QCM : Régulation, innovation et théorie de la firme (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’individualisme méthodologique explique-t-il les phénomènes économiques ?

En les rapportant aux fluctuations générales des marchés
En les reliant aux décisions individuelles des agents
En les déduisant des institutions collectives existantes
En les expliquant par les préférences culturelles dominantes

En les reliant aux décisions individuelles des agents

Explication

L’individualisme méthodologique part des choix et des décisions des agents pour comprendre les phénomènes économiques. L’analyse des institutions ou des tendances globales peut compléter cette approche, mais ne constitue pas son principe de départ.

2. Que signifie la décroissance de l’utilité marginale lorsqu’un consommateur acquiert des unités supplémentaires d’un bien ?

La satisfaction totale correspond à la satisfaction de la dernière unité
La satisfaction de chaque unité supplémentaire reste constamment identique
La satisfaction de chaque unité supplémentaire finit par diminuer
La satisfaction totale disparaît dès la première unité consommée

La satisfaction de chaque unité supplémentaire finit par diminuer

Explication

L’utilité marginale concerne la satisfaction apportée par une unité supplémentaire et peut diminuer, voire devenir négative. La satisfaction totale, en revanche, additionne les satisfactions de toutes les unités consommées.

3. Quelle hypothèse caractérise l’homo economicus dans l’analyse marginaliste ?

Il prend ses décisions sous l’effet principal des normes sociales
Il privilégie l’équité collective dans chacune de ses décisions
Il reproduit ses habitudes sans examiner les résultats possibles
Il cherche rationnellement à maximiser son utilité ou son profit

Il cherche rationnellement à maximiser son utilité ou son profit

Explication

L’homo economicus est présenté comme un agent capable d’analyser et d’anticiper les situations afin de maximiser sa satisfaction, son utilité ou son profit. La reproduction des habitudes dans un contexte stable renvoie plutôt à la rationalité limitée.

4. Comment les marginalistes définissent-ils le bien-être social ?

Comme l’égalité des satisfactions obtenues par les consommateurs
Comme le niveau maximal de production atteint par les entreprises
Comme une redistribution identique des revenus entre les ménages
Comme la somme du surplus du producteur et du consommateur

Comme la somme du surplus du producteur et du consommateur

Explication

Dans l’approche marginaliste, le bien-être social est mesuré par l’addition du surplus du producteur et du surplus du consommateur. Cette définition ne coïncide pas nécessairement avec une conception de l’équité fondée sur la redistribution.

5. Selon Herbert Simon, comment la rationalité limitée se manifeste-t-elle dans des environnements différents ?

Les individus maximisent leur profit dans un contexte stable et ignorent les changements dans un contexte instable
Les individus suivent leurs routines dans un contexte stable et réfléchissent davantage dans un contexte instable
Les individus délibèrent autant dans chaque contexte et appliquent des règles identiques
Les individus abandonnent leurs habitudes dans un contexte stable et les renforcent dans un contexte instable

Les individus suivent leurs routines dans un contexte stable et réfléchissent davantage dans un contexte instable

Explication

Pour Herbert Simon, les individus reproduisent leurs routines lorsque l’environnement est stable et mobilisent davantage leur réflexion lorsqu’il devient instable. Cette conception s’écarte du modèle d’un agent disposant d’une capacité illimitée d’analyse.

6. À quelle condition l’équilibre de marché est-il atteint ?

Lorsque les producteurs obtiennent le surplus maximal
Lorsque la demande dépasse la capacité de production
Lorsque la quantité offerte égale la quantité demandée
Lorsque le prix de vente égale le coût de production

Lorsque la quantité offerte égale la quantité demandée

Explication

L’équilibre de marché correspond à l’égalité entre la quantité offerte et la quantité demandée, représentée par l’intersection des courbes d’offre et de demande. L’égalité entre prix et coût ou la maximisation du surplus du producteur ne définit pas directement cet équilibre.

7. Quelle différence distingue le surplus du consommateur du surplus du producteur ?

Le premier évalue le profit de l’entreprise, le second évalue la satisfaction totale du consommateur
Le premier compare la disposition à payer au prix d’équilibre, le second compare le prix de vente au coût de production
Le premier mesure la quantité demandée, le second mesure la quantité offerte sur le marché
Le premier compare le coût de production au prix de vente, le second compare le prix d’équilibre à la disposition à payer

Le premier compare la disposition à payer au prix d’équilibre, le second compare le prix de vente au coût de production

Explication

Le surplus du consommateur correspond à l’écart entre ce qu’il aurait accepté de payer et le prix d’équilibre, tandis que celui du producteur correspond à l’écart entre le prix de vente et le coût de production. Inverser ces deux références constitue la confusion principale entre les deux notions.

8. Que mesure l’élasticité-prix de la demande ?

La réaction du prix à une variation de la quantité offerte
La réaction de la quantité demandée à une variation du prix
La réaction de la quantité demandée à une variation du revenu
La réaction du revenu à une variation du prix

La réaction de la quantité demandée à une variation du prix

Explication

L’élasticité-prix relie le taux de variation de la quantité demandée au taux de variation du prix. L’élasticité-revenu concerne, elle, la réaction de la demande à une variation du revenu.

