QCM : Politiques macroéconomiques et Mundell-Fleming (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure le produit intérieur brut dans une économie ?

La production industrielle et les exportations nettes
Le patrimoine financier et les recettes fiscales
Le revenu total et les dépenses totales
La consommation des ménages et l’épargne nationale

Le revenu total et les dépenses totales

Explication

Le PIB mesure simultanément le revenu total généré et les dépenses totales effectuées dans l’économie. La production industrielle, le patrimoine financier et les recettes fiscales ne couvrent pas l’ensemble de ces deux dimensions.

2. Comment caractérise-t-on les fluctuations économiques de court terme ?

Des transformations économiques qui s’étendent sur plusieurs décennies
Des évolutions durables touchant la structure de la production
Des variations limitées aux mouvements du marché financier
Des changements économiques intervenant sur quelques années au maximum

Des changements économiques intervenant sur quelques années au maximum

Explication

Les fluctuations de court terme désignent des changements économiques qui se produisent sur quelques années au maximum. Les évolutions qui s’étendent sur plusieurs décennies relèvent plutôt du long terme.

3. Pourquoi l’investissement varie-t-il généralement davantage que la consommation au cours du cycle économique ?

Les dépenses d’équipement, d’infrastructure et de logement reculent davantage en récession
Les entreprises maintiennent leurs dépenses d’équipement quand la demande devient incertaine
Les dépenses d’investissement dépendent moins des anticipations que les achats de consommation
Les ménages ajustent leurs achats courants plus fortement que leurs projets immobiliers

Les dépenses d’équipement, d’infrastructure et de logement reculent davantage en récession

Explication

L’investissement est plus volatil parce que les dépenses d’équipement, d’infrastructure et de logement diminuent davantage pendant une récession. Les anticipations et l’incertitude rendent au contraire ces dépenses plus sensibles au cycle que la consommation.

4. Que décrit la loi d’Okun ?

Le lien entre la croissance du PIB réel et la variation du chômage
Le lien entre les exportations et le solde budgétaire public
Le lien entre l’inflation et la croissance de la masse monétaire
Le lien entre le salaire nominal et le niveau général des prix

Le lien entre la croissance du PIB réel et la variation du chômage

Explication

La loi d’Okun relie la croissance du PIB réel à la variation du taux de chômage : une croissance insuffisante ou négative tend à accroître le chômage. Les autres relations concernent d’autres mécanismes macroéconomiques.

5. Quelle est la caractéristique principale d’un indicateur avancé ?

Ses variations suivent généralement celles du PIB et décrivent l’activité passée
Il résume les changements durables de la structure productive d’une économie
Ses fluctuations précèdent généralement celles du PIB et éclairent son évolution future
Il mesure directement le niveau annuel de production réalisé par les entreprises

Ses fluctuations précèdent généralement celles du PIB et éclairent son évolution future

Explication

Un indicateur avancé évolue généralement avant le PIB et fournit donc une information partielle sur son évolution future. Une variable qui suit le PIB constitue plutôt un indicateur retardé ou contemporain.

6. Avec quelle avance l’indice américain composé de dix séries cherche-t-il à prévoir l’évolution du PIB ?

Avec une avance d’environ six à neuf mois
Avec une avance d’environ deux à quatre semaines
Avec une avance d’environ deux à trois années
Avec une avance d’environ dix-huit à vingt-quatre mois

Avec une avance d’environ six à neuf mois

Explication

Aux États-Unis, l’indice composé de dix séries sert à prédire l’évolution du PIB avec une avance de six à neuf mois. Les autres durées ne correspondent pas à l’horizon indiqué pour cet indice.

7. Quel signal peut annoncer une baisse future de la consommation, de la production et de l’emploi ?

Une augmentation du nombre d’heures travaillées
Une hausse des permis de construire de logements neufs
Une progression des cours boursiers
Une détérioration des conditions de crédit

Une détérioration des conditions de crédit

Explication

Une détérioration des conditions de crédit peut annoncer une baisse future de la consommation, de la production et de l’emploi. À l’inverse, une hausse des permis de construire, des cours boursiers ou des heures travaillées peut signaler une activité future plus forte.

8. Quels équilibres fondamentaux composent le modèle classique ?

Les équilibres du travail, de la monnaie et de l’emprunt
Les équilibres des salaires, des prix et des finances publiques
Les équilibres des biens, des changes et du commerce extérieur
Les équilibres de la consommation, de l’épargne et de l’investissement

Les équilibres du travail, de la monnaie et de l’emprunt

Explication

Le modèle classique repose sur l’équilibre du marché du travail, celui du marché de la monnaie et celui du marché de l’emprunt. Le marché du travail n’est donc qu’un des trois marchés fondamentaux du modèle.

9. Que signifient les rendements décroissants lorsque le capital reste constant et que le travail augmente ?

La production reste inchangée parce que le capital ne varie pas
La production augmente à un rythme constant quelle que soit la quantité de travail
La production augmente, mais à un rythme progressivement plus faible
La production diminue dès que la quantité de travail commence à augmenter

La production augmente, mais à un rythme progressivement plus faible

Explication

Avec des rendements décroissants, ajouter du travail alors que l’autre facteur reste constant accroît encore la production, mais chaque augmentation supplémentaire produit un effet plus faible. La production ne diminue pas et ne reste pas constante dans cette situation.

10. Dans la fonction de production classique, quelle variable est maintenue fixe au niveau Kˉ\bar K ?

Le niveau des prix, tandis que la production reste indépendante du travail
Le salaire réel, tandis que le capital et le travail varient ensemble
Le travail, tandis que le capital Kˉ\bar K est choisi par les ménages
Le capital, tandis que le travail NN est choisi par les entreprises

Le capital, tandis que le travail $$N$$ est choisi par les entreprises

Explication

La fonction Y=F(Kˉ,N)Y=F(\bar K,N) suppose que le capital est fixé à Kˉ\bar K, tandis que les entreprises choisissent la quantité de travail NN. Le travail n’est donc pas la variable maintenue constante dans ce modèle.

11. Comment varient la demande et l’offre de travail en fonction du salaire réel ?

La demande diminue quand le salaire réel augmente, tandis que l’offre augmente
La demande et l’offre diminuent toutes deux quand le salaire réel augmente
La demande augmente quand le salaire réel augmente, tandis que l’offre diminue
La demande et l’offre augmentent toutes deux quand le salaire réel augmente

La demande diminue quand le salaire réel augmente, tandis que l’offre augmente

Explication

La demande de travail est décroissante du salaire réel, car un salaire réel plus élevé réduit la quantité de travail demandée, tandis que l’offre de travail est croissante. Les deux courbes évoluent donc en sens opposés par rapport au salaire réel.

