QCM : Travaux pratiques de cybersécurité (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour quelle raison l’accès à une machine virtuelle avec le compte root est-il désactivé depuis la console ou l’interface graphique ?

Pour empêcher le démarrage automatique du service SSH
Pour obliger chaque utilisateur à modifier son mot de passe
Pour réduire les risques liés à l’utilisation directe de privilèges élevés
Pour accélérer l’ouverture d’une session graphique distante

Pour réduire les risques liés à l’utilisation directe de privilèges élevés

Explication

L’accès direct avec root est désactivé afin de limiter les risques de sécurité associés à un compte disposant de privilèges élevés. Cette mesure ne concerne pas le démarrage du service SSH, qui relève de l’administration du démon.

2. Quelle commande permet d’exécuter une commande avec les privilèges de root sans ouvrir une session sous le compte root ?

su -
systemctl status ssh
dpkg -l openssh-server
sudo

sudo

Explication

sudo élève les privilèges pour l’exécution d’une commande sans ouvrir une session root. La commande su - ouvre, elle, une session sous un autre utilisateur, ce qui correspond à une autre méthode.

3. Quelles commandes permettent de vérifier respectivement l’installation d’OpenSSH et l’état de son service ?

systemctl status ssh puis dpkg -l openssh-server
dpkg -l openssh-server puis systemctl status ssh
known_hosts puis authorized_keys
sudo puis su -

dpkg -l openssh-server puis systemctl status ssh

Explication

dpkg -l openssh-server vérifie la présence du paquet, tandis que systemctl status ssh vérifie l’état du service. Inverser ces commandes confond l’installation du logiciel avec son fonctionnement actuel.

4. Dans quel répertoire sont généralement stockées les clés publique et privée SSH d’un utilisateur ?

/home/utilisateur/.ssh/
/var/log/ssh/
/etc/ssh/
/home/utilisateur/authorized_keys

/home/utilisateur/.ssh/

Explication

Les clés SSH de l’utilisateur sont stockées dans son répertoire personnel .ssh, soit /home/utilisateur/.ssh/. Le répertoire /etc/ssh/ concerne plutôt la configuration générale du système.

5. Quelles permissions sont typiquement associées à une clé privée et à une clé publique SSH ?

600 pour la clé privée et 644 pour la clé publique
700 pour les deux fichiers de clé
755 pour la clé privée et 777 pour la clé publique
644 pour la clé privée et 600 pour la clé publique

600 pour la clé privée et 644 pour la clé publique

Explication

La clé privée reçoit généralement les permissions 600 afin de limiter sa lecture et sa modification, tandis que la clé publique peut être en 644. Inverser ces permissions exposerait davantage le secret privé.

6. Quelle différence caractérise l’authentification SSH par clé par rapport à celle par mot de passe ?

La première utilise une paire cryptographique, la seconde un secret saisi
La première utilise un secret saisi, la seconde une paire cryptographique
La première démarre le service, la seconde installe le paquet SSH
La première vérifie l’hôte, la seconde vérifie le fichier known_hosts

La première utilise une paire cryptographique, la seconde un secret saisi

Explication

L’authentification par clé repose sur une paire publique et privée, alors que celle par mot de passe repose sur un secret fourni par l’utilisateur. La vérification de l’hôte relève plutôt des empreintes conservées par le client.

7. Que contient le fichier /home/etusio/.ssh/known_hosts ?

Les commandes exécutées lors des connexions
Les empreintes des clés publiques des serveurs connus
Les mots de passe des utilisateurs autorisés
Les clés privées des utilisateurs locaux

Les empreintes des clés publiques des serveurs connus

Explication

known_hosts conserve les empreintes associées aux clés publiques des serveurs auxquels le client s’est connecté. Il ne stocke pas les mots de passe des utilisateurs, car il sert à vérifier l’identité des hôtes.

8. Que signale l’alerte SSH affichée lors d’une première connexion à un hôte ?

L’authenticité de l’hôte ne peut pas encore être établie
Le mot de passe de l’utilisateur a déjà été enregistré
Le service SSH a refusé la clé privée du client
L’installation du serveur OpenSSH est incomplète

L’authenticité de l’hôte ne peut pas encore être établie

Explication

Lors de la première connexion, le client ne possède pas encore d’empreinte permettant de vérifier l’hôte et propose d’enregistrer celle qui est présentée. Cette alerte ne signifie pas que le mot de passe ou l’installation du serveur pose problème.

9. Pourquoi SSH affiche-t-il une erreur lorsque la clé d’un serveur déjà connu est modifiée ?

Parce que cette modification peut révéler une attaque de type interception
Parce que le service SSH s’arrête après chaque changement de clé
Parce que le fichier known_hosts contient des mots de passe périmés
Parce que toute nouvelle connexion exige une nouvelle clé privée locale

Parce que cette modification peut révéler une attaque de type interception

Explication

Une clé de serveur différente de celle mémorisée peut signaler une interception de type MITM, ce qui explique l’avertissement de SSH. Le changement ne signifie pas que le client doit générer une nouvelle clé privée.

10. Quel mécanisme caractérise une attaque de type MITM ?

Saturer un serveur afin de rendre un service inaccessible
Analyser un réseau pour identifier les hôtes et leurs ports ouverts
Remplacer une résolution DNS par une adresse IP choisie par l’attaquant
Intercepter une communication et pouvoir la modifier sans être détecté

Intercepter une communication et pouvoir la modifier sans être détecté

Explication

Une attaque MITM place l’attaquant entre deux parties afin qu’il puisse observer ou modifier leurs échanges à leur insu. La saturation d’un serveur relève d’une attaque par déni de service, et l’altération d’une résolution DNS décrit plus précisément le DNS spoofing.

11. Quelles informations les commandes d’analyse réseau peuvent-elles révéler sur un environnement ciblé ?

Les noms de domaine enregistrés, leur propriétaire et leur date d’expiration
Les règles métier, les sauvegardes internes et les données comptables
Les mots de passe utilisateurs, les clés privées et les fichiers supprimés
Les hôtes actifs, leurs ports ouverts et les services associés

Les hôtes actifs, leurs ports ouverts et les services associés

Explication

L’analyse réseau permet notamment d’identifier les adresses IP des hôtes actifs, les ports ouverts et les services qui y sont associés. Elle ne fournit pas directement les mots de passe ni les informations administratives d’un domaine.

12. Quelle opération définit l’ARP Spoofing ?

Capturer des identifiants SSH dans les journaux d’authentification
Envoyer des messages ARP falsifiés pour rediriger le trafic vers l’attaquant
Relayer des paquets entre deux réseaux après avoir activé le routage
Modifier des réponses DNS pour associer un nom de domaine à une fausse adresse

Envoyer des messages ARP falsifiés pour rediriger le trafic vers l’attaquant

Explication

L’ARP Spoofing falsifie les associations entre adresses IP et adresses MAC afin de détourner le trafic vers la machine de l’attaquant. La modification d’une résolution de noms correspond au DNS spoofing, qui agit sur le DNS plutôt que sur les associations ARP.

13. Comment l’ARP Spoofing modifie-t-il les caches ARP du client et du serveur ?

Il supprime leurs entrées ARP afin d’empêcher toute communication réseau
Il leur fait associer chaque nom DNS à une nouvelle adresse IP publique
Il remplace les ports de communication par ceux d’un service d’interception
Il leur fait associer l’adresse de l’autre machine à la MAC de l’attaquant

Il leur fait associer l’adresse de l’autre machine à la MAC de l’attaquant

Explication

L’attaque empoisonne les caches ARP en présentant l’adresse MAC de l’attaquant comme celle de l’autre interlocuteur. Elle ne modifie pas les noms DNS et ne repose pas sur le remplacement des ports de communication.

14. Pourquoi faut-il activer le routage sur la machine de l’attaquant pendant une interception réseau ?

Pour permettre aux paquets de transiter entre le client et le serveur
Pour falsifier les associations entre les adresses IP et les adresses MAC
Pour transformer les noms de domaine en adresses IP choisies
Pour enregistrer les identifiants SSH dans un journal système

Pour permettre aux paquets de transiter entre le client et le serveur

Explication

Le routage permet à la machine intermédiaire de faire transiter les paquets entre le client et le serveur après leur redirection. L’ARP Spoofing provoque cette redirection, mais n’assure pas à lui seul le transit des paquets.

15. Lorsqu’un outil ssh-mitm écoute sur le port 2222, quelle redirection permet d’intercepter le trafic SSH ?

Rediriger le trafic du port 2222 vers le port 22
Rediriger le trafic du port 80 vers le port 22
Rediriger le trafic du port 22 vers le port 2222
Rediriger le trafic du port 53 vers le port 2222

Rediriger le trafic du port 22 vers le port 2222

Explication

Le port 22 est le port SSH visé et le port 2222 est celui sur lequel ssh-mitm écoute ; la redirection doit donc aller du premier vers le second. Les autres couples ne correspondent pas au rôle respectif de ces ports dans l’interception SSH.

16. Dans quel enchaînement une attaque DNS spoofing peut-elle rediriger un client vers un site pirate ?

Héberger une copie modifiée avec Apache2, devenir la passerelle par ARP poisoning, puis rediriger le client
Activer le routage, fermer Apache2, puis laisser le client résoudre le domaine auprès de son DNS habituel
Scanner les ports, désactiver le pare-feu, puis remplacer les adresses MAC par des adresses DNS
Modifier les journaux SSH, empoisonner le cache local, puis transférer les paquets vers le serveur légitime

Héberger une copie modifiée avec Apache2, devenir la passerelle par ARP poisoning, puis rediriger le client

Explication

L’attaquant prépare une copie du site avec Apache2, utilise l’ARP poisoning pour se placer comme passerelle, puis redirige le client vers cette copie. L’ARP poisoning sert à détourner le trafic vers la machine pirate, tandis qu’Apache2 héberge le contenu falsifié.

17. Quelle combinaison de mesures contribue à limiter l’ARP poisoning et le DNS spoofing ?

Utiliser un DNS différent, supprimer les règles de filtrage, partager les mots de passe et conserver les services actifs
Mettre à jour les systèmes, désactiver les services inutiles, renforcer les mots de passe et régler les pare-feux
Installer une copie du site, activer le routage, ouvrir des ports supplémentaires et réduire la journalisation
Capturer les trames, modifier les caches ARP, rediriger le trafic et héberger une page alternative

Mettre à jour les systèmes, désactiver les services inutiles, renforcer les mots de passe et régler les pare-feux

Explication

La réduction des risques repose sur des systèmes à jour, la désactivation des services inutiles, des mots de passe forts et une configuration correcte des pare-feux. Les autres propositions décrivent des actions d’attaque ou affaiblissent la sécurité au lieu de la renforcer.

18. Quel accès la vulnérabilité critique d’un serveur VNC peut-elle permettre à un attaquant ?

Une modification locale des journaux système
Une création de compte après validation manuelle
Une connexion à distance sans authentification
Une redirection automatique vers le port AJP

Une connexion à distance sans authentification

Explication

Cette vulnérabilité permet à un attaquant de se connecter à distance sans fournir d’authentification. La redirection vers le port AJP concerne plutôt le fonctionnement d’un connecteur Apache Tomcat exploité par Ghostcat.

19. Quel mécanisme est directement exploité par la vulnérabilité Ghostcat d’Apache Tomcat ?

L’enregistrement d’un domaine ressemblant à un site légitime
La connexion VNC à distance sans authentification
L’injection de requêtes malveillantes via le connecteur AJP
La création d’un fichier dans un répertoire FTP distant

L’injection de requêtes malveillantes via le connecteur AJP

Explication

Ghostcat permet d’injecter des requêtes malveillantes par l’intermédiaire du connecteur AJP. La connexion VNC sans authentification relève d’une autre vulnérabilité et ne décrit pas le mécanisme de Ghostcat.

20. Quelle distinction décrit correctement la relation entre un exploit et un payload ?

L’exploit protège le système, tandis que le payload analyse les journaux
L’exploit désigne la cible, tandis que le payload indique son numéro de port
L’exploit réalise l’action finale, tandis que le payload identifie la faille
L’exploit tire parti de la faille, tandis que le payload réalise l’action malveillante

L’exploit tire parti de la faille, tandis que le payload réalise l’action malveillante

Explication

L’exploit sert à tirer parti d’une vulnérabilité, puis le payload exécute l’action prévue après cette exploitation. La désignation de la cible et du port correspond plutôt à des paramètres comme RHOSTS et RPORT.

21. Que produit la commande `cd /home/ftp && touch testfile` lorsqu’elle est exécutée avec succès ?

Elle déplace `testfile` vers `/home/ftp`, où `ls /home/ftp` change ses permissions
Elle crée `testfile` dans `/home/ftp`, où `ls /home/ftp` peut le révéler
Elle supprime `testfile` dans `/home/ftp`, où `ls /home/ftp` confirme sa disparition
Elle crée `/home/ftp` dans `testfile`, où `ls /home/ftp` affiche le contenu

Elle crée `testfile` dans `/home/ftp`, où `ls /home/ftp` peut le révéler

Explication

La commande se place dans `/home/ftp`, puis crée un fichier vide nommé `testfile`; la commande `ls /home/ftp` permet ensuite de vérifier sa présence. Elle ne supprime pas le fichier et ne modifie pas ses permissions.

22. Comment fonctionne principalement le typosquattage dans une campagne visant à voler des identifiants ?

Les attaquants analysent les journaux d’un serveur pour repérer ses comptes administrateurs
Les attaquants désactivent les marque-pages afin de modifier les paramètres du navigateur
Les attaquants chiffrent les identifiants avant de les stocker sur le site légitime
Les attaquants imitent un site populaire et attirent les victimes vers celui-ci

Les attaquants imitent un site populaire et attirent les victimes vers celui-ci

Explication

Le typosquattage consiste à cloner un site populaire ou à imiter son domaine afin d’inciter les victimes à s’y connecter. L’analyse de journaux et le chiffrement des identifiants ne décrivent pas ce procédé d’imitation.

