QCM : Fondements de l’économie et agents (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le mercantilisme associé à Colbert et à Louis XIV :

Il considère la quantité de travail nécessaire comme mesure de la valeur d’échange.
Il attribue à l’agriculture la création de richesse et préconise le laisser-faire.
Il cherche à renforcer l’État par l’accumulation de réserves de métaux précieux.
Il fait de la satisfaction du consommateur le fondement de la valeur économique.
Il privilégie le développement du commerce extérieur pour accumuler des réserves.

Il cherche à renforcer l’État par l’accumulation de réserves de métaux précieux. · Il privilégie le développement du commerce extérieur pour accumuler des réserves.

Explication

Le mercantilisme associé à Colbert et à Louis XIV privilégie le commerce extérieur et les réserves de métaux précieux pour renforcer l’État. La satisfaction du consommateur caractérise la valeur d’usage française, l’agriculture et le laisser-faire sont associés aux physiocrates, et la valeur-travail aux classiques anglais.

2. Concernant la demande de marché d’un bien :

Elle correspond à la demande du consommateur ayant le revenu le plus élevé.
Elle additionne les demandes individuelles pour chaque niveau de prix.
Elle représente la quantité offerte par les entreprises à chaque prix.
Elle mesure la dépense totale des ménages, sans tenir compte des quantités.
Elle agrège les quantités demandées par les consommateurs à chaque prix.

Elle additionne les demandes individuelles pour chaque niveau de prix. · Elle agrège les quantités demandées par les consommateurs à chaque prix.

Explication

La demande de marché est la somme des demandes individuelles, donc les quantités demandées sont agrégées à chaque niveau de prix. Elle ne désigne ni la demande d’un seul consommateur, ni l’offre des entreprises, ni la seule dépense totale.

3. À propos de la position de Keynes face aux crises économiques :

Keynes considère le libre-échange incompatible avec toute intervention publique.
Keynes associe le New Deal à une politique de contraction de la demande.
Keynes soutient les politiques de relance pour répondre aux crises économiques.
Keynes défend le protectionnisme comme substitut à toute politique de relance.
Keynes préconise le libre-échange comme réponse suffisante aux crises économiques.

Keynes soutient les politiques de relance pour répondre aux crises économiques.

Explication

Keynes défend les politiques de relance, dont le New Deal est un exemple, pour répondre aux crises. Il est également favorable au libre-échange et soutient l’intervention publique par le protectionnisme et la relance ; les autres propositions déforment ces positions.

4. Concernant la définition économique d’un ménage :

Un ménage regroupe des individus qui prennent des décisions économiques séparées.
Un ménage désigne des collègues partageant leur logement.
Un ménage peut être constitué d’un seul individu vivant sous un même toit.
Un ménage constitue une unité de décision économique pour ses membres.
Un groupe vivant sous un même toit peut former un ménage économique.

Un ménage peut être constitué d’un seul individu vivant sous un même toit. · Un ménage constitue une unité de décision économique pour ses membres. · Un groupe vivant sous un même toit peut former un ménage économique.

Explication

Un ménage peut être un individu seul ou un groupe vivant sous un même toit et formant une unité de décision économique. Les liens entre les personnes ne définissent pas le ménage, et les membres ne prennent pas des décisions économiques séparées.

5. Un consommateur choisit entre plusieurs biens et compare la satisfaction apportée par une unité supplémentaire. Quelle analyse est néoclassique ?

La décision vise à sélectionner les choix procurant la plus grande utilité.
La valeur du bien dépend de son utilité marginale pour le consommateur.
La satisfaction associée à une unité supplémentaire importe dans l’évaluation du bien.
L’agent cherche à maximiser l’utilité tirée de ses choix.
Le choix du consommateur s’analyse à partir de l’utilité des biens.

La décision vise à sélectionner les choix procurant la plus grande utilité. · La valeur du bien dépend de son utilité marginale pour le consommateur. · La satisfaction associée à une unité supplémentaire importe dans l’évaluation du bien. · L’agent cherche à maximiser l’utilité tirée de ses choix. · Le choix du consommateur s’analyse à partir de l’utilité des biens.