9. Si l’élasticité-prix de la demande vaut 2, quelle conséquence entraîne une hausse du prix de 10 % ?

La quantité demandée augmente de 5 %
La quantité demandée diminue de 5 %
La quantité demandée diminue de 20 %
La quantité demandée augmente de 20 %

La quantité demandée diminue de 20 %

Explication

Une élasticité de 2 signifie que la variation de la quantité est deux fois celle du prix en valeur absolue : une hausse de 10 % provoque donc une baisse de 20 %. Le signe de la relation est généralement négatif pour une demande, car prix et quantité demandée évoluent en sens inverse.

10. Comment qualifier une demande dont l’élasticité-prix est égale à 1,5 ?

Elle est élastique
Elle est parfaitement rigide
Elle est indépendante du prix
Elle est inélastique

Elle est élastique

Explication

Une demande est dite élastique lorsque son élasticité est supérieure à 1, car la quantité réagit proportionnellement davantage que le prix. Une élasticité inférieure à 1 caractériserait une demande inélastique.

11. Comment calcule-t-on le coût marginal d’une production supplémentaire ?

En rapportant la recette totale au nombre d’unités vendues
En divisant la variation du coût total par la quantité supplémentaire produite
En additionnant les coûts fixes et les coûts variables moyens
En divisant le coût total par la quantité totale produite

En divisant la variation du coût total par la quantité supplémentaire produite

Explication

Le coût marginal mesure le coût de l’unité supplémentaire et se calcule par le rapport entre la variation du coût total et la production additionnelle. Le rapport du coût total à la quantité totale correspond plutôt au coût moyen.

12. Pourquoi l’offre est-elle généralement croissante avec le prix ?

Parce qu’un prix de vente plus élevé incite les entreprises à produire davantage
Parce qu’une production accrue diminue toujours le coût de chaque unité
Parce qu’une hausse du prix accroît directement la demande des ménages
Parce qu’un prix de vente plus élevé réduit mécaniquement les coûts fixes

Parce qu’un prix de vente plus élevé incite les entreprises à produire davantage

Explication

Lorsque le prix de vente augmente, produire davantage devient généralement plus intéressant pour les entreprises, ce qui accroît la quantité offerte. Une hausse du prix ne modifie pas mécaniquement les coûts fixes et ne concerne pas directement la demande des ménages.

13. Que signifie la décroissance de la productivité marginale lorsque les autres facteurs restent fixes ?

La production totale diminue dès l’ajout d’une unité de facteur
L’apport d’une unité supplémentaire d’un facteur finit par diminuer
Le coût de l’unité supplémentaire produite finit par diminuer
La quantité de facteurs fixes augmente avec chaque unité ajoutée

L’apport d’une unité supplémentaire d’un facteur finit par diminuer

Explication

La productivité marginale décroissante signifie que chaque unité additionnelle d’un facteur apporte finalement un supplément de production plus faible. Le coût de l’unité supplémentaire relève du coût marginal, qui est une notion différente.

14. Quelle distinction oppose correctement coûts fixes et coûts variables à court terme ?

Les coûts fixes égalisent la recette marginale, tandis que les coûts variables déterminent l’optimum technique
Les coûts fixes évoluent avec la production, tandis que les coûts variables restent indépendants d’elle
Les coûts fixes ne dépendent pas de la production, tandis que les coûts variables évoluent avec elle
Les coûts fixes correspondent aux unités supplémentaires, tandis que les coûts variables mesurent le coût moyen

Les coûts fixes ne dépendent pas de la production, tandis que les coûts variables évoluent avec elle

Explication

À court terme, les coûts fixes restent indépendants de la quantité produite, alors que les coûts variables changent avec le niveau de production. Le coût marginal et l’optimum technique sont des notions distinctes de cette classification.

15. Quelle condition caractérise l’optimum économique d’une entreprise ?

Le coût total est indépendant de la production
Le coût moyen atteint son niveau minimal
La recette totale est égale au coût fixe
Le coût marginal est égal à la recette marginale

Le coût marginal est égal à la recette marginale

Explication

L’optimum économique est atteint lorsque le coût marginal égale la recette marginale, ce qui détermine le niveau de production pertinent pour l’entreprise. Le minimum du coût moyen correspond à l’optimum technique, et non à l’optimum économique.

16. Quelles sont les cinq conditions réunies par le modèle de concurrence pure et parfaite ?

Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs
Atomicité, diversité des produits, contrôle des prix, transparence et mobilité des facteurs
Quelques offreurs, homogénéité, libre entrée et sortie, information partielle et capitaux fixes
Atomicité, différenciation, barrières à l’entrée, transparence et spécialisation des facteurs

Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence et mobilité des facteurs

Explication

Le modèle associe l’atomicité, l’homogénéité, la libre entrée et sortie, la transparence ainsi que la mobilité des facteurs. La diversité des produits et l’information partielle ne correspondent pas aux conditions de ce modèle.

17. Comment reconnaître une situation d’optimum de Pareto ?

Améliorer la situation d’un agent détériore celle d’au moins un autre agent
Redistribuer les revenus garantit une allocation efficace des ressources
Réduire les inégalités améliore la situation de chaque agent concerné
Accroître la production améliore simultanément la situation de tous les agents

Améliorer la situation d’un agent détériore celle d’au moins un autre agent

Explication

Un optimum de Pareto est atteint lorsqu’aucune amélioration pour une personne n’est possible sans dégrader la situation d’une autre. Cette définition ne garantit pas une répartition équitable des ressources.

18. Quelle situation illustre le mieux une externalité ?

Un producteur réduit sa production après avoir observé une baisse de la demande
Un consommateur achète un produit dont le prix reflète les coûts de fabrication
Une usine impose une pollution à des riverains sans que ce coût soit pris en compte dans son prix
Une entreprise augmente son prix après une hausse du coût de ses matières premières

Une usine impose une pollution à des riverains sans que ce coût soit pris en compte dans son prix

Explication

Une externalité survient lorsqu’une décision économique affecte d’autres agents sans que cet effet soit intégré par le marché. Une variation du prix ou de la production liée au fonctionnement normal du marché ne constitue pas nécessairement une externalité.

19. Dans quelle situation une entreprise dispose-t-elle d’un pouvoir de marché plus important ?

Lorsque la demande qui lui est adressée réagit peu aux variations de son prix
Lorsque ses clients changent facilement de fournisseur après une hausse de prix
Lorsque les consommateurs disposent d’informations précises sur toutes les offres
Lorsque de nombreux produits substituables sont proposés par ses concurrents

Lorsque la demande qui lui est adressée réagit peu aux variations de son prix

Explication

Le pouvoir de marché augmente lorsque l’entreprise fait face à une demande peu élastique, car elle peut davantage influencer le prix. La présence de substituts nombreux rend généralement la demande plus sensible au prix.

20. Quelle distinction décrit correctement les différenciations horizontale et verticale ?

L’horizontale repose sur les goûts à prix égal, tandis que la verticale concerne des qualités et des prix différents
L’horizontale concerne la qualité à prix différents, tandis que la verticale repose sur les goûts à prix égal
L’horizontale désigne des produits identiques à prix différents, tandis que la verticale concerne leur lieu de vente
L’horizontale repose sur des coûts différents, tandis que la verticale concerne des produits similaires vendus au même prix

L’horizontale repose sur les goûts à prix égal, tandis que la verticale concerne des qualités et des prix différents

Explication

La différenciation horizontale renvoie à des préférences différentes entre produits proposés au même prix, tandis que la différenciation verticale oppose des niveaux de qualité et des prix différents. Confondre goût et qualité inverse les deux notions.

21. Pourquoi la différenciation des produits peut-elle limiter une guerre des prix ?

Elle transforme les dépenses publicitaires en coûts récupérables lors de la sortie
Elle supprime les préférences des consommateurs et stabilise automatiquement les ventes
Elle rend les produits identiques et pousse les entreprises à aligner leurs tarifs
Elle donne aux entreprises des positions distinctes qui réduisent la concurrence directe par les prix

Elle donne aux entreprises des positions distinctes qui réduisent la concurrence directe par les prix

Explication

La différenciation crée des positions distinctes sur le marché, ce qui permet aux entreprises d’éviter une rivalité fondée principalement sur la baisse des prix. Elle ne rend pas les produits identiques et ne supprime pas les préférences des consommateurs.

22. Quel exemple correspond à un coût irrécupérable lors de l’entrée sur un marché ?

Une machine standard pouvant être facilement revendue ou utilisée dans un autre secteur
Une matière première pouvant être revendue à une autre entreprise après la fermeture
Un salaire versé chaque mois et ajusté en fonction du niveau de production
Une campagne publicitaire dont la dépense ne peut pas être récupérée en quittant le marché

Une campagne publicitaire dont la dépense ne peut pas être récupérée en quittant le marché

Explication

Un coût irrécupérable est une dépense engagée pour entrer sur un marché qui ne peut pas être récupérée lors de la sortie, comme certaines publicités. Une machine facilement reconvertible ou revendable constitue plutôt un coût récupérable.

23. Dans quelle condition les néoclassiques peuvent-ils juger un monopole acceptable ?

Lorsqu’il réduit le pouvoir d’achat des consommateurs par des prix élevés
Lorsqu’il empêche l’arrivée de concurrents potentiels sur le marché
Lorsqu’il différencie ses produits afin de limiter la comparaison des prix
Lorsqu’il est plus efficace que les structures de marché alternatives

Lorsqu’il est plus efficace que les structures de marché alternatives

Explication

Pour les néoclassiques, un monopole peut être acceptable s’il présente une efficacité supérieure aux autres structures de marché. Les autorités concurrentielles restent toutefois préoccupées par le risque de réduction du pouvoir d’achat.

24. Que désigne une asymétrie d’information dans un échange ?

Une situation où les parties ne disposent pas des mêmes informations sur le bien ou le comportement futur de l’autre
Une situation où les parties disposent des mêmes informations mais négocient des prix différents
Une situation où un marché rassemble plusieurs vendeurs proposant des biens parfaitement identiques
Une situation où un contrat interdit aux parties de modifier leurs décisions après la transaction

Une situation où les parties ne disposent pas des mêmes informations sur le bien ou le comportement futur de l’autre

Explication

L’asymétrie d’information existe lorsque les parties possèdent des informations différentes sur les caractéristiques du bien ou sur le comportement futur de leur partenaire. Une simple différence de prix ne suffit pas à définir cette asymétrie.

25. Quelle distinction oppose correctement la sélection adverse et l’aléa moral ?

La sélection adverse apparaît lorsque les deux parties coopèrent, tandis que l’aléa moral apparaît lors d’une négociation sans contrat
La sélection adverse concerne une qualité cachée avant le contrat, tandis que l’aléa moral concerne une action cachée après le contrat
La sélection adverse concerne une action cachée après le contrat, tandis que l’aléa moral concerne une qualité cachée avant le contrat
La sélection adverse concerne un prix observable avant l’échange, tandis que l’aléa moral concerne une qualité connue après la vente

La sélection adverse concerne une qualité cachée avant le contrat, tandis que l’aléa moral concerne une action cachée après le contrat

Explication

La sélection adverse provient d’une caractéristique non observable avant l’échange, alors que l’aléa moral vient d’un comportement difficile à observer après la conclusion du contrat. La distinction repose donc sur le moment où l’information devient cachée.

26. Pourquoi le marché des voitures d’occasion étudié par Akerlof peut-il aboutir à un résultat sous-optimal ?

Les vendeurs connaissent mal la qualité, ce qui conduit les acheteurs à proposer des prix excessifs
Les acheteurs évaluent mal la qualité, ce qui risque d’écarter les voitures de bonne qualité du marché
Les acheteurs et les vendeurs disposent d’informations identiques, ce qui bloque les échanges de qualité
Les voitures de bonne qualité deviennent plus nombreuses, ce qui élimine progressivement les véhicules médiocres

Les acheteurs évaluent mal la qualité, ce qui risque d’écarter les voitures de bonne qualité du marché

Explication

Dans le modèle d’Akerlof, la qualité cachée avant la vente empêche les acheteurs de distinguer correctement les véhicules, ce qui peut inciter les vendeurs de bonnes voitures à se retirer. Il s’agit d’un problème de sélection adverse, et non d’une action cachée après la vente.

27. Pourquoi le dilemme du prisonnier peut-il conduire à un résultat inférieur à celui de la coopération ?

Les participants disposent d’informations parfaitement partagées et coordonnent leurs stratégies efficacement
Les décisions individuelles non coordonnées produisent un équilibre non coopératif défavorable aux participants
La coopération entre les participants empêche chaque individu de choisir sa meilleure réponse personnelle
L’équilibre non coopératif améliore la situation de chaque participant par rapport à la coopération

Les décisions individuelles non coordonnées produisent un équilibre non coopératif défavorable aux participants

Explication

Dans le dilemme du prisonnier, les décisions individuelles non coordonnées peuvent conduire à un équilibre non coopératif moins favorable que la coopération. La rationalité individuelle ne garantit donc pas le meilleur résultat collectif.

28. Pourquoi le métayage peut-il réduire l’effort de l’agriculteur et l’investissement dans l’exploitation ?

Le contrat garantit à l’agriculteur un revenu indépendant de la récolte obtenue
La concurrence entre exploitants empêche l’agriculteur d’accéder aux ressources nécessaires
Le partage moitié-moitié diminue la part du rendement conservée par l’agriculteur
Le propriétaire assume seul les risques et interdit toute dépense productive

Le partage moitié-moitié diminue la part du rendement conservée par l’agriculteur

Explication

Dans le métayage, l’agriculteur ne conserve qu’une partie de la récolte, ce qui réduit le rendement attendu de son effort et de ses investissements. Le contrat ne supprime pas nécessairement les risques ni l’accès aux ressources, mais modifie principalement l’incitation au travail et à l’investissement.

29. Laquelle de ces combinaisons distingue correctement une incitation monétaire d’une incitation non monétaire ?

Une formation interne et une augmentation de rémunération
Une possibilité de progression et une hausse de salaire
Une prime et une possibilité de progression dans l’organisation
Une reconnaissance professionnelle et une prime de rendement

Une prime et une possibilité de progression dans l’organisation

Explication

Une prime constitue une incitation monétaire, tandis qu’une possibilité de progression dans l’organisation relève des incitations non monétaires. Les autres combinaisons inversent ou mélangent ces deux catégories.

30. Quelle situation illustre le comportement d’un passager clandestin ?

Bénéficier d’un bien collectif sans contribuer à son financement
Fournir un effort supplémentaire afin d’améliorer un service partagé
Renoncer à un bien collectif pour éviter d’en supporter le coût
Financer volontairement un bien collectif avec une contribution individuelle

Bénéficier d’un bien collectif sans contribuer à son financement

Explication

Le passager clandestin profite du bien collectif en comptant sur les contributions ou les efforts des autres. Une personne qui finance volontairement le bien ou fournit l’effort nécessaire ne correspond pas à cette définition.

31. Une entreprise facture des tarifs différents pour un même service selon les catégories de clients afin de récupérer une partie de leur surplus : comment appelle-t-on cette pratique ?

La concurrence monopolistique
La tarification au coût marginal
La discrimination des prix
La différenciation qualitative

La discrimination des prix

Explication

La discrimination des prix consiste à vendre un même service à des prix différents pour capter une partie du surplus des consommateurs. La concurrence monopolistique décrit une structure de marché, tandis que les deux autres notions ne désignent pas cette pratique tarifaire.

32. Pourquoi la recherche fondamentale nécessite-t-elle principalement un financement public ?

Elle répond à une demande privée précise avec des résultats directement rentables
Elle produit des connaissances communes sans application pratique immédiate
Elle génère des produits commercialisables dont les entreprises ne peuvent pas tirer profit
Elle remplace la recherche appliquée dans les secteurs à forte demande industrielle

Elle produit des connaissances communes sans application pratique immédiate

Explication

La recherche fondamentale vise des connaissances générales dont l’application pratique n’est pas immédiate, ce qui limite les incitations privées à la financer. La recherche appliquée, en revanche, est davantage orientée vers une utilisation directe.

33. Quelles propriétés définissent un bien collectif ?

Il est non rival mais facilement excluable
Il est rival mais difficilement excluable
Il est rival et excluable
Il est non rival et non excluable

Il est non rival et non excluable

Explication

Un bien collectif est non rival, car sa consommation par une personne ne réduit pas celle des autres, et non excluable, car l’accès ne peut pas facilement être réservé. Un bien privé possède généralement les propriétés opposées de rivalité et d’excluabilité.

34. Quelle distinction entre un bien de club et un bien commun est correcte ?

Le bien de club est excluable et non rival, tandis que le bien commun est non excluable et rival
Le bien de club est rival et excluable, tandis que le bien commun est non rival et excluable
Le bien de club est non excluable et rival, tandis que le bien commun est excluable et non rival
Le bien de club est non rival et non excluable, tandis que le bien commun est rival et excluable

Le bien de club est excluable et non rival, tandis que le bien commun est non excluable et rival

Explication

Un bien de club permet de réserver l’accès tout en autorisant une consommation largement non rivale. Un bien commun est difficile à exclure et son usage est rival, ce qui peut provoquer des externalités.

35. Quel risque de la réglementation Stigler met-il en évidence ?

Les entreprises peuvent financer la recherche fondamentale lorsque les bénéfices sont incertains
Les administrations peuvent supprimer toute intervention dans les marchés concurrentiels
Les consommateurs peuvent imposer des règles qui réduisent les profits des entreprises
Des groupes de pression peuvent orienter la réglementation vers leurs intérêts particuliers

Des groupes de pression peuvent orienter la réglementation vers leurs intérêts particuliers

Explication

Selon Stigler, la réglementation peut être captée par des groupes de pression et servir leurs intérêts plutôt que l’intérêt général. Cette analyse ne signifie pas que les consommateurs ou les administrations contrôlent nécessairement le processus réglementaire.

36. Laquelle de ces situations constitue une externalité ?

Un achat de service dont le coût est indiqué dans le prix payé
Une hausse de salaire décidée dans le cadre d’un contrat de travail
Une réduction de prix négociée directement entre un vendeur et un acheteur
Une nuisance sonore imposée à des voisins sans passer par un prix de marché

Une nuisance sonore imposée à des voisins sans passer par un prix de marché

Explication

Une externalité est une conséquence de l’action d’un agent qui affecte d’autres agents sans passer par les prix du marché, comme une nuisance sonore. Les autres situations intègrent l’effet concerné dans une relation contractuelle ou dans un prix.

37. Selon le principe pollueur-payeur de Pigou, dans quelle situation le pollueur doit-il payer ?

Lorsque les deux parties renoncent à définir les droits sur la ressource concernée
Lorsque l’administration attribue le droit après la survenue de la pollution
Lorsque le pollué détenait antérieurement le droit sur la ressource concernée
Lorsque le pollueur détenait antérieurement le droit sur la ressource concernée

Lorsque le pollué détenait antérieurement le droit sur la ressource concernée

Explication

Dans la situation décrite par Pigou, le pollueur paie lorsque le pollué disposait auparavant du droit sur le territoire ou la ressource. Si le pollueur détenait initialement ce droit, la répartition des paiements est différente.

38. Dans quelles conditions la négociation entre un pollueur et un pollué peut-elle atteindre un équilibre de Pareto indépendant du détenteur initial des droits ?

Avec une réglementation détaillée, des coûts de transaction élevés et des droits contestés
Avec des droits définis, sans coûts de transaction ni effet revenu
Avec des droits incertains, des coûts de transaction élevés et un effet revenu important
Avec des droits définis, mais une information incomplète et un pouvoir de négociation déséquilibré

Avec des droits définis, sans coûts de transaction ni effet revenu

Explication

Le résultat de Coase repose sur des droits de propriété définis, l’absence de coûts de transaction et l’absence d’effet revenu. Les autres situations introduisent précisément des conditions susceptibles d’empêcher l’obtention de l’équilibre théorique.

39. Pourquoi la réglementation constitue-t-elle généralement une solution de second best dans certaines situations ?

La négociation sans coût permet aux parties d’atteindre l’optimum malgré les imperfections
Les droits de propriété parfaitement protégés rendent toute intervention réglementaire optimale
La concurrence parfaite garantit une réglementation identique à l’équilibre de Pareto
Les asymétries d’information, les coûts de transaction ou les groupes de pression empêchent l’optimum théorique

Les asymétries d’information, les coûts de transaction ou les groupes de pression empêchent l’optimum théorique

Explication

Lorsque l’information est asymétrique, que les transactions sont coûteuses ou que des groupes de pression interviennent, les conditions de l’optimum théorique ne sont pas réunies. La réglementation peut alors améliorer la situation, mais elle reste généralement une solution de second best.

40. Quelle distinction caractérise une innovation radicale par rapport à une innovation incrémentale ?

La première remplace une entreprise, tandis que la seconde regroupe plusieurs concurrents.
La première réduit les coûts salariaux, tandis que la seconde augmente les débouchés extérieurs.
La première concerne la gestion, tandis que la seconde porte sur les sources de matières premières.
La première rompt avec la production existante, tandis que la seconde l’améliore progressivement.

La première rompt avec la production existante, tandis que la seconde l’améliore progressivement.

Explication

Une innovation radicale introduit une rupture avec le processus de production existant, alors qu’une innovation incrémentale améliore progressivement l’existant. Confondre l’innovation incrémentale avec une transformation organisationnelle ne correspond pas à cette distinction.

41. Quelle situation illustre le mieux la destruction créatrice ?

Une administration protège une activité ancienne afin de préserver les emplois existants.
Une entreprise cesse une activité déficitaire sans créer de nouveau produit ni nouvel emploi.
Une entreprise augmente sa production en conservant les mêmes techniques et les mêmes marchés.
Une nouvelle technologie remplace certaines activités anciennes tout en faisant naître de nouvelles activités.

Une nouvelle technologie remplace certaines activités anciennes tout en faisant naître de nouvelles activités.

Explication

La destruction créatrice associe la disparition d’activités, d’entreprises ou d’emplois anciens à l’apparition de nouvelles activités liées à l’innovation. Une suppression sans renouvellement relève d’une destruction simple et non de ce mécanisme décrit par Schumpeter.

42. Comment le chômage technologique peut-il évoluer lorsque des travailleurs sont remplacés par une nouvelle technologie ?

Il peut être frictionnel lors de la recherche d’un emploi, puis structurel si de nouvelles qualifications sont nécessaires.
Il reste conjoncturel lorsque la technologie transforme durablement les compétences demandées.
Il devient saisonnier lorsque les entreprises adoptent progressivement des équipements plus performants.
Il devient immédiatement volontaire lorsque les travailleurs refusent les emplois proposés par les entreprises.

Il peut être frictionnel lors de la recherche d’un emploi, puis structurel si de nouvelles qualifications sont nécessaires.

Explication

Le chômage technologique peut d’abord être frictionnel pendant la transition entre deux emplois, puis structurel lorsque les travailleurs doivent acquérir des compétences nouvelles. Le chômage structurel correspond précisément à un décalage durable entre les qualifications disponibles et celles qui sont demandées.

43. Quelle combinaison correspond à une politique publique cohérente de soutien à l’innovation ?

Protéger les emplois existants, freiner les nouvelles entreprises et réserver les aides aux grands groupes.
Développer les infrastructures, supprimer les incitations et laisser les qualifications s’adapter seules.
Financer la recherche, les infrastructures et l’éducation, tout en soutenant les PME et la protection sociale.
Financer les entreprises établies, réduire l’éducation et limiter les infrastructures publiques de recherche.

Financer la recherche, les infrastructures et l’éducation, tout en soutenant les PME et la protection sociale.

Explication

Une politique d’innovation efficace combine le financement de la recherche, des infrastructures et de l’éducation avec la protection sociale, le soutien aux PME et des incitations adaptées. Se concentrer sur les grandes entreprises en négligeant les qualifications et l’accompagnement social ne reprend pas cette combinaison.

44. Selon la théorie de Coase, dans quelle situation une firme peut-elle remplacer la coordination par le marché ?

Lorsque les actionnaires souhaitent contrôler directement toutes les décisions opérationnelles de l’entreprise.
Lorsque les consommateurs préfèrent acheter plusieurs biens auprès d’un même fournisseur.
Lorsque le recours à des contrats de marché devient plus coûteux que la coordination hiérarchique.
Lorsque les managers disposent d’informations complètes sur les activités de l’organisation.

Lorsque le recours à des contrats de marché devient plus coûteux que la coordination hiérarchique.

Explication

Pour Coase, la firme constitue une organisation hiérarchique qui peut éviter des coûts de transaction trop élevés liés aux contrats de marché. La préférence des consommateurs pour un fournisseur unique ne définit pas la frontière entre firme et marché.

45. Que désigne la révolution managériale dans les grandes entreprises au capital dispersé ?

La concentration des décisions entre les mains d’un propriétaire qui dirige directement toutes les activités.
La fusion de plusieurs entreprises concurrentes afin d’unifier leur production et leur stratégie commerciale.
La séparation entre la propriété du capital détenue par les actionnaires et le contrôle exercé par les managers.
Le remplacement des actionnaires par les salariés dans la détention et la direction du capital de l’entreprise.

La séparation entre la propriété du capital détenue par les actionnaires et le contrôle exercé par les managers.

Explication

La révolution managériale décrit la dissociation entre la propriété, détenue par les actionnaires, et le pouvoir de contrôle, exercé par les managers. Elle ne signifie pas que les salariés deviennent propriétaires ni qu’un propriétaire unique reprend la direction.

46. Une direction doit décider rapidement avec des informations incomplètes et des biais de jugement : quelle notion décrit cette situation ?

La rationalité limitée, car les décisions sont contraintes par l’information, le temps et les biais cognitifs.
La rationalité parfaite, car les dirigeants peuvent comparer toutes les solutions disponibles sans incertitude.
La croissance externe, car l’entreprise s’appuie sur des ressources qui proviennent d’une autre organisation.
La concentration verticale, car la décision concerne plusieurs niveaux successifs d’une même filière.

La rationalité limitée, car les décisions sont contraintes par l’information, le temps et les biais cognitifs.

Explication

La rationalité limitée renvoie aux contraintes d’information, de temps et de traitement cognitif qui affectent les décisions. La rationalité parfaite suppose au contraire une capacité complète d’information et d’évaluation, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

47. Une entreprise rachète un fournisseur, tandis qu’une autre fusionne avec un concurrent : quelles formes de concentration ces opérations illustrent-elles ?

La première est verticale et la seconde horizontale, car elles concernent respectivement des niveaux différents et le même marché.
La première est verticale et la seconde conglomérale, car elles réunissent des activités appartenant à des secteurs distincts.
La première est horizontale et la seconde conglomérale, car elles associent deux entreprises dans chaque cas.
La première est conglomérale et la seconde verticale, car elles modifient toutes deux le périmètre du groupe.

