Fiche de révision : Bases de données relationnelles

Plan du Cours

  1. Architecture d’un système d’information
  2. Objets utilisateurs et usages des SGBD
  3. Historique et modèles de bases
  4. Objectifs majeurs d’un SGBD
  5. Fondements et pérennité du SQL
  6. Objectifs du cours et PL-SQL

1. Architecture d’un système d’information

★ À maîtriser

  • La base de données contient les données et se trouve au cœur du système d’information et des applications, tandis que le SGBD est le logiciel qui gère ces données sur le serveur.

  • Dans une architecture client-serveur, les applications accèdent aux données par l’intermédiaire du SGBD, qui est associé aux langages SQL et PL-SQL.

  • Un client léger utilise un navigateur et réalise les traitements ainsi que la gestion des données sur le serveur, tandis qu’un client lourd réalise les traitements sur la machine cliente.

Compléments

  • Un serveur web traite les requêtes HTTP, un serveur de bases de données correspond au SGBD et un serveur d’application traite la logique métier au moyen d’une API.

  • Les CRM, comme Salesforce, et les ERP, comme SAP, sont des applications gérant de grandes parties d’un système d’information.

Astuce mémo

BD = données ; SGBD = gestion des données

2. Objets utilisateurs et usages des SGBD

Notions clés & Définitions

  • Objets gérés par un SGBD : Les objets gérés par un SGBD comprennent les bases de données, les tables, les données, les index, les contraintes d’intégrité, les utilisateurs et les droits.

★ À maîtriser

📌 L’administrateur gère les accès, les droits et le bon fonctionnement des bases de données, tandis que le développeur programme une application cliente du SGBD.

📌 L’informatique transactionnelle, ou OLTP, exécute les opérations de gestion courantes, tandis que l’informatique décisionnelle, ou OLAP, analyse les données pour aider à la décision.

Compléments

  • La BI est apparue à la fin des années 1990 et le Big Data à la fin des années 2000, avec l’augmentation massive des données produites notamment par le web et les smartphones.

Astuce mémo

OLTP traite les transactions, OLAP analyse les données

3. Historique et modèles de bases

★ À maîtriser

  • 🔄 L’évolution des modèles suit plusieurs étapes: modèles hiérarchique et réseau dans les années 1960, modèle relationnel théorisé en 1970, SGBD-objets dans les années 1990, SGBD NoSQL à la fin des années 2000

  • Le modèle relationnel a été théorisé par Codd en 1970, et les premiers SGBD relationnels commerciaux sont apparus dans les années 1980.

Compléments

  • Les principaux SGBD relationnels sont:

    • ORACLE
    • MySQL
    • SQL-Server
    • DB2
    • PostgreSQL
    • MariaDB
    • SQLite
  • En 2012, les parts de marché indiquées sont de 44 % pour Oracle, 20 % pour IBM DB2 et 19 % pour Microsoft SQL Server, pour un total de 28,69 milliards de dollars en hausse de 7,8 % sur un an.

Astuce mémo

Hiérarchique → relationnel → objet → NoSQL

4. Objectifs majeurs d’un SGBD

Notions clés & Définitions

  • Intégrité des données : la fiabilité des informations stockées dans le réservoir partagé que constitue la base de données

★ À maîtriser

📌 La cohérence des données est la composante logique de l’intégrité, liée à leur représentation, tandis que l’altération des données est sa composante physique, liée au matériel.

  • Les principaux risques d’incohérence sont:
    • la duplication des données
    • la perte d’une référence
    • la non-conformité au modèle
    • les valeurs aberrantes
    • les attributs calculés non mis à jour
    • les accès concurrents

📌 La performance dépend physiquement du SGBD, de l’infrastructure, des accès disque et du cache, et logiquement de la réorganisation des données, de la dénormalisation et de l’indexation.

📌 La séparation des données et des traitements rend l’organisation des données indépendante des traitements qui leur sont appliqués et permet de rationaliser les opérations d’ajout, de suppression, de modification et de consultation.