12. Laquelle décrit correctement la monnaie comme actif économique ?

Elle sert de mesure du chômage, de source fiscale et de bien durable.
Elle sert de moyen d’échange, d’unité de compte et de réserve de valeur.
Elle sert de réserve naturelle, de moyen d’épargne et de coefficient budgétaire.
Elle sert de facteur de production, de garantie bancaire et de titre financier.

Elle sert de moyen d’échange, d’unité de compte et de réserve de valeur.

Explication

La monnaie remplit simultanément les fonctions de moyen d’échange, d’unité de compte et de réserve de valeur. Les autres propositions lui attribuent des rôles qui ne correspondent pas à ses fonctions économiques fondamentales.

13. Quelle distinction décrit correctement la demande nominale de monnaie et les encaisses réelles ?

La demande nominale mesure le pouvoir d’achat, tandis que les encaisses réelles indiquent la quantité de billets détenus.
La demande nominale mesure la quantité détenue, tandis que les encaisses réelles corrigent cette quantité par le niveau des prix.
La demande nominale dépend du taux d’intérêt, tandis que les encaisses réelles dépendent de la production réelle.
La demande nominale correspond à l’épargne, tandis que les encaisses réelles correspondent à l’investissement des ménages.

La demande nominale mesure la quantité détenue, tandis que les encaisses réelles corrigent cette quantité par le niveau des prix.

Explication

Les encaisses réelles s’obtiennent en divisant la quantité nominale de monnaie par le niveau des prix, ce qui tient compte du pouvoir d’achat. La demande nominale désigne la quantité monétaire détenue sans cette correction.

14. Dans l’équation des échanges MV=pYMV=pY, que représente la variable VV ?

Le niveau général des prix
Le stock moyen de monnaie
La production réelle de l’économie
La vitesse de circulation de la monnaie

La vitesse de circulation de la monnaie

Explication

Dans MV=pYMV=pY, VV désigne la vitesse de circulation de la monnaie. Le niveau des prix est représenté par pp, la production réelle par YY et le stock monétaire par MM.

15. Selon la théorie quantitative de la monnaie, que se passe-t-il lorsque la vitesse de circulation augmente, à production et prix donnés ?

La demande nominale de monnaie devient égale à l’investissement.
La demande nominale de monnaie augmente.
La demande nominale de monnaie reste liée à l’épargne publique.
La demande nominale de monnaie diminue.

La demande nominale de monnaie diminue.

Explication

Une vitesse de circulation plus élevée permet d’effectuer les transactions avec une quantité nominale de monnaie plus faible, selon la théorie quantitative. Les autres réponses confondent la demande de monnaie avec l’épargne publique ou l’investissement.

16. Dans l’identité comptable d’une économie fermée, quelle affirmation distingue correctement la consommation et l’investissement ?

La consommation dépend des dépenses publiques, tandis que l’investissement augmente avec le taux d’intérêt.
La consommation diminue avec le taux d’intérêt, tandis que l’investissement dépend du revenu disponible.
La consommation dépend du niveau des prix, tandis que l’investissement reste indépendant du financement.
La consommation dépend du revenu disponible, tandis que l’investissement diminue avec le taux d’intérêt.

La consommation dépend du revenu disponible, tandis que l’investissement diminue avec le taux d’intérêt.

Explication

L’identité Y=c(Y−Tˉ)+I(r)+GˉY=c(Y-\bar T)+I(r)+\bar G indique que la consommation dépend du revenu disponible et que l’investissement varie négativement avec le taux d’intérêt. Les autres réponses inversent ou modifient ces dépendances.

17. Dans le marché des fonds prêtables, quelle relation décrit l’épargne totale ?

S=SP+SG=Y+c(Y−Tˉ)+Gˉ=I(r)S=S_P+S_G=Y+c(Y-\bar T)+\bar G=I(r)
S=SP+SG=I(r)−Y+c(Y−Tˉ)=GˉS=S_P+S_G=I(r)-Y+c(Y-\bar T)=\bar G
S=SP−SG=c(Y−Tˉ)+Gˉ=I(r)S=S_P-S_G=c(Y-\bar T)+\bar G=I(r)
S=SP+SG=Y−c(Y−Tˉ)−Gˉ=I(r)S=S_P+S_G=Y-c(Y-\bar T)-\bar G=I(r)

$$S=S_P+S_G=Y-c(Y-\bar T)-\bar G=I(r)$$

Explication

L’épargne totale est la somme de l’épargne privée et de l’épargne publique, et elle est égale à l’investissement dans une économie fermée. Les autres égalités comportent des signes incorrects ou n’expriment pas l’identité comptable donnée.

18. Quelles sont les sources respectives de l’offre et de la demande de fonds prêtables ?

L’épargne des ménages et du gouvernement offre les fonds, tandis que les entreprises les demandent pour investir.
Les entreprises offrent les fonds grâce à leurs investissements, tandis que les ménages les demandent pour consommer.
Les ménages offrent les fonds par leurs impôts, tandis que les entreprises les demandent pour réduire leur production.
Le gouvernement offre les fonds par ses dépenses, tandis que les banques les demandent pour fixer les salaires.

L’épargne des ménages et du gouvernement offre les fonds, tandis que les entreprises les demandent pour investir.

Explication

L’offre de fonds prêtables provient de l’épargne privée et publique, alors que les entreprises constituent la demande lorsqu’elles financent leurs investissements. Les autres propositions inversent les rôles ou associent les fonds prêtables à des usages qui ne correspondent pas à cette distinction.

19. Quel effet une hausse des dépenses publiques produit-elle sur le marché des fonds prêtables ?

Elle accroît l’offre de fonds, réduit le taux d’intérêt et stimule l’investissement privé.
Elle réduit la demande de fonds, diminue le taux d’intérêt et accroît l’investissement privé.
Elle augmente l’offre de fonds, élève le taux d’intérêt et laisse l’investissement privé inchangé.
Elle réduit l’offre de fonds, augmente le taux d’intérêt et diminue l’investissement privé.

