QCM : Monopoles naturels et régulation (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle condition un marché est-il qualifié d’imparfait ?

Lorsque les acheteurs peuvent choisir entre plusieurs catégories de biens
Lorsque le prix de vente varie en fonction des coûts de production
Lorsque les entreprises produisent des quantités différentes selon les saisons
Lorsqu’au moins une condition de la concurrence pure et parfaite n’est pas respectée

Lorsqu’au moins une condition de la concurrence pure et parfaite n’est pas respectée

Explication

Un marché est imparfait dès qu’au moins une condition de la concurrence pure et parfaite n’est pas vérifiée. La diversité des biens peut constituer une imperfection particulière, mais elle ne définit pas à elle seule tous les marchés imparfaits.

2. Un secteur compte trois vendeurs qui font face à de nombreux acheteurs et contrôlent ensemble l’offre : de quel type de marché s’agit-il ?

D’un monopole, caractérisé par un vendeur unique
D’un oligopole, caractérisé par un petit nombre de vendeurs
D’un marché concurrentiel, caractérisé par de nombreux vendeurs
D’un marché différencié, caractérisé par des produits distincts

D’un oligopole, caractérisé par un petit nombre de vendeurs

Explication

Un oligopole réunit un petit nombre de vendeurs face à de nombreux acheteurs, comme dans le cas décrit. Un marché concurrentiel se distingue par un nombre élevé de vendeurs, et non par leur petit nombre.

3. Une entreprise compare le coût de produire une quantité entière à celui de répartir cette production entre deux entreprises. Quelle condition exprime la sous-additivité du coût total ?

Le coût marginal de l’entreprise unique est supérieur à la somme des coûts moyens
Le coût d’une entreprise pour la quantité entière est inférieur à la somme des coûts des deux entreprises
Le coût de chaque entreprise est inférieur au coût total de la production entière
Le coût moyen des deux entreprises est inférieur au coût moyen de l’entreprise unique

Le coût d’une entreprise pour la quantité entière est inférieur à la somme des coûts des deux entreprises

Explication

Le coût total est sous-additif si produire toute la quantité par une entreprise coûte moins cher que la répartir entre plusieurs entreprises. Comparer les coûts moyens par unité ne suffit pas à exprimer cette propriété, qui porte sur les coûts totaux.

4. Sur l’ensemble des quantités vendables à un prix couvrant le coût moyen, le coût moyen diminue continûment avec la demande. Quelle interprétation s’applique ?

Le coût est sous-additif parce que le prix couvre le coût marginal à chaque niveau de production
Les rendements sont décroissants, car plusieurs entreprises se partagent la demande
Le coût est sous-additif sur la demande rentable, avec des rendements croissants et des économies d’échelle
La demande est rentable parce que le coût moyen augmente avec la quantité produite

Le coût est sous-additif sur la demande rentable, avec des rendements croissants et des économies d’échelle

Explication

Une baisse continue du coût moyen avec la demande sur les quantités rentables correspond à des rendements d’échelle croissants et à des économies d’échelle, et indique la sous-additivité dans ce domaine. La demande rentable est définie par le prix couvrant le coût moyen; cette condition, à elle seule, ne décrit pas l’évolution décroissante du coût moyen.

5. Que signifie « price taker » pour une entreprise ?

Elle choisit son prix en tenant compte de la réaction des entreprises rivales.
Elle choisit sa quantité en égalisant le prix et son coût marginal.
Son pouvoir de marché est trop faible pour lui permettre de fixer le prix.
Elle fixe son prix au niveau de son coût moyen de production.

Son pouvoir de marché est trop faible pour lui permettre de fixer le prix.

Explication

Une entreprise preneuse de prix n’a pas assez de pouvoir de marché pour déterminer le prix auquel elle vend. L’égalité entre le prix et le coût marginal décrit une condition de choix en concurrence, mais ne définit pas à elle seule le statut de price taker.

6. Dans l’exemple de monopole où la quantité vendue est Q=4Q=4 au prix P=60P=60 €, quel est le surplus du consommateur ?

80 €
160 €
320 €
40 €

80 €

Explication

Le surplus correspond à l’aire du triangle sous la demande et au-dessus du prix, soit 4(100−60)2=80\frac{4(100-60)}{2}=80 €. Le montant de 160 € double cette aire au lieu de la diviser par deux.

7. Quel rôle une subvention publique peut-elle jouer lorsque la tarification au coût marginal fait subir une perte à un monopole naturel ?

