QCM : Cybersécurité et prévention des incidents (70 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre du numérique, que désigne une donnée ?

L’enregistrement restituable d’une information, sous forme de texte, d’image, de son ou de vidéo
Une information abstraite, indépendamment de toute possibilité de restitution
Un texte stocké sous forme numérique, à l’exclusion des images, des sons et des vidéos
Une catégorie juridique générale qui définit tous les régimes applicables aux contenus numériques

L’enregistrement restituable d’une information, sous forme de texte, d’image, de son ou de vidéo

Explication

Une donnée est un enregistrement restituable d’une information, qui peut prendre plusieurs formes. La confondre avec l’information abstraite, avec une définition juridique générale ou avec le seul texte déforme cette définition.

2. Une entreprise met en place des équipements, des logiciels et des procédures pour recueillir des informations, les conserver, les traiter, les structurer puis les transmettre. Comment désigne-t-on cet ensemble organisé ?

Un parc informatique
Une base de données
Un droit du numérique
Un système d’information

Un système d’information

Explication

Un système d’information réunit des ressources physiques et numériques organisées pour collecter, stocker, traiter, structurer et distribuer l’information. Le parc informatique néglige l’organisation et les fonctions, la base de données n’est qu’un élément possible, et le droit du numérique est un ensemble de règles.

3. Une compagnie convertit son billet de train en version numérique tout en conservant le trajet physique du voyageur. Quelle interprétation distingue correctement ces deux éléments ?

Le billet ne peut être numérisé que si le trajet est lui aussi converti en données
Le voyage peut être numérisé, mais le billet relève seulement du support physique
Le billet peut être numérisé, mais le voyage lui-même ne le peut pas
Le billet et le voyage peuvent être numérisés comme deux contenus équivalents

Le billet peut être numérisé, mais le voyage lui-même ne le peut pas

Explication

La numérisation concerne ce que l’usage de données rend possible et s’arrête lorsque la chose elle-même ne peut pas être numérisée : le billet peut l’être, contrairement au voyage. Assimiler le trajet à son billet confond représentation et expérience physique; les autres réponses inversent ou restreignent cette distinction.

4. Selon l’ANSSI, quel état la cybersécurité cherche-t-elle à atteindre pour un système d’information ?

Un état de résistance aux événements du cyberspace pouvant compromettre disponibilité, intégrité ou confidentialité des données
Un état de protection réservé aux données personnelles contre leur divulgation
Un état d’absence de toute panne matérielle affectant les équipements du système
Un état garantissant qu’aucun événement du cyberspace ne peut atteindre le système

Un état de résistance aux événements du cyberspace pouvant compromettre disponibilité, intégrité ou confidentialité des données

Explication

Pour l’ANSSI, la cybersécurité est l’état recherché afin que le système d’information résiste aux événements du cyberspace susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données. La réduction aux pannes matérielles ou aux seules données personnelles est trop étroite, tandis qu’une garantie d’absence de tout événement dépasse la définition.

5. Quelle définition de l’intelligence artificielle est attribuée au Conseil de l’Europe ?

Un outil qui retrouve des documents pertinents en interrogeant une base d’informations
Un ensemble de techniques visant à reproduire matériellement la structure biologique du cerveau
Un ensemble de sciences, de théories et de techniques visant à imiter les capacités cognitives humaines
Un système automatisé qui déduit la gestion de sorties à partir d’entrées reçues

Un ensemble de sciences, de théories et de techniques visant à imiter les capacités cognitives humaines

Explication

Le Conseil de l’Europe définit l’intelligence artificielle comme un ensemble de sciences, de théories et de techniques qui ambitionne d’imiter les capacités cognitives d’un être humain. La réponse sur le système automatisé renvoie à la définition de l’article 3 du RIA, tandis que les autres restreignent ou modifient cette définition.

6. Un chatbot fondé sur un grand modèle de langage propose le mot suivant d’une phrase à partir des régularités apprises dans ses données. Comment faut-il comprendre son fonctionnement ?

Il recherche dans une base le document contenant la réponse exacte à restituer
Il démontre la vérité de la suite proposée en vérifiant les faits disponibles
Il applique une règle fixe qui produit la même suite indépendamment des tendances apprises
Il repère des tendances pour prédire une suite probable, sans établir une vérité

Il repère des tendances pour prédire une suite probable, sans établir une vérité

Explication

Les chatbots fondés sur des LLM repèrent des tendances afin de deviner l’option suivante; l’IA repose sur des probabilités, non sur des vérités. Les traiter comme des moteurs de recherche confond génération et recherche documentaire, tandis qu’une prédiction probable ne constitue pas une preuve de vérité.

7. Une administration veut utiliser une IA pour aider à prendre certaines décisions, tout en préservant l’autonomie humaine et en établissant qui répond des décisions confiées au système. Quelle orientation juridique correspond à cet objectif ?

Interdire l’utilisation de l’IA afin d’écarter toute délégation de décision
Évaluer les performances techniques sans encadrer l’autonomie ni la responsabilité
Permettre l’utilisation de l’IA sous conditions, avec des limites et des mécanismes de responsabilité
Permettre une délégation sans limites dès lors que le système fonctionne correctement

Permettre l’utilisation de l’IA sous conditions, avec des limites et des mécanismes de responsabilité

Explication

Le droit doit rendre possible l’utilisation de l’IA tout en encadrant la perte d’autonomie humaine et en prévoyant des mécanismes de responsabilité liés aux décisions qui lui sont confiées. L’interdiction empêcherait l’utilisation, tandis qu’une délégation sans limites ou une simple évaluation technique omettrait les enjeux d’encadrement et de responsabilité.

8. Une organisation adopte une nouvelle technologie et doit pouvoir justifier les choix qu’elle a faits pour respecter les droits fondamentaux. Quelle méthode correspond à cette démarche ?

La mission du DPO
La méthode juridique classique
L’accountability
La cartographie des données

L’accountability

Explication

L’accountability fixe des principes directeurs, fournit des outils de mise en œuvre et demande aux organisations d’expliquer leurs choix. La méthode juridique classique vise plutôt à établir une règle précise en amont; la cartographie représente les flux et les acteurs; le DPO explique les traitements de données personnelles.

9. Une équipe prépare un projet numérique et veut suivre la démarche d’accountability. Quelle suite d’actions doit-elle entreprendre ?

