★ À maîtriser
📌 Le philosophe sait qu’il ne sait pas, tandis que l’ignorant ne sait pas qu’il ne sait pas. - Platon
Compléments
La sagesse se cherche, elle ne se possède pas
★ À maîtriser
📌 L’origine historique de la philosophie désigne son lieu et sa date d’apparition, tandis que son origine logique désigne les causes qui déclenchent le questionnement philosophique.
Selon la thèse grecque présentée, la philosophie naît au VIe siècle avant J.-C. à Milet, et Thalès en est le premier philosophe.
Les Milésiens réalisent le passage du mythos au logos en privilégiant la raison plutôt que le mythe pour expliquer le monde.
Selon Karl Jaspers, l’étonnement engendre l’interrogation et la connaissance, le doute suscite l’examen et la certitude, et le bouleversement amène l’homme à s’interroger sur lui-même.
📌 L’étonnement philosophique mobilise la pensée et recherche des explications rationnelles, tandis que l’étonnement mythique s’arrête au merveilleux et invoque des êtres surnaturels.
📌 Le doute méthodique suspend provisoirement le jugement pour parvenir à la vérité, tandis que le doute sceptique doute sans parvenir à une certitude.
Compléments
Dans la thèse grecque, Thalès fait de l’eau le principe du monde, Anaximandre de l’infini et Anaximène de l’air.
Selon Georges James, auteur de L'héritage volé, les Africains ont éduqué les Grecs et les anciens philosophes occidentaux ont repris des doctrines égyptiennes.
Étonnement → interrogation ; doute → examen ; bouleversement → questionnement sur soi
★ À maîtriser
Le mythe est un récit imaginaire, collectif, oral, révélé et invérifiable qui mobilise des êtres surnaturels pour expliquer l’origine des choses.
La religion repose sur la foi et des croyances dogmatiques concernant le divin ou le surnaturel, tandis que la philosophie privilégie une réflexion rationnelle et critique.
La foi et la raison sont deux moyens différents et complémentaires de connaître la vérité, et une foi éclairée par la raison peut éviter le fanatisme et l’intolérance.
La science est un ensemble de connaissances et de recherches méthodiques visant à découvrir les lois des phénomènes.
La démarche scientifique va de l’observation des faits à la découverte de lois universelles en passant par la formulation d’hypothèses et leur vérification.
📌 La science vise des résultats impersonnels, objectifs et universels, tandis que la philosophie produit des réflexions marquées par leur auteur et leur époque.
Compléments
Karl Marx qualifie la religion d’« opium du peuple », car elle illusionnerait l’homme et l’aiderait à supporter les injustices.
Jusqu’au XVIIe siècle, la philosophie et la science n’étaient pas séparées, et les premiers philosophes étaient aussi des savants.
Mythe et religion s’appuient sur le surnaturel ou la foi ; la philosophie examine par la raison critique
★ À maîtriser
📌 Pour Platon, les valeurs existent en soi dans le monde intelligible et les valeurs sensibles en sont des copies imparfaites, tandis que Protagoras considère les valeurs comme relatives à l’être humain.
📌 Pour les épicuriens, l’homme fait le bien par calcul d’intérêt et recherche du plaisir ou du bonheur, tandis que Rousseau considère qu’il le fait naturellement parce qu’il naît bon et libre.
Compléments
Andronicos de Rhodes a inventé le mot « métaphysique ».
Aristote considère la métaphysique comme la « philosophie première », car elle étudie le premier moteur, les premiers principes et l’être en tant qu’être.
📌 Pour les matérialistes, la métaphysique n’est pas une science parce qu’elle ne repose pas sur l’observation, tandis que les empiristes lui reprochent de ne pas se fonder sur l’expérimentation.
Descartes en fait la racine du savoir ; Kant en limite la portée connaissable
★ À maîtriser
📌 Pour Sartre, l’existence précède l’essence : l’homme existe d’abord et se définit ensuite, contrairement à l’animal présenté comme doté d’une nature fixe.
📌 La philosophie est à la fois théorique, car elle exerce l’esprit et satisfait la curiosité intellectuelle, et pratique, car elle oriente la conduite et la manière de vivre.
