Fiche de révision : Titre du cours : Diagnostic de Performance Énergétique

Plan du Cours

  1. Cadre du guide DPE
  2. Étiquettes énergie et carbone
  3. Coefficient b et locaux non chauffés
  4. Données d’entrée et enveloppe
  5. Masques solaires et espaces tampons
  6. Saisie des équipements techniques
  7. Recommandations de travaux
  8. Confort d’été et systèmes
  9. DPE des bâtiments collectifs
  10. Calcul des consommations collectives

1. Cadre du guide DPE

Notions clés & Définitions

  • Diagnostic de Performance Énergétique : Le diagnostic de performance énergétique est un document qui estime la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement, avec des recommandations de travaux et d’usage.
  • DPE opposable : Le DPE opposable est un diagnostic juridiquement opposable, avec une fiabilisation renforcée et un référencement obligatoire des données d’entrée.
  • Guide à l’attention des diagnostiqueurs : Le guide fournit aux diagnostiqueurs des règles de pratique pour harmoniser la réalisation des DPE et la communication des résultats, afin d’assurer la reproductibilité.
  • Méthode 3CL-DPE : La méthode 3CL-DPE est le cadre de calcul réglementaire utilisé pour estimer les consommations et classements du DPE logement.

Points essentiels

  • Le guide s’adresse aux DPE des logements neufs ou existants (maisons individuelles, appartements, bâtiments collectifs à usage principal d’habitation) afin d’harmoniser les pratiques et la reproductibilité des résultats.
  • Le DPE devient pleinement opposable au 1er juillet 2021 et impose notamment la justification et le référencement des données d’entrée.
  • Le DPE sort désormais des consommations sur 5 postes (chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement, auxiliaires, éclairage) via la méthode 3CL-DPE.
  • Le DPE ne s’applique pas, notamment, aux constructions provisoires prévues ≤ 2 ans, aux monuments historiques classés/inscrits, aux bâtiments non chauffés, ni aux résidences utilisées < 4 mois/an.
  • La validité est limitée : aucun DPE réalisé avant le 31/12/2017 n’est valide à partir du 01/01/2023, et ceux réalisés entre le 01/01/2018 et le 30/06/2021 ne sont plus valables à partir du 01/01/2025.
  • Les valeurs du DPE reposent sur un scénario d’usage conventionnel et peuvent différer des consommations réelles, notamment quand certains paramètres influents ne sont pas accessibles au diagnostiqueur.

Astuce mémo

Opposabilité : 1/7/2021. 5 postes : chauffage, ECS, refroidissement, auxiliaires, éclairage.

2. Étiquettes énergie et carbone

Notions clés & Définitions

  • Étiquette énergie : L’étiquette énergie classe le logement selon la consommation totale d’énergie primaire Cep et les émissions associées de gaz à effet de serre EGES.
  • Étiquette climat : L’étiquette climat correspond au classement des émissions de gaz à effet de serre EGES du logement.
  • Double seuil Cep et EGES : Le classement énergie utilise à la fois Cep et EGES, et la classe finale correspond à la valeur la plus défavorable entre les deux.
  • Passoire énergétique : Un logement classé F ou G est signalé comme consommant excessivement de l’énergie dans le DPE.

Points essentiels

  • Les étiquettes énergie et climat doivent apparaître sur les annonces immobilières et en première page du DPE, avec la mention passoire énergétique si le logement est classé F ou G.
  • Les classes énergie s’appuient sur Cep (kWhep/(m².an)) et EGES (kg éq CO2/(m².an)) et la classe retenue est celle correspondant au plus mauvais des deux classements.
  • Seuils étiquette énergie (métropole) : A Cep<70 et EGES<6 ; B (70≤Cep<110 et EGES<11) ou (6≤EGES<11 et Cep<110) ; C (110≤Cep<180 et EGES<30) ou (11≤EGES<30 et Cep<180) ; D (180≤Cep<250 et EGES<50) ou (30≤EGES<50 et Cep<250) ; E (250≤Cep<330 et EGES<70) ou (50≤EGES<70 et Cep<330) ; F (330≤Cep<420 et EGES<100) ou (70≤EGES<100 et Cep<420) ;
  • Seuils étiquette climat (EGES) : A <6 ; B 6≤EGES<11 ; C 11≤EGES<30 ; D 30≤EGES<50 ; E 50≤EGES<70 ; F 70≤EGES<100 ; G ≥100.
  • Modulation des seuils pour étiquettes E, F et G en zones H1b, H1c, H2d et à une altitude >800 m : énergie E (250≤Cep<390 et EGES<80) ou (50≤EGES<80 et Cep<390) ; F (390≤Cep<500 et EGES<110) ou (80≤EGES<110 et Cep<500) ; G Cep≥500 ou EGES≥110, et climat E 50≤EGES<80 ; F 80≤EGES<110 ; G ≥110.
  • Les valeurs d’étiquettes incluent la répartition des 5 postes de consommation (chauffage, ECS, refroidissement, auxiliaires et éclairage) et affichent les Cep et EGES associés à ces postes.

Astuce mémo

Classe finale = le plus mauvais entre Cep (énergie) et EGES (carbone) : “Pire des deux, classe des deux”.

3. Coefficient b et locaux non chauffés

Notions clés & Définitions

  • Coefficient b : Le coefficient b est un facteur de réduction des déperditions utilisé quand une paroi sépare un logement d’un volume non chauffé, ou d’un volume intérieur non chauffé.
  • Volume intérieur chauffé : Le volume intérieur chauffé désigne un espace commun dont les conditions d’isolation et de fermeture vers l’extérieur et les locaux non chauffés sont réunies.
  • Volume intérieur non chauffé : Le volume intérieur non chauffé correspond aux espaces dont au moins une condition vers l’extérieur ou les locaux non chauffés n’est pas satisfaite.
  • Local non chauffé : Le local non chauffé est un espace (garage, comble, circulation, etc.) utilisé sans chauffage pour l’usage considéré, et jouant sur le calcul des déperditions.

Points essentiels

  • Dans les logements collectifs, une paroi entre un logement et un espace commun situé en volume intérieur chauffé n’est pas déperditive, donc aucun coefficient b n’est appliqué.
  • Une paroi donnant sur un volume non intérieur ou sur un volume intérieur non chauffé est déperditive et impose de calculer un coefficient b.
  • Pour calculer b (autres cas), on détermine les surfaces Aiu et Aue : Aiu est la somme des parois chauffées donnant sur le local non chauffé, et Aue les parois du local non chauffé vers l’extérieur ou le sol.
  • Pour le calcul de b, les doubles vitrages et les portes sont traités comme non isolés, et les parois sont considérées isolées seulement si plus de 50% de leur surface l’est.
  • Si l’isolation des parois n’est pas connue : pour les bâtiments avant 1975 on considère non isolé, et pour ceux à partir de 1975 les murs sont vus isolés par l’intérieur tandis que plafonds et planchers sur terre-plein sont vus isolés selon leur cas.
  • Pour les combles, le diagnostiqueur caractérise la ventilation : fortement ventilés si couverture discontinues sans support continu, faiblement ventilés si couverture continue sur support discontinu (ou inversement), et très faiblement ventilés si couverture continue sur support continu.

Astuce mémo

b = déperditions vers non-chauffé : paroi vers volume intérieur chauffé → pas de b ; sinon → b via Aiu (côté chauffé) et Aue (côté extérieur/sol).

4. Données d’entrée et enveloppe

Notions clés & Définitions

  • Priorisation des données : La priorisation des données fixe l’ordre de collecte pour chaque information du DPE, en commençant par le contrôle visuel puis en allant vers les justificatifs et enfin vers les valeurs par défaut.
  • Donnée justifiée : Une donnée justifiée est une valeur utilisée dans le DPE seulement si elle peut être reliée à un justificatif accepté ou à une vérification/observation réalisée pendant la mission.
  • Invariant fiscal du logement : L’invariant fiscal du logement est l’identifiant DGFiP du lot, utilisé pour identifier le logement de façon unique quand l’adresse seule ne suffit pas.
  • Surface de référence DPE : La surface de référence du DPE est la surface habitable du bâtiment augmentée des vérandas chauffées et des locaux chauffés pour l’usage principal, avec hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m.