Choisir les mécanismes internes, puis examiner le projet et déterminer les outils juridiques utiles
Examiner le projet, choisir une règle juridique unique, puis repérer les principes et les acteurs concernés
Documenter d’abord les procédures, puis fixer une règle précise avant d’examiner le projet
Examiner le projet, repérer les principes concernés, choisir les outils juridiques adaptés, puis documenter les mécanismes internes

Examiner le projet, repérer les principes concernés, choisir les outils juridiques adaptés, puis documenter les mécanismes internes

Explication

La démarche consiste à examiner le projet, repérer les principes auxquels il se confronte, choisir les outils juridiques permettant de les respecter, puis documenter les mécanismes et procédures mis en œuvre. Documenter d’abord inverse l’ordre de la démarche; fixer une règle unique confond accountability et méthode juridique classique; choisir les mécanismes avant l’analyse omet l’examen préalable du projet.

10. Lors du déploiement d’une technologie, une équipe met en place des mesures de protection des données et vérifie par des listes de contrôle le respect des droits fondamentaux ou des objectifs de sécurité. Quelle notion applique-t-elle ?

L’accountability
La cartographie des données
La protection by default
La protection by design

La protection by design

Explication

La protection by design consiste à prendre des mesures de protection des données et à vérifier leur adéquation à l’aide de listes de contrôle. La protection by default porte sur les réglages sécurisés dès le départ; la cartographie décrit les flux et les accès; l’accountability concerne la justification des choix de l’organisation.

11. Une entreprise change ses circuits de données et les personnes autorisées à y accéder. Quelle pratique permet de représenter ces flux et acteurs, tout en restant fiable après les changements ?

Établir une cartographie initiale et la garder inchangée après les modifications
Tenir à jour continuellement une cartographie des données et des systèmes d’information
Utiliser des listes de contrôle sans représenter les accès aux données
Conserver un registre des traitements sans représenter les flux ni les acteurs

Tenir à jour continuellement une cartographie des données et des systèmes d’information

Explication

La cartographie représente les flux de données et les acteurs qui peuvent y accéder; elle doit être continuellement mise à jour. Un registre documente les traitements sans nécessairement représenter les flux, une carte figée ne reste pas fiable après des changements, et une liste de contrôle ne décrit pas les accès.

12. À quelle autorité l’ANSSI est-elle rattachée en France ?

Au ministère de l’Économie
Au ministère de l’Intérieur
Au Premier ministre
Au ministère de la Justice

Au Premier ministre

Explication

L’ANSSI relève de l’autorité du Premier ministre. Les ministères de l’Intérieur, de l’Économie et de la Justice mobilisent d’autres services dans la lutte contre la cybercriminalité.

13. Une entreprise exploite une installation dont l’indisponibilité risquerait de diminuer fortement le potentiel économique de la nation. Quelle catégorie décrit l’entreprise elle-même ?

Un système d’information d’importance vitale
Une autorité de cybersécurité
Un opérateur de services essentiels
Un opérateur d’importance vitale

Un opérateur d’importance vitale

Explication

Un OIV est un opérateur public ou privé dont les établissements, installations ou ouvrages, s’ils deviennent indisponibles, risqueraient de diminuer fortement des capacités ou intérêts vitaux de la nation. Un SIIV désigne le système, et un opérateur de services essentiels relève d’une autre catégorie encadrée par NIS1; une autorité est un acteur institutionnel.

14. Une défaillance d’un système informatique pourrait présenter un danger grave pour la population. Quelle qualification correspond à ce système ?

Un opérateur d’importance vitale
Un opérateur de services essentiels
Un système d’information d’importance vitale
Un service administratif de cybersécurité

Un système d’information d’importance vitale

Explication

Un SIIV est un système dont l’atteinte à la sécurité ou au fonctionnement pourrait notamment présenter un danger grave pour la population. Un opérateur de services essentiels est défini par l’impact de l’interruption de son service; un OIV désigne un opérateur, et un service administratif est une entité institutionnelle.

15. Un service est essentiel à une activité économique critique et dépend fortement des réseaux et systèmes d’information. Quel élément supplémentaire complète les critères de l’opérateur essentiel ?

L’opérateur figure parmi les catégories sélectionnées par les autorités
L’opérateur exploite une installation dont l’indisponibilité menace le potentiel de guerre
Le service est placé sous l’autorité directe du Premier ministre
Un incident sur ces réseaux aurait un effet disruptif important sur la fourniture du service

Un incident sur ces réseaux aurait un effet disruptif important sur la fourniture du service

Explication

Les trois critères incluent l’importance du service pour des activités critiques, sa dépendance aux réseaux et l’effet disruptif important qu’un incident aurait sur sa fourniture. Le rattachement au Premier ministre concerne l’ANSSI; la menace sur le potentiel de guerre renvoie à la définition d’un OIV; l’appartenance à une catégorie relève de la sélection des opérateurs, non du critère manquant.

16. Selon les catégories définies par la loi de 2004, quel rôle revient à un hébergeur dont l’activité consiste à rendre possible le fonctionnement d’un site ?

Fournir les moyens technologiques de fonctionnement
Établir les obligations légales des acteurs
Transporter les données vers les utilisateurs
Créer les données publiées sur le site

Fournir les moyens technologiques de fonctionnement

Explication

L’hébergeur fournit les moyens technologiques permettant au service de fonctionner. Créer les données relève de l’éditeur, tandis que les transporter relève du fournisseur d’accès.

17. Une entreprise soumise à des obligations de cybersécurité confie une partie de ses systèmes à un prestataire qui n’a pas de régime cyber spécifique. Comment l’entreprise peut-elle formaliser le niveau de sécurité attendu de ce prestataire ?

En renonçant à transmettre ses exigences au fournisseur
En laissant l’ANSSI fixer directement les clauses du contrat
En précisant les exigences dans une annexe au contrat
En appliquant au prestataire un régime cyber spécifique

En précisant les exigences dans une annexe au contrat

Explication

En l’absence de régime juridique cyber spécifique pour les prestataires, leurs clients leur imposent contractuellement le niveau de sécurité requis, notamment par des annexes. L’idée d’un régime spécifique confond leur situation avec celle d’acteurs soumis à des obligations propres.

18. Quel ensemble réunit des acteurs intervenant en cybersécurité ?

ANSSI, CNIL, fournisseurs d’accès, éditeurs et hébergeurs
Forces de l’ordre, ANSSI, CNIL, CSIRT, associations et RSSI
Forces de l’ordre, administrations, opérateurs télécoms et éditeurs
CSIRT, lanceurs d’alerte, places de marché et moteurs de recherche

Forces de l’ordre, ANSSI, CNIL, CSIRT, associations et RSSI

Explication

Les intervenants comprennent notamment les forces de l’ordre, l’ANSSI, la CNIL, les administrations, les CSIRT, les associations, les lanceurs d’alerte et les RSSI. Les fournisseurs d’accès, éditeurs et hébergeurs sont des catégories d’acteurs numériques, non la liste des intervenants visée ici.

