QCM : Arithmétique et codage binaire (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle contribution Alan M. Turing publie-t-il en 1936 au sujet du calcul ?

Un document sur les nombres calculables proposant la machine de Turing comme modèle formel de calculateur
Une démonstration que les circuits électriques peuvent réaliser des opérations d’algèbre booléenne
Un calculateur matériel à programme enregistré conçu pour effectuer des opérations arithmétiques
Une machine destinée à effectuer des additions et des soustractions pour la collecte des impôts

Un document sur les nombres calculables proposant la machine de Turing comme modèle formel de calculateur

Explication

Turing publie en 1936 un document sur les nombres calculables et propose la machine de Turing comme modèle formel de calculateur. Le calculateur matériel à programme enregistré renvoie au Z3, l’algèbre booléenne aux travaux de Shannon et la machine d’additions à la Pascaline.

2. Un musée décrit un ordinateur créé en 1946 par P. Eckert et J. Mauchly, qui occupe 172 m² et consomme 140 kilowatts. De quelle machine s’agit-il ?

De l’ENIAC
Du Z3
De la Pascaline
Du calculateur ABC

De l’ENIAC

Explication

L’ENIAC, créé en 1946 par P. Eckert et J. Mauchly, occupe 172 m² et consomme 140 kilowatts. Le Z3 et l’ABC sont d’autres calculateurs historiques, tandis que la Pascaline est une machine à additions et soustractions.

3. Quelles sont les trois grandes parties de l’architecture de Von Neumann définie en 1944 ?

L’unité centrale de traitement, l’unité de stockage et l’unité de contrôle
L’unité centrale de traitement, l’unité de contrôle et l’UAL
L’unité centrale de traitement, l’unité de stockage et l’unité d’entrées/sorties
L’UAL, l’unité de contrôle et l’unité d’entrées/sorties

L’unité centrale de traitement, l’unité de stockage et l’unité d’entrées/sorties

Explication

L’architecture comprend l’unité centrale de traitement, l’unité de stockage et l’unité d’entrées/sorties. L’UAL et l’unité de contrôle sont des composants de l’unité centrale, tandis que l’unité de contrôle ne remplace pas le stockage.

4. Dans une architecture de Von Neumann, quels composants constituent l’unité centrale de traitement ?

L’unité arithmétique et logique et l’unité de stockage
L’unité de stockage et l’unité d’entrées/sorties
L’unité arithmétique et logique et l’unité de contrôle
L’unité de contrôle et l’unité d’entrées/sorties

L’unité arithmétique et logique et l’unité de contrôle

Explication

L’unité centrale de traitement comprend l’UAL et l’unité de contrôle. L’unité de stockage et les entrées/sorties sont deux autres grandes parties de l’architecture, et ne remplacent pas ces composants internes.

5. Dans un programme, un composant lit et décode les instructions en mémoire, puis transmet des ordres à l’UAL; les résultats peuvent influer sur l’instruction suivante. Quel composant remplit ce rôle ?

L’unité d’entrées/sorties
L’unité de stockage
L’unité arithmétique et logique
L’unité de contrôle

L’unité de contrôle

Explication

L’unité de contrôle lit et décode les instructions, donne ses ordres à l’UAL et contrôle le séquencement; les résultats peuvent modifier le choix de l’instruction suivante. L’UAL réalise les opérations, le stockage conserve les informations et les entrées/sorties assurent les échanges.

6. Un système possède des adresses sur 6 bits et chaque mot mémoire vaut un octet. Quelle capacité peut-il adresser ?

6 octets
64 octets
4 096 octets
384 octets

64 octets

Explication

Avec 6 bits d’adresse, le nombre de mots adressables est 26=642^6 = 64. Comme chaque mot vaut un octet, la capacité est de 64 octets; 6 oublie la puissance, 384 multiplie à tort par la longueur de l’adresse et 4 096 double l’exposant.