Explication

Les néoclassiques font dépendre la valeur d’un bien de son utilité marginale. Ils analysent les choix des agents comme une recherche de maximisation de l’utilité, notamment celle apportée par une unité supplémentaire.

6. Un ménage reçoit des revenus et participe à l’activité économique : parmi ses fonctions figurent :

Il affecte principalement ses revenus à la rémunération des entreprises.
Il utilise principalement ses revenus pour consommer ou épargner.
Il peut apporter du capital à l’activité économique comme facteur productif.
Il fournit du travail mais n’apporte pas de capital à la production.
Il peut fournir du travail aux entreprises comme facteur de production.

Il utilise principalement ses revenus pour consommer ou épargner. · Il peut apporter du capital à l’activité économique comme facteur productif. · Il peut fournir du travail aux entreprises comme facteur de production.

Explication

Les ménages fournissent notamment le travail et le capital, puis affectent principalement leurs revenus à la consommation ou à l’épargne. La rémunération des entreprises n’est pas leur affectation principale, et leur rôle productif ne se limite pas au travail.

7. À long terme, deux entreprises privées subissent des résultats différents : l’une est déficitaire et l’autre réalise des profits élevés. Parmi les propositions suivantes concernant la justification de la maximisation du profit, lesquelles sont exactes ?

Les entreprises privées déficitaires tendent à disparaître sur le long terme.
La disparition des entreprises déficitaires apporte une justification empirique à l’hypothèse.
Les entreprises privées aux profits les plus élevés tendent à disparaître sur le long terme.
Les entreprises réalisant des profits plus élevés tendent à s’imposer à long terme.
La performance méthodologique constitue une justification de l’hypothèse de maximisation du profit.

Les entreprises privées déficitaires tendent à disparaître sur le long terme. · La disparition des entreprises déficitaires apporte une justification empirique à l’hypothèse. · Les entreprises réalisant des profits plus élevés tendent à s’imposer à long terme. · La performance méthodologique constitue une justification de l’hypothèse de maximisation du profit.

Explication

La maximisation du profit est justifiée par sa performance méthodologique et par l’évolution observée à long terme : les entreprises privées déficitaires disparaissent tandis que celles aux profits plus élevés s’imposent. La proposition sur la disparition des entreprises les plus profitables inverse cette relation.

8. Concernant les effets de l’inflation constatée sur les ménages :

La baisse du pouvoir d’achat liée à l’inflation freine la consommation.
Une hausse générale des prix accroît la valeur réelle des patrimoines.
Une hausse générale des prix réduit le pouvoir d’achat des ménages.
L’inflation constatée désigne la baisse du niveau général des prix.
La valeur réelle des patrimoines diminue lors d’une inflation constatée.

La baisse du pouvoir d’achat liée à l’inflation freine la consommation. · Une hausse générale des prix réduit le pouvoir d’achat des ménages. · La valeur réelle des patrimoines diminue lors d’une inflation constatée.

Explication

L’inflation constatée est une hausse du niveau général des prix qui réduit le pouvoir d’achat et freine la consommation. Elle diminue aussi la valeur réelle des patrimoines, plutôt que de l’accroître.

9. Dans une entreprise classique, les propriétaires arrêtent une stratégie de long terme. Quelle répartition des rôles correspond au fonctionnement décrit ?

Les dirigeants assignent aux employés les tâches nécessaires à l’exécution des décisions.
Les propriétaires fixent la stratégie, puis les dirigeants la mettent en œuvre et répartissent les tâches.
Les employés définissent la stratégie et attribuent aux dirigeants le profit résiduel.
Les dirigeants fixent la stratégie de long terme, puis les propriétaires répartissent les tâches.
Les propriétaires décident de l’affectation du profit résiduel de l’entreprise.

