QCM : Structure sociale et classes (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société où les groupes occupent des positions distinctes, séparées par des écarts plus ou moins importants et associées à des situations plus ou moins enviables, que désigne l’espace social ?

Un classement des individus selon leurs seuls revenus
Un ensemble de positions définies les unes par rapport aux autres
Une répartition des groupes selon leurs lieux de résidence
Un réseau de relations entre membres d’un même groupe

Un ensemble de positions définies les unes par rapport aux autres

Explication

L’espace social rassemble des positions différentes, caractérisées par leurs distances relatives et par le caractère plus ou moins enviable des situations. Le lieu de résidence, le revenu seul et les relations internes à un groupe ne suffisent pas à le définir.

2. Dans une société, les catégories professionnelles se distinguent par leurs activités, mais certaines disposent de revenus et de conditions de vie plus favorables. Comment caractériser cette société ?

Structurée et hiérarchisée
Structurée, mais sans hiérarchie
Hiérarchisée, mais sans structuration
Ni structurée ni hiérarchisée

Structurée et hiérarchisée

Explication

Une société est structurée lorsque les positions des groupes se distinguent, et hiérarchisée lorsque certaines positions sont plus favorisées. La distinction entre catégories établit la structuration, tandis que les avantages inégaux indiquent la hiérarchie.

3. Pour comparer la répartition de la population active entre les catégories socioprofessionnelles (CSP), quelle notion faut-il mesurer ?

La féminisation des emplois
La structure socioprofessionnelle
L’élévation du niveau de qualification
La hiérarchie des rémunérations

La structure socioprofessionnelle

Explication

La structure socioprofessionnelle désigne la répartition de la population active dans les différentes CSP. La hiérarchie des rémunérations, la qualification et la féminisation renvoient à d’autres caractéristiques de l’emploi.

4. Dans une économie, une innovation agricole accroît la productivité et réduit le nombre de travailleurs nécessaires à la production alimentaire. Quel déplacement de la population active correspond au mécanisme décrit par Denis Clerc ?

De l’industrie vers l’agriculture, puis vers les services
Des services vers l’industrie, puis vers l’agriculture
De l’agriculture vers les services, puis vers l’industrie
De l’agriculture vers l’industrie, puis vers les services

De l’agriculture vers l’industrie, puis vers les services

Explication

Selon Denis Clerc, le progrès technique augmente la productivité agricole et libère une partie de la main-d’œuvre, qui se déplace vers la production industrielle puis les services. Le transfert ne commence pas par les services et ne va pas vers l’agriculture.

5. Une région voit augmenter la demande de services, tandis que nombre de ces activités restent difficiles à mécaniser et réclament une main-d’œuvre importante. Quelle explication rend compte du développement du tertiaire selon Denis Clerc ?

La demande de services croît et leur production mobilise beaucoup de main-d’œuvre
La demande industrielle croît et sa production mobilise beaucoup de main-d’œuvre
La demande de services croît et leur production se mécanise largement
La demande de services diminue et leur production mobilise beaucoup de main-d’œuvre

La demande de services croît et leur production mobilise beaucoup de main-d’œuvre

Explication

Denis Clerc explique le développement du tertiaire à la fois par la hausse importante de la demande de services et par leur faible mécanisation, qui rend nécessaire une main-d’œuvre importante. La mécanisation généralisée ou le recul de la demande ne correspondent pas à ce mécanisme.

6. Dans *Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte* (1852), quel trait économique commun Marx attribue-t-il aux paysans parcellaires ?

Ils disposent d’une organisation politique commune.
Ils possèdent collectivement les moyens de production.
Ils connaissent des conditions économiques opposées.
Ils vivent dans des conditions économiques similaires.

Ils vivent dans des conditions économiques similaires.

Explication

Marx relève des conditions économiques similaires, même si les paysans parcellaires restent séparés les uns des autres. L’« organisation politique commune » leur fait défaut, la « propriété collective » n’est pas le trait mentionné et des conditions « opposées » inversent le constat.

7. Des familles paysannes vivent dans des conditions économiques proches, mais restent isolées et ne développent ni communauté ni organisation politique. Comment Marx qualifierait-il leur situation de classe ?