Points essentiels

  • Les données saisies en entrée du calcul doivent être obtenues soit par observation/mesure, soit par document justificatif, soit par données publiques/logiciel, soit par estimation seulement pour l’année de construction, soit par défaut si rien d’autre n’est disponible.
  • Il est interdit d’utiliser des informations du propriétaire sans justificatif et il est interdit d’utiliser les DPE antérieurs sauf s’il s’agit d’un DPE neuf.
  • La récupération de l’invariant fiscal se fait via la taxe d’habitation (ou l’acte de propriété) en conservant le numéro correspondant à la valeur la plus élevée de la colonne « VL revalorisée » si plusieurs numéros existent.
  • La surface de référence n’a pas vocation à vérifier Carrez, surface utile CCH, habitabilité ou décence, mais elle inclut la surface habitable et les surfaces chauffées pour l’usage principal avec HSP ≥ 1,80 m.
  • Quand aucun document ne permet la surface de référence, le diagnostiqueur la mesure ; si le DPE est fait à l’échelle de l’immeuble, la surface peut être calculée avec la SHAB d’un échantillon et les tantièmes de répartition, via SSHABimmeuble=SSHABpartement×tantieˋmestantieˋmesS_{SHAB\,immeuble}=\frac{\sum S_{SHAB\,partement}\,\times\,tantièmes}{\sum tantièmes} (tantièmes des lots…
  • Les tranches d’âge influencent les niveaux d’isolation par défaut et doivent respecter au minimum : avant 1974, 1975-1977, 1978-1982, 1983-1988, 1989-2000, 2001-2005, 2006-2012, puis à partir de 2013.

Astuce mémo

Priorité simple : Œil (contrôle visuel) → Papier (justificatif relié au bien) → Défaut (dernier recours).

5. Masques solaires et espaces tampons

Notions clés & Définitions

  • Masques solaires proches : Les masques solaires proches sont des obstacles liés au bâtiment qui peuvent réduire les apports solaires d’une baie, par exemple balcons, loggias ou avancées.
  • Masques solaires lointains : Les masques solaires lointains sont des obstacles liés à l’environnement (autres bâtiments, reliefs) qui s’appliquent à toute une façade dans le calcul.
  • Espaces tampons solarisés non chauffés : Les espaces tampons solarisés non chauffés sont des zones vitrées jouant le rôle d’interface entre le logement chauffé et l’extérieur, sans être chauffées.
  • Véranda et loggia fermée : Une véranda ou une loggia fermée peut constituer un espace tampon solarisé non chauffé dont les vitrages doivent être mesurés pour valoriser les apports solaires.

Points essentiels

  • La prise en compte des masques solaires proches et lointains est obligatoire et entre dans le champ de l’opposabilité du DPE.
  • L’orientation de la paroi utilise des secteurs conventionnels: Nord (Nord-Est à Nord-Ouest, bornes comprises), Sud (Sud-Est à Sud-Ouest, bornes comprises), Est (Nord-Est à Sud-Est, bornes exclues) et Ouest (Nord-Ouest à Sud-Ouest, bornes exclues).
  • Les masques proches se caractérisent avec un télémètre laser et une boussole, en mesurant par exemple l’avancée si <1 m, entre 1 et 2 m, entre 2 et 3 m, ou >3 m, et en ne gardant que le masque le plus pénalisant.
  • Les masques lointains se caractérisent avec une boussole et un accéléromètre (ou inclinomètre), avec une mesure par façade, et un cas non homogène évalué en 4 secteurs égaux.
  • Pour les espaces tampons solarisés non chauffés, les métrés des vitrages sont à réaliser même si l’espace n’est pas chauffé, en saisissant surface, orientation, inclinaison (<25°, 25≤<75°, ≥75°), type de baie, menuiserie et masques correspondants.
  • Dans la méthode 3CL, les masques solaires pris en compte ne concernent que les fenêtres séparant le logement de l’espace tampon, tandis que les masques sur les baies séparant l’espace tampon de l’extérieur sont négligés; les grandes surfaces vitrées des espaces tampons solarisés sont traitées comme des portes-fenêtres au nu extérieur.

Astuce mémo

Masques: Proches = “balcons qui bloquent”, Lointains = “façade entière”; Tampons = “vitrages mesurés, masques seulement côté logement vs tampon”.