Elle réduit l’offre de fonds, augmente le taux d’intérêt et diminue l’investissement privé.

Explication

Une hausse des dépenses publiques réduit l’épargne publique et donc l’offre de fonds prêtables, ce qui pousse le taux d’intérêt à la hausse et évince une partie de l’investissement privé. Les autres réponses ne décrivent pas cet effet d’éviction.

20. Dans quel ordre les trois marchés interviennent-ils dans l’analyse du modèle classique ?

Le marché du travail détermine la production, le marché monétaire le niveau des prix, puis le marché de l’emprunt le taux d’intérêt.
Le marché monétaire détermine la production, le marché du travail le niveau des prix, puis le marché de l’emprunt l’emploi.
Le marché de l’emprunt détermine l’emploi, le marché du travail le niveau des prix, puis le marché monétaire l’investissement.
Le marché du travail détermine le taux d’intérêt, le marché de l’emprunt les prix, puis le marché monétaire la production.

Le marché du travail détermine la production, le marché monétaire le niveau des prix, puis le marché de l’emprunt le taux d’intérêt.

Explication

Dans le modèle classique, le marché du travail détermine le salaire réel, l’emploi et la production ; le marché monétaire détermine le niveau des prix ; le marché de l’emprunt détermine le taux d’intérêt. La deuxième proposition confond notamment la production réelle avec le rôle du marché monétaire.

21. Dans le modèle classique, quel est l’effet d’une hausse ponctuelle de l’offre de monnaie ?

Elle réduit le niveau des prix et l’emploi tout en augmentant la production courante.
Elle augmente la production et l’emploi courants sans modifier le niveau des prix.
Elle augmente le niveau des prix sans modifier la production ni l’emploi courants.
Elle augmente l’investissement privé et réduit le taux d’intérêt réel sans effet nominal.

Elle augmente le niveau des prix sans modifier la production ni l’emploi courants.

Explication

Une hausse ponctuelle de l’offre de monnaie modifie le niveau des prix, mais ne change ni la production ni l’emploi courants dans le modèle classique. Les autres réponses attribuent à cette politique des effets réels ou financiers qui relèvent d’autres mécanismes.

22. Quel ensemble d’effets correspond à une hausse des dépenses publiques dans le modèle classique ?

Le taux d’intérêt augmente, l’investissement privé diminue, le PIB et le chômage courants restent inchangés, et la production future peut baisser.
Le taux d’intérêt diminue, l’investissement privé augmente, le PIB courant progresse et le chômage augmente progressivement.
Le taux d’intérêt reste inchangé, l’investissement privé progresse, et l’accumulation de capital accélère la production future.
Le taux d’intérêt augmente, l’investissement privé augmente, le PIB courant diminue et le chômage disparaît progressivement.

Le taux d’intérêt augmente, l’investissement privé diminue, le PIB et le chômage courants restent inchangés, et la production future peut baisser.

Explication

Une hausse des dépenses publiques exerce un effet d’éviction : elle augmente le taux d’intérêt et réduit l’investissement privé, sans modifier le PIB ni le chômage courants, mais elle peut freiner la production future. La troisième proposition inverse notamment l’effet sur l’investissement et l’accumulation du capital.

23. Dans la fonction de consommation keynésienne C=c0+c1(Y−T)C=c_0+c_1(Y-T), que représente c0c_0 ?

Le montant des impôts prélevés sur le revenu
La propension marginale à consommer des ménages
La consommation induite par le revenu disponible
La consommation autonome, indépendante du revenu courant

La consommation autonome, indépendante du revenu courant

Explication

Le terme c0c_0 désigne la consommation autonome, qui ne dépend pas du revenu courant. La consommation induite correspond plutôt à la composante c1(Y−T)c_1(Y-T), liée au revenu disponible.

24. Si la propension marginale à consommer vaut c1=0,6c_1=0{,}6, quelle est la valeur du multiplicateur des dépenses publiques ?

2,52{,}5
1,61{,}6
−1,5-1{,}5
0,40{,}4

$$2{,}5$$

Explication

Le multiplicateur des dépenses publiques vaut 11−c1=11−0,6=2,5\frac{1}{1-c_1}=\frac{1}{1-0{,}6}=2{,}5. La valeur −1,5-1{,}5 correspond au multiplicateur fiscal dans cette situation.

25. Pourquoi une hausse initiale des dépenses publiques peut-elle entraîner plusieurs augmentations successives du PIB ?

Elle réduit le revenu disponible, puis augmente l’épargne des ménages
Elle accroît le revenu, puis la consommation, ce qui stimule à nouveau le PIB
Elle transforme directement chaque dépense publique en recettes fiscales équivalentes
Elle diminue l’investissement privé, puis accroît mécaniquement la production

Elle accroît le revenu, puis la consommation, ce qui stimule à nouveau le PIB

Explication

Une hausse des dépenses publiques augmente d’abord le PIB et le revenu disponible, ce qui stimule la consommation et produit de nouvelles hausses du PIB. Les effets successifs diminuent progressivement et convergent selon une série géométrique.

26. Quelle évolution a suivi les réductions fiscales américaines de 1964 ?

Le chômage a progressé, malgré une hausse durable de la croissance du PIB réel
La croissance a ralenti, tandis que le chômage et les recettes fiscales ont augmenté
La croissance et l’emploi se sont renforcés, tandis que les recettes fiscales ont augmenté
Les recettes fiscales ont diminué, malgré une baisse temporaire des taux d’imposition

La croissance et l’emploi se sont renforcés, tandis que les recettes fiscales ont augmenté

Explication

Après les réductions fiscales de 1964, la croissance du PIB réel a atteint 5,8 % en 1964 puis 6,5 % en 1965, tandis que le chômage a reculé et les recettes fiscales ont augmenté. Les autres propositions inversent ou modifient ces évolutions observées.

27. Quelle mesure faisait partie des mesures fiscales adoptées sous George W. Bush ?

Un relèvement des taux marginaux sur les revenus les plus élevés
Une réduction de l’impôt sur les dividendes et les plus-values
Une diminution des déductions pour amortissement des investissements
Une hausse de l’imposition appliquée aux bénéfices des sociétés

Une réduction de l’impôt sur les dividendes et les plus-values

Explication

Les mesures fiscales de Bush ont notamment réduit l’impôt sur les dividendes et les plus-values, en plus de modifier les taux marginaux et les déductions pour amortissement. Les autres réponses décrivent des orientations contraires aux mesures mentionnées.

