QCM : Acteurs et transitions de puissance (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un débat, une personne décrit la mondialisation comme l’idéologie du capitalisme néolibéral qui façonne la politique mondiale depuis la fin des années 1970. Quelle conception emploie-t-elle ?

La conception idéologique de la mondialisation
La conception de la mondialisation comme interconnexion croissante
La conception de la mondialisation comme gouvernance internationale
La conception de la mondialisation comme réaction protectionniste

La conception idéologique de la mondialisation

Explication

Cette conception désigne l’idéologie associée au capitalisme néolibéral, qui façonne la politique mondiale depuis la fin des années 1970. L’interconnexion croissante renvoie à l’autre sens du terme, tandis que la gouvernance et le rejet protectionniste ne définissent pas cette conception.

2. Une équipe analyse les rapports entre États, mais aussi les dimensions de genre, les approches décoloniales et les phénomènes sociétaux. Quel champ correspond à cette démarche élargie ?

Les relations diplomatiques bilatérales
La sociologie comparée des sociétés
La politique mondiale
L’économie politique nationale

La politique mondiale

Explication

La politique mondiale couvre un champ plus large que les relations entre États et inclut notamment les dimensions de genre, les approches décoloniales et les dimensions sociétales. Les relations diplomatiques bilatérales restent centrées sur les interactions entre États.

3. Une chercheuse étudie une pandémie, ses effets sur l’économie mondiale et les inégalités qu’elle accentue entre pays. Ces enjeux relèvent-ils des sujets étudiés en relations internationales ?

Non, car la discipline porte uniquement sur les organisations internationales
Oui, car la discipline étudie les pandémies, l’économie mondiale et les inégalités
Oui, mais seulement lorsque ces enjeux provoquent une guerre entre États
Non, car ces enjeux relèvent principalement des politiques intérieures

Oui, car la discipline étudie les pandémies, l’économie mondiale et les inégalités

Explication

Les relations internationales étudient des enjeux mondiaux tels que les pandémies, l’organisation de l’économie mondiale et les causes et conséquences des inégalités. Les limiter aux conflits ou aux institutions exclut plusieurs de ces domaines.

4. Un État parvient à faire modifier la conduite d’un autre État conformément à sa volonté. Quelle notion décrit le mieux cette capacité ?

La souveraineté
Le soft power
La violence
La puissance

La puissance

Explication

La puissance est la capacité de dicter sa conduite à autrui ou de lui imposer sa volonté. Le soft power repose plutôt sur l’adhésion, la souveraineté concerne l’autorité à l’intérieur des frontières, et la violence désigne un moyen d’action particulier.

5. Dans un différend, un État affirme qu’il détient l’autorité sur son territoire et que ses frontières ne doivent pas être violées. À quelle conception de la souveraineté cette revendication correspond-elle ?

À la notion de puissance dans les relations internationales
À la conception westphalienne de la souveraineté
À la notion de nation dans les relations internationales
À la notion de soft power dans les relations internationales

À la conception westphalienne de la souveraineté

Explication

La conception westphalienne définit la souveraineté comme l’autorité d’un État à l’intérieur de ses frontières, dont la non-violation est associée aux traités de Westphalie. La puissance concerne l’influence sur autrui, tandis que la nation renvoie à un peuple ou à un sentiment national.

6. Dans un système international où aucune instance ne peut imposer ses décisions aux États, quelle caractéristique les réalistes attribuent-ils à ce système ?

Il est isolé, faute de relations entre les États.
Il est équilibré, car les États disposent d’une puissance égale.
Il est hiérarchique, sous l’autorité d’une instance mondiale.
Il est anarchique, faute d’autorité supérieure aux États.

Il est anarchique, faute d’autorité supérieure aux États.

Explication

Pour le réalisme, l’anarchie signifie qu’aucune autorité ne se trouve au-dessus des États. L’isolement confond anarchie et absence de relations, tandis que la hiérarchie centralisée et l’égalité de puissance ne définissent pas cette notion.

7. Face à une menace extérieure et sans autorité supérieure vers laquelle se tourner, quelle conduite le réalisme prévoit-il d’abord de la part d’un État ?

Privilégier le bien commun même au détriment de ses intérêts propres.
Confier sa sécurité aux organisations internationales et à leurs décisions.
Défendre ses intérêts en comptant d’abord sur ses propres moyens.
S’en remettre à une autorité supérieure pour assurer sa protection.

