QCM : Valeur travail et circuit du capital (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En 1846, à quelle théorie économique Marx adhère-t-il pour expliquer la valeur des marchandises ?

À la théorie ricardienne de la valeur travail
À la théorie marxienne de la valeur fondée sur l’utilité
À la théorie ricardienne du profit comme valeur
À la théorie ricardienne de la valeur d’usage

À la théorie ricardienne de la valeur travail

Explication

En 1846, Marx adhère à la théorie ricardienne selon laquelle la valeur dépend du travail nécessaire à la fabrication. La valeur d’usage renvoie à l’utilité, l’utilité n’est pas le fondement indiqué ici, et le profit est une question distincte.

2. Pour comparer la valeur d’échange de deux marchandises selon la définition présentée, quelle mesure faut-il utiliser ?

Le nombre total d’heures de travail directes et indirectes incorporées
L’utilité que chaque marchandise procure à son acheteur
Le nombre d’heures de travail directes, sans celles des outils
Le prix auquel chaque marchandise est vendue sur le marché

Le nombre total d’heures de travail directes et indirectes incorporées

Explication

La valeur d’échange correspond au nombre d’heures de travail incorporées directement et indirectement dans la marchandise. Le prix affiché la confond avec le prix, l’utilité relève de la valeur d’usage, et exclure le travail des outils omet le travail indirect.

3. Un objet est utile pour chauffer une pièce et se vend à un prix donné. Quelles valeurs ces deux caractéristiques illustrent-elles respectivement ?

La valeur de production puis la valeur d’échange
La valeur d’usage puis la valeur d’échange
La valeur d’usage puis la valeur de production
La valeur d’échange puis la valeur d’usage

La valeur d’usage puis la valeur d’échange

Explication

La valeur d’usage correspond à l’utilité de la marchandise, tandis que sa valeur d’échange correspond à son prix. Inverser ces notions confond utilité et prix; la valeur de production et la valeur créée par le travail ne sont pas les deux valeurs distinguées ici.

4. Une entreprise utilise du tissu pour fabriquer des vêtements, tandis qu’un client porte un vêtement jusqu’à ce qu’il ne puisse plus servir. Quelle description distingue ces deux consommations ?

La première fait disparaître l’usage sans compensation; la seconde le compense par une nouvelle valeur d’échange.
La première compense la disparition de l’usage par une nouvelle valeur d’échange; la seconde fait disparaître l’usage sans cette compensation.
La première préserve l’usage du tissu; la seconde fait apparaître une nouvelle valeur d’échange.
La première transforme le prix en utilité; la seconde préserve l’usage du vêtement.

La première compense la disparition de l’usage par une nouvelle valeur d’échange; la seconde fait disparaître l’usage sans cette compensation.

Explication

La consommation productive fait disparaître la valeur d’usage tout en la compensant par l’apparition d’une nouvelle valeur d’échange; la consommation finale fait disparaître la valeur d’usage. Confondre productive et finale inverse leurs effets, et attribuer la compensation à la consommation finale déplace le mécanisme.

5. Dans une usine, les capacités physiques et intellectuelles d’une personne sont mobilisées pour produire des biens utiles. Comment appelle-t-on cet ensemble de capacités ?

Les moyens de production
La marchandise produite
Le travail matériel
La force de travail

La force de travail

Explication

La force de travail désigne l’ensemble des facultés physiques et intellectuelles mobilisées pour produire des choses utiles. Les moyens de production sont les équipements et matières utilisés; réduire la force de travail à l’activité physique en écarte la dimension intellectuelle.

6. Une équipe crée une valeur de 900 unités et reçoit 600 unités de salaire. Quelle grandeur correspond à la plus-value ?

La somme de la valeur créée et du salaire, soit 1 500 unités
La valeur totale créée, soit 900 unités
La différence de 300 unités entre valeur créée et salaire
Le salaire versé, soit 600 unités

La différence de 300 unités entre valeur créée et salaire

Explication

La plus-value est la différence entre la valeur créée par la force de travail et la valeur versée aux travailleurs : 900 moins 600 égale 300. Prendre 900 confond plus-value et valeur totale; additionner les montants ou retenir le seul salaire ne correspond pas à cette différence.

7. Pour déterminer le salaire associé à la reproduction de la force de travail, quels besoins sont pris en compte ?

Acheter les machines et matières premières nécessaires à la production
Recevoir la valeur totale des marchandises produites pendant la journée
Couvrir les dépenses alimentaires sans considérer logement et vêtements
Se nourrir, se loger et se vêtir pour pouvoir revenir travailler

Se nourrir, se loger et se vêtir pour pouvoir revenir travailler

Explication

Le salaire correspond à la valeur des marchandises nécessaires pour que l’ouvrier puisse se nourrir, se loger et se vêtir, puis revenir travailler. Les machines et matières premières sont des moyens de production, tandis que la valeur totale produite n’est pas la définition du salaire.