Elles forment une classe pleinement constituée grâce à leur proximité locale.
Elles ne constituent pas une classe, car leurs conditions économiques diffèrent.
Elles forment une classe par leurs conditions communes, mais pas une classe pleinement constituée.
Elles forment une classe pleinement constituée grâce à leurs conditions communes.

Elles forment une classe par leurs conditions communes, mais pas une classe pleinement constituée.

Explication

La similitude des conditions économiques permet de parler d’une classe, mais l’absence de communauté, de liaison nationale et d’organisation politique empêche qu’elle soit pleinement constituée. La « classe pleinement constituée » confond condition commune et organisation, tandis que « pas une classe » nie le premier aspect.

8. Dans une analyse marxiste, une chercheuse étudie un groupe dont la position dépend de la propriété des moyens de production et qui est engagé dans un rapport d’exploitation. Sur quoi fonde-t-elle sa définition de cette classe ?

Sur une catégorie de classement choisie par la chercheuse.
Sur des chances de vie probablement semblables entre individus.
Sur une position structurée dans l’économie et un conflit lié à l’exploitation.
Sur des références symboliques et des modes de vie partagés.

Sur une position structurée dans l’économie et un conflit lié à l’exploitation.

Explication

La tradition marxiste définit les classes comme des collectifs structurés par leur position économique, notamment la propriété des moyens de production, et marqués par le conflit de l’exploitation. Les « chances de vie » relèvent de Weber, les références partagées de l’identité culturelle et la catégorie de classement de l’approche wébérienne.

9. Des individus ont des chances de vie probablement similaires, mais ne se reconnaissent pas comme membres d’un même groupe. Selon Weber, comment peut-on les considérer ?

Comme une classe fondée sur une conscience collective affirmée.
Comme une classe fondée sur la propriété commune des moyens de production.
Comme une classe fondée sur une action politique conflictuelle.
Comme une classe fondée sur des chances de vie similaires.

Comme une classe fondée sur des chances de vie similaires.

Explication

Pour Weber, des individus aux chances de vie probablement similaires peuvent former une classe sans en avoir conscience. La « conscience collective » correspond à une exigence plus forte, tandis que la propriété des moyens de production et l’action politique conflictuelle renvoient à d’autres critères.

10. Un groupe partage des références symboliques et des modes de vie, mais cette situation ne précise ni sa permanence ni sa capacité d’action politique. Quelle modalité de l’identité de classe de Chauvel est décrite ?

L’identité culturelle.
L’identité temporelle.
La position dans le système productif.
L’identité collective.

L’identité culturelle.

Explication

L’identité culturelle désigne le partage de références symboliques et de modes de vie. L’identité temporelle concerne la permanence et la faible mobilité, l’identité collective la capacité d’agir politiquement, et la position productive constitue un autre critère de définition des classes.

11. À quoi servent les idéaux-types Solange et Delphine dans l’analyse des rapports sociaux ?

À penser conjointement les rapports de sexe, de classe et de race
À analyser principalement les rapports de classe et de revenus
À comparer les rapports de sexe et de race sans tenir compte des classes
À distinguer les situations professionnelles selon le niveau de responsabilité

À penser conjointement les rapports de sexe, de classe et de race

Explication

Ces idéaux-types permettent d’articuler les rapports sociaux de sexe, de classe et de race. Une lecture centrée sur les revenus réduit l’analyse aux classes, tandis que la séparation des rapports de sexe et de race ou la seule comparaison professionnelle manque cette articulation.

12. Une cadre en France assume une grande part des tâches domestiques en plus de son emploi. Quelle difficulté sociale cette situation illustre-t-elle ?

La difficulté de conciliation issue d’un choix personnel sans lien avec la division domestique
La conciliation de responsabilités professionnelles et familiales grâce à une division domestique égalitaire
La conciliation de responsabilités professionnelles et familiales dans un contexte de division domestique inégalitaire
La difficulté de conciliation causée principalement par l’insuffisance du revenu familial

La conciliation de responsabilités professionnelles et familiales dans un contexte de division domestique inégalitaire

Explication

La division sexuelle du travail domestique reste inégalitaire en France, ce qui oblige Solange à concilier responsabilités professionnelles et familiales. Parler d’une répartition égalitaire inverse le constat, tandis que les explications par le seul revenu ou le seul choix personnel ignorent cette inégalité.

13. Solange travaille à l’extérieur et engage Delphine pour s’occuper des enfants et de la vie domestique familiale, mais lui verse une faible rémunération. Quelle relation de travail cela décrit-il ?

Solange emploie Delphine pour les enfants et la vie domestique, avec une rémunération élevée
Solange emploie Delphine pour les enfants et la vie domestique, en la rémunérant mal
Delphine emploie Solange pour les enfants et la vie domestique, en la rémunérant mal
Solange emploie Delphine pour les enfants, sans lui confier la vie domestique familiale

Solange emploie Delphine pour les enfants et la vie domestique, en la rémunérant mal

Explication

Solange emploie Delphine à la fois pour garder ses enfants et prendre en charge la vie domestique familiale, tout en la rémunérant mal. Limiter le travail à la garde des enfants omet une partie des tâches, inverser les rôles contredit la relation décrite, et une rémunération élevée contredit le fait établi.

14. Dans un secteur où les conditions de vie et les revenus deviennent plus diversifiés, les personnes comparent davantage leur situation à celle de leurs proches. Quel mécanisme cela illustre-t-il ?

La structure sociale s’homogénéise et réduit la diversité des trajectoires individuelles
La structure sociale se fractionne et favorise des comparaisons individuelles plus proches
Les barrières de classe se renforcent et limitent les comparaisons entre situations proches
Le droit à l’égalité élargit les comparaisons sans diversification des conditions de vie

La structure sociale se fractionne et favorise des comparaisons individuelles plus proches

Explication

Le fractionnement et la diversification de la structure sociale rendent les conditions de vie et les trajectoires plus hétérogènes, ce qui favorise les comparaisons individuelles. L’homogénéisation et le renforcement de barrières étanches vont à l’inverse de ce mécanisme; le droit à l’égalité relève d’un autre facteur.

15. Après l’élargissement du droit à l’égalité, une société reconnaît plus nettement les inégalités entre les sexes et les discriminations, auparavant masquées par les inégalités de classe. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

Des inégalités déjà présentes deviennent plus visibles et moins tolérables
Des inégalités déjà présentes deviennent moins visibles et plus tolérables
Des inégalités déjà présentes deviennent plus visibles grâce à la diversification des revenus
Des inégalités nouvellement apparues deviennent plus visibles et moins tolérables

Des inégalités déjà présentes deviennent plus visibles et moins tolérables

Explication

L’élargissement du droit à l’égalité fait émerger au grand jour des inégalités auparavant masquées et les rend moins tolérables; il ne signifie pas qu’elles viennent d’apparaître. La diversification sociale peut favoriser les comparaisons, mais ce n’est pas le mécanisme ciblé ici.

16. Une sociologue veut dresser la liste des principaux facteurs qui structurent et hiérarchisent l’espace social. Quelle série doit-elle retenir ?

La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, la consommation, le sexe et le lieu de résidence
La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, le cycle de vie, le statut d’emploi et le lieu de résidence
La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le patrimoine, le ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence
La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence

La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence

Explication

Les sept facteurs sont la catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, la composition du ménage, la position dans le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence. Le patrimoine, le statut d’emploi et la consommation ne remplacent pas les facteurs de cette liste.

17. Dans une étude, deux indicateurs sont comparés : l’un classe les personnes selon leur profession, l’autre selon le niveau et la nature de leur formation. Quelle interprétation est correcte ?