Les dirigeants assignent aux employés les tâches nécessaires à l’exécution des décisions. · Les propriétaires fixent la stratégie, puis les dirigeants la mettent en œuvre et répartissent les tâches. · Les propriétaires décident de l’affectation du profit résiduel de l’entreprise.

Explication

Dans une entreprise classique, les propriétaires définissent les stratégies de long terme et décident de l’affectation du profit résiduel. Les dirigeants mettent ces stratégies en œuvre et assignent les tâches aux employés.

10. Une étudiante choisit la meilleure option disponible parmi plusieurs activités : quel est le coût d’opportunité de son choix ?

C’est la satisfaction qu’elle aurait obtenue en choisissant la meilleure autre option disponible.
C’est la satisfaction procurée par l’option retenue, indépendamment des autres choix.
C’est la satisfaction associée à la meilleure option écartée au profit de son choix.
C’est le bénéfice monétaire de l’activité qui vient immédiatement après son choix.
C’est la somme des dépenses nécessaires pour réaliser l’activité choisie.

C’est la satisfaction qu’elle aurait obtenue en choisissant la meilleure autre option disponible. · C’est la satisfaction associée à la meilleure option écartée au profit de son choix. · C’est le bénéfice monétaire de l’activité qui vient immédiatement après son choix.

Explication

Le coût d’opportunité correspond à la satisfaction sacrifiée en renonçant à la meilleure autre option disponible. Il ne correspond ni au coût monétaire de l’activité choisie ni à la satisfaction de l’option retenue elle-même.

11. Concernant l’objet de l’économie :

L’économie étudie la répartition des besoins plutôt que la gestion des ressources.
L’économie étudie la gestion des ressources abondantes pour satisfaire les besoins.
L’économie étudie la gestion des ressources rares pour satisfaire au mieux les besoins.
L’économie analyse la production sans rapport avec les besoins de la société.
L’économie porte sur la satisfaction des besoins sans considérer les ressources disponibles.

L’économie étudie la gestion des ressources rares pour satisfaire au mieux les besoins.

Explication

L’économie étudie comment une société gère ses ressources rares afin de satisfaire au mieux ses besoins. Les autres propositions écartent ou remplacent la rareté, la gestion des ressources ou le lien avec les besoins.

12. Une personne compare plusieurs options de loisir et choisit celle qu’elle préfère le plus. Dans le modèle du choix rationnel, quelle interprétation convient ?

Elle choisit l’option qui impose le coût d’opportunité le plus faible.
Elle retient l’option qui mobilise le plus d’informations disponibles avant de décider.
Elle choisit l’option qui procure la même satisfaction que toutes les autres.
Elle classe les conséquences possibles selon ses préférences et vise une utilité maximale.
Elle ordonne les résultats possibles et recherche la satisfaction la plus élevée.

Elle classe les conséquences possibles selon ses préférences et vise une utilité maximale. · Elle ordonne les résultats possibles et recherche la satisfaction la plus élevée.

Explication

Le modèle représente les individus comme classant les conséquences selon leurs préférences et recherchant une satisfaction ou une utilité maximale. Il ne fait pas du coût d’opportunité le critère de choix, n’exige pas l’utilisation de toute l’information disponible et ne suppose pas que toutes les options procurent la même satisfaction.

13. Une économiste décompose la production de valeur ajoutée dans une entreprise. Quels facteurs de production retient-elle selon l’approche de la plupart des économistes ?

Elle distingue le travail du capital dans l’analyse de la valeur ajoutée.
Elle retient le travail et la consommation comme facteurs de production.
Elle retient le capital et le profit comme facteurs de production.
Elle considère le travail et le capital comme les deux facteurs retenus par la plupart des économistes.
Elle retient le travail et le capital comme facteurs de production.

Elle distingue le travail du capital dans l’analyse de la valeur ajoutée. · Elle considère le travail et le capital comme les deux facteurs retenus par la plupart des économistes. · Elle retient le travail et le capital comme facteurs de production.

Explication

Pour analyser la production de valeur ajoutée, la plupart des économistes retiennent le travail et le capital. La consommation et le profit ne remplacent pas l’un de ces deux facteurs dans cette classification.