6. Saisie des équipements techniques

Notions clés & Définitions

  • PAC réversible refroidissement : Une pompe à chaleur réversible doit être saisie avec un système de refroidissement quand elle est présente, en estimant la surface effectivement refroidie.
  • Ventilation générale permanente : Seule la ventilation générale et permanente est prise en compte au calcul, tandis que les ventilations non générales ou non permanentes sont assimilées à une absence.
  • Tranches d’âge équipements : Les performances par défaut dépendent d’intervalles d’âge définis selon le type d’équipement et son année d’installation ou, à défaut, des dates du bâtiment.
  • Preuve indirecte : Quand l’année d’installation est inconnue, le diagnostiqueur peut estimer l’information en utilisant des dates de construction ou de rénovation, puis doit justifier le choix dans les commentaires.

Points essentiels

  • Si une PAC réversible existe, un refroidissement est à saisir et la PAC Air/Air est réputée rafraîchir la pièce d’installation plus les pièces contiguës avec ouverture permanente vers celle-ci.
  • Les performances de l’équipement sont prises par défaut selon le type et une tranche d’âge (avant 2008, 2008-2014, à partir de 2015) quand l’année d’installation manque.
  • En ventilation (méthode 3CL), une ventilation répartie n’est pas prise en compte au calcul et est assimilée à une absence de ventilation.
  • L’absence de ventilation est assimilée à une ventilation par ouverture de fenêtres, mais le descriptif doit quand même mentionner le système observé.
  • Pour les ventilations collectives si les données ne sont pas récupérables, choisir le système le plus ressemblant et indiquer l’année de construction du bien en entrée.
  • Le diagnostiqueur ne contrôle pas le bon fonctionnement d’un équipement mais signale toute panne avérée par commentaire.

Astuce mémo

PAC réversible = REFROIDIS (surface estimée) ; ventilation = GÉNÉRALE + PERMANENTE sinon “absence” au calcul.

7. Recommandations de travaux

Notions clés & Définitions

  • Travaux embarqués : Les travaux embarqués désignent des travaux d’isolation imposés dans le cadre d’une rénovation d’envergure pour engager la performance énergétique au bon moment du cycle de vie.
  • Bouquet de travaux : Un bouquet de travaux regroupe plusieurs actions sur l’enveloppe et/ou les systèmes, présentées comme un ensemble cohérent et chiffré globalement pour atteindre une cible DPE.
  • Deux scénarios de rénovation : Deux scénarios structurent la rénovation en une première étape pour sortir de la passoire ou améliorer vers E, puis une seconde étape pour viser A ou B.
  • Objectifs de performance : Les recommandations doivent être exprimées en cibles chiffrées de performance (résistance thermique, transmission, COP/EER) plutôt qu’en simple liste de gestes.

Points essentiels

  • Le diagnostiqueur propose au maximum deux scénarios : un premier pour sortir de la passoire (au moins classe E) ou améliorer vers E, puis un second pour atteindre la classe A ou B si possible.
  • Les bouquets doivent couvrir tous les lots non traités (plancher haut, plancher bas, murs, menuiseries, systèmes) et être cohérents avec le bâti, son fonctionnement hiver/été et l’absence de désordres.
  • Avant de recommander une isolation, il faut vérifier le risque d’atteinte de l’équilibre hygrothermique et de la qualité de l’air en cas d’absence de ventilation ; des isolants perméables à la vapeur peuvent aider.
  • Performances thermiques minimales (arrêté 3 mai 2007) : combles perdus R≥5,2 en H1/H2 (et aussi en H3 si ≥800 m) ; toiture terrasse R≥4,5 en H1 et R≥4,3 en H2/H3 (et R≥4 en H3 <800 m).
  • Performances thermiques minimales : planchers bas sur local non chauffé/extérieur R≥3 (puis R≥2,1 en H3) ; planchers bas sur terre-plein R≥2,1 en H3 <800 m et R≥3 en H1/H2/H2+altitude.
  • Performances thermiques minimales : murs extérieurs/rampants >60° R≥2,9 en H1 et H2+altitude ; R≥2,2 en H3 <800 m ; murs en contact avec un volume non chauffé R≥2 dans toutes les zones.

Astuce mémo

2 marches : d’abord E (ou sortie passoire), puis A/B ; chaque marche = un bouquet chiffré qui couvre tous les lots.

