QCM : Titre du cours : Diagnostic de Performance Énergétique — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal du guide à l’attention des diagnostiqueurs dans le cadre du DPE ?

Définir les tarifs des diagnostics selon la taille du logement
Fixer des règles de pratique pour harmoniser les DPE et assurer la reproductibilité des résultats
Servir uniquement à l’archivage administratif des anciens DPE
Remplacer la méthode réglementaire 3CL-DPE par une estimation libre des consommations

Fixer des règles de pratique pour harmoniser les DPE et assurer la reproductibilité des résultats

Explication

Le guide sert à harmoniser la réalisation des DPE et la communication des résultats afin d’assurer la reproductibilité. Il ne remplace pas la méthode 3CL-DPE, qui reste le cadre de calcul réglementaire.

2. Depuis quelle date le DPE est-il pleinement opposable pour les logements ?

Le 1er juillet 2021
Le 31 mars 2021
Le 1er janvier 2023
Le 23 novembre 2018

Le 1er juillet 2021

Explication

Le DPE devient pleinement opposable le 1er juillet 2021. Cette opposabilité s’accompagne notamment d’une exigence renforcée de justification et de référencement des données d’entrée.

3. Sur quoi repose la classe finale de l’étiquette énergie d’un logement ?

Uniquement sur les émissions de gaz à effet de serre EGES
Sur le plus défavorable entre la classe liée à Cep et celle liée à EGES
Sur la moyenne arithmétique des classes énergie et climat
Uniquement sur la consommation d’énergie primaire Cep

Sur le plus défavorable entre la classe liée à Cep et celle liée à EGES

Explication

La classe énergie retient la valeur la plus défavorable entre le classement obtenu à partir de Cep et celui obtenu à partir d’EGES. C’est le principe du « pire des deux, classe des deux ».

4. À partir de quelle classe un logement est-il signalé comme passoire énergétique ?

À partir de la classe C ou au-delà
À partir de la classe F ou G
À partir de la classe D
À partir de la classe E seulement

À partir de la classe F ou G

Explication

Un logement classé F ou G est signalé comme passoire énergétique. Cette mention doit apparaître sur les annonces immobilières et en première page du DPE.

5. Dans quel cas le coefficient b n’est-il pas appliqué ?

Quand une paroi est en contact avec l’extérieur
Quand la paroi comporte une fenêtre
Quand une paroi sépare un logement d’un volume intérieur chauffé
Quand une paroi donne sur un local non chauffé

Quand une paroi sépare un logement d’un volume intérieur chauffé

Explication

Si la paroi sépare le logement d’un volume intérieur chauffé, elle n’est pas déperditive et aucun coefficient b n’est appliqué. Le coefficient b intervient au contraire lorsque la paroi donne sur un volume non chauffé.

6. Dans le calcul du coefficient b, que représentent Aiu et Aue ?

Aiu est la somme des parois côté chauffé et Aue les parois du local non chauffé vers l’extérieur ou le sol
Aiu correspond aux vitrages et Aue aux portes uniquement
Aiu est la surface habitable et Aue la surface totale du logement
Aiu désigne les déperditions internes et Aue les apports solaires

Aiu est la somme des parois côté chauffé et Aue les parois du local non chauffé vers l’extérieur ou le sol

Explication

Aiu correspond à la somme des parois chauffées donnant sur le local non chauffé, tandis que Aue regroupe les parois du local non chauffé vers l’extérieur ou le sol. Ces deux grandeurs servent à déterminer le coefficient b.

7. Quelle est la priorité correcte pour collecter une donnée d’entrée du DPE ?

Justificatif, puis contrôle visuel, puis valeur publique
Valeur par défaut, puis contrôle visuel, puis justificatif
Donnée déclarée par le propriétaire, puis estimation, puis défaut
Contrôle visuel, puis justificatif, puis valeur par défaut

Contrôle visuel, puis justificatif, puis valeur par défaut

Explication

La priorisation suit d’abord le contrôle visuel, puis le justificatif accepté, et enfin la valeur par défaut en dernier recours. Cette hiérarchie vise à sécuriser les données d’entrée utilisées dans le calcul.