L’épicurisme enseigne que le bonheur s’atteint en poursuivant les désirs naturels et nécessaires et en se détournant des désirs non naturels et non nécessaires ainsi que des désirs naturels mais non nécessaires. - Epicure
Le stoïcisme recommande l’indifférence devant ce qui affecte la sensibilité, comme la maladie ou la perte d’un proche, afin d’atteindre l’ataraxie, définie comme la paix de l’âme et l’absence de trouble. - Zénon de Cittium, Epictète, Marc Aurèle
Le progrès des sciences et des techniques ne met pas fin à la réflexion philosophique, qui examine notamment les problèmes provoqués par les progrès technoscientifiques, comme l’euthanasie et la transvaluation sexuelle.
Compléments
Pascal décrit l’homme comme un « roseau pensant », soulignant la place déterminante de la pensée humaine.
Selon Paul Sivadon, l’homme se distingue de l’animal parce qu’il naît prématuré et que sa personnalité s’élabore après la naissance.
Hegel écrit que « ce n’est qu’au début du crépuscule que la chouette de Minerve prend son envol », image d’une philosophie qui vient après les événements plutôt que dans la précipitation.
Socrate affirme que « la philosophie ne vaut que lorsqu’elle est vécue », ce qui présente la réflexion philosophique comme un art de vivre.
André Comte-Sponville définit la philosophie comme une activité discursive ayant la vie pour objet, la raison pour moyen et le bonheur pour but.
La philosophie réfléchit théoriquement, puis oriente pratiquement la conduite.
★ À maîtriser
📌 Le naturel désigne ce qui est inné et biologique chez l’homme, tandis que la culture désigne ce qui est acquis par l’apprentissage et l’éducation, comme les langues, les coutumes et les techniques.
Selon Edgard Morin, « tout acte humain est à la fois totalement biologique et totalement culturel », ce qui souligne l’inséparabilité de la nature et de la culture chez l’homme.
L’animal s’adapte à la nature et obéit à ses instincts, tandis que l’homme transforme son environnement et modifie sa nature par la culture.
La culture est universelle parce que toutes les sociétés en possèdent une, mais elle est relative parce qu’elle varie selon les sociétés, les époques et les individus.
La diversité culturelle peut provoquer repli sur soi, jugements négatifs et ethnocentrisme, mais elle peut aussi favoriser le rapprochement, l’ouverture et le dialogue entre les cultures.
Compléments
La culture est un héritage social caractérisé par la diversité et la relativité, alors que le naturel est présenté comme héréditaire, nécessaire et universel.
Les cas des enfants sauvages Amala et Kamala, étudiés par Manson, sont présentés comme montrant que la culture fait passer l’être humain de l’animalité à l’humanité.
Les exemples d’universaux culturels cités sont :
Selon Claude Lévi-Strauss, « aucune culture n’est absolument bonne, mais aucune n’est foncièrement mauvaise », ce qui soutient le respect et la tolérance entre cultures.
L’inné relève de la nature ; l’acquis relève de la culture, mais les deux s’entrelacent.
★ À maîtriser
Aristote et Marx considèrent la société comme antérieure à l’individu, tandis que Rousseau et Hobbes font de l’individu l’antérieur et présentent la société comme issue d’un contrat social.
La société façonne l’homme par la socialisation, mais l’individu peut aussi construire librement sa personnalité et devenir ce qu’il choisit.
Un comportement normal est conforme aux normes de la société, tandis qu’un comportement anormal ne leur est pas conforme.
Compléments
📌 Le marginal est incapable de se conformer aux normes sociales et vit en marge de la société, tandis que le déviant refuse volontairement les normes reconnues et peut promouvoir de nouvelles valeurs.
📌 La déviance positive combat des normes jugées mauvaises et propose des idéaux de progrès, tandis que les formes de déviance qualifiées de négatives dans le cours sont présentées comme sapant les principes moraux ou religieux.
★ À maîtriser
📌 La conscience psychologique informe l’homme sur sa vie intérieure et le monde extérieur, tandis que la conscience morale distingue le bien du mal et juge ses actions.
