QCM : Théories des organisations (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon Coase, quel frais supplémentaire correspond à un coût de transaction ?

Un frais supporté lorsqu’une entreprise forme ses salariés à de nouvelles tâches de production
Un frais supporté lorsqu’une entreprise réorganise sa hiérarchie pour réaliser une activité en interne
Un frais supporté lorsqu’une entreprise remplace un produit défectueux vendu à ses clients
Un frais supporté lorsqu’une entreprise passe par le marché et recourt à un sous-traitant

Un frais supporté lorsqu’une entreprise passe par le marché et recourt à un sous-traitant

Explication

Pour Coase, le coût de transaction est un frais supplémentaire associé au recours au marché et à un sous-traitant. La réorganisation de la hiérarchie relève plutôt des coûts d’organisation liés à l’internalisation.

2. Quelle distinction Berle et Means établissent-ils entre actionnaires et managers dans les grandes entreprises ?

Les managers détiennent la propriété, tandis que les actionnaires exercent le pouvoir réel de décision.
Les managers détiennent la propriété et délèguent les décisions aux investisseurs.
Les actionnaires détiennent la propriété et prennent toutes les décisions de gestion courantes.
Les actionnaires détiennent la propriété, tandis que les managers exercent le pouvoir réel de décision.

Les actionnaires détiennent la propriété, tandis que les managers exercent le pouvoir réel de décision.

Explication

Berle et Means distinguent la propriété, détenue par les actionnaires, du pouvoir décisionnel réel, qu’ils attribuent aux managers des grandes entreprises. Les actionnaires ne sont donc pas présentés comme les détenteurs du pouvoir décisionnel réel.

3. Deux entreprises utilisent la même combinaison de travail et de capital, mais affichent des performances différentes dont l’écart reste inexpliqué. Comment nomme-t-on cet écart ?

Le facteur X
L’output de production
L’autonomie de décision
L’efficience allocative

Le facteur X

Explication

Le facteur X, proposé par Libenstein, désigne l’écart inexpliqué de performance entre des entreprises ayant les mêmes combinaisons de travail et de capital. Le travail et le capital sont des inputs identifiés, et non le nom de cet écart inexpliqué.

4. Dans la théorie de l’agence de Jensen et Meckling, quelle relation est étudiée ?

Un employeur et un salarié partagent la propriété de l’entreprise et prennent ensemble les décisions
Un agent donne des ordres à un principal qui exécute, avec une asymétrie d’information favorable au principal
Un acheteur négocie avec un vendeur, tandis que les deux disposent des mêmes informations sur le produit
Un principal donne des ordres à un agent qui exécute, avec une asymétrie d’information favorable à l’agent

Un principal donne des ordres à un agent qui exécute, avec une asymétrie d’information favorable à l’agent

Explication

Jensen et Meckling analysent la relation entre un principal qui donne des ordres et un agent qui les exécute, l’agent disposant d’un avantage informationnel. La relation n’est donc pas caractérisée par des informations également réparties entre les deux parties.

5. Sur quels éléments une entreprise peut-elle faire porter la concurrence ?

Les caractéristiques de l’offre, les horaires de travail et les coûts fixes.
Le prix, les caractéristiques de l’offre et les parts de marché.
Le prix, les coûts de production et les règles de recrutement.
La qualité des fournisseurs, les salaires et les parts de marché.

Le prix, les caractéristiques de l’offre et les parts de marché.

Explication

La concurrence peut porter sur le prix, les caractéristiques du produit ou du service et les parts de marché. Les coûts de production peuvent influencer les décisions de l’entreprise, mais ils ne figurent pas parmi les éléments cités ici comme objets de concurrence.

6. Quels sont les trois styles de management distingués dans cette typologie ?

Autoritaire, démocratique et laisser-faire.
Individualiste, collectif et réglementaire.
Directif, participatif et délégatif.
Centralisé, consultatif et hiérarchique.

Autoritaire, démocratique et laisser-faire.

Explication

La typologie distingue le management autoritaire, le management démocratique et le management laisser-faire. Les termes directif, participatif et délégatif ne sont pas les trois catégories retenues dans cette classification.

7. Deux entreprises proposent des produits différents qui peuvent satisfaire le même besoin. Quel type de concurrence les oppose ?