Le premier est la catégorie socioprofessionnelle, facteur le moins déterminant ; le second est le diplôme, dont le rôle est éloigné
Le premier est la catégorie socioprofessionnelle, facteur le plus déterminant ; le second est le revenu, dont le rôle est proche
Le premier est le diplôme, facteur le plus déterminant ; le second est la catégorie socioprofessionnelle, dont le rôle est proche
Le premier est la catégorie socioprofessionnelle, facteur le plus déterminant ; le second est le diplôme, dont le rôle est proche

Le premier est la catégorie socioprofessionnelle, facteur le plus déterminant ; le second est le diplôme, dont le rôle est proche

Explication

La catégorie socioprofessionnelle classe selon la profession et constitue le facteur le plus déterminant de la structure sociale française ; le diplôme renseigne sur la formation et joue un rôle de structuration proche. Inverser les deux indicateurs confond profession et formation, tandis que le revenu n’est pas le second indicateur décrit.

18. Dans un pays, la proportion de salariés augmente au sein de l’ensemble de la population active. Quelle évolution socioprofessionnelle cela décrit-il ?

L’élévation du niveau de qualification
La tertiarisation
La féminisation des emplois
La salarisation

La salarisation

Explication

La salarisation correspond à l’augmentation de la proportion de salariés dans la population active totale. La tertiarisation concerne les emplois de services, la qualification les emplois qualifiés et la féminisation la part des femmes parmi les personnes en emploi.

19. Au fil du temps, les emplois de services gagnent en importance tandis que ceux de l’agriculture et de l’industrie reculent. Quel phénomène observe-t-on ?

La tertiarisation
La salarisation
La féminisation des emplois
L’élévation du niveau de qualification

La tertiarisation

Explication

La tertiarisation désigne la croissance de la part des emplois liés aux services au détriment de l’agriculture et de l’industrie. La salarisation porte sur la proportion de salariés, tandis que la qualification et la féminisation concernent d’autres caractéristiques des emplois ou de la population en emploi.

20. Quelles sont les quatre grandes évolutions de la structure socioprofessionnelle française ?

La salarisation, la tertiarisation, la mobilité sociale et la concentration des emplois
La tertiarisation, l’urbanisation, l’élévation des qualifications et la précarisation des emplois
La salarisation, la désindustrialisation, la mobilité sociale et la féminisation des emplois
La salarisation, la tertiarisation, l’élévation des qualifications et la féminisation des emplois

La salarisation, la tertiarisation, l’élévation des qualifications et la féminisation des emplois

Explication

Les quatre mutations identifiées sont la salarisation, la tertiarisation, l’élévation du niveau de qualification et la féminisation des emplois. La désindustrialisation, l’urbanisation et la mobilité sociale ne remplacent pas ces tendances dans cette liste.

21. Dans une région, les grandes surfaces et les usines se développent, tandis que les petites boutiques indépendantes et les exploitations agricoles concentrées par la mécanisation diminuent. Quelle évolution de l’emploi ce scénario illustre-t-il ?

Une progression des services liée au recul des emplois industriels
Une hausse des qualifications liée au recul des petits établissements
Une féminisation des emplois liée au recul des exploitations agricoles
Une progression du salariat liée au recul des indépendants et des agriculteurs

Une progression du salariat liée au recul des indépendants et des agriculteurs

Explication

L’essor de la grande distribution et de l’industrie, ainsi que le recul des agriculteurs lié à la concentration des exploitations, favorisent la salarisation. La progression des services renvoie à la tertiarisation, tandis que qualifications et féminisation désignent d’autres évolutions.

22. Une économie voit sa productivité augmenter grâce aux innovations technologiques, tandis que la demande de services reste forte. Quelle transformation de l’emploi ces deux facteurs contribuent-ils à expliquer ?

La salarisation de l’emploi
La tertiarisation de l’emploi
La féminisation de l’emploi
L’élévation des qualifications

La tertiarisation de l’emploi

Explication

Les gains de productivité permis par les innovations technologiques et la forte demande de services expliquent la tertiarisation. La salarisation concerne le développement du salariat, et les deux autres réponses désignent des mutations distinctes.

23. Sur quel critère repose la définition d’une catégorie socioprofessionnelle ?

Le secteur économique où réside l’individu
La place de l’individu au sein du système de production
La position de l’individu dans la hiérarchie des revenus
Le niveau de diplôme atteint par l’individu

La place de l’individu au sein du système de production

Explication

La catégorie socioprofessionnelle est définie par la place occupée par l’individu au sein du système de production et constitue un fondement de la structure sociale en France. La hiérarchie des revenus, le diplôme ou le lieu de résidence ne sont pas le critère donné.