7. Quel rôle Alan Turing attribue-t-il à la machine abstraite qu’il propose en 1936 ?

Reproduire le fonctionnement d’un processeur réel
Définir un système de stockage des données
Formaliser la notion d’algorithme en 1950
Formaliser la notion d’algorithme

Formaliser la notion d’algorithme

Explication

Turing propose en 1936 la machine abstraite pour formaliser la notion d’algorithme. La référence à un processeur réel confond modèle abstrait et matériel, le stockage réduit son rôle à une fonction particulière, et 1950 ne correspond pas à la date indiquée.

8. Pour construire le modèle d’une machine de Turing, quel ensemble d’éléments faut-il prévoir ?

Un ruban théoriquement infini à droite, un mécanisme à nombre fini d’états et aucun scanner-marqueur
Un ruban de taille fixe, un scanner-marqueur et un mécanisme à nombre fini d’états
Un ruban théoriquement infini à droite, un scanner-marqueur et un mécanisme à nombre fini d’états
Un ruban théoriquement infini à droite, un scanner-marqueur et un mécanisme à nombre illimité d’états

Un ruban théoriquement infini à droite, un scanner-marqueur et un mécanisme à nombre fini d’états

Explication

Le modèle comprend un ruban théoriquement infini à droite, un scanner-marqueur capable de lire et d’écrire, et un mécanisme ayant un nombre fini d’états internes. Le ruban de taille fixe, l’absence de scanner et le nombre illimité d’états contredisent chacun un élément de cette description.

9. Dans un ordinateur, quelle propriété définit un bit ?

Le plus petit élément manipulable, qui prend une valeur de 0 à 9
Le plus petit élément manipulable, qui vaut 0 ou 1
Une unité de quatre éléments, qui vaut 0 ou 1
Une unité de huit éléments, qui vaut 0 ou 1

Le plus petit élément manipulable, qui vaut 0 ou 1

Explication

Un bit est le plus petit élément manipulable par l’ordinateur et ne peut prendre que la valeur 0 ou 1. Huit bits forment un octet, quatre forment un quartet, et les valeurs de 0 à 9 ne sont pas les valeurs possibles d’un bit.

10. Un capteur enregistre la température ambiante, qui varie de façon continue. À quelle catégorie ces données appartiennent-elles ?

Aux données binaires par définition
Aux données continues ou analogiques
Aux données discrètes et dénombrables
Aux données constituées d’éléments indépendants

Aux données continues ou analogiques

Explication

La température est un phénomène physique susceptible de varier continûment : elle relève donc des données continues ou analogiques. Les données discrètes sont dénombrables et composées d’éléments indépendants ; la représentation binaire ne détermine pas à elle seule la catégorie de l’information.

11. Une équipe attribue à chaque symbole d’un alphabet une représentation binaire et regroupe ces représentations. Comment appelle-t-on l’ensemble obtenu ?

Un bit
Le ruban
Le code
Un mot code

Le code

Explication

Le codage associe à chaque élément une représentation binaire appelée mot code ; l’ensemble de ces mots codes constitue le code. Un mot code désigne une représentation individuelle, tandis que le ruban et le bit sont respectivement un support du modèle de Turing et un élément binaire.

12. Un fichier occupe 3 Ko3\,\mathrm{Ko}. Combien d’octets cela représente-t-il selon les multiples binaires ?

3000 octets3000\,\mathrm{octets}
3 Mo3\,\mathrm{Mo}
1024 octets1024\,\mathrm{octets}
3072 octets3072\,\mathrm{octets}

$$3072\,\mathrm{octets}$$

Explication

Un Ko vaut 1024 octets1024\,\mathrm{octets} ; ainsi, 3×1024=3072 octets3\times1024=3072\,\mathrm{octets}. Le résultat de 3000 utilise le facteur décimal, Mo est une unité supérieure distincte, et 1024 oublie de multiplier par trois.