Défendre ses intérêts en comptant d’abord sur ses propres moyens.

Explication

Le réalisme place les États au centre et décrit leur logique de « self-help » : ils défendent d’abord leurs intérêts sans pouvoir compter sur une autorité supérieure. Le rôle central des organisations, le primat du bien commun et la protection par une autorité supérieure relèvent de conceptions différentes.

8. Plusieurs États cherchent à accroître leur puissance et ajustent leurs capacités en réponse à celles de leurs concurrents. Quel mécanisme le réalisme associe-t-il à la formation de l’ordre international ?

Un équilibre des puissances entre les États.
Une autorité supranationale qui impose l’ordre aux États.
Une coopération institutionnelle qui remplace les rapports de puissance.
Une domination durable d’un État hégémonique sur les autres.

Un équilibre des puissances entre les États.

Explication

Le réalisme associe la recherche de puissance par les États à un ordre issu de l’équilibre des puissances. L’hégémonie, la coopération comme mécanisme de remplacement et l’autorité supranationale ne correspondent pas à ce principe.

9. Une analyse qualifie d’« eurocentrique » une théorie qui prend l’expérience occidentale, européenne et nord-américaine, comme norme universelle. Que désigne ici ce terme ?

Une approche limitée à l’étude de l’Europe géographique.
Une approche comparative sans expérience régionale prise comme norme.
Une approche qui intègre les traditions intellectuelles non occidentales.
Une approche qui universalise implicitement l’expérience occidentale.

Une approche qui universalise implicitement l’expérience occidentale.

Explication

Dans le vocabulaire des relations internationales, « eurocentrique » désigne une approche qui érige implicitement l’expérience occidentale en norme universelle, y compris celle de l’Amérique du Nord. Le terme ne se limite donc pas à l’Europe géographique; intégrer les perspectives non occidentales relève plutôt du projet Global IR.

10. Deux États évoluent dans un système sans autorité supérieure et lancent un programme commun qui renforce leurs capacités. Quelle interprétation correspond à l’internationalisme libéral ?

La coopération peut renforcer leur puissance malgré l’anarchie.
La coopération exige qu’ils renoncent à accroître leur puissance.
L’anarchie rend leur conflit inévitable malgré leur programme commun.
Leur puissance dépend uniquement de leur capacité militaire.

La coopération peut renforcer leur puissance malgré l’anarchie.

Explication

L’internationalisme libéral conteste que l’anarchie entraîne nécessairement le conflit et voit dans la coopération un moyen de gagner en puissance. Le conflit inévitable, le renoncement à la puissance et sa réduction à la seule force militaire déforment cette idée.

11. Dans l’analyse libérale d’un dossier international, une organisation internationale et une entreprise transnationale influencent les décisions aux côtés des gouvernements. Quel statut l’internationalisme libéral accorde-t-il aux États ?

Un acteur parmi d’autres, aux côtés d’acteurs non étatiques.
Un acteur remplacé par les organisations internationales.
L’acteur central, les autres intervenants n’ayant pas de rôle propre.
Un acteur équivalent à une autorité supérieure aux gouvernements.

Un acteur parmi d’autres, aux côtés d’acteurs non étatiques.

Explication

Pour l’internationalisme libéral, les États ne sont qu’un type d’acteur parmi d’autres, notamment les entreprises transnationales et les organisations internationales. Leur accorder un monopole, les assimiler à une autorité supérieure ou les remplacer par les organisations contredit cette pluralité d’acteurs.

12. Quelle différence fondamentale oppose l’explication marxiste de la politique mondiale à l’explication réaliste ?

Les marxistes mettent l’accent sur les classes sociales, tandis que les réalistes privilégient l’économie capitaliste mondiale inégale.
Les marxistes mettent l’accent sur les États, tandis que les réalistes privilégient les classes et l’économie mondiale inégale.
Les marxistes mettent l’accent sur les classes et l’économie capitaliste mondiale inégale, tandis que les réalistes privilégient les États.
Les marxistes mettent l’accent sur la coopération institutionnelle, tandis que les réalistes privilégient les échanges commerciaux mondiaux.

Les marxistes mettent l’accent sur les classes et l’économie capitaliste mondiale inégale, tandis que les réalistes privilégient les États.

Explication

Les théories marxistes structurent leur analyse autour des classes et de l’inégalité économique mondiale, alors que le réalisme privilégie les États. Faire des États le point de départ de l’analyse marxiste inverse cette distinction ; la coopération institutionnelle et les échanges commerciaux ne caractérisent pas ici le contraste présenté.