24. Deux personnes ont des revenus et des niveaux de prestige différents, mais occupent la même place dans le système de production. Quel principe marxiste détermine leur position sociale ?

Leur place dans le système de production
Leur degré de consommation
Le niveau de leurs revenus
Le prestige associé à leur profession

Leur place dans le système de production

Explication

Dans la théorie marxiste, la position sociale dépend de la place occupée dans le système de production. Le revenu, le prestige et la consommation ne sont pas le critère déterminant posé par cette théorie.

25. Une personne possède une usine et les machines qui y sont utilisées, mais ne travaille pas comme ouvrière. À quelle classe marxiste appartient-elle ?

Au prolétariat, classe de ceux qui vendent leur force de travail
Au prolétariat, classe des propriétaires des moyens de production
À la bourgeoisie, classe de ceux qui ne possèdent que leur force de travail
À la bourgeoisie, classe des propriétaires des moyens de production

À la bourgeoisie, classe des propriétaires des moyens de production

Explication

La bourgeoisie regroupe les propriétaires des moyens de production, comme les usines et les machines. Le prolétariat, à l’inverse, ne possède que sa force de travail.

26. Dans une entreprise, les ouvriers produisent des richesses d’une valeur supérieure à leur salaire et dépendent de la vente de leur travail pour vivre. Comment Marx caractérise-t-il cette relation ?

Un échange équivalent entre salaire et production
Une coopération sans opposition d’intérêts économiques
Une relation de dépendance des capitalistes envers les ouvriers
Une relation d’exploitation fondée sur le salariat

Une relation d’exploitation fondée sur le salariat

Explication

Marx caractérise cette relation comme une exploitation : les ouvriers reçoivent un salaire inférieur à la valeur des richesses produites et n’ont pas d’autre choix pour vivre que de vendre leur force de travail. L’échange n’est donc pas équivalent, et la contrainte économique fait partie du mécanisme.

27. Des travailleurs occupent la même place dans le système productif et partagent des conditions d’existence semblables, mais ne développent ni conscience collective de leurs intérêts ni mobilisation. À quel stade de classe correspondent-ils ?

À une classe « en soi »
À une classe définie par la propriété des moyens de production
À une classe mobilisée pour défendre ses intérêts
À une classe « pour soi »

À une classe « en soi »

Explication

Une classe « en soi » rassemble des personnes partageant une même place productive et des conditions concrètes d’existence. Une classe « pour soi » suppose en plus une conscience collective des intérêts communs et une mobilisation pour les défendre.

28. Quelle approche Max Weber propose-t-il pour analyser la stratification sociale au début du XXe siècle ?

Une approche multidimensionnelle distincte de l’analyse marxiste
Une approche fondée sur la seule situation économique
Une approche élaborée au XIXe siècle
Une approche centrée sur le conflit entre classes antagonistes

Une approche multidimensionnelle distincte de l’analyse marxiste

Explication

Weber propose au début du XXe siècle une analyse multidimensionnelle de la stratification, distincte de celle de Marx. Le conflit entre classes renvoie à une confusion avec l’analyse marxiste, la réduction à l’économie néglige les autres dimensions et la datation au XIXe siècle est erronée.

29. Une personne dispose d’une grande richesse, mais bénéficie d’un prestige social limité. Quelle analyse correspond à la conception de Weber ?

Sa position économique et son prestige peuvent diverger
Sa position sociale dépend de son prestige seul
Sa situation économique ne compte pas pour sa position
Sa richesse garantit un prestige social élevé

Sa position économique et son prestige peuvent diverger

Explication

Chez Weber, la situation économique et le prestige contribuent tous deux à la position sociale, sans nécessairement coïncider ; l’économie tend toutefois à devenir le facteur le plus structurant dans la société moderne. Assimiler richesse et prestige, écarter l’économie ou ne retenir que le prestige confond ces dimensions.