13. Dans l’écriture hexadécimale d’un nombre, quelle valeur décimale représente le chiffre C ?

1212
1313
1111
1010

$$12$$

Explication

En base 16, les lettres A à F représentent les valeurs décimales 10 à 15 ; C vaut donc 12. La valeur 11 correspond à B, 13 à D et 10 à A.

14. Pour convertir 451045_{10} en base 2 par divisions successives, quelle opération permet de lire le résultat dans le bon sens ?

Lire les restes de la première division à la dernière
Lire les quotients de la dernière division à la première
Arrêter les divisions dès que le quotient vaut un
Lire les restes de la dernière division à la première

Lire les restes de la dernière division à la première

Explication

La conversion par divisions successives s’obtient en lisant les restes de la dernière division vers la première, après avoir poursuivi jusqu’à un quotient nul. Lire les restes dans l’ordre direct inverse le résultat, et les quotients ne remplacent pas les restes.

15. Une personne convertit une fraction décimale en base 55 et veut obtenir ses premiers chiffres après la virgule. Quelle suite d’opérations doit-elle effectuer ?

Multiplier successivement la partie fractionnaire par 5 et relever les parties entières
Diviser successivement la partie fractionnaire par 5 et relever les restes
Multiplier successivement la partie fractionnaire par 10 et relever les parties entières
Diviser successivement la partie fractionnaire par 5 et relever les quotients

Multiplier successivement la partie fractionnaire par 5 et relever les parties entières

Explication

Pour convertir une fraction en base 5, on multiplie successivement sa partie fractionnaire par 5 et on relève les parties entières dans l’ordre. Les divisions successives servent à convertir un entier, tandis que multiplier par 10 ne suit pas la base visée.

16. Un nombre décimal est codé en DCB : comment chaque chiffre décimal est-il représenté ?

Par son équivalent binaire sur trois bits, séparément
Par l’écriture binaire naturelle de la valeur entière
Par son équivalent binaire sur quatre bits, séparément
Par quatre bits pondérés comme un nombre binaire naturel

Par son équivalent binaire sur quatre bits, séparément

Explication

En DCB, chaque chiffre décimal est réécrit séparément sur quatre bits ; ce n’est pas le codage binaire naturel de la valeur entière. Le codage sur trois bits ne suffit pas pour représenter les dix chiffres décimaux, et les bits du DCB ne constituent pas une représentation pondérée par les puissances de 2.

17. Lors d’une addition en DCB, la somme d’un chiffre décimal et d’un autre vaut 13. Quel ajustement décimal faut-il appliquer à cette somme ?

Ajouter 3 à la somme
Ajouter 6 à la somme
Soustraire 6 de la somme
Ajouter 10 à la somme

Ajouter 6 à la somme

Explication

Quand la somme de deux chiffres décimaux dépasse 9 en DCB, on ajoute 6 pour effectuer l’ajustement décimal. Ajouter 3 ou 10, ou soustraire 6, ne correspond pas à cette règle.

18. En examinant deux mots consécutifs d’un code binaire, quelle caractéristique permet de reconnaître un code de Gray ?

Deux bits changent entre les deux mots
Un seul bit change entre les deux mots
Le bit de poids fort reste identique entre les deux mots
Les valeurs binaires des mots augmentent d’une unité

Un seul bit change entre les deux mots

Explication

Dans un code de Gray, deux mots consécutifs diffèrent par un seul bit. Une variation de deux bits ne respecte pas cette propriété, et l’ordre Gray n’est pas défini par une simple progression des valeurs binaires ni par la conservation du bit de poids fort.

19. Pour coder le chiffre décimal 6 en code plus 3, quelle valeur binaire faut-il obtenir après avoir appliqué la règle du code ?

1100
0011
0110
1001

1001

Explication

Le code plus 3 impose d’ajouter 3 au chiffre décimal avant de le convertir : 6+3=96+3=9, et 9 s’écrit 1001 en binaire. 0110 omet l’ajout, 0011 soustrait 3, et 1100 résulte d’une addition effectuée après la conversion binaire.