19. Après avoir piraté un système, une personne transmet des informations sur ses vulnérabilités sans chercher à obtenir des données. Quelle conséquence prévoit l’article L. 2321-4 du Code de la défense ?

Une exonération s’applique même en cas de vol d’informations
Toute exonération est exclue dès qu’un système a été piraté
Une exonération de responsabilité peut s’appliquer
Une exonération s’applique sans piratage ni divulgation

Une exonération de responsabilité peut s’appliquer

Explication

L’article prévoit une exonération pour le lanceur d’alerte qui, après le piratage, fournit des informations sur les vulnérabilités. Le vol d’informations n’est pas couvert, et l’exonération ne s’étend pas à une activité sans piratage ni signalement.

20. Quelle année marque l’établissement en France d’un premier cadre reliant informatique et libertés fondamentales ?

1978
2016
1988
2004

1978

Explication

La loi informatique et libertés de 1978 établit un premier cadre français relatif à la coexistence de l’informatique et des libertés fondamentales. 1988 correspond à la loi Godfrain, 2004 à la loi sur la confiance dans l’économie numérique et 2016 à NIS et au RGPD.

21. Quelle loi de 2004 définit les rôles des éditeurs, des hébergeurs et des fournisseurs d’accès ?

La loi sur la confiance dans l’économie numérique
La directive NIS
La loi Godfrain
La loi informatique et libertés

La loi sur la confiance dans l’économie numérique

Explication

La loi sur la confiance dans l’économie numérique, adoptée en 2004, définit ces trois catégories d’acteurs. La loi informatique et libertés date de 1978, la loi Godfrain de 1988 et NIS de 2016.

22. Une réforme adoptée en 2022 élargit le périmètre de cybersécurité et durcit les exigences et les sanctions. De quel texte s’agit-il ?

Le RGPD
La directive NIS
Le règlement DORA
La directive NIS 2

La directive NIS 2

Explication

Adoptée en 2022, la directive NIS 2 vise à élargir le périmètre de cybersécurité et à durcir les exigences et les sanctions. La directive NIS et le RGPD ont été adoptés en 2016, tandis que DORA fait partie des textes récents de cybersécurité.

23. Lors d’un inventaire des textes récents de cybersécurité, quel ensemble comprend à la fois NIS 2, DORA et les textes européens consacrés aux services numériques et aux marchés numériques ?

NIS 2, fournisseurs d’accès, hébergeurs, éditeurs et DORA
NIS, RGPD, loi Godfrain, IA Act, Digital Services Act et Digital Markets Act
Loi informatique et libertés, loi Godfrain, DORA et Cyber Resilience Act
NIS 2, DORA, IA Act, Cyber Resilience Act, Digital Services Act et Digital Markets Act

NIS 2, DORA, IA Act, Cyber Resilience Act, Digital Services Act et Digital Markets Act

Explication

Les textes récents cités comprennent NIS 2, DORA, l’IA Act, le Cyber Resilience Act, le Digital Services Act et le Digital Markets Act. L’option regroupant NIS, le RGPD et la loi Godfrain mélange des textes antérieurs avec cette liste.

24. Une organisation française se demande quel régime appliquer avant l’entrée en vigueur d’une loi transposant NIS 2. Quelle directive demeure en vigueur ?

NIS 2, transposée en France en 2022
NIS 1, transposée en France en 2018
NIS 1, transposée en France en 2022
NIS 2, appliquée en France depuis 2016

NIS 1, transposée en France en 2018

Explication

NIS 1, adoptée en 2016 et transposée en France en 2018, reste applicable tant que NIS 2 n’a pas été transposée. L’adoption européenne de NIS 2 ne signifie pas qu’elle est déjà transposée en France.

25. Quel ensemble d’objectifs correspond à la directive NIS 1 ?

Gouvernance nationale, réglementation des chaînes d’approvisionnement et protection des seuls opérateurs essentiels
Coopération européenne, gouvernance centralisée et renforcement des seules administrations publiques
Coopération européenne, harmonisation des sanctions et protection des seules infrastructures financières
Coopération européenne, gouvernance nationale et renforcement de la cybersécurité des OSE et FSN

Coopération européenne, gouvernance nationale et renforcement de la cybersécurité des OSE et FSN

Explication

NIS 1 associe un cadre de coopération européen, une gouvernance dans chaque État membre et le renforcement de la cybersécurité des opérateurs de services essentiels et des fournisseurs de services numériques. Réduire ses objectifs à la seule coopération ou lui attribuer l’approche des chaînes d’approvisionnement confond ses objectifs avec des éléments plus spécifiques de NIS 2.

26. Une attaque menace la continuité du service fourni par un opérateur de services essentiels soumis à NIS 1. Quelle conduite lui incombe ?

Se protéger et notifier l’incident après une interruption effective du service
Se protéger, réagir à l’attaque et notifier l’incident s’il est suffisamment grave
Réagir à l’attaque et notifier l’incident selon son seul impact financier
Identifier les risques, réduire l’impact et notifier chaque incident sans distinction

Se protéger, réagir à l’attaque et notifier l’incident s’il est suffisamment grave

Explication

Sous NIS 1, un OSE doit se protéger, réagir aux attaques et notifier tout incident suffisamment grave pour affecter la continuité de son service. L’identification et la gestion détaillée des risques correspondent aux obligations des FSN, tandis qu’une interruption déjà réalisée n’est pas requise pour déclencher la notification.

27. Quelle évolution caractérise NIS 2 par rapport à NIS 1 ?

Un périmètre restreint, une attention aux chaînes d’approvisionnement et des sanctions allégées
Un périmètre élargi, une attention aux chaînes d’approvisionnement et des exigences et sanctions renforcées
Un périmètre élargi, une suppression du signalement harmonisé et des exigences réduites
Un périmètre inchangé, une gouvernance nationale renforcée et des sanctions uniformisées

Un périmètre élargi, une attention aux chaînes d’approvisionnement et des exigences et sanctions renforcées

Explication

NIS 2 étend le champ à davantage de secteurs et d’entités, prend en compte les chaînes d’approvisionnement, uniformise le signalement et renforce exigences et sanctions. Un périmètre restreint ou un allègement des obligations inverse cette évolution.

28. Une association organise une activité professionnelle et traite des données personnelles. Quelle affirmation décrit l’application du RGPD à son activité ?

