QCM : Régulation économique et politiques publiques — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle intervention relève principalement de la fonction d’allocation de l’État ?

Verser une prestation pour réduire les écarts de revenus
Fixer un objectif de stabilité générale des prix
Soutenir la demande afin de limiter le chômage
Subventionner une activité pour orienter les facteurs de production

Subventionner une activité pour orienter les facteurs de production

Explication

La fonction d’allocation oriente les facteurs de production en encourageant ou en décourageant certaines activités. La réduction des écarts de revenus relève plutôt de la fonction de redistribution.

2. Quel est l’objectif central de la fonction de redistribution ?

Orienter les facteurs de production vers certaines activités
Maintenir le plein-emploi et la stabilité des prix
Corriger la répartition spontanée des revenus et des richesses
Déterminer les prix selon les variations de l’offre et de la demande

Corriger la répartition spontanée des revenus et des richesses

Explication

La redistribution cherche à rendre la répartition des revenus et des richesses plus conforme à ce que la société considère comme juste. L’orientation des facteurs de production correspond à la fonction d’allocation.

3. Une politique visant à réduire le chômage tout en contenant la hausse générale des prix relève de quelle fonction économique de l’État ?

La fonction de stabilisation
La fonction d’allocation
La fonction de propriété publique
La fonction de redistribution

La fonction de stabilisation

Explication

La fonction de stabilisation vise le plein-emploi des facteurs de production, notamment du travail, ainsi que la stabilité des prix. La redistribution porte sur les revenus et les richesses, et l’allocation sur les facteurs de production.

4. Quelle caractéristique correspond à une économie de marché ?

Les entreprises recherchent principalement un objectif de service public
Les prix fluctuent principalement selon l’offre et la demande
Les prix sont fixés principalement par les autorités publiques
Les moyens de production appartiennent principalement à l’État

Les prix fluctuent principalement selon l’offre et la demande

Explication

Dans une économie de marché, les prix résultent principalement de la confrontation de l’offre et de la demande, tandis que les moyens de production sont privés. La fixation administrative des prix caractérise davantage une économie administrée.

5. Quel rôle l’État joue-t-il dans une économie de marché ?

Il fixe directement chaque prix en fonction des objectifs nationaux
Il supprime la recherche de profit dans les décisions des producteurs
Il établit les règles et protège les agents contre les abus
Il remplace les entreprises privées dans la plupart des activités

Il établit les règles et protège les agents contre les abus

Explication

L’État définit le cadre institutionnel, garantit les droits et protège les individus afin de favoriser le fonctionnement du marché. Ces missions ne consistent pas à remplacer les agents privés ni à administrer chaque prix.

6. Quelle conception de l’intervention publique est associée à John Maynard Keynes ?

Orienter les facteurs de production par des taxes et des subventions
Corriger les inégalités de revenus par une redistribution des richesses
Laisser les mécanismes privés conduire la croissance sans intervention publique
Stabiliser l’économie autour du plein-emploi et réguler la croissance

Stabiliser l’économie autour du plein-emploi et réguler la croissance

Explication

Pour Keynes, l’État doit intervenir afin de stabiliser le système autour du plein-emploi et de réguler la croissance économique. L’idée d’un marché laissé au libre jeu des mécanismes privés correspond à une conception opposée à cette approche.

7. Comment peut-on définir une politique économique ?

Une répartition spontanée des revenus entre les agents économiques
Une série de décisions privées destinées à maximiser les profits
Un mécanisme automatique reliant les prix à l’offre et à la demande
Un ensemble de décisions publiques destinées à orienter l’économie

Un ensemble de décisions publiques destinées à orienter l’économie

Explication

La politique économique regroupe les décisions prises par les pouvoirs publics pour orienter l’économie vers une situation jugée souhaitable. Les décisions privées de maximisation du profit ne constituent pas, à elles seules, une politique économique.

8. Quelle distinction caractérise les politiques économiques de court terme et de long terme ?

Le court terme améliore la compétitivité, tandis que le long terme régule les fluctuations conjoncturelles
Le court terme réduit les inégalités, tandis que le long terme contrôle principalement les prix
Le court terme stabilise la conjoncture, tandis que le long terme transforme durablement l’économie
Le court terme protège l’environnement, tandis que le long terme vise principalement le plein-emploi

Le court terme stabilise la conjoncture, tandis que le long terme transforme durablement l’économie

Explication

Les politiques de court terme cherchent à stabiliser la conjoncture, notamment par la croissance, le plein-emploi et la stabilité des prix. Les politiques de long terme visent une croissance durable, la réduction des inégalités et la préservation de l’environnement.

9. Quels sont les deux principaux déséquilibres économiques auxquels l’État cherche à répondre ?

La hausse des profits et la progression de l’épargne
Le déficit commercial et la baisse des salaires
L’inflation et le chômage
La déflation et l’excédent budgétaire

L’inflation et le chômage

Explication

L’inflation et le chômage sont les principaux déséquilibres auxquels les politiques économiques cherchent à répondre. L’inflation désigne une hausse générale des prix, tandis que le chômage concerne l’absence d’emploi pour une partie de la population active.