28. Que représentent les points situés sur une courbe IS dans le plan de la production et du taux d’intérêt ?

Des couples de production et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché des biens
Des niveaux de prix et de salaires correspondant à l’équilibre du marché du travail
Des combinaisons de consommation et d’épargne assurant l’équilibre extérieur
Des couples de production et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché monétaire

Des couples de production et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché des biens

Explication

La courbe IS regroupe les combinaisons de production YY et de taux d’intérêt rr pour lesquelles l’offre globale égale la demande globale sur le marché des biens et services. L’équilibre du marché monétaire est représenté par la courbe LM.

29. Dans une économie fermée, quelle équation exprime l’équilibre du marché des biens et services ?

Y=c0+c1(Y+T)+I(r)−GˉY=c_0+c_1(Y+T)+I(r)-\bar G
Y=c0+c1(Y−T)+I(r)+GˉY=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+\bar G
Y=c0+c1(Y−T)−I(r)+GˉY=c_0+c_1(Y-T)-I(r)+\bar G
Y=c0+c1(T−Y)+I(r)+GˉY=c_0+c_1(T-Y)+I(r)+\bar G

$$Y=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+\bar G$$

Explication

L’équilibre exige que la production soit égale à la consommation, à l’investissement et aux dépenses publiques, soit Y=c0+c1(Y−T)+I(r)+GˉY=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+\bar G. Les autres équations modifient le signe du revenu disponible, de l’investissement ou des dépenses publiques.

30. Pourquoi la courbe IS est-elle décroissante dans le plan (Y−r)(Y-r) ?

Une hausse de rr accroît l’investissement, la demande globale et la production d’équilibre
Une baisse de rr réduit l’investissement, puis déplace l’équilibre vers une production inférieure
Une hausse de YY réduit les impôts, ce qui impose une hausse correspondante de rr
Une hausse de rr réduit l’investissement, la demande globale et la production d’équilibre

Une hausse de $$r$$ réduit l’investissement, la demande globale et la production d’équilibre

Explication

Lorsque le taux d’intérêt augmente, l’investissement diminue, ce qui réduit la demande globale et la production d’équilibre. Cette relation inverse entre rr et YY donne à la courbe IS sa pente décroissante.

31. Comment une hausse des dépenses publiques modifie-t-elle la position de la courbe IS ?

Elle déplace la courbe IS vers la droite et vers le bas
Elle fait pivoter la courbe IS autour de son point d’intersection
Elle déplace la courbe IS vers la gauche et vers le bas
Elle déplace la courbe IS vers la droite et vers le haut

Elle déplace la courbe IS vers la droite et vers le haut

Explication

Une hausse de GG augmente la demande globale à chaque taux d’intérêt et déplace donc la courbe IS vers la droite et vers le haut. Une baisse des impôts produit également un déplacement dans cette direction, plutôt qu’un déplacement vers la gauche.

32. Que représente la courbe LM dans le plan reliant la production et le taux d’intérêt ?

Les combinaisons de production et de taux d’intérêt qui équilibrent le marché monétaire
Les combinaisons de production et de taux d’intérêt qui équilibrent le marché des biens
Les niveaux de production compatibles avec un budget public équilibré
Les couples de production et d’emploi associés à un salaire réel constant

Les combinaisons de production et de taux d’intérêt qui équilibrent le marché monétaire

Explication

La courbe LM regroupe les couples de production et de taux d’intérêt pour lesquels l’offre d’encaisses réelles égale la demande d’encaisses réelles. La courbe IS concerne l’équilibre du marché des biens, et non l’équilibre monétaire.

33. Quelle condition décrit l’équilibre du marché de la monnaie ?

Y=c0+c1(Y−T)+I(r)+GY=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+G
r=L(Y,Ms/p)r=L(Y,M^s/p)
Msp=L(Y,T)\frac{M^s}{p}=L(Y,T)
Msp=L(Y,r)\frac{M^s}{p}=L(Y,r)

$$\frac{M^s}{p}=L(Y,r)$$

Explication

L’équilibre monétaire exige que l’offre d’encaisses réelles Msp\frac{M^s}{p} soit égale à la demande L(Y,r)L(Y,r). L’expression avec la consommation, l’investissement et les dépenses publiques décrit l’équilibre du marché des biens.

34. Pourquoi la demande d’encaisses réelles augmente-t-elle avec la production et diminue-t-elle avec le taux d’intérêt ?

Une production plus élevée réduit les transactions, tandis qu’un taux plus élevé diminue le coût d’opportunité de la monnaie
Une production plus élevée diminue les achats, tandis qu’un taux plus élevé rend la détention de monnaie plus avantageuse
Une production plus élevée augmente l’épargne, tandis qu’un taux plus élevé accroît la demande de transactions
Une production plus élevée accroît les transactions, tandis qu’un taux plus élevé augmente le coût d’opportunité de la monnaie

Une production plus élevée accroît les transactions, tandis qu’un taux plus élevé augmente le coût d’opportunité de la monnaie

Explication

Une production supérieure implique davantage de transactions et donc une demande accrue de monnaie. Un taux d’intérêt plus élevé rend la détention d’encaisses plus coûteuse par rapport aux actifs rémunérés, ce qui réduit cette demande.

35. Comment une hausse de l’offre d’encaisses réelles modifie-t-elle la courbe LM ?

Elle la rend décroissante sans modifier sa position
Elle la déplace vers la gauche et vers le haut
Elle la déplace vers la droite et vers le bas
Elle la déplace vers la droite et vers le haut

Elle la déplace vers la droite et vers le bas

Explication

Une offre d’encaisses réelles plus abondante permet, à taux constant, une production plus élevée et, à production constante, un taux d’intérêt plus faible. La courbe LM se déplace donc vers la droite et vers le bas.

36. Que caractérise l’intersection des courbes IS et LM ?

L’équilibre simultané des marchés des biens et de la monnaie, avec Y∗Y^* et r∗r^*
L’équilibre de l’emploi, avec un taux d’intérêt indépendant de la monnaie
L’équilibre du marché des biens, avec un taux d’intérêt fixé par le marché du travail
L’équilibre monétaire, avec une production déterminée par le budget public

L’équilibre simultané des marchés des biens et de la monnaie, avec $$Y^*$$ et $$r^*$$

Explication

L’intersection de la courbe IS décroissante et de la courbe LM croissante détermine simultanément la production d’équilibre Y∗Y^* et le taux d’intérêt d’équilibre r∗r^*. L’équilibre IS pris isolément ne concerne que le marché des biens.