Une concurrence monopolistique, fondée sur un offreur unique.
Une concurrence directe, fondée sur des offres similaires.
Une concurrence oligopolistique, fondée sur un demandeur unique.
Une concurrence indirecte, fondée sur des biens substituables.

Une concurrence indirecte, fondée sur des biens substituables.

Explication

La concurrence indirecte oppose des offres différentes mais substituables, car elles répondent au même besoin. La concurrence directe concerne plutôt des biens ou services similaires.

8. Quelle distinction Freeman établit-il entre les parties prenantes internes et externes ?

Les parties prenantes internes appartiennent à l’organisation, tandis que les externes lui sont extérieures
Les parties prenantes internes fournissent des services, tandis que les externes fournissent des matières premières
Les parties prenantes internes achètent les produits, tandis que les externes les fabriquent
Les parties prenantes internes influencent les objectifs, tandis que les externes en sont influencées

Les parties prenantes internes appartiennent à l’organisation, tandis que les externes lui sont extérieures

Explication

La distinction repose sur l’appartenance à l’organisation : les parties prenantes internes en font partie, alors que les externes lui sont extérieures. Le fait d’influencer ou d’être influencé ne définit pas cette séparation, car ces possibilités concernent les parties prenantes en général.

9. Quelle distinction caractérise la spécialisation et la diversification d’une entreprise ?

La spécialisation porte sur plusieurs produits, tandis que la diversification en propose un seul.
La spécialisation porte sur un produit ou service, tandis que la diversification en propose plusieurs.
La spécialisation vise plusieurs marchés, tandis que la diversification vise un seul marché.
La spécialisation lie des activités différentes, tandis que la diversification sépare des activités similaires.

La spécialisation porte sur un produit ou service, tandis que la diversification en propose plusieurs.

Explication

La spécialisation correspond à une offre unique, alors que la diversification consiste à proposer plusieurs produits ou services. Confondre les deux revient à inverser le nombre d’offres associé à chaque stratégie.

10. Selon Muchelli, quelle caractéristique suffit à définir une entreprise multinationale ?

Elle vend ses produits dans plusieurs pays étrangers.
Elle coordonne des fournisseurs établis dans plusieurs pays.
Elle possède au moins une unité de production à l’étranger.
Elle possède des filiales commerciales sur plusieurs continents.

Elle possède au moins une unité de production à l’étranger.

Explication

Pour Muchelli, la présence d’au moins une unité de production à l’étranger caractérise une multinationale. La vente à l’étranger ne suffit pas à elle seule à répondre à cette définition.

11. Selon Freeman, quelle personne ou quel groupe constitue une partie prenante d’une organisation ?

Une personne ou un groupe pouvant influencer la réalisation des objectifs de l’organisation ou être influencé par elle
Une personne ou un groupe chargé de fournir les matières premières à l’organisation
Une personne ou un groupe qui détient une unité légale de production liée à l’organisation
Une personne ou un groupe qui participe directement à la fabrication des biens de l’organisation

Une personne ou un groupe pouvant influencer la réalisation des objectifs de l’organisation ou être influencé par elle

Explication

Pour Freeman, une partie prenante peut influencer la réalisation des objectifs d’une organisation ou être influencée par celle-ci. Un fournisseur peut être une partie prenante, mais fournir des matières premières ne suffit pas à définir l’ensemble de la notion.

12. Une entreprise envisage une offre publique d’achat visant à remplacer ses dirigeants. À quel type de mécanisme de contrôle des managers cette situation correspond-elle ?

À l’encadrement légal de l’État, qui fixe les règles générales de gestion.
Au coût d’opportunité des capitaux, qui compare les usages possibles de l’investissement.
À une offre publique d’achat, l’un des mécanismes de contrôle recensés par Shleifer et Vishny.
À la sanction du marché et de la concurrence, qui discipline les résultats commerciaux.

À une offre publique d’achat, l’un des mécanismes de contrôle recensés par Shleifer et Vishny.

Explication

L’offre publique d’achat figure parmi les cinq mécanismes de contrôle des managers recensés par Shleifer et Vishny. La sanction concurrentielle agit par la pression du marché, et non par une proposition de prise de contrôle.