23. Quelle combinaison de mesures aide une organisation à limiter le typosquattage ?

Enregistrer des domaines similaires, surveiller les domaines suspects et former les utilisateurs
Remplacer les sites officiels, interrompre la surveillance et déléguer les alertes aux visiteurs
Augmenter la puissance des serveurs, modifier les ports réseau et supprimer les marque-pages
Bloquer les connexions internes, désactiver les formulaires et publier des mots de passe temporaires

Enregistrer des domaines similaires, surveiller les domaines suspects et former les utilisateurs

Explication

L’enregistrement de domaines proches réduit les possibilités d’imitation, la surveillance repère les domaines suspects et la sensibilisation limite les erreurs des utilisateurs. La modification des ports ou la suppression des marque-pages ne constituent pas la combinaison de mesures indiquée.

24. Quel comportement réduit le risque pour un internaute de tomber victime d’un site typosquatté ?

Choisir un site d’après son apparence puis ignorer l’adresse affichée
Désactiver les alertes du navigateur et suivre les liens reçus de sources inconnues
Saisir ses identifiants sur chaque site similaire pour comparer leur présentation
Vérifier l’URL, utiliser des marque-pages et éviter les liens suspects

Vérifier l’URL, utiliser des marque-pages et éviter les liens suspects

Explication

La vérification de l’URL, l’utilisation de marque-pages fiables et la prudence face aux liens suspects réduisent le risque d’accéder à un faux site. Se fier à l’apparence ou suivre des liens inconnus peut au contraire faciliter le vol d’identifiants.

25. Lorsqu’une injection SQL affiche des informations inattendues, que peuvent-elles révéler sur la base de données ?

Les droits juridiques associés à chaque utilisateur
Son organisation générale et certaines tables présentes
Les clés de chiffrement et les mots de passe en clair
La vitesse du réseau et la configuration du navigateur

Son organisation générale et certaines tables présentes

Explication

Les informations renvoyées peuvent renseigner sur la structure de la base et sur les tables qu’elle contient. Confondre ces éléments avec des clés de chiffrement est incorrect, car ils décrivent l’organisation des données plutôt que leur protection cryptographique.

26. Que signifie le fait qu’une injection SQL réussie permette d’accéder à une application sans authentification valide ?

Une sauvegarde récente a restauré les comptes
La base de données a été automatiquement chiffrée
Le serveur a simplement ralenti temporairement
Le mécanisme d’authentification a été contourné

Le mécanisme d’authentification a été contourné

Explication

Une injection SQL réussie peut modifier la logique de la requête et contourner la vérification d’authentification. Une injection bloquée aurait au contraire montré qu’une mesure de sécurité a empêché ce contournement, et non qu’un chiffrement a été déclenché.

27. Quelle pratique appliquée dans un fichier de connexion comme login.php empêche qu’une entrée utilisateur soit interprétée comme une commande SQL ?

Accorder davantage de privilèges au compte de connexion
Utiliser des requêtes préparées séparant données et commande
Construire la requête en concaténant directement l’entrée
Afficher les erreurs SQL détaillées à chaque tentative

Utiliser des requêtes préparées séparant données et commande

Explication

Les requêtes préparées séparent les valeurs fournies par l’utilisateur de la commande SQL, ce qui empêche leur interprétation comme instructions. La concaténation directe de l’entrée utilisateur produit précisément la construction vulnérable qu’il faut éviter.

28. Selon le principe de Kerckhoffs, sur quel élément la sécurité d’un cryptosystème doit-elle principalement reposer ?

Sur l’emplacement physique du serveur
Sur la complexité apparente de l’interface
Sur le secret de la clé cryptographique
Sur le secret de l’algorithme utilisé

Sur le secret de la clé cryptographique

Explication

Le principe de Kerckhoffs exige qu’un cryptosystème reste sûr même si l’algorithme est connu, la protection reposant sur le secret de la clé. Miser sur le secret de l’algorithme correspond à une conception moins robuste et contraire à ce principe.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Travaux pratiques de cybersécurité.

Pourquoi l'accès root par console ou interface graphique est-il désactivé ?

Pour des raisons de sécurité.

Que permet la commande sudo ?

D'exécuter une commande avec les privilèges de root sans ouvrir une session root.

Comment vérifier l'installation du serveur OpenSSH ?

Avec la commande dpkg -l openssh-server.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Travaux pratiques de cybersécurité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM