correspond à une politique expansionniste; faire progresser la consommation malgré le crédit contracté inverse le mécanisme, tandis qu’un crédit accru ne décrit pas la restriction.

24. Quel mécanisme décrit le financement de l’économie ?

La couverture des besoins de certains agents par les capacités de financement d’autres agents
La couverture des besoins de tous les agents par leur propre épargne
La couverture des besoins des administrations publiques par les recettes fiscales
La couverture des capacités de certains agents par les besoins de financement d’autres agents

La couverture des besoins de certains agents par les capacités de financement d’autres agents

Explication

Le financement de l’économie met en relation les agents ayant des besoins et ceux disposant de capacités de financement. Inverser besoins et capacités confond les deux rôles; limiter le mécanisme à l’épargne des ménages ou aux recettes publiques en réduit la portée.

25. Sur le long terme, quelle situation caractérise généralement les ménages en matière de financement ?

Ils présentent un besoin de financement parce que leur revenu disponible est consacré à la consommation
Ils dégagent une capacité de financement principalement grâce aux emprunts et aux crédits bancaires
Ils présentent un besoin de financement structurel en raison de la redistribution et de l’épargne de précaution
Ils dégagent une capacité de financement grâce au revenu disponible, à l’épargne de précaution et à la redistribution

Ils dégagent une capacité de financement grâce au revenu disponible, à l’épargne de précaution et à la redistribution

Explication

À long terme, le revenu disponible, l’épargne de précaution et la redistribution contribuent à la capacité de financement des ménages. Le besoin structurel caractérise plutôt les administrations publiques; les emprunts ne sont pas la source indiquée de cette capacité.

26. Une entreprise dispose d’une épargne de 4 millions d’euros et prévoit une FBCF de 3 millions. Comment peut-elle financer cet investissement ?

Par financement externe, en empruntant auprès d’une banque
Par financement externe, en mobilisant l’épargne d’un organisme de crédit
Par financement direct, en émettant des actions ou des obligations
Par autofinancement, en mobilisant son épargne propre

Par autofinancement, en mobilisant son épargne propre

Explication

Comme l’épargne de l’entreprise dépasse sa FBCF, elle peut financer l’investissement avec ses ressources propres : c’est l’autofinancement. Le crédit et l’émission de titres relèvent du financement externe, requis lorsque l’épargne est inférieure à la FBCF.

27. Une entreprise obtient un prêt auprès d’une banque pour financer un investissement. De quel mode de financement externe s’agit-il ?

D’un financement direct par émission d’obligations
D’un financement indirect ou intermédié
D’un financement interne par autofinancement
D’un financement direct par émission d’actions

D’un financement indirect ou intermédié

Explication

Un financement externe est intermédié lorsqu’il repose sur un prêt accordé par une banque ou un organisme de crédit. L’émission d’actions ou d’obligations correspond au financement direct, tandis que l’autofinancement mobilise l’épargne propre de l’entreprise.

28. Un rapport distingue le solde de l’État central de celui qui agrège l’État, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale. Quel solde correspond à l’ensemble de ces administrations ?

Le déficit budgétaire
Le déficit des collectivités territoriales
Le déficit de la sécurité sociale
Le déficit public

Le déficit public

Explication

Le déficit public couvre l’ensemble des administrations publiques, alors que le déficit budgétaire concerne l’État central. Le déficit budgétaire confond le périmètre de l’État avec celui de toutes les administrations ; les collectivités territoriales et la sécurité sociale ne constituent chacune qu’une partie de cet ensemble.

29. Cette année, l’État enregistre un déficit budgétaire et doit rembourser le capital d’une dette qui arrive à échéance. Quel besoin de financement doit-il couvrir ?

Les intérêts de la dette, sans le déficit ni le capital arrivant à échéance
Le déficit budgétaire, sans le capital de la dette arrivant à échéance
Le capital de la dette arrivant à échéance, sans le déficit budgétaire
Le déficit budgétaire et le capital de la dette arrivant à échéance

Le déficit budgétaire et le capital de la dette arrivant à échéance

Explication

Le besoin de financement de l’État comprend à la fois le financement du déficit budgétaire et le remboursement du capital de la dette échue. Le déficit seul ou le capital seul omet l’autre composante, tandis que les intérêts ne remplacent pas ces deux besoins.

30. Pour couvrir ses besoins de financement, l’État prévoit deux émissions : l’une remboursable dans neuf mois et l’autre dans quinze ans. Quels titres correspondent à ces deux maturités, dans cet ordre ?

BTF puis BTF
BTF puis OAT
OAT puis BTF
OAT puis OAT

BTF puis OAT

Explication

Les BTF ont une maturité d’au plus 12 mois, tandis que les OAT ont une maturité de 2 à 50 ans : neuf mois relève donc des BTF et quinze ans des OAT. Inverser les titres confond leurs horizons ; attribuer les deux échéances à un même titre méconnaît l’une de ces plages de maturité.

31. Une entreprise cherche un financement à court terme, tandis qu’une autre émet des obligations à long terme. De quels marchés relèvent respectivement ces financements ?

Marché monétaire puis marché monétaire
Marché monétaire puis marché financier
Marché financier puis marché financier
Marché financier puis marché monétaire

Marché monétaire puis marché financier

Explication

Le marché monétaire concerne les capitaux à court terme et le marché financier les capitaux à long terme. Inverser les horizons associe chaque marché à la mauvaise durée ; classer les deux financements sur un seul marché ignore la différence entre court et long terme.