8. Confort d’été et systèmes

Notions clés & Définitions

  • Indicateur confort d’été DPE : Indicateur du DPE qui évalue les risques de surchauffe à partir du bâtiment, sans intégrer les consommations ni l’effet réel des équipements de refroidissement.
  • Brasseurs d’air : Dispositifs de circulation d’air considérés dans l’indicateur de confort d’été, avec une prise en compte spécifique selon leur nature (fixes ou ventilateurs sur pied).
  • Logement traversant : Logement dont la disposition des baies opposées sur plusieurs orientations extérieures caractérise l’effet de renouvellement et de ventilation naturelle en période chaude.
  • Protections solaires extérieures : Éléments posés sur les façades et baies exposées (notamment Sud, Est, Ouest et fenêtres de toit) pour réduire les apports solaires responsables des surchauffes.

Points essentiels

  • Le confort d’été du DPE ne prend pas en compte les équipements de refroidissement, mais tient compte de la toiture, des protections solaires extérieures, de l’inertie, du caractère traversant, et de la présence de brasseurs d’air.
  • Les baies orientées Sud/Est/Ouest dont la surface est strictement < 0,7 m² et qui représentent moins de 10% de la surface totale de baie ne sont pas comptées pour cette condition, mais l’exception ne s’applique pas aux fenêtres de toit.
  • Un logement est traversant si, pour chaque orientation (nord, est, sud, ouest et horizontale), la surface des baies est inférieure à 75% de la surface totale des baies.
  • Les brasseurs d’air fixes sont pris en compte dans le rapport mais ne sont pas utilisés dans le calcul 3CL, tandis que les ventilateurs sur pied ne doivent pas être pris en compte.
  • Recommandations d’usage : fermer les fenêtres en journée et les ouvrir la nuit (si possible), fermer les protections solaires en journée, et si un refroidissement existe ne pas descendre sous 26°C.

Astuce mémo

Surchauffe DPE = Toiture + Extérieur (protections) + Inertie + Traversant + Brasseurs, sans “clim réelle”.

9. DPE des bâtiments collectifs

Notions clés & Définitions

  • Appartement moyen : Un appartement représentatif, construit à partir de la surface de référence totale et du nombre de logements, utilisé pour calculer les consommations quand les systèmes sont individuels.
  • Échantillonnage : Méthode de visite partielle de l’immeuble, où des logements choisis servent à relever enveloppe et équipements pour extrapoler au reste des appartements.
  • Immeuble géré de manière homogène : Immeuble où des systèmes au minimum chauffage et ventilation ainsi que les menuiseries sont similaires dans tous les logements, autorisant des données d’entrée déclarées à être réutilisées sous contrôle.
  • Sous-ensemble d’immeuble : Regroupement d’appartements « moyens » ayant le même type d’installation, avec calcul basé sur des caractéristiques moyennées et pondérées.

Points essentiels

  • Le DPE d’un immeuble à partir d’échantillons impose de visiter au minimum 1 logement par typologie, 1 logement sur chaque type de plancher bas, 1 en étage intermédiaire et 1 sous chaque type de plancher haut.
  • Pour un immeuble de plus de 30 logements, l’échantillon respecte ≥10% du nombre total, avec un minimum de 10 logements et une règle de 5% dès que le total dépasse 100 logements.
  • Si un échantillon représentatif est impossible à obtenir via l’accès aux logements, le diagnostiqueur ne doit pas réaliser le DPE.
  • La surface de l’appartement moyen se calcule par Srefmoy=SrefNblgtS_{refmoy}=\dfrac{S_{ref}}{N_{blgt}}, puis cette surface sert de base quand chauffage, refroidissement ou ECS sont produits individuellement.
  • En chauffage collectif, si aucune info n’est communiquée sur les équipements collectifs, le logiciel applique un calcul par défaut avec une chaudière atmosphérique mixte standard (fioul) et des hypothèses de réseau non isolé pour chauffage/ECS bouclé pour l’ECS.
  • Pour répartir les consommations, le logiciel construit des appartements « moyens » équipés par type de système puis pondère les caractéristiques avant d’obtenir les consommations totales de l’immeuble par addition sur ces sous-ensembles.