8. Un prolétaire ne possède pas les moyens de production et ne détient que sa force de travail; l’écart entre la valeur qu’elle crée et son salaire est mis en évidence. Que mesure cet écart dans cette analyse ?

Le niveau de subsistance nécessaire à la reproduction du travailleur
L’utilité des marchandises produites et leur valeur d’échange
La maîtrise des moyens de production par les travailleurs
L’exploitation de la force de travail et l’aliénation du prolétaire

L’exploitation de la force de travail et l’aliénation du prolétaire

Explication

La plus-value mesure l’exploitation de la force de travail et reflète l’aliénation du prolétaire, dépossédé des moyens de production et réduit à posséder sa force de travail. La valeur d’usage concerne l’utilité; la maîtrise des moyens de production est ici attribuée à tort aux travailleurs, et le salaire de subsistance ne définit pas la plus-value.

9. Dans l’analyse du capital, quelles sont les trois formes que peut prendre le capital au cours de son circuit ?

Le capital constant, le capital variable et la plus-value
Les moyens de production, la force de travail et la plus-value
Le fonds de consommation, le fonds d’accumulation et le profit
L’argent, le capital productif et la marchandise

L’argent, le capital productif et la marchandise

Explication

Les trois formes du capital sont l’argent, le capital productif et la marchandise. Le capital constant et variable sont des composantes du capital productif, tandis que les fonds de consommation et d’accumulation répartissent le profit.

10. Une entreprise utilise une partie de son argent pour acheter des machines et des matières premières, et une autre pour embaucher des travailleurs. Quelle analyse distingue correctement ces deux dépenses ?

Les achats de moyens de production relèvent de c, et l’achat de force de travail de v, dont la consommation fait surgir p.
Les deux achats relèvent de c, et la plus-value provient de la vente des moyens de production.
Les deux achats relèvent de v, et la plus-value correspond à la valeur des machines consommées.
Les achats de moyens de production relèvent de v, et l’achat de force de travail de c, dont la consommation fait surgir p.

Les achats de moyens de production relèvent de c, et l’achat de force de travail de v, dont la consommation fait surgir p.

Explication

Le capital constant c achète les moyens de production sans que leur consommation modifie leur valeur, tandis que le capital variable v achète la force de travail, dont la consommation fait surgir la plus-value p. Inverser c et v confond leurs fonctions, et attribuer p aux moyens de production déplace sa source.

11. Une représentante décrit le circuit du capital en indiquant d’abord la forme argent, puis la forme productive, puis la marchandise, avant le retour à l’argent. Quelle notation résume ce circuit ?

P−A−M−PP-A-M-P
A−v−M−AA-v-M-A
A−P−M−AA-P-M-A
A−M−P−AA-M-P-A

$$A-P-M-A$$

Explication

Le circuit du capital s’écrit A−P−M−AA-P-M-A : l’argent devient capital productif, puis marchandise, puis argent. La notation A−M−P−AA-M-P-A inverse les étapes de production et de marchandise, tandis que les autres substitutions ne respectent pas les trois formes du capital.

12. Une entreprise engage de l’argent pour acheter des moyens de production et de la force de travail, fabrique des biens, puis les vend. Quelle suite décrit les métamorphoses successives du capital ?

L’argent devient capital productif, celui-ci devient marchandise, puis la vente transforme la marchandise en argent.
L’argent devient marchandise, celle-ci devient capital productif, puis la production transforme le capital productif en argent.
La marchandise devient capital productif, celui-ci devient argent, puis l’investissement transforme l’argent en marchandise.
L’argent devient capital productif, celui-ci devient argent par la production, puis la vente transforme l’argent en marchandise.

L’argent devient capital productif, celui-ci devient marchandise, puis la vente transforme la marchandise en argent.

Explication

L’investissement fait passer l’argent au capital productif, la production transforme celui-ci en marchandise et la vente réalise la valeur en faisant revenir la marchandise à la forme argent. Confondre investissement et vente inverse les étapes, et faire de la production une vente brouille les deux dernières métamorphoses.

13. Un économiste veut étudier les échanges entre l’ensemble des acteurs économiques plutôt que le trajet du capital d’un entrepreneur isolé. Quel outil correspond à cet objectif ?

Le circuit du capital, qui suit l’investissement d’une entreprise isolée
Le circuit du capital, qui représente souvent un capitaliste individuel
Le schéma de la reproduction, ou circuit des marchandises
Le schéma de la reproduction, qui décrit un seul trajet d’investissement

Le schéma de la reproduction, ou circuit des marchandises

Explication

Le schéma de la reproduction, également appelé circuit des marchandises, sert à analyser la circulation du capital dans son ensemble. Le circuit du capital représente souvent celle d’un capitaliste individuel; le confondre avec l’analyse d’ensemble inverse leur portée.

14. Après avoir réalisé un profit, une capitaliste décide d’en consacrer une part à ses dépenses personnelles et une autre à l’achat de biens destinés à la production. Comment ces deux parts sont-elles désignées ?

Un fonds de capital constant et un fonds de capital variable
Un fonds de consommation finale et un fonds d’accumulation
Un fonds de profit réalisé et un fonds de plus-value non réalisée
Un fonds d’accumulation pour les dépenses finales et un fonds de consommation pour la production

Un fonds de consommation finale et un fonds d’accumulation

Explication

Le profit réalisé peut être réparti entre un fonds de consommation finale et un fonds d’accumulation destiné à la consommation productive. Inverser ces fonds confond la destination finale avec le réinvestissement, tandis que c et v désignent des composantes du capital productif.

15. Une capitaliste consomme tout son profit et investit le même montant qu’à la période précédente. Quelle forme de reproduction décrit cette situation ?

La reproduction simple
L’accumulation partielle du profit
L’augmentation du capital investi
La reproduction élargie

La reproduction simple

Explication

La reproduction simple implique une épargne nulle, la consommation de tout le profit et le maintien du même montant investi d’une période à l’autre. La reproduction élargie suppose au contraire qu’une partie du profit soit épargnée pour accroître l’investissement.

16. Une capitaliste met de côté une partie de son profit réalisé afin d’augmenter ses investissements à la période suivante. Quelle dynamique de reproduction cela illustre-t-il ?

La reproduction simple
La reproduction élargie
La consommation intégrale du profit
Le maintien du même montant investi

La reproduction élargie

Explication

La reproduction élargie se produit lorsque les capitalistes épargnent une partie de leurs profits pour accroître leurs investissements. La reproduction simple maintient l’investissement au même niveau et repose sur la consommation de tout le profit.

17. Comment le travail abstrait est-il considéré dans l’analyse de la valeur ?

Comme le temps effectivement consacré par un producteur à une marchandise
Comme le temps moyen socialement nécessaire à la fabrication d’une marchandise
Comme une activité concrète déterminée, telle que le tissage ou la menuiserie
Comme une dépense de force de travail humaine, indépendamment de ses formes concrètes

Comme une dépense de force de travail humaine, indépendamment de ses formes concrètes

Explication

Le travail abstrait désigne le travail humain envisagé comme dépense de force de travail, sans tenir compte de sa forme concrète. Le temps moyen socialement nécessaire et le temps individuel correspondent à deux notions distinctes, tandis que le tissage ou la menuiserie sont des formes concrètes de travail.

18. Deux économistes expliquent le profit : le premier le définit comme la part de la valeur produite qui revient au capitaliste après paiement des salaires ; le second comme du travail fourni gratuitement par les salariés. Quelle attribution correspond à ces deux explications ?

Marx pour la récompense du risque, Ricardo pour le reste après les salaires
Ricardo pour le travail non payé, Marx pour la récompense du risque
Marx pour le reste après les salaires, Ricardo pour le travail non payé
Ricardo pour le reste après les salaires, Marx pour le travail non payé

Ricardo pour le reste après les salaires, Marx pour le travail non payé

Explication

Ricardo présente le profit comme la part de la valeur produite revenant au capitaliste après déduction des salaires, tandis que Marx l’analyse comme du travail non payé. L’attribution du reste salarial à Marx inverse les conceptions ; attribuer le travail non payé à Ricardo confond les théories ; la récompense du risque ne correspond pas à l’analyse marxienne du profit.

19. Une entreprise consomme des matières premières et des machines pour fabriquer un produit. Selon la distinction entre moyens de production et force de travail, quelle valeur d’échange leur consommation transfère-t-elle au produit ?

Une valeur inférieure à celle des moyens de production consommés
Une valeur égale à l’ensemble de la valeur du produit fini
Une valeur égale à celle des moyens de production consommés
Une valeur supérieure à celle des moyens de production consommés

Une valeur égale à celle des moyens de production consommés

Explication

La consommation des moyens de production transfère au produit une valeur égale à celle des marchandises consommées. La valeur supérieure relève de la consommation de la force de travail ; une valeur inférieure réduit à tort le transfert, et la valeur totale du produit inclut aussi d’autres contributions.

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En quelle année Marx adhère-t-il à la théorie ricardienne de la valeur travail ?

En 1846.

Selon la théorie ricardienne de la valeur travail, de quoi dépend la valeur d’une marchandise ?

Du travail nécessaire à sa fabrication.

À quoi correspond la valeur d’échange d’une marchandise ?

Au nombre d’heures de travail incorporées directement et indirectement dans celle-ci.

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