QCM : Catastrophes naturelles et transition écologique — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi les récits littéraires sont-ils importants pour connaître les catastrophes de l’Antiquité grecque ?

Ils constituent une première source de connaissance sur ces catastrophes
Ils décrivent principalement les mécanismes financiers de reconstruction
Ils remplacent les observations des phénomènes sismiques méditerranéens
Ils recensent les décisions judiciaires prises après les séismes

Ils constituent une première source de connaissance sur ces catastrophes

Explication

Les récits littéraires représentent une première source permettant de connaître les catastrophes de l’Antiquité grecque, dans une région méditerranéenne très sismique. Ils ne se limitent pas aux décisions financières ou judiciaires prises après les événements.

2. Quelle conséquence une catastrophe naturelle pouvait-elle provoquer dans une cité grecque antique ?

L’organisation régulière de prêts publics pour réparer les bâtiments
La stabilisation immédiate de la population et des activités commerciales
La transformation rapide de la cité en centre administratif impérial
L’entassement des cadavres et l’apparition d’une crise sanitaire

L’entassement des cadavres et l’apparition d’une crise sanitaire

Explication

Une catastrophe pouvait entraîner l’entassement des cadavres, des épidémies, la désertion des villes et une crise sanitaire. Elle ne se réduisait donc pas aux dégâts matériels, et ses effets n’impliquaient pas automatiquement une réorganisation administrative.

3. Que désigne l’évergétisme dans le contexte du relèvement des cités antiques ?

La répartition des terres abandonnées entre les survivants
La confiscation des biens privés après une catastrophe urbaine
L’emprunt public contracté par une cité auprès de créanciers
L’aide financière d’un souverain généreux aux cités détruites

L’aide financière d’un souverain généreux aux cités détruites

Explication

L’évergétisme désigne l’image du souverain généreux qui finance le relèvement des cités détruites. Il s’agit d’une aide accordée par le souverain, et non d’un emprunt public souscrit par la cité.

4. Quelle aide Tibère accorda-t-il à Sardes après le tremblement de terre de l’an 17 ?

Une exonération fiscale accordée aux propriétaires sinistrés
Trois millions de livres provenant d’une collecte auprès des cités
Un prêt public remboursable par les habitants de Sardes
Dix millions de sesterces prélevés sur ses fonds propres

Dix millions de sesterces prélevés sur ses fonds propres

Explication

En l’an 17 de notre ère, Tibère offrit dix millions de sesterces sur ses fonds propres à Sardes après le tremblement de terre. Cette aide personnelle du souverain ne correspondait ni à une collecte entre cités ni à un prêt remboursable.

5. Comment Diderot explique-t-il la peur des catastrophes naturelles ?

Comme une croyance produite principalement par les institutions judiciaires
Comme une réaction biologique identique chez toutes les populations
Comme un phénomène culturel acquis plutôt qu’une réaction innée
Comme une émotion réservée aux sociétés vivant dans des zones sismiques

Comme un phénomène culturel acquis plutôt qu’une réaction innée

Explication

Pour Diderot, la peur de la catastrophe naturelle est un phénomène culturel acquis et non une réaction universelle innée. Elle dépend donc des sociétés et de leur formation, plutôt que d’une réponse biologique identique partout.

6. De quels éléments résulte l’esprit général des nations selon Diderot ?

Des catastrophes récentes, des lois pénales, des impôts et des échanges maritimes
Des ressources naturelles, des techniques militaires, du commerce et de la démographie
Des croyances individuelles, des revenus, des frontières et de la puissance navale
Des peurs, des mœurs, des contextes politique et religieux, et de l’éducation morale

Des peurs, des mœurs, des contextes politique et religieux, et de l’éducation morale

Explication

Diderot associe l’esprit général des nations aux peurs, aux mœurs, aux contextes politique et religieux ainsi qu’à l’éducation morale. Les facteurs économiques ou militaires peuvent influencer une société, mais ils ne constituent pas ici l’ensemble défini par Diderot.

7. Quelle distinction Rousseau établit-il entre la liberté, la propriété privée et la catastrophe politique ?

La liberté et la propriété privée préservent l’état de nature contre toute catastrophe politique
La propriété privée fonde l’état de nature, tandis que la liberté introduit l’aliénation
La liberté fonde l’état de nature, tandis que la propriété privée introduit l’aliénation
La catastrophe politique précède la propriété privée et transforme ensuite la liberté naturelle

La liberté fonde l’état de nature, tandis que la propriété privée introduit l’aliénation

Explication

Pour Rousseau, la liberté caractérise l’état de nature, alors que la propriété privée introduit l’aliénation et une histoire humaine malheureuse. La propriété privée n’est donc pas le fondement de l’état de nature.

8. Quelle situation climatique explique les grandes inondations européennes de 1784 ?

Une succession de tempêtes maritimes provoquées par un conflit politique
Une fonte régulière des neiges accompagnée d’un été exceptionnellement chaud
Un redoux brutal survenu après un hiver froid et neigeux
Une sécheresse prolongée suivie d’une baisse rapide des températures

Un redoux brutal survenu après un hiver froid et neigeux

Explication

Les inondations de 1784 furent liées à un épisode climatique exceptionnel : un redoux brutal suivit un hiver froid et neigeux. Elles ne résultaient donc pas d’une cause politique liée à la Révolution française.

9. Quelle évolution du niveau de la Seine fut observée lors des inondations de 1784 ?

Trois mètres le 25 février, puis cinq mètres au début de mars
Quatre mètres le 25 février, puis six mètres au début de mars
Six mètres le 25 février, puis quatre mètres au début de mars
Deux mètres le 25 février, puis trois mètres au début de mars

Quatre mètres le 25 février, puis six mètres au début de mars

Explication

Le 25 février 1784, la Seine atteignit quatre mètres, puis six mètres au début du mois de mars. Cette montée des eaux entraîna l’évacuation d’habitants et la coupure des ponts.

10. Quelle fut l’ampleur de l’intervention financière du pouvoir royal après les inondations de 1784 ?

Un million de livres distribué par les autorités locales aux sinistrés
Cinq millions de livres recueillis auprès de donateurs privés
Dix millions de sesterces versés aux villes touchées par les eaux
Trois millions de livres consacrés à l’aide et à la reconstruction

Trois millions de livres consacrés à l’aide et à la reconstruction

Explication

Le pouvoir royal consacra trois millions de livres à l’aide et à la reconstruction après les inondations de 1784. Cette intervention était exceptionnelle et relevait du pouvoir central, plutôt que d’une aide privée ou locale ordinaire.

11. Comment s’organisait l’indemnisation des victimes des inondations avant 1789 ?

Le Conseil du roi enquêtait sur place, tandis que les intendants examinaient les demandes de Calonne
Les intendants enquêtaient, le Conseil du roi recevait les informations, puis Calonne contre-expertisait les demandes
Les autorités municipales fixaient les montants, puis les intendants validaient les paiements sans enquête
Les victimes saisissaient directement les tribunaux, qui transmettaient ensuite les dossiers aux autorités locales

Les intendants enquêtaient, le Conseil du roi recevait les informations, puis Calonne contre-expertisait les demandes

Explication

Les intendants menaient les enquêtes locales, transmettaient les informations au Conseil du roi, puis Calonne examinait les demandes et réalisait une contre-expertise. Le processus reposait donc sur une enquête territoriale suivie d’un examen central, et non sur une décision municipale sans enquête.

12. Quel événement survint en Savoie en novembre 1248 ?

L’effondrement du mont Granier causa environ un millier de morts.
Une éruption volcanique détruisit plusieurs villages alpins.
Une inondation de l’Arno provoqua plusieurs milliers de victimes.
Un séisme à Naples entraîna la mort de huit mille personnes.

L’effondrement du mont Granier causa environ un millier de morts.

Explication

En novembre 1248, l’effondrement du mont Granier en Savoie causa environ un millier de morts. Les huit mille victimes correspondent au tremblement de terre de Naples en 1456, et non à cet événement savoyard.

13. Comment les chroniqueurs médiévaux articulaient-ils les causes naturelles et surnaturelles des catastrophes ?

Ils pouvaient associer les deux types de causes sans établir de hiérarchie fixe.
Ils privilégiaient les causes naturelles en écartant les interprétations religieuses.
Ils distinguaient toujours les causes naturelles des causes surnaturelles dans deux récits séparés.
Ils expliquaient les catastrophes par des causes surnaturelles sans évoquer les phénomènes physiques.