37. Quelle association entre instrument de politique économique et courbe déplacée est correcte ?

Une hausse de GG déplace IS, tandis qu’une hausse de MsM^s déplace LM
Une variation de TT déplace les deux courbes, tandis que MsM^s ne déplace aucune courbe
Une hausse de GG déplace LM, tandis qu’une hausse de MsM^s déplace IS
Une baisse de TT déplace LM, tandis qu’une baisse de MsM^s déplace IS

Une hausse de $$G$$ déplace IS, tandis qu’une hausse de $$M^s$$ déplace LM

Explication

Les dépenses publiques et les impôts modifient l’équilibre du marché des biens et déplacent donc IS. Une variation de l’offre de monnaie modifie l’équilibre monétaire et déplace LM.

38. Dans le modèle IS-LM, par quelle chaîne les variables macroéconomiques déterminent-elles l’emploi ?

r∗r^* détermine l’emploi, puis l’emploi détermine les dépenses publiques et les impôts
GG, TT et l’offre d’encaisses réelles déterminent Y∗Y^* et r∗r^*, puis Y∗Y^* détermine l’emploi
Le taux d’intérêt détermine la production, tandis que l’offre d’encaisses réelles fixe directement l’emploi
GG, TT et l’offre d’encaisses réelles déterminent directement l’emploi, puis l’emploi fixe Y∗Y^*

$$G$$, $$T$$ et l’offre d’encaisses réelles déterminent $$Y^*$$ et $$r^*$$, puis $$Y^*$$ détermine l’emploi

Explication

Les dépenses publiques, les impôts et l’offre d’encaisses réelles déterminent l’équilibre Y∗Y^* et r∗r^*, puis la production détermine l’emploi par la fonction de production. Le taux d’intérêt n’établit donc pas directement le niveau d’emploi dans cette chaîne.

39. Quelles équations décrivent simultanément l’équilibre des marchés des biens et de la monnaie ?

Y=c0+c1(Y−T)+I(Y)+GY=c_0+c_1(Y-T)+I(Y)+G et Msp=L(T,r)\frac{M^s}{p}=L(T,r)
Y=c0+c1(Y−T)+I(r)+GY=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+G et Msp=L(Y,r)\frac{M^s}{p}=L(Y,r)
Y=c1(Y−T)+I(r)Y=c_1(Y-T)+I(r) et Msp=L(Y,G)\frac{M^s}{p}=L(Y,G)
Y=c0+c1T+I(r)−GY=c_0+c_1T+I(r)-G et Ms=pL(Y,r)M^s=pL(Y,r)

$$Y=c_0+c_1(Y-T)+I(r)+G$$ et $$\frac{M^s}{p}=L(Y,r)$$

Explication

La première équation représente l’équilibre du marché des biens, tandis que la seconde représente l’égalité entre l’offre et la demande d’encaisses réelles. Les autres propositions modifient les arguments ou les signes des relations données.

40. Que désigne l’effet d’éviction dans le modèle IS-LM ?

La baisse de l’investissement causée par la hausse du taux d’intérêt après une hausse de GG
La diminution de la production causée par une hausse de l’offre d’encaisses réelles
La baisse de la consommation causée par une réduction des impôts après une hausse de GG
La hausse de l’investissement causée par la baisse du taux d’intérêt après une hausse de GG

La baisse de l’investissement causée par la hausse du taux d’intérêt après une hausse de $$G$$

Explication

Une hausse des dépenses publiques accroît la demande, ce qui peut augmenter le taux d’intérêt et réduire l’investissement privé. Cette diminution de l’investissement constitue l’effet d’éviction.

41. Dans quelle situation l’effet d’éviction est-il nul ou particulièrement faible ?

Il est nul si la demande de monnaie est très sensible au revenu, et il est minimisé si ∣Lr′∣|L'_r| est faible
Il est nul si I′=0I'=0 ou LY′=0L'_Y=0, et il est minimisé lorsque ∣Lr′∣|L'_r| est très grand
Il est nul si I′=1I'=1 ou Lr′=0L'_r=0, et il est minimisé lorsque LY′L'_Y est très grand
Il est nul lorsque LY′L'_Y est très grand, et il est minimisé si I′I' est très grand

Il est nul si $$I'=0$$ ou $$L'_Y=0$$, et il est minimisé lorsque $$|L'_r|$$ est très grand

Explication

L’effet d’éviction disparaît lorsque l’investissement ne réagit pas au taux d’intérêt, I′=0I'=0, ou lorsque la demande de monnaie ne réagit pas au revenu, LY′=0L'_Y=0. Il est réduit lorsque la demande de monnaie réagit fortement au taux d’intérêt, c’est-à-dire lorsque ∣Lr′∣|L'_r| est élevé.

42. Avec c1=0.6c_1=0.6 et une hausse de GG de 0.50.5, que se passe-t-il lorsque I′=0I'=0 ou LY′=0L'_Y=0 ?

Le multiplicateur vaut 1.61.6 et le revenu passe de 9.259.25 à 10.0510.05
Le multiplicateur vaut 2.52.5 et le revenu passe de 9.259.25 à 10.510.5
Le multiplicateur vaut 2.52.5 et le revenu passe de 9.259.25 à 11.7511.75
Le multiplicateur vaut 44 et le revenu passe de 9.259.25 à 10.510.5

Le multiplicateur vaut $$2.5$$ et le revenu passe de $$9.25$$ à $$10.5$$

Explication

Dans ces cas limites, le multiplicateur total devient égal au multiplicateur simple, soit 11−0.6=2.5\frac{1}{1-0.6}=2.5, et la hausse du revenu est 2.5×0.5=1.252.5\times0.5=1.25. Le revenu passe donc de 9.259.25 à 10.510.5.

43. Toutes choses égales par ailleurs, comment une hausse des impôts se compare-t-elle à une hausse des dépenses publiques dans le modèle IS-LM ?