Le RGPD s’applique aux entreprises et exclut les activités associatives
Le RGPD s’applique et encadre le traitement sans l’interdire
Le RGPD s’applique et interdit le traitement des données personnelles
Le RGPD s’applique aux associations seulement si elles vendent des données

Le RGPD s’applique et encadre le traitement sans l’interdire

Explication

Le RGPD concerne les activités professionnelles, y compris associatives, et encadre les traitements de données personnelles au lieu de les interdire. L’idée d’une interdiction confond protection et prohibition, et l’exclusion des associations ne correspond pas à son champ.

29. Une petite structure doit déterminer le niveau de sécurité à prévoir pour un traitement de données lié à son activité. Quel principe de l’article 32 du RGPD doit-elle appliquer ?

Appliquer le niveau maximal sans tenir compte des moyens disponibles
Appliquer un niveau uniforme quelle que soit la structure ou l’activité
Adapter la sécurité aux moyens de la structure et à l’activité concernée
Adapter la sécurité au seul volume de données traitées

Adapter la sécurité aux moyens de la structure et à l’activité concernée

Explication

L’article 32 prévoit une sécurité du traitement adaptée aux moyens des acteurs et à l’activité concernée, et non un niveau identique pour tous. Le volume de données ou le secteur pris isolément ne remplace pas ces deux critères.

30. Pourquoi le règlement DORA concerne-t-il spécifiquement le secteur financier ?

Renforcer la sécurité informatique financière, harmoniser les sanctions nationales et isoler les marchés
Renforcer la sécurité informatique financière, unifier la réponse européenne et limiter les incidents systémiques
Encadrer les données personnelles financières, harmoniser les droits des personnes et réduire les traitements
Protéger les consommateurs financiers, unifier la réponse nationale et limiter les risques commerciaux

Renforcer la sécurité informatique financière, unifier la réponse européenne et limiter les incidents systémiques

Explication

DORA renforce la sécurité informatique du secteur financier, vise une réponse européenne unifiée et cherche à limiter les vulnérabilités systémiques ainsi que la multiplication des incidents. L’encadrement général des données personnelles relève plutôt du RGPD.

31. Un système d’IA est classé à risque modéré par l’IA Act. Quel régime lui correspond ?

Une interdiction de mise en œuvre
Des obligations de transparence
Aucune obligation liée au niveau de risque
Des obligations spécifiques propres au risque élevé

Des obligations de transparence

Explication

L’IA Act distingue les risques modérés, soumis à des obligations de transparence, des risques élevés, soumis à des obligations spécifiques, et des risques inacceptables, qui entraînent l’interdiction. L’interdiction et les obligations spécifiques correspondent donc à d’autres catégories.

32. Une entreprise veut protéger un procédé interne : il reste confidentiel, sa valeur commerciale dépend de cette confidentialité et l’entreprise limite son accès et consigne ces mesures. Quel statut peut-il revendiquer ?

Un secret des affaires
Une simple information interne
Une preuve d’obtention illicite
Un droit d’auteur sur le procédé

Un secret des affaires

Explication

Une information relève du secret des affaires si elle est secrète, tire une valeur de ce secret et fait l’objet de mesures de protection. Une simple information interne ne suffit pas sans valeur liée au secret, un droit d’auteur est une autre protection, et les mesures prises ne prouvent pas à elles seules une violation.

33. Dans le cadre du « 3 × 3 » du secret des affaires, quelles sont les trois formes de comportement protégées contre une atteinte illicite ?

La divulgation, la concurrence et la contrefaçon
Le secret, la valeur et les outils de protection
Protéger, prévenir et juger
L’obtention illicite, l’utilisation illicite et la connaissance de l’origine illicite

L’obtention illicite, l’utilisation illicite et la connaissance de l’origine illicite

Explication

Les trois protections visent l’obtention illicite, l’utilisation illicite et la connaissance de l’origine illicite. « Protéger, prévenir et juger » désigne les objectifs, tandis que le secret, la valeur et les outils de protection sont les critères.

34. Une entreprise démontre qu’un concurrent a violé son secret des affaires : quelle nature de sanctions peut-elle demander au titre de cette violation ?

Des sanctions civiles
Des sanctions disciplinaires
Des sanctions administratives
Des sanctions pénales

Des sanctions civiles

Explication

La violation du secret des affaires est sanctionnée au civil, et non par des sanctions pénales. Les sanctions administratives et disciplinaires relèvent d’autres cadres.

35. Une plateforme numérique cherche à situer dans le temps l’entrée en vigueur du DSA et du DMA, conçus pour encadrer les géants du Web et les marchés numériques. Quelle année doit-elle retenir ?

2024
2023
2025
2022

2023

Explication

Le DSA et le DMA sont entrés en vigueur en 2023 pour encadrer les pratiques des géants du Web et des marchés numériques. 2022 anticipe la date, tandis que 2024 et 2025 la repoussent.

36. Une administration doit identifier l’autorité française compétente à l’échelle nationale en matière de cybersécurité et son rattachement institutionnel. Quelle description correspond à l’ANSSI ?

Créée en 2009, compétente sur tout le territoire et placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur
Créée en 2009, compétente dans une région et placée sous l’autorité du Premier ministre
Créée en 2009, compétente sur tout le territoire et indépendante du pouvoir exécutif
Créée en 2009, compétente sur tout le territoire et placée sous l’autorité du Premier ministre

Créée en 2009, compétente sur tout le territoire et placée sous l’autorité du Premier ministre

Explication

L’ANSSI a été créée en 2009, intervient sur l’ensemble du territoire français et relève de l’autorité du Premier ministre ; elle n’est pas indépendante. L’indépendance, le rattachement au ministre de l’Intérieur et le périmètre régional contredisent ces caractéristiques.

37. Un hôpital public subit une cyberattaque qui touche son système d’information. Quel rôle de l’ANSSI correspond à cette situation ?

Certifier les soins fournis aux patients après l’attaque
Remplacer l’équipe informatique de l’hôpital dans toutes ses missions
Prononcer une sanction pénale contre l’hôpital victime
Intervenir en défense et apporter des réponses au système touché

Intervenir en défense et apporter des réponses au système touché

Explication

L’ANSSI intervient en défense et apporte des réponses aux systèmes d’information affectés, notamment ceux d’un hôpital. La sanction de la victime, la certification des soins et le remplacement général de son équipe ne décrivent pas cette mission.

38. Une organisation évalue un prestataire de services cloud susceptible d’accéder à ses données sensibles. Quelle évolution distingue NIS 2 de NIS 1 dans l’approche du risque ?