Remplacer la tarification au coût marginal, en fixant un prix égal au coût moyen.
Réduire le surplus des consommateurs, en relevant le prix au-dessus du coût moyen de production.
Financer la perte de l’entreprise, en mobilisant des recettes fiscales pour couvrir ses coûts fixes.
Garantir un profit positif à l’entreprise, en ajoutant une marge au prix fixé au coût marginal.

Financer la perte de l’entreprise, en mobilisant des recettes fiscales pour couvrir ses coûts fixes.

Explication

La subvention peut compenser la perte générée par un prix égal au coût marginal, notamment en finançant les coûts fixes au moyen des impôts. La tarification au coût moyen, contrairement à la subvention, vise un profit nul et conduit à un prix moins avantageux pour les consommateurs.

8. Quel risque désigne le rapprochement entre les intérêts politiques et les intérêts économiques d’une entreprise ?

La rente informationnelle, lorsqu’un dirigeant dissimule à l’État les coûts de production
La capture du législateur, lorsque les décisions publiques peuvent servir les intérêts de l’entreprise
La tarification au coût moyen, lorsque le prix permet à l’entreprise de couvrir ses coûts
La concurrence pour le marché, lorsque plusieurs entreprises briguent un contrat public

La capture du législateur, lorsque les décisions publiques peuvent servir les intérêts de l’entreprise

Explication

La capture du législateur correspond au risque que les intérêts politiques se rapprochent de ceux de l’entreprise. La rente informationnelle concerne plutôt la dissimulation des coûts réels par un dirigeant.

9. Quelle différence distingue la concurrence par le marché de la concurrence pour le marché dans les services ferroviaires ?

L’open access relève de la concurrence par le marché, tandis que les TER conventionnés relèvent de la concurrence pour le marché.
Les deux modes relèvent de la concurrence pour le marché, mais l’open access attribue un contrat public.
Les deux modes relèvent de la concurrence par le marché, mais les TER sont exploités par une entreprise publique.
L’open access relève de la concurrence pour le marché, tandis que les TER conventionnés relèvent de la concurrence par le marché.

L’open access relève de la concurrence par le marché, tandis que les TER conventionnés relèvent de la concurrence pour le marché.

Explication

En open access, des opérateurs peuvent se faire concurrence directement sur le marché, alors que les services conventionnés comme les TER font l’objet d’une concurrence pour obtenir un contrat d’exploitation. L’inversion des deux catégories confond la compétition entre opérateurs sur le marché avec l’attribution concurrentielle d’un marché.

10. Pourquoi l’existence de barrières à l’entrée peut-elle rendre un marché moins concurrentiel ?

Elle empêche les entreprises établies de différencier leurs produits et leurs services.
Elle augmente le nombre de vendeurs et rend l’offre plus dispersée.
Elle améliore l’information des acheteurs et rapproche le marché de la concurrence parfaite.
Elle limite l’arrivée de nouveaux vendeurs et peut réduire la pression concurrentielle.

Elle limite l’arrivée de nouveaux vendeurs et peut réduire la pression concurrentielle.

Explication

Les barrières à l’entrée compliquent l’arrivée de nouvelles entreprises, ce qui constitue une imperfection du marché et peut limiter la concurrence. Une meilleure information des acheteurs ne découle pas de ces barrières et tendrait plutôt à atténuer une autre imperfection.

11. Une entreprise évalue si elle devrait produire seule une quantité de 10 000 unités ou la partager avec une autre entreprise. Le coût total est de 20 000 € en production intégrée, contre 63 000 € si deux entreprises en produisent chacune 5 000. Quelle décision minimise le coût total ?

Répartir la production entre deux entreprises, car chacune supporte un coût plus faible.
Confier la production à deux entreprises, car leurs coûts fixes sont nécessairement plus faibles.
Répartir la production entre plusieurs entreprises, car cela réduit le coût moyen du secteur.
Confier les 10 000 unités à une seule entreprise, car sa production coûte moins cher au total.

Confier les 10 000 unités à une seule entreprise, car sa production coûte moins cher au total.

Explication

La production intégrée coûte 20 000 €, alors que sa répartition entre deux entreprises coûte 63 000 € au total. La répartition pourrait sembler avantageuse en raison de coûts individuels plus faibles, mais c’est le coût total comparé pour la même quantité qui détermine ici le choix le moins coûteux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Monopoles naturels et régulation.

Quand un marché est-il imparfait ?

Lorsqu’au moins une condition de la concurrence pure et parfaite n’est pas vérifiée.

Que signifie la sous-additivité des coûts pour une quantité totale produite ?

Une seule entreprise produit cette quantité à moindre coût que plusieurs entreprises.

Que peut entraîner un marché défaillant ?

Une sous-production ou une surproduction.

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