20. Quelle structure satisfait la définition d’un mot du code biquinaire ?

Sept bits : deux bits à 1 parmi les deux premiers
Sept bits : un bit à 1 parmi les deux premiers et deux parmi les cinq derniers
Six bits : un bit à 1 parmi les deux premiers et un parmi les quatre derniers
Sept bits : un bit à 1 parmi les deux premiers et un parmi les cinq derniers

Sept bits : un bit à 1 parmi les deux premiers et un parmi les cinq derniers

Explication

Le code biquinaire comporte sept bits et exactement deux bits à 1, répartis à raison d’un dans chacun des deux groupes définis. Deux bits dans le premier groupe confond la répartition, six bits modifie la longueur, et trois bits à 1 enfreint le nombre requis.

21. En additionnant deux nombres binaires colonne par colonne, dans quel sens faut-il commencer et comment traiter une retenue ?

De droite à gauche, sans reporter les retenues
De gauche à droite, en reportant les retenues aux colonnes suivantes
De droite à gauche, en reportant les retenues aux colonnes suivantes
Colonne par colonne, en regroupant d’abord les bits de même valeur de position

De droite à gauche, en reportant les retenues aux colonnes suivantes

Explication

L’addition binaire se fait bit à bit de droite à gauche, avec report des retenues vers la colonne suivante. Commencer à gauche inverse le sens du calcul, omettre les retenues perd une étape essentielle, et regrouper les bits ne suit pas la procédure décrite.

22. Pour multiplier un nombre binaire par un multiplicateur à plusieurs bits, un bit donné vaut 1 et se trouve à la position correspondant à un décalage de trois rangs : quel produit partiel faut-il inscrire pour ce bit ?

Le multiplicande recopié sans décalage
Zéro, puisque chaque bit du multiplicateur donne un produit nul
Le multiplicande décalé de trois rangs vers la droite
Le multiplicande recopié et décalé de trois rangs vers la gauche

Le multiplicande recopié et décalé de trois rangs vers la gauche

Explication

Un bit multiplicateur égal à 1 produit une copie du multiplicande décalée selon la position de ce bit; un décalage de trois rangs donne donc une copie décalée vers la gauche. Le produit nul correspond au bit 0, l’absence de décalage oublie la position, et le décalage vers la droite inverse le sens.

23. Quelle affirmation décrit les principes des opérations arithmétiques binaires par rapport aux opérations décimales ?

Addition, multiplication, soustraction et division suivent les mêmes principes qu’en décimal
Les quatre opérations emploient les chiffres décimaux dans les nombres binaires
Seules l’addition et la soustraction suivent les principes du calcul décimal
Les principes de calcul sont différents, mais les résultats s’écrivent en décimal

Addition, multiplication, soustraction et division suivent les mêmes principes qu’en décimal

Explication

Les quatre opérations binaires se réalisent selon les mêmes principes que leurs équivalentes décimales, même si elles utilisent des bits plutôt que des chiffres décimaux. Employer des chiffres décimaux confond principe et représentation; limiter cette similarité à deux opérations ou affirmer que les principes diffèrent contredit la règle.

24. Quelle caractéristique définit la représentation d’un nombre signé dans un système binaire ?

Un nombre codé dans une chaîne binaire sans longueur déterminée
Un nombre codé dans une chaîne binaire de longueur fixée à n bits
Un nombre codé dans une chaîne décimale de longueur fixée à n chiffres
Un nombre codé dans une chaîne binaire dont la longueur varie selon sa valeur

Un nombre codé dans une chaîne binaire de longueur fixée à n bits

Explication

La représentation des nombres signés code une valeur dans une chaîne binaire de longueur fixée à n bits. Une longueur variable, une chaîne décimale ou une longueur indéterminée ne correspond pas à cette définition.