30. Une enquête distingue les chances sur le marché, le prestige lié au style de vie et les organisations qui cherchent à influencer les décisions. À quels ordres ces dimensions correspondent-elles, dans cet ordre ?

Politique, social, économique
Social, économique, politique
Économique, politique, social
Économique, social, politique

Économique, social, politique

Explication

Les chances et la richesse relèvent de l’ordre économique, le prestige et le style de vie de l’ordre social, et les organisations visant le pouvoir de l’ordre politique. Inverser social et politique, confondre prestige et richesse ou assimiler partis et groupes de statut mélange ces critères.

31. Une étude compare les écarts de revenus et de risque de chômage entre cadres et ouvriers. Quel type de distance mesure-t-elle ?

Une distance inter-classes
Une distance de statut
Une distance intra-classes
Une distance entre partis

Une distance inter-classes

Explication

Les distances inter-classes mesurent les écarts économiques et sociaux entre classes ou catégories socioprofessionnelles, comme les écarts entre cadres et ouvriers. La distance intra-classes concerne les écarts internes à un même groupe ; le prestige et les partis relèvent d’autres notions.

32. Dans une même catégorie socioprofessionnelle, les individus connaissent des situations économiques de plus en plus différentes. Quel phénomène est observé ?

Un accroissement des divisions entre partis
Un accroissement des différences de statut entre classes
Un accroissement des distances inter-classes
Un accroissement des distances intra-classes

Un accroissement des distances intra-classes

Explication

Les distances intra-classes désignent les écarts qui se creusent au sein d’une même classe ou catégorie socioprofessionnelle. Les distances inter-classes concernent les écarts entre catégories ; le prestige entre groupes et les divisions entre partis ne décrivent pas la situation donnée.

33. Une sociologue compare deux personnes de catégories socioprofessionnelles différentes afin d’expliquer leurs possibilités et leurs difficultés. Quel autre critère doit-elle intégrer pour analyser leur position sociale ?

Le lieu de résidence, en lien avec le quartier
Le genre, en lien avec la classe sociale
L’âge, en lien avec la génération
La situation familiale, en lien avec le logement

Le genre, en lien avec la classe sociale

Explication

La position et les possibilités d’un individu dépendent à la fois de sa catégorie socioprofessionnelle et de son sexe : l’analyse doit donc croiser classe sociale et genre. La situation familiale, l’âge ou le lieu de résidence ne remplacent pas cette double articulation.

34. Deux personnes de même sexe vivent dans des situations familiales et résidentielles comparables, mais l’une est cadre et l’autre ouvrière. Quel facteur peut expliquer qu’elles occupent des positions très éloignées dans l’espace social ?

Leurs catégories socioprofessionnelles différentes
Leurs situations familiales, pourtant similaires
Leur sexe, pourtant identique
Leurs situations résidentielles, pourtant comparables

Leurs catégories socioprofessionnelles différentes

Explication

Des personnes de même sexe et aux situations familiales ou résidentielles similaires peuvent occuper des positions opposées en raison de catégories socioprofessionnelles différentes. Le sexe commun et les situations comparables ne rendent pas compte de l’écart décrit.

35. Lorsqu’ils se définissent par leur appartenance à une classe, à quel groupe la grande majorité des Français disent-ils appartenir ?

À la classe ouvrière
À une vaste classe moyenne
Aux classes populaires
Aux catégories favorisées

À une vaste classe moyenne

Explication

La grande majorité des Français qui s’identifient à une classe se disent membres d’une vaste classe moyenne, ce qui atténue la distinction entre classes sociales. L’identification ouvrière ou l’appartenance aux catégories favorisées ne correspond pas à cette tendance majoritaire.

36. Une enquête constate que des personnes définissent leur identité commune surtout par leur génération, leur origine ou des idées politiques partagées. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

Le maintien du milieu social comme fondement principal de l’identité
La place croissante d’autres critères d’appartenance que le milieu social
L’effacement de l’identité ouvrière au profit de la classe moyenne
La définition de l’identité par la seule catégorie socioprofessionnelle

La place croissante d’autres critères d’appartenance que le milieu social

Explication

Les individus fondent davantage leur identité sur l’âge ou la génération, la nationalité, l’origine ou des idées politiques communes que sur leur seul milieu social. L’identité ouvrière et la catégorie socioprofessionnelle sont des appartenances sociales, mais elles ne décrivent pas les critères mis en avant dans la situation.

37. Dans une même entreprise, deux salariés occupent le même poste, mais l’un travaille à temps complet en CDI et l’autre à temps partiel en CDD. Quelle conclusion est la plus juste sur leurs situations professionnelles ?

Elles peuvent différer selon la stabilité de l’emploi et le temps de travail.
Elles sont semblables dès lors que les salariés travaillent dans la même structure.
Elles diffèrent selon le secteur d’activité, mais pas selon le contrat.
Elles sont semblables dès lors que le poste occupé est identique.

Elles peuvent différer selon la stabilité de l’emploi et le temps de travail.

Explication

À poste égal, la stabilité de l’emploi et le temps complet ou partiel peuvent produire des situations professionnelles différentes. Assimiler poste et stabilité confond deux critères, écarter le temps de travail néglige un facteur de différenciation, et déduire l’identité des situations de la structure commune ignore l’hétérogénéité des statuts.

38. Quel changement, amorcé depuis la fin du XXe siècle, a contribué à individualiser la relation entre employeurs et salariés ?

Le renforcement des règles collectives du travail et des rémunérations.
La diffusion du temps partiel comme facteur unique de transformation.
L’assouplissement des règles collectives du travail et des rémunérations.
La disparition progressive des relations entre employeurs et salariés.

L’assouplissement des règles collectives du travail et des rémunérations.

Explication

L’assouplissement des règles collectives encadrant le travail et les rémunérations a rendu la relation entre employeurs et salariés plus individualisée. Le renforcement des règles inverse le mécanisme, la disparition du salariat confond individualisation et suppression de la relation, et le temps partiel ne constitue pas l’explication donnée.

39. Une sociologue représente la société comme un ensemble de positions qui se distinguent et se situent les unes par rapport aux autres. Quelle caractéristique complète cette définition de l’espace social ?

Les positions sont interdépendantes et hiérarchisées par la proximité géographique.
Les positions sont indépendantes et définies par les écarts de revenu.
Les positions sont interdépendantes et hiérarchisées par les inégalités.
Les positions sont indépendantes et classées selon leur diversité.

Les positions sont interdépendantes et hiérarchisées par les inégalités.

Explication

L’espace social rassemble des positions distinctes mais interdépendantes, définies par la distance sociale et hiérarchisées par les inégalités. La simple diversité ne suffit pas à décrire cette hiérarchie, la proximité géographique n’est pas la distance sociale, et l’indépendance contredit l’interdépendance.

40. Dans une économie, les gains de productivité agricoles réduisent les besoins de main-d’œuvre, puis l’automatisation industrielle libère à son tour des travailleurs. Quel enchaînement correspond au déversement ?

De l’industrie vers l’agriculture, puis de l’agriculture vers les services.
De l’agriculture vers les services, puis de l’industrie vers l’agriculture.
Des services vers l’industrie, puis de l’industrie vers l’agriculture.
De l’agriculture vers l’industrie, puis de l’industrie vers les services.

De l’agriculture vers l’industrie, puis de l’industrie vers les services.

Explication

Le déversement transfère d’abord la main-d’œuvre libérée par les gains de productivité agricoles vers les grandes usines, puis celle libérée dans l’industrie vers les services. L’ordre inverse méconnaît cette succession, le passage direct à partir de l’agriculture omet l’étape industrielle, et le transfert depuis les services inverse le processus.

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Qu’est-ce que l’espace social ?

Un ensemble de positions différentes et séparées, définies par leurs distances et leur caractère plus ou moins enviable.

Quand une société est-elle structurée ?

Lorsque les positions des groupes sociaux se distinguent les unes des autres.

Quand une société est-elle hiérarchisée ?

Lorsque certaines positions sont plus favorisées que d’autres.

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