14. Après une hausse de salaire, un salarié réévalue son temps de travail : quelles propositions décrivent les effets possibles ?

L’effet de substitution traduit la hausse du revenu disponible pour chaque niveau de loisir.
Le revenu accru peut l’inciter à travailler moins par l’effet de revenu.
Le loisir devient plus coûteux en revenu auquel le salarié renonce.
L’effet de revenu incite le salarié à travailler davantage pour obtenir plus de revenu.
L’effet de substitution peut l’inciter à travailler davantage parce que le loisir coûte plus cher.

Le revenu accru peut l’inciter à travailler moins par l’effet de revenu. · Le loisir devient plus coûteux en revenu auquel le salarié renonce. · L’effet de substitution peut l’inciter à travailler davantage parce que le loisir coûte plus cher.

Explication

La hausse du salaire accroît le coût d’opportunité du loisir, ce qui peut pousser à travailler davantage par substitution. Elle augmente aussi le revenu, ce qui peut inciter à travailler moins par effet de revenu; l’effet de revenu n’est donc pas une incitation à travailler davantage.

15. Un ménage reçoit un revenu supplémentaire et cherche à savoir quelle part il consacrera à la consommation plutôt qu’à l’épargne. La propension marginale à consommer :

Indique la part du revenu courant consacrée à l’épargne.
Mesure la part du revenu supplémentaire affectée à la consommation.
Correspond à la part du revenu courant déjà dépensée avant ce supplément.
Mesure la fraction du revenu supplémentaire qui demeure entièrement épargnée.
Évalue la répartition d’un supplément de revenu entre consommation et épargne.

Mesure la part du revenu supplémentaire affectée à la consommation. · Évalue la répartition d’un supplément de revenu entre consommation et épargne.

Explication

La propension marginale à consommer mesure la part d’un revenu supplémentaire affectée à la consommation plutôt qu’à l’épargne ; elle ne mesure donc pas la part du revenu courant consacrée à l’épargne. Elle porte sur le revenu supplémentaire, et non sur la part du revenu courant déjà dépensée avant ce supplément. Elle ne correspond pas non plus à la fraction du revenu supplémentaire entièrement épargnée. Enfin, elle décrit bien la répartition d’un supplément de revenu entre consommation et épargne.

16. Un ménage fait face à une hausse du taux d’intérêt rémunérant l’épargne. À propos des effets possibles sur ses choix de consommation :

L’effet de revenu peut augmenter le revenu futur et libérer du revenu présent.
Une hausse du taux d’intérêt accroît le revenu futur par effet de substitution.
L’effet de substitution peut l’inciter à épargner davantage et reporter sa consommation.
L’effet total de la hausse du taux est déterminé par le seul effet de substitution.
Les effets de substitution et de revenu peuvent orienter les choix différemment.

L’effet de revenu peut augmenter le revenu futur et libérer du revenu présent. · L’effet de substitution peut l’inciter à épargner davantage et reporter sa consommation. · Les effets de substitution et de revenu peuvent orienter les choix différemment.

Explication

L’effet de substitution incite à épargner davantage et à reporter la consommation. L’effet de revenu peut accroître le revenu futur et libérer du revenu présent pour consommer ; il ne s’agit pas d’un effet de substitution. Comme les deux effets peuvent orienter les choix différemment, l’effet total est ambigu et n’est pas déterminé par le seul effet de substitution.

17. Dans une entreprise, les responsables décident d’embaucher, tandis que des ménages décident de consacrer du temps au travail. Quelle distinction s’applique ?

La décision des ménages de consacrer du temps au travail constitue l’offre de travail.
La décision des ménages d’embaucher constitue l’offre de travail.
L’offre de travail relève de la décision des ménages de travailler.
La décision des entreprises d’embaucher constitue la demande de travail.
La demande de travail correspond au temps que les ménages souhaitent consacrer au travail.