📌 La conscience psychologique immédiate connaît directement une sensation ou une perception, tandis que la conscience réfléchie exige un retour de la pensée sur elle-même.
📌 Pour les phénoménologues, la conscience n’est pas autonome et repliée sur elle-même : elle est intentionnelle, c’est-à-dire toujours ouverte au monde et dirigée vers quelque chose.
Pour Freud, « le moi n’est pas maître dans sa propre maison » : des processus inconscients déterminent une partie de la vie psychique et échappent au contrôle conscient.
Les manifestations de l’inconscient mentionnées sont (Freud) :
Le ça est la partie inconsciente et animale de l’appareil psychique, composée de désirs inconscients et de pulsions sexuelles, et soumise au principe de plaisir.
Pour Sartre, invoquer l’inconscient afin de justifier ses actes relève de la « mauvaise foi » ou de la lâcheté, car l’être humain est libre et responsable.
Compléments
Rousseau décrit la conscience morale comme un « juge infaillible du bien et du mal » qui rend l’homme semblable à Dieu.
Husserl affirme que « toute conscience est conscience de quelque chose », exprimant l’intentionnalité de la conscience.
Pour Sartre, autrui est le médiateur indispensable entre le sujet et lui-même, car le regard et les jugements d’autrui contribuent à la connaissance de soi. - L’Etre et Le Néant
Freud écrit que « le rêve est la voie royale qui mène vers l’inconscient ».
Descartes affirme la souveraineté consciente ; Freud révèle les déterminations inconscientes.
★ À maîtriser
📌 Chez Descartes, le libre arbitre repose sur une connaissance claire, tandis que la liberté d’indifférence est le plus bas degré de la liberté et ne constitue pas un choix responsable et clair.
Sartre affirme que « l’homme est condamné à être libre », car l’homme a toujours le choix et en est responsable.
Pour les stoïciens, la liberté consiste à accepter le destin et à distinguer ce qui dépend de nous, comme nos pensées et nos désirs, de ce qui n’en dépend pas, comme la vie, la mort, la maladie et la vieillesse.
Compléments
Descartes affirme que « la volonté et la liberté ne sont qu’une même chose, ou plutôt qu’il n’y a point de différence entre ce qui est volontaire et ce qui est libre ».
Le déterminisme psychologique explique que les décisions, les désirs et les pensées de l’être humain sont influencés par l’inconscient, notamment le ça ou le surmoi.
Pour Spinoza, « l’homme n’est pas un empire dans un empire », ce qui signifie qu’il n’est pas un être totalement libre et que le libre arbitre est une illusion. - Baruch Spinoza
La liberté est présentée comme une conquête qui suppose l’effort, le travail et parfois le sacrifice.
Le libre arbitre choisit, le fatalisme subit
★ À maîtriser
La force de l’État est présentée comme légitime lorsqu’elle est réglementée par le droit et vise la sauvegarde de l’ordre public et de l’intérêt général.
Pour Hobbes, l’État doit disposer d’un pouvoir illimité et les individus doivent lui transférer leurs droits et leur liberté naturelle afin d’assurer la sécurité.
Pour Rousseau, l’État juste garantit la liberté et la sécurité des citoyens en s’appuyant sur des lois établies par la volonté générale du peuple.
Compléments
Rousseau affirme que « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté », et que la liberté civile suppose le respect des lois.
Pour Montesquieu, la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire permet au pouvoir d’arrêter le pouvoir, et la liberté est le droit de faire ce que les lois permettent.
Pour les anarchistes, toute autorité et toute obéissance menacent la liberté, si bien que l’État doit être supprimé.
Pour les marxistes, l’État sert d’instrument à la classe bourgeoise pour dominer les prolétaires, et une révolution prolétarienne doit le remplacer par une société communiste sans État.
Hobbes renforce l’État, Rousseau veut qu’il garantisse la liberté
★ À maîtriser
📌 Nietzsche présente la science comme issue des savoirs préscientifiques qui l’ont précédée, tandis que Bachelard soutient qu’elle doit rompre avec eux lorsqu’ils constituent des obstacles épistémologiques.