8. Que désigne la surface de référence du DPE ?

La surface totale des murs et des planchers du bâtiment
La surface habitable augmentée des vérandas chauffées et des locaux chauffés pour l’usage principal avec une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m
La surface uniquement déclarée par le propriétaire
La surface Carrez de tous les niveaux du logement

La surface habitable augmentée des vérandas chauffées et des locaux chauffés pour l’usage principal avec une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m

Explication

La surface de référence DPE correspond à la surface habitable augmentée des vérandas chauffées et des locaux chauffés pour l’usage principal, à condition d’avoir une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m. Elle ne sert pas à vérifier une notion Carrez ou d’habitabilité.

9. Quelle différence principale distingue les masques solaires proches des masques solaires lointains ?

Les proches sont liés au bâtiment, les lointains à l’environnement
Les proches concernent uniquement les toitures, les lointains uniquement les sols
Les proches ne sont jamais pris en compte, les lointains toujours
Les proches concernent l’ensemble de la façade, les lointains une seule baie

Les proches sont liés au bâtiment, les lointains à l’environnement

Explication

Les masques proches sont des obstacles liés au bâtiment, comme les balcons ou loggias, tandis que les masques lointains proviennent de l’environnement, comme d’autres bâtiments ou le relief. Cette distinction est importante pour la caractérisation des apports solaires.

10. Dans le traitement des espaces tampons solarisés non chauffés, que faut-il faire pour les vitrages ?

Mesurer les vitrages de l’espace tampon et saisir leurs caractéristiques, même s’il n’est pas chauffé
Ne mesurer que les vitrages côté extérieur et négliger ceux côté logement
Ignorer les vitrages puisque l’espace tampon n’est pas chauffé
Remplacer les métrés par une valeur forfaitaire unique

Mesurer les vitrages de l’espace tampon et saisir leurs caractéristiques, même s’il n’est pas chauffé

Explication

Les vitrages des espaces tampons solarisés non chauffés doivent être mesurés et saisis avec leurs caractéristiques, car ils participent aux apports solaires. Dans la méthode, les masques côté logement-vers-tampon sont pris en compte, alors que ceux côté tampon-vers-extérieur sont négligés.

11. Quel est le rôle principal du coefficient b lorsqu’une paroi sépare un logement d’un volume non chauffé ?

Réduire les déperditions thermiques vers le volume non chauffé
Augmenter la puissance du système de chauffage
Transformer un local non chauffé en volume chauffé
Corriger les apports solaires par les baies vitrées

Réduire les déperditions thermiques vers le volume non chauffé

Explication

Le coefficient b est un facteur de réduction des déperditions utilisé lorsque la paroi donne sur un volume non chauffé ou un volume intérieur non chauffé. Il ne sert pas à calculer les apports solaires ni à modifier la puissance du chauffage.

12. Dans quels cas une paroi entre un logement collectif et un espace commun ne nécessite-t-elle pas de coefficient b ?

Lorsque la paroi comporte une porte
Lorsque l’espace commun est en volume intérieur chauffé
Lorsque l’espace commun est mal isolé
Lorsque l’espace commun est un local non chauffé

Lorsque l’espace commun est en volume intérieur chauffé

Explication

Une paroi donnant sur un espace commun situé en volume intérieur chauffé n’est pas déperditive, donc aucun coefficient b n’est appliqué. Le fait qu’il y ait une porte ou une mauvaise isolation ne change pas ce principe.

13. Quel est le principe général des recommandations de travaux proposées par le diagnostiqueur ?

Proposer au maximum deux scénarios de rénovation
Se limiter à un seul geste d’isolation
Ne recommander que des travaux sur les systèmes
Proposer une liste illimitée d’actions sans hiérarchisation

Proposer au maximum deux scénarios de rénovation

Explication

Le diagnostiqueur propose au maximum deux scénarios : une première étape pour sortir de la passoire ou viser la classe E, puis une seconde pour atteindre A ou B si possible. Les recommandations ne se limitent pas aux systèmes et doivent être structurées.