La décision des ménages de consacrer du temps au travail constitue l’offre de travail. · L’offre de travail relève de la décision des ménages de travailler. · La décision des entreprises d’embaucher constitue la demande de travail.

Explication

L’offre de travail correspond à la décision des ménages de consacrer du temps au travail, tandis que la demande de travail est la décision des entreprises d’embaucher. Les ménages n’embauchent pas dans cette distinction, et leur décision de travailler n’est pas la demande de travail.

18. Un économiste distingue la valeur d’échange d’un bien de sa valeur d’usage. Quelle comparaison correspond aux conceptions classiques anglaise et française ?

Les Français associent la valeur d’usage à la satisfaction du consommateur.
La distinction oppose une mesure par le travail à une mesure par la satisfaction.
Les Anglais relient la valeur d’échange au travail nécessaire à la production.
Les Français rapportent la valeur d’usage à la quantité de travail incorporée.
La conception anglaise de la valeur d’échange repose sur l’utilité marginale.

Les Français associent la valeur d’usage à la satisfaction du consommateur. · La distinction oppose une mesure par le travail à une mesure par la satisfaction. · Les Anglais relient la valeur d’échange au travail nécessaire à la production.

Explication

Les classiques anglais associent la valeur d’échange au travail nécessaire à la production, tandis que les Français relient la valeur d’usage à la satisfaction du consommateur. L’utilité marginale est le principe de valorisation néoclassique, et non la conception anglaise de la valeur d’échange.

19. Un consommateur compare du jus d’orange et du jus de pomme, deux produits pouvant satisfaire le même besoin. Quelle(s) proposition(s) caractérise(nt) correctement leur relation éventuelle ?

Des biens complémentaires peuvent se remplacer pour satisfaire un même besoin.
Deux biens sont substituables lorsqu’ils sont nécessaires ensemble au même besoin.
Ces produits sont substituables s’ils peuvent répondre au même besoin.
Ces produits sont complémentaires s’ils se remplacent pour satisfaire un besoin.
Des biens indépendants concourent à des besoins étrangers l’un à l’autre.

Ces produits sont substituables s’ils peuvent répondre au même besoin. · Des biens indépendants concourent à des besoins étrangers l’un à l’autre.

Explication

Des produits pouvant se remplacer pour satisfaire le même besoin sont substituables, tandis que des biens indépendants répondent à des besoins étrangers. Les biens complémentaires sont nécessaires simultanément au même besoin ; ils ne se définissent ni par le remplacement ni par la substitution.

20. Deux variables évoluent ensemble dans une étude, sans autre preuve sur leur relation. Quelle conclusion est justifiée ?

Une relation causale suppose qu’un phénomène ait un effet sur l’autre.
Une causalité désigne une simple association sans effet entre phénomènes.
Leur évolution conjointe indique une association entre les variables observées.
La corrélation seule ne démontre pas qu’un phénomène produit l’autre.
La corrélation établit que la première variable produit la seconde.

Une relation causale suppose qu’un phénomène ait un effet sur l’autre. · Leur évolution conjointe indique une association entre les variables observées. · La corrélation seule ne démontre pas qu’un phénomène produit l’autre.

Explication

Une corrélation signale une association, mais ne suffit pas à établir qu’un phénomène produit l’autre. La causalité correspond précisément à une relation où un phénomène a un effet sur un autre ; les deux dernières propositions confondent ces notions.

21. Dans un atelier, un analyste distingue un terrain, l’effort intellectuel des salariés et les machines. Comment classer ces ressources ?

L’effort intellectuel des salariés relève du travail, comme l’effort physique.
Les machines relèvent du capital, comme les équipements de production.
L’effort intellectuel des salariés relève du capital, comme les bâtiments.
Le terrain relève de la terre, ressource naturelle de la planète.
Les machines relèvent du travail, car elles contribuent à la production.

L’effort intellectuel des salariés relève du travail, comme l’effort physique. · Les machines relèvent du capital, comme les équipements de production. · Le terrain relève de la terre, ressource naturelle de la planète.

Explication

La terre désigne les ressources naturelles, le travail l’effort humain intellectuel ou physique, et le capital les équipements et bâtiments nécessaires à la production. Les machines ne sont donc pas du travail, et l’effort des salariés ne constitue pas du capital.

22. Une étude examine les décisions d’achat de ménages, puis les phénomènes économiques d’un pays. Quelles branches correspondent à ces analyses ?

Les deux échelles d’analyse relèvent de la microéconomie.
L’étude des décisions individuelles relève de la macroéconomie.
L’étude des phénomènes économiques nationaux relève de la macroéconomie.
L’étude des décisions de ménages relève de la microéconomie.
L’étude des phénomènes économiques d’un pays relève de la microéconomie.

L’étude des phénomènes économiques nationaux relève de la macroéconomie. · L’étude des décisions de ménages relève de la microéconomie.

Explication

La microéconomie étudie les comportements individuels, tandis que la macroéconomie porte sur les comportements et phénomènes de société, généralement à l’échelle d’un pays. Les autres propositions inversent ces échelles ou attribuent les deux analyses à une même branche.

23. Le taux d’intérêt et la rémunération du capital : quelles propositions sont exactes ?

Un capital prêté reçoit une rémunération déterminée par le taux d’intérêt.
Le taux d’intérêt rémunère l’épargne constituée par la part non consommée du revenu.
Le taux d’intérêt concerne la rémunération du capital emprunté comme de celui prêté.
Le taux d’intérêt fixe la rémunération du capital prêté ou emprunté.
L’épargne correspond à la part du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation.

Un capital prêté reçoit une rémunération déterminée par le taux d’intérêt. · Le taux d’intérêt rémunère l’épargne constituée par la part non consommée du revenu. · Le taux d’intérêt concerne la rémunération du capital emprunté comme de celui prêté. · Le taux d’intérêt fixe la rémunération du capital prêté ou emprunté. · L’épargne correspond à la part du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation.

Explication

Le taux d’intérêt fixe la rémunération du capital prêté ou emprunté et rémunère également l’épargne. Celle-ci désigne la part du revenu qui n’est pas consommée.

24. Une collectivité prépare son plan de production : elle choisit les biens, les procédés et leurs bénéficiaires. Ces choix correspondent à :

Déterminer les ressources mobilisées revient à décider quoi produire.
Déterminer les quantités produites revient à décider quoi produire.
Choisir les procédés de fabrication revient à décider comment produire.
Choisir les ressources naturelles revient à décider pour qui produire.
Définir les bénéficiaires de la production revient à décider pour qui produire.

Déterminer les quantités produites revient à décider quoi produire. · Choisir les procédés de fabrication revient à décider comment produire. · Définir les bénéficiaires de la production revient à décider pour qui produire.

Explication

L’enjeu économique comprend les décisions sur quoi produire, comment produire et pour qui produire. Déterminer les quantités revient à décider quoi produire, choisir les procédés revient à décider comment produire, et définir les bénéficiaires revient à décider pour qui produire. Les ressources mobilisées et les ressources naturelles ne désignent pas les choix de production concernés par ces questions.

25. Une personne a des préférences cohérentes, mais une réglementation rend certaines options inaccessibles. Concernant sa décision :

Les contraintes extérieures définissent à elles seules les préférences de la personne.
La rationalité, à elle seule, ne permet pas de déduire l’action effectivement choisie.
La cohérence de ses préférences suffit à déterminer l’action qu’elle réalisera.
La rationalité décrit la cohérence de ses préférences parmi les conséquences possibles.
Les contraintes peuvent influer sur l’action retenue malgré des préférences cohérentes.

La rationalité, à elle seule, ne permet pas de déduire l’action effectivement choisie. · La rationalité décrit la cohérence de ses préférences parmi les conséquences possibles. · Les contraintes peuvent influer sur l’action retenue malgré des préférences cohérentes.

Explication

La rationalité porte sur la cohérence des préférences, tandis que les contraintes contribuent à déterminer l’action réalisable. Les préférences cohérentes ne suffisent donc pas à prédire l’action, et les contraintes ne définissent pas à elles seules les préférences.

26. À propos de l’élasticité-prix de la demande :

Elle renseigne sur l’intensité de la réaction de la demande au prix.
Elle repose sur un rapport de variations exprimées en pourcentage.
Elle est négative lorsque l’effet du prix sur la demande est négatif.
Elle mesure la réaction de la demande aux fluctuations du prix du bien.
Elle porte sur les variations du prix et celles de la demande du bien.

Elle renseigne sur l’intensité de la réaction de la demande au prix. · Elle repose sur un rapport de variations exprimées en pourcentage. · Elle est négative lorsque l’effet du prix sur la demande est négatif. · Elle mesure la réaction de la demande aux fluctuations du prix du bien. · Elle porte sur les variations du prix et celles de la demande du bien.

Explication

L’élasticité-prix mesure l’intensité de la réaction de la demande aux variations du prix au moyen d’un rapport en pourcentage. Lorsque l’effet du prix est négatif, l’élasticité-prix est négative.

27. À la fin du XVe siècle, un État renforce sa concurrence avec ses voisins et développe ses possessions coloniales. Quelle évolution économique ce contexte favorise-t-il ?

La concurrence géopolitique valorise l’accumulation des richesses comme signe de prospérité.
Les motivations politiques favorisent la création de politiques économiques mercantilistes.
L’accumulation des richesses devient un moyen de renforcer la puissance des États.
L’expansion coloniale intensifie la compétition économique entre les États-nations.
La rivalité entre États contribue à placer l’économie au centre de l’action politique.

La concurrence géopolitique valorise l’accumulation des richesses comme signe de prospérité. · Les motivations politiques favorisent la création de politiques économiques mercantilistes. · L’accumulation des richesses devient un moyen de renforcer la puissance des États. · L’expansion coloniale intensifie la compétition économique entre les États-nations. · La rivalité entre États contribue à placer l’économie au centre de l’action politique.

Explication

La concurrence géopolitique et l’expansion coloniale favorisent l’accumulation des richesses et l’élaboration de politiques mercantilistes. Ces transformations renforcent le rôle politique de l’économie et des États.

28. Une personne cherche à accroître ses revenus en vendant des repas, ce qui permet à ses clients de se nourrir. Comment Adam Smith interpréterait-il cet effet ?

La satisfaction des besoins des clients peut contribuer à la prospérité collective.
L’effet collectif peut résulter involontairement de la quête individuelle d’enrichissement.
L’intérêt personnel peut participer à la prospérité sans viser directement cet objectif.
Pour Adam Smith, la prospérité collective exige que chacun renonce à son enrichissement.
La recherche individuelle d’enrichissement peut satisfaire les besoins d’autrui.

La satisfaction des besoins des clients peut contribuer à la prospérité collective. · L’effet collectif peut résulter involontairement de la quête individuelle d’enrichissement. · L’intérêt personnel peut participer à la prospérité sans viser directement cet objectif. · La recherche individuelle d’enrichissement peut satisfaire les besoins d’autrui.

Explication

Pour Adam Smith, la recherche individuelle de l’enrichissement peut satisfaire les besoins d’autrui et contribuer involontairement à la prospérité collective. Il ne soutient pas que les individus doivent renoncer à leur intérêt personnel.

29. Un auteur affirme que l’agriculture crée la richesse et que l’économie doit fonctionner sans intervention. À quelle doctrine cette position correspond-elle ?

Elle associe la création de richesse agricole au principe du laisser-faire.
Elle s’oppose au mercantilisme, qui privilégie le commerce extérieur et les réserves.
Elle correspond au mercantilisme, qui fonde la richesse sur l’agriculture.
Cette doctrine est celle des physiocrates, notamment de Quesnay.
Elle recommande l’intervention de l’État pour orienter l’activité économique.

Elle associe la création de richesse agricole au principe du laisser-faire. · Elle s’oppose au mercantilisme, qui privilégie le commerce extérieur et les réserves. · Cette doctrine est celle des physiocrates, notamment de Quesnay.

Explication

Les physiocrates, notamment Quesnay, attribuent la création de richesse à l’agriculture et défendent le laisser-faire. Le mercantilisme privilégie plutôt le commerce extérieur et l’accumulation de réserves ; la position décrite n’appelle donc pas une intervention économique de l’État.

30. Une entreprise recense ses outils, ses brevets et le pétrole de son sous-sol. Parmi les propositions suivantes concernant son capital de production, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le pétrole du sous-sol relève du capital naturel, tout comme les ressources naturelles exploitées.
Les logiciels relèvent du capital matériel.
Les outils relèvent du capital matériel, tandis que les brevets relèvent du capital immatériel.
Les brevets relèvent du capital naturel, tandis que le pétrole constitue du capital immatériel.
Le pétrole du sous-sol constitue du capital matériel, comme les bâtiments et les machines.

Le pétrole du sous-sol relève du capital naturel, tout comme les ressources naturelles exploitées. · Les outils relèvent du capital matériel, tandis que les brevets relèvent du capital immatériel.

Explication

Les logiciels relèvent du capital immatériel, et non du capital matériel. Les outils sont du capital matériel et les brevets du capital immatériel. Le pétrole du sous-sol relève du capital naturel, et non du capital immatériel ou matériel.

31. Dans une grande société, les actionnaires possèdent les titres tandis qu’une équipe spécialisée prend les décisions de gestion. Concernant cette organisation du pouvoir :

Les actionnaires assurent directement le contrôle opérationnel dans les grandes entreprises.
Les intérêts des dirigeants peuvent diverger de ceux des actionnaires.
Les actionnaires détiennent la propriété de l’entreprise par leurs actions.
Un groupe restreint de dirigeants spécialisés exerce le contrôle des décisions stratégiques et opérationnelles.
Les dirigeants spécialisés détiennent la propriété, tandis que les actionnaires contrôlent la gestion.

Les intérêts des dirigeants peuvent diverger de ceux des actionnaires. · Les actionnaires détiennent la propriété de l’entreprise par leurs actions. · Un groupe restreint de dirigeants spécialisés exerce le contrôle des décisions stratégiques et opérationnelles.

Explication

Dans les grandes entreprises, les actionnaires détiennent la propriété et un groupe restreint de dirigeants spécialisés contrôle les décisions stratégiques et opérationnelles. Cette séparation peut entraîner une divergence d’intérêts ; elle ne signifie pas que les dirigeants sont propriétaires ni que les actionnaires assurent directement le contrôle opérationnel.

32. Le prix d’un bien augmente, tandis que les autres éléments restent inchangés. Parmi les propositions suivantes concernant la quantité demandée de ce bien, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La loi de la demande prévoit une baisse de quantité demandée lorsque le prix monte.
Cette évolution signifie que la demande de marché devient une offre.
Selon la loi de la demande, sa quantité demandée diminue après cette hausse.
La relation décrite par la loi de la demande est décroissante par rapport au prix.
La hausse du prix entraîne une hausse de la quantité demandée de ce bien.

La loi de la demande prévoit une baisse de quantité demandée lorsque le prix monte. · Selon la loi de la demande, sa quantité demandée diminue après cette hausse. · La relation décrite par la loi de la demande est décroissante par rapport au prix.

Explication

La loi de la demande associe une hausse du prix à une diminution de la quantité demandée ; la relation est donc décroissante. Une hausse de la quantité demandée contredit cette règle, et cette évolution ne transforme pas la demande en offre.

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Quels changements intensifient la concurrence géopolitique à partir de la fin du XVe siècle ?

L’émergence des États-nations et l’expansion coloniale.

Quel objectif mercantiliste vise le renforcement de l’État ?

L’accumulation de réserves de métaux précieux.

À quels dirigeants le cours associe-t-il le mercantilisme ?

À Colbert et à Louis XIV.

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