La première est verticale et la seconde horizontale, car elles concernent respectivement des niveaux différents et le même marché.

Explication

Le rachat d’un fournisseur relève de la concentration verticale, qui associe des entreprises situées à différents niveaux d’une filière. La fusion avec un concurrent est horizontale, puisqu’elle réunit des entreprises présentes sur le même marché.

48. Quel ensemble de facteurs explique l’accélération de la concentration et de la mondialisation à partir des années 1980 ?

La réduction des investissements internationaux, la réglementation accrue des marchés financiers et le recul des technologies de communication.
La disparition des firmes multinationales, le retour de l’intermédiation bancaire et le cloisonnement des marchés financiers.
La hausse des barrières commerciales, la relocalisation des productions et la diminution des échanges entre multinationales.
Les investissements directs à l’étranger, la globalisation financière déréglementée et les effets de réseau des technologies de l’information.

Les investissements directs à l’étranger, la globalisation financière déréglementée et les effets de réseau des technologies de l’information.

Explication

L’accélération repose notamment sur les investissements directs à l’étranger, la globalisation financière fondée sur la déréglementation, la désintermédiation et le décloisonnement, ainsi que sur les effets de réseau des technologies de l’information. Les autres propositions inversent plusieurs de ces évolutions.

49. Après les années 2010 aux États-Unis, quelle évolution accompagne l’accroissement de la concentration ?

Une baisse moyenne des profits accompagnée d’une hausse de la part du travail dans la valeur ajoutée.
Une stabilité moyenne des profits accompagnée d’une répartition inchangée de la valeur ajoutée.
Une hausse moyenne des profits accompagnée d’une baisse de la part du travail dans la valeur ajoutée.
Une hausse simultanée des profits et de la part du travail dans la valeur ajoutée.

Une hausse moyenne des profits accompagnée d’une baisse de la part du travail dans la valeur ajoutée.

Explication

La concentration accrue s’est accompagnée d’une forte hausse moyenne des profits et d’une baisse de la part du travail dans la valeur ajoutée. Une progression des profits ne signifie donc pas nécessairement une augmentation parallèle de la rémunération du travail.

50. Pourquoi une fusion-acquisition peut-elle échouer après la conclusion du rachat ?

Les actionnaires peuvent avoir reçu trop d’informations et les structures compatibles peuvent empêcher les économies d’échelle.
La cible peut avoir été surévaluée et les différences de culture organisationnelle peuvent compliquer la coordination.
Les entreprises peuvent avoir des activités complémentaires et leurs salariés peuvent partager des méthodes de travail similaires.
La cible peut avoir été sous-évaluée et la proximité des cultures organisationnelles peut ralentir la production.

La cible peut avoir été surévaluée et les différences de culture organisationnelle peuvent compliquer la coordination.

Explication

Les fusions-acquisitions échouent souvent lorsque l’acquéreur a payé une cible surévaluée et lorsque les différences culturelles perturbent la coordination. Des activités complémentaires ou des cultures proches tendent plutôt à faciliter l’intégration qu’à expliquer son échec.

51. Quel est l’objectif principal d’une politique de concurrence lorsque l’atomicité du marché n’est pas respectée ?

Préserver la concurrence parfaite en imposant un grand nombre de petites entreprises
Garantir une hausse des prix afin de soutenir les marges des producteurs
Favoriser la concurrence pour agir sur le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat
Remplacer les mécanismes de marché par une fixation administrative des prix

Favoriser la concurrence pour agir sur le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat

Explication

La politique de concurrence cherche à favoriser la concurrence afin d’influencer le partage de la valeur ajoutée et le pouvoir d’achat. Elle ne suppose pas que le marché soit réellement atomistique, contrairement au modèle théorique de concurrence parfaite.

52. Quelle orientation l’article 102 d’un traité de l’Union européenne cherche-t-il principalement à promouvoir ?

Interdire toute entreprise dominante, y compris dans les secteurs liés à la santé et à l’énergie
Éviter la monopolisation, tout en admettant des exceptions liées à certains secteurs stratégiques
Réserver la politique industrielle aux marchés où les entreprises sont nombreuses
Autoriser les monopoles privés dès lors qu’ils réduisent les dépenses publiques

Éviter la monopolisation, tout en admettant des exceptions liées à certains secteurs stratégiques

Explication

L’article 102 vise à éviter la monopolisation, avec des exceptions possibles lorsque certains secteurs, comme la santé ou l’énergie, justifient une politique industrielle. Il ne condamne donc pas indistinctement toute situation de concentration.

53. En quelle année le Sherman Act, première loi antitrust américaine, a-t-il été adopté ?

En 1933
En 1982
En 1911
En 1890

En 1890

Explication

Le Sherman Act a été adopté en 1890 et constitue la première loi antitrust américaine. Les années 1911 et 1982 correspondent à des démantèlements d’entreprises, et non à l’adoption de cette loi.

54. Que signifie l’autorisation préalable exigée en France pour certains rapprochements entre entreprises ?

La fusion est interdite dès que les entreprises appartiennent au même secteur
Les autorités évaluent leurs effets possibles sur le consommateur avant de décider
L’opération est validée dès que les dirigeants déposent une demande complète
Les entreprises peuvent fusionner sans examen si elles annoncent des économies

Les autorités évaluent leurs effets possibles sur le consommateur avant de décider

Explication

L’autorisation préalable permet aux autorités concurrentielles d’évaluer les effets possibles du rapprochement sur le consommateur. Elle ne rend pas une fusion automatiquement interdite ni automatiquement approuvée.