Elle augmente le PIB d’équilibre comme les dépenses publiques, avec un effet fiscal plus important en valeur absolue
Elle réduit le PIB d’équilibre, tandis que les dépenses publiques l’augmentent, avec un effet fiscal plus faible en valeur absolue
Elle augmente le PIB d’équilibre, tandis que les dépenses publiques le réduisent, avec un effet fiscal plus faible en valeur absolue
Elle réduit le PIB d’équilibre comme les dépenses publiques, avec un effet fiscal plus important en valeur absolue

Elle réduit le PIB d’équilibre, tandis que les dépenses publiques l’augmentent, avec un effet fiscal plus faible en valeur absolue

Explication

Une hausse de T diminue le revenu disponible et réduit le PIB d’équilibre, alors qu’une hausse de G accroît directement la demande. Pour une variation de même ampleur, le multiplicateur fiscal est inférieur en valeur absolue au multiplicateur des dépenses publiques.

44. Quelle expression représente le multiplicateur total des impôts dans le modèle IS-LM ?

dYdT=−11−c1+I′LY′Lr′\frac{dY}{dT}=\frac{-1}{1-c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}
dYdT=c11−c1+I′LY′Lr′\frac{dY}{dT}=\frac{c_1}{1-c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}
dYdT=−c11−c1+I′LY′Lr′\frac{dY}{dT}=\frac{-c_1}{1-c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}
dYdT=1−c11+c1+I′LY′Lr′\frac{dY}{dT}=\frac{1-c_1}{1+c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}

$$\frac{dY}{dT}=\frac{-c_1}{1-c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}$$

Explication

Le multiplicateur total des impôts est −c11−c1+I′LY′Lr′\frac{-c_1}{1-c_1+I'\frac{L'_Y}{L'_r}}, ce qui traduit l’effet négatif d’une hausse de T sur Y. La confusion fréquente consiste à lui attribuer un signe positif, comme pour le multiplicateur des dépenses publiques.

45. À revenu constant, que provoque une augmentation de la masse monétaire réelle ?

Elle augmente le taux d’intérêt et déplace LM vers la droite
Elle augmente le taux d’intérêt et déplace LM vers le haut
Elle réduit le taux d’intérêt et déplace LM vers le bas
Elle réduit le revenu et déplace LM vers la gauche

Elle réduit le taux d’intérêt et déplace LM vers le bas

Explication

À revenu constant, une masse monétaire réelle plus abondante fait baisser le taux d’intérêt d’équilibre, ce qui déplace LM vers le bas. Le déplacement vers la droite correspond à l’interprétation à taux d’intérêt constant, lorsque le revenu augmente.

46. Quelle propriété possède le multiplicateur total de la masse monétaire réelle ?

Il est positif et vaut 1LY′+Lr′1−c1I′(r)\frac{1}{L'_Y+L'_r\frac{1-c_1}{I'(r)}}
Il est positif et vaut 1−c1LY′+Lr′I′(r)\frac{1-c_1}{L'_Y+L'_r I'(r)}
Il est négatif et vaut −1LY′+Lr′1−c1I′(r)\frac{-1}{L'_Y+L'_r\frac{1-c_1}{I'(r)}}
Il est nul et vaut 1LY′+Lr′1−c1I′(r)\frac{1}{L'_Y+L'_r\frac{1-c_1}{I'(r)}}

Il est positif et vaut $$\frac{1}{L'_Y+L'_r\frac{1-c_1}{I'(r)}}$$

Explication

Le multiplicateur monétaire total est positif : dYd(Msp)=1LY′+Lr′1−c1I′(r)>0\frac{dY}{d\left(\frac{M^s}{p}\right)}=\frac{1}{L'_Y+L'_r\frac{1-c_1}{I'(r)}}>0. Une masse monétaire réelle plus élevée soutient donc le revenu, contrairement à une hausse des impôts dont le multiplicateur est négatif.

47. Quelle situation caractérise une trappe de liquidité ?

Un taux d’intérêt proche de zéro et une demande de monnaie très sensible au taux, si bien qu’une hausse monétaire ne relève plus le revenu
Un taux d’intérêt élevé et une demande de monnaie peu sensible au taux, si bien qu’une hausse monétaire relève fortement le revenu
Un taux d’intérêt élevé et une demande de monnaie très sensible au taux, si bien qu’une hausse budgétaire réduit le revenu
Un taux d’intérêt proche de zéro et une demande de monnaie peu sensible au taux, si bien qu’une hausse fiscale ne modifie plus le revenu

Un taux d’intérêt proche de zéro et une demande de monnaie très sensible au taux, si bien qu’une hausse monétaire ne relève plus le revenu

Explication

Dans une trappe de liquidité, le taux est proche de zéro et la demande de monnaie devient très élastique au taux d’intérêt. La monnaie supplémentaire ne parvient alors plus à accroître le revenu d’équilibre.

48. Dans l’illustration IS-LM de la Grande Dépression, par quel mécanisme le New Deal soutient-il l’activité ?

La baisse initiale de la demande est suivie d’une baisse des impôts qui déplace LM vers la droite, relève le revenu et réduit le chômage
La baisse initiale de la demande est suivie d’une contraction des dépenses publiques qui déplace IS vers la gauche, relève le revenu et réduit le chômage
La baisse initiale de la demande est suivie d’une hausse des dépenses publiques qui déplace IS vers la droite, relève le revenu et réduit le chômage
La baisse initiale de la demande est suivie d’une hausse de la masse monétaire qui déplace IS vers la droite, relève le revenu et réduit le chômage

La baisse initiale de la demande est suivie d’une hausse des dépenses publiques qui déplace IS vers la droite, relève le revenu et réduit le chômage

Explication

La chute de la consommation autonome et de l’investissement a d’abord réduit la demande, puis les dépenses publiques du New Deal ont déplacé IS vers la droite. Ce mécanisme augmente le revenu et diminue le chômage dans l’illustration IS-LM, sans constituer à lui seul une estimation causale historique.

49. Comment les politiques budgétaires espagnoles de 2008-2014 sont-elles représentées dans le modèle IS-LM ?

L’expansion de 2008-2010 déplace IS vers la gauche, puis l’austérité de 2010-2014 la déplace vers la droite et accroît le chômage
L’expansion de 2008-2010 déplace LM vers la droite, puis l’austérité de 2010-2014 la déplace vers la gauche et accroît le chômage
L’expansion de 2008-2010 déplace IS vers la droite, puis l’austérité de 2010-2014 la laisse inchangée et réduit le chômage
L’expansion de 2008-2010 déplace IS vers la droite, puis l’austérité de 2010-2014 la déplace vers la gauche et accroît le chômage

L’expansion de 2008-2010 déplace IS vers la droite, puis l’austérité de 2010-2014 la déplace vers la gauche et accroît le chômage

Explication

L’expansion budgétaire augmente la demande et déplace IS vers la droite, tandis que l’austérité la réduit et déplace IS vers la gauche. Cette seconde phase diminue le revenu et augmente le chômage dans l’analyse considérée.

