Fiche de révision : Modèles et médias réseau

Plan du Cours

  1. Composants matériels d’un ordinateur
  2. Données et systèmes de numération
  3. Types et mesures des réseaux
  4. Modèle de référence OSI
  5. Encapsulation et modèles réseau
  6. Signaux et transmission physique
  7. Supports de transmission filaires
  8. Réseaux sans fil et sécurité
  9. Équipements et topologie en bus
  10. Topologies en anneau et étoile
  11. Principes et calcul du subnetting
  12. Routage et protocoles de couche 3
  13. Transport TCP et UDP
  14. Dialogue et synchronisation de session
  15. Présentation et format des données
  16. Services et protocoles applicatifs
  17. Telnet et terminal virtuel

1. Composants matériels d’un ordinateur

Notions clés & Définitions

  • Carte mère : Carte électronique principale d’un ordinateur ; elle contient les bus, le microprocesseur et des circuits intégrés qui commandent les périphériques.
  • Processeur : Puce de silicium qui effectue les calculs arithmétiques et logiques et gère les flux d’informations dans un ordinateur.
  • Bus : Canal de communication interne à l’ordinateur par lequel les données transitent entre les différents composants.

Points essentiels

📌 La RAM stocke temporairement les instructions en attente de traitement et les données, puis se vide à l’extinction de l’ordinateur, tandis que le disque dur conserve les données lorsque l’ordinateur est éteint.

  • La carte réseau, ou NIC, est une carte d’extension qui relie physiquement un ordinateur à un réseau.

2. Données et systèmes de numération

★ À maîtriser

  • Le bit est la plus petite unité d’information d’un ordinateur et peut prendre la valeur 0 ou 1.

  • Un octet correspond à 8 bits et représente un caractère de données ou un emplacement de mémoire adressable.

  • Le système binaire représente les valeurs avec les deux symboles 0 et 1, correspondant dans le cours au passage ou à l’absence de courant dans un circuit.

Compléments

  • Le système décimal utilise les dix symboles 0 à 9.

  • Le système hexadécimal utilise les seize symboles 0 à 9 et A à F, les lettres A à F représentant les valeurs décimales 10 à 15.

  • Pour convertir un nombre décimal vers une autre base, on le divise successivement par la base cible jusqu’à obtenir un quotient inférieur à cette base, puis on lit les restes du dernier au premier.

3. Types et mesures des réseaux

Notions clés & Définitions

  • Réseau : Ensemble d’entités qui communiquent entre elles.
  • Bande passante : Capacité maximale d’un réseau, c’est-à-dire quantité de données pouvant circuler pendant une période donnée, mesurée en bits par seconde.
  • Débit : Bande passante réelle mesurée à un instant précis, souvent inférieure à la bande passante maximale.
  • MAN : Réseau qui connecte un ou plusieurs LAN dans une même région géographique.
  • SAN : Réseau dédié au stockage et au transfert de données, distinct du réseau des hôtes afin de ne pas encombrer leur trafic.
  • VPN : Réseau privé construit dans l’infrastructure d’un réseau public, comme Internet, et pouvant établir un tunnel sécurisé entre un utilisateur et le réseau de son entreprise.

★ À maîtriser

📌 Un LAN couvre une région géographique limitée et relie des unités physiquement adjacentes, tandis qu’un WAN couvre une vaste zone et relie des unités dispersées à l’échelle planétaire.

Compléments

  • Les unités de bande passante sont le bit/s, le kbit/s égal à 1 000 bit/s, le Mbit/s égal à 1 000 000 bit/s et le Gbit/s égal à 1 000 000 000 bit/s.

📐 Formule - Le temps de téléchargement théorique en secondes est égal à la taille du fichier en bits divisée par la bande passante : T=taille du fichier (bits)bande passante (bits/s)T = \frac{\text{taille du fichier (bits)}}{\text{bande passante (bits/s)}}.