10. Quelle distinction caractérise le mieux les politiques conjoncturelles et les politiques structurelles ?

Les premières améliorent l’offre à long terme, tandis que les secondes soutiennent la demande à court terme.
Les premières concernent les entreprises, tandis que les secondes concernent les administrations publiques.
Les premières répondent aux déséquilibres à court terme, tandis que les secondes améliorent l’économie à long terme.
Les premières visent la stabilité des prix, tandis que les secondes fixent les taux directeurs.

Les premières répondent aux déséquilibres à court terme, tandis que les secondes améliorent l’économie à long terme.

Explication

Les politiques conjoncturelles cherchent à corriger rapidement les déséquilibres économiques, alors que les politiques structurelles transforment durablement le fonctionnement de l’économie. L’idée selon laquelle les politiques structurelles soutiennent la demande à court terme inverse cette distinction.

11. Laquelle de ces mesures relève d’une politique conjoncturelle ?

Un soutien à l’innovation destiné à renforcer l’offre future.
Une réforme industrielle visant à transformer l’appareil productif.
Une modification des taux directeurs pour influencer l’activité économique.
Un programme de formation destiné à améliorer durablement les compétences.

Une modification des taux directeurs pour influencer l’activité économique.

Explication

La politique monétaire agit sur la conjoncture et fait partie des politiques conjoncturelles, comme la politique budgétaire. La formation, la politique industrielle et l’innovation relèvent plutôt de politiques structurelles orientées vers le long terme.

12. Quels instruments la politique budgétaire mobilise-t-elle pour agir sur la conjoncture ?

Les dépenses publiques, la fiscalité et la dette publique.
La formation professionnelle, l’innovation et la politique industrielle.
Les salaires privés, les importations et les taux de change.
Les taux directeurs, les réserves bancaires et le refinancement.

Les dépenses publiques, la fiscalité et la dette publique.

Explication

La politique budgétaire agit par les dépenses publiques, les prélèvements fiscaux et la dette publique. Les taux directeurs et le refinancement sont principalement des instruments de la politique monétaire.

13. Quel enchaînement décrit une politique budgétaire expansionniste destinée à réduire le chômage ?

Elle stimule la demande, ce qui peut soutenir l’investissement, la croissance et l’emploi.
Elle réduit la demande, ce qui limite l’investissement et ralentit la progression des prix.
Elle augmente les taux directeurs, ce qui renchérit les emprunts des banques commerciales.
Elle diminue les dépenses publiques, ce qui réduit directement les besoins de financement.

Elle stimule la demande, ce qui peut soutenir l’investissement, la croissance et l’emploi.

Explication

Une politique budgétaire expansionniste stimule la consommation et l’investissement afin de soutenir la croissance et de lutter contre le chômage. La hausse des taux directeurs appartient à la politique monétaire et produit un effet de renchérissement du crédit.

14. Dans quelle situation une politique budgétaire restrictive est-elle particulièrement appropriée ?

Lorsque la banque centrale veut diminuer le coût du refinancement bancaire.
Lorsque l’État veut freiner la demande globale pour réduire l’inflation.
Lorsque les entreprises veulent accroître leur capacité de production future.
Lorsque l’État veut stimuler la demande globale pour accélérer la croissance.

Lorsque l’État veut freiner la demande globale pour réduire l’inflation.

Explication

Une politique budgétaire restrictive freine la demande globale et peut contribuer à réduire l’inflation ou l’endettement public. La diminution du coût du refinancement bancaire relève d’une baisse des taux directeurs, donc de la politique monétaire.

15. Quelle institution définit la politique monétaire de la zone euro et quel est son objectif principal ?

La Commission européenne, avec pour objectif principal la hausse des dépenses publiques.
Chaque gouvernement national, avec pour objectif principal l’équilibre de son budget.
La Banque centrale européenne, avec pour objectif principal la stabilité des prix.
Les banques commerciales, avec pour objectif principal l’augmentation de leurs bénéfices.

La Banque centrale européenne, avec pour objectif principal la stabilité des prix.

Explication

Dans la zone euro, la Banque centrale européenne définit la politique monétaire et vise principalement la stabilité des prix. Les budgets publics relèvent des États, tandis que les banques commerciales appliquent les conditions de financement plutôt qu’elles ne définissent la politique monétaire.

16. Quel objectif d’inflation moyen la BCE s’est-elle fixé ?

Un taux d’inflation moyen inférieur à 1 %.
Un taux d’inflation moyen ne dépassant pas 2 %.
Un taux d’inflation moyen supérieur à 5 %.
Un taux d’inflation moyen proche de 4 %.

Un taux d’inflation moyen ne dépassant pas 2 %.

Explication

La BCE a fixé comme objectif un taux d’inflation moyen ne dépassant pas 2 %. Les autres seuils proposés ne correspondent pas à l’objectif indiqué pour la zone euro.

17. Quel effet une baisse des taux directeurs de la BCE peut-elle produire sur l’économie ?

Elle réduit les dépenses publiques et diminue directement le déficit de l’État.
Elle réduit le coût du refinancement bancaire et peut faciliter le crédit.
Elle accroît la fiscalité et ralentit mécaniquement la consommation des ménages.
Elle augmente le coût du refinancement bancaire et restreint l’accès au crédit.

