QCM : Production et économie du spectacle vivant (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal d’une coproduction de spectacle ?

Organiser la diffusion d’un spectacle sans contribuer à sa création ou à son exploitation
Réunir des moyens financiers, techniques ou humains pour créer ou exploiter un spectacle
Partager les bénéfices et les pertes selon un contrat de société entre associés
Confier à un seul producteur le financement et toutes les décisions relatives au spectacle

Réunir des moyens financiers, techniques ou humains pour créer ou exploiter un spectacle

Explication

La coproduction consiste à regrouper plusieurs types de moyens afin de permettre la création ou l’exploitation d’un spectacle. Elle implique donc plusieurs contributeurs et ne se confond pas avec une production déléguée assumée par un seul responsable.

2. Quel taux de TVA s’applique à la location et au minimum garanti ?

3,5 %
20 %
2,1 %
5,5 %

20 %

Explication

La location et le minimum garanti sont soumis à une TVA de 20 %. Les taux réduits de 2,1 % et de 5,5 % concernent la billetterie selon le nombre de représentations.

3. Quelle caractéristique fait du Festival Off Avignon un rendez-vous majeur pour la diffusion des spectacles vivants ?

Il constitue une rencontre professionnelle itinérante organisée chaque année pendant un mois au printemps
Il constitue une cérémonie annuelle de remise de prix organisée pendant trois jours en septembre
Il constitue un réseau de salles permanentes consacré aux spectacles dramatiques durant l’hiver
Il constitue le plus grand marché français du spectacle vivant et se déroule pendant trois semaines en juillet

Il constitue le plus grand marché français du spectacle vivant et se déroule pendant trois semaines en juillet

Explication

Le Festival Off Avignon est présenté comme le plus grand marché du spectacle vivant en France et se tient pendant trois semaines en juillet. Il s’agit donc d’un temps fort de rencontre et de diffusion professionnelle, et non d’une cérémonie de récompenses.

4. Quel taux de TVA s’applique à la billetterie à partir de la 141e représentation ?

10 %
2,1 %
20 %
5,5 %

5,5 %

Explication

La billetterie bénéficie d’un taux de 2,1 % pour les 140 premières représentations, puis le taux passe à 5,5 % à partir de la 141e. Le taux de 20 % concerne la location et le minimum garanti.

5. Quelle responsabilité caractérise le producteur de spectacle ou l’entrepreneur de tournées ?

Il accueille le spectacle sans prendre en charge sa production
Il assume le coût du spectacle et emploie le plateau artistique
Il vend principalement le spectacle aux programmateurs
Il assure la billetterie sans employer les artistes

Il assume le coût du spectacle et emploie le plateau artistique

Explication

Le producteur supporte le coût du spectacle et est l’employeur du plateau artistique. La vente du spectacle aux programmateurs relève principalement du diffuseur, ce qui distingue sa fonction de celle du producteur.

6. Quelle mission relève principalement du diffuseur lors de la préparation d’une tournée ?

Concevoir la mise en scène, diriger les répétitions et encadrer les artistes
Contacter les programmateurs, négocier la cession, rédiger les contrats et organiser le planning
Gérer la billetterie, contrôler les entrées et assurer l’accueil quotidien du public
Contacter les médias, négocier les supports de communication et constituer la revue de presse

Contacter les programmateurs, négocier la cession, rédiger les contrats et organiser le planning

Explication

Le diffuseur travaille avec les programmateurs : il vend le spectacle, négocie le prix de cession et les conditions d’accueil, rédige les contrats et organise la tournée. Les relations avec les médias et la revue de presse relèvent plutôt de l’attaché de presse.

7. Quelle différence distingue la production déléguée de la production exécutive ?

La production déléguée diffuse les représentations, tandis que la production exécutive protège les droits moraux
La production déléguée organise la logistique, tandis que la production exécutive finance et assume le risque
La production déléguée finance, décide et assume le risque, tandis que la production exécutive gère et organise concrètement
La production déléguée fournit les artistes, tandis que la production exécutive fixe seule le prix des billets

La production déléguée finance, décide et assume le risque, tandis que la production exécutive gère et organise concrètement

Explication

La production déléguée porte le financement, les décisions et le risque financier du spectacle. La production exécutive prend en charge les tâches concrètes de gestion et de logistique, sans assumer cette même fonction décisionnelle et financière.

8. Quelle association entre taxe et type de spectacle est correcte ?

La taxe CNM concerne les spectacles dramatiques, tandis que la taxe ASTP concerne les spectacles de variétés
La taxe CNM concerne les spectacles chorégraphiques, tandis que la taxe ASTP concerne les spectacles de variétés
La taxe CNM concerne la billetterie des lieux, tandis que la taxe ASTP concerne les contrats de cession
La taxe CNM concerne les variétés, tandis que la taxe ASTP concerne les spectacles dramatiques, lyriques et chorégraphiques

La taxe CNM concerne les variétés, tandis que la taxe ASTP concerne les spectacles dramatiques, lyriques et chorégraphiques

Explication

La taxe CNM s’applique aux spectacles de variétés, tandis que la taxe ASTP concerne les spectacles dramatiques, lyriques et chorégraphiques. Ces taxes ne sont pas cumulables et leur taux est de 3,5 % sur la billetterie.

9. Quels résultats le théâtre privé a-t-il enregistrés en 2025 ?

8,3 millions de billets vendus, 51 739 levers de rideau et 9,19 millions d’euros de taxe
9,3 millions de billets vendus, 61 739 levers de rideau et 12,19 millions d’euros de taxe
9,3 millions de billets vendus, 61 739 levers de rideau et 10,19 millions d’euros de taxe
10,3 millions de billets vendus, 71 739 levers de rideau et 10,19 millions d’euros de taxe

9,3 millions de billets vendus, 61 739 levers de rideau et 10,19 millions d’euros de taxe

Explication

En 2025, le théâtre privé a vendu 9,3 millions de billets, organisé 61 739 levers de rideau et généré 10,19 millions d’euros de taxe. Les autres ensembles modifient au moins l’un de ces trois indicateurs.

10. Quelle différence caractérise le contrat de société en participation par rapport à une coproduction simple ?

La société en participation protège les droits moraux, tandis que la coproduction simple répartit les cachets artistiques
La société en participation organise la logistique, tandis que la coproduction simple assume le risque financier
La société en participation repose sur un apport sans partage, tandis que la coproduction simple partage bénéfices et pertes
La société en participation partage bénéfices et pertes, tandis que la coproduction simple repose sur un apport sans ce partage

La société en participation partage bénéfices et pertes, tandis que la coproduction simple repose sur un apport sans ce partage

Explication

Le contrat de société en participation prévoit un partage des bénéfices et des pertes entre associés. La coproduction simple repose sur un apport qui ne donne pas lieu à une participation aux bénéfices ni aux pertes.

11. Quel est le rôle des droits patrimoniaux pour un auteur ?

Ils déterminent les subventions publiques accordées à la production de son œuvre
Ils lui permettent de percevoir une compensation financière pour l’exploitation de son œuvre
Ils protègent ses intérêts personnels et non économiques liés à son identité
Ils organisent les conditions de travail des équipes artistiques et techniques

Ils lui permettent de percevoir une compensation financière pour l’exploitation de son œuvre

Explication

Les droits patrimoniaux donnent à l’auteur la possibilité de recevoir une compensation financière. La protection des intérêts personnels et non économiques relève du droit moral, et non des droits patrimoniaux.

12. Quelle combinaison d’activités permet d’assurer une production de spectacle cohérente ?

Une gestion commerciale centrée sur la billetterie et la communication
Une gestion technique consacrée aux décors, aux lumières et au son
Une gestion artistique limitée aux répétitions et aux représentations
Une gestion logistique, contractuelle, juridique, financière et humaine

Une gestion logistique, contractuelle, juridique, financière et humaine

Explication

La production associe plusieurs dimensions de gestion — logistique, contractuelle, juridique, financière et humaine — qui doivent être conduites de manière cohérente. Réduire la production à la seule technique ou à la seule billetterie omet des responsabilités essentielles.

13. Quelle stratégie peut contribuer à la rentabilité d’une structure privée de spectacle ?

Remplacer les partenariats privés par des critères d’émergence et de démocratisation
Concentrer la gestion sur la programmation sans diversifier les contrats ni les recettes
Associer mécénat, mutualisation, intégrations dans la chaîne de valeur et activités annexes
Limiter les contrats à une seule source de recettes et réduire les activités complémentaires

Associer mécénat, mutualisation, intégrations dans la chaîne de valeur et activités annexes

Explication

La recherche de rentabilité peut s’appuyer sur le mécénat ou le sponsoring, la mutualisation, les intégrations horizontale et verticale, la diversification des contrats et les activités annexes. Réduire les sources de revenus va à l’encontre de cette logique de diversification.

14. Quel contrat permet au lieu d’acheter le spectacle, d’encaisser la billetterie et d’en assurer la gestion ?

La coréalisation
La location
Le préachat
La cession

La cession

Explication

La cession est le contrat par lequel le lieu achète le spectacle et prend en charge sa gestion, notamment l’encaissement de la billetterie. En coréalisation, les recettes nettes sont partagées plutôt que remplacées par un prix d’achat.

15. Quelle répartition des structures employeuses correspond principalement aux différents acteurs du spectacle vivant ?

Les entreprises administrent les lieux publics, tandis que les associations financent les spectacles privés
Les entreprises exploitent les lieux, tandis que les associations produisent ou organisent les tournées
Les associations exploitent les lieux, tandis que les entreprises produisent ou organisent les tournées
Les associations assurent la diffusion, tandis que les entreprises emploient les techniciens municipaux

Les associations exploitent les lieux, tandis que les entreprises produisent ou organisent les tournées

Explication

Les associations sont principalement les structures employeuses des exploitants de lieux, tandis que les entreprises concernent les producteurs et entrepreneurs de tournées. Inverser ces rôles constitue la confusion la plus fréquente.

16. Quelle définition correspond à une subvention publique dans le spectacle vivant ?

Une contribution publique destinée à développer ou maintenir une action sans contrepartie directe
Une avance remboursable accordée par une banque pour financer une tournée
Une commission attribuée à un intermédiaire selon le prix de cession du spectacle
Un paiement versé par un lieu pour acheter un spectacle et encaisser sa billetterie

Une contribution publique destinée à développer ou maintenir une action sans contrepartie directe

Explication

Une subvention est une contribution versée par une autorité publique ou un organisme chargé d’une mission de service public afin de soutenir une action sans contrepartie directe. Un paiement lié à l’achat d’un spectacle correspond plutôt à une cession.

17. Quelle distinction décrit correctement les deux composantes des coûts artistiques ?

Le montage concerne le fonctionnement général et l’exploitation finance les bureaux
Le montage relève des diffuseurs et l’exploitation relève des employeurs artistiques
Le montage commence à la première représentation et l’exploitation couvre la création
Le montage couvre la création et l’exploitation commence à la première représentation

Le montage couvre la création et l’exploitation commence à la première représentation

Explication

Les coûts artistiques comprennent le montage, consacré à la création du spectacle, puis l’exploitation, qui débute à la première représentation. Les coûts de fonctionnement général appartiennent aux coûts de structure et ne définissent pas ces deux phases.

18. Quelle condition contribue à l’obtention du statut d’intermittent ?

Avoir cumulé 507 heures de formation et de répétition auprès d’un employeur reconnu
Avoir réalisé 12 représentations sur une saison pour une structure relevant d’une convention collective
Avoir travaillé 507 heures en CDI sur 24 mois auprès d’un employeur dans n’importe quel métier artistique
Avoir effectué au moins 507 heures de CDDU sur 12 mois auprès d’au moins deux employeurs habilités dans un métier éligible

Avoir effectué au moins 507 heures de CDDU sur 12 mois auprès d’au moins deux employeurs habilités dans un métier éligible

Explication

Le statut d’intermittent suppose notamment au moins 507 heures de CDDU sur 12 mois, auprès d’au moins deux employeurs habilités, dans un métier éligible. Un CDI, une simple activité de formation ou le nombre de représentations ne remplacent pas ces conditions.

19. Sur quelle base la rémunération des droits d’auteur peut-elle être calculée selon la formule la plus avantageuse ?

La jauge de la salle, le nombre de techniciens, ou la valeur du matériel employé
Les dépenses de communication, les frais de transport, ou le nombre de représentations prévues
Les recettes de billetterie, les sommes perçues par le producteur ou tourneur, ou le prix de cession
Le nombre de services effectués, la durée des répétitions, ou le montant des subventions publiques

Les recettes de billetterie, les sommes perçues par le producteur ou tourneur, ou le prix de cession

Explication

La rémunération peut être calculée, selon la formule la plus avantageuse, à partir des recettes de billetterie, de toutes les sommes reçues par le producteur ou le tourneur, ou du prix de cession payé par l’organisateur ou le diffuseur. Les autres critères concernent éventuellement l’organisation du spectacle, mais ne constituent pas les bases indiquées pour ce calcul.