📐 Formule - Le temps de téléchargement réel en secondes est égal à la taille du fichier en bits divisée par le débit : T=taille du fichier (bits)deˊbit (bits/s)T = \frac{\text{taille du fichier (bits)}}{\text{débit (bits/s)}}.

  • Les facteurs susceptibles de réduire le débit réel sont : les unités d’interconnexion et leur charge, le type de données transmises, la topologie du réseau, le nombre d’utilisateurs, l’ordinateur, l’utilisateur et le serveur, les coupures d’électricité et les autres pannes

Astuce mémo

LAN local, WAN étendu ; bande passante maximale, débit réel.

4. Modèle de référence OSI

★ À maîtriser

  • Le modèle OSI est un modèle de référence conceptuel qui décrit les communications réseau en les découpant en sept couches.

  • Le modèle OSI distingue les couches physique, liaison de données, réseau, transport, session, présentation et application, dans cet ordre.

Compléments

  • La couche physique définit notamment :

    • le câblage
    • les connecteurs
    • le voltage
    • la bande passante
  • La couche liaison de données gère l’envoi des données sur le média et comprend les sous-couches MAC et LLC.

📌 La sous-couche MAC contrôle l’accès au média et porte les adresses de liaison de données, tandis que la sous-couche LLC gère les communications entre les stations et interagit avec la couche réseau.

  • La couche réseau gère l’adressage de niveau 3, la sélection du chemin et l’acheminement des paquets dans le réseau.

  • La couche transport assure la qualité de transmission en permettant la retransmission des segments en cas d’erreur et contrôle le flux d’envoi des données.

  • La couche application assure l’interface avec les applications et constitue la couche la plus proche de l’utilisateur.

5. Encapsulation et modèles réseau

Notions clés & Définitions

  • Encapsulation : Processus qui consiste à ajouter un en-tête de protocole aux données avant leur transmission à la couche inférieure.
  • Communication d’égal à égal : Échange entre une couche N de la source et la couche N du destinataire.
  • PDU : Appellation des données lors de leur passage au travers d’une couche.

★ À maîtriser

  • Le modèle OSI divise la communication réseau en éléments plus petits et plus simples, uniformise les éléments pour faciliter le développement mult constructeur et permet de modifier un aspect du réseau sans modifier les autres.

  • À l’émission, chaque couche ajoute ses informations aux données puis les transmet à la couche inférieure ; à la réception, la couche correspondante retire ses informations et transmet le reste à la couche supérieure.

  • Le modèle TCP/IP comprend quatre couches et regroupe certaines couches du modèle OSI dans des couches plus générales ; il constitue la base du réseau Internet actuel.

Compléments

  • À la fin des années 1960, le DOD constate que ses nombreux systèmes informatiques isolés ou utilisant des protocoles incompatibles ne peuvent pas être interconnectés et lance le projet ARPANet pour créer un réseau non centralisé.

6. Signaux et transmission physique

Notions clés & Définitions

  • Signal : Tension électrique, modèle d’impulsions lumineuses ou onde électromagnétique modulée qui permet d’acheminer des données dans un média.
  • Mise à la terre de référence : Masse électrique qui établit une tension zéro dans un graphique de signalisation.
  • Atténuation : Perte de force d’un signal.
  • Réflexion du signal : Retour d’énergie provoqué par le passage des impulsions dans le média ; si ce retour est trop fort, il peut perturber les impulsions suivantes.
  • Bruit : Ajout indésirable à un signal, provenant notamment de sources d’alimentation externes, de variations thermiques, d’interférences électromagnétiques ou de radiofréquences.
  • Dispersion : Étalement des impulsions dans le temps, qui peut faire se recouper le signal d’un bit avec celui du bit précédent ou suivant.
  • Gigue : Perturbation qui apparaît lorsque les horloges de la source et du destinataire ne sont pas synchronisées.
  • Latence : Retard de transmission principalement dû au déplacement du signal dans le média et à la présence de composants électroniques entre la source et la destination.
  • Collision : Événement qui se produit lorsque deux ordinateurs utilisant le même segment de réseau émettent simultanément, mélangeant et détruisant les impulsions.

