★ À maîtriser
📌 L’investissement est plus sensible au cycle économique et plus volatil que la consommation, car les dépenses d’équipement, d’infrastructure et de logement diminuent davantage pendant une récession.
Compléments
La crise liée à la COVID-19 a duré du quatrième trimestre de 2019 au deuxième trimestre de 2020 en France, avec une chute d’environ 15 % du PIB trimestriel, 34 % de travailleurs en chômage partiel au pic de la crise et 305 000 emplois perdus en neuf mois.
Entre le deuxième trimestre de 1949 et le quatrième trimestre de 2024, la croissance trimestrielle moyenne du PIB était d’environ 0,75 %, soit environ 3,0 % en rythme annualisé.
Baisse de la demande → baisse de la production → hausse du chômage
★ À maîtriser
Aux États-Unis, un indice composé de dix séries sert à prédire l’évolution du PIB avec une avance de six à neuf mois.
Les indicateurs avancés comprennent: la durée hebdomadaire moyenne du travail dans l’industrie manufacturière, les nouvelles demandes d’allocations chômage, les commandes de biens de consommation et de matériaux, les commandes de biens d’équipement hors défense et aéronautique, l’indice ISM des nouvelles commandes, les permis de construire de logements neufs, l’indice boursier, l’indice avancé du crédit, l’écart de taux d’intérêt, les anticipations moyennes des consommateurs
Compléments
Travail, commandes, permis, marchés, crédit, anticipations
★ À maîtriser
📐 Formule - La fonction de production s’écrit lorsque le capital est fixe au niveau .
📐 Formule - La maximisation du profit impose que le produit marginal du travail égale le salaire réel : .
📌 La demande de travail est décroissante du salaire réel, tandis que l’offre de travail est croissante du salaire réel.
📌 Le marché du travail est en équilibre lorsque la demande de travail égale l’offre de travail, soit , ce qui détermine un salaire réel et un emploi d’équilibre.
Compléments
Salaire réel élevé : offre de travail augmente, demande de travail diminue
★ À maîtriser
📌 La demande nominale de monnaie désigne la quantité de monnaie détenue, tandis que les encaisses réelles correspondent à cette quantité divisée par le niveau des prix.
📐 Formule - L’équation des échanges de la théorie quantitative de la monnaie est , où est le stock moyen de monnaie, la vitesse de circulation, le niveau des prix et la production réelle.
📌 Selon la théorie quantitative, la demande nominale de monnaie augmente avec la production et le niveau des prix, mais diminue lorsque la vitesse de circulation augmente.
📐 Formule - Sous l’hypothèse d’une vitesse désirée stable, la demande nominale de monnaie vérifie et la demande d’encaisses réelles vérifie .
📐 Formule - À l’équilibre monétaire, le niveau des prix vérifie , donc il augmente avec l’offre de monnaie et la vitesse de circulation et diminue avec la production.
Compléments
📐 Formule - La croissance des prix vérifie et, si la vitesse de circulation est constante, .
MV = pY : monnaie × vitesse = prix × production
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans une économie fermée, l’identité comptable s’écrit , où la consommation dépend du revenu disponible et l’investissement diminue avec le taux d’intérêt.
📐 Formule - L’épargne totale vérifie .
📌 L’offre de fonds prêtables provient de l’épargne des ménages et du gouvernement, tandis que la demande provient des entreprises qui financent leurs investissements.
📌 Une hausse des dépenses publiques réduit l’offre de fonds prêtables, augmente le taux d’intérêt et diminue l’investissement privé : c’est l’effet d’éviction.
Compléments
📐 Formule - L’épargne privée est et l’épargne publique est .
Épargne offre les fonds, investissement demande les fonds
★ À maîtriser
📌 Dans le modèle classique, une hausse ponctuelle de l’offre de monnaie augmente le niveau des prix sans modifier la production ni l’emploi courants.
📌 Une hausse des dépenses publiques augmente le taux d’intérêt et réduit l’investissement privé sans modifier le PIB ni le chômage courants, mais elle peut réduire la production future par une accumulation moindre de capital.
Compléments
📌 Le modèle classique ne représente pas directement un chômage involontaire durable, car toute personne souhaitant travailler au salaire réel du marché trouve un emploi à l’équilibre.
Travail → monnaie → emprunt
★ À maîtriser
📐 Formule - Le multiplicateur des dépenses publiques est , lorsque .
📐 Formule - Le multiplicateur des impôts est .
Compléments
Avec une propension marginale à consommer de 0,6, le multiplicateur des dépenses publiques vaut 2,5 et le multiplicateur des impôts vaut -1,5.
Une hausse des dépenses publiques produit un effet en chaîne : elle augmente initialement le PIB, le revenu disponible, la consommation, puis à nouveau le PIB jusqu’à convergence de la série géométrique.
Dépense ou baisse d’impôt → revenu → consommation → production
★ À maîtriser
Après les réductions fiscales américaines de 1964, la croissance du PIB réel atteignit 5,8 % en 1964 et 6,5 % en 1965, tandis que le chômage passa de 5,6 % en 1963 à 5,2 % en 1964 puis à 4,5 % en 1965, et les recettes fiscales augmentèrent malgré la baisse des taux.
Les mesures adoptées furent: la réduction des taux marginaux d’imposition sur le revenu, la réduction de l’impôt sur les dividendes et les plus-values, l’augmentation des déductions pour amortissement des investissements
Compléments
La loi fiscale américaine de 1964, adoptée après l’assassinat de Kennedy par son successeur Lyndon Johnson, réduisit le taux marginal supérieur de 91 % à 70 % et le taux d’imposition des entreprises de 52 % à 48 %.
Les lois fiscales majeures adoptées sous George W. Bush furent l’Economic Growth and Tax Relief Reconciliation Act of 2001 et le Jobs and Growth Tax Relief Reconciliation Act of 2003.
Réduction des impôts → demande accrue → production et emploi stimulés
★ À maîtriser
📐 Formule - L’équilibre du marché des biens et services dans une économie fermée vérifie .
📌 Dans le plan (Y-r), la courbe IS est décroissante : lorsque le taux d’intérêt r augmente, l’investissement I(r) diminue, la demande agrégée baisse et la production d’équilibre Y diminue.
📌 Une augmentation des dépenses publiques G déplace la courbe IS vers la droite et vers le haut, tandis qu’une diminution des impôts T la déplace vers la droite et vers le haut.
📐 Formule - À taux d’intérêt constant, le multiplicateur des dépenses publiques est , tandis que le multiplicateur fiscal est .
Compléments
📐 Formule - La pente de la courbe IS vérifie , car et .
IS décroissante : r augmente, Y diminue
📐 Formule - L’équilibre du marché de la monnaie vérifie , avec et .
La demande d’encaisses réelles augmente avec le niveau de production Y parce que les transactions sont plus nombreuses, mais elle diminue avec le taux d’intérêt r parce que le coût d’opportunité de détenir de la monnaie augmente.
Dans le plan (Y-r), la courbe LM est croissante : lorsque Y augmente, la demande de monnaie augmente et le taux d’intérêt r doit augmenter pour rétablir l’équilibre monétaire.
Une augmentation de l’offre d’encaisses réelles déplace la courbe LM vers la droite et vers le bas : à taux d’intérêt constant, Y augmente, et à production constante, r diminue.
LM croissante : Y et r évoluent dans le même sens
★ À maîtriser
📌 Une hausse des dépenses publiques G ou une baisse des impôts T déplace IS, tandis qu’une variation de l’offre de monnaie M^s déplace LM et modifie l’équilibre de production et de taux d’intérêt.
Compléments
📐 Formule - Dans le modèle IS-LM, la production est reliée au capital fixe à court terme et au nombre de travailleurs par la fonction .
IS + LM → Y* et r* → emploi et chômage
★ À maîtriser
📐 Formule - L’équilibre simultané des marchés des biens et de la monnaie est décrit par et .
📐 Formule - Le multiplicateur total des dépenses publiques est .
📌 L’effet d’éviction est nul si I'=0 ou si L'_Y=0, tandis qu’il est minimisé lorsque la demande d’encaisses réelles est très sensible au taux d’intérêt, c’est-à-dire lorsque |L'_r| est très grand.
Compléments
Hausse de G → hausse de Y → hausse de r → baisse de I
★ À maîtriser
📌 Une hausse de T réduit le PIB d’équilibre, tandis qu’une hausse de G l’augmente, et le multiplicateur de T est plus faible en valeur absolue que celui de G pour une variation de même ampleur.
📐 Formule - Le multiplicateur total des impôts est .
📐 Formule - Le multiplicateur total de la masse monétaire réelle est .
Compléments
G stimule directement la demande, T agit d’abord sur le revenu disponible
★ À maîtriser
📌 En Espagne, l’expansion budgétaire de 2008-2010 a déplacé IS vers la droite, tandis que l’austérité de 2010-2014 a déplacé IS vers la gauche, réduit le revenu et augmenté le chômage.
Compléments
📐 Formule - Dans l’exemple de trappe de liquidité, la courbe LM est donnée par .
