Fiche de révision : Histoire &Géographie

Plan du Cours

  1. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale
  2. Les règlements du conflit et l’ONU
  3. La naissance et les crises de la guerre froide
  4. Détente et fin de la guerre froide
  5. Chine et décolonisation
  6. Partition de l’Inde et guerre d’Indochine
  7. Indépendances en Algérie et Afrique noire
  8. Communauté franco-africaine et indépendance
  9. Luttes et indépendances en Guinée-Bissau
  10. Guerres et indépendance de l’Angola
  11. Religions traditionnelles négro-africaines
  12. Population et intégration nord-américaines
  13. Modèles économiques américain et allemand
  14. Émergence asiatique et modèle japonais
  15. La voie chinoise de développement
  16. Les défis du développement africain
  17. La question de l’eau au Sénégal
  18. Problèmes économiques et politiques sénégalaises

Repères chronologiques

  1. 28 novembre au 1er décembre 1943La conférence de Téhéran réunit Roosevelt, Churchill et Staline et retient le principe d’un débarquement allié en mai 1944 ainsi que celui d’une organisation internationale après la guerre.
  2. 4 au 11 février 1945La conférence de Yalta confirme les élections libres dans l’Europe libérée, le partage de l’Allemagne en quatre zones d’occupation et le projet de création de l’ONU.
  3. 17 juillet au 2 août 1945La conférence de Potsdam confirme la démilitarisation et la dénazification de l’Allemagne ainsi que le jugement des criminels de guerre.
  4. 18 octobre 1945Le tribunal de Nuremberg est convoqué pour juger les chefs nazis considérés comme criminels de guerre.
  5. 12 mars 1947Truman annonce une aide économique et financière aux pays européens, notamment à la Grèce et à la Turquie, afin d’empêcher la propagation du communisme ; cette politique est appelée containment ou endiguement.
  6. 5 juin 1947Le général Marshall propose à Harvard une aide économique aux pays européens qui la demanderaient ; les pays d’Europe occidentale l’acceptent, tandis que l’URSS et ses alliés la rejettent. - Plan Marshall, 1947
  7. septembre 1947La doctrine Jdanov présente le monde comme divisé en un camp américain impérialiste et antidémocratique et un camp soviétique anti-impérialiste.
  8. 27 juillet 1953L’armistice de Pan Mun Jom met fin à la guerre de Corée et consacre la partition de la péninsule en deux États indépendants autour du 38e parallèle.
  9. 13 août 1961Khrouchtchev ordonne la construction du mur de Berlin afin d’arrêter l’exode des habitants de la RDA vers la RFA.
  10. 14 octobre 1962Un avion américain U2 photographie à Cuba des rampes de lancement de missiles nucléaires à moyenne portée capables d’atteindre le territoire américain.

1. Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale

★ À maîtriser

  • La Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1945, a causé environ 50 millions de morts, soit un bilan presque cinq fois plus lourd que celui de la Première Guerre mondiale.

  • Les pertes civiles comprennent 10 millions de morts en URSS, 10 millions en Chine, 5,5 millions en Pologne, 2,5 millions en Allemagne et 1,2 million en Yougoslavie.

  • Le nazisme a massacré 10 millions de personnes, dont plus de 5 millions de Juifs tués dans les ghettos et les camps de concentration.

  • Les dommages de guerre sont évalués à 2 000 milliards de dollars, tandis que les destructions paralysent les échanges et la production et prolongent les pénuries alimentaires.

  • La production industrielle des États-Unis a doublé entre 1939 et 1945, et le pays détenait 75 % du stock mondial d’or à la fin de la guerre.

📌 La guerre affaiblit politiquement l’Europe et favorise l’affirmation des mouvements indépendantistes coloniaux, tandis que les États-Unis et l’URSS émergent comme les deux grandes puissances victorieuses.

Compléments

  • Les pertes totales les plus élevées du tableau sont celles de l’URSS, avec 20 millions de morts, de la Chine, avec 13,5 millions, et de l’Allemagne et de la Pologne, avec 6 millions chacune. - Edition Belin, Histoire – Géographie, classe de première, 1994

  • Près de 30 millions de personnes erraient à travers l’Europe en 1945, tandis que l’espérance de vie avait baissé de 8 ans en France.

  • La découverte des crimes nazis et l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki provoquent un choc moral et interrogent l’humanité sur sa capacité à se détruire.

2. Les règlements du conflit et l’ONU

★ À maîtriser

  • À Potsdam, les réparations allemandes sont fixées à 20 milliards de dollars et la frontière de l’Allemagne avec la Pologne est déplacée vers l’ouest, amputant environ 25 % de son territoire.

  • La création de l’ONU résulte d’un processus engagé en 1941 : la Charte de l’Atlantique formule l’idée de sécurité collective, l’expression « Nations Unies » est utilisée en 1942, le projet est élaboré à Dumbarton Oaks en 1944, approuvé à Yalta en février 1945 et adopté à San Francisco le 26 juin 1945.

  • Les principes de l’ONU comprennent l’égalité entre les États, la liberté et la souveraineté des peuples ainsi que le droit des peuples à l’autodétermination par des élections libres et démocratiques.

  • L’ONU vise principalement à préserver la paix et la sécurité collective, et à renforcer la solidarité et la coopération entre les peuples et les États, notamment contre la pauvreté et les inégalités sociales.

  • L’Assemblée générale réunit tous les États membres selon le principe « un pays, une voix », tandis que le Conseil de sécurité compte 15 membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto, et prend les décisions relatives à la paix et à la sécurité.

📌 Le bilan de l’ONU est jugé mitigé : elle a soutenu les indépendances, la coopération internationale et la prévention d’une troisième guerre mondiale, mais le droit de veto et les rivalités entre puissances entravent ses décisions et son action pour la paix.

Compléments

  • Les conférences de Téhéran, Yalta, Potsdam et Paris fixent les principaux règlements du conflit par des décisions prises par les vainqueurs.

  • À Yalta, l’URSS s’engage à entrer en guerre contre le Japon dans les trois mois suivant la défaite allemande et doit recevoir en échange Sakhaline et les îles Kouriles.

  • Les traités de paix signés à Paris en février 1947 avec la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie et l’Italie renforcent les gains territoriaux de l’URSS.

  • En Asie, le Japon perd ses conquêtes depuis le XIXe siècle, la Corée est partagée au 38e parallèle entre zones soviétique au nord et américaine au sud, et l’Italie perd ses colonies d’Afrique orientale.