NIS 2 renforce l’objectif de sécurité en intégrant notamment le risque d’espionnage par un prestataire cloud
NIS 2 remplace l’objectif de sécurité par la seule continuité des services cloud
NIS 1 intègre le risque d’espionnage par le prestataire cloud, contrairement à NIS 2
NIS 2 se limite aux risques d’atteinte physique aux équipements informatiques

NIS 2 renforce l’objectif de sécurité en intégrant notamment le risque d’espionnage par un prestataire cloud

Explication

NIS 1 vise la sécurité, tandis que NIS 2 renforce cet objectif en tenant notamment compte du risque d’espionnage par un prestataire cloud. La continuité seule ou le risque physique seul rétrécissent à tort le champ, et l’attribution de ce risque spécifique à NIS 1 inverse la distinction.

39. Une collectivité prépare l’homologation d’un système public et doit organiser les étapes de sa démarche. Quelle séquence correspond à cette homologation ?

Cartographier les risques, fixer un niveau objectif, imposer un contrôle extérieur et arrêter le suivi
Définir un niveau objectif, choisir des moyens, homologuer puis rechercher les risques après la mise en service
Choisir des moyens, cartographier les risques, supprimer le niveau objectif et clôturer le dossier
Cartographier les risques, fixer un niveau objectif, choisir des moyens, envisager un contrôle extérieur et assurer un suivi

Cartographier les risques, fixer un niveau objectif, choisir des moyens, envisager un contrôle extérieur et assurer un suivi

Explication

L’homologation s’appuie sur la cartographie des risques, la définition d’un niveau de risque objectif, le choix de moyens de sécurité, une éventuelle intervention extérieure et un suivi. Le choix des moyens avant l’analyse inverse la démarche, le contrôle extérieur peut être éventuel, et les risques doivent être évalués en amont.

40. Après une intrusion, une entreprise réclame le remboursement de ses propres frais de remise en état et fait aussi face à une action en responsabilité de clients. À quel type de couverture correspond l’action des clients ?

À la couverture de tiers
À la couverture des frais de restauration
À la couverture de première partie
À la couverture des pertes financières propres

À la couverture de tiers

Explication

La couverture de tiers vise la responsabilité de l’assuré envers d’autres personnes après un événement cyber. La couverture de première partie concerne les pertes propres, tandis que les frais de restauration et les pertes internes ne désignent pas l’action en responsabilité des clients.

41. Une victime d’un sinistre cyber dépose plainte auprès des autorités compétentes 48 heures après l’incident et demande une indemnisation à son assureur : quelle condition temporelle prévue par la loi de 2023 a-t-elle respectée ?

La déclaration à l’assureur dans les 72 heures
Le dépôt de plainte dans les cinq jours
Le dépôt de plainte dans les 24 heures
Le dépôt de plainte dans les 72 heures

Le dépôt de plainte dans les 72 heures

Explication

L’indemnisation suppose le dépôt d’une plainte par la victime auprès des autorités compétentes dans les 72 heures. La déclaration à l’assureur ne remplace pas cette plainte, et les délais de cinq jours ou de 24 heures ne correspondent pas à la règle indiquée.

42. Quelle décision la Cour de cassation a-t-elle rendue le 7 février 2020 au sujet d’une attaque informatique invoquée comme force majeure ?

Elle ne constitue pas un cas de force majeure, car elle n’est pas imprévisible
Elle impose de déposer plainte dans les 72 heures pour établir la force majeure
Elle exonère l’entreprise de sa responsabilité dès qu’elle est malveillante
Elle constitue un cas de force majeure, car elle est extérieure à l’entreprise

Elle ne constitue pas un cas de force majeure, car elle n’est pas imprévisible

Explication

La Cour a jugé qu’une attaque informatique n’est pas imprévisible et ne constitue donc pas un cas de force majeure. L’extériorité ou le caractère malveillant ne suffit pas à rendre l’attaque imprévisible, et le délai de plainte relève d’une autre règle.

43. Quel élément caractérise une cyberattaque visant le système informatique d’un particulier ou d’une organisation ?

Un comportement malveillant visant à commettre un acte illicite, espionner, saboter ou déstabiliser
Une perte de données, même sans comportement hostile ni objectif malveillant
Une défaillance technique accidentelle sans intention de nuire au système
Une mesure de protection destinée à renforcer la sécurité du système

Un comportement malveillant visant à commettre un acte illicite, espionner, saboter ou déstabiliser

Explication

Une cyberattaque est un comportement malveillant dirigé contre un système informatique, avec des objectifs tels qu’un acte illicite, l’espionnage, le sabotage ou la déstabilisation. Une panne accidentelle n’a pas ce caractère malveillant, et une perte de données ne suffit pas à établir une attaque.

44. Une organisation chiffre des données avant leur transmission et les déchiffre à leur réception. Quel outil met-elle en œuvre pour protéger ces données ?

L’anonymisation
La traçabilité
La minimisation
La cryptologie

La cryptologie

Explication

La cryptologie permet de chiffrer et de déchiffrer les données afin de protéger notamment leur confidentialité pendant leur stockage ou leur transmission. La traçabilité suit les flux, la minimisation limite les données conservées et l’anonymisation rompt le lien avec la personne.

45. Une base remplace les noms par des codes, mais une table séparée permet de retrouver les personnes concernées. Comment qualifier cette transformation plutôt qu’une anonymisation ?

Une anonymisation, car les noms visibles ont été remplacés
Une minimisation, car les identifiants directs ont été retirés
Une pseudonymisation, car un lien permet encore la réidentification
Un chiffrement, car les données ont été remplacées par des codes

Une pseudonymisation, car un lien permet encore la réidentification

Explication

L’anonymisation rompt totalement et définitivement le lien avec la personne ; une table qui permet de retrouver cette personne indique donc une pseudonymisation. Remplacer les noms ne suffit pas à anonymiser, et ni la minimisation ni le chiffrement ne décrivent ici le maintien d’un lien de réidentification.

46. Après une transformation irréversible, une organisation ne peut plus relier un jeu de données à aucune personne. Quel est alors son statut au regard du RGPD ?

Elle reste soumise au RGPD comme donnée pseudonymisée
Elle reste soumise au RGPD comme donnée personnelle identifiable
Elle sort du champ du RGPD comme donnée anonymisée
Elle sort du champ du RGPD comme donnée chiffrée

Elle sort du champ du RGPD comme donnée anonymisée

Explication

Une donnée anonymisée de façon irréversible n’est plus une donnée à caractère personnel et sort donc du champ du RGPD. Une donnée pseudonymisée reste soumise au règlement parce qu’un lien d’identification subsiste ; le chiffrement, à lui seul, ne prouve pas une rupture irréversible du lien.