20. Que désignent les coûts de structure, aussi appelés TOM ou COM ?

Les dépenses liées à la création et à l’exploitation d’un spectacle
Les dépenses de fonctionnement engagées avant toute activité artistique
Les frais directement associés à la première représentation
Les rémunérations versées aux artistes pendant les représentations

Les dépenses de fonctionnement engagées avant toute activité artistique

Explication

Les coûts de structure correspondent au fonctionnement général assumé avant toute activité artistique. Les dépenses de création, d’exploitation ou de représentation relèvent plutôt des coûts artistiques.

21. À quelles structures la CCNEAC et la CCNSVP s’appliquent-elles respectivement ?

La CCNEAC vise les structures privées non conventionnées, et la CCNSVP les établissements publics labellisés
La CCNEAC vise notamment les structures publiques, labellisées ou conventionnées, et la CCNSVP les autres structures privées
La CCNEAC concerne les producteurs de tournées, et la CCNSVP les exploitants associatifs de lieux
La CCNEAC régit les artistes intermittents, et la CCNSVP encadre les diffuseurs de spectacles

La CCNEAC vise notamment les structures publiques, labellisées ou conventionnées, et la CCNSVP les autres structures privées

Explication

La CCNEAC s’applique notamment aux structures publiques, labellisées ou conventionnées, tandis que la CCNSVP concerne les autres structures du spectacle vivant privé. Ces conventions se distinguent donc principalement par le type de structure employeuse.

22. Quelle licence correspond aux producteurs et aux entrepreneurs de tournées ?

La licence 2
La licence 3
La licence 1
La licence d’exploitation des lieux

La licence 2

Explication

La licence 2 concerne les producteurs et les entrepreneurs de tournées. La licence 1 vise les exploitants de lieux et la licence 3 les diffuseurs de spectacles.

23. Après déduction des taxes et des droits, comment la recette est-elle généralement répartie en coréalisation ?

La production reçoit la billetterie brute et rembourse ensuite les frais engagés par le lieu
Le lieu verse un prix fixe à la production et conserve ensuite la totalité de la billetterie
Le montant net est partagé entre le lieu et la production, souvent à parts égales
Le lieu conserve la recette nette et verse à la production un montant garanti par représentation

Le montant net est partagé entre le lieu et la production, souvent à parts égales

Explication

La coréalisation consiste à calculer une recette nette après retrait des taxes et des droits, puis à la partager entre le lieu et la production, souvent selon un partage de 50/50. Un prix fixe payé par le lieu relève plutôt de la cession.

24. Quelle différence caractérise principalement les structures publiques et les structures privées du spectacle ?

Les structures publiques développent des activités commerciales, tandis que les structures privées défendent le répertoire national
Les structures publiques recherchent la rentabilité, tandis que les structures privées défendent prioritairement la démocratisation
Les structures publiques poursuivent des objectifs de politique culturelle, tandis que les structures privées recherchent la rentabilité
Les structures publiques privilégient le sponsoring, tandis que les structures privées soutiennent principalement l’émergence artistique

Les structures publiques poursuivent des objectifs de politique culturelle, tandis que les structures privées recherchent la rentabilité

Explication

Les structures publiques répondent à des critères d’émergence, de répertoire, de démocratisation et de décentralisation, alors que les structures privées visent principalement la rentabilité. La confusion fréquente consiste à attribuer cette priorité financière aux structures publiques.

25. Dans un contrat de location, quelle répartition des responsabilités caractérise l’exploitation du spectacle ?

Le lieu achète le spectacle, encaisse la billetterie et prend en charge toute sa gestion
La production apporte le spectacle et récupère la billetterie, tandis que le lieu fournit principalement la salle et son fonctionnement
La production et le lieu partagent la billetterie nette après déduction des taxes et des droits
Le lieu apporte le spectacle et récupère la billetterie, tandis que la production fournit principalement la salle et son fonctionnement

La production apporte le spectacle et récupère la billetterie, tandis que le lieu fournit principalement la salle et son fonctionnement

Explication

Dans une location, la production fournit le spectacle et conserve les recettes de billetterie, tandis que le lieu met surtout à disposition la salle et les moyens nécessaires à son fonctionnement. Le partage de la recette nette correspond plutôt à la coréalisation, tandis que l’achat du spectacle caractérise la cession.

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Qui est responsable du spectacle et emploie le plateau artistique ?

Le producteur de spectacle ou entrepreneur de tournées.

Quelles gestions associe la production d’un spectacle ?

Gestion logistique, contractuelle, juridique, financière et humaine.

Que sont les coûts de structure ou TOM ?

Dépenses de fonctionnement avant toute activité artistique.

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