50. Quelle combinaison décrit les finances publiques françaises en 2023 ?

Un déficit de 3 % du PIB et une dette de 60 % du PIB, conformément aux deux limites européennes
Un déficit de 5,5 % du PIB et une dette de 60 % du PIB, avec un dépassement de la seule limite de déficit
Un déficit de 3 % du PIB et une dette de 110 % du PIB, avec un dépassement de la seule limite de dette
Un déficit de 5,5 % du PIB et une dette de 110 % du PIB, au-dessus des limites européennes de 3 % et 60 %

Un déficit de 5,5 % du PIB et une dette de 110 % du PIB, au-dessus des limites européennes de 3 % et 60 %

Explication

En 2023, le déficit public français atteignait 5,5 % du PIB et la dette publique 110 % du PIB. Ces deux valeurs dépassaient les repères européens respectifs de 3 % et 60 %, selon Public Sénat en 2024.

51. Quelle extension caractérise le modèle Mundell-Fleming par rapport au modèle IS-LM standard ?

Il applique IS-LM à une économie fermée avec mobilité limitée des capitaux, prix flexibles et échanges négligeables
Il applique IS-LM à une petite économie ouverte avec mobilité parfaite des capitaux, prix fixes et interactions internationales
Il applique IS-LM à une petite économie ouverte avec capitaux immobiles, prix flexibles et interactions internationales
Il applique le modèle de croissance à une grande économie ouverte avec capitaux immobiles, prix fixes et interactions internationales

Il applique IS-LM à une petite économie ouverte avec mobilité parfaite des capitaux, prix fixes et interactions internationales

Explication

Mundell-Fleming étend IS-LM à une petite économie ouverte en supposant une mobilité parfaite des capitaux et un niveau des prix fixe. Le modèle IS-LM standard sert plutôt à analyser une économie fermée.

52. Dans une petite économie ouverte où les capitaux circulent parfaitement, quelle relation lie le taux d’intérêt national au taux mondial ?

r+r⋆=0r+r^\star=0
r<r⋆r<r^\star
r>r⋆r>r^\star
r=r⋆r=r^\star

$$r=r^\star$$

Explication

La mobilité parfaite des capitaux aligne le rendement national sur le rendement mondial, d’où r=r⋆r=r^\star. Un écart durable entre les deux taux provoquerait des mouvements de capitaux qui le feraient disparaître.

53. Quelle équation représente la courbe IS du modèle Mundell-Fleming ?

Y=C(Y)+I(r⋆)−G+NX(e)Y=C(Y)+I(r^\star)-G+NX(e)
Y=C(Y−T)+I(r⋆)+T+NX(r⋆)Y=C(Y-T)+I(r^\star)+T+NX(r^\star)
Y=C(Y−T)+I(r)+G+NX(Y)Y=C(Y-T)+I(r)+G+NX(Y)
Y=C(Y−T)+I(r⋆)+G+NX(e)Y=C(Y-T)+I(r^\star)+G+NX(e)

$$Y=C(Y-T)+I(r^\star)+G+NX(e)$$

Explication

La courbe IS-MF relie la production aux dépenses de consommation, d’investissement, publiques et aux exportations nettes : Y=C(Y−T)+I(r⋆)+G+NX(e)Y=C(Y-T)+I(r^\star)+G+NX(e). L’investissement dépend du taux mondial, tandis que les exportations nettes dépendent du taux de change.

54. Avec un taux de change ee exprimé en monnaie étrangère par unité de monnaie domestique, que signifie une hausse de ee ?

Elle correspond à une dépréciation de la monnaie domestique et réduit les exportations nettes
Elle correspond à une dépréciation de la monnaie domestique et augmente les exportations nettes
Elle correspond à une appréciation de la monnaie domestique et réduit les exportations nettes
Elle correspond à une appréciation de la monnaie domestique et augmente les exportations nettes

Elle correspond à une appréciation de la monnaie domestique et réduit les exportations nettes

Explication

Avec cette convention, une unité de monnaie domestique permet d’obtenir davantage de monnaie étrangère lorsqu'e augmente : la monnaie domestique s’apprécie. Cette appréciation rend les biens domestiques relativement plus chers et réduit les exportations nettes.

55. Dans un régime de change flottant, quel mécanisme détermine principalement le taux de change ?

L’offre et la demande de monnaie, selon les conditions économiques
Un calendrier d’ajustement défini par les autorités budgétaires
Un niveau constant imposé par les accords commerciaux
Une parité fixée par la banque centrale avec une devise étrangère

L’offre et la demande de monnaie, selon les conditions économiques

Explication

Le taux de change flottant se forme librement par l’offre et la demande de monnaie et s’ajuste aux conditions économiques, aux flux de capitaux et aux politiques économiques. Une parité imposée par la banque centrale caractérise plutôt un régime de change fixe.

56. Dans une économie ouverte à taux de change flottant, quel est l’effet final d’une hausse des dépenses publiques GG sur le revenu YY ?

Le revenu reste inchangé après l’appréciation de la monnaie
Le revenu diminue parce que les capitaux quittent le pays
Le revenu augmente après une baisse durable du taux d’intérêt
Le revenu augmente grâce à une hausse durable des exportations nettes

Le revenu reste inchangé après l’appréciation de la monnaie

Explication

La hausse de GG attire des capitaux et apprécie la monnaie, ce qui réduit les exportations nettes et laisse YY inchangé. La confusion avec le modèle IS-LM fermé consiste à conclure que la dépense publique augmente directement le revenu dans ce cadre.

57. Quel enchaînement décrit correctement les effets d’une hausse de la masse monétaire sous taux de change flottant ?

Entrée de capitaux, dépréciation, hausse des exportations nettes et du revenu
Sortie de capitaux, dépréciation, hausse des exportations nettes et du revenu
Entrée de capitaux, appréciation, baisse des exportations nettes et du revenu
Sortie de capitaux, appréciation, baisse des exportations nettes et du revenu

Sortie de capitaux, dépréciation, hausse des exportations nettes et du revenu

Explication

Une hausse de la masse monétaire provoque une sortie de capitaux et une dépréciation, ce qui stimule les exportations nettes et le revenu. L’appréciation correspond plutôt à une entrée de capitaux et ne décrit pas cette politique monétaire expansionniste.

58. Sous taux de change flottant, pourquoi une hausse des tarifs douaniers ne modifie-t-elle finalement pas le revenu ?

La hausse des tarifs diminue les exportations avant toute variation monétaire
La banque centrale compense la mesure en réduisant la masse monétaire
La baisse des importations provoque immédiatement une fuite durable des capitaux
L’appréciation de la monnaie annule la hausse initiale des exportations nettes

L’appréciation de la monnaie annule la hausse initiale des exportations nettes

Explication

Les tarifs réduisent d’abord les importations et augmentent les exportations nettes, mais l’appréciation consécutive de la monnaie ramène celles-ci à leur niveau initial. La banque centrale n’a pas besoin d’une intervention de compensation dans le régime flottant décrit ici.

59. Sous taux de change flottant, quel effet initial une hausse des tarifs douaniers exerce-t-elle sur les courbes et les variables macroéconomiques ?

Elle déplace NX(e) vers la droite et exerce une pression à la hausse sur le revenu et le taux d’intérêt
Elle déplace NX(e) vers la gauche et exerce une pression à la baisse sur le revenu et le taux d’intérêt
Elle laisse NX(e) inchangée et exerce une pression à la baisse sur le revenu et le taux d’intérêt
Elle déplace NX(e) vers la droite et exerce une pression à la baisse sur le revenu et le taux d’intérêt

Elle déplace NX(e) vers la droite et exerce une pression à la hausse sur le revenu et le taux d’intérêt

Explication

La réduction des importations déplace la courbe NX(e) vers la droite et crée initialement une pression à la hausse sur le revenu et le taux d’intérêt. Le déplacement vers la gauche correspondrait à une détérioration des exportations nettes, et non à cette restriction des importations.

60. Quel est l’effet durable d’une politique commerciale restrictive sur la balance commerciale sous taux de change flottant ?

Elle la détériore durablement, car les exportations diminuent avant les importations
Elle l’améliore durablement, car la baisse des importations domine l’effet du change
Elle la stabilise par une intervention de la banque centrale sur le marché des devises
Elle ne l’améliore pas durablement, car l’appréciation annule la hausse initiale des exportations nettes

Elle ne l’améliore pas durablement, car l’appréciation annule la hausse initiale des exportations nettes

Explication

L’appréciation de la monnaie qui suit la restriction commerciale annule la hausse initiale des exportations nettes, de sorte que la balance commerciale ne s’améliore pas durablement. Une amélioration persistante serait davantage compatible avec une analyse qui néglige l’ajustement du taux de change.

61. Quelle caractéristique définit un régime de taux de change fixe ?

Le gouvernement modifie la valeur de la monnaie par les tarifs douaniers
La banque centrale maintient la monnaie à une valeur prédéterminée en échangeant des monnaies
Le taux de change s’ajuste librement selon l’offre et la demande sur le marché
Les banques commerciales déterminent la parité selon leurs réserves de change

La banque centrale maintient la monnaie à une valeur prédéterminée en échangeant des monnaies

Explication

Dans un régime fixe, la banque centrale défend une valeur prédéterminée en achetant ou en vendant de la monnaie locale contre une monnaie étrangère. La détermination libre par le marché décrit plutôt un régime flottant.

62. Comment une banque centrale défend-elle un taux de change fixe lorsque la monnaie locale subit une pression à l’appréciation ?

Elle achète de la monnaie locale et vend des devises étrangères, ce qui réduit l’offre monétaire
Elle vend de la monnaie locale et achète des devises étrangères, ce qui augmente l’offre monétaire
Elle vend des devises étrangères et achète des obligations nationales, ce qui réduit les exportations
Elle augmente les tarifs douaniers et achète de la monnaie locale, ce qui réduit les importations

Elle vend de la monnaie locale et achète des devises étrangères, ce qui augmente l’offre monétaire

Explication

Pour empêcher l’appréciation, la banque centrale vend la monnaie locale et achète des devises étrangères, augmentant ainsi l’offre monétaire locale. Acheter la monnaie locale aurait l’effet inverse et renforcerait la pression à l’appréciation.

63. Sous taux de change fixe, quel est l’effet d’une politique budgétaire expansionniste sur le revenu ?

Elle laisse le revenu inchangé, car l’appréciation de la monnaie annule toute hausse de la demande
Elle augmente le revenu, car la demande et l’intervention monétaire déplacent ISMF et LMMF vers la droite
Elle diminue le revenu, car la banque centrale retire des liquidités pour défendre la parité
Elle augmente temporairement le revenu, puis l’intervention monétaire inverse le déplacement de ISMF

Elle augmente le revenu, car la demande et l’intervention monétaire déplacent ISMF et LMMF vers la droite

Explication

La hausse initiale de la demande déplace ISMF vers la droite, puis l’intervention de la banque centrale déplace aussi LMMF vers la droite, ce qui augmente le revenu. L’annulation par une appréciation est le mécanisme associé au change flottant, pas au résultat présenté ici sous change fixe.

64. Pourquoi une augmentation autonome de l’offre monétaire n’a-t-elle pas d’effet réel durable sous taux de change fixe ?

La baisse des importations absorbe la liquidité et empêche toute variation du change
L’intervention de la banque centrale neutralise cette hausse pour préserver la parité
La dépréciation automatique stimule les exportations et maintient la parité
La hausse monétaire est transformée en recettes fiscales par le gouvernement

L’intervention de la banque centrale neutralise cette hausse pour préserver la parité

Explication

Sous taux fixe, la banque centrale intervient pour neutraliser l’augmentation autonome de l’offre monétaire et maintenir la parité, ce qui supprime son effet réel durable. La dépréciation et la stimulation des exportations correspondent plutôt à une dévaluation décidée du taux fixe.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Politiques macroéconomiques et Mundell-Fleming.

Que mesure le PIB dans une économie ?

Le revenu total et les dépenses totales.

Que sont les fluctuations économiques de court terme ?

Des changements économiques sur quelques années au maximum.

Pourquoi l’investissement est-il plus volatil que la consommation ?

Parce que les dépenses d’équipement, infrastructure et logement diminuent plus en récession.

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