QCM : Principes de macroéconomie (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’objet de la science économique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La science économique analyse notamment la production, les échanges et la consommation.
La science économique étudie principalement les décisions des entreprises.
La science économique décrit principalement les phénomènes biologiques individuels.
La science économique se limite à l’étude des politiques monétaires nationales.
La science économique appartient aux sciences humaines et sociales.

La science économique analyse notamment la production, les échanges et la consommation. · La science économique appartient aux sciences humaines et sociales.

Explication

La science économique est une discipline des sciences humaines et sociales qui étudie scientifiquement le fonctionnement de l’économie. Elle porte notamment sur la production, les échanges et la consommation ; elle ne se concentre pas principalement sur les seules décisions des entreprises, ni sur les phénomènes biologiques ou les politiques monétaires nationales.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la distinction entre macroéconomie et microéconomie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La microéconomie étudie les agrégats de l’économie nationale.
La macroéconomie analyse principalement les choix d’une firme particulière.
La macroéconomie étudie le comportement de l’économie dans son ensemble.
La microéconomie ignore les décisions des individus et des entreprises.
La macroéconomie se limite aux conséquences d’une décision individuelle.

La macroéconomie étudie le comportement de l’économie dans son ensemble.

Explication

La macroéconomie porte sur l’économie dans son ensemble. Les décisions des individus et des firmes relèvent de la microéconomie, tandis que les agrégats et les résultats globaux relèvent de la macroéconomie.

3. Les phénomènes macroéconomiques résultant de décisions individuelles :

restent indépendants de l’accumulation des décisions des agents.
se réduisent à la reproduction exacte des comportements individuels.
sont déterminés par une seule décision représentative des ménages.
peuvent produire un résultat supérieur à leur simple addition.
sont inférieurs à la somme des phénomènes individuels observés.

peuvent produire un résultat supérieur à leur simple addition.

Explication

L’accumulation des décisions individuelles peut produire un résultat macroéconomique supérieur à leur simple somme. Les phénomènes macroéconomiques ne sont donc ni indépendants de ces décisions, ni une reproduction exacte de chaque comportement, ni le produit d’une décision représentative unique, ni nécessairement inférieurs à leur somme.

4. À propos de l’origine de la macroéconomie moderne :

La macroéconomie moderne se développe après la Grande Dépression des années 1930.
L’ouvrage fondateur paraît au lendemain de la crise financière de 2008.
L’ouvrage de référence est publié par Milton Friedman en 1946.
John Maynard Keynes publie la Théorie générale en 1936.
La Théorie générale traite de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

La macroéconomie moderne se développe après la Grande Dépression des années 1930. · John Maynard Keynes publie la Théorie générale en 1936. · La Théorie générale traite de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

Explication

Keynes publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Cet ouvrage fondateur apparaît après la Grande Dépression des années 1930 ; les dates de 2008 et 1946 ainsi que l’attribution à Friedman sont incorrectes.

5. Concernant l’objet de la macroéconomie, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Elle formule des politiques économiques sans analyser les événements.
Elle étudie les phénomènes économiques sans chercher à formuler de politique.
Elle consiste principalement à prévoir les décisions d’une firme donnée.
Elle vise à décrire les événements économiques sans proposer d’action publique.
Elle cherche à comprendre et expliquer les événements économiques.

Elle cherche à comprendre et expliquer les événements économiques.

Explication

La macroéconomie cherche à comprendre et à expliquer les événements économiques. Elle vise aussi à formuler et améliorer la politique économique ; les autres propositions suppriment l’une de ces finalités ou réduisent l’analyse à une firme.

6. Les objectifs poursuivis par le macroéconomiste comprennent :

déterminer les principaux agrégats économiques.
viser l’équilibre budgétaire comme objectif macroéconomique cité.
rechercher des corrections favorisant la stabilité des prix et le plein emploi.
étudier les relations stables entre les agrégats.
analyser les déséquilibres sans rechercher les moyens de les corriger.

déterminer les principaux agrégats économiques. · rechercher des corrections favorisant la stabilité des prix et le plein emploi. · étudier les relations stables entre les agrégats.