📌 Dans les sciences expérimentales, la vérité correspond à l’adéquation de la pensée avec la réalité, dans les sciences logico-formelles à la cohérence, et dans les sciences sociales à un consensus.
📌 L’induction généralise à partir d’observations particulières, tandis que Popper préconise de tenter de réfuter les conclusions en recherchant des contre-exemples. - Karl Popper
📌 La science vise principalement la connaissance théorique, tandis que la technique est un savoir-faire pratique qui agit sur les choses pour produire quelque chose d’utile.
Compléments
Pour Bachelard, la science est « une conquête tardive de l’esprit humain ».
Les sciences expérimentales suivent généralement l’observation, la formulation d’une hypothèse et sa vérification, à l’exception de l’astronomie.
Les sciences humaines étudient l’être humain, ses comportements et ses productions intellectuelles et sociales, mais leur objectivité est problématique parce que l’homme y étudie l’homme.
Pour Léna Soler, une théorie est vraie dans les sciences sociales si les membres d’une communauté déterminée s’accordent à la juger vraie, mais un consensus ne garantit pas infailliblement la vérité.
Pour Bachelard, la science progresse en rectifiant ses erreurs et constitue une « erreur rectifiée ».
La science et la technique sont devenues étroitement liées, et la technique constitue aujourd’hui une application des connaissances scientifiques.
La technoscience améliore la vie et contribue au recul de l’ignorance, mais elle soulève aussi des problèmes éthiques et philosophiques liés notamment à la procréation artificielle, à l’avortement thérapeutique, à l’euthanasie et au clonage.
La cohérence formelle ne garantit pas la vérité matérielle
★ À maîtriser
📌 L’art vise principalement le plaisir esthétique, tandis que l’artisanat produit des œuvres utiles ou décoratives par un savoir-faire souvent manuel.
📌 L’art vise principalement la beauté, tandis que la technique produit selon un plan déterminé des œuvres dont l’utilité prime sur la beauté.
Compléments
Une œuvre d’art est créée pour plaire ou toucher la sensibilité, elle est désintéressée, originale et ne suit pas nécessairement un plan prédéterminé.
Dans son sens large, de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle, le mot art désignait toute activité ou création humaine et s’opposait aux œuvres de la nature.
Kant décrit l’artiste comme « une créature dotée de pouvoir surnaturel », selon une conception du génie comme don ou inspiration dépassant la raison.
L’art vise le beau, l’artisanat et la technique visent l’utile
★ À maîtriser
La critique de l’idée de génie soutient que l’artiste le devient par l’apprentissage et la formation plutôt que de naître artiste sous l’effet d’une inspiration mystérieuse.
La beauté naturelle se trouve dans la nature sans être créée par l’homme, tandis que la beauté artistique relève d’une création humaine issue de l’intelligence ou de l’imagination créatrice.
La conception objective du beau situe la beauté dans les choses, notamment dans leur harmonie, leur perfection, leur équilibre ou leur symétrie, et la présente comme universellement appréciable.
La conception subjective du beau fait dépendre la beauté du sentiment de plaisir et de la manière de voir propres à chaque individu, si bien qu’un même objet peut sembler beau à certains et laid à d’autres.
Compléments
📌 L’expérience artistique repose sur le génie ou l’imagination plutôt que sur la raison ou l’apprentissage.
L’existence de professeurs d’art ou de musique et d’écoles de formation artistique sert à contester l’idée que l’artiste est un génie sans apprentissage.
Selon Nietzsche, l’artiste « rejette, choisit et combine », ce qui rattache l’expérience artistique à un long travail plutôt qu’à un don mystérieux.
Une fleur et un visage sont des exemples de beauté naturelle, tandis que la musique et la poésie sont des exemples de beauté artistique.
Selon David Hume, la beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses, mais existe dans l’esprit qui les contemple, chaque esprit percevant une beauté différente.
