QCM : À une passante (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans « La rue assourdissante autour de moi hurlait », quel effet la personnification et les mots liés au bruit produisent-ils sur la représentation de la ville ?

Ils donnent à la ville une animation joyeuse.
Ils donnent à la ville une cacophonie hostile.
Ils installent un décor urbain neutre.
Ils présentent la passante comme une menace.

Ils donnent à la ville une cacophonie hostile.

Explication

La personnification de la rue qui « hurlait », renforcée par le vocabulaire du bruit, transforme la ville en environnement sonore hostile. L’animation joyeuse confond cacophonie et fête, la menace de la passante déplace l’effet, et le décor neutre efface l’hostilité.

2. Quel contraste la figure de la passante introduit-elle dans le cadre urbain décrit comme hostile ?

Elle apparaît comme une présence qui tranche sur l’hostilité urbaine.
Elle ressemble à la ville par son caractère bruyant et hostile.
Elle détourne l’attention de la rue sans se distinguer du décor.
Elle prolonge le bruit de la rue en une présence familière.

Elle apparaît comme une présence qui tranche sur l’hostilité urbaine.

Explication

La passante se détache du cadre urbain hostile en apparaissant comme une présence saisissante. La cacophonie confond son apparition avec le bruit, la ville comme sujet inverse le rapport, et la ressemblance efface le contraste.

3. Dans le vers « Une femme passa », quel effet produit le passé simple du verbe « passa » sur l’apparition de la passante ?

Il présente le passage comme une habitude répétée.
Il étire le passage en une action durable.
Il marque un surgissement bref de la passante.
Il décrit un état immobile de la passante.

Il marque un surgissement bref de la passante.

Explication

Le passé simple de « passa » présente un événement ponctuel et bref, ce qui fait surgir la passante dans la scène. L’habitude et la durée prolongée correspondent plutôt à l’imparfait de « buvais », tandis que le verbe ne décrit pas un état immobile.

4. Dans le vers « Soulevant, balançant le feston et l’ourlet », quel effet les deux participes présents produisent-ils sur la scène ?

Ils décrivent le geste et ralentissent l’impression du temps.
Ils figent la passante dans une posture immobile.
Ils nomment les vêtements sans évoquer le mouvement.
Ils marquent un surgissement bref et accélèrent la scène.

Ils décrivent le geste et ralentissent l’impression du temps.

Explication

« Soulevant » et « balançant » décrivent les mouvements de la passante et prolongent leur perception, ce qui ralentit l’impression du temps. Le surgissement ponctuel relève de « passa », l’immobilité contredit les gestes, et ces verbes ne se limitent pas à nommer les vêtements.

5. Dans le portrait de la passante, que suggère l’association des adjectifs « agile et noble » ?

Un mouvement élégant et une attitude digne
Une beauté froide et une immobilité solennelle
Une posture tendue et une raideur inquiète
Un regard menaçant et une allure inquiétante

Un mouvement élégant et une attitude digne

Explication

« Agile » évoque le mouvement et « noble » l’élégance et la dignité. La froideur statuaire relève de « jambe de statue », la raideur de « crispé » et la menace de l’image de l’ouragan.

6. Dans un commentaire du vers « Agile et noble, avec sa jambe de statue », quelle interprétation rend compte du contraste entre les deux images ?

La jambe évoque un mouvement rapide et souple, renforcé par la statue
La jambe évoque une beauté fragile et chaleureuse, renforcée par l’immobilité
La jambe évoque une beauté solide mais froide, opposée au mouvement d’« agile »
La jambe évoque une menace orageuse, opposée à la dignité de la passante

La jambe évoque une beauté solide mais froide, opposée au mouvement d’« agile »

Explication

La métaphore de la statue confère à la beauté de la passante une solidité froide, tandis qu’« agile » suggère le mouvement. La fragilité chaleureuse inverse l’image, le mouvement statuaire confond les termes, et l’orage appartient à une autre image du poème.

7. Dans « Moi, je buvais », quel effet produit la présence des pronoms « moi » et « je » ?

Elle recentre l’attention sur le poète qui absorbe le regard de la femme
Elle recentre l’attention sur le passage de la femme, décrit par le poète
Elle recentre l’attention sur la rue qui détourne le regard des deux personnages
Elle recentre l’attention sur la passante qui absorbe le regard du poète

Elle recentre l’attention sur le poète qui absorbe le regard de la femme

Explication

Les pronoms « moi » et « je » mettent le poète au premier plan, tandis que « buvais » suggère qu’il absorbe le regard de la femme. La passante n’est pas le sujet de « buvais », et la cacophonie de la rue relève d’un autre vers.

8. Un lecteur remarque « crispé comme un extravagant » pour décrire le poète face à la passante. Quelle interprétation convient à cette expression ?

La comparaison et « crispé » traduisent sa sérénité et son relâchement
La comparaison et « crispé » traduisent la durée de son observation
La comparaison et « crispé » traduisent la dignité et l’élégance de la passante
La comparaison et « crispé » traduisent sa tension et sa raideur

La comparaison et « crispé » traduisent sa tension et sa raideur

Explication

« Crispé » décrit une posture tendue et raide, et la comparaison avec « un extravagant » renforce cette tension. La sérénité inverse le sens, l’élégance concerne le portrait de la passante, et la durée est suggérée par l’imparfait « buvais ».

9. Dans le vers « Un éclair… puis la nuit ! », comment la rencontre est-elle mise en scène ?

Comme une disparition précédée d’une longue attente dans la nuit
Comme une apparition lumineuse aussitôt suivie d’une disparition
Comme une apparition obscure suivie d’une présence prolongée
Comme une rencontre répétée qui devient progressivement lumineuse

Comme une apparition lumineuse aussitôt suivie d’une disparition

Explication

L’éclair évoque une apparition brève et lumineuse, tandis que la nuit marque sa disparition immédiate. Une présence prolongée confond la brièveté de la scène avec la durée.

10. Deux personnes se croisent brièvement : chacune ignore la destination de l’autre. Quelle conséquence cette ignorance a-t-elle sur leur rencontre ?

Elle empêche de prolonger leur rencontre
Elle montre qu’elles ont choisi de se séparer
Elle confirme qu’elles connaissent leurs destinations
Elle leur permet de se retrouver en chemin

Elle empêche de prolonger leur rencontre

Explication

Comme le poète ignore où la passante fuit et qu’elle ignore où il va, leur rencontre ne peut être prolongée. Une séparation volontaire attribue à leur éloignement une décision qui n’est pas indiquée.

11. Dans l’expression « Fugitive beauté », quel sens prend l’adjectif « fugitive » pour désigner la passante ?

Une beauté fragile dont le regard a rendu le poète indifférent
Une beauté durable dont le regard a fait renaître le poète
Une beauté éphémère dont le regard a fait renaître le poète
Une beauté absente dont le regard a empêché le poète de renaître

Une beauté éphémère dont le regard a fait renaître le poète

Explication

« Fugitive » qualifie une beauté éphémère, et le regard de la passante fait renaître le poète. L’idée de beauté durable confond l’intensité de cet instant avec sa permanence.

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Dans « La rue assourdissante autour de moi hurlait », que produisent la personnification et le champ lexical du bruit ?

Une cacophonie hostile de la ville.

Que marque le passé simple dans « Une femme passa » ?

Le surgissement bref de la passante.

Que décrivent « soulevant » et « balançant » ?

Le geste de la passante.

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