13. Une analyse décrit une économie mondiale où certains pays occupent une position dominante, d’autres une position intermédiaire et d’autres encore sont exploités. Quelle catégorie théorique correspond à cette hiérarchie ?

La théorie des systèmes-monde, avec un centre, une semi-périphérie et une périphérie exploitée.
La théorie réaliste, avec des alliances qui répartissent les États en trois groupes.
La théorie réaliste, avec des États souverains de statut économique équivalent.
La théorie des systèmes-monde, avec un centre et une périphérie sans position intermédiaire.

La théorie des systèmes-monde, avec un centre, une semi-périphérie et une périphérie exploitée.

Explication

La théorie des systèmes-monde organise l’économie mondiale selon trois positions hiérarchisées : centre, semi-périphérie et périphérie exploitée. L’égalité souveraine relève du vocabulaire réaliste, tandis qu’une opposition à deux groupes omet la semi-périphérie et que les alliances ne définissent pas ces catégories économiques.

14. Que désigne la mondialisation ?

La création d’institutions mondiales chargées de réglementer les activités des États.
L’uniformisation culturelle progressive des sociétés à l’échelle de la planète.
L’expansion des échanges commerciaux entre pays, sans changement des autres connexions.
L’élargissement, l’approfondissement et l’accélération de la connectivité à l’échelle mondiale.

L’élargissement, l’approfondissement et l’accélération de la connectivité à l’échelle mondiale.

Explication

La mondialisation désigne l’élargissement, l’approfondissement et l’accélération de la connectivité ou de l’interconnexion mondiale. La réduire au commerce, aux institutions de gouvernance ou à l’uniformisation culturelle confond cette définition générale avec des phénomènes particuliers.

15. Une entreprise étend ses activités dans plusieurs pays, tandis que ses échanges s’accélèrent et que ses décisions locales dépendent davantage de réseaux mondiaux. Quel ensemble de caractéristiques du processus de mondialisation cette situation illustre-t-elle ?

La suppression des frontières nationales, la centralisation des activités et l’autonomie accrue des décisions locales.
L’extension transfrontalière, l’interconnexion accrue, l’accélération des flux et l’imbrication du local et du mondial.
L’extension transfrontalière, la réduction des interconnexions et la séparation accrue des échelles locale et mondiale.
L’intensification des échanges, l’uniformisation des expériences et la conscience mondiale comme caractéristique unique.

L’extension transfrontalière, l’interconnexion accrue, l’accélération des flux et l’imbrication du local et du mondial.

Explication

La mondialisation associe l’extension des activités au-delà des frontières, l’intensification de l’interconnexion, l’accélération des flux et une imbrication accrue du local et du mondial. Elle ne suppose pas la disparition des frontières ni l’uniformité des expériences, et ne se réduit pas à la conscience d’appartenance mondiale.

16. Dans un débat sur la politique mondiale, une intervenante juge le concept de mondialisation erroné et estime que l’hégémonie ou l’impérialisme restent essentiels pour expliquer les relations internationales. À quel courant appartient-elle ?

Aux sceptiques, qui contestent le concept de mondialisation et maintiennent l’importance de l’hégémonie ou de l’impérialisme.
Aux globalistes, qui voient dans la mondialisation une transformation profonde et déstabilisatrice de la politique mondiale.
Aux réalistes, qui expliquent la politique mondiale principalement par les États et leur puissance.
Aux transformationnalistes, qui estiment que la mondialisation exige de nouveaux cadres d’analyse.

Aux sceptiques, qui contestent le concept de mondialisation et maintiennent l’importance de l’hégémonie ou de l’impérialisme.

Explication

Les sceptiques jugent la mondialisation conceptuellement erronée et maintiennent l’hégémonie ou l’impérialisme comme explications centrales. Les globalistes insistent au contraire sur les transformations profondes, tandis que la nécessité de modifier les cadres d’analyse caractérise les transformationnalistes.

17. Quel argument soutient l’idée que la mondialisation érode le pouvoir de l’État ?

Les difficultés démocratiques viennent surtout de facteurs internes.
La mondialisation peut réduire la vulnérabilité des États aux événements étrangers.
Les États ne cèdent pas leur souveraineté aux bureaucraties internationales.
Les États cèdent des compétences essentielles à des institutions mondiales non élues.

Les États cèdent des compétences essentielles à des institutions mondiales non élues.

Explication

La thèse de l’érosion souligne que des États transfèrent des compétences essentielles à des institutions non élues. Le maintien de la souveraineté, l’origine interne des difficultés démocratiques et la réduction des vulnérabilités relèvent des arguments opposés.

18. Un gouvernement affirme que la mondialisation contribue à protéger son pays contre certaines vulnérabilités. À quelle position cet argument correspond-il ?

À l’argument selon lequel les systèmes mondialisés échappent au contrôle des frontières.
À l’argument selon lequel les événements étrangers fragilisent davantage les États.
À l’argument selon lequel la mondialisation peut réduire les vulnérabilités des États.
À l’argument selon lequel les difficultés démocratiques proviennent de l’extérieur.

À l’argument selon lequel la mondialisation peut réduire les vulnérabilités des États.

Explication

Parmi les arguments opposés à l’érosion du pouvoir étatique, la mondialisation peut être considérée comme une réponse aux vulnérabilités. L’accroissement des vulnérabilités, l’origine extérieure des difficultés démocratiques et la perte de contrôle des frontières appartiennent à la thèse de l’érosion ou en déforment le propos.

19. Quelle définition Serge Sur donne-t-il de la puissance ?

La capacité de faire, de faire faire, d’empêcher de faire ou de refuser de faire.
La capacité d’empêcher les autres États d’agir dans tous les domaines.
La capacité de contraindre un autre État à exécuter une décision.
La capacité de posséder un territoire et d’en administrer les ressources.

La capacité de faire, de faire faire, d’empêcher de faire ou de refuser de faire.

Explication

Pour Serge Sur, la puissance regroupe quatre capacités : agir, faire agir, empêcher d’agir et refuser d’agir. La contrainte d’autrui ou la possession territoriale ne recouvrent qu’une partie ou une autre conception de cette définition.

20. Un État menacé ne peut compter sur aucune autorité supérieure pour le protéger. Comment le réalisme structurel de John Mearsheimer caractérise-t-il cette situation ?

Le système international est équilibré, car tous les États disposent d’une puissance comparable.
Le système international est anarchique, car les gouvernements nationaux sont dépourvus d’autorité intérieure.
Le système international est hiérarchique, car une organisation internationale protège les États menacés.
Le système international est anarchique, car aucune autorité ne se trouve au-dessus des États pour les protéger.

Le système international est anarchique, car aucune autorité ne se trouve au-dessus des États pour les protéger.

Explication

Dans cette approche, l’anarchie signifie qu’aucune autorité supérieure aux États ne peut les protéger contre une menace étatique. L’absence d’autorité intérieure, une protection internationale assurée et l’égalité des puissances ne définissent pas cette notion.

21. Quel rapport se trouve au cœur de la géopolitique ?

Le rapport entre l’économie et les institutions.
Le rapport entre la puissance et l’espace.
Le rapport entre les alliances et le commerce international.
Le rapport entre la puissance et la légitimité démocratique.

Le rapport entre la puissance et l’espace.

Explication

Le rapport entre puissance et espace est présenté comme central en géopolitique. L’économie, la légitimité démocratique et le commerce ne remplacent pas ce rapport fondamental.

22. Un petit État estime ne pas pouvoir rivaliser seul avec un voisin puissant. Quelle stratégie décrit la balance of power ?

Éviter les partenariats et maintenir une position diplomatique isolée.
Se placer sous l’autorité du voisin puissant pour éviter toute rivalité.
Accroître seul ses moyens afin d’égaler immédiatement le voisin puissant.
Chercher des alliances avec d’autres petits États ou avec une grande puissance.

Chercher des alliances avec d’autres petits États ou avec une grande puissance.

Explication

La balance of power permet à un État trop faible pour rivaliser seul de rechercher des alliances avec d’autres petits États ou une grande puissance. L’armement autonome, la soumission au rival et l’isolement ne correspondent pas à cette stratégie d’équilibrage.

23. Dans l’approche de Raymond Aron, que désigne la puissance d’une unité politique dans ses relations avec d’autres unités ?

La possibilité de maintenir les volontés à égalité
La quantité de ressources matérielles qu’elle possède
La capacité d’imposer sa volonté aux autres unités
La capacité de coopérer avec les autres unités

La capacité d’imposer sa volonté aux autres unités

Explication

Pour Raymond Aron, la puissance est la capacité d’une unité politique à imposer sa volonté à d’autres unités. La « quantité de ressources » confond puissance et potentiel matériel, la « coopération » renvoie à une autre conception et l’« égalité des volontés » ne décrit pas l’imposition.

24. Quelle idée Thucydide associe-t-il à la puissance dans les rapports entre unités politiques ?

Garantir la victoire grâce à une supériorité matérielle
Faire plier autrui et lui imposer sa domination
Exercer une relation humaine sans chercher à dominer
Obtenir l’adhésion d’autrui par l’attraction

Faire plier autrui et lui imposer sa domination

Explication

Pour Thucydide, la puissance consiste à faire plier autrui et à imposer sa domination. L’« attraction » relève de la puissance douce, la « relation humaine » reprend une distinction associée à Aron et la « victoire garantie » confond puissance et supériorité matérielle.

25. Un analyste décrit un État comme puissant parce qu’il exerce une influence sur un autre dans une crise, plutôt que parce qu’il possède une quantité fixe de ressources. Quelle conception d’Aron applique-t-il ?

La puissance comme coopération entre partenaires
La puissance comme victoire militaire automatique
La puissance comme quantité absolue possédée
La puissance comme relation humaine exercée

La puissance comme relation humaine exercée

Explication

Pour Aron, la puissance n’est pas un absolu que l’on possède, mais une relation humaine que l’on exerce. Le « stock absolu » inverse cette distinction, la « victoire automatique » suppose à tort que les ressources garantissent l’issue, et la « coopération » correspond à une autre conception.

26. Comment Joseph Nye définit-il la puissance dans les situations sociales ?

La capacité d’agir et d’affecter autrui pour obtenir les résultats souhaités
La capacité d’imposer des sanctions pour obtenir l’obéissance d’autrui
La capacité d’attirer autrui sans chercher à obtenir des résultats
La capacité de posséder des ressources pour garantir les résultats souhaités

La capacité d’agir et d’affecter autrui pour obtenir les résultats souhaités

Explication

Pour Nye, la puissance est la capacité d’agir et, dans les situations sociales, d’affecter autrui afin d’obtenir les résultats souhaités. Les « sanctions » réduisent la puissance à la coercition, les « ressources » confondent moyens et capacité d’obtenir des résultats, et l’« attraction sans résultats » écarte la finalité de la définition.

27. Deux États cherchent à réduire le réchauffement climatique en partageant des technologies, car chacun dépend de la contribution de l’autre. Quelle forme de puissance Nye met-il en jeu ?

La puissance « avec » autrui, fondée sur la coopération
La puissance « sur » autrui, fondée sur la contrainte
La puissance « avec » autrui, fondée sur l’attraction
La puissance « sur » autrui, fondée sur l’incitation

La puissance « avec » autrui, fondée sur la coopération

Explication

Nye distingue la puissance coercitive, exercée « sur » autrui, de la puissance fondée sur la coopération, exercée « avec » autrui. La « contrainte » et l’« incitation » relèvent de la logique coercitive du hard power, tandis que l’« attraction » est une composante du soft power.

28. Un gouvernement menace d’imposer des coûts à un autre pour qu’il modifie sa conduite. Quelle forme de hard power décrit cette stratégie ?

L’inducement par l’incitation et les avantages
La fixation de l’agenda par les priorités politiques
L’attraction par l’image et la persuasion
La coercition par les menaces et les pressions

La coercition par les menaces et les pressions

Explication

Dans la typologie de Nye, la coercition du hard power recourt aux menaces et aux pressions, tandis que l’inducement repose sur l’incitation. La « fixation de l’agenda » et l’« attraction » relèvent de mécanismes associés au soft power.

29. Un pays rend certaines priorités politiques centrales dans le débat international et attire des partenaires, sans que cette attraction soit garantie. Quelle conception de la puissance cela illustre-t-il ?

Le soft power, qui construit un avis avec autrui par l’agenda et l’attractivité
Le soft power, qui garantit l’adhésion par une attraction automatique
Le hard power, qui construit un avis avec autrui par la coopération
Le hard power, qui impose un avis par les menaces et les pressions

Le soft power, qui construit un avis avec autrui par l’agenda et l’attractivité

Explication

Le soft power construit un avis « avec » autrui grâce à la fixation des priorités politiques et à l’attractivité, laquelle n’agit pas automatiquement. Les « menaces et pressions » décrivent le hard power, l’« attraction automatique » contredit la réserve de Nye, et la « coopération » n’est pas ici une forme de hard power.

30. Un gouvernement cherche à affaiblir la confiance dans les institutions d’un autre pays en diffusant de la désinformation et en exerçant des pressions. De quelle forme de puissance s’agit-il ?

Du sharp power, forme de hard power fondée sur la subversion et les pressions
Du soft power, fondé sur l’attractivité des valeurs et de la culture
Du hard power militaire, fondé sur le recours direct à la force armée
Du smart power, qui combine hard power et soft power selon la situation

Du sharp power, forme de hard power fondée sur la subversion et les pressions

Explication

Le sharp power est une forme de hard power qui mobilise notamment subversion, intimidation, pressions et désinformation. L’attractivité culturelle renvoie au soft power, la combinaison stratégique au smart power, et la force armée au hard power militaire.

31. Face à une crise diplomatique, un État associe une pression économique à une initiative culturelle attrayante, en adaptant leur dosage aux circonstances. Quelle capacité illustre cette stratégie ?

La capacité de séduire les publics par la culture et les valeurs
La capacité de déstabiliser l’adversaire par la désinformation
La capacité d’imposer ses objectifs par la coercition matérielle
La capacité de combiner hard power et soft power de manière adaptée

La capacité de combiner hard power et soft power de manière adaptée

Explication

Le smart power consiste à combiner hard power et soft power dans des stratégies efficaces et adaptées à la situation. La coercition seule relève du hard power, l’attractivité seule du soft power, et la désinformation de mécanismes associés au sharp power.

32. Une analyse des rivalités du premier quart du XXIe siècle relève des tensions sur l’énergie et les monnaies, la militarisation de l’Asie ainsi que des affrontements entre la Chine et les États-Unis et entre la Russie et l’Occident. Quelle caractérisation rend le mieux compte de cet ensemble ?

Des rivalités surtout commerciales, sans enjeux politiques ou stratégiques
Des rivalités principalement civilisationnelles, distinctes des enjeux matériels
Des rivalités principalement militaires, les autres enjeux restant secondaires
Des rivalités multidimensionnelles, militaires, politiques, économiques et civilisationnelles

Des rivalités multidimensionnelles, militaires, politiques, économiques et civilisationnelles

Explication

Les rivalités mondiales décrites sont militaires, politiques, économiques et civilisationnelles, et comprennent notamment l’énergie, les monnaies et plusieurs affrontements géopolitiques. Les limiter au militaire, au commerce ou au seul civilisationnel laisse de côté des dimensions centrales.

33. Dans la représentation des rivalités mondiales contemporaines, quel espace est présenté comme l’un de leurs principaux champs de bataille ?

L’Asie orientale
L’Indo-Pacifique
L’Europe
L’ensemble de l’Occident

L’Europe

Explication

L’Europe est présentée comme l’un des principaux champs de bataille des rivalités mondiales. L’Asie et l’Indo-Pacifique sont associés à d’autres tensions, tandis que l’Occident désigne un ensemble plus vaste que le lieu indiqué.

34. Un pays mobilise ses ressources diplomatiques pour amener un autre pays à modifier sa décision. Quelle conception de la puissance décrit cette situation ?

Un stock de ressources possédé indépendamment des autres
Une capacité limitée à contraindre par la force militaire
Une mesure absolue de la supériorité matérielle d’un pays
Une capacité exercée dans une relation pour affecter autrui

Une capacité exercée dans une relation pour affecter autrui

Explication

La puissance se définit comme la capacité d’affecter autrui et s’exerce dans une relation plutôt qu’elle ne se possède comme un bien. Le « stock de ressources » confond potentiel et exercice, la « supériorité matérielle » en fait une mesure absolue et la « force militaire » en réduit les formes.

35. Dans un contexte d’interdépendance complexe où entreprises et organisations influencent les décisions internationales, quelle thèse Joseph Nye défend-il sur le rôle de l’État ?

L’État conserve le monopole de l’exercice de la puissance
La puissance relève principalement de la rivalité militaire entre États
Les entreprises détiennent le monopole de la puissance internationale
L’État n’a plus le monopole de l’exercice de la puissance

L’État n’a plus le monopole de l’exercice de la puissance

Explication

Pour Nye, l’interdépendance complexe signifie que l’État ne détient plus le monopole de l’exercice de la puissance. Le « monopole de l’État » nie cette évolution, le « monopole des entreprises » inverse l’idée et la « rivalité militaire » réduit le champ des acteurs et des relations.

36. Pour analyser l’influence d’une organisation dans une négociation internationale, quelle série de questions permet d’examiner les trois dimensions nécessaires ?

Quelle ressource est mobilisée, quelle relation est engagée et quelle légitimité est reconnue ?
Quelle relation est engagée, quel résultat est obtenu et quelle légitimité est reconnue ?
Quelle ressource est mobilisée, quel résultat est obtenu et quelle légitimité est reconnue ?
Quelle ressource est mobilisée, quelle relation est engagée et quel statut juridique est reconnu ?

Quelle ressource est mobilisée, quelle relation est engagée et quelle légitimité est reconnue ?

Explication

L’analyse de la puissance demande d’identifier la ressource mobilisée, la relation engagée et la légitimité reconnue. Le « résultat obtenu » ne remplace pas la relation, le « statut juridique » ne remplace pas la légitimité et la dernière combinaison omet la ressource.

37. Une entreprise fournit une capacité de communication par satellite à un pays en guerre, tandis qu’un État allié finance une partie de l’accès. À qui attribuer la capacité de communication ?

À l’entreprise qui fournit la capacité de communication
À l’entreprise, qui possède alors une puissance supérieure à celle de l’État
À l’État utilisateur, puisque le service est employé dans son conflit
À l’État allié qui finance une partie de l’accès

À l’entreprise qui fournit la capacité de communication

Explication

La capacité de communication relève de l’entreprise qui la fournit, même si un État allié finance une partie de l’accès. Le « financeur » n’est pas le fournisseur, et cette attribution ne prouve pas une « puissance supérieure » de l’entreprise ; l’utilisation du service ne transfère pas non plus la capacité au pays utilisateur.

38. Dans The Future of Power, comment Nye distingue-t-il le transfert de puissance de sa diffusion ?

Le transfert concerne les acteurs non étatiques, tandis que la diffusion reste entre États
Le transfert se fait entre États, tandis que la diffusion va des États vers des acteurs non étatiques
Le transfert va des États vers des acteurs non étatiques, tandis que la diffusion se fait entre États
Le transfert et la diffusion désignent tous deux le déplacement de puissance de l’Ouest vers l’Asie

Le transfert se fait entre États, tandis que la diffusion va des États vers des acteurs non étatiques

Explication

Nye distingue le transfert de puissance entre États, notamment de l’Ouest vers l’Asie, de sa diffusion des États vers des acteurs non étatiques. L’option qui inverse les directions confond les deux processus, tandis que réduire les deux au déplacement vers l’Asie efface la diffusion vers les acteurs non étatiques.

39. Un analyste classe les dimensions de puissance selon l’échiquier à trois niveaux de Nye. Quelle répartition doit-il retenir ?

Militaire multipolaire, économique unipolaire, transnational diffus
Militaire diffus, économique multipolaire, transnational unipolaire
Militaire unipolaire, économique diffus, transnational multipolaire
Militaire unipolaire, économique multipolaire, transnational diffus

Militaire unipolaire, économique multipolaire, transnational diffus

Explication

L’échiquier de Nye associe le militaire à un monde unipolaire, l’économique à un monde multipolaire et le transnational à un espace diffus hors du contrôle des gouvernements. « Militaire multipolaire » et « économique unipolaire » inversent les deux premiers niveaux ; les autres répartitions déplacent à tort le caractère diffus ou unipolaire.

40. Dans The Post-American World, quelle formule Fareed Zakaria emploie-t-il pour caractériser l’évolution de la puissance mondiale ?

« L’échiquier à trois niveaux »
« Le retour d’un monde centré sur les États-Unis »
« Le déclin des États-Unis »
« The rise of the rest »

« The rise of the rest »

Explication

Zakaria décrit la montée des autres puissances par la formule « the rise of the rest », et non comme un déclin des États-Unis. « L’échiquier à trois niveaux » renvoie au cadre de Nye, tandis que le « retour » à un monde centré sur les États-Unis contredit l’idée de dispersion de la puissance.

41. Un groupe de pays affiche une volonté commune de s’opposer à l’Occident et de coopérer économiquement, mais ses membres sont divisés par des rivalités bilatérales. Quelle caractérisation des BRICS convient ?

Une entente économique et une volonté commune, limitées par des rivalités internes
Un groupe sans entente économique, formé uniquement par des rivalités internes
Une alliance politique unifiée, sans volonté commune de s’opposer à l’Occident
Une alliance cohérente dont les rivalités n’affectent pas l’unité politique

Une entente économique et une volonté commune, limitées par des rivalités internes

Explication

Les BRICS partagent une entente économique et une volonté de s’opposer à l’Occident, mais leur cohérence est limitée par des rivalités internes. L’« alliance cohérente » minimise ces divisions, l’absence d’entente économique contredit leur coopération et l’« alliance politique unifiée » efface les limites de leur cohésion.

42. Une puissance en plein essor se rapproche de l’État dominant et rejette l’ordre international établi. Quelle situation correspond à l’explication de la guerre proposée par Organski ?

Une guerre devient plus probable lorsque la puissance montante approche la puissance dominante tout en acceptant l’ordre établi.
Une guerre devient plus probable lorsque la puissance dominante approche une puissance montante et conteste l’ordre établi.
Une guerre devient plus probable lorsque la puissance montante est faible, même si elle accepte l’ordre établi.
Une guerre devient plus probable lorsque la puissance montante approche la puissance dominante et conteste l’ordre établi.

Une guerre devient plus probable lorsque la puissance montante approche la puissance dominante et conteste l’ordre établi.

Explication

Pour Organski, le risque de guerre augmente quand une puissance montante se rapproche de la dominante et se montre insatisfaite de l’ordre établi. La faiblesse isolée néglige la proximité des puissances, l’acceptation de l’ordre écarte l’insatisfaction et l’inversion des rôles déforme le mécanisme.

43. Deux États se disputent le leadership : l’un est dominant, l’autre monte rapidement et approche son niveau. Quel élément explique le risque de guerre dans la distinction proposée par Organski ?

La faiblesse de l’acteur montant, indépendamment de son rapport au dominant.
L’écart croissant entre l’acteur montant et l’acteur dominant.
La supériorité durable de l’acteur dominant, indépendamment de la montée de son rival.
Le rapprochement des niveaux de puissance entre l’acteur montant et l’acteur dominant.

Le rapprochement des niveaux de puissance entre l’acteur montant et l’acteur dominant.

Explication

La distinction d’Organski associe le risque à l’égalité approchante entre puissance montante et puissance dominante, et non à la faiblesse prise isolément. La faiblesse seule confond deux facteurs, la supériorité durable ne décrit pas le rapprochement et l’écart croissant indique l’inverse.

44. Un État perd de l’influence, tandis que plusieurs autres acteurs gagnent chacun une partie de son poids sans qu’un bénéficiaire unique émerge. Comment interpréter cette évolution ?

La puissance perdue peut se disperser entre plusieurs acteurs.
La puissance perdue doit se transférer à un seul acteur bénéficiaire.
La puissance perdue doit renforcer l’acteur déjà dominant.
La puissance perdue peut disparaître sans accroître le poids d’autres acteurs.

La puissance perdue peut se disperser entre plusieurs acteurs.

Explication

La perte de puissance d’un acteur ne se transfère pas nécessairement à un autre : elle peut se disperser entre plusieurs acteurs. Le bénéficiaire unique impose un transfert automatique, la disparition n’est pas la dispersion entre acteurs et le renforcement du dominant suppose un transfert particulier.

45. Deux États disposent de capacités matérielles comparables, mais leurs alliances, leur légitimité et la manière dont les autres les perçoivent diffèrent. Quelle évaluation de leur puissance est la plus juste ?

Les départager en ignorant leurs alliances et les perceptions qu’ils suscitent.
Les départager en s’appuyant principalement sur leur supériorité militaire.
Évaluer aussi leur légitimité, les perceptions qu’ils suscitent et leurs alliances.
Les départager en s’appuyant uniquement sur leurs capacités matérielles.

Évaluer aussi leur légitimité, les perceptions qu’ils suscitent et leurs alliances.

Explication

La puissance dépend des capacités, mais aussi de la légitimité, des perceptions et des alliances. L’évaluation uniquement matérielle néglige ces autres facteurs, la supériorité militaire n’épuise pas la notion de capacités et ignorer alliances et perceptions revient à écarter des composantes de la puissance.

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Quels sont les deux sens de la mondialisation en politique mondiale ?

L’interconnexion croissante des sociétés et l’idéologie associée au capitalisme néolibéral.

Depuis quand l’idéologie néolibérale façonne-t-elle la politique mondiale ?

Depuis la fin des années 1970.

Quel est le périmètre de la politique mondiale par rapport aux relations entre États ?

Elle étudie un champ plus large que les relations entre États.

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