Compléments

  • Les sources d’altération sont:
    • l’usure des disques
    • les pannes des systèmes
    • les malveillances

Astuce mémo

I-D-P : Intégrité, Données séparées, Performance

5. Fondements et pérennité du SQL

Notions clés & Définitions

  • SQL : ou Structured Query Language, est le langage des SGBD relationnels, fondé sur la théorie mathématique de l’algèbre relationnelle
  • Algèbre relationnelle : la théorie des opérations appliquées aux tableaux de données appelés relations

★ À maîtriser

📌 Le SQL permet de créer, modifier, supprimer et consulter les éléments d’une base de données, mais il ne permet pas d’écrire seul des programmes interactifs comme PHP ou Python.

📌 Le SQL est durable parce qu’il repose sur une théorie mathématique solide, qu’il est normalisé par ANSI et ISO, qu’il est commun aux SGBD relationnels et que son implantation massive rend son remplacement coûteux.

Compléments

  • La première version de SQL a été proposée par ORACLE en 1979, SQL ANSI date de 1986, SQL-1 de 1989, SQL-2 de 1992 et SQL-3 de 1999.

  • Une calculette SQL est une application cliente permettant d’accéder au serveur SGBD et d’exécuter directement des commandes SQL, en ligne de commande ou avec une interface graphique.

Astuce mémo

Algèbre relationnelle solide → SQL standardisé et durable

6. Objectifs du cours et PL-SQL

Notions clés & Définitions

  • PL-SQL : un langage de programmation impérative et procédurale permettant d’enregistrer dans la base des programmes ou des fonctions qui enchaînent des opérations SQL

★ À maîtriser

📌 La partie SELECT consulte et traite les données, la DDL crée et modifie la structure de la base, la DML manipule les tuples et la DCL gère les utilisateurs et leurs droits.

  • Les commandes CREATE, ALTER et DROP appartiennent à la DDL, tandis que INSERT, UPDATE et DELETE appartiennent à la DML.

📌 Les commandes COMMIT, ROLLBACK et START TRANSACTION contrôlent les transactions et le moment d’enregistrement effectif dans la base de données.

Compléments

  • Les commandes GRANT, REVOKE et CREATE USER servent à gérer les utilisateurs et leurs droits d’accès aux données.

  • La commande CREATE INDEX sert à optimiser les traitements par indexation, tandis que CREATE VIEW, CREATE TRIGGER et CREATE PROCEDURE servent à enregistrer des traitements côté serveur.

  • Le PL-SQL utilise des variables, des affectations, des tests, des boucles et des fonctions, et il facilite la modularité ainsi que la gestion de l’intégrité par les déclencheurs et les règles.

  • 🔄 L’administration d’un SGBD comprend: l’installation du SGBD, le démarrage et l’arrêt du SGBD, la connexion au SGBD, le paramétrage du SGBD, la manipulation de variables côté client et côté serveur

Astuce mémo

SELECT → DDL/DML/DCL → PL-SQL → administration

Tableaux de synthèse

Types d’applications des SGBD

TypeFonctionNotions associées
OLTPExécuter les transactions de gestionInformatique transactionnelle
OLAPAnalyser les données pour aider à la décisionBI, data-mining, data-warehouse, Big Data

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Bases de données relationnelles avec 19 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction décrit correctement le rôle d’une base de données et celui d’un SGBD ?

2. Dans une architecture client-serveur, par quel composant une application accède-t-elle aux données ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Bases de données relationnelles avec 48 flashcards interactives.

Quelle est la fonction de la base de données dans un système d'information ?

Elle contient les données et se trouve au cœur du système d’information.

Quel est le rôle du SGBD dans un système d'information ?

Le SGBD est le logiciel qui gère les données sur le serveur.

Comment les applications accèdent-elles aux données dans une architecture client-serveur ?

Elles accèdent aux données par l’intermédiaire du SGBD.

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