QCM : Management des organisations (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l'École classique des relations humaines ?

Elle privilégie les relations sociales pour expliquer la performance collective
Elle décrit les conflits comme le moteur principal de toute organisation
Elle prescrit des règles rationnelles pour organiser efficacement le travail
Elle étudie les besoins psychologiques avant de définir les procédures

Elle prescrit des règles rationnelles pour organiser efficacement le travail

Explication

L'École classique cherche à rationaliser l'organisation au moyen de règles normatives et prescriptives. L'accent prioritaire sur les comportements sociaux et psychologiques caractérise plutôt l'École des relations humaines.

2. Que désigne la division verticale du travail dans l'Organisation scientifique du travail ?

La séparation entre la conception des tâches et leur exécution
La répartition des tâches entre plusieurs ouvriers de même niveau
La distinction entre les fonctions commerciales et administratives
La rotation des ouvriers entre différents postes de production

La séparation entre la conception des tâches et leur exécution

Explication

La division verticale sépare les activités de conception de celles d'exécution. La répartition des tâches entre ouvriers correspond à la division horizontale, et non à la division verticale.

3. Quelle séquence correspond à la méthode taylorienne d'organisation du travail ?

Recruter les ouvriers, augmenter les pauses, diversifier les postes et supprimer le chronométrage
Confier les décisions aux groupes, réduire les contrôles et favoriser l'autonomie collective
Définir les salaires, laisser les méthodes libres et observer les relations informelles
Analyser les tâches, supprimer les gestes inutiles, former les ouvriers et contrôler l'exécution

Analyser les tâches, supprimer les gestes inutiles, former les ouvriers et contrôler l'exécution

Explication

La méthode taylorienne repose sur l'analyse chronométrée, la suppression des mouvements inutiles, la définition d'une méthode optimale, la sélection et la formation des ouvriers, puis le contrôle. La valorisation de l'autonomie et des groupes relève davantage d'autres approches organisationnelles.

4. Quelles activités Fayol associe-t-il à l'administration ?

Observer, chronométrer, sélectionner, former et rémunérer
Produire, vendre, financer, sécuriser et comptabiliser
Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler
Recruter, motiver, intégrer, négocier et communiquer

Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler

Explication

Pour Fayol, administrer consiste à prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. Les activités de production, de vente ou de comptabilité appartiennent aux fonctions de l'entreprise, mais ne constituent pas la définition de l'administration.

5. Pourquoi l'École des relations humaines s'est-elle développée en réaction à l'OST ?

Parce qu'elle remplace les facteurs humains par des règles techniques plus précises
Parce qu'elle cherche à renforcer la séparation entre conception et exécution
Parce qu'elle considère que les salaires expliquent toutes les variations de productivité
Parce qu'elle souligne le rôle des besoins sociaux et psychologiques dans la performance

Parce qu'elle souligne le rôle des besoins sociaux et psychologiques dans la performance

Explication

L'École des relations humaines complète la vision rationnelle de l'OST en montrant que la satisfaction des besoins sociaux et psychologiques influence la performance. La séparation des tâches et la priorité donnée aux facteurs économiques et techniques appartiennent davantage à l'approche classique.

6. Quelle conclusion les expériences de Hawthorne ont-elles principalement inspirée ?

La productivité augmente lorsque les horaires restent identiques pour tous
La productivité dépend directement d'un niveau optimal d'éclairage
La productivité peut varier sous l'influence du groupe et des relations sociales
La productivité s'explique principalement par le montant des salaires

La productivité peut varier sous l'influence du groupe et des relations sociales

Explication

Les résultats contradictoires obtenus après des changements d'éclairage, de salaires, de pauses et d'horaires ont conduit à rechercher l'influence du groupe et des relations sociales. Ils ne permettent donc pas d'attribuer la productivité à un seul facteur matériel.