  • Le Secrétariat général exécute les décisions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité ; il comprend un secrétaire général et huit adjoints.

  • Le Conseil économique et social comprend 54 membres élus pour trois ans, tandis que la Cour internationale de Justice comprend 15 juges élus pour neuf ans et rend des arrêts sur les litiges internationaux qui lui sont soumis ainsi que des avis consultatifs sur des questions juridiques.

  • Les principales institutions spécialisées citées sont :

    • l’OMS pour la santé
    • l’UNESCO pour l’éducation
    • l’UNICEF pour l’enfance
    • la FAO pour l’alimentation et la nutrition
    • le PAM pour l’alimentation et la nutrition
    • l’OIT pour l’emploi
    • la Croix-Rouge pour le secourisme

3. La naissance et les crises de la guerre froide

Notions clés & Définitions

  • Guerre froide : Walter Lippmann, 1947 - Période de tensions durant laquelle les États-Unis et l’URSS organisent des blocs et s’affrontent par États interposés, sans affrontement direct entre eux.

★ À maîtriser

  • Le discours du « rideau de fer », prononcé par Churchill le 15 mars 1946, dénonce l’expansion soviétique et la menace communiste.

  • Le blocus de Berlin commence le 23 juin 1948 après l’introduction du Deutsche Mark dans les zones occidentales ; les Occidentaux ravitaillent Berlin-Ouest par un pont aérien et Staline lève le blocus le 12 mai 1949.

  • L’URSS met fin au monopole nucléaire américain en se dotant de la bombe A en 1949 puis de la bombe H en 1953 ; l’équilibre de la terreur désigne la dissuasion réciproque fondée sur la menace d’une destruction mutuelle.

  • Après la révolution cubaine de janvier 1959, le régime de Fidel Castro démantèle les latifundia, signe un accord commercial avec l’URSS en mai 1960, puis subit un embargo américain en octobre 1960 et la rupture des relations diplomatiques le 2 janvier 1961.

  • En septembre 1962, Moscou annonce que toute attaque contre Cuba provoquerait une riposte nucléaire.

  • Le 22 octobre 1962, Kennedy choisit le blocus maritime de Cuba plutôt que l’inaction ou le bombardement des rampes, afin de laisser à Khrouchtchev le choix entre l’escalade et la négociation.

Compléments

  • Le plan Marshall apporte 13 milliards de dollars à 16 États d’Europe occidentale entre 1947 et 1951, dont 11 milliards sous forme de dons.

  • Les alliances occidentales comprennent l’OECE, créée en 1948, l’OTAN, créée en 1949, l’ANZUS, créé en 1951, et l’OTASE, créée en 1954 ; la CIA est fondée en 1947.

  • Le bloc de l’Est s’organise autour du Kominform, créé en 1947, du CAEM pour coordonner les économies des démocraties populaires, du pacte de Varsovie créé en mai 1955 et du KGB, créé le 13 mars 1954.

Astuce mémo

L’Ouest endigue le communisme ; l’Est dénonce l’impérialisme américain.

4. Détente et fin de la guerre froide

Notions clés & Définitions

  • Détente : Période d’accalmie entre les deux blocs, marquée par la signature de nombreux accords politiques et militaires et dont le prolongement contribue à la fin de la guerre froide.
  • Perestroïka : Programme de réformes lancé par Gorbatchev en 1985 pour limiter les dépenses militaires et dégager des moyens pour moderniser l’économie soviétique.

★ À maîtriser

  • Dans le bloc occidental, De Gaulle affirme l’indépendance de la France face aux États-Unis, dote le pays d’une force nucléaire et le retire du commandement intégré de l’OTAN en 1966.

  • La guerre du Vietnam et son impopularité aux États-Unis poussent l’administration Nixon à chercher une nouvelle politique extérieure fondée sur la détente Est-Ouest.

  • Les accords SALT I sont signés à Moscou en 1972 et visent à limiter les vecteurs lanceurs d’armes atomiques.

  • En 1975, la conférence d’Helsinki réunit 35 États qui s’engagent à maintenir le statu quo politique en Europe et à respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

  • La guerre fraîche de 1975 à 1985 est relancée par les tensions internationales et la reprise de la course aux armements entre les deux blocs.

📌 Les Soviétiques déploient des missiles SS20 d’une portée de 4 500 km, tandis que les États-Unis installent en Europe des Pershing II d’une portée d’environ 1 800 km et des missiles de croisière d’une portée d’environ 2 500 km.

  • Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, le mur de Berlin est démoli.

  • Le 25 décembre 1991, Gorbatchev démissionne et signe l’acte de décès de l’URSS et de la guerre froide.

Compléments

  • En 1964, la Chine fait exploser sa première bombe atomique sans l’aide soviétique.

  • En août 1968, les troupes du Pacte de Varsovie répriment violemment la voie libérale d’Alexander Dubček en Tchécoslovaquie, événement appelé le printemps de Prague.

  • Le coût de la course aux armements freine le développement économique et social soviétique, ce qui incite l’URSS à rechercher la détente.

  • L’abandon de l’embargo économique américain de 1949 s’accompagne d’une progression de 500 % des échanges Est-Ouest.

  • En 1973 à Washington et en 1974 à Moscou, Nixon et Brejnev signent des accords de coopération technique ainsi qu’un accord sur la prévention de la guerre nucléaire en 1973 et un traité limitant les essais nucléaires souterrains en 1974.

  • En 1973, les deux Allemagnes se reconnaissent mutuellement et sont admises à l’ONU, dans le contexte de l’Ostpolitik engagée par Willy Brandt en 1972.

Astuce mémo

Détente puis guerre fraîche

5. Chine et décolonisation

★ À maîtriser

  • Le 1er octobre 1949, Mao proclame à Pékin la République populaire de Chine après la victoire communiste dans la guerre civile commencée en 1927; les nationalistes vaincus se retirent à Taiwan.

  • Le premier plan quinquennal chinois, adopté en 1953, privilégie l’industrie, qui reçoit 58,2 % des investissements, contre 7,6 % pour l’agriculture.

  • Le grand bond en avant, lancé en 1958, regroupe les coopératives agricoles en 26 000 communes populaires qui réunissent les activités économiques et administratives.

  • La famine provoquée par la catastrophe économique de 1959 à 1961 fait entre 15 et 30 millions de morts en Chine.

  • La révolution culturelle de 1965 à 1969 est une campagne idéologique contre les vieilles coutumes et une lutte pour le pouvoir entre révolutionnaires maoïstes et réformateurs.