13. Selon l’Insee, qu’est-ce qu’une entreprise ?

Une unité légale qui fournit des biens ou des services sans prendre de décisions autonomes
La plus petite combinaison d’unités légales de production de biens ou de services disposant d’une certaine autonomie de décision
Un ensemble de producteurs coordonnant leurs décisions sous l’autorité d’un organisme public
Une organisation qui rassemble plusieurs unités de production autour d’une direction commune

La plus petite combinaison d’unités légales de production de biens ou de services disposant d’une certaine autonomie de décision

Explication

La définition de l’Insee met l’accent sur la plus petite combinaison d’unités légales productives et sur une certaine autonomie de décision. Une unité dépourvue d’autonomie ne reprend donc pas cette définition.

14. Une entreprise réalise la plus grande part de son chiffre d’affaires dans une activité, tandis que plusieurs unités fabriquent le même produit. Comment distinguer ces notions ?

La première activité constitue une filiale ; les unités productrices forment un secteur majoritaire.
La première activité détermine le secteur majoritaire ; les unités productrices forment une branche.
La première activité définit une branche ; les unités productrices déterminent le secteur majoritaire.
La première activité définit un groupe ; les unités productrices forment une société mère.

La première activité détermine le secteur majoritaire ; les unités productrices forment une branche.

Explication

Le secteur majoritaire correspond à l’activité principale, déterminée notamment par la part la plus élevée du chiffre d’affaires, tandis qu’une branche rassemble des unités produisant le même bien ou service. Une branche n’est donc pas définie par l’activité qui réalise le plus grand chiffre d’affaires de l’entreprise.

15. Quels critères permettent de classer les structures de marché dans la typologie présentée ?

La nature des produits et des besoins, qui peut être homogène, substituable ou complémentaire.
Le nombre d’offreurs et de demandeurs, qui peut être unique, faible ou élevé.
Le degré de réglementation et d’innovation, qui peut être faible, moyen ou élevé.
Le niveau des prix et des coûts, qui peut être fixe, variable ou réglementé.

Le nombre d’offreurs et de demandeurs, qui peut être unique, faible ou élevé.

Explication

La typologie classe les marchés selon le nombre d’offreurs et de demandeurs, chacun pouvant être unique, en petit nombre ou en grand nombre. Le monopole désigne un offreur unique, tandis qu’un demandeur unique correspond au monopsone.

16. Pour répondre à une hausse temporaire de la demande, une entreprise maintient une partie de sa production en interne et confie le surplus à un sous-traitant. De quel type d’externalisation s’agit-il ?

D’une externalisation de spécialité, qui s’appuie sur des machines spécifiques du sous-traitant
D’une externalisation de capacité, qui combine production interne et sous-traitance
D’une externalisation en cascade, qui passe par plusieurs entreprises sous-traitantes
D’une internalisation, qui transfère toute la production dans l’entreprise

D’une externalisation de capacité, qui combine production interne et sous-traitance

Explication

L’externalisation de capacité permet de produire à la fois dans les locaux de l’entreprise et chez un sous-traitant, notamment pour répondre à un pic ponctuel de demande. L’externalisation de spécialité repose plutôt sur un savoir-faire ou des équipements spécifiques du sous-traitant.

17. Une région attire des entreprises parce qu’elle dispose d’une main-d’œuvre abondante et de sous-traitants proches. Quel autre facteur de regroupement est également cité ?

L’uniformité des réglementations entre les pays voisins.
La présence d’une clientèle exclusivement locale.
La circulation facilitée de l’information entre les entreprises.
La réduction de la concurrence entre entreprises du territoire.

La circulation facilitée de l’information entre les entreprises.

Explication

La circulation facilitée de l’information figure parmi les facteurs de regroupement, aux côtés du travail, des sous-traitants, des spécificités territoriales et du hasard historique. L’uniformité des réglementations n’est pas l’un des facteurs cités.

18. Un manager privilégie la croissance du chiffre d’affaires tout en maintenant le profit au niveau exigé par les actionnaires. Quelle conception de ses objectifs cela illustre-t-il ?