Astuce mémo

Échantillon obligatoire = 4 piliers (typologie + plancher bas + étage intermédiaire + plancher haut), puis tout s’extrapole via l’appartement moyen (Sref/Nblgt).

10. Calcul des consommations collectives

Notions clés & Définitions

  • Générateur équivalent : Générateur équivalent : Générateur individuel virtuel utilisé pour répartir les consommations d’un système collectif à combustion, avec des caractéristiques pondérées par le rapport de surfaces.
  • Coefficient d’individualisation IFC : Coefficient d’individualisation des frais (IFC) : Facteur qui pondère la part répartie selon la surface et la part répartie selon la clé de besoin pour le chauffage collectif.
  • Clé de répartition chauffage : Clé de répartition basée sur le besoin : Rapport entre le besoin de chauffage de l’appartement et celui de l’immeuble, utilisé pour répartir les consommations.
  • Méthode de répartition ECS : Méthode de répartition des consommations d’ECS : Répartition des consommations d’ECS d’immeuble entre appartements au prorata du besoin d’ECS.

Points essentiels

  • En chauffage collectif sans individualisation, la consommation annuelle de chauffage de chaque appartement est calculée par prorata de la surface de référence par rapport à l’ensemble de l’immeuble.
  • En chauffage collectif avec individualisation (ou chauffage individuel homogène), la consommation de chauffage est répartie avec Cch_ap,i=(1−coef_IFC)×(Sref_ap,i/Sref)×Cch+coef_IFC×Clé_ap,i×Cch, et la même logique s’applique aux auxiliaires avec Caux_ch.
  • Le coefficient coef_IFC vaut 1 en cas de chauffage individuel et vaut 0,7 par défaut si le coefficient d’individualisation n’est pas disponible.
  • La clé de répartition est Clé_ap,i=Bch_ap,i/∑Bch_ap,i, où le besoin Bch_ap,i est estimé via une méthode simplifiée à partir des surfaces déperditives en négligeant masques solaires et pertes récupérées.
  • En ECS en système collectif (ou ECS individuel homogène), la répartition entre appartements suit Cecs_ap,i=Cecs×Becs_ap,i/Becs.
  • Pour un générateur collectif à combustion, les caractéristiques du générateur équivalent sont pondérées par le rapport a=Sh_appartement/Sh_immeuble (ex. Pe=a×Pn, Pveil=a×Pveil, Qg,w=a×Qg,w), et la perte de génération de chauffage récupérée est prise à 0 lorsque le chauffage collectif est situé en espaces non chauffés.

Astuce mémo

IFC : 1 = individuel ; défaut en collectif = 0,7 ; ensuite Cch = (surface) + (besoin via clé).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1er juillet 2021DPE pleinement opposable et passage au nouveau corpus (méthode/format)
23 novembre 2018Loi ELAN : perte du caractère uniquement informatif du DPE à compter du 1er juillet 2021
17 décembre 2020Décrets pris pour la traduction réglementaire de la fiabilisation du DPE (méthodes/format)
31 mars 2021Arrêté(s) relatif au DPE et aux méthodes/procédures et logiciels l’établissant
31/12/2017Date limite : aucun DPE réalisé avant le 31/12/2017 n’est valide à partir du 01/01/2023
1/7/2021Seuil rappelé dans la fiche : opposabilité
01/01/2022Mention « logement à consommation d’énergie excessive » dans les annonces immobilières pour les logements F et G
01/01/2023Non-décence pour les logements de classe G (conso énergie finale > 450 kWh/m2.an)
01/01/2025Non-validité à cette date des DPE réalisés entre le 01/01/2018 et le 30/06/2021

Tableaux de synthèse

Classe finale du DPE (énergie vs carbone)

Entrée de classementRègle de la classe finaleConséquence
Cep (énergie primaire)Classe finale = la valeur la plus défavorable entre Cep et EGESOn retient la classe du plus mauvais des deux classements
EGES (émissions de GES)Classe finale = la valeur la plus défavorable entre Cep et EGESUn logement peut être « passoire » selon sa classe F ou G
Cep et EGESDouble seuilÉtiquette énergie et étiquette climat reflètent respectivement énergie et carbone