47. Une équipe conserve moins d’informations dans son fichier client et fixe une durée de conservation adaptée à chaque catégorie nécessaire. Quelle mesure de sécurisation applique-t-elle ?

La traçabilité
L’anonymisation
La minimisation
La cryptologie

La minimisation

Explication

La minimisation réduit les risques en limitant les données conservées à ce qui est nécessaire et en appliquant des durées adaptées. La traçabilité concerne les flux, l’anonymisation rompt le lien avec la personne et la cryptologie protège les données par le chiffrement et le déchiffrement.

48. Une organisation veut empêcher qu’un prestataire non autorisé consulte les données de ses clients. Quel principe doit guider cette restriction d’accès ?

Réserver l’accès aux employés autorisés, sans prendre en compte les services ou machines
Permettre l’accès à toute personne authentifiée afin de faciliter les échanges
Accorder l’accès selon les besoins opérationnels, même sans autorisation préalable
Réserver l’accès aux personnes, services ou machines autorisés selon le principe de nécessité

Réserver l’accès aux personnes, services ou machines autorisés selon le principe de nécessité

Explication

Le contrôle d’accès restreint l’accès aux personnes, services ou machines dûment autorisés, conformément au principe de nécessité et aux exigences de sécurité. L’authentification seule ne suffit pas, la commodité ne remplace pas la nécessité et les services comme les machines sont aussi concernés.

49. Quel type de caractéristiques une technique biométrique peut-elle utiliser pour reconnaître automatiquement un individu ?

Des caractéristiques physiques ou biologiques, à l’exclusion des comportements
Des caractéristiques biologiques ou des informations de compte
Des caractéristiques physiques, biologiques ou comportementales
Des caractéristiques physiques ou des données d’identité déclarées

Des caractéristiques physiques, biologiques ou comportementales

Explication

La biométrie regroupe des techniques qui reconnaissent automatiquement un individu à partir de caractéristiques physiques, biologiques ou comportementales. Les données déclarées ne sont pas en elles-mêmes des caractéristiques biométriques, et les comportements font bien partie des catégories possibles.

50. Un centre commercial utilise un algorithme pour repérer des mouvements inhabituels dans ses images, sans chercher à identifier les personnes. Quelle distinction juridique s’applique ?

L’analyse sans recherche d’identification peut être autorisée par les législations nationales, contrairement à la reconnaissance faciale biométrique interdite par l’AI Act
L’analyse sans recherche d’identification est interdite par l’AI Act, tandis que la reconnaissance faciale relève des législations nationales
Les deux usages sont interdits par l’AI Act dès lors qu’un algorithme traite des images
L’analyse sans recherche d’identification relève de la reconnaissance faciale biométrique interdite par l’AI Act

L’analyse sans recherche d’identification peut être autorisée par les législations nationales, contrairement à la reconnaissance faciale biométrique interdite par l’AI Act

Explication

L’AI Act interdit la reconnaissance faciale par biométrie, tandis que l’analyse algorithmique d’images sans recherche d’identification peut être autorisée par les législations nationales. Confondre analyse et identification élargit à tort l’interdiction, et l’absence d’identification ne constitue pas une interdiction générale.

51. Des caméras sont installées dans une salle de repos réservée aux salariés, sans accès pour le public. De quel régime de captation s’agit-il selon la distinction entre les deux notions ?

De la vidéosurveillance, car les caméras enregistrent des images
De la vidéosurveillance, car le lieu n’est pas ouvert au public
De la vidéoprotection, car plusieurs personnes peuvent y accéder
De la vidéoprotection, car le lieu appartient à une organisation

De la vidéosurveillance, car le lieu n’est pas ouvert au public

Explication

La vidéosurveillance concerne les lieux non ouverts au public, alors que la vidéoprotection vise les lieux publics ou ouverts au public. Le fait que plusieurs salariés ou une entreprise utilisent le lieu ne le rend pas accessible au public.

52. Un opérateur d’importance vitale détecte un incident de sécurité. Quelle démarche de notification lui incombe ?

Informer sans délai le Premier ministre, en utilisant au besoin le formulaire disponible sur le site de l’ANSSI
Informer l’autorité de protection des données dans un délai de 72 heures
Attendre de mesurer l’impact sur les services avant d’informer le Premier ministre
Informer sans délai l’ANSSI, qui remplace le Premier ministre comme destinataire

Informer sans délai le Premier ministre, en utilisant au besoin le formulaire disponible sur le site de l’ANSSI

Explication

Les OIV doivent informer sans délai le Premier ministre d’un incident de sécurité, et un formulaire de déclaration est disponible sur le site de l’ANSSI. Le délai de 72 heures relève de certaines violations de données personnelles, et le site de l’ANSSI fournit le formulaire sans changer le destinataire.

53. Un fournisseur de services numériques constate une panne qui affecte de façon significative la fourniture de son service. Quelle obligation de notification découle du cadre NIS ?

Notifier l’incident parce qu’il affecte significativement la fourniture du service
Notifier l’incident dès qu’une panne survient, même sans impact significatif
Notifier l’incident seulement s’il présente un risque pour les droits et libertés des personnes
Notifier l’incident parce qu’il compromet nécessairement la continuité d’un service essentiel

Notifier l’incident parce qu’il affecte significativement la fourniture du service

Explication

Dans le cadre NIS, les fournisseurs de services numériques notifient les incidents qui affectent significativement la fourniture du service. Le critère de continuité concerne les OSE, tandis que le risque pour les droits et libertés relève de la notification prévue par le RGPD.

54. Une entreprise découvre une violation de données personnelles susceptible de créer un risque pour les droits et libertés des personnes, sans qu’elle soit particulièrement grave. Que doit-elle faire au titre de l’article 33 du RGPD ?

Communiquer directement la violation aux personnes dans les 72 heures
Notifier la violation à l’autorité uniquement si la continuité du service est affectée
Notifier la violation à l’autorité après avoir établi une atteinte particulièrement grave
Notifier la violation à l’autorité dans les 72 heures

Notifier la violation à l’autorité dans les 72 heures

Explication

L’article 33 impose de notifier à l’autorité, dans les 72 heures, les violations de données personnelles susceptibles d’engendrer un risque pour les droits et libertés. La communication directe aux personnes concerne les violations particulièrement graves, et le critère NIS porte sur l’impact sur les services.