14. Comment doivent être formulées les recommandations de travaux en termes de performance ?

Uniquement sous forme de coûts estimatifs
Sous forme de conseils généraux non mesurés
Uniquement sous forme de calendrier de chantier
Sous forme de cibles chiffrées de performance

Sous forme de cibles chiffrées de performance

Explication

Les recommandations doivent être exprimées avec des objectifs chiffrés, par exemple en résistance thermique ou en performance de système. Une simple liste de gestes ou un calendrier ne répond pas à l’exigence.

15. Quel élément est pris en compte dans l’évaluation du confort d’été du DPE ?

La facture d’électricité estivale
Le nombre de radiateurs du logement
La présence de brasseurs d’air
La consommation réelle de climatisation

La présence de brasseurs d’air

Explication

L’indicateur de confort d’été tient compte notamment de la toiture, des protections solaires extérieures, de l’inertie, du caractère traversant et des brasseurs d’air. Il n’intègre pas les consommations réelles de refroidissement.

16. Dans le confort d’été du DPE, quelle règle s’applique aux petites baies orientées sud, est ou ouest ?

Elles sont exclues uniquement si elles sont au nord
Elles sont toujours comptées intégralement quelle que soit leur taille
Elles peuvent être exclues si leur surface est très faible et qu’elles représentent moins de 10 % des baies
Elles ne sont jamais prises en compte dans le calcul

Elles peuvent être exclues si leur surface est très faible et qu’elles représentent moins de 10 % des baies

Explication

Les baies Sud, Est ou Ouest de très petite surface peuvent être exclues de cette condition si elles font moins de 0,7 m² et moins de 10 % de la surface totale des baies. Cette exception ne s’applique pas aux fenêtres de toit.

17. Quelle affirmation décrit correctement le DPE des bâtiments collectifs à partir d’échantillons ?

Seuls les appartements du dernier étage doivent être visités
Il faut visiter au minimum un logement par typologie et par configuration de planchers
Un seul logement représentatif suffit toujours
L’échantillonnage n’est pas exigé si l’immeuble est ancien

Il faut visiter au minimum un logement par typologie et par configuration de planchers

Explication

Le DPE collectif par échantillons impose de couvrir plusieurs situations : typologies, types de plancher bas, un logement en étage intermédiaire et sous chaque type de plancher haut. Un seul logement ne suffit donc pas.

18. Comment se calcule la surface moyenne d’un appartement pour les consommations individuelles dans un immeuble collectif ?

En additionnant uniquement les surfaces des parties communes
En retirant la surface des balcons de chaque appartement
En divisant la surface de référence totale par le nombre de logements
En multipliant la surface d’un logement par le nombre d’étages

En divisant la surface de référence totale par le nombre de logements

Explication

La surface de l’appartement moyen est donnée par la surface de référence totale divisée par le nombre de logements. Cette surface sert de base au calcul lorsque chauffage, refroidissement ou ECS sont individuels.

19. En chauffage collectif sans individualisation, comment la consommation annuelle de chauffage d’un appartement est-elle répartie ?

De manière identique pour tous les appartements
Au prorata de son nombre d’occupants
Selon sa consommation réelle relevée
Au prorata de sa surface de référence dans l’immeuble

Au prorata de sa surface de référence dans l’immeuble

Explication

Sans individualisation, la consommation de chauffage de chaque appartement est calculée au prorata de la surface de référence par rapport à celle de l’ensemble de l’immeuble. La répartition n’est donc ni uniforme ni fondée sur les occupants.

20. Quelle valeur prend le coefficient d’individualisation des frais lorsqu’il n’est pas disponible en chauffage collectif ?

1
0,2
0,5
0,7

0,7

Explication

Quand le coefficient d’individualisation n’est pas disponible, la valeur par défaut est 0,7. La valeur 1 correspond au chauffage individuel, pas à une absence d’information.

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Diagnostic de performance énergétique — définition ?

Estimation de la consommation et des émissions d’un logement.

DPE opposable — rôle ?

Rend le diagnostic juridiquement contraignant depuis 2021.

Guide diagnostiqueurs — objectif ?

Harmoniser pratiques et assurer reproductibilité des DPE.

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