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre opposabilité et limite de validité : opposable au 1er juillet 2021, mais la validité dépend des dates de réalisation (avant 31/12/2017 puis 01/01/2018-30/06/2021).
  2. Se tromper sur la classe finale : elle correspond au plus mauvais entre Cep et EGES (pas un calcul moyen).
  3. Appliquer le « b » quand la paroi donne sur un espace commun en volume intérieur chauffé : dans ce cas c’est non déperditif et aucun coefficient b n’est appliqué.
  4. Mélanger volume intérieur chauffé et non chauffé : une condition (ou SAS/fermeture automatique) peut changer le statut et donc le calcul des déperditions.
  5. Oublier que les masques solaires « ne servent » que dans la bonne configuration : masques pris en compte côté fenêtres séparant logement-champ tampon, masques des baies tampon–extérieur négligés.
  6. Saisir une ventilation autre que « générale et permanente » : ventilation répartie (ou non générale/non permanente) est assimilée à une absence au calcul, même si le descriptif doit être rempli.
  7. S’imaginer que le confort d’été DPE intègre une clim réelle : il évalue passivement (toiture, protections, inertie, traversant, brasseurs) sans intégrer les équipements de refroidissement actifs.

Checklist Examen

  1. Pour le guide DPE : citer le passage à 5 postes de consommation et expliquer l’opposabilité (1er juillet 2021) ainsi que le rôle de la méthode 3CL-DPE.
  2. Donner la règle de classe finale du DPE énergie : « pire des deux » entre Cep et EGES, et les seuils de la grille énergie/carbone au moins sur le principe des classes A à G.
  3. Indiquer quand un logement est « passoire énergétique » (classe F ou G) et rappeler les obligations d’affichage sur annonces/1ère page et la mention correspondante.
  4. Calcul du coefficient b : préciser les cas où aucun b n’est appliqué (paroi vers volume intérieur chauffé) et la logique Aiu/Aue quand la paroi est déperditive.
  5. Rappeler comment déterminer b : parois double/triple vitrage et portes traitées non isolées/isolées, règle de 50% d’isolant, et que l’année/âge peut piloter les valeurs par défaut (avant 1975 vs à partir de 1975).
  6. Données d’entrée : décrire la priorisation (œil/contrôle visuel → papier/document relié au bien → défaut) et rappeler ce qui est interdit (info propriétaire sans justificatif ; DPE antérieur sauf DPE neuf).
  7. Surface de référence DPE : donner sa définition (SHAB + vérandas chauffées + locaux chauffés usage principal HSP ≥ 1,80 m) et au moins un cas de calcul via tantièmes lorsque la surface n’est pas accessible.
  8. Masques solaires & tampons : distinguer masques proches/lointains et les secteurs conventionnels, et rappeler le traitement des espaces tampons solarisés non chauffés (métrés des vitrages, masque côté logement vs côté extérieur négligé).
  9. Équipements techniques : ventilation prise en compte seulement si générale et permanente ; PAC réversible impose saisie du refroidissement (surface refroidie estimée) ; règles sur âges quand l’année d’installation manque.
  10. Recommandations de travaux : savoir que le diagnostiqueur propose au maximum deux scénarios (sortie passoire/vers E puis vers A ou B si possible) et que les cibles doivent être chiffrées (performances).
  11. Confort d’été : citer les facteurs pris en compte (toiture/protections/inertie/traversant/brasseurs) et la règle d’exception sur certaines petites baies (<0,7 m² et <10% total, sans exception pour fenêtres de toit).
  12. Bâtiments collectifs & calcul : rappeler l’échantillonnage minimum (typologies + types de plancher bas/étage intermédiaire/plancher haut) et la logique « appartement moyen » (Srefmoy = Sref/Nblgt) puis la méthode de répartition chauffage/ECS/auxiliaires (clé sur besoin et coef_IFC avec défaut 0,7).

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1. Quel est le rôle principal du guide à l’attention des diagnostiqueurs dans le cadre du DPE ?

2. Depuis quelle date le DPE est-il pleinement opposable pour les logements ?

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Diagnostic de performance énergétique — définition ?

Estimation de la consommation et des émissions d’un logement.

DPE opposable — rôle ?

Rend le diagnostic juridiquement contraignant depuis 2021.

Guide diagnostiqueurs — objectif ?

Harmoniser pratiques et assurer reproductibilité des DPE.

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