32. Une entreprise veut se protéger contre une forte variation future du prix d’une matière première et conclut aujourd’hui un accord pour une transaction ultérieure. À quel marché recourt-elle ?

Au marché au comptant
Au marché à terme
Au marché des options
Au marché interbancaire

Au marché à terme

Explication

Le marché à terme fixe aujourd’hui les modalités d’une transaction qui aura lieu dans le futur et peut servir à se protéger des fluctuations de prix. Le marché au comptant correspond à une transaction immédiate ; une option donne une possibilité d’achat, tandis que le marché interbancaire concerne les échanges entre banques.

33. Quelle innovation bancaire médiévale contribue à l’essor du commerce européen ?

La lettre de change, la comptabilité en partie double et le crédit commercial
La banque centrale, le crédit hypothécaire et le financement des États
Le prêt à intérêt, la monnaie fiduciaire et le financement des entreprises
Le billet de banque, la comptabilité publique et le crédit à la consommation

La lettre de change, la comptabilité en partie double et le crédit commercial

Explication

Les banquiers italiens du Moyen Âge développent la lettre de change, la comptabilité en partie double et le crédit commercial, qui favorisent le commerce européen. Le billet de banque renvoie à une autre forme monétaire, la banque centrale à une institution moderne, et le prêt à intérêt ne résume pas ces innovations.

34. Quelle distinction la loi bancaire de 1984 supprime-t-elle ?

La distinction entre banques de dépôts et banques d’affaires
La distinction entre banques publiques et banques privées
La séparation entre la création monétaire et la politique budgétaire
La séparation entre la BNCI et le Comptoir national d’escompte de Paris

La distinction entre banques de dépôts et banques d’affaires

Explication

La loi bancaire de 1984 supprime la distinction entre banques de dépôts et banques d’affaires. La nationalisation concerne le statut de propriété, la fusion des deux établissements a donné naissance à la BNP en 1959, et le contrôle de la création monétaire relève d’un autre repère historique.

35. Une PME obtient un prêt bancaire qui lui donne accès à l’expertise d’un intermédiaire et à un effet de levier, mais elle doit payer des intérêts et dépend davantage de sa banque. De quelle forme de financement s’agit-il ?

Du financement direct
Du financement par autofinancement
Du financement indirect
Du financement par émission d’actions

Du financement indirect

Explication

Le financement indirect passe par un intermédiaire et peut offrir effet de levier, expertise et accès aux entreprises de toute taille, tout en entraînant intérêts et dépendance bancaire. Le financement direct repose sur une levée de fonds auprès des marchés, tandis que l’émission d’actions et l’autofinancement ne correspondent pas au prêt décrit.

36. Une entreprise veut lever des fonds importants sans créer de dette, mais accepte que de nouveaux actionnaires puissent influencer ses décisions et que les cours fluctuent. Quel mode de financement correspond à ce choix ?

Le financement par emprunt bancaire
Le financement indirect
Le financement direct
Le financement par autofinancement

Le financement direct

Explication

Le financement direct permet de lever des fonds importants sans endetter l’entreprise, mais peut entraîner perte de contrôle et instabilité des cours. L’emprunt bancaire constitue un financement indirect assorti d’une dette, tandis que l’autofinancement mobilise les ressources internes.

37. Comment désigne-t-on le processus par lequel les marchés financiers, les acteurs de la finance et les logiques boursières prennent une importance croissante dans l’économie et les entreprises ?

L’intermédiation financière
La libéralisation commerciale
La financiarisation
L’internationalisation économique

La financiarisation

Explication

La financiarisation désigne la prise d’importance croissante des marchés financiers, des acteurs de la finance et des logiques boursières dans l’économie, la société et les entreprises. L’intermédiation bancaire concerne le passage par un intermédiaire, l’internationalisation porte sur les échanges au-delà des frontières et la libéralisation correspond à l’assouplissement des règles.

38. Un placement de 2 000 € est rémunéré à intérêts simples au taux annuel de 3 % pendant 4 ans. Quelle est sa valeur acquise ?

240 €
2 060 €
2 240 €
2 251,02 €

2 240 €

Explication

À intérêts simples, VA=VD(1+iT)VA=VD(1+iT) : 2 000(1+0,03×4)=2 2402\,000(1+0{,}03\times4)=2\,240 €. Les 2 251,02 € résultent d’une capitalisation composée, 240 € correspondent aux seuls intérêts et 2 060 € ne comptent qu’une année d’intérêts.

39. Un capital de 1 000 € est placé à intérêts composés au taux annuel de 5 % pendant 2 ans. Quelle valeur acquise obtient-on ?

1 050 €
102,50 €
1 102,50 €
1 100 €

1 102,50 €

Explication

À intérêts composés, VA=VD(1+i)TVA=VD(1+i)^T : 1 000(1+0,05)2=1 102,501\,000(1+0{,}05)^2=1\,102{,}50 €. Le résultat de 1 100 € applique les intérêts simples, 1 050 € ne compte qu’une année et 102,50 € omet le capital initial.

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Quelles sont les trois fonctions de la monnaie ?

Instrument d’échange, réserve de valeur et unité de compte.

Qu’est-ce que la monnaie ?

Une institution qui rend possible l’échange marchand et confère un pouvoir d’achat.

Que désignent la monnaie divisionnaire, la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale ?

Les pièces, les billets et les soldes créditeurs des comptes à vue, respectivement.

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