55. Quelle séquence décrit les six étapes de la gestion d’un incident par les responsables ?

Évaluer l’atteinte, documenter, notifier, appliquer les règles internes, créer une cellule de crise, évaluer le retour d’expérience
Notifier l’événement, évaluer l’atteinte, appliquer les règles internes, documenter, créer une cellule de crise, évaluer le retour d’expérience
Évaluer l’atteinte, documenter, notifier, appliquer les règles internes, créer une cellule de crise, réévaluer immédiatement l’atteinte
Évaluer l’atteinte, documenter, notifier, communiquer au public, créer une cellule de crise, clôturer l’incident

Évaluer l’atteinte, documenter, notifier, appliquer les règles internes, créer une cellule de crise, évaluer le retour d’expérience

Explication

La méthode enchaîne l’évaluation de l’atteinte, la documentation, la notification, l’application des règles internes, la mise en place d’une cellule de crise et l’évaluation a posteriori du retour d’expérience. La notification ne précède pas l’évaluation et la clôture immédiate ne remplace pas le retour d’expérience.

56. Une personne tente de pénétrer dans le système informatique d’une entreprise par Internet, sans y parvenir. Cette tentative relève-t-elle de la cybercriminalité ?

Non, car seuls les actes commis directement sur Internet entrent dans cette notion
Non, car la cybercriminalité vise les attaques contre les systèmes, pas celles réalisées au moyen de ceux-ci
Non, car une tentative échouée ne constitue pas une infraction informatique
Oui, car la notion couvre les infractions tentées ou commises contre ou au moyen d’un système d’information et de communication

Oui, car la notion couvre les infractions tentées ou commises contre ou au moyen d’un système d’information et de communication

Explication

La cybercriminalité comprend les infractions pénales tentées ou commises à l’encontre ou au moyen d’un système d’information et de communication. L’idée qu’une tentative échouée est exclue confond tentative et réussite, tandis que les autres réponses écartent à tort les infractions commises au moyen d’un système ou celles qui ne sont pas directement dirigées contre Internet.

57. Après une cyberattaque en cours, les enquêteurs doivent obtenir rapidement l’aide d’un autre pays. Quel dispositif de la Convention de Budapest facilite cette entraide urgente ?

Un point de contact national accessible 24 h/24 et 7 j/7
Une équipe commune mobilisée uniquement après la clôture de l’enquête
Une autorité nationale qui harmonise les peines après chaque attaque
Un tribunal international saisi pour chaque demande d’entraide

Un point de contact national accessible 24 h/24 et 7 j/7

Explication

La Convention de Budapest prévoit dans chaque pays un point de contact disponible 24 h/24 et 7 j/7 pour faciliter l’entraide urgente, notamment lors d’une cyberattaque en cours. L’harmonisation des peines n’est pas la fonction de ce point de contact, et les autres propositions substituent à ce mécanisme des dispositifs différents ou tardifs.

58. La Russie et la Chine ne faisant pas partie de la Convention de Budapest, quel rôle la convention internationale de l’ONU sur la cybercriminalité entend-elle jouer par rapport à celle-ci ?

Être remplacée par la Convention de Budapest dans les États qui la ratifient
La compléter en offrant un cadre susceptible d’inclure des États qui n’en font pas partie
La remplacer afin d’écarter le cadre établi par la Convention de Budapest
Se limiter aux États déjà parties à la Convention de Budapest

La compléter en offrant un cadre susceptible d’inclure des États qui n’en font pas partie

Explication

La convention de l’ONU vise à compléter, et non à remplacer, la Convention de Budapest, notamment pour rechercher un terrain d’entente avec des États comme la Russie et la Chine. La réponse qui parle de remplacement reprend précisément la confusion entre complémentarité et substitution.

59. Un employé dispose d’abord d’un accès autorisé à un système, mais continue à consulter des fichiers après la révocation de ses droits, en sachant qu’il n’est plus autorisé. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Un accès légitime, puisque l’entrée initiale était autorisée
Un accès accidentel, faute d’intention frauduleuse
Une modification frauduleuse des données du système
Un maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données

Un maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données

Explication

L’accès initial peut être régulier alors que le maintien devient frauduleux si la personne poursuit son utilisation sans autorisation et avec une intention frauduleuse. L’autorisation passée ne couvre pas la poursuite de l’accès, et la modification des données désigne une conduite distincte.

60. Une personne accède intentionnellement et sans autorisation à un système de traitement automatisé de données. Quelle peine l’article 323-1 prévoit-il ?

Sept ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende
Cinq ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende

Trois ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende

Explication

L’article 323-1 punit l’accès ou le maintien frauduleux de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende. Les peines de cinq ans et 150 000 € concernent notamment les infractions des articles 323-2 et 323-3, et la peine de sept ans et 300 000 € correspond à une aggravation particulière.

61. Dans une affaire, un acte perturbe effectivement le fonctionnement d’un système, tandis qu’un autre extrait frauduleusement les données qu’il contient. Quelle distinction entre les articles 323-2 et 323-3 s’applique ?

Les deux articles visent l’extraction des données, mais aucun ne concerne le fonctionnement
L’article 323-3 vise l’entrave au fonctionnement et l’article 323-2 l’extraction des données
L’article 323-2 vise l’entrave au fonctionnement et l’article 323-3 l’extraction des données
Les deux articles visent le fonctionnement, mais aucun ne concerne les données

L’article 323-2 vise l’entrave au fonctionnement et l’article 323-3 l’extraction des données

Explication

L’article 323-2 réprime l’entrave ou la falsification effective du fonctionnement du système, tandis que l’article 323-3 vise notamment les opérations frauduleuses sur les données qu’il contient. La réponse inversant ces objets traduit la confusion centrale entre atteinte au fonctionnement et atteinte aux données.

62. Une entreprise détient un programme spécialement adapté aux infractions informatiques, sans motif légitime de recherche ou de sécurité informatique. Quelle disposition vise notamment cette détention ?

L’article 323-3-1 du Code pénal
L’article 323-3 du Code pénal
L’article 323-2 du Code pénal
L’article 323-1 du Code pénal

L’article 323-3-1 du Code pénal

Explication

L’article 323-3-1 sanctionne notamment la détention, sans motif légitime, de moyens spécialement adaptés aux infractions informatiques, sous réserve d’exceptions telles que la recherche ou la sécurité informatique. L’article 323-1 concerne l’accès ou le maintien frauduleux, le 323-2 le fonctionnement du système et le 323-3 les données.

63. Une autorité nationale inflige une amende à une entreprise pour une violation négligente du RGPD, tandis qu’une personne demande réparation de son préjudice. Quelle distinction s’applique ?