7. Que décrit l'effet Hawthorne dans une situation de travail ?

La modification du comportement d'une personne qui sait qu'elle est observée
La baisse de productivité causée par une division excessive des tâches
La création de règles informelles par un groupe de collègues
L'augmentation de la satisfaction après un enrichissement du travail

La modification du comportement d'une personne qui sait qu'elle est observée

Explication

L'effet Hawthorne désigne une modification du comportement liée à la conscience d'être observé. La création de normes par un groupe relève plutôt de l'organisation informelle.

8. Quelle distinction oppose correctement organisation formelle et organisation informelle ?

La première vise la satisfaction sociale, tandis que la seconde définit la hiérarchie administrative
La première repose sur des normes spontanées, tandis que la seconde organise les postes prescrits
La première naît des relations personnelles, tandis que la seconde impose les procédures officielles
La première fixe des méthodes d'efficacité, tandis que la seconde se construit entre individus et groupes

La première fixe des méthodes d'efficacité, tandis que la seconde se construit entre individus et groupes

Explication

L'organisation formelle définit officiellement les normes et les méthodes de fonctionnement, tandis que l'organisation informelle se forme à travers les individus et les groupes. Cette dernière peut produire ses propres normes, mais elle ne correspond pas à la structure officielle des postes.

9. Dans quel ordre Maslow hiérarchise-t-il les besoins au travail ?

Sécurité, physiologiques, reconnaissance, appartenance, accomplissement
Physiologiques, sécurité, appartenance, reconnaissance, accomplissement
Physiologiques, appartenance, sécurité, accomplissement, reconnaissance
Appartenance, sécurité, physiologiques, accomplissement, reconnaissance

Physiologiques, sécurité, appartenance, reconnaissance, accomplissement

Explication

La hiérarchie de Maslow va des besoins physiologiques aux besoins de sécurité, d'appartenance, de reconnaissance et d'accomplissement. Les autres séquences intervertissent des niveaux de cette progression.

10. Quand un besoin de niveau supérieur commence-t-il normalement à être perçu selon Maslow ?

Lorsque la rémunération atteint un montant fixé par l'organisation
Lorsque les besoins du niveau inférieur sont raisonnablement satisfaits
Lorsque les besoins du niveau inférieur sont totalement supprimés
Lorsque le salarié reçoit une responsabilité sans changement préalable

Lorsque les besoins du niveau inférieur sont raisonnablement satisfaits

Explication

Dans le modèle de Maslow, un besoin supérieur devient normalement saillant lorsque le besoin inférieur est raisonnablement satisfait. Le modèle ne suppose pas que les besoins inférieurs disparaissent ni qu'un montant salarial précis déclenche cette évolution.

11. Quelle distinction caractérise les deux catégories de facteurs chez Herzberg ?

Les facteurs d'ambiance réduisent le mécontentement, tandis que les facteurs de motivation créent la satisfaction
Les facteurs d'ambiance augmentent la responsabilité, tandis que les facteurs de motivation améliorent la sécurité
Les facteurs d'ambiance créent la satisfaction, tandis que les facteurs de motivation réduisent le mécontentement
Les facteurs d'ambiance concernent le contenu du travail, tandis que les facteurs de motivation concernent les conditions matérielles

Les facteurs d'ambiance réduisent le mécontentement, tandis que les facteurs de motivation créent la satisfaction

Explication

Chez Herzberg, les conditions de travail, la sécurité et les relations interpersonnelles évitent le mécontentement, tandis que la responsabilité, la reconnaissance et le contenu du travail favorisent la satisfaction. Confondre ces fonctions inverse la distinction centrale du modèle.

12. Quelle différence oppose l'élargissement des tâches à l'enrichissement du travail ?

L'élargissement concerne les relations sociales, tandis que l'enrichissement concerne les règles de sécurité
L'élargissement accroît la responsabilité, tandis que l'enrichissement regroupe des opérations de même niveau
L'élargissement ajoute des opérations de même niveau, tandis que l'enrichissement accroît la complexité et la responsabilité
L'élargissement réduit le nombre d'opérations, tandis que l'enrichissement spécialise davantage chaque poste

L'élargissement ajoute des opérations de même niveau, tandis que l'enrichissement accroît la complexité et la responsabilité

Explication

L'élargissement étend horizontalement le poste en ajoutant des opérations de qualification comparable. L'enrichissement le transforme verticalement en intégrant davantage de complexité, de responsabilité, d'entretien et de contrôle de la qualité.