25. Dans une représentation en valeur signée sur 8 bits, comment interpréter la chaîne 10100110 ?

Nombre positif de valeur absolue 166
Nombre négatif de valeur absolue 38
Nombre négatif de valeur absolue 166
Nombre positif de valeur absolue 38

Nombre négatif de valeur absolue 38

Explication

En valeur signée, le bit de poids fort indique le signe et les sept autres bits codent la valeur absolue : 1 indique un nombre négatif et 0100110 vaut 38. Lire les bits restants comme un complément à 2 ou inclure le bit de signe dans la valeur absolue applique une autre interprétation.

26. Un système en convention de la valeur signée doit distinguer les signes des entiers négatifs et représenter zéro. Quelle conséquence faut-il prévoir ?

Un code unique pour zéro, comme en complément à 2
Deux codes distincts pour chaque entier positif
Deux codes distincts pour zéro, −0 et +0
Aucun code pour zéro, car le bit de signe est réservé

Deux codes distincts pour zéro, −0 et +0

Explication

La valeur signée représente les entiers négatifs, mais possède deux représentations du zéro : −0 et +0. Le zéro unique caractérise le complément à 2, tandis que le bit de signe n’empêche pas de coder zéro.

27. Sur 4 bits, un étudiant calcule le complément à 1 de +5, écrit 0101, pour obtenir le code de −5. Quel code doit-il retenir ?

1011
0101
1100
1010

1010

Explication

En complément à 1, il faut inverser tous les bits de 0101, ce qui donne 1010, sans ajouter 1. Le code 1011 correspond à l’étape supplémentaire du complément à 2; 1100 ne résulte pas de l’inversion de tous les bits.

28. Quel problème caractérise le complément à 1 lorsqu’il est utilisé pour les calculs entiers ?

Il possède deux représentations du zéro et empêche de coder des entiers négatifs
Il possède un zéro unique et limite les valeurs aux entiers non négatifs
Il possède deux représentations du zéro et rend les opérations arithmétiques peu commodes
Il possède un zéro unique et rend les opérations arithmétiques peu commodes

Il possède deux représentations du zéro et rend les opérations arithmétiques peu commodes

Explication

Le complément à 1 présente deux représentations du zéro et rend les opérations arithmétiques peu commodes. Le zéro unique est une propriété du complément à 2, et le complément à 1 permet bien de représenter des nombres négatifs.

29. Quelle distinction décrit correctement le complément à 2 et l’opération qui permet de l’obtenir ?

Le complément à 2 représente les entiers négatifs, et son calcul consiste à inverser les bits sans ajouter 1.
Le complément à 2 représente les entiers négatifs en séparant un bit de signe et la valeur absolue.
Le complément à 2 représente les entiers négatifs, et le calcul du complément inverse les bits puis ajoute 1.
Le complément à 2 est l’inversion des bits suivie de l’ajout de 1, et cette opération représente les entiers négatifs.

Le complément à 2 représente les entiers négatifs, et le calcul du complément inverse les bits puis ajoute 1.

Explication

Le complément à 2 est la convention de représentation des entiers négatifs ; prendre le complément à 2 est l’opération qui inverse les bits puis ajoute 1. La confusion entre représentation et opération inverse ces rôles, le complément à 1 omet l’ajout de 1, et le signe-valeur absolue est une autre convention.

30. Un système code les entiers signés en complément à 2 sur 6 bits. Quel intervalle d’entiers peut-il représenter ?

De −64 à 63
De −32 à 31
De 0 à 63
De −31 à 32

De −32 à 31

Explication

Sur 6 bits, l’intervalle en complément à 2 est [−25,25−1][-2^{5},2^{5}-1], soit de −32 à 31. L’intervalle de 0 à 63 correspond au non signé, tandis que les deux autres propositions décalent les bornes ou utilisent 7 bits.

31. Pour calculer Y−XY-X en complément à 2, quelle opération doit effectuer une unité arithmétique ?

Ajouter à Y le complément à 1 de X
Ajouter directement X à Y
Soustraire Y au complément à 2 de X
Ajouter à Y le complément à 2 de X

Ajouter à Y le complément à 2 de X

Explication

Soustraire X à Y revient à additionner à Y le complément à 2 de X. Soustraire Y au complément de X inverse l’ordre, l’addition directe calcule une somme, et le complément à 1 ne réalise pas la négation requise.