  • Après l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, la Chine engage des réformes économiques et sociales orientées vers le socialisme de marché.

  • Les quatre modernisations concernent :

    • l’agriculture
    • l’industrie
    • les sciences et techniques
    • l’armée
  • En mai-juin 1989, l’armée chinoise réprime violemment les manifestations étudiantes de la place Tian’anmen qui réclament la liberté et la démocratie.

📌 La décolonisation pacifique s’obtient par négociation entre la métropole et la colonie, tandis que la décolonisation violente résulte d’une guerre de libération nationale.

  • La Seconde Guerre mondiale affaiblit le prestige des métropoles européennes, met en cause le mythe de l’invincibilité blanche et favorise la naissance de mouvements de libération nationale.

  • Les États-Unis et l’URSS soutiennent l’émancipation des colonies après la Seconde Guerre mondiale, tandis que l’ONU défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et sert de tribune anticolonialiste.

  • Le parti du Congrès réclame l’indépendance de l’Inde, tandis que la Ligue musulmane refuse une fédération dominée par les hindous et demande en 1940 l’indépendance des régions majoritairement musulmanes.

  • En août 1920, Gandhi lance une campagne de non-coopération et de désobéissance civile fondée sur le refus des fonctions administratives et électives, des institutions anglaises et des produits anglais.

Compléments

  • La réforme agraire du 28 juin 1950 redistribue 47 millions d’hectares à 300 millions de paysans chinois.

  • La loi chinoise sur le mariage de 1950 vise à émanciper les femmes du système patriarcal.

  • À la fin de 1956, environ 120 millions de familles paysannes chinoises sont organisées en coopératives.

6. Partition de l’Inde et guerre d’Indochine

★ À maîtriser

📌 La Ligue musulmane dirigée par Ali Jinnah réclame deux États, l’un musulman et l’autre hindou, tandis que le Congrès dirigé par Nehru et Gandhi défend l’unité indienne.

  • Le 15 août 1947, le Pakistan et l’Union indienne deviennent indépendants ; le Pakistan, à majorité musulmane, comprend deux parties distantes de 1 700 km, et l’Union indienne, à majorité hindoue, est dirigée par Nehru.

  • Le 2 septembre 1945, Ho Chi Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Vietnam, réunissant l’Annam, le Tonkin et la Cochinchine.

  • Le 6 mars 1946, l’accord Sainteny-Ho Chi Minh reconnaît le Vietnam comme un État libre intégré à la fédération indochinoise.

  • Le 19 décembre 1946, les hommes du général Giap massacrent 200 personnes dans les quartiers européens de Hanoï, événement qui marque le début de la guerre d’Indochine.

  • Le 7 mai 1954, le général Giap fait tomber les positions françaises de Diên Biên Phu, tenues par 12 000 soldats.

  • Le 20 juillet 1954, les accords de Genève mettent fin à la guerre d’Indochine et prévoient l’indépendance du Laos et du Cambodge ainsi que la division du Vietnam au 17e parallèle.

  • En 1897, le mouvement sioniste naît au congrès de Bâle et vise la création en Palestine d’un État pour le peuple juif, garanti par la loi publique.

  • Le 29 novembre 1947, la résolution 181 de l’ONU préconise le partage de la Palestine entre un État juif, un État arabe et une Jérusalem internationalisée sous contrôle des Nations Unies.

  • Le plan de partage attribue 57 % du territoire palestinien au futur État juif, qui représente moins de 30 % de la population.

  • Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame la naissance de l’État d’Israël.

  • Le 15 mai 1948, les armées arabes pénètrent en Palestine pour détruire l’État d’Israël, déclenchant une guerre qui dure jusqu’en janvier 1949.

  • Après la guerre de 1948, Israël contrôle 78 % du territoire palestinien, l’Égypte occupe Gaza et la Transjordanie annexe la Palestine arabe et Jérusalem-Est ; l’État palestinien ne voit pas le jour.

  • Du 5 au 10 juin 1967, Israël occupe le Sinaï, la bande de Gaza, le Golan syrien et Jérusalem-Est après avoir détruit au sol l’aviation égyptienne.

  • Le 13 septembre 1993, les accords d’Oslo signés à Washington établissent une autorité palestinienne intérimaire en Cisjordanie et à Gaza et prévoient le retrait des troupes israéliennes des territoires occupés.

Compléments

  • Gandhi est assassiné en janvier 1948 par un fanatique hindou après avoir tenté d’apaiser les passions provoquées par la partition.

Astuce mémo

L’Inde se partage en deux États ; le Vietnam se divise au 17e parallèle.

7. Indépendances en Algérie et Afrique noire

★ À maîtriser

  • Le nationalisme algérien d’avant-guerre comprend trois tendances :

    • la tendance révolutionnaire de Messali Hadji, qui réclame l’indépendance
    • la tendance assimilationniste de Ferhat Abbas et Ben Djelloul, qui revendique l’égalité avec les Français
    • le mouvement réformiste des Oulémas, qui refuse l’assimilation
  • Le 1er novembre 1954, le CRUA déclenche l’insurrection algérienne et le nationalisme se restructure autour du FLN et de sa branche armée, l’ALN.

  • Le 18 mars 1962, les accords d’Évian prévoient un cessez-le-feu, effectif le 19 mars, et un référendum sur l’indépendance algérienne.

  • Le 3 juillet 1962, l’indépendance de l’Algérie est proclamée après qu’un référendum a donné plus de 90 % des voix à l’indépendance.

  • Le 6 mars 1957, la Gold Coast accède à l’indépendance sous le nom de Ghana, sous l’impulsion de Kwame Nkrumah.

  • En juin 1956, la loi-cadre Gaston Deferre accroît les pouvoirs des assemblées territoriales et introduit le collège unique, le suffrage universel et un Conseil du gouvernement local.

Compléments

  • La Constitution de la Gold Coast de 1925 permet aux chefs traditionnels de participer au Conseil législatif, mais le pouvoir reste réellement aux mains des Britanniques.

  • Du 30 janvier au 8 février 1944, la conférence de Brazzaville réunit des responsables coloniaux français sans inviter d’Africains de l’AOF, de l’AEF ni de Madagascar.

  • En 1946, la réforme de l’Union française crée des assemblées territoriales et autorise les droits d’association, de réunion et la liberté de la presse dans les colonies concernées.

  • Au Sénégal, Mamadou Dia devient vice-président du Conseil du gouvernement après l’instauration de la loi-cadre, tandis que la présidence reste réservée au gouverneur de la colonie.

  • Le BDS fusionne avec l’UDS pour former le BPS, puis le BPS et le PSAS fusionnent pour former l’Union progressiste sénégalaise.

8. Communauté franco-africaine et indépendance

★ À maîtriser

  • Le 1er juin 1958, le général De Gaulle est rappelé au pouvoir après la crise algérienne qui provoque la chute du gouvernement français.

  • La Constitution adoptée le 28 septembre 1958 institue la Ve République et prévoit une réforme coloniale fondée sur la création d’une Communauté franco-africaine regroupant la France et ses colonies dans une confédération.

  • Lors du référendum d’autodétermination de 1958, voter « oui » signifie rester dans la Communauté franco-africaine, tandis que voter « non » signifie choisir l’indépendance immédiate.

  • Au référendum, l’UPS remporte au Sénégal 870 000 voix « oui » contre 21 000 voix « non », maintenant le pays dans la Communauté franco-africaine.

  • En janvier 1959, Senghor et Modibo Keita décident de regrouper le Sénégal, le Soudan, la Haute-Volta, le Niger, le Dahomey, la Côte-d’Ivoire et la Mauritanie dans la Fédération du Mali.

  • Le 4 avril 1959, le Sénégal et le Soudan obtiennent le transfert des compétences de la Communauté et mettent en place les institutions fédérales, avec Modibo Keita à la présidence du gouvernement, Mamadou Dia comme vice-président, Senghor à la présidence de l’Assemblée et Dakar comme capitale.

  • Le 20 juin 1960, la Fédération du Mali est déclarée officiellement indépendante.

  • Dans la nuit du 19 au 20 août 1960, la Fédération du Mali éclate à la suite de l’opposition entre dirigeants sénégalais et soudanais.

  • Le 20 août 1960, le Sénégal proclame officiellement son indépendance, avec Senghor comme président de la République et Mamadou Dia comme chef du gouvernement.

Compléments

  • L’indépendance de la Gold Coast en 1957 rend la loi-cadre française obsolète et conduit à une nouvelle réforme coloniale.

  • La Guinée de Sékou Touré est la seule colonie à voter « non » au référendum de 1958.

  • Au Sénégal, l’UPS de Senghor et Lamine Guèye appelle à voter « oui », tandis qu’Abdoulaye Ly, Amadou Moctar Mbow et Assane Seck quittent le parti pour défendre le « non » et créent ensuite le PRA.

  • La France conserve :

    • la présidence
    • la politique étrangère
    • l’économie
    • la défense
    • les communications
    • la justice
    • l’enseignement supérieur
  • Les autres pays se retirent de la Fédération du Mali, qui se limite finalement au Sénégal et au Soudan.

  • La France accepte l’indépendance de la Fédération du Mali après avoir signé un accord de coopération technique et économique avec les deux pays.

  • Le Sénégal retient le 4 avril comme date officielle de commémoration de son indépendance.

Astuce mémo

Référendum, Fédération du Mali, transfert des compétences, indépendance sénégalaise.

9. Luttes et indépendances en Guinée-Bissau

★ À maîtriser

  • La Guinée-Bissau est une colonie portugaise de 36 125 km², exploitée pour ses matières premières et peuplée de colons portugais qui recourent au travail des populations soumises à l’indigénat.

  • La citoyenneté portugaise exige :

    • 18 ans révolus
    • la maîtrise du portugais
    • une bonne conduite
    • des ressources ou un emploi suffisants
    • l’acceptation du service militaire
  • Le PAIGC, créé en mars 1956 par Amílcar Cabral avec cinq camarades, dont son frère Luiz Cabral Almeida et son ami Aristides Pereira, lutte pour l’indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert.

  • Le 3 août 1959, les autorités portugaises ouvrent le feu sur les dockers en grève de Pidgiguiti, tuant 50 personnes et en blessant plusieurs autres.

  • En 1970, les 5 000 combattants du PAIGC contrôlent les zones rurales représentant les deux tiers du territoire, tandis que le Portugal conserve les villes avec 40 000 soldats.

  • Le 20 janvier 1973, Amílcar Cabral est assassiné à Conakry.

  • Le 24 septembre 1973, l’Assemblée populaire proclame à Boé l’indépendance de la Guinée-Bissau.

  • Le 25 avril 1974, le Mouvement des Forces Armées renverse le gouvernement de Marcelo Caetano et met fin à la dictature portugaise lors de la révolution des Œillets.

  • Le 10 septembre 1974, l’acte d’indépendance de la République de Guinée-Bissau est signé à Lisbonne.

Compléments

  • Les conditions d’assimilation portugaises empêchent la majorité des populations indigènes de devenir citoyens portugais, appelés assimilados.

  • Le Portugal refuse de suivre le mouvement de décolonisation et réaffirme en 1960 sa volonté de poursuivre sa politique d’assimilation en Afrique.

  • Le PAIGC commence comme un mouvement clandestin basé hors de Guinée-Bissau et mobilise les travailleurs par des grèves et des manifestations avant de se tourner vers la lutte armée.

  • Le PAIGC reçoit un soutien de pays voisins :

    • la Guinée-Conakry
    • le Sénégal
    • le Bénin
  • Du 2 au 8 avril 1972, une mission spéciale de l’ONU visite les zones libérées et reconnaît le PAIGC comme le seul représentant authentique des populations de Guinée, ainsi que leur droit à l’indépendance.

  • Le 20 novembre 1973, la Guinée-Bissau devient membre de l’OUA.

  • Les négociations d’indépendance opposent le PAIGC, qui exige une indépendance immédiate et unitaire avec le Cap-Vert, au Portugal, qui défend une indépendance par étapes et la séparation des deux territoires.

Astuce mémo

Répression, lutte armée, proclamation à Boé, reconnaissance portugaise.

10. Guerres et indépendance de l’Angola

★ À maîtriser

  • En 1961, la lutte nationaliste angolaise est divisée entre le MPLA, fondé à Luanda en 1956 et d’idéologie communiste, le FNLA, fondé à Léopoldville en 1954, et l’UNITA, fondée en 1966 par Jonas Savimbi, dissident du FNLA.

  • Après quatorze ans de guérilla, les mouvements nationalistes n’ont pas obtenu de résultats militaires favorables, notamment en raison de leurs conflits internes, tandis que le Portugal conserve les principales villes.

  • Le 25 avril 1974, le coup d’État au Portugal ouvre la voie aux négociations et à un cessez-le-feu annoncé le 6 mai 1974.

  • Le 10 janvier 1975, les accords d’Alvor prévoient l’indépendance de l’Angola pour le 11 novembre 1975, y compris l’enclave de Cabinda, et instaurent un gouvernement de transition dirigé par Silva Cardoso avec six ministres issus de chaque mouvement.

  • La guerre angolaise devient un affrontement Est-Ouest : les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Zaïre soutiennent le FNLA et l’UNITA, tandis que Cuba et l’URSS soutiennent le MPLA.

  • Le 10 novembre 1975, Silva Cardoso proclame l’indépendance de l’Angola alors que la guerre civile est en cours.

  • En février 1976, la guerre s’achève par la victoire du MPLA après le retrait du soutien américain au FNLA et à l’UNITA en décembre 1975.

Compléments

  • L’Angola est la plus vaste colonie portugaise, avec 1 246 700 km², et compte 6 200 000 habitants en 1974.

  • En février 1961, des militants du MPLA attaquent la prison de Luanda.

  • En mars 1961, une insurrection des populations bakongos contre les planteurs portugais, fomentée par l’Union des peuples du nord de l’Angola, fait 1 800 morts européens.

  • Le 26 mars 1975, les combattants du FNLA et du MPLA s’affrontent à Luanda, marquant l’éclatement de l’unité nationaliste.

  • En septembre 1975, le MPLA contrôle 11 des 16 chefs-lieux de district, le pétrole du Cabinda et le port de Luanda.

  • Au départ des Portugais, le MPLA proclame à Luanda la République populaire d’Angola, tandis que le FNLA et l’UNITA proclament à Huambo la République populaire et démocratique d’Angola.

  • Le 10 février 1976, l’État angolais dirigé par le MPLA devient membre de l’OUA, puis est reconnu par la CEE et le Portugal le 17 février 1976.

Astuce mémo

Le MPLA combat aussi ses rivaux nationalistes ; le Portugal reste l’adversaire colonial commun.

11. Religions traditionnelles négro-africaines

Notions clés & Définitions

  • Danse africaine : La danse africaine harmonise les mouvements du corps avec l’un des rythmes de l’orchestre et constitue une technique de participation, non un simple spectacle.

★ À maîtriser

  • Maurice Delafosse affirme qu’en Afrique noire, les institutions sociales, politiques et économiques reposent sur un concept religieux ou ont la religion pour pierre angulaire.

📌 Les religions négro-africaines associent la croyance en un dieu suprême créateur à des cultes polythéistes fondés sur l’existence de forces invisibles et de dieux intermédiaires.

  • L’être humain comprend le corps, la force vitale et un élément spirituel personnalisé, ou double, qui poursuit une existence propre après la mort.

  • Le culte comprend :

    • des prières
    • des interdits
    • des offrandes
    • des sacrifices
  • Les religions négro-africaines expriment des sociétés intimement liées à la nature, où les hommes participent constamment aux forces naturelles invisibles.

Compléments

  • Les instruments de musique africains comprennent beaucoup d’instruments à corde et à vent ainsi qu’une grande variété de tam-tams.

  • Les danses africaines comprennent :

    • les danses religieuses d’envoûtement
    • les danses de cultivateurs
    • les danses de chasseurs
    • les danses de lutteurs
    • les danses de circoncis
  • L’art africain a influencé les écoles européennes d’art moderne et la musique américaine.

  • Les œuvres plastiques africaines ont été endommagées par :

    • les rongeurs
    • les termites
    • le climat
    • le pillage organisé par les Occidentaux
  • Les dieux intermédiaires symbolisent les grands phénomènes naturels ou sont considérés comme des esprits habitant la forêt ou le fleuve et protégeant le village, le clan ou la famille.

  • Les offrandes et les sacrifices entretiennent les liens entre les vivants et les morts et assurent aux vivants la protection des ancêtres.

📌 Le culte est le plus souvent sans clergé et organisé autour de la famille, tandis que certains peuples du Golfe de Guinée disposent d’autels et d’un clergé dédiés à leurs dieux.

  • Le sacrifice transmet et distribue la force vitale et établit la communication entre les hommes et les divinités.

  • Des rites religieux accompagnent :

    • les cérémonies saisonnières
    • les cérémonies annuelles
    • les baptêmes
    • les initiations
    • les mariages
    • les funérailles
  • La divinisation indique aux malades, aux communautés et aux prêtres le rituel à accomplir.

Astuce mémo

Les ancêtres sont honorés par des offrandes et des sacrifices → les vivants recherchent leur protection.

12. Population et intégration nord-américaines

Notions clés & Définitions

  • Central Business District : Le Central Business District (CBD) est le cœur de la métropole où se concentrent les affaires, les sièges sociaux, les banques et les services supérieurs.

★ À maîtriser

  • Le domaine désertique nord-américain se caractérise par une forte aridité et des amplitudes thermiques journalières extrêmes, notamment dans le désert du Nevada et le désert du Mexique.

  • Le méridien 100° ouest sépare l’Amérique du Nord en deux ensembles : à l’ouest, les précipitations moyennes sont inférieures à 500 mm et l’irrigation stimule souvent l’agriculture ; à l’est, elles peuvent atteindre 2000 mm par an.

  • La jeunesse des chaînes de l’ouest nord-américain et la présence de failles, notamment celles de San Andreas et des Cascades, favorisent les séismes et les manifestations volcaniques.

  • Les groupes de population nord-américains indiqués sont :

    • les Blancs (60,04 %)
    • les Latinos (20,81 %)
    • les Noirs (8,81 %)
    • les Asiatiques (7,81 %)
    • les Amérindiens (2,48 %)
  • Le Mexique est le plus densément peuplé des trois pays nord-américains du tableau, avec 54,47 habitants par km², contre 31,16 aux États-Unis et 3,27 au Canada. - CIA, the World Factbook, 2007

  • La population urbaine dépasse 70 % de la population totale dans chacun des pays nord-américains considérés.

  • L’ALENA regroupe les États-Unis, le Canada et le Mexique ; entrée en vigueur le 1er janvier 1994, elle vise à établir un marché commun des marchandises, des services et des investissements.

Compléments

  • Les séismes et les éruptions volcaniques sous-marins peuvent engendrer des raz-de-marée ou tsunamis qui emportent tout sur leur passage.

  • Dans le Grand Nord canadien, les gelées hivernales intenses, ou killing frost, limitent notamment l’agriculture.

  • À la fin de l’été et au début de l’automne, les cyclones tropicaux du sud-est nord-américain provoquent des destructions et des évacuations.

  • En hiver, le couloir des Grandes Plaines facilite la progression du froid polaire jusqu’aux États-Unis et au Mexique, tandis qu’en été des vagues de chaleur envahissent le Canada.

  • La population nord-américaine compte 415 819 590 habitants et présente une grande diversité ethnique issue de vagues successives de migrations.

  • Les régions densément peuplées de l’Amérique du Nord comprennent les bordures de l’Atlantique entre Baltimore et Boston, la région des Grands Lacs et le sud-est mexicain.

  • Les régions faiblement peuplées comprennent le Grand Nord canadien, le désert du Nevada aux États-Unis et le désert du Mexique.

  • L’ALENA prévoit, dans un délai de 10 à 15 ans, le démantèlement de près de 20 000 tarifs douaniers.

13. Modèles économiques américain et allemand

★ À maîtriser

  • Les États-Unis réalisent 17 % des ventes mondiales de produits finis et sont les premiers exportateurs mondiaux de services.

  • L’Allemagne compte 82,420 millions d’habitants et son accroissement moyen est de −0,06 %.

  • L’indice de fécondité allemand est de 1,36 enfant par femme, inférieur au seuil de 2,1 indiqué pour le renouvellement des générations.

  • L’économie allemande repose sur les grandes entreprises concentrées et des PME dynamiques, tandis que les exportations représentent 24 % du PIB et les importations 22,7 %.

  • Les productions agricoles allemandes comprennent :

    • le blé (22,42 millions de tonnes)
    • l’orge (11,96 millions de tonnes)
    • le maïs (3,22 millions de tonnes)
    • la pomme de terre (10,03 millions de tonnes)
    • les fruits et légumes
    • la betterave à sucre
    • l’élevage de bovins, d’ovins et de porcins
    • le bois et la pêche

📌 Dans l’ouest de l’Allemagne, les exploitations familiales petites ou moyennes dominent et 90 % des exploitations ont moins de 50 ha, tandis que dans l’est les grandes exploitations, souvent organisées en coopératives ou sociétés commerciales, occupent près des deux tiers de la surface agricole utile.

  • L’industrie représente 29,68 % du PIB allemand, ce qui explique la qualification d’économie manufacturière.

  • En 2005, l’Allemagne produisait 136,670 millions de tep d’énergie et en consommait 344,060 millions de tep, ce qui manifeste un déficit énergétique important.

  • Les principaux problèmes économiques allemands comprennent : une fécondité de 1,4, une forte dépendance énergétique extérieure, des coûts salariaux élevés, la perte de 1,2 million d’emplois depuis 1991, un retard dans certaines nouvelles technologies

Compléments

  • Les États-Unis fournissent 30 % de la production industrielle mondiale et 14 % des échanges mondiaux.

  • L’État américain détermine la politique monétaire par l’intermédiaire de la FED et finance la recherche à 50 %.

  • Le taux de dépendance énergétique des États-Unis est de 20 %, et leur production pétrolière ne couvre que la moitié de leurs besoins.

  • La population allemande se répartit entre 14,30 % de personnes de 0 à 14 ans, 66,92 % de 15 à 64 ans et 18,77 % de 65 ans et plus.

  • La densité moyenne de l’Allemagne est de 236 habitants par km² et son taux d’urbanisation est de 75,20 %.

  • En Allemagne, les syndicats regroupent près de 32 % de la population active et la négociation est privilégiée, la grève étant rare.

  • Les principaux bassins houillers allemands sont la Ruhr, la Sarre et la Saxe, tandis que le prix de revient de la houille allemande est trois fois celui de la houille australienne vendue à Rotterdam.

14. Émergence asiatique et modèle japonais

★ À maîtriser

  • L’Asie-Pacifique constitue le troisième pôle de la Triade et rassemble plus de 2 milliards d’habitants, avec des taux de croissance économique moyens proches de 6 %.

📌 Les Dragons d’Asie de première génération sont la Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong Kong, tandis que les Tigres de deuxième génération sont la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande et la zone côtière chinoise.

  • La crise asiatique de 1997-1998 a notamment touché l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines et la Malaisie, à la suite d’une fuite des capitaux étrangers.

  • Les keiretsu sont de grandes multinationales japonaises héritières des zaibatsu d’avant-guerre, combinant des activités industrielles, de transport et de commerce et fournissant 85 % du chiffre d’affaires industriel.

  • Les grandes entreprises japonaises fournissent l’essentiel de la production, tandis que les PME assurent plus de 75 % des emplois et disposent d’un statut moins avantageux pour leurs travailleurs.

  • En 2006, la Chine comptait 1,313 milliard d’habitants et 91,9 % de sa population appartenait à l’ethnie han.

  • La politique chinoise de l’enfant unique a été adoptée en 1978 afin de limiter les naissances et d’atteindre une croissance démographique nulle en 2000.

📌 Environ 90 % de la population chinoise se concentre à l’est, où les densités moyennes atteignent environ 400 habitants par km², tandis que les densités de l’ouest sont généralement inférieures à 10 habitants par km², sauf dans les oasis.

Compléments

  • La révolution Meiji lancée par l’empereur Mutsuhito dans la seconde moitié du XIXe siècle a engagé le Japon dans l’industrialisation par le transfert de technologies et de capitaux occidentaux.

  • En 2006, le volume des investissements étrangers en Chine était estimé à plus de 80 milliards de dollars.

  • Les causes de la crise asiatique comprennent : la saturation des spécialisations industrielles et la surproduction, la surévaluation des monnaies nationales et la baisse des exportations, la défaillance du système bancaire

  • Le Japon consacre 2,5 % de son PIB à la recherche et au développement.

  • Depuis 1995, le Japon possède une balance commerciale excédentaire de plus de 100 milliards de dollars.

  • Le Japon investit chaque année plus de 50 milliards de dollars dans le marché mondial.

  • Le taux d’accroissement naturel chinois est passé de 1,9 % dans les années 1970 à 0,1 % en 2004.

  • Le taux d’urbanisation chinois est passé de 19,2 % en 1980 à 36,70 % en 2004, et le pays comptait alors environ 477 millions de citadins.

Astuce mémo

Les Dragons précèdent les Tigres : première puis deuxième génération de NPI.

15. La voie chinoise de développement

★ À maîtriser

📌 De 1949 à 1978, la Chine suit une voie maoïste fondée sur la collectivisation et l’étatisation, puis adopte à partir de 1978 le socialisme de marché et des réformes libérales.

  • En 1980, quatre zones économiques spéciales sont créées à Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen, puis Hainan devient une zone économique spéciale en 1988.