13. Quelle distinction caractérise le mieux les théories X et Y de McGregor ?

La théorie X privilégie le contrôle, tandis que la théorie Y mise sur l’autonomie et la participation.
La théorie X délègue les responsabilités, tandis que la théorie Y réserve les décisions aux seuls dirigeants.
La théorie X valorise la créativité, tandis que la théorie Y impose des sanctions et une supervision étroite.
La théorie X repose sur la coopération, tandis que la théorie Y suppose une aversion spontanée pour le travail.

La théorie X privilégie le contrôle, tandis que la théorie Y mise sur l’autonomie et la participation.

Explication

La théorie X suppose que les individus doivent être contrôlés, alors que la théorie Y envisage leur autodirection et leur participation. La confusion fréquente consiste à attribuer à la théorie X les mécanismes d’autonomie associés à la théorie Y.

14. Dans une direction participative par objectifs, quelle pratique correspond au mode de management décrit par McGregor ?

Les résultats sont laissés à l’appréciation individuelle, sans dispositif régulier d’évaluation.
Les objectifs sont imposés par la hiérarchie, puis les écarts sont corrigés par des sanctions.
Les objectifs sont fixés de manière concertée, puis les résultats sont évalués systématiquement.
Les responsabilités restent concentrées au sommet, puis les salariés appliquent les décisions reçues.

Les objectifs sont fixés de manière concertée, puis les résultats sont évalués systématiquement.

Explication

La direction participative par objectifs associe la fixation concertée des objectifs, la délégation, l’autocontrôle et l’évaluation des résultats. Un système fondé sur l’imposition des objectifs et les sanctions relève plutôt d’une logique de contrôle de type X.

15. Quel effet les recherches de Lewin, Lippitt et White associent-elles principalement au style démocratique ?

Il laisse les membres agir sans cadre commun ni intervention structurante.
Il produit un rendement légèrement supérieur tout en réduisant la participation.
Il maintient la cohésion par une direction centralisée et des consignes détaillées.
Il favorise davantage la satisfaction et l’innovation au sein du groupe.

Il favorise davantage la satisfaction et l’innovation au sein du groupe.

Explication

Les recherches associent le style démocratique à une satisfaction et une innovation plus importantes. Le style autoritaire peut présenter un léger avantage de rendement, mais cette caractéristique ne décrit pas l’effet principal du style démocratique.

16. Selon la classification de Rensis Likert, quels styles sont davantage centrés sur l’employé ?

Les styles directif et bureaucratique.
Les styles productif et compétitif.
Les styles autoritaire exploiteur et autoritaire paternaliste.
Les styles consultatif et participatif.

Les styles consultatif et participatif.

Explication

Likert associe les styles consultatif et participatif à une orientation davantage centrée sur l’employé. Les styles autoritaire exploiteur et autoritaire paternaliste sont plutôt centrés sur l’emploi et la production.

17. Que désigne l’apprentissage organisationnel chez Argyris ?

La transmission hiérarchique de consignes destinées à préserver les procédures existantes.
La capacité d’un salarié à perfectionner ses compétences sans modifier les pratiques collectives.
La mémorisation individuelle d’informations utiles à l’exécution d’une tâche précise.
La capacité d’une organisation à acquérir, transférer et exploiter de nouveaux savoirs et savoir-faire.

La capacité d’une organisation à acquérir, transférer et exploiter de nouveaux savoirs et savoir-faire.

Explication

L’apprentissage organisationnel concerne l’organisation dans son ensemble et comprend l’acquisition, le transfert et l’exploitation de nouveaux savoirs et savoir-faire. L’apprentissage individuel, en revanche, se limite à l’évolution des connaissances ou compétences d’une personne.

18. Dans quelle situation une routine défensive apparaît-elle selon Argyris et Schön ?

Des salariés confrontent leurs interprétations pour comprendre l’origine d’une difficulté persistante.
Une organisation modifie ses valeurs directrices après avoir examiné les effets d’une décision.
Des individus dissimulent le caractère menaçant d’un problème pour éviter d’en rechercher les causes.
Une équipe analyse ouvertement une erreur afin d’en tirer des connaissances transférables.

Des individus dissimulent le caractère menaçant d’un problème pour éviter d’en rechercher les causes.

Explication

Une routine défensive consiste à esquiver un problème, à en masquer la menace et à éviter l’analyse de ses causes afin de protéger sa situation. Les autres situations décrivent au contraire des démarches d’examen et d’apprentissage organisationnel.

19. Quelle différence distingue l’apprentissage en simple boucle de l’apprentissage en double boucle ?

La simple boucle recherche les causes profondes, tandis que la double boucle protège les règles établies.
La simple boucle corrige le comportement, tandis que la double boucle remet en question les valeurs directrices.
La simple boucle transforme les schémas mentaux, tandis que la double boucle corrige une erreur sans changer les principes.
La simple boucle concerne l’organisation, tandis que la double boucle concerne une personne et son expérience.

La simple boucle corrige le comportement, tandis que la double boucle remet en question les valeurs directrices.

Explication

L’apprentissage en simple boucle modifie les comportements pour corriger une erreur sans remettre en cause les principes directeurs. L’apprentissage en double boucle examine ces principes et peut produire de nouvelles manières de penser et d’agir.

20. Qu’est-ce qui caractérise un système sociotechnique ?

La combinaison optimisée d’un élément social et d’un élément technique
La coordination des individus sans recours à des dispositifs techniques
La séparation stricte des relations sociales et des procédés techniques
La priorité donnée aux équipements sur les compétences collectives

La combinaison optimisée d’un élément social et d’un élément technique

Explication

Un système sociotechnique associe des dimensions sociales et techniques dont la performance dépend de l’optimisation conjointe. La séparation de ces dimensions empêcherait précisément cette optimisation collective.

21. Quelle propriété distingue l’organisation sociotechnique conçue comme un système ouvert ?

Elle échange des flux physiques et informationnels avec son environnement
Elle fonctionne à l’écart des influences extérieures grâce à des règles internes
Elle délègue les décisions techniques à des acteurs situés hors de l’organisation
Elle supprime ses frontières pour intégrer toutes les ressources disponibles

Elle échange des flux physiques et informationnels avec son environnement

Explication

L’organisation est considérée comme un système ouvert traversé par des flux physiques et informationnels, tout en possédant des frontières et des moyens d’autorégulation. Un système fermé ne s’adapte pas de cette manière à son environnement.

22. Comment fonctionne un groupe semi-autonome de production ?

Il organise le travail et répartit les tâches sans responsable hiérarchique direct
Il confie la fabrication d’un produit à un responsable qui distribue chaque tâche
Il exécute des tâches spécialisées sous une surveillance hiérarchique étroite
Il regroupe des salariés chargés de contrôler les décisions prises par la direction

Il organise le travail et répartit les tâches sans responsable hiérarchique direct

Explication

Un groupe semi-autonome reçoit la fabrication de tout ou partie d’un produit et organise lui-même le travail ainsi que la répartition des tâches. Cette autonomie le distingue d’un groupe spécialisé soumis à une surveillance hiérarchique étroite.

23. Quel changement a caractérisé la recomposition du travail dans l’expérience de la mine de charbon ?

Les opérations ont été réparties entre des équipes recevant des objectifs individuels
Sept tâches spécialisées ont été remplacées par des groupes réalisant l’ensemble des opérations
La prime collective a été remplacée par une rémunération liée à chaque tâche accomplie
Des groupes spécialisés ont été maintenus avec une surveillance renforcée de chaque opération

Sept tâches spécialisées ont été remplacées par des groupes réalisant l’ensemble des opérations

Explication

La recomposition a remplacé sept tâches spécialisées par des groupes réalisant la totalité des opérations, avec des objectifs globaux et une prime collective. Ces conditions ont favorisé l’auto-organisation et la continuité du cycle, plutôt qu’un contrôle renforcé de chaque tâche.

24. Face à une information imparfaite et à des capacités de traitement limitées, que recherche un décideur soumis à une rationalité limitée ?

Une réponse provisoire choisie sans tenir compte des objectifs poursuivis
Une solution satisfaisante atteignant un niveau d’aspiration
Une décision imposée par le groupe détenant l’autorité formelle
Une solution optimale fondée sur l’examen complet des possibilités

Une solution satisfaisante atteignant un niveau d’aspiration

Explication

La rationalité limitée conduit à rechercher une solution satisfaisante dans un contexte d’information imparfaite et de capacités cognitives limitées. La recherche de la solution optimale correspond plutôt à l’hypothèse de rationalité parfaite.

25. Quelle différence oppose l’approche comportementale au modèle classique de l’organisation ?

Elle considère que les décisions collectives suivent une rationalité parfaite et stable
Elle suppose que les conflits d’objectifs résultent d’informations parfaitement disponibles
Elle voit l’organisation comme un ensemble de groupes aux intérêts et objectifs disparates
Elle décrit l’organisation comme un acteur unique poursuivant un objectif commun

Elle voit l’organisation comme un ensemble de groupes aux intérêts et objectifs disparates

Explication

L’approche comportementale reconnaît la pluralité des groupes, des intérêts et des objectifs au sein de l’organisation. Le modèle classique raisonne plutôt comme si l’entreprise était un acteur unique doté d’une rationalité parfaite.

26. Selon Cyert et March, comment se forment les décisions organisationnelles ?

Par l’accord spontané de groupes partageant durablement les mêmes objectifs
Par la sélection de l’option optimale après comparaison de toutes les solutions
Par des compromis, des médiations et des négociations entre coalitions de groupes
Par l’application d’une décision unique définie par le dirigeant de l’organisation

Par des compromis, des médiations et des négociations entre coalitions de groupes

Explication

Cyert et March expliquent les décisions par des compromis, des médiations et des négociations entre groupes formant des coalitions plus ou moins stables. Cette analyse s’oppose à l’idée d’une décision imposée par un acteur unique ou fondée sur une optimisation complète.

27. Quelle opposition distingue l’approche contingente de l’approche normative ?

La première adapte l’organisation aux circonstances, tandis que la seconde prescrit des principes universels
La première privilégie les règles formelles, tandis que la seconde refuse toute forme de coordination
La première impose une structure uniforme, tandis que la seconde adapte l’organisation à chaque environnement
La première recherche une organisation idéale, tandis que la seconde analyse les contraintes particulières

La première adapte l’organisation aux circonstances, tandis que la seconde prescrit des principes universels

Explication

L’approche contingente rejette l’idée d’une organisation idéale et recherche une cohérence avec les contraintes internes et externes. L’approche normative recommande au contraire des principes présentés comme universellement valables.

28. Quel effet la taille et l’ancienneté d’une organisation peuvent-elles avoir sur sa structure ?

Elles renforcent généralement la division du travail, la formalisation et la coordination hiérarchique
Elles rendent la structure moins complexe en remplaçant les règles par des relations personnelles
Elles réduisent la spécialisation et favorisent une coordination informelle entre petits groupes
Elles diminuent la fonction administrative en limitant les procédures et les niveaux hiérarchiques

Elles renforcent généralement la division du travail, la formalisation et la coordination hiérarchique

Explication

La grande taille favorise la division du travail, la standardisation, la coordination hiérarchique et la formalisation, tandis que l’ancienneté renforce la fonction administrative. Les petites organisations récentes sont généralement moins complexes et moins bureaucratisées.

29. Selon Joan Woodward, quelle structure correspond le mieux à une production de masse ?

Une structure centralisée dont les procédures varient selon chaque commande particulière
Une structure organique à hiérarchie courte adaptée à des fabrications individualisées
Une structure dotée d’une hiérarchie plus lourde et adaptée à la standardisation des opérations
Une structure faiblement formalisée reposant sur l’autonomie complète des équipes

Une structure dotée d’une hiérarchie plus lourde et adaptée à la standardisation des opérations

Explication

Woodward montre que les caractéristiques organisationnelles doivent correspondre à la technologie de production et que la production de masse s’accompagne d’une hiérarchie plus lourde. La hiérarchie courte caractérise plutôt la production unitaire.

30. Quelle séquence décrit la croissance de l’entreprise selon Chandler ?

Petite entreprise divisionalisée, intégration verticale, expansion géographique, puis réduction des activités
Intégration verticale, expansion géographique, petite entreprise peu structurée, puis spécialisation fonctionnelle
Petite entreprise peu structurée, expansion géographique, intégration verticale, puis diversification divisionnelle
Expansion géographique, petite entreprise peu structurée, diversification divisionnelle, puis intégration verticale

Petite entreprise peu structurée, expansion géographique, intégration verticale, puis diversification divisionnelle

Explication

Chandler décrit une progression allant de la petite entreprise peu structurée vers l’expansion géographique, l’intégration verticale, puis la diversification organisée en divisions. Les autres séquences inversent ou déplacent ces étapes.

31. Quelle différence oppose principalement l’approche classique et l’analyse systémique de l’organisation ?

La première conçoit l’organisation comme un système fermé, la seconde comme un système ouvert
La première privilégie la décentralisation, la seconde privilégie la centralisation
La première étudie les sous-environnements, la seconde étudie les conflits internes
La première conçoit l’organisation comme un système ouvert, la seconde comme un système fermé

La première conçoit l’organisation comme un système fermé, la seconde comme un système ouvert

Explication

L’approche classique traite l’organisation comme un système fermé, tandis que l’analyse systémique l’envisage comme un système vivant en interaction avec son environnement. L’idée d’une organisation ouverte correspond donc à l’analyse systémique et non à l’approche classique.

32. Une entreprise confrontée à un environnement très complexe et instable aurait intérêt à adopter quelle structure ?

Une structure spécialisée, stable, centralisée et fortement contrôlée
Une structure organique, souple, décentralisée et faiblement formalisée
Une structure hiérarchique, standardisée, procédurale et peu adaptable
Une structure mécaniste, centralisée, rigide et fortement formalisée

Une structure organique, souple, décentralisée et faiblement formalisée

Explication

Burns et Stalker associent les environnements complexes et instables à des structures organiques, caractérisées par la souplesse, la décentralisation et une faible formalisation. Une structure mécaniste convient davantage à un environnement simple et stable.

33. Dans quel contexte une structure mécaniste est-elle particulièrement efficace ?

Dans un environnement incertain et changeant où les règles restent informelles
Dans un environnement simple et stable où les décisions sont centralisées
Dans un environnement turbulent et complexe où les équipes s’autogèrent
Dans un environnement diversifié et instable où l’autorité est largement distribuée

Dans un environnement simple et stable où les décisions sont centralisées

Explication

Selon Burns et Stalker, la structure mécaniste, fondée sur une forte centralisation des décisions, est adaptée aux environnements simples et stables. Les environnements incertains et complexes favorisent plutôt une structure organique décentralisée.

34. Comment Lawrence et Lorsch articulent-ils différenciation et intégration dans l’organisation ?

La différenciation adapte les sous-systèmes à leurs environnements, tandis que l’intégration maintient la cohérence d’ensemble
La différenciation uniformise les services, tandis que l’intégration sépare les unités selon leurs contraintes
La différenciation centralise les décisions, tandis que l’intégration accroît l’autonomie de chaque département
La différenciation réduit les conflits, tandis que l’intégration spécialise les unités confrontées à leurs environnements

La différenciation adapte les sous-systèmes à leurs environnements, tandis que l’intégration maintient la cohérence d’ensemble

Explication

Lawrence et Lorsch définissent la différenciation comme l’adaptation des sous-systèmes à des sous-environnements spécifiques, et l’intégration comme le mécanisme assurant la cohérence globale et la gestion des conflits. Les autres réponses inversent ou déforment ces fonctions.

35. Que soutient la théorie de la dépendance des ressources au sujet de la survie organisationnelle ?

Elle dépend de la capacité à gérer les attentes des acteurs extérieurs qui fournissent des ressources
Elle dépend de la capacité des managers à contrôler les marchés et à supprimer les contraintes externes
Elle dépend de l’imitation des comportements adoptés par les firmes concurrentes du même secteur
Elle dépend principalement de la sélection naturelle exercée par l’environnement sur les populations d’organisations

Elle dépend de la capacité à gérer les attentes des acteurs extérieurs qui fournissent des ressources

Explication

Pour Pfeffer et Salancik, la survie dépend des relations avec les acteurs extérieurs dont l’organisation obtient des ressources et dont elle doit gérer les attentes. La sélection naturelle relève plutôt de l’écologie des populations.

36. Comment la théorie de la dépendance des ressources décrit-elle la marge de manœuvre des managers ?

Elle est limitée par des contraintes environnementales, structurelles et culturelles
Elle est étendue par leur capacité à maîtriser les ressources et les attentes externes
Elle est renforcée par l’application de règles identiques dans toutes les organisations
Elle est déterminée par la sélection naturelle des organisations les mieux adaptées

Elle est limitée par des contraintes environnementales, structurelles et culturelles

Explication

La dépendance des ressources considère que les managers disposent d’une marge de manœuvre limitée, car ils subissent plusieurs contraintes qu’ils influencent peu. Cette théorie ne leur attribue donc pas un contrôle stratégique étendu sur leur environnement.

37. Quel mécanisme explique principalement la survie des organisations selon l’écologie des populations ?

Une imitation des pratiques des organisations concurrentes
Une décision stratégique prise par les dirigeants
Une sélection naturelle opérée par l’environnement
Une négociation permanente avec les détenteurs de ressources

Une sélection naturelle opérée par l’environnement

Explication

Hannan et Freeman présentent la survie organisationnelle comme le résultat d’une sélection naturelle exercée par l’environnement. La négociation avec les détenteurs de ressources appartient plutôt à la théorie de la dépendance des ressources.

38. Qu’est-ce qu’un champ institutionnel ?

Un ensemble de firmes d’un même secteur soumises à des pressions et contraintes comparables
Un marché concurrentiel formé d’organisations choisissant librement leurs normes et leurs fournisseurs
Un environnement général regroupant toutes les organisations confrontées aux mêmes conditions économiques
Un réseau interne réunissant les services d’une entreprise autour de procédures communes

Un ensemble de firmes d’un même secteur soumises à des pressions et contraintes comparables

Explication

Un champ institutionnel rassemble des firmes d’un même secteur qui rencontrent des concurrents, des fournisseurs clés, des clients et des données environnementales comparables. Un environnement général ne suppose pas nécessairement un secteur partagé.

39. Quels éléments influencent le cadre institutionnel dans lequel les managers prennent leurs décisions ?

Les prix, les capacités productives, les technologies et les objectifs financiers des actionnaires
Les lois, les normes sociales et culturelles, les croyances, les routines et les rites
Les stratégies concurrentielles, les parts de marché, les brevets et les résultats commerciaux
Les préférences individuelles, les compétences techniques, les budgets et les calendriers internes

Les lois, les normes sociales et culturelles, les croyances, les routines et les rites

Explication

Le cadre institutionnel est façonné par les lois, les normes sociales et culturelles, les croyances ainsi que les routines et les rites organisationnels. Les autres éléments peuvent influencer la gestion, mais ils ne constituent pas la liste institutionnelle visée ici.

40. Pourquoi les firmes d’un même champ institutionnel tendent-elles à adopter des choix similaires ?

Des règles internes identiques imposent à chaque firme les mêmes décisions opérationnelles
Des différences de ressources les conduisent à copier les concurrents les plus rentables
Des pressions institutionnelles communes les rapprochent, et l’incertitude renforce cette convergence
Des dirigeants comparables sélectionnent les mêmes marchés pour réduire leurs coûts de production

Des pressions institutionnelles communes les rapprochent, et l’incertitude renforce cette convergence

Explication

Les firmes d’un même champ subissent des pressions institutionnelles communes, ce qui favorise des choix similaires, phénomène accentué par l’incertitude. La convergence ne résulte pas nécessairement de règles internes identiques ou de dirigeants comparables.

41. Quelles étapes caractérisent l’entrepreneuriat institutionnel après un choc externe ?

La centralisation des décisions et la standardisation des pratiques dans toutes les organisations
La suppression des normes existantes et l’isolement des acteurs qui contestent le champ
La théorisation d’une nouvelle orientation et la construction de coalitions pour la légitimer
La sélection des organisations les plus adaptées et la disparition des structures moins performantes

La théorisation d’une nouvelle orientation et la construction de coalitions pour la légitimer

Explication

Après un choc externe qui déstabilise les règles d’un champ, l’entrepreneuriat institutionnel comprend la théorisation et la construction de coalitions. La sélection des organisations relève plutôt de l’écologie des populations.

42. Que signifie la dualité du structurel dans une organisation ?

Les structures émergent des contraintes externes puis s’imposent aux acteurs
Les acteurs interprètent les événements sans influencer les règles collectives
Les acteurs construisent les structures tout en étant orientés par elles
Les structures organisent les acteurs sans être modifiées par leurs actions

Les acteurs construisent les structures tout en étant orientés par elles

Explication

La dualité du structurel décrit une relation réciproque : les acteurs produisent les structures et leurs comportements sont guidés par celles-ci. L’idée selon laquelle les structures détermineraient seules les conduites élimine cette contribution active des acteurs.

43. Dans la perspective de Karl Weick, que désigne l’enactment ?

Le mécanisme par lequel les routines filtrent les interactions entre les membres
La procédure par laquelle les dirigeants imposent une interprétation commune du contexte
La méthode par laquelle une organisation transforme ses objectifs en règles formelles
Le processus par lequel les acteurs donnent de l’importance à certaines variations environnementales

Le processus par lequel les acteurs donnent de l’importance à certaines variations environnementales

Explication

L’enactment correspond à l’interprétation des événements et à la sélection des variations environnementales jugées pertinentes pour l’action. Il ne désigne pas une imposition hiérarchique d’une interprétation commune.

44. Comment un sens collectif se construit-il, selon le processus décrit par Weick ?

Un acteur interprète un événement, échange avec autrui, puis maintient ou révise son choix
Un groupe compare les événements, puis retient l’interprétation soutenue par la majorité
Un dirigeant fixe une explication, puis les autres membres l’appliquent dans leurs activités
Un acteur suit une routine établie, puis les interactions confirment progressivement cette routine

Un acteur interprète un événement, échange avec autrui, puis maintient ou révise son choix

Explication

Chez Weick, l’acteur interprète d’abord l’événement à partir de ses expériences et croyances, interagit avec un autre acteur, puis abandonne, révise ou maintient son choix. Le sens résulte donc d’un processus interactif et révisable, plutôt que d’une décision imposée ou d’un simple vote.

45. Quelle orientation caractérise l’approche postmoderne des organisations ?

Préserver les pratiques établies, unifier les perspectives et réduire les différences
Formaliser les pratiques communes, hiérarchiser les perspectives et contrôler la diversité
Remettre en cause les pratiques établies, multiplier les perspectives et valoriser la diversité
Stabiliser les interprétations, privilégier une référence commune et limiter les divergences

Remettre en cause les pratiques établies, multiplier les perspectives et valoriser la diversité

Explication

L’approche postmoderne invite à questionner les pratiques établies, à considérer plusieurs perspectives et à reconnaître la diversité comme une valeur. La préservation des pratiques et la réduction des différences correspondent à une orientation opposée.

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Quels auteurs composent l'École classique en gestion ?

Taylor, Fayol et Weber.

Comment l'Organisation scientifique du travail divise-t-elle le travail ?

Verticalement entre conception et exécution, horizontalement entre tâches des ouvriers.

Quelles étapes comprend la méthode taylorienne pour optimiser le travail ?

Analyse, chronométrage, élimination des gestes inutiles, définition du meilleur mode opératoire, sélection, entraînement, contrôle et rémunération.

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