32. Un mot négatif en complément à 2, écrit sur 8 bits, commence par 1. Comment l’étendre à 16 bits sans changer sa valeur ?

Recopier le bit de signe 1 dans les huit nouveaux bits de gauche
Ajouter huit zéros à gauche du mot
Placer un seul 1 à gauche puis ajouter sept zéros
Recopier le bit de poids faible dans les huit nouveaux bits de gauche

Recopier le bit de signe 1 dans les huit nouveaux bits de gauche

Explication

L’extension en complément à 2 recopie le bit de signe dans les nouveaux bits ; pour ce nombre négatif, les huit bits ajoutés sont donc des 1. Ajouter des zéros convient à un nombre positif, et les autres procédés ne reproduisent pas le bit de signe dans tous les nouveaux bits.

33. Une addition non signée sur 5 bits produit une valeur mathématique de 34. Quel indice signale le débordement ?

La somme dépasse 15 et une retenue finale apparaît.
La somme dépasse 31, mais seule une retenue interne apparaît.
La somme reste dans la limite non signée, mais le bit de signe vaut 1.
La somme dépasse 31 et une retenue finale apparaît.

La somme dépasse 31 et une retenue finale apparaît.

Explication

Sur 5 bits non signés, la valeur maximale est 25−1=312^5-1=31 ; une somme de 34 dépasse cette limite et s’accompagne d’une retenue finale. La retenue finale est ici l’indice du débordement, contrairement au cas signé, et 15 est la limite positive signée, pas la limite non signée.

34. Lors de deux additions en complément à 2, la première produit une retenue finale et la seconde n’en produit pas. Quelle conclusion peut-on tirer sur le débordement à partir de ces seuls faits ?

La première addition ne déborde pas et la seconde déborde.
Ni la présence ni l’absence de retenue finale ne suffit à conclure.
Les deux additions débordent, car leurs retenues diffèrent.
La première addition déborde et la seconde ne déborde pas.

Ni la présence ni l’absence de retenue finale ne suffit à conclure.

Explication

En complément à 2, une retenue finale peut apparaître sans débordement et son absence ne garantit pas un résultat valide. Conclure à partir de la seule présence ou absence de retenue applique à tort la règle propre aux nombres non signés.

35. Dans une addition en complément à 2, les retenues associées aux deux bits de poids fort sont respectivement 1 puis 0. Que faut-il conclure ?

Il y a débordement, car les deux retenues sont différentes.
Il n’y a pas débordement, car les deux retenues sont différentes.
Il y a débordement, car une retenue finale est présente.
Il n’y a pas débordement, car le bit de signe est nul.

Il y a débordement, car les deux retenues sont différentes.

Explication

En complément à 2, des retenues différentes aux positions considérées signalent un débordement ; ici, 1 et 0 sont différentes. Les retenues identiques indiqueraient au contraire l’absence de débordement, et la seule présence d’une retenue finale ne permet pas de trancher.

36. Un système réserve toujours la virgule au même emplacement dans ses nombres, tandis qu’un autre représente les valeurs sous forme scientifique avec un exposant. Quelle distinction décrit ces deux systèmes ?

Le premier utilise la virgule fixe et le second la virgule flottante
Les deux utilisent la virgule flottante, mais avec des exposants différents
Le premier utilise la virgule flottante et le second la virgule fixe
Les deux utilisent la virgule fixe, mais avec des mantisses différentes

Le premier utilise la virgule fixe et le second la virgule flottante

Explication

En virgule fixe, l’emplacement de la virgule est défini, tandis que la virgule flottante exprime le nombre sous forme scientifique avec un exposant. La confusion entre position fixe et exposant inverse les représentations; confondre mantisse et exposant mélange deux éléments du codage.

37. Un nombre binaire flottant est normalisé et possède une mantisse M ainsi qu’un exposant c ; sous quelle forme doit-on l’écrire ?

±0,M×2±c\pm 0,M \times 2^{\pm c}
±1,M+2±c\pm 1,M + 2^{\pm c}
±(1,M)±c×2\pm (1,M)^{\pm c} \times 2
±1,M×2±c\pm 1,M \times 2^{\pm c}

$$\pm 1,M \times 2^{\pm c}$$

Explication

Un flottant binaire normalisé s’écrit ±1,M×2±c\pm 1,M \times 2^{\pm c} : la mantisse commence par 1 et l’exposant porte sur la base 2. La forme commençant par 0 omet la normalisation, l’addition remplace à tort la multiplication et l’exposant appliqué à la mantisse change la structure.

38. Pour enregistrer un flottant en simple précision IEEE 754, comment répartir les 32 bits disponibles ?

2 bits de signe, 8 bits d’exposant et 22 bits de mantisse
1 bit de signe, 23 bits d’exposant et 8 bits de mantisse
1 bit de signe, 8 bits d’exposant et 23 bits de mantisse
1 bit de signe, 11 bits d’exposant et 20 bits de mantisse

1 bit de signe, 8 bits d’exposant et 23 bits de mantisse

Explication

En simple précision, les 32 bits comprennent 1 bit de signe, 8 bits d’exposant et 23 bits de mantisse. La répartition avec 11 bits d’exposant correspond à une confusion avec la double précision; inverser exposant et mantisse ou réserver deux bits au signe donne une autre répartition.

39. Deux flottants doivent être additionnés et leurs exposants diffèrent. Quelle suite d’opérations permet d’obtenir le résultat selon la procédure de calcul ?

Aligner les exposants en décalant une mantisse, additionner, renormaliser si nécessaire, puis arrondir
Additionner les exposants, décaler une mantisse, arrondir, puis renormaliser si nécessaire
Aligner les exposants en décalant une mantisse, renormaliser, additionner, puis arrondir
Aligner les exposants en décalant une mantisse, arrondir, additionner, puis renormaliser si nécessaire

Aligner les exposants en décalant une mantisse, additionner, renormaliser si nécessaire, puis arrondir

Explication

L’addition flottante commence par l’alignement des exposants, puis additionne les mantisses, renormalise si besoin et arrondit la mantisse. Additionner les exposants confond l’addition avec d’autres opérations; arrondir ou renormaliser avant la somme ne respecte pas l’ordre de la procédure.

40. Un terminal doit coder des caractères selon le code ASCII usuel défini à l’origine : combien de bits sont utilisés et combien de caractères peuvent être représentés ?

8 bits et 128 caractères
7 bits et 128 caractères
7 bits et 256 caractères
16 bits et 128 caractères

7 bits et 128 caractères

Explication

ASCII est habituellement codé sur 7 bits, ce qui permet de représenter 128 caractères. Huit bits suggèrent une largeur différente, 256 caractères correspondent à une capacité de 8 bits, et 16 bits confondent ASCII avec un codage plus étendu.

41. Quel encodage vise à représenter les caractères des langues écrites du monde et définit chaque symbole sur 2 octets ?

ASCII
EBCDIC
Unicode
IEEE 754

Unicode

Explication

Unicode vise à représenter les caractères des langues écrites du monde et définit chaque symbole sur 2 octets. ASCII est un code de caractères plus limité, EBCDIC est un autre codage, et IEEE 754 concerne la représentation des nombres flottants.

42. Dans une mémoire où les bits sont représentés par des niveaux de tension à l’intérieur des circuits, quel type de codage est utilisé ?

Le codage par sillons
Le codage électrique
Le codage électromagnétique
Le codage optique

Le codage électrique

Explication

Le codage électrique représente les bits par des charges ou des niveaux électriques dans les circuits. Le codage électromagnétique renvoie au stockage sur un support, tandis que la lecture optique repose sur des sillons.

43. Une information est inscrite sur un support à sillons en plastique puis lue au moyen d’une technologie optique ; de quel type de codage s’agit-il ?

Le codage par charges électriques
Le codage électrique
Le codage électromagnétique
Le codage optique

Le codage optique

Explication

Le codage optique inscrit l’information sur des supports à sillons, notamment en plastique, et la lecture utilise une technologie optique. Le codage électromagnétique stocke les données au moyen de charges, tandis que le codage électrique représente les bits dans les circuits.

44. Dans une séquence de stockage électromagnétique, les signes − + − − − − + − − + + − + − − + − + + − − − + + correspondent, dans cet ordre, aux bits 01000010 01101001 01100011 ; quel nom se décode en ASCII ?

Bic
Cib
Dic
Bci

Bic

Explication

La correspondance donnée produit les octets ASCII 01000010 01101001 01100011, qui décodent « Bic ». Lire les octets à l’envers modifie l’ordre des lettres, et inverser la valeur des signes ne respecte pas la convention indiquée.

45. En décodant en ASCII les octets 01000010 01101001 01100011 issus d’un stockage électromagnétique où + vaut 1 et − vaut 0, quel résultat obtient-on ?

ciB
Bic
Le nombre décimal formé par les octets
Le nom obtenu en inversant les bits

Bic

Explication

La conversion des trois octets en caractères ASCII donne « Bic ». L’ordre inverse renverserait la suite des caractères, et inverser les signes contredirait la convention positive égale 1 et négative égale 0.

46. Une entreprise veut protéger des fichiers stockés contre leur consultation par des personnes non autorisées. Quelle opération répond à cet objectif ?

Le cryptage des fichiers
Le codage des fichiers
La représentation des fichiers dans un format reconnu
La conversion des fichiers en binaire

Le cryptage des fichiers

Explication

Le cryptage transforme les données pour assurer leur confidentialité lors du stockage ou de la transmission. Le codage vise plutôt à représenter les données dans un format reconnu par un système, tandis que la conversion en binaire ne garantit pas leur confidentialité.

47. Un appareil transforme des données en un format qu’un logiciel particulier peut reconnaître, sans chercher à en protéger la confidentialité. S’agit-il de codage ou de cryptage ?

De la sécurisation du stockage
De l’interface entre l’utilisateur et le matériel
Du cryptage
Du codage

Du codage

Explication

Le codage représente les données dans un format reconnaissable par un système donné. Le cryptage concerne la confidentialité, tandis que l’interface entre l’utilisateur et le matériel relève du rôle du système d’exploitation.

48. Quel calculateur Konrad Zuse met-il au point en 1941, reconnu comme le premier véritable ordinateur ?

Le Z3
L’ABC
Le Z1
L’EDVAC

Le Z3

Explication

En 1941, Konrad Zuse met au point le Z3, un calculateur binaire programmable et entièrement automatique considéré comme le premier véritable ordinateur. Le Z1 renvoie à une création antérieure, l’ABC est associé à Atanasoff et Berry, et l’EDVAC est lié à von Neumann.

49. Dans la classification des codes ASCII, comment faut-il classer le code situé immédiatement après les 32 premiers codes de contrôle et les 95 codes imprimables ?

Comme un caractère imprimable
Comme le caractère de contrôle DEL
Comme un caractère alphanumérique
Comme un code de contrôle ordinaire parmi les 32 premiers

Comme le caractère de contrôle DEL

Explication

Après les 32 codes de contrôle et les 95 caractères imprimables, le dernier code ASCII correspond au caractère de contrôle DEL. Le classement comme caractère imprimable confond les catégories, tandis que les 32 premiers codes précèdent les codes imprimables.

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Quel modèle formel de calculateur Alan M. Turing propose-t-il en 1936 ?

La machine de Turing.

Qui crée l’ENIAC en 1946 ?

P. Eckert et J. Mauchly, en 1946.

Quelle attribution est associée à la définition de l’architecture de Von Neumann ?

Von Neumann, 1944.

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