Explication

Le macroéconomiste détermine les agrégats, étudie leurs relations stables et analyse les déséquilibres afin de rechercher des corrections. La démarche inclut notamment la stabilité des prix et le plein emploi ; l’absence de correction et l’équilibre budgétaire ne correspondent pas à la formulation donnée.

7. Concernant les modèles économiques, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il constitue une théorie simplifiée du fonctionnement économique.
Il peut être formulé sous une forme mathématique.
Il concentre l’étude sur les relations économiques essentielles.
Un modèle économique synthétise les relations entre variables économiques.
Il écarte les détails jugés non pertinents pour l’analyse.

Il constitue une théorie simplifiée du fonctionnement économique. · Il peut être formulé sous une forme mathématique. · Il concentre l’étude sur les relations économiques essentielles. · Un modèle économique synthétise les relations entre variables économiques. · Il écarte les détails jugés non pertinents pour l’analyse.

Explication

Un modèle économique est une théorie qui synthétise les relations entre variables économiques, souvent mathématiquement. Il écarte les détails non pertinents et concentre l’analyse sur les relations essentielles, ce qui en fait une représentation simplifiée du fonctionnement économique.

8. Un modèle distingue les variables endogènes et exogènes de la manière suivante :

Une variable endogène est expliquée et déterminée par le modèle.
Les variables endogènes et exogènes ont le même statut analytique dans le modèle.
Une variable endogène est introduite dans le modèle depuis l’extérieur.
Une variable exogène correspond à une relation expliquée à l’intérieur du modèle.
Une variable exogène est déterminée par les équations du modèle.

Une variable endogène est expliquée et déterminée par le modèle.

Explication

Une variable endogène est expliquée et déterminée par le modèle, tandis qu’une variable exogène est introduite depuis l’extérieur. Ces deux catégories n’ont donc pas le même statut analytique : la variable endogène n’est pas introduite de l’extérieur, la variable exogène ne correspond pas à une relation expliquée à l’intérieur du modèle et elle n’est pas déterminée par les équations du modèle.

9. Concernant l’offre, la demande et l’équilibre, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’équilibre du marché des pommes impose l’égalité entre quantités demandée et offerte.
L’offre de pommes dépend du prix des pommes et du prix des intrants.
La demande de pommes s’écrit Qd=D(Pp,Y)Q_d=D(P_p,Y).
L’offre de pommes s’écrit Qs=D(Pp,Pi)Q_s=D(P_p,P_i).
La demande de pommes dépend du prix des pommes et du revenu.

L’équilibre du marché des pommes impose l’égalité entre quantités demandée et offerte. · L’offre de pommes dépend du prix des pommes et du prix des intrants. · La demande de pommes s’écrit $$Q_d=D(P_p,Y)$$. · L’offre de pommes s’écrit $$Q_s=D(P_p,P_i)$$. · La demande de pommes dépend du prix des pommes et du revenu.

Explication

La demande dépend du prix des pommes et du revenu, tandis que l’offre dépend du prix des pommes et du prix des intrants. Les expressions données sont Qd=D(Pp,Y)Q_d=D(P_p,Y) et Qs=D(Pp,Pi)Q_s=D(P_p,P_i), et l’équilibre impose Qd=QsQ_d=Q_s.

10. Lorsque les prix sont flexibles ou rigides, quelles propositions concernant l’équilibre sont exactes ?

Avec des prix flexibles, l’équilibre impose Qd=D(Pp,Pi)Q_d=D(P_p,P_i).
Avec des prix rigides, les quantités s’ajustent selon la loi du minimum.
Avec des prix flexibles, les quantités s’ajustent selon la loi du minimum.
Avec des prix rigides, l’équilibre résulte d’un ajustement des salaires.
Avec des prix flexibles, l’équilibre résulte d’un ajustement des prix.

Avec des prix rigides, les quantités s’ajustent selon la loi du minimum. · Avec des prix flexibles, l’équilibre résulte d’un ajustement des prix.

Explication

Lorsque les prix sont flexibles, l’équilibre résulte d’un ajustement des prix. Lorsque les prix sont rigides, les quantités s’ajustent selon la loi du minimum. Les prix flexibles ne conduisent donc pas à un ajustement des quantités selon ce mécanisme, et les prix rigides n’établissent pas l’équilibre par un ajustement des revenus.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’analyse positive, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’analyse positive décrit des relations entre faits économiques observables.
L’analyse positive précise les critères normatifs d’une décision publique.
L’analyse positive formule des appréciations fondées sur des valeurs.
L’analyse positive porte sur ce qui est dans l’économie.
L’analyse positive recommande les politiques économiques souhaitables.

L’analyse positive décrit des relations entre faits économiques observables. · L’analyse positive porte sur ce qui est dans l’économie.

Explication

L’analyse positive décrit les relations entre faits économiques et porte donc sur ce qui est. Les recommandations, appréciations et critères de valeur relèvent de l’analyse normative.

12. Concernant la comptabilité nationale et le PIB :

Le système des comptes nationaux est conçu pour calculer les prix de chaque entreprise.
Le système des comptes économiques nationaux sert à calculer le PIB.
Le PIB mesure la production économique agrégée.
Le PIB mesure directement la répartition des richesses entre ménages.
Le système des comptes nationaux mesure principalement la satisfaction individuelle.

Le système des comptes économiques nationaux sert à calculer le PIB. · Le PIB mesure la production économique agrégée.

Explication

Le système des comptes économiques nationaux est conçu pour calculer le produit intérieur brut. Celui-ci mesure la production économique agrégée; les autres propositions lui attribuent des objectifs qui ne sont pas indiqués.

13. L’économie nationale est décrite par quels secteurs institutionnels ?

Les secteurs comprennent les ménages, les entreprises, le gouvernement et le reste du monde.
Les secteurs comprennent les consommateurs, les producteurs, les importateurs et les exportateurs.
Les secteurs comprennent les ménages, les banques centrales, les entreprises et les associations.
Les secteurs comprennent les ménages, les entreprises, les collectivités locales et les marchés financiers.
Les secteurs comprennent les entreprises, les administrations, les banques et les syndicats.

Les secteurs comprennent les ménages, les entreprises, le gouvernement et le reste du monde.

Explication

La description retenue distingue quatre secteurs : les ménages, les entreprises, le gouvernement et le reste du monde. Les autres regroupements remplacent ou ajoutent des entités qui ne correspondent pas à cette classification.

14. Quelles sont les réponses exactes au sujet des approches de mesure du PIB ?

L’approche par les dépenses mesure une grandeur différente du PIB.
L’approche par la production donne la différence des valeurs ajoutées.
Les revenus nationaux excluent par définition toute mesure de la production.
Les trois approches du PIB aboutissent au même résultat.
La production, les dépenses et les revenus sont égaux.

Les trois approches du PIB aboutissent au même résultat. · La production, les dépenses et les revenus sont égaux.

Explication

L’approche par les dépenses mesure le même PIB que les deux autres approches, et les revenus nationaux participent également à la mesure de la production agrégée. L’approche par la production repose sur la somme des valeurs ajoutées, sans résultat supérieur aux autres approches. Les trois approches aboutissent au même résultat et vérifient Production=Deˊpenses=RevenusProduction=Dépenses=Revenus.

15. Concernant l’approche du PIB par la production, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La formule de production s’écrit PIB=Q=∑VAPIB=Q=\sum VA.
La valeur ajoutée de chaque producteur contribue au calcul du PIB.
La production agrégée s’obtient en additionnant les dépenses des ménages.
Le PIB par la production correspond à la somme des consommations intermédiaires.
Le PIB par la production correspond à la somme des valeurs ajoutées.

La formule de production s’écrit $$PIB=Q=\sum VA$$. · La valeur ajoutée de chaque producteur contribue au calcul du PIB. · Le PIB par la production correspond à la somme des valeurs ajoutées.

Explication

L’approche par la production additionne les valeurs ajoutées et s’écrit PIB=Q=∑VAPIB=Q=\sum VA. Les consommations intermédiaires seules et les dépenses des ménages relèvent d’autres éléments du calcul, pas de cette définition.

16. Parmi les propositions suivantes concernant la valeur ajoutée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les consommations intermédiaires sont ajoutées à la production vendue.
La valeur ajoutée diminue lorsque les consommations intermédiaires augmentent.
La valeur ajoutée correspond à la production vendue augmentée des consommations intermédiaires.
La production vendue et les consommations intermédiaires interviennent dans son calcul.
La valeur ajoutée est calculée à partir de la production vendue.

La valeur ajoutée diminue lorsque les consommations intermédiaires augmentent. · La production vendue et les consommations intermédiaires interviennent dans son calcul. · La valeur ajoutée est calculée à partir de la production vendue.

Explication

La valeur ajoutée est égale à la production vendue diminuée des consommations intermédiaires. Ainsi, une hausse des consommations intermédiaires la réduit; elles sont soustraites et non ajoutées.

17. Une économie présente des dépenses de consommation, d’investissement, publiques, d’exportation et d’importation. Quelles propositions sont exactes ?

Le PIB par les dépenses vérifie PIB=Z=C+I+G+EX−IMPIB=Z=C+I+G+EX-IM.
La formule des dépenses vérifie PIB=C+I+G+EX+IMPIB=C+I+G+EX+IM.
Les importations augmentent mécaniquement le PIB calculé par les dépenses.
La balance commerciale se définit par BC=EX+IMBC=EX+IM.
La consommation et l’investissement sont exclus du calcul du PIB par les dépenses.

Le PIB par les dépenses vérifie $$PIB=Z=C+I+G+EX-IM$$.

Explication

L’approche par les dépenses s’écrit PIB=Z=C+I+G+EX−IMPIB=Z=C+I+G+EX-IM. La balance commerciale vaut BC=EX−IMBC=EX-IM; les importations sont donc soustraites, tandis que consommation et investissement sont inclus.

18. Concernant l’approche du PIB par les revenus, quelles propositions sont exactes ?

Le revenu utilisé dans cette approche exclut les revenus primaires.
La formule des revenus s’écrit PIB=Y=∑deˊpensesPIB=Y=\sum dépenses.
Le PIB par les revenus correspond à la somme des revenus primaires.
Le PIB par les revenus correspond à la somme des valeurs ajoutées.
Le PIB par les revenus est noté PIB=YPIB=Y.

Le PIB par les revenus correspond à la somme des revenus primaires. · Le PIB par les revenus est noté $$PIB=Y$$.

Explication

Selon l’approche par les revenus, le PIB correspond à la somme des revenus primaires et se note PIB=YPIB=Y. Il ne repose donc pas sur une exclusion des revenus primaires ni sur la formule PIB=Y=∑deˊpensesPIB=Y=\sum dépenses. La somme des valeurs ajoutées relève de l’approche par la production.

19. Concernant la définition et la distinction entre PIB et PNB :

Le PIB est calculé pour une période donnée et concerne une production territoriale.
Le PNB mesure la production réalisée par les facteurs nationaux, quel que soit le territoire.
Le PIB mesure la valeur marchande des biens et services finaux produits sur un territoire.
Le PIB comptabilise les revenus des facteurs nationaux produits à l’étranger.
Le PNB mesure la production réalisée par tous les facteurs présents dans le pays.

Le PIB est calculé pour une période donnée et concerne une production territoriale. · Le PNB mesure la production réalisée par les facteurs nationaux, quel que soit le territoire. · Le PIB mesure la valeur marchande des biens et services finaux produits sur un territoire.

Explication

Le PIB valorise les biens et services finaux produits sur le territoire pendant une période donnée. Le PNB s’intéresse aux facteurs nationaux, y compris lorsqu’ils produisent à l’étranger. Le PIB ne comptabilise pas directement la production des facteurs nationaux à l’étranger, et le PNB ne se limite pas aux facteurs présents dans le pays.

20. Parmi les propositions suivantes concernant les biens inclus dans le PIB, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’exclusion des biens intermédiaires évite de compter plusieurs fois un même produit.
Le PIB vise à éviter le double comptage des étapes successives de production.
Les biens finaux sont intégrés au calcul du PIB.
Un service intermédiaire est traité comme un bien final dans le calcul du PIB.
Les consommations intermédiaires sont additionnées au PIB pour mesurer toute la production.

L’exclusion des biens intermédiaires évite de compter plusieurs fois un même produit. · Le PIB vise à éviter le double comptage des étapes successives de production. · Les biens finaux sont intégrés au calcul du PIB.

Explication

Les biens finaux sont inclus dans le PIB, tandis que les consommations intermédiaires en sont exclues. Cette méthode évite de comptabiliser plusieurs fois la valeur d’un même bien ou service. Les consommations intermédiaires ne sont donc pas ajoutées séparément comme des biens finaux.

21. Concernant le calcul du PNB, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le PNB s’obtient en ajoutant au PIB les revenus de facteurs reçus du reste du monde.
Le PNB correspond au PIB diminué des revenus reçus de l’étranger.
La formule du PNB retranche les revenus de facteurs versés au reste du monde.
Le PNB tient compte des revenus de facteurs reçus depuis l’étranger.
Les revenus de facteurs versés au reste du monde augmentent le PNB par rapport au PIB.

Le PNB s’obtient en ajoutant au PIB les revenus de facteurs reçus du reste du monde. · La formule du PNB retranche les revenus de facteurs versés au reste du monde. · Le PNB tient compte des revenus de facteurs reçus depuis l’étranger.

Explication

La relation est PNB=PIB+revenus des facteurs rec\cus−revenus des facteurs verseˊsPNB=PIB+revenus\ des\ facteurs\ reçus-revenus\ des\ facteurs\ versés. Les revenus reçus augmentent donc le PNB, tandis que les revenus versés le diminuent relativement au PIB. Une diminution des revenus reçus ne correspond pas à cette formule.

22. À propos du PIB nominal et du PIB réel, quelles sont les réponses exactes au sujet de leur valorisation ?

Le PIB nominal neutralise l’effet des variations de prix entre deux périodes.
Le PIB réel utilise les prix d’une année de base pour valoriser la production.
Le PIB réel permet de neutraliser l’effet des changements de prix.
Le PIB réel valorise chaque production aux prix courants observés pendant la période.
Le PIB nominal valorise la production aux prix courants de la période.

Le PIB réel utilise les prix d’une année de base pour valoriser la production. · Le PIB réel permet de neutraliser l’effet des changements de prix. · Le PIB nominal valorise la production aux prix courants de la période.

Explication

Le PIB nominal est calculé aux prix courants, alors que le PIB réel utilise les prix d’une année de base. Cette valorisation du PIB réel neutralise l’effet des variations de prix. Le PIB nominal ne neutralise donc pas ces variations et le PIB réel n’emploie pas les prix courants de chaque période.

23. Une économie utilise 2010 comme année de base. Concernant son PIB réel, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le PIB réel utilise les quantités de l’année étudiée et les prix de 2010.
La formule du PIB réel utilise les prix courants de chaque période étudiée.
Les prix de référence restent ceux de 2010 pour chaque période calculée.
La formule du PIB réel remplace les quantités étudiées par celles de 2010.
Le PIB réel peut s’écrire Yt=∑i=1Npi,2010qi,tY_t=\sum_{i=1}^{N}p_{i,2010}q_{i,t}.

Le PIB réel utilise les quantités de l’année étudiée et les prix de 2010. · Les prix de référence restent ceux de 2010 pour chaque période calculée. · Le PIB réel peut s’écrire $$Y_t=\sum_{i=1}^{N}p_{i,2010}q_{i,t}$$.

Explication

Avec 2010 comme année de base, le PIB réel est Yt=∑i=1Npi,2010qi,tY_t=\sum_{i=1}^{N}p_{i,2010}q_{i,t}. Les quantités correspondent à l’année étudiée, tandis que les prix restent ceux de 2010. Les prix courants et les quantités de 2010 ne sont donc pas utilisés dans cette formule.

24. Le PIB réel par tête passe de yt−1y_{t-1} à yty_t. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le taux de croissance par tête est gt=yt−yt−1yt−1g_t=\frac{y_t-y_{t-1}}{y_{t-1}}.
Le calcul utilise les prix courants plutôt que ceux d’une année de base.
Le PIB par tête est défini par y=Y/Populationy=Y/Population.
La formule de croissance utilise le PIB nominal total plutôt que le PIB réel par tête.
Le calcul compare la variation du PIB réel par tête à sa valeur antérieure.

Le taux de croissance par tête est $$g_t=\frac{y_t-y_{t-1}}{y_{t-1}}$$. · Le PIB par tête est défini par $$y=Y/Population$$. · Le calcul compare la variation du PIB réel par tête à sa valeur antérieure.

Explication

Le taux de croissance du PIB réel par tête est gt=yt−yt−1yt−1g_t=\frac{y_t-y_{t-1}}{y_{t-1}}, avec y=Y/Populationy=Y/Population. Il compare donc la variation du PIB réel par tête à sa valeur antérieure. Le calcul du PIB réel repose sur les prix d’une année de base, et une hausse de la population ne transforme pas nécessairement une croissance positive en croissance négative.

25. Concernant la mesure du taux de chômage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active.
Le taux de chômage rapporte le nombre de personnes employées à la population active.
La formule du taux de chômage est u=U/Lu=U/L.
La relation entre population active, emploi et chômage est L=N+UL=N+U.
La population active est calculée comme L=N−UL=N-U.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active. · La formule du taux de chômage est $$u=U/L$$. · La relation entre population active, emploi et chômage est $$L=N+U$$.

Explication

Le taux de chômage vérifie u=U/Lu=U/L, où la population active est L=N+UL=N+U. Il rapporte donc les chômeurs à l’ensemble des actifs, et non les personnes employées. La soustraction N−UN-U ne correspond pas à la définition de la population active.

26. Une personne sans emploi recherche activement un poste, tandis qu’une autre a cessé ses recherches. Concernant leur classement :

La personne découragée qui a cessé ses recherches n’est pas comptabilisée comme chômeuse.
La personne qui recherche un emploi est comptée comme chômeuse.
La cessation des recherches transforme une personne en chômeuse au sens statistique.
Le classement comme chômeur dépend notamment de la recherche d’un emploi.
Toute personne sans emploi est comptée comme chômeuse, quelle que soit sa recherche.

La personne découragée qui a cessé ses recherches n’est pas comptabilisée comme chômeuse. · La personne qui recherche un emploi est comptée comme chômeuse. · Le classement comme chômeur dépend notamment de la recherche d’un emploi.

Explication

Une personne sans emploi qui recherche un emploi est comptée comme chômeuse. Une personne découragée qui a cessé de chercher n’est pas comptabilisée comme chômeuse. L’absence d’emploi seule ne suffit donc pas à déterminer le classement statistique.

27. Concernant l’inflation sous-jacente et l’inflation totale, quelles sont les propositions exactes ?

L’inflation totale exclut les prix volatils afin de mesurer une tendance durable.
Les deux indicateurs excluent les prix administrés pour faciliter leur comparaison.
L’inflation sous-jacente exclut les prix administrés et les prix volatils.
L’inflation sous-jacente cherche à écarter certaines composantes très variables.
L’inflation totale inclut les prix administrés et les prix volatils.

L’inflation sous-jacente exclut les prix administrés et les prix volatils. · L’inflation sous-jacente cherche à écarter certaines composantes très variables. · L’inflation totale inclut les prix administrés et les prix volatils.

Explication

L’inflation sous-jacente exclut les prix administrés et les prix volatils. L’inflation totale les inclut, tandis que l’exclusion de certaines composantes variables caractérise la mesure sous-jacente. Les deux indicateurs ne reposent donc pas sur la même sélection de prix.

28. Concernant le revenu national brut disponible, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le RNBD correspond à la somme de la consommation, de l’investissement et de l’épargne.
Le RNBD exclut les flux de revenus provenant du reste du monde.
Le RNBD augmente avec les revenus primaires nets reçus du reste du monde.
Le RNBD se calcule à partir du PIB et des revenus nets reçus du reste du monde.
Le RNBD intègre les revenus secondaires nets reçus du reste du monde.

Le RNBD augmente avec les revenus primaires nets reçus du reste du monde. · Le RNBD se calcule à partir du PIB et des revenus nets reçus du reste du monde. · Le RNBD intègre les revenus secondaires nets reçus du reste du monde.

Explication

Le RNBD vérifie RNBD=PIB+RPN+RSNRNBD=PIB+RPN+RSN : il dépend donc du PIB et des revenus primaires et secondaires nets reçus du reste du monde. La consommation, l’investissement et l’épargne ne constituent pas sa définition directe, et les flux reçus du reste du monde y sont intégrés.

29. Parmi les propositions suivantes concernant l’emploi du RNBD, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le RNBD se décompose entre consommation, exportations et importations.
Le RNBD est égal à la consommation, à l’investissement et au solde courant.
Les dépenses publiques figurent parmi les emplois du RNBD.
L’épargne constitue une composante de l’égalité comptable du RNBD.
Le RNBD est réparti entre la consommation, les dépenses publiques et l’épargne.

Les dépenses publiques figurent parmi les emplois du RNBD. · L’épargne constitue une composante de l’égalité comptable du RNBD. · Le RNBD est réparti entre la consommation, les dépenses publiques et l’épargne.

Explication

L’identité comptable est RNBD=C+G+SRNBD=C+G+S : la consommation, les dépenses publiques et l’épargne sont donc les trois composantes indiquées. L’investissement et le solde courant, comme les exportations et les importations, ne remplacent pas les dépenses publiques dans cette relation.

30. Les relations entre l’épargne nationale, l’épargne privée et l’épargne publique comprennent :

L’épargne nationale est obtenue en retranchant l’épargne publique de l’épargne privée.
L’épargne privée correspond au RNBD diminué des impôts et de la consommation.
L’épargne publique correspond aux recettes fiscales diminuées des dépenses publiques.
L’épargne nationale additionne l’épargne privée et l’épargne publique.
L’épargne publique se calcule comme les dépenses publiques moins les impôts.

L’épargne privée correspond au RNBD diminué des impôts et de la consommation. · L’épargne publique correspond aux recettes fiscales diminuées des dépenses publiques. · L’épargne nationale additionne l’épargne privée et l’épargne publique.

Explication

L’épargne nationale vérifie S=Sp+SgS=S_p+S_g. Les formules sont Sp=RNBD−T−CS_p=RNBD-T-C et Sg=T−GS_g=T-G : l’épargne privée soustrait les impôts et la consommation au RNBD, tandis que l’épargne publique soustrait les dépenses publiques aux recettes fiscales.

31. Une économie présente un compte courant défini par les échanges extérieurs et les revenus nets reçus. Quelles propositions sont exactes ?

La capacité de financement de la nation vérifie S=I+CCS=I+CC.
Le compte courant est égal aux importations diminuées des exportations et des revenus nets.
Le compte courant intègre les revenus primaires nets reçus du reste du monde.
Le compte courant inclut les exportations diminuées des importations.
Une hausse du compte courant accroît, toutes choses égales par ailleurs, l’épargne compatible avec l’investissement.

La capacité de financement de la nation vérifie $$S=I+CC$$. · Le compte courant intègre les revenus primaires nets reçus du reste du monde. · Le compte courant inclut les exportations diminuées des importations. · Une hausse du compte courant accroît, toutes choses égales par ailleurs, l’épargne compatible avec l’investissement.

Explication

Le compte courant vérifie CC=EX−IM+RPN+RSNCC=EX-IM+RPN+RSN, il comprend donc les exportations nettes et les revenus primaires nets reçus. La capacité de financement suit S=I+CCS=I+CC : à investissement inchangé, une hausse de CCCC correspond à une épargne nationale plus élevée. L’expression inversant les exportations et les importations est incorrecte.

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Qu'étudie scientifiquement la science économique ?

Le fonctionnement de l’économie.

Quelle discipline étudie la production, les échanges et la consommation ?

La science économique.

Quelle discipline est définie par Krugman et Robin en 2013 ?

La science économique.

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