  • En 2006, les exportations chinoises représentent 33,6 % du PIB, contre 5 % en 1978.

  • En 2005, la population de l’Amérique latine est estimée à 559 millions d’habitants et sa densité moyenne à environ 30 habitants par km².

  • En 2007, le Brésil réalise un PNB global de 1 313,59 milliards de dollars et un PNB par habitant de 6 847 dollars.

  • Au Brésil, les 10 % des foyers les plus riches détiennent 45,3 % du revenu national, tandis que les 40 % les plus pauvres en reçoivent 10,6 %.

Compléments

  • La réforme agraire de 1950 redistribue 47 millions d’hectares à 300 millions de paysans, ensuite invités à se regrouper en coopératives agricoles.

  • L’ouverture chinoise s’étend à 14 villes en 1984 et à trois deltas en 1985.

  • En 2002, la Chine attire 52 milliards de dollars d’investissements directs étrangers.

  • En Chine, 130 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté défini dans le cours comme moins de 300 yuans par an, et 2,7 millions de ruraux survivent avec moins de 100 yuans par an.

  • La Chine est présentée comme le deuxième grand pollueur mondial derrière les États-Unis, avec 833 millions de tonnes de dioxyde de carbone émises par an.

  • Les métis représentent environ 95 % de la population du Paraguay, 73 % de celle de la République dominicaine, 67 % au Venezuela, 51 % à Cuba et 40 % au Brésil.

  • Dans plus de la moitié des États d’Amérique latine, la croissance démographique varie entre 1,8 % et 2,3 % par an.

  • En 2002, l’hydroélectricité représente 82,68 % de la production électrique du Brésil.

  • En 2006, le Brésil occupe le premier rang mondial pour la production de café, de canne à sucre et d’agrumes, le troisième pour le maïs et les porcins, et le cinquième pour le cacao et le coton.

  • Au Brésil, les fazendas représentent 1 % des exploitants mais occupent 40 % des superficies cultivables.

Astuce mémo

Planification maoïste puis ouverture au marché

16. Les défis du développement africain

★ À maîtriser

  • L’Afrique détient 30 % des réserves prouvées de matières minérales et représente notamment 80 % du coltan, 80 % du platine, 40 % du diamant et 25 % de l’or mondiaux.

  • En 1998, les importations africaines de céréales valent 6,47 milliards de dollars, contre 1,06 milliard en 1973.

  • La dette extérieure africaine atteint 350 milliards de dollars en 2000, contre 110 milliards en 1980.

  • Le NEPAD résulte de la fusion du MAP, élaboré par Bouteflika, Olesegun Obasanjo et Thabo Mbeki, et du plan Omega du président Abdoulaye Wade.

  • Le NEPAD est adopté le 21 juillet 2001 à Lusaka.

  • Le NEPAD poursuit plusieurs objectifs : réduire l’écart entre l’Afrique et les pays industrialisés, mieux intégrer l’Afrique à la mondialisation, diversifier les activités économiques, accroître les exportations, accroître les emplois, réduire la pauvreté et les inégalités

  • Les stratégies du NEPAD s’organisent en trois séquences :

    • les conditions requises pour réaliser un développement durable
    • les priorités sectorielles
    • la mobilisation des ressources
  • Les conditions préalables comprennent : la paix, la sécurité, la démocratie, les droits de l’homme, la transparence et la lutte contre la corruption

  • La bonne gouvernance politique et économique légitime le pouvoir et favorise la paix civile, condition nécessaire à la sécurité des investissements.

  • Les priorités sectorielles du NEPAD comprennent : les infrastructures, les technologies de l’information et de la communication, l’énergie, l’eau, les ressources humaines, l’agriculture, l’environnement, l’accès aux marchés des pays développés

  • Les ressources internes sont mobilisées par :

    • le renforcement de l’épargne
    • l’élargissement de l’assiette fiscale
    • la lutte contre la fuite des capitaux
  • Les axes extérieurs sont :

    • l’allégement de la dette
    • l’accroissement et la transformation de l’APD
    • l’ouverture aux capitaux privés
  • Le partenariat du NEPAD met en synergie l’État, les entreprises privées et les partenaires extérieurs, chacun ayant un rôle spécifique.

Compléments

  • L’Afrique assure 60 % de la production mondiale de cacao, 15 % de celle du thé et des bois tropicaux, 14 % de celle du café et 10 % de celle des oléagineux.

  • La part de l’Afrique dans la production mondiale de cacao passe de 59 % en 1970-1979 à 40 % en 1990-1997, tandis que celle de l’arachide passe de 40 % à 5 %.

  • La part de l’Afrique dans le commerce mondial passe de 3 % en 1990 à 1,7 % en 2006.

17. La question de l’eau au Sénégal

★ À maîtriser

  • Le réseau hydrographique sénégalais comprend des eaux de surface et des eaux souterraines.

  • Les principaux cours d’eau sont :

    • le fleuve Sénégal
    • le fleuve Gambie
    • la Casamance
  • Les sécheresses des années 1970 et 1980 ont entraîné :

    • la dégradation de la couverture végétale
    • l’appauvrissement des sols
    • la vivification des dunes
    • la baisse du niveau des nappes phréatiques
    • la baisse du régime du fleuve Sénégal
    • la baisse de la production agricole
    • la salinisation des terres au Sud
  • La norme retenue pour un décollage économique est de 50 litres d’eau par habitant et par jour, alors que la consommation au Sénégal est inférieure à 30 litres par jour.

  • Les difficultés de maîtrise de l’eau comprennent : l’évaporation intense, l’écoulement d’eau douce vers la mer, le manque de suivi et de maintenance des ouvrages, le coût élevé du captage des ressources éloignées ou profondes

  • Le barrage anti-sel de Diama, construit en 1986, arrête la remontée de la langue salée et contribue au remplissage des lacs de Guiers et R’Kiz ; sa retenue stocke 250 millions de m³.

  • Le barrage de Manantali, au Mali, construit en 1988, maîtrise et stocke les eaux de crue, régularise le débit du fleuve et produit 800 GWh d’électricité ; avec Diama, il permet le développement de 375 000 ha d’agriculture irriguée.

Compléments

  • Le Sénégal reçoit entre 300 et 1 500 mm de pluie par an, en moyenne sur 20 à 85 jours, soit environ 600 mm ou 130 milliards de m³ d’eau par an.

  • Le fleuve Sénégal mesure 1 750 km, son bassin couvre 350 000 km² au Mali, en Mauritanie et au Sénégal, et son débit moyen est d’environ 730 m³ par seconde pour un écoulement annuel moyen de 23 milliards de m³.

  • Le lac de Guiers, alimenté par le fleuve Sénégal, a une capacité de 600 millions de m³ et approvisionne notamment Thiès, Rufisque et Dakar.

  • La Gambie mesure 850 km, dont 280 km au Sénégal, et son volume d’eau est de 3 milliards de m³.

  • La Casamance mesure 350 km, a un débit moyen de 8 m³/s et un volume annuel de 52 millions de m³.

  • Les nappes peu profondes se trouvent notamment sous les sables basaltiques du Cap-Vert, les sables du littoral nord et le long des Niayes, et leur potentialité est estimée à 270 000 m³/s.

  • Les nappes du Continental Terminal peuvent atteindre 30 à 100 m de profondeur et ont une potentialité de 700 000 m³/j.

  • Les nappes du Maastrichtien se situent entre 100 et 400 m de profondeur et contiennent une réserve de 100 milliards de m³ d’eau douce, soit 500 000 m³/j.

  • En 2000, les besoins en eau étaient estimés à 500 000 m³/jour, contre une production d’environ 250 000 m³/jour.

18. Problèmes économiques et politiques sénégalaises

Notions clés & Définitions

  • Ajustement structurel : FMI - Tentative de rétablir la balance extérieure courante à un niveau de dépenses viable, de réduire les baisses de production à court terme et de préserver la capacité de croissance de l’économie.

★ À maîtriser

  • Les problèmes agricoles comprennent : la pauvreté des sols due à leur surexploitation, le manque d’eau, l’absence de crédit, l’augmentation de la population rurale, la mauvaise organisation du marché national, le retard de mécanisation des facteurs de production, le manque d’efficacité des politiques agricoles

  • Les problèmes industriels comprennent : la faiblesse des ressources naturelles et la dépendance énergétique, l’absence d’industries lourdes, le rétrécissement du marché local, l’obsolescence des infrastructures, la faiblesse des investissements industriels, la concentration géographique et financière, la consommation tournée vers les productions étrangères, la perméabilité des frontières, le déficit de la balance commerciale

  • Les politiques d’ajustement ont contribué aux pertes d’emplois, notamment dans l’industrie, à la baisse du pouvoir d’achat, à la hausse du coût des denrées et à l’aggravation des inégalités sociales.

Compléments

  • Les problèmes de la pêche comprennent : le gaspillage des ressources et la dégradation de l’environnement marin, le manque de formation et d’encadrement des pêcheurs, l’inaccessibilité au crédit, l’obsolescence des moyens de production, le coût élevé des services du Port autonome de Dakar, l’attribution trop facile de licences de pêche aux étrangers, les effets de la concurrence internationale

  • Les problèmes du tourisme comprennent : le coût élevé des transports aériens, la saisonnalité du tourisme et sa dépendance envers le marché européen, notamment français, le coût élevé des facteurs de production, l’instabilité sociopolitique au Sud, la mendicité et l’insécurité, la domination étrangère du capital et de la masse salariale

  • La Nouvelle Politique Agricole favorise : la création de la CNCAS, la fertilisation des sols et la disponibilité en eau, la participation des ruraux, la création du CNCR et de l’APCR

  • La Ligne de Politique Agricole engage les agriculteurs, le gouvernement — avec un investissement annoncé de 35 milliards de francs CFA — et les sociétés agricoles comme l’ANCAR et Novasen.

  • Le plan prévoit : la modernisation de la pêche artisanale, la multiplication des axes de débarquement, le renforcement de la surveillance côtière, la mise en place de crédits maritimes, la rigueur dans les accords de pêche avec l’UE, le repos biologique, le respect des normes sanitaires

  • Le programme de relance du tourisme, prévu de 1995 à 2010, vise la diversification de la clientèle, la réglementation de la charte, le maintien de la qualité des prestations, la maîtrise des troubles sociaux, la résolution des problèmes de coûts et le renforcement de la collaboration avec les professionnels.

  • Le Nouveau Plan Industriel repose sur : la valorisation de la main-d’œuvre nationale par la productivité et la formation, l’orientation vers les activités à forte valeur ajoutée, l’ouverture du secteur industriel aux marchés nationaux

  • Le plan de stabilisation à court terme de 1979-1980 visait à limiter le déficit budgétaire, améliorer les recettes fiscales, restreindre les emprunts extérieurs, obtenir un excédent de balance des paiements de 2 milliards et limiter le crédit intérieur.

  • Le Plan de redressement économique et financier (PREF), appliqué de 1980 à 1985, visait la stabilisation financière de l’État, l’augmentation de l’épargne publique, l’orientation des investissements vers les secteurs productifs, le désengagement de l’État et la restructuration du secteur parapublic.

  • Le Plan d’ajustement économique et financier à moyen et long terme (PAML), appliqué de 1985 à 1992, associait le redressement conjoncturel des finances publiques à une stratégie structurelle de croissance des secteurs productifs.

  • Après la dévaluation du franc CFA en 1994, les réformes structurelles ont visé l’amélioration du cadre réglementaire et l’incitation à l’investissement, la libéralisation du commerce extérieur, la réforme des entreprises publiques et l’amélioration du secteur agricole par le PASA.

Tableaux de synthèse

Les deux blocs de la guerre froide

DimensionBloc de l’OuestBloc de l’Est
Puissance dirigeanteÉtats-UnisURSS
DoctrineContainment ou endiguementDoctrine Jdanov
Organisation économiqueOECECAEM ou COMECON
Alliance militaireOTANPacte de Varsovie
RenseignementCIAKGB

Décolonisation pacifique et violente

FormeMoyenFacteursConséquence
PacifiqueNégociations entre métropole et colonieMouvements modérés et volonté de préserver les intérêts métropolitainsMaintien possible des intérêts de l’ancienne métropole
ViolenteGuerre de libération nationaleRefus du compromis, indépendance immédiate et intérêts métropolitains à préserverRupture totale avec l’ancienne métropole

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1. Quel bilan humain approximatif la Seconde Guerre mondiale a-t-elle provoqué entre 1939 et 1945 ?

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Combien de morts la Seconde Guerre mondiale a-t-elle causés entre 1939 et 1945 ?

Environ 50 millions.

Combien de civils sont morts en URSS pendant la Seconde Guerre mondiale ?

10 millions.

Combien de Juifs ont été tués dans les ghettos et les camps de concentration ?

Plus de 5 millions.

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