La victime fixe l’amende, l’autorité nationale répare le préjudice.
L’amende sanctionne la violation, la réparation compense le préjudice subi.
L’amende compense le préjudice, la réparation punit l’entreprise.
La négligence écarte l’amende, seule une violation délibérée est sanctionnée.

L’amende sanctionne la violation, la réparation compense le préjudice subi.

Explication

Les amendes administratives peuvent sanctionner une violation délibérée ou négligente et ont une fonction punitive ; la réparation prévue à l’article 82 vise le préjudice subi. Confondre les deux fonctions inverse leur rôle, attribuer l’amende à la victime méconnaît la compétence de l’autorité, et exclure la négligence contredit les conditions de sanction.

64. Une entreprise recueille légalement des données pour traiter des commandes, puis les utilise pour établir des profils publicitaires sans fondement légal adapté à cet objectif. De quelle situation s’agit-il ?

D’un traitement conforme à sa finalité
D’une conservation excessive
D’une collecte illicite initiale
D’un détournement de finalité

D’un détournement de finalité

Explication

Il y a détournement de finalité lorsque des données sont utilisées pour un objectif autre que celui couvert par le fondement légal et proportionné du traitement. La collecte initiale légale ne rend pas conforme un usage ultérieur différent ; la conservation excessive concerne la durée, et la collecte illicite concerne la manière de recueillir les données.

65. Après une cyberattaque, une équipe doit préserver les preuves et limiter les risques sur un serveur compromis. Quelle première conduite correspond aux recommandations ?

Lancer la remédiation, puis préserver les preuves disponibles après l’incident.
Éteindre le serveur, puis chercher à reconstituer les preuves après redémarrage.
Figer les preuves, débrancher sans éteindre et sécuriser ce qui reste sous contrôle.
Attendre les enquêteurs avant de débrancher ou de sécuriser le système.

Figer les preuves, débrancher sans éteindre et sécuriser ce qui reste sous contrôle.

Explication

La conduite recommandée consiste à figer les preuves, débrancher le système sans l’éteindre, sécuriser ce qui reste sous contrôle, puis déposer plainte ou une main courante avant d’envisager la remédiation. Éteindre détruit potentiellement des éléments utiles, remédier trop tôt intervient avant les étapes prévues, et attendre retarde la préservation des preuves.

66. Une organisation prépare ses procédures avant tout incident afin de continuer à fonctionner pendant une attaque et de redémarrer ensuite son activité. Quels dispositifs doit-elle prévoir ?

Une remédiation pour fonctionner pendant l’incident et un PCA pour redémarrer l’activité.
Un PRA pour fonctionner pendant l’incident et un PCA pour redémarrer l’activité.
Une PSSI pour fonctionner pendant l’incident et une remédiation pour redémarrer l’activité.
Un PCA pour fonctionner pendant l’incident et un PRA pour redémarrer l’activité.

Un PCA pour fonctionner pendant l’incident et un PRA pour redémarrer l’activité.

Explication

Le PCA prépare le fonctionnement de l’organisation pendant l’incident, tandis que le PRA organise le redémarrage de l’activité ; ensemble, ils anticipent le rétablissement après une attaque. La remédiation intervient après l’incident, le PRA n’est pas le plan de continuité, et la PSSI organise la sécurité plutôt que ces deux fonctions de rétablissement.

67. Une organisation traduit des obligations juridiques de cybersécurité en mesures concrètes appliquées à ses systèmes. Comment distinguer ces deux catégories d’outils ?

Les mesures concrètes sont juridiques ; les règles de droit sont techniques.
Les règles de droit sont des procédures techniques ; les mesures concrètes sont des lois.
Les règles de droit sont la PSSI ; les mesures concrètes sont des obligations légales.
Les règles de droit sont juridiques ; les mesures concrètes sont techniques.

Les règles de droit sont juridiques ; les mesures concrètes sont techniques.

Explication

Les outils juridiques sont les règles de droit, tandis que les outils techniques sont les mesures concrètes mises en œuvre en application de ces règles. Inverser les catégories confond leur nature, assimiler les mesures à la PSSI confond un outil organisationnel avec les mesures elles-mêmes, et les règles de droit ne sont pas des procédures techniques.

68. Une entreprise prépare un produit numérique relevant du Cyber Resilience Act. À quelle date doit-elle retenir le début de l’application générale du règlement ?

Le 11 décembre 2026
Le 10 décembre 2024
Le 11 décembre 2027
Le 7 janvier 2025

Le 11 décembre 2027

Explication

Le Cyber Resilience Act entre en vigueur le 10 décembre 2024, mais son application générale commence le 11 décembre 2027. Le 7 janvier 2025 est une date contradictoire figurant dans l’extrait, et 2026 ne correspond pas à l’échéance indiquée.

69. Quel dispositif d’Interpol permet aux services d’enquête des pays qui en font la demande d’accéder à des informations sur les cybercrimes ?

Une convention internationale administrée par son programme de lutte contre la cybercriminalité
Un réseau national de signalement géré par son programme de lutte contre la cybercriminalité
Une base de données internationale gérée dans son programme de lutte contre la cybercriminalité
Une base de données européenne gérée dans son programme de lutte contre la cybercriminalité

Une base de données internationale gérée dans son programme de lutte contre la cybercriminalité

Explication

Le programme d’Interpol gère une base de données internationale accessible aux services d’enquête des pays qui en demandent l’accès. La convention confond la base avec un texte juridique, le réseau national avec sa portée internationale, et la base européenne avec son échelle mondiale.

70. Pour une violation visée par l’article 83 du RGPD, une entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel mondial total de 800 millions d’euros. Quel plafond d’amende s’applique si le montant le plus élevé est retenu ?

26 millions d’euros
16 millions d’euros
10 millions d’euros
10 milliards d’euros

16 millions d’euros

Explication

Le plafond correspond au montant le plus élevé entre 10 millions d’euros et 2 % du chiffre d’affaires mondial : 0,02×800=160{,}02 \times 800 = 16 millions d’euros. Retenir 10 millions revient à négliger la comparaison, 10 milliards reprend un montant erroné, et 26 millions additionne les deux plafonds.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Cybersécurité et prévention des incidents.

Qu’est-ce qu’une donnée ?

L’enregistrement restituable d’une information.

Qu’est-ce qu’un système d’information ?

Un ensemble organisé de ressources physiques et numériques permettant de traiter et distribuer de l’information.

Quel exemple distingue la numérisation possible de l’expérience non numérisable ?

Un billet de train peut être numérisé, contrairement au voyage lui-même.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cybersécurité et prévention des incidents.

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