Crise → relance → austérité
📐 Formule - Dans une petite économie ouverte à mobilité parfaite des capitaux, le taux d’intérêt national est égal au taux mondial : .
📐 Formule - La courbe IS du modèle Mundell-Fleming vérifie , où NX(e) représente les exportations nettes.
📌 Avec la convention e exprimée en monnaie étrangère par unité de monnaie domestique, une hausse de e correspond à une appréciation de la monnaie domestique et réduit les exportations nettes.
📐 Formule - La courbe LM du modèle Mundell-Fleming vérifie et est verticale dans le plan (Y,e).
IS_MF dépend de e, LM_MF impose r = r⋆
Avec un taux de change flottant, une hausse de G provoque une entrée de capitaux et une appréciation de la monnaie, ce qui réduit les exportations nettes et laisse le revenu inchangé.
Avec un taux de change flottant, une hausse de la masse monétaire provoque une sortie de capitaux et une dépréciation de la monnaie, ce qui augmente les exportations nettes et le revenu.
📌 Avec un taux de change flottant, une hausse des tarifs douaniers augmente d’abord les exportations nettes, mais l’appréciation consécutive de la monnaie les ramène à leur niveau initial et ne modifie pas le revenu.
Budget : e s’apprécie sans effet sur Y ; monnaie : e se déprécie et Y augmente
📌 Avec un taux de change flottant, une politique commerciale restrictive n’a finalement aucun effet sur la balance commerciale, car l’appréciation de la monnaie annule la hausse initiale des exportations nettes.
Tarifs ↑ → NX ↑ → appréciation → NX revient à son niveau initial
Pour défendre un taux de change fixe, la banque centrale vend de la monnaie locale et achète des devises étrangères lorsque la monnaie subit une pression à l’appréciation, ce qui augmente l’offre monétaire locale.
Sous un taux de change fixe, une politique budgétaire expansionniste augmente le revenu car la hausse initiale de la demande et l’intervention de la banque centrale déplacent simultanément les courbes ISMF et LMMF vers la droite.
Sous un taux de change fixe, une augmentation autonome de l’offre monétaire est neutralisée par l’intervention de la banque centrale, de sorte que la politique monétaire n’a aucun effet réel durable.
Une dévaluation sous taux de change fixe augmente l’offre monétaire jusqu’au nouveau taux de change, stimule les exportations, réduit les importations et accroît le PIB.
Un taux de change flottant préserve l’autonomie de la politique monétaire, tandis qu’un taux de change fixe réduit cette autonomie mais limite l’incertitude des transactions internationales.
Le triangle d’incompatibilité affirme qu’un pays ne peut poursuivre simultanément la libre mobilité des capitaux, un taux de change fixe et une politique monétaire indépendante.
Une baisse du niveau général des prix augmente les encaisses monétaires réelles, déplace LM vers la droite, réduit le taux d’intérêt, stimule l’investissement et augmente la production d’équilibre.
📐 Formule - L’offre agrégée de long terme est déterminée par la fonction de production .
📌 L’offre agrégée de long terme est verticale au niveau de production naturelle, tandis que l’offre agrégée de court terme est croissante lorsque les prix augmentent de façon inattendue.
📐 Formule - L’offre agrégée de court terme vérifie avec .
📌 À long terme, l’équilibre macroéconomique se situe à l’intersection de DA et OALT, avec une production égale à la production naturelle, tandis qu’à court terme il se situe à l’intersection de DA et OACT et peut s’en écarter.
📌 La neutralité de la monnaie à long terme signifie qu’une variation de la masse monétaire affecte le niveau général des prix, mais pas les variables réelles comme la production.
Change fixe : la politique budgétaire agit, la politique monétaire est neutralisée
| Élément | Relation au salaire réel | Déterminé par |
|---|---|---|
| Demande de travail | Décroissante | Entreprises |
| Offre de travail | Croissante | Travailleurs |
| Équilibre | Nᵈ = Nˢ | Salaire réel et emploi |
| Politique | Effet immédiat | Production courante |
|---|---|---|
| Hausse de l’offre de monnaie | Hausse du niveau des prix | Inchangée |
| Hausse des dépenses publiques | Hausse du taux d’intérêt et baisse de l’investissement privé | Inchangée |
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1. Que mesure le produit intérieur brut dans une économie ?
2. Comment caractérise-t-on les fluctuations économiques de court terme ?
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Que mesure le PIB dans une économie ?
Le revenu total et les dépenses totales.
Que sont les fluctuations économiques de court terme ?
Des changements économiques sur quelques années au maximum.
Pourquoi l’investissement est-il plus volatil que la consommation ?
Parce que les dépenses d’équipement, infrastructure et logement diminuent plus en récession.
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