★ À maîtriser

📌 Un signal numérique passe quasi instantanément entre des états de basse et de haute tension, tandis qu’un signal analogique oscille et varie continuellement, souvent selon une sinusoïde.

📌 Une liaison simple est unidirectionnelle ; une liaison half-duplex est bidirectionnelle mais alterne les sens d’émission ; une liaison full-duplex permet l’émission et la réception simultanées.

Compléments

📐 Formule - La fréquence d’une onde est l’inverse de sa période : f=1Tf = \frac{1}{T}.

  • Dans un milieu électrique, un bit correspond à un signal représentant 0 ou 1 ; un codage simple peut associer 0 volt à 0 et +5 volts à 1.

  • La propagation est le temps nécessaire à un bit pour se déplacer dans le média et doit être homogène dans le réseau.

📌 La diaphonie est un bruit ajouté au signal d’un conducteur par le champ magnétique d’un autre conducteur, tandis que la paradiaphonie est causée par un conducteur interne au câble.

Astuce mémo

Le numérique saute entre deux états, l’analogique oscille.

7. Supports de transmission filaires

Notions clés & Définitions

  • Câble coaxial : Câble comprenant un conducteur en cuivre isolé, entouré d’une tresse de cuivre ou d’un ruban métallique qui sert de second fil du circuit et protège le conducteur intérieur.

★ À maîtriser

  • Un câble UTP comprend quatre paires de fils torsadées deux à deux et isolées les unes des autres ; la torsion limite les perturbations électromagnétiques et les interférences radioélectriques.

📌 Le câble STP ajoute un blindage à la torsion et à l’annulation de l’UTP, offrant une meilleure protection contre les interférences externes, mais il est plus volumineux et son blindage doit être correctement mis à la terre.

  • Les débits théoriques et longueurs maximales indiqués sont : 10Base2, 10 Mbits/s sur 185 m ; 10Base5, 10 Mbits/s sur 500 m ; 10BaseT, 10 Mbits/s sur 100 m ; 100BaseTX, 100 Mbits/s sur 100 m ; 10BaseFL, 10 Mbits/s sur 2 000 m ; 100BaseFX, 100 Mbits/s sur 400 m.

📌 La réflexion interne totale dans une fibre optique exige que l’indice de réfraction du cœur soit supérieur à celui de la gaine et que le rayon entrant se situe dans le cône d’acceptance.

📌 Une fibre monomode transmet un seul rayon et utilise un laser, tandis qu’une fibre multimode transmet plusieurs rayons, possède un cœur plus grand et utilise une LED.

Compléments

  • Le câble UTP utilisé comme média réseau a une impédance de 100 ohms, un diamètre extérieur de 0,43 mm, est peu coûteux et facile à installer, mais reste sensible aux interférences.

  • Les variantes coaxiales citées sont :

    • Thicknet, épais et recommandé pour les câbles fédérateurs
    • Thinnet, plus fin, pratique dans les installations avec des courbes et plus économique
    • Cheapernet, version économique et de faible diamètre
  • Le connecteur RJ-45 standard du raccordement 10BaseT compte huit conducteurs et sert au passage du courant entre les paires torsadées et les broches du connecteur.

  • Les ondes électromagnétiques se propagent dans le vide à la vitesse de la lumière, soit 299 792 458 m/s, et les longueurs d’onde utilisées couramment en fibre optique sont 850 nm, 1 310 nm et 1 550 nm.

📐 Formule - L’indice de réfraction est le rapport entre la vitesse de la lumière dans le vide et sa vitesse dans le milieu : n=cvn = \frac{c}{v}.

  • La longueur maximale indiquée est de 2 000 m pour la fibre multimode et de 3 000 m pour la fibre monomode ; les fibres monomodes sont plus coûteuses et fréquemment destinées aux liaisons WAN, tandis que les multimodes sont moins chères et plus utilisées en entreprise.

  • Les câbles à fibres optiques peuvent contenir de 2 à 48 fibres et le full-duplex nécessite deux fibres, l’une pour la transmission et l’autre pour la réception.

  • Une fibre trop pliée ou serrée peut provoquer une dispersion et une réfraction partielle du rayon, tandis que des impuretés peuvent atténuer le signal par absorption.

8. Réseaux sans fil et sécurité

★ À maîtriser

  • Les WLAN utilisent des fréquences radio de 2,4 GHz ou 5 GHz et sont souvent intégrés aux réseaux LAN filaires comme une extension.

  • Les standards 802.11b et 802.11g utilisent la bande de 2,4 GHz, tandis que 802.11a utilise 5 GHz ; leurs débits maximaux respectifs sont de 11 Mbps, 54 Mbps et 54 Mbps.

📌 Le mode Ad-Hoc relie directement les stations sans borne, tandis que le mode Infrastructure fait passer la connexion par une borne et peut relier le réseau Wi-Fi à un réseau filaire.

Compléments

  • En juin 1997, l’IEEE publie les standards 802.11 pour les réseaux locaux sans fil.

  • La bande ISM utilisée pour les réseaux sans fil s’étend de 2,4 GHz à 2,4835 GHz et offre une largeur de bande de 83,5 MHz.

📌 En radio, un débit plus élevé et des fréquences plus élevées correspondent à une couverture plus faible, tandis qu’une puissance d’émission plus élevée augmente la couverture mais réduit la durée de vie des batteries.

  • Un WLAN nécessite au minimum deux périphériques, par exemple un point d’accès et une carte sans fil cliente.

  • Les mécanismes de sécurité et évolutions cités sont :

    • SSID
    • Filtrage par adresse MAC
    • Clé WEP de 64 ou 128 bits
    • WPA à clé dynamique
    • 802.11i et WPA2

📌 En mode Ad-Hoc, il est déconseillé de connecter plus de quatre stations en raison de problèmes possibles de porteuse et de stabilité du service.

9. Équipements et topologie en bus

Notions clés & Définitions

  • Répéteur : Composant actif qui régénère et resynchronise le signal afin d’étendre la portée des câbles.
  • Concentrateur : Répéteur multiports qui interconnecte plusieurs équipements et régénère, resynchronise puis réémet sur tous les autres ports chaque signal reçu sur un port.
  • Émetteur-récepteur : Composant qui convertit un signal en un autre et est souvent intégré aux cartes réseau.
  • Topologie : Manière dont les équipements réseau sont connectés entre eux ; la topologie physique décrit leurs liaisons par des médias, tandis que la topologie logique décrit leur manière de communiquer.

★ À maîtriser

📌 Dans une topologie en bus, tous les hôtes sont connectés directement à une liaison et voient logiquement les signaux provenant de tous les autres équipements.

Compléments

  • Les équipements de couche 1 déplacent les bits sans reconnaître les adresses ni les données qu’ils transportent.

10. Topologies en anneau et étoile

Notions clés & Définitions

  • Topologie en étoile étendue : Une étoile où chaque nœud connecté au nœud central devient également le centre d’une autre étoile.

★ À maîtriser

  • Dans une topologie en anneau, les éléments sont physiquement chaînés en boucle fermée et chaque hôte communique avec ses voisins pour véhiculer l’information.

  • Dans une topologie en étoile, toutes les liaisons physiques partent d’un nœud central et toutes les informations passent logiquement par un seul équipement, par exemple un concentrateur.

  • Dans une topologie complète ou maillée, chaque nœud est physiquement connecté à tous les autres et la topologie logique dépend des équipements utilisés.