Beauté dans l’objet chez les objectivistes, dans l’esprit chez Hume
★ À maîtriser
La conception imitative de l’art le définit comme une reproduction ou une copie de la nature et de la réalité.
Pour Platon et Aristote, l’art est imitation, mais Aristote lui attribue la capacité de procurer plaisir et connaissance, tandis que Platon considère l’imitation comme un mensonge qui éloigne de la réalité.
La conception créatrice de l’art le présente comme une création libre qui modifie ou transfigure le réel au lieu de le copier simplement.
La fonction esthétique vise la beauté de l’œuvre sans fin pratique ou extérieure à l’art, tandis que la fonction éducative transmet des valeurs ou sensibilise la société.
Compléments
De l’Antiquité à la Renaissance, peintres, poètes et musiciens étaient considérés comme des imitateurs de la nature, qu’ils copiaient pour immortaliser les événements et les beautés naturelles.
Pour Platon, l’art imitatif éloigne de la réalité du monde sensible et menace l’éducation des enfants, ce qui justifie selon lui l’exclusion des artistes de la cité idéale.
Selon Eugène Delacroix, la nature n’est jamais copiée servilement sans recourir à l’imagination de l’artiste, qui lui ajoute une touche personnelle.
Selon Kant, l’art n’est pas la représentation d’une belle chose, mais la belle représentation d’une chose.
Selon Freud, l’art permet à l’homme de réaliser ses désirs inconscients et sa libido en les sublimant.
Kant caractérise la fonction esthétique de l’art par une « finalité sans fin », et Théophile Gautier affirme que ce qui est utile est laid.
La fonction éducative de l’art apparaît notamment dans le théâtre et la comédie, qui peuvent inculquer des valeurs ou sensibiliser la société.
★ À maîtriser
Socrate distingue les anciennes calomnies, qui le présentent comme un sophiste étudiant les phénomènes célestes et souterrains, des accusations récentes de Mélétos, qui lui reprochent de corrompre la jeunesse et de ne pas honorer les dieux de la cité.
Pour Socrate, le problème des prétendus sages n’est pas leur ignorance, mais leur ignorance de leur propre ignorance.
Pour Rousseau, la force ne fonde pas le droit et aucune autorité naturelle ne donne à un homme un pouvoir légitime sur un autre ; l’autorité légitime vient d’une convention ou d’un pacte social. - Du contrat social, 1762
La souveraineté est inaliénable, car elle ne peut être retirée au peuple, et indivisible, car elle ne peut être partagée. - Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762
Compléments
Les trois discours de l’Apologie sont :
Socrate explique les calomnies par l’oracle de Delphes, qui l’avait proclamé le plus sage des hommes, et par son enquête auprès des hommes d’État, des poètes et des artisans.
Socrate reproche à Mélétos de prétendre que tout le monde améliore la jeunesse et que lui seul la corrompt, et de soutenir simultanément qu’il croit aux démons mais pas aux dieux.
Après sa condamnation, Socrate demande à être nourri au prytanée plutôt que de proposer une peine, estimant mériter des récompenses.
Socrate est condamné à mort après un second vote des juges, dont la majorité est plus forte que lors du premier vote.
📌 Socrate présente la mort comme un bien pouvant être un long sommeil sans rêve ou un passage vers un autre lieu.
Pour Rousseau, la société naturelle la plus ancienne et la seule est la famille. - Du contrat social, 1762
Dans la souveraineté populaire de Rousseau, le peuple est à la fois l’auteur et le sujet des lois. - Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762
📌 Selon Rousseau, le peuple veut son bien sans toujours le voir, et de mauvaises influences peuvent le tromper et détourner la souveraineté de l’intérêt général. - Du contrat social, 1762
★ À maîtriser
Le principe de raison suffisante affirme que tout a une raison, un sens ou une cause et fonde l’idée que la raison peut expliquer toute la réalité.
Selon Kant, la raison humaine ne connaît que les phénomènes, et non les noumènes.
L’esprit critique s’oppose au dogmatisme en remettant les idées en question et s’éloigne du scepticisme lorsqu’il utilise le doute comme moyen de rechercher la vérité plutôt que comme fin en soi.
Définir la philosophie comme réflexion personnelle ne signifie pas nécessairement qu’elle ne s’apprend pas : penser par soi-même ne consiste pas à tout inventer, car la réflexion philosophique s’appuie aussi sur des concepts, une tradition et un vocabulaire à apprendre.
Compléments
Leibniz exprime le principe de raison suffisante par la formule « rien n’est sans raison ».
Pascal souligne que le cœur possède des raisons que la raison ignore, ce qui marque les limites de la raison dans le domaine de la foi.
Mounier caractérise le scepticisme comme un « doute passionné et sans repos ».
Le doute conduit Descartes à la certitude du cogito et Copernic et Galilée à la conclusion de l’héliocentrisme.
Jacqueline Russ affirme que le futur philosophe doit d’abord se mettre à l’écoute des grandes œuvres.
Selon Kant, on ne peut pas apprendre une philosophie toute faite, mais on peut apprendre à philosopher. - Emmanuel Kant
Sartre affirme qu’il n’y a pas une philosophie unique, mais des philosophies.
Roger-Paul Droit compare la pensée à des actes comme respirer, manger ou dormir, que personne ne peut accomplir à la place d’un autre.
★ À maîtriser
La philosophie est un exercice personnel de la pensée, mais cette réflexion exige l’apprentissage de l’histoire et des systèmes philosophiques existants.
Penser par soi-même ne signifie pas tout inventer : selon Roger Paul-Droit, il s’agit de s’emparer des idées existantes, de les éprouver et de retenir celles qui paraissent les plus convaincantes et les plus proches de la vérité.
📌 Le doute excessif suspend définitivement le jugement, conduit à l’indécision et immobilise la pensée, tandis que réfléchir consiste à examiner et à penser pour prendre une décision.
L’excès de croyance dispense de réfléchir en conduisant à la crédulité, définie comme une adhésion sans comprendre pourquoi l’on croit.
Une réflexion véritable prend le doute méthodique comme point de départ et aboutit à une croyance modérée, c’est-à-dire à un assentiment donné après examen.
Compléments
Hegel affirme qu’il est nécessaire de faire de nouveau de la philosophie une affaire sérieuse, ce qui implique de l’apprendre.
Les sceptiques pyrrhoniens prônent l’épochè, c’est-à-dire la suspension définitive du jugement, parce qu’ils estiment que la vérité est inaccessible à l’homme.
Selon Karl Jaspers, le doute au sujet de ce que l’on croit connaître engendre l’examen et la certitude.
Le doute excessif suspend le jugement ; le doute méthodique ouvre l’examen.
★ À maîtriser
📌 Le jugement de goût est subjectif et relatif, car les individus, les sociétés et les époques peuvent juger différemment une même œuvre d’art.
Compléments
Les critiques d’art et les commissaires d’exposition peuvent défendre la beauté ou les qualités esthétiques d’une œuvre en s’appuyant sur des critères précis.
La Joconde de Léonard de Vinci et Guernica de Pablo Picasso sont données comme des œuvres dont la beauté peut être expliquée à une personne ayant une culture artistique.
Le goût varie selon les esprits, mais les critères esthétiques peuvent soutenir un jugement partagé.
| Approche | Fondement de l’action |
|---|---|
| Épicuriens | Calcul d’intérêt, plaisir ou bonheur |
| Rousseau | Nature bonne et libre de l’homme |
| Kant | Devoir désintéressé et impératif catégorique |
| Conception | Statut des valeurs |
|---|---|
| Platon | Universelles, existant en soi dans le monde intelligible |
| Protagoras | Relatives et créées par l’être humain |
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Pourquoi la philosophie est-elle difficile à définir universellement ?
Sa conception, son objet, ses méthodes et sa valeur varient selon les philosophes et les époques.
Quelle différence distingue l’origine historique de l’origine logique de la philosophie ?
L’origine historique situe son apparition, tandis que l’origine logique désigne les causes du questionnement philosophique.
À quels lieu et siècle la thèse grecque situe-t-elle la naissance de la philosophie ?
À Milet, au VIe siècle avant J.-C.
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