Elle réduit le coût du refinancement bancaire et peut faciliter le crédit.

Explication

Des taux directeurs plus bas rendent le refinancement des banques moins coûteux, ce qui peut faciliter les prêts et soutenir l’activité. L’augmentation du coût du refinancement correspond plutôt à une hausse des taux directeurs.

18. Quel objectif principal les critères de convergence prévus par le traité de Maastricht de 1992 poursuivent-ils ?

Fixer les règles définitives du Pacte de stabilité et de croissance
Uniformiser les niveaux de fiscalité appliqués dans tous les États membres
Transférer la politique budgétaire nationale à la Banque centrale européenne
Rapprocher les performances économiques et budgétaires des États membres

Rapprocher les performances économiques et budgétaires des États membres

Explication

Le traité de Maastricht établit des critères destinés à favoriser la convergence économique et budgétaire entre les États membres. Le Pacte de stabilité et de croissance intervient ensuite avec le traité d’Amsterdam.

19. Quel rôle le traité d’Amsterdam de 1997 attribue-t-il au Pacte de stabilité et de croissance ?

Confier à la BCE la gestion des budgets nationaux des États membres
Définir les critères initiaux nécessaires à la convergence économique
Coordonner les politiques budgétaires et prévenir les déficits excessifs
Remplacer les critères budgétaires par une coordination des politiques fiscales

Coordonner les politiques budgétaires et prévenir les déficits excessifs

Explication

Le traité d’Amsterdam ajoute le Pacte de stabilité et de croissance, entré en vigueur en 2000, pour coordonner les politiques budgétaires de la zone euro et limiter les déficits excessifs. Les critères initiaux de convergence relèvent du traité de Maastricht.

20. Un État membre présente une dette publique équivalant à 65 % de son PIB. Quelle règle de convergence est alors dépassée ?

La règle monétaire imposant une inflation inférieure à 2 %
La limite de déficit public fixée à 3 % du PIB
La limite d’endettement fixée à 60 % du PIB
La règle budgétaire imposant un équilibre annuel des comptes publics

La limite d’endettement fixée à 60 % du PIB

Explication

Les critères de convergence retiennent un plafond d’endettement public égal à 60 % du PIB. Le seuil de 3 % concerne le déficit public et non le niveau de dette.

21. Quelle répartition des compétences caractérise les politiques budgétaire et monétaire dans la zone euro ?

La BCE conduit les budgets nationaux, tandis que chaque État fixe la monnaie commune
Le Pacte fixe la politique monétaire, tandis que les États renoncent à leur politique budgétaire
Les États conduisent leur budget sous contrainte du Pacte, tandis que la BCE définit la politique monétaire
Les États définissent ensemble la monnaie, tandis que la BCE contrôle les dépenses publiques

Les États conduisent leur budget sous contrainte du Pacte, tandis que la BCE définit la politique monétaire

Explication

La politique budgétaire demeure de la responsabilité de chaque État, mais elle doit respecter le Pacte de stabilité et de croissance. Dans la zone euro, la politique monétaire est définie par la BCE.

22. Laquelle de ces situations illustre une limite de la politique budgétaire plutôt qu’un instrument d’intervention économique ?

Une hausse des taux qui réduit l’investissement privé après une dépense publique accrue
Une baisse d’impôt destinée à stimuler la consommation des ménages
Une réduction des prélèvements visant à soutenir le revenu disponible
Une augmentation des dépenses publiques consacrée aux infrastructures

Une hausse des taux qui réduit l’investissement privé après une dépense publique accrue

Explication

L’effet d’éviction constitue une limite budgétaire lorsqu’une intervention publique réduit l’investissement privé, notamment par la hausse des taux. Les autres situations décrivent des instruments de politique budgétaire.

23. Pourquoi une politique budgétaire strictement fondée sur la règle des 3 % peut-elle devenir trop restrictive ?

Elle peut empêcher la banque centrale de définir les taux d’intérêt de la zone euro
Elle peut accroître les importations lorsque les États coordonnent leurs dépenses publiques
Elle peut provoquer une hausse automatique de la demande lorsque les prix progressent rapidement
Elle peut freiner la demande lorsque la croissance est faible et l’inflation presque nulle

Elle peut freiner la demande lorsque la croissance est faible et l’inflation presque nulle

Explication

Lorsque la croissance est faible et l’inflation proche de zéro, respecter mécaniquement la limite de 3 % peut imposer une réduction des dépenses ou une hausse des prélèvements qui pèse sur l’activité. Les autres propositions ne décrivent pas cette limite de la règle budgétaire.

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Qu'impose la fonction d'allocation selon R. Musgrave (1959) ?

Elle permet à l'État d'influencer la répartition des facteurs de production.

Comment l'État encourage-t-il certaines activités dans la fonction d'allocation ?

Par des subventions.

Comment l'État décourage-t-il certaines activités dans la fonction d'allocation ?

Par des taxes.

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