Compléments

  • Dans un double anneau, chaque hôte est connecté à deux anneaux qui ne communiquent pas entre eux, le second servant de lien redondant en cas de panne du premier.

📌 La topologie hiérarchique ressemble physiquement à une étoile, mais utilise un nœud de jonction plutôt qu’un nœud central, et son flux d’informations est hiérarchique.

Astuce mémo

Anneau : les hôtes transmettent de proche en proche ; étoile : les informations passent par un équipement central.

11. Principes et calcul du subnetting

★ À maîtriser

  • Le subnetting subdivise un réseau en plusieurs sous-réseaux afin de segmenter les domaines de broadcast, en empruntant des bits à la partie hôte pour créer un champ de sous-réseau.

  • 🔄 La méthode classique de calcul suit six étapes :

    1. Emprunter suffisamment de bits
    2. Calculer le nouveau masque de sous-réseau
    3. Identifier les différentes plages d’adresses IP
    4. Identifier les plages d’adresses non utilisables
    5. Identifier les adresses réseau et broadcast
    6. Déterminer les plages d’adresses utilisables pour les hôtes

📐 Formule - La méthode du nombre magique repose sur la relation 256=masque de sous-reˊseau+taille du sous-reˊseau256 = \text{masque de sous-réseau} + \text{taille du sous-réseau}, appliquée à l’octet modifié par le masque.

Compléments

📌 Selon la règle présentée pour le subnetting, le nombre de bits empruntés est au minimum de 2 et doit laisser au moins 2 bits à la partie hôte.

  • Il faut retirer la première et la dernière plage parmi les sous-réseaux, puis réserver dans chaque sous-réseau la première adresse à l’adresse de sous-réseau et la dernière à l’adresse de broadcast.

  • Avec le masque 255.255.255.224, la méthode du nombre magique donne une taille de sous-réseau de 32 adresses, dont 30 utilisables par les hôtes.

📐 Formule - Pour répartir une plage en sous-réseaux de taille égale, la relation donnée est 256=taille du sous-reˊseau×nombre de sous-reˊseaux256 = \text{taille du sous-réseau} \times \text{nombre de sous-réseaux}, toujours pour l’octet modifié.

12. Routage et protocoles de couche 3

Notions clés & Définitions

  • Domaine de broadcast : Segment logique où les hôtes peuvent s’atteindre par une adresse de broadcast sans passer par le routage ; les dispositifs de couche 3 séparent ces domaines.

★ À maîtriser

📌 La commutation de trames s’effectue à la couche 2 du modèle OSI, tandis que le routage des paquets s’effectue à la couche 3.

  • 🔄 Le routeur achemine un paquet en plusieurs étapes :
    1. La station envoie les données à sa passerelle par défaut.
    2. Le routeur examine l’adresse IP de destination.
    3. Il applique le masque pour identifier le réseau de destination.
    4. Il consulte sa table de routage et choisit l’interface de sortie.

📌 Un système autonome regroupe un ou plusieurs réseaux sous un contrôle administratif commun ; les protocoles IGP acheminent les données à l’intérieur d’un système autonome, tandis que les EGP les acheminent entre systèmes autonomes.

Compléments

  • Un routeur est un équipement de couche 3 qui interconnecte au moins deux réseaux à partir de leurs adresses de couche 3 et segmente les domaines de broadcast et de collision.

  • Les métriques de routage citées comprennent :

    • la densité du trafic
    • le nombre de routeurs à franchir
    • la vitesse des liaisons
  • Les protocoles de routage cités sont :

    • RIP
    • RIPv2
    • IGRP
    • EIGRP
    • OSPF
    • IS-IS
    • BGP

Astuce mémo

Le commutateur lit la couche 2 ; le routeur lit la couche 3.

13. Transport TCP et UDP

Notions clés & Définitions

  • Fenêtrage : Mécanisme où le récepteur accuse réception après un certain nombre de données ; la taille de la fenêtre détermine la quantité transmissible avant l’accusé, et TCP indique dans son accusé la prochaine séquence attendue.

★ À maîtriser

📌 TCP est orienté connexion et assure la fiabilité, le découpage en segments, le réassemblage des messages et la retransmission des données non reçues ; UDP est non orienté connexion et ne fournit ni vérification de livraison, ni réassemblage, ni accusé de réception, ni contrôle de flux.

  • 🔄 L’ouverture TCP se déroule en trois étapes :
    1. L’émetteur envoie x avec une demande de connexion.
    2. Le destinataire répond avec l’accusé x+1 et son numéro de séquence y.
    3. L’émetteur confirme avec y+1.

Compléments

  • UDP nécessite moins de bande passante que TCP et convient aux messages qui ne nécessitent pas de contrôle de qualité.

  • Les ports connus cités sont FTP data 20, FTP contrôle 21, SSH 22, Telnet 23, SMTP 25, DNS 53, HTTP 80, POP3 110, NNTP 119, IMAP2 143, NEWS 144 et HTTPS 443.

  • Les ports de 0 à 1023 sont les ports bien connus, réservés aux services standard ; les ports de 1024 à 49151 sont les ports enregistrés pour les applications ; les ports de 49152 à 65535 sont les ports dynamiques ou privés. Le système d’exploitation attribue les ports source dynamiques dans une plage qui dépend de sa configuration.

  • Les principaux champs d’un segment TCP sont : le port source, qui identifie le port appelant, le port de destination, qui identifie le port appelé, le numéro de séquence, qui ordonne les données, le numéro d’accusé de réception, qui indique le prochain octet attendu, la somme de contrôle, qui vérifie l’en-tête et les données, les données de la couche supérieure

  • La technique PAR envoie un paquet, démarre un compteur et attend un accusé de réception avant l’envoi du suivant ; si le compteur expire sans accusé, les données sont retransmises plus lentement et un nouveau compteur démarre.

Astuce mémo

TCP contrôle la livraison ; UDP privilégie la légèreté.

14. Dialogue et synchronisation de session

Notions clés & Définitions

  • Couche session : Couche qui ouvre, gère et ferme les sessions entre applications et coordonne les applications qui communiquent entre différents hôtes.

Points essentiels

📌 Le contrôle du dialogue choisit une communication bidirectionnelle simultanée ou alternée ; dans le mode alterné, un jeton de données permet aux hôtes de transmettre à tour de rôle.

  • La synchronisation du dialogue utilise des points de contrôle pour permettre aux hôtes de marquer une pause, sauvegarder la communication et reprendre le dialogue de manière synchronisée.

  • 🔄 Au point de contrôle, les hôtes :

    1. Sauvegardent les fichiers.
    2. Sauvegardent les paramètres réseau.
    3. Sauvegardent les paramètres de synchronisation.
    4. Notent le point d’extrémité de la conversation.

15. Présentation et format des données

Notions clés & Définitions

  • Cryptage : Encodage d’un message à l’aide d’un algorithme afin de protéger la confidentialité des informations ; le destinataire doit disposer de la clé correspondante pour les déchiffrer.

★ À maîtriser

  • La couche présentation formate les données, les chiffre et les compresse avant de les transmettre à la couche session, et effectue les fonctions nécessaires en sens inverse à la réception.

Compléments

  • Les formats cités comprennent :

    • BMP
    • JPEG
    • PNG
    • MPEG
    • MP3
    • DivX
  • La compression repère des séquences de bits répétitives et les remplace par un jeton plus court, ou utilise un dictionnaire associant des mots ou séquences fréquents à des séquences de remplacement.

16. Services et protocoles applicatifs

Notions clés & Définitions

  • DNS : Système qui associe des noms lisibles aux adresses IP au moyen d’une hiérarchie distribuée de noms de domaine, où le nom d’hôte et le nom de domaine forment une adresse FQDN unique.
  • SNMP : Protocole de couche application utilisant UDP pour échanger des informations de gestion et permettre la supervision, la détection et la résolution de problèmes réseau.

★ À maîtriser

📌 FTP est orienté connexion et utilise TCP pour transférer des fichiers ; TFTP est non orienté connexion et utilise UDP, ne permet pas de lister les répertoires et ne prend pas en charge l’authentification utilisateur.

Compléments

📌 Les anciennes tables statiques hosts associaient sur chaque ordinateur une adresse IP à un nom d’hôte et devaient être mises à jour sur toutes les machines après une modification, tandis que le DNS distribue la gestion des noms dans une architecture hiérarchique.

  • Les codes de domaine cités et leurs usages sont :

    • .com pour les entreprises commerciales
    • .edu pour les organismes éducatifs
    • .gov pour les organismes gouvernementaux
    • .net pour les organismes liés aux réseaux
    • .org pour les organismes à but non lucratif
    • .biz pour les entreprises en général
    • .info pour les sites d’information
  • FTP établit d’abord une connexion de contrôle entre le client et le serveur, ouvre ensuite une seconde connexion pour transférer les données, ferme automatiquement cette connexion après le transfert, puis ferme la connexion de contrôle à la déconnexion de l’utilisateur.

  • HTTP permet à un navigateur de demander une page au serveur, lequel renvoie le code HTML et les objets multimédias référencés ; le navigateur rassemble ces éléments pour afficher la page.

  • SMTP utilise TCP pour envoyer et recevoir des courriels au format ASCII ; il sert surtout à l’envoi et offre peu de sécurité sans authentification.

  • Les composants d’un réseau supervisé par SNMP sont : un ou plusieurs systèmes de gestion de réseau (NMS), des dispositifs managés contenant un agent SNMP, des agents qui traduisent les informations locales de gestion en un format compatible avec SNMP

17. Telnet et terminal virtuel

Notions clés & Définitions

  • Telnet : Protocole Internet qui relie un client à un interpréteur de commandes côté serveur par une connexion TCP et transmet des données ASCII codées sur 8 bits en clair.

Points essentiels

  • Telnet est assigné au port 23 lorsqu’il sert à connecter un hôte distant à une machine où il fonctionne comme serveur.

  • Telnet repose sur le terminal réseau virtuel (NVT), le principe d’options négociées et les règles de négociation.

  • Le NVT fournit une base standard composée de : caractères ASCII 7 bits auxquels s’ajoute le code ASCII étendu, trois caractères de contrôle, cinq caractères de contrôle optionnels, un jeu de signaux de contrôle basique

Tableaux de synthèse

Bande passante et débit

NotionSignificationMesure
Bande passanteCapacité maximale du réseauBits par seconde
DébitBande passante réelle à un instant donnéSouvent inférieur à la bande passante

Couches OSI et fonctions

CoucheFonction principale
PhysiqueCaractéristiques du média
Liaison de donnéesEnvoi des données sur le média
RéseauAdressage, sélection du chemin et acheminement
TransportQualité de transmission et contrôle du flux
SessionGestion des sessions entre applications
Présentation et applicationFormat des données et interface avec les applications

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Modèles et médias réseau avec 48 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Toutes les liaisons physiques d’un réseau aboutissent à un nœud central, par lequel passent les informations. Quelle topologie s’applique ?

2. Deux stations Wi-Fi doivent communiquer directement, sans passer par une borne. Quel mode faut-il configurer ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Modèles et médias réseau avec 96 flashcards interactives.

Que stocke temporairement la RAM avant l’extinction de l’ordinateur ?

Les instructions en attente de traitement et les données.

Que devient le contenu de la RAM à l’extinction de l’ordinateur ?

Il est effacé.

Quel est le rôle d’une carte réseau, ou NIC, dans un ordinateur ?

Elle relie physiquement l’ordinateur à un réseau.

Voir les flashcards →

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