55. Dans quelle situation les autorités concurrentielles deviennent-elles plus réticentes à accepter une fusion-acquisition ?

Lorsque les entreprises concernées atteignent exactement 5 % de part de marché
Lorsque les entreprises concernées restent sous 10 % de part de marché
Lorsque les entreprises concernées dépassent 25 % de part de marché
Lorsque les entreprises concernées opèrent sur plusieurs marchés géographiques

Lorsque les entreprises concernées dépassent 25 % de part de marché

Explication

Les autorités deviennent plus réticentes lorsque les entreprises concernées dépassent 25 % de part de marché. Ce seuil accroît la vigilance, tandis que le seuil européen de 40 % intervient dans l’appréciation d’une part de marché trop importante.

56. Selon la règle Areeda-Turner, dans quel cas un prix peut-il être qualifié de prédateur ?

Lorsqu’il correspond au prix moyen pratiqué par les concurrents directs
Lorsqu’il dépasse le coût total moyen tout en réduisant la demande
Lorsqu’il couvre le coût fixe moyen mais varie selon la saison
Lorsqu’il est fixé à perte ou ne couvre pas le coût variable moyen

Lorsqu’il est fixé à perte ou ne couvre pas le coût variable moyen

Explication

La règle Areeda-Turner qualifie de prédateur un prix fixé à perte ou inférieur au coût variable moyen. Un prix simplement inférieur à celui des concurrents ne suffit donc pas à établir cette qualification.

57. Qu’est-ce qu’un cartel au sens du droit de la concurrence ?

Une coordination illicite visant à influencer le niveau des prix
Une coopération publique destinée à financer des infrastructures communes
Une relation commerciale entre un fabricant et ses distributeurs
Une fusion autorisée entre entreprises opérant sur des marchés différents

Une coordination illicite visant à influencer le niveau des prix

Explication

Un cartel est une coordination illicite entre entreprises ou pays destinée à influencer le niveau des prix, et les amendes peuvent atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial. Une relation entre fabricant et distributeurs relève plutôt d’une entente verticale.

58. Quelle part approximative Google détient-il sur le marché des moteurs de recherche sur smartphones en Europe et aux États-Unis ?

Environ 50 %
Environ 25 %
Environ 97 %
Environ 75 %

Environ 97 %

Explication

Google détient environ 97 % du marché des moteurs de recherche sur smartphones en Europe et aux États-Unis. Sa part globale du marché des moteurs de recherche est estimée à environ 90 %, ce qui correspond à un autre périmètre.

59. Quelles étapes sont nécessaires au fonctionnement performant d’un moteur de recherche ?

Indexer les utilisateurs, supprimer les pages anciennes et fixer directement les prix publicitaires
Collecter les paiements, classer les annonceurs et remplacer les résultats par des liens sponsorisés
Collecter les données du web, indexer les contenus et répondre rapidement grâce à un algorithme
Vendre les contenus, contrôler les réseaux et limiter les requêtes à quelques catégories

Collecter les données du web, indexer les contenus et répondre rapidement grâce à un algorithme

Explication

Un moteur performant collecte les données du web, indexe les contenus et utilise un algorithme capable de répondre rapidement aux requêtes. Les paiements publicitaires relèvent du modèle économique, mais ne constituent pas les étapes techniques fondamentales de la recherche.

60. Sur quels éléments repose principalement le modèle économique de Google ?

Des ventes directes aux utilisateurs, des cotisations mensuelles et des annonces sans ciblage
Des abonnements obligatoires, des ventes de contenus et une taxe appliquée à chaque recherche
Des liens organiques, des liens sponsorisés et l’échange d’un service gratuit contre l’attention et les données
Des licences publiques, des dons d’utilisateurs et une rémunération fixe des résultats affichés

Des liens organiques, des liens sponsorisés et l’échange d’un service gratuit contre l’attention et les données

Explication

Le modèle économique de Google combine les liens organiques, les liens sponsorisés et un échange dans lequel le service est fourni gratuitement contre l’attention et les données des utilisateurs. Les utilisateurs ne paient pas directement le service comme dans un modèle fondé sur l’abonnement.

61. Que doivent étudier les autorités pour caractériser une position dominante sur un marché ?

Le montant des dépenses publicitaires, car il délimite le marché pertinent
La substitution de la demande afin de définir le marché pertinent, au-delà de la seule part de marché
Le nombre de salariés, car il mesure directement le pouvoir économique de l’entreprise
La seule part de marché, car elle suffit à établir automatiquement une position dominante

La substitution de la demande afin de définir le marché pertinent, au-delà de la seule part de marché

Explication

Les autorités doivent définir le marché pertinent en étudiant la substitution de la demande, puis apprécier la position de l’entreprise dans ce marché. Une forte part de marché constitue un indice, mais ne suffit pas à elle seule.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Régulation, innovation et théorie de la firme.

Que signifie l'individualisme méthodologique en économie ?

Il explique les phénomènes économiques par les décisions individuelles des agents.

Que décrit l'utilité marginale décroissante ?

L'utilité d'une unité supplémentaire d'un bien finit par diminuer ou devenir négative.

Qu'est-ce que l'homo economicus désigne ?

Un individu supposé rationnel maximisant son utilité.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Régulation, innovation et théorie de la firme.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM