Fiche de révision : Art participatif et actions néoréalistes

📋 Plan du Cours

  1. Arman et l'espace participatif
  2. Les Poubelles d'Arman
  3. Le Grand Tas des échanges
  4. Participation soustractive-additive et potlatch
  5. Action-spectacle néoréaliste
  6. Actions néoréalistes à Milan
  7. Tirs de Niki de Saint Phalle
  8. Expansions de César
  9. Happenings américains d'Arman

📖 1. Arman et l'espace participatif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Espace participatif : Notion d’art pour laquelle le public devient un acteur du processus de création dans l’espace public, et pas seulement un spectateur.
  • Plein d'Arman : Installation monumentale d’objets et de déchets exposée à la Galerie Iris Clert en 1960, dont le démontage a entraîné des récupérations par des particuliers.
  • Hémorragie d’objets : Phénomène de dispersion spontanée des éléments du Plein avant le démantèlement, déclenché par la curiosité des visiteurs et leur prise d’objets.
  • Comportements tribaux : Intérêt ancien d’Arman pour des pratiques collectives, notamment en contexte communautaire, afin de comprendre comment les gens agissent ensemble.

📝 Points essentiels

  • À la Galerie Iris Clert, l’abbé Pierre et son association assurent le démantèlement du Plein, mais des particuliers récupèrent des éléments avant l’intervention.
  • Dans sa lettre du 5 novembre 1960, Arman décrit que des enfants du quartier entrent pour voir l’œuvre et qu’il voit aussi des visiteurs repartir avec des composants du Plein.
  • Arman transforme l’“hémorragie” du Plein en levier conceptuel, en envisageant une participation participative unilatérale pour de futurs projets d’installations éphémères.
  • Il projette un “tas” en plein air où chacun viendrait puiser ce qui lui plaît, y compris des objets très variés.

💡 Astuce mémo

Plein en 1960 → dispersion des objets → projet de “tas” en plein air où le public prélève ce qui lui plaît.

📖 2. Les Poubelles d'Arman

🔑 Notions clés & Définitions

  • Série des Poubelles d'Arman : Approche artistique d'assemblages de déchets non putrescibles sélectionnés surtout pour leurs qualités formelles et adaptés au lieu de collecte.
  • Plein : Accumulation monumentale issue de la série des Poubelles, conçue pour occuper fortement l’espace d’exposition et ensuite se prêter au démantèlement.
  • Critères formels de sélection : Système de choix des déchets basé principalement sur la couleur, la texture, et la matière, avec une morphologie ajustée au lieu de collecte.
  • Poubelle automatique : Installation où les visiteurs déposent des déchets dans un contenant prévu à cet effet, l’œuvre devenant le remplissage produit pendant l’exposition.
  • Cast your ballots here for a cleaner Dwan Gallery : Poubelle automatique conçue pour une exposition de 1962, dont le remplissage est réalisé par les visiteurs de la galerie.

📝 Points essentiels

  • La série des « Poubelles » débute en 1959 avec des assemblages de déchets non putrescibles choisis pour des critères formels comme couleur, texture et matière.
  • La morphologie d’une Poubelle varie selon le lieu de collecte, ce qui ancre l’objet dans son contexte d’origine.
  • Le « Plein » est présenté à la galerie Iris Clert en octobre-novembre 1960 et son démantèlement est organisé avec l’association de l’abbé Pierre.
  • Avant l’intervention d’Emmaüs, la galeriste Iris Clert permet à des particuliers de récupérer des éléments du Plein, ce qui déclenche chez Arman l’idée d’une participation participative unilatérale.
  • Arman réédite le Plein en 1974 de façon provisoire à la Biennale de Venise, puis en 2000 au Centre Pompidou dans une version permanente mais partielle.
  • À Los Angeles en mai-juin 1962, la Poubelle automatique « Cast your ballots here for a cleaner Dwan Gallery » est remplie par les visiteurs dans un contenant en plexiglas à couvercle mobile, produisant l’œuvre pendant l’exposition jusqu’au décrochage.

💡 Astuce mémo

Poubelle = choix par matière, puis public = remplissage (on passe du tas monumental au tas fabriqué par les visiteurs).

📖 3. Le Grand Tas des échanges

🔑 Notions clés & Définitions

  • Le Grand Tas des échanges : Manifestation participative d’Arman où les visiteurs apportent des objets et viennent les échanger directement sur un tas commun.
  • Galerie Entre : Lieu d’exposition parisien qui accueille Le Grand Tas des échanges du 7 au 19 février 1974.
  • Tas d’objets hétéroclites : Accumulation mêlant objets variés comme livres, panneaux, lampes, chaises, pantalons et affiches pour organiser l’échange.
  • Échange sur le tas : Principe de participation où l’on dépose ce qu’on ne veut plus afin d’en recevoir d’autres choisis dans le même tas.

📝 Points essentiels

  • Le Grand Tas des échanges est présenté à la galerie Entre à Paris du 7 au 19 février 1974.
  • L’invitation demande d’apporter les objets dont on ne veut plus et de venir les échanger pour d’autres sur le tas.
  • Le tas rassemble des objets très différents, dont livres, panneaux signalétiques, lampes, chaises, pantalons et affiches.
  • Avec le temps, le tas se dégrade ou se dévalorise progressivement par rapport à son précédent américain.
  • La relation dialectique avec le public s’appuie sur l’intérêt ancien d’Arman pour l’étude des comportements humains en contexte communautaire ou tribal.

💡 Astuce mémo

7–19/02/1974 : “apporte et échange sur le tas” à la galerie Entre.

📖 4. Participation soustractive-additive et potlatch

🔑 Notions clés & Définitions

  • Participation additive : La participation additive consiste à transformer un matériau apporté par le public en l’intégrant à l’œuvre, ici selon le principe mis à l’épreuve par Arman.
  • Action slicing : L’Action slicing est une action d’Arman à New York où il coupe ou scie les objets apportés par un public, sur le trottoir ou en environnement hors galerie.
  • Action-spectacle Nouveau Réaliste : L’action-spectacle Nouveau Réaliste est une démonstration visant à déclencher une participation spontanée et directe du public dans le processus de communication.
  • Trace tangible : La trace tangible désigne le résultat matériel qui subsiste après l’action-spectacle, contrairement au happening qui épuise son sens dans le déroulement.

📝 Points essentiels

  • Le 4 juin 1970, Arman confronte le principe de participation additive avec l’Action Slicing à New York en coupant ou sciant tous les objets apportés par le public.
  • Le récit d’Arman précise qu’il n’y a eu aucun échec : même des objets peints remplis de liquide, comme une boîte contenant 5 litres de rouge, sont coupés sans que l’expérience soit arrêtée.
  • Dans la définition de Restany (1978 et 1983), l’action-spectacle Nouveau Réaliste provoque une participation spontanée et intègre le public au processus de communication.
  • Contrairement au happening, le sens de l’action Nouveau Réaliste ne s’épuise pas pendant le déroulement : une trace tangible demeure à la fin du spectacle.
  • Restany insiste aussi sur le fait que de telles actions ne sont jamais gratuites, même quand la finalité peut être autodestructrice, car elles fonctionnent comme une mise à l’épreuve technique du langage de chaque protagoniste.
  • Le festival Milan 1970 « Le Nouveau Réalisme, 1960-1970 » (27-30 novembre) attire jusqu’à 100 000 personnes et sert à vérifier à grande échelle ce principe d’action et de participation collective.

📖 5. Action-spectacle néoréaliste

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tir de Niki de Saint Phalle : Pratique d’attaque de cibles ou de surfaces de tableaux par le tir, menée en solo ou avec participation, présentée comme un acte rituel.
  • Rituel macabre : Formulation utilisée pour décrire le tir comme une cérémonie mêlant violence et joie, avec une finalité symbolique de transformation.
  • Expansions de César : Interventions publiques où César fait couler du polyuréthane sur une toile au sol devant le public, afin de rendre visible un processus de langage de la matière.
  • Vittoria de Jean Tinguely : Œuvre pensée pour l’espace public, décrite comme un phallus de 11 m qui s’autodétruit en 30 minutes au son d’O Sole Mio.
  • Poubelle Automatique de la Galerie Dwan : Action de participation associée à Arman, où une partie du public contribue concrètement au résultat via une machine d’emballage.

📝 Points essentiels

  • Le Tir est présenté comme un rituel macabre, et Niki de Saint Phalle parle d’une auto-thérapie où le tir vise aussi la société et sa violence.
  • La série des Tirs, en mode individuel ou participatif, est inaugurée à Paris le 12 février 1961 avec Pierre Restany, qui l’intègre au groupe des Nouveaux Réalistes.
  • Pour Milan, César réalise trois coulées de polyuréthane de 40 litres chacune sur une vaste toile au sol devant de nombreux spectateurs, sans fréon interdit par la préfecture.
  • Restany analyse les Expansions comme le pendant théorique des compressions, en donnant priorité au langage de la matière par un processus technologique visible.
  • À la Galerie Dwan, Restany indique qu’environ une trentaine de personnes, soit 30 % du public présent au vernissage, ont contribué à la réalisation de la Poubelle Automatique.
  • En 1992, Arman définit l’action comme une méga-œuvre correspondant au sommet d’une catharsis, et lie ses actions à l’ensemble de son œuvre.

💡 Astuce mémo

Tir et Expansions : mêmes objectifs, mais double face—destruction contrôlée (Tir) et langage de la matière (Expansions).

📖 6. Actions néoréalistes à Milan

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lacération de Rotella : Action néoréaliste où Mimmo Rotella lacère un ensemble d’affiches collées spécialement sur un grand mur à Via Formantini.
  • Projection lumineuse Raysse : Action néoréaliste combinant une projection dans le ciel et sur des bâtiments d’images archétypales de Martial Raysse.
  • Vittoria de Tinguely : Action-spectacle néoréaliste présentant une sculpture phallique de 11 m d’auto-destruction en 30 minutes au son d’O Sole Mio.

📝 Points essentiels

  • À Milan, Via Formantini sert de site à la lacération par Mimmo Rotella d’affiches collées spécialement sur un grand mur.
  • La projection lumineuse associe le ciel et plusieurs bâtiments avec des contours de visage féminin, une croix, une étoile et des lettres X, Y, Z.
  • La Vittoria de Jean Tinguely est un phallus de 11 m de hauteur qui s’autodétruit en 30 minutes au son d’O Sole Mio.
  • César effectue trois coulées de polyuréthane de 40 litres chacune sur une vaste toile au sol, devant de nombreux spectateurs derrière des barrières gardées par la force publique.
  • Cette intervention à Milan est l’avant-dernière Expansion publique de César, réalisée sans fréon car interdit par la préfecture de police de Milan.

💡 Astuce mémo

Milan : Rotella lacère les affiches, Raysse projette X-Y-Z, Tinguely fait s’autodétruire Vittoria, César coule 3×40 L de polyuréthane.

📖 7. Tirs de Niki de Saint Phalle

🔑 Notions clés & Définitions

  • Niki de Saint Phalle : Artiste citée comme participante à une action collective d’Arman à Penn Station, aux côtés d’autres figures du pop-art et de l’avant-garde.
  • Artist's Key Club : Action collective à Penn Station où le public achète une clé pour ouvrir un coffre et tenter de découvrir une œuvre.
  • Coffres de consigne de Penn Station : Emplacements de l’action où sont réparties des œuvres et d’autres objets, dans une configuration jouant sur le hasard.
  • Clé à 10 dollars : Billet d’accès permettant d’ouvrir un coffre, dont le produit de la vente est ensuite redistribué entre les artistes.

📝 Points essentiels

  • Le 12 et le 13 mars 1965 à la gare new-yorkaise de Penn Station, Arman coorganise Artist's Key Club avec Robert Filliou et Daniel Spoerri.
  • L’action réunit 13 artistes, dont Niki de Saint Phalle, qui fournissent 4 œuvres chacun réparties dans la moitié des 104 coffres de consigne.
  • Les autres coffres contiennent des objets comme une bouteille de vin ou un livre, et le public peut acheter une clé pour 10 dollars.
  • Le hasard détermine ce que la clé permet de découvrir, et la somme gagnée est répartie entre les artistes puis sert à financer un repas collectif.
  • À partir de 1964, Arman s’intéresse aussi aux actions de Fluxus, mais se limite à les couvrir photographiquement plutôt qu’à les intégrer directement à sa pratique.

📖 8. Expansions de César

🔑 Notions clés & Définitions

  • César : Nom associé à la pratique et au discours du Nouveau Réalisme dans la bibliographie citée pour la période autour d’Arman et de Pierre Restany.
  • Pierre Restany : Critique et théoricien cité comme auteur de la définition de l’action-spectacle Nouveau Réaliste mobilisée pour qualifier les opérations d’Arman.
  • Festival à Milan : Événement où l’action-spectacle Nouveau Réaliste est mise en scène devant un public mêlant initiés et curieux, lors de célébrations du dixième anniversaire du groupe des Nouveaux Réalistes.

📝 Points essentiels

  • Les projets d’Arman sont présentés comme conformes aux principaux critères de la définition de l’action-spectacle Nouveau Réaliste donnée par Pierre Restany.
  • Les actions participatives armaniennes sont réalisées le plus souvent pendant les vernissages de ses expositions personnelles.
  • L’édition milanaise du 10e anniversaire des Nouveaux Réalistes mêle un public nombreux, partagé entre curiosité, amusement et rejet.
  • Arman relie ses modes d’intervention participatifs à ses pratiques d’atelier, en particulier via des opérations soustractives-additives et additives.

📖 9. Happenings américains d'Arman

🔑 Notions clés & Définitions

  • Happening 18 Happenings in 6 parts : Happening présenté par Allan Kaprow à la Galerie Reuben de New York, structuré en 6 parties avec des actions simultanées et réglées par un tract remis au public.
  • Fluids (1967) : Happening où l’artiste construit un mur de blocs de glace destiné à fondre progressivement sous l’effet de la chaleur du soleil californien.
  • Assemblages, environnements et happenings (1966) : Ouvrage de référence d’Allan Kaprow qui théorise le Happening et rassemble des happenings ainsi que des événements réalisés par de nombreux artistes.
  • Mouvement Fluxus : Courant d’art des années 1960 dont Arman observe certaines interventions, tout en se limitant à les documenter photographiquement.

📝 Points essentiels

  • Kaprow présente son premier Happening, 18 Happenings in 6 parts, du 4 au 10 octobre 1959 dans trois espaces cloisonnés de la Galerie Reuben de New York, avec invitations et instructions (placements, changements d’espace, interdiction d’applaudir).
  • Le Happening est découpé en 6 parties, chacune composée de 3 événements simultanés répétés par les artistes chargés de les animer.
  • L’année suivante, Arman participe à Fluids (1967), réalisé comme un mur de blocs de glace qui fond progressivement sous la chaleur du soleil californien.
  • Arman participe à l’Action Artist's Key Club les 12 et 13 mars 1965 à la gare new-yorkaise de Penn Station, coorganisée avec Robert Filliou et Daniel Spoerri.
  • Dans Artist's Key Club, 13 artistes fournissent 4 œuvres chacun réparties dans la moitié des 104 coffres de consigne, le public payant 10 dollars une clé pour ouvrir un coffre, avec gains répartis entre artistes puis utilisés pour un repas collectif.
  • À partir de 1964, Arman documente photographiquement des interventions liées à Fluxus réalisées à New York au début des années 1960, sans viser une participation de type observation-reporter.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
octobre-novembre 1960Exposition du Plein à la Galerie Iris Clert
5 novembre 1960Lettre d’Arman à Éliane décrivant la curiosité des enfants et les objets récupérés avant le démantèlement
1959Inauguration de la série dite des « Poubelles »
28 décembre 1965Inauguration de l’exposition Quid pro quo. Exchange Exhibition (galerie Allan Stone, New York)
1er janvierFin de Quid pro quo. Exchange Exhibition
mai et juin 1962Exposition personnelle d’Arman à Los Angeles à la Dwan Gallery
4 juin 1970Confrontation du principe de participation additive à l’Action Slicing (Action-slicing) à New York
7 au 19 février 1974Le Grand Tas des échanges à la galerie Entre (Paris)
12 février 1961Inauguration à Paris de la série des Tirs de Niki de Saint Phalle
12 et 13 mars 1965Action Artist’s Key Club à Penn Station (Arman, Robert Filliou, Daniel Spoerri)

📊 Tableaux de synthèse

Modes de participation chez Arman

TypePrincipeExemples
Participation « soustractive-additive »Échanger un objet contre un autre (équilibre quantitatif, pas équivalence qualitative)Quid pro quo / Le Grand Tas des échanges
Participation « additive »Transformer en l’incorporant à l’œuvre la matière apportée par le publicPoubelle automatique (Cast your ballots…) / Mini-galerie Carita (Ordures au naturel)
Action-spectacle Nouveau Réaliste (selon Restany)Provoquer participation spontanée, intégrer le public au processus de communication ; trace tangible à la finCast your ballots… ; logique générale des actions Nouveau Réaliste

Action Nouveau Réaliste vs happening (selon Restany)

NotionPoint communDifférence
Action Nouveau RéalisteParticipation spontanée du publicN’épuise pas son sens dans le déroulement : la trace tangible demeure
HappeningPrésence du public pendant l’actionLe sens s’épuise au fur et à mesure du déroulement

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la récupération d’objets lors du démantèlement du Plein (lettre du 5 novembre 1960) avec une participation additive planifiée par Arman pendant le vernissage.
  2. Prendre « participation additive » pour une simple observation : dans les Poubelles automatiques, l’œuvre se remplit réellement grâce au public.
  3. Mélanger « participation soustractive-additive » (échange sur le tas) et une « participation exclusivement soustractive » : Arman vise plutôt des modalités où l’action du public transforme aussi l’espace/production.
  4. Relier le terme « happenning » aux actions d’Arman : Arman refuse d’appeler ce qu’il fait des happenings et insiste sur « l’action ».
  5. Croire que l’Action-spectacle Nouveau Réaliste est gratuite ou uniquement autodestructrice : Restany souligne qu’elle relève d’une logique de langage propre et d’une vérification technique.
  6. Assimiler les Expansions de César à une simple destruction : Restany les traite comme priorité au langage de la matière via un processus technologique visible.
  7. Confondre Fluxus et la pratique d’Arman : le cours dit qu’Arman observe et documente photographiquement plutôt qu’il n’intègre directement Fluxus à sa pratique.

✅ Checklist Examen

  1. Repérer ce que le cours appelle l’« espace participatif » et expliquer comment le Plein (octobre-novembre 1960) rend le public acteur plutôt que spectateur.
  2. Savoir ce que Arman dégage de « l’hémorragie d’objets » du Plein (lettre du 5 novembre 1960) et comment il formule l’idée d’un « tas » en plein air où chacun puiserait ce qui lui plaît.
  3. Expliquer la série des « Poubelles » (inaugurée en 1959) : critères formels de sélection (couleur, texture, matière) et adaptation de la morphologie au lieu de collecte.
  4. Décrire la Poubelle automatique de la Dwan Gallery (mai-juin 1962) : dépôt de détritus par le public dans un contenant en plexiglas, œuvre produite pendant l’exposition jusqu’au décrochage.
  5. Rappeler le principe du « jeu » dans Le Grand Tas des échanges : apporter des objets dont on ne veut plus et venir les échanger pour d’autres sur le tas (7 au 19 février 1974).
  6. Citer la distinction centrale : participation « additive » (conserver/produire avec la matière apportée) et participation « soustractive-additive » (échange), et donner au moins un exemple pour chacune.
  7. Maîtriser l’Action Slicing du 4 juin 1970 : Arman coupe/scie tous les objets apportés par le public, sans que l’expérience s’arrête, y compris des cas comme « cinq litres de rouge ».
  8. Savoir définir l’Action-spectacle Nouveau Réaliste avec Restany (1978 et 1983) : participation spontanée et directe, résultat comme œuvre, sens non épuisé pendant le déroulement, trace tangible à la fin.
  9. Rattacher les Tirs de Niki de Saint Phalle à leur dimension rituelle (rituel macabre) et rappeler l’inauguration à Paris le 12 février 1961, puis son auto-thérapie (tir sur la société/violence).
  10. Relier les actions à Milan (27 au 30 novembre 1970) : Lacération de Rotella via Via Formantini, projection lumineuse Raysse (X, Y, Z), Vittoria de Tinguely (11 m, 30 minutes, O Sole Mio) et trois coulées de polyuréthane de 40 litres par César (sans fréon).
  11. Expliquer la place de la scène étatsunienne : Kaprow (18 Happenings in 6 parts du 4 au 10 octobre 1959 ; Fluids en 1967) ; Artist’s Key Club (12 et 13 mars 1965) ; et le fait qu’Arman se limite à documenter photographiquement Fluxus dans les années 1960.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Art participatif et actions néoréalistes avec 18 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Dans la notion d’espace participatif chez Arman, quel rôle le public est-il censé jouer ?

2. Quel épisode du Plein a conduit Arman à imaginer plus tard un « tas » en plein air où chacun pourrait prélever ce qui lui plaît ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Art participatif et actions néoréalistes avec 18 flashcards interactives.

Espace participatif — définition ?

Art où le public devient acteur.

Plein d'Arman — œuvre ?

Installation de déchets exposée en 1960.

Hémorragie d’objets — phénomène ?

Dispersion spontanée d’objets du Plein.

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