Celle de Baumol, pour qui le manager privilégie le dividende versé aux actionnaires.
Celle de Berle et Means, pour qui le manager cherche à disperser la propriété de l’entreprise.
Celle de Baumol, pour qui le chiffre d’affaires sert notamment le prestige et le pouvoir de négociation du manager.
Celle de Williamson, pour qui le manager recherche principalement la sécurité de l’emploi.

Celle de Baumol, pour qui le chiffre d’affaires sert notamment le prestige et le pouvoir de négociation du manager.

Explication

Baumol soutient que les managers cherchent à maximiser le chiffre d’affaires pour des raisons telles que le prestige et le pouvoir de négociation, tout en assurant le profit minimal demandé par les actionnaires. La maximisation du dividende correspond plutôt à l’objectif attribué aux actionnaires.

19. Une entreprise veut cartographier les organisations reliées par des échanges clients-fournisseurs, de la matière première jusqu’à la livraison au client final. Quel ensemble doit-elle étudier ?

Les parties prenantes internes de l’entreprise
La filière du produit
La combinaison d’inputs de l’entreprise
Le processus de décision de l’organisation

La filière du produit

Explication

Une filière regroupe les entreprises liées par des relations clients-fournisseurs, du stade de la matière première jusqu’au produit fini livré au client final. Les parties prenantes internes désignent plutôt les personnes ou groupes appartenant à une organisation.

20. Une entreprise doit surveiller un prestataire, rappeler un produit défectueux et faire face à une mauvaise opinion des consommateurs. Comment classer ces dépenses ?

Comme des coûts d’agence liés à la surveillance, au rappel et à l’image
Comme des coûts de production liés aux salaires, aux matières et aux équipements
Comme des coûts de transaction liés à la recherche, à la négociation et au contrôle
Comme des coûts d’organisation liés à la hiérarchie et à la réorganisation interne

Comme des coûts d’agence liés à la surveillance, au rappel et à l’image

Explication

Les coûts d’agence comprennent la surveillance, le rappel d’un produit défectueux et les conséquences sur l’image auprès des consommateurs. Les coûts de transaction désignent plutôt la recherche d’informations, la négociation et la surveillance d’un sous-traitant.

21. Dans la représentation Q=F(K,L)Q=F(K,L) du modèle néoclassique, que désignent KK et LL ?

Le profit obtenu grâce à la vente des produits
Les biens et services produits par l’entreprise
Les facteurs de production que sont le capital et le travail
Les décisions autonomes prises par les unités légales

Les facteurs de production que sont le capital et le travail

Explication

Dans cette représentation, KK et LL sont les inputs, c’est-à-dire le capital et le travail, tandis que QQ représente l’output. Interpréter KK et LL comme les biens produits confond les facteurs de production avec le résultat.

22. Dans une équipe, les salariés prennent part aux décisions, mais ne disposent pas nécessairement d’une liberté totale pour organiser leur temps de travail. Quel style de management cela décrit-il ?

Le management béhavioriste, qui fonde les décisions sur des compromis entre groupes.
Le management autoritaire, qui repose sur un strict individualisme.
Le management démocratique, qui associe les salariés à la décision.
Le management laisser-faire, qui leur laisse organiser leur temps de travail.

Le management démocratique, qui associe les salariés à la décision.

Explication

Le management démocratique associe les salariés à la prise de décision. Le laisser-faire se distingue par la liberté accordée aux salariés pour organiser leur temps de travail.

23. Une entreprise craint qu’un partenaire agisse de façon opportuniste avant ou après la signature du contrat. Quel mécanisme peut contribuer à réduire ce risque ?

L’externalisation de capacité, qui maintient une partie de l’activité chez le sous-traitant
La recherche d’actifs génériques, qui transforme le contrat commercial en contrat de travail
La négociation des prix, qui supprime l’asymétrie d’information entre les parties
L’internalisation, qui réduit les possibilités d’opportunisme ex ante et ex post

L’internalisation, qui réduit les possibilités d’opportunisme ex ante et ex post

Explication

Selon Williamson, l’opportunisme peut survenir avant la signature du contrat ou après celle-ci, et l’internalisation permet de le réduire. La négociation peut faire partie des démarches liées au marché, mais elle ne supprime pas à elle seule l’asymétrie d’information.

24. Une entreprise ajoute à son activité une nouvelle offre liée à celle-ci par la technologie utilisée. De quel type de diversification s’agit-il ?

D’une diversification de confortement, qui vise à accroître les ventes d’un autre produit.
D’une spécialisation, qui concentre l’entreprise sur une offre unique.
D’une diversification conglomérale, qui rassemble des activités sans lien apparent.
D’une diversification concentrique, qui conserve un lien avec l’activité existante.

D’une diversification concentrique, qui conserve un lien avec l’activité existante.

Explication

La diversification concentrique ajoute une activité liée à l’existante par le niveau commercial ou la technologie. La diversification conglomérale, contrairement à ce cas, regroupe des activités sans lien apparent.

25. Une entreprise reprend dans ses propres locaux une activité auparavant réalisée par un fournisseur. Comment caractériser cette décision ?

Une internalisation, car l’activité revient dans l’entreprise
Une externalisation de capacité, car deux entreprises produisent ensemble
Une externalisation en cascade, car le fournisseur délègue l’activité
Une externalisation, car l’activité change de lieu de production

Une internalisation, car l’activité revient dans l’entreprise

Explication

L’internalisation désigne le retour dans l’entreprise d’une activité auparavant réalisée par une autre entreprise. L’externalisation correspond au mouvement inverse : confier une activité de l’entreprise à une autre.

26. Dans la théorie béhavioriste de Cyert et March, que doit faire l’entreprise pour assurer sa continuité malgré les tensions entre groupes ?

Supprimer les désaccords en centralisant toutes les décisions.
Remplacer les groupes par des individus poursuivant un objectif commun.
Maximiser le profit en traitant l’entreprise comme une boîte noire.
Trouver des compromis entre des groupes susceptibles d’entrer en conflit.

Trouver des compromis entre des groupes susceptibles d’entrer en conflit.

Explication

Cyert et March décrivent l’entreprise comme un ensemble de groupes potentiellement en conflit, dont les compromis contribuent à sa continuité. Le modèle de la boîte noire relève plutôt de l’approche néoclassique.

27. Une entreprise cherche la combinaison de travail et de capital qui maximise son profit. À quelle notion correspond ce calcul ?

À la détermination de l’output dans la fonction de production
À l’efficience allocative
À la critique de la boîte noire
À l’autonomie de décision de l’entreprise

À l’efficience allocative

Explication

L’efficience allocative consiste à calculer la combinaison de travail et de capital nécessaire pour produire en maximisant le profit. La critique de la boîte noire porte plutôt sur ce que le modèle n’explique pas à l’intérieur de l’entreprise.

28. Deux entreprises rivales élaborent ensemble un projet pour partager des risques, mais continuent à se concurrencer sur leurs autres marchés. Comment qualifier cette relation ?

De sous-traitance, car l’une a confié sa production à l’autre.
De coopétition, car elle associe collaboration sur un projet et concurrence ailleurs.
De fusion, car elles ont intégré leurs activités dans une seule entreprise.
De coopération sans rivalité, car elles ont mis en commun leurs compétences.

De coopétition, car elle associe collaboration sur un projet et concurrence ailleurs.

Explication

La coopétition associe une collaboration ciblée à la poursuite de la concurrence sur les autres marchés. Une coopération sans rivalité ne rendrait pas compte du maintien de leur concurrence.

29. Dans la définition de Douglass North, laquelle de ces règles est informelle plutôt que formelle ?

Une constitution qui établit les règles fondamentales de la société.
Une loi qui fixe les obligations des entreprises dans leurs échanges.
Un règlement administratif qui encadre l’activité des sociétés.
Une convention sociale qui encadre les interactions économiques sans prendre la forme d’une loi.

Une convention sociale qui encadre les interactions économiques sans prendre la forme d’une loi.

Explication

Les institutions comprennent des règles informelles qui encadrent les interactions sans prendre la forme juridique d’une loi ou d’un règlement. Une loi est, au contraire, un exemple de règle formelle.

30. Une entreprise évalue les effets environnementaux d’un produit pendant sa fabrication et sa consommation. Quelle démarche met-elle en œuvre ?

La séparation des parties prenantes
La traçabilité de la filière
L’écoconception
L’efficience allocative

L’écoconception

Explication

L’écoconception prend en compte l’aspect environnemental lors de la fabrication et de la consommation d’un produit. La traçabilité d’une filière sert plutôt à retracer le parcours et les caractéristiques d’un produit.

31. Une entreprise dépend fortement d’un sous-traitant parce qu’un équipement adapté à sa production peut difficilement être redéployé ailleurs. Quel concept décrit ce risque ?

Un actif dédié, qui permet à l’entreprise de changer aisément de sous-traitant
Un actif spécifique, susceptible de placer l’entreprise en situation de lock-in
Un actif générique, qui peut être externalisé sans difficulté particulière d’opportunisme
Un actif humain, qui réduit la dépendance grâce à la mobilité des compétences

Un actif spécifique, susceptible de placer l’entreprise en situation de lock-in

Explication

Un actif spécifique est difficilement redéployable et peut rendre l’entreprise dépendante de son sous-traitant, créant une situation de lock-in. Un actif générique peut, au contraire, être externalisé sans difficulté particulière liée à l’opportunisme.

32. Qu’est-ce qui caractérise un groupe d’entreprises ?

Des unités de fabrication produisent un même bien ou service au sein d’une branche.
Une société mère contrôle totalement ou partiellement une ou plusieurs sociétés filles.
Plusieurs sociétés exercent une activité identique sans lien de contrôle entre elles.
Une entreprise partage un projet avec une rivale tout en restant concurrente sur d’autres marchés.

Une société mère contrôle totalement ou partiellement une ou plusieurs sociétés filles.

Explication

Un groupe réunit des sociétés liées par le contrôle total ou partiel exercé par une société mère sur une ou plusieurs filiales. La production d’un même bien ou service définit plutôt une branche.

33. Comment Krugman définit-il l’effet d’agglomération des entreprises ?

La spécialisation d’un territoire dans une activité, indépendamment de la localisation des entreprises.
La concentration d’entreprises qui entraîne nécessairement une baisse de leurs coûts de production.
La concurrence entre entreprises éloignées qui améliore la circulation de l’information.
Le regroupement géographique d’entreprises, qui peut engendrer des effets positifs ou négatifs.

Le regroupement géographique d’entreprises, qui peut engendrer des effets positifs ou négatifs.

Explication

L’effet d’agglomération désigne le regroupement géographique d’entreprises et peut produire des économies comme des déséconomies. Le regroupement ne garantit donc pas à lui seul une baisse des coûts.

34. Une entreprise examine les prestataires possibles, négocie les délais, les prix et la qualité, puis contrôle le travail du prestataire retenu. À quelle catégorie appartiennent ces dépenses ?

Aux coûts de production liés à la fabrication des biens en interne
Aux coûts d’organisation liés à la réorganisation de la hiérarchie
Aux coûts de transaction liés au recours au marché
Aux coûts d’agence liés aux rappels et à l’image de marque

Aux coûts de transaction liés au recours au marché

Explication

Les coûts de transaction comprennent la recherche d’informations sur les sous-traitants, la négociation des conditions et la surveillance du prestataire. Les coûts d’agence mentionnés ici concernent notamment les rappels de produits défectueux et l’image auprès des consommateurs.

35. Quelle logique caractérise la gouvernance partenariale selon Aglietta et Rébérioux ?

Faire dépendre les décisions de l’approbation des autorités publiques.
Confier les décisions aux managers en fonction de leur pouvoir réel dans l’entreprise.
Répartir les décisions au bénéfice des parties prenantes internes et externes de l’entreprise.
Concentrer les décisions sur la valeur financière créée pour les actionnaires.

Répartir les décisions au bénéfice des parties prenantes internes et externes de l’entreprise.

Explication

La gouvernance partenariale vise à répartir les décisions au bénéfice des parties prenantes internes et externes. Une logique centrée sur la seule valeur financière des actionnaires correspond à une approche différente.

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Selon l’Insee, quelle est la définition d’une entreprise ?

La plus petite combinaison d’unités légales de production de biens ou de services disposant d’une certaine autonomie de décision.

Quelle source définit l’entreprise comme la plus petite combinaison d’unités légales de production ?

L’Insee.

Quelle fonction de production caractérise le modèle néoclassique de Hicks et Samuelson ?

Q=F(K,L)Q=F(K,L)

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