Ils pouvaient associer les deux types de causes sans établir de hiérarchie fixe.

Explication

Les chroniqueurs médiévaux pouvaient mobiliser simultanément des explications naturelles et surnaturelles, sans les classer selon une hiérarchie stable. Une interprétation naturelle n’excluait donc pas une signification surnaturelle, contrairement à une approche strictement naturaliste.

14. Comment les astrologues interprétèrent-ils l’inondation de l’Arno à Florence le 4 novembre 1433 ?

Ils l’attribuèrent à l’effondrement d’un massif montagneux voisin.
Ils la considérèrent comme une conséquence de décisions fiscales municipales.
Ils la relièrent à plusieurs événements planétaires.
Ils l’expliquèrent par la rupture des digues construites après un séisme.

Ils la relièrent à plusieurs événements planétaires.

Explication

Le 4 novembre 1433, les astrologues interprétèrent l’inondation de l’Arno à partir de plusieurs événements planétaires. L’effondrement montagnard concerne le mont Granier en 1248, tandis que les autres propositions ne correspondent pas à cette interprétation.

15. Quelle succession décrit le mieux les réactions des populations après une catastrophe médiévale ?

Elles priaient, restaient dans les zones détruites, puis recevaient une indemnisation avant de partir.
Elles campaient d’abord, limitaient les prix, puis quittaient les lieux sinistrés après la reconstruction.
Elles priaient, fuyaient, campaient provisoirement, puis reconstruisaient leur vie sociale autour de la religion.
Elles fuyaient, reconstruisaient immédiatement les institutions, puis priaient dans les campements provisoires.

Elles priaient, fuyaient, campaient provisoirement, puis reconstruisaient leur vie sociale autour de la religion.

Explication

La réaction suivait une progression allant de la prière à la fuite, puis à l’installation dans des campements de fortune et à la reconstruction sociale autour de la religion. La reconstruction sociale n’était donc pas une réaction immédiate précédant le déplacement et l’installation provisoire.

16. Quelle mesure une autorité médiévale pouvait-elle prendre pour financer la reconstruction après une catastrophe ?

Elle pouvait confier la reconstruction à des astrologues en échange d’une exemption fiscale générale.
Elle pouvait limiter le prix des denrées, alléger la fiscalité directe ou autoriser temporairement un impôt.
Elle pouvait remplacer les dons religieux par une indemnisation uniforme versée à chaque habitant.
Elle pouvait supprimer les échanges locaux, réquisitionner les récoltes et interdire les marchés.

Elle pouvait limiter le prix des denrées, alléger la fiscalité directe ou autoriser temporairement un impôt.

Explication

Les autorités disposaient de mesures économiques et fiscales, comme le contrôle des prix, la réduction de la fiscalité directe ou l’octroi temporaire d’un droit d’imposer. La suppression des marchés et l’indemnisation uniforme ne correspondent pas aux instruments mentionnés.

17. Que désigne la caritas dans la société médiévale ?

Une indemnisation monétaire destinée à réparer les pertes matérielles des sinistrés.
Une taxe imposée aux marchands afin de financer les travaux publics après une catastrophe.
Une aide en nature fournie par le roi aux villes touchées par les inondations.
Une charité fondée sur le don, dont le bénéficiaire spirituel principal est le donateur.

Une charité fondée sur le don, dont le bénéficiaire spirituel principal est le donateur.

Explication

La caritas repose sur le don et procure principalement au donateur un bénéfice spirituel lié à la recherche du salut de son âme. Elle ne désigne donc ni une taxe publique ni une indemnisation matérielle directe.

18. Quel rôle l’arrivée du Grand Saint Antoine joua-t-elle dans la peste de Marseille en 1720 ?

Elle précéda la propagation de la peste, après que le navire eut été placé en quarantaine près de la ville.
Elle déclencha une épidémie à Paris, après que le navire eut été détourné vers la capitale.
Elle permit d’endiguer l’épidémie, après que les autorités eurent ouvert le navire aux habitants.
Elle annonça la fin de l’épidémie, après que le navire eut livré des secours médicaux.

Elle précéda la propagation de la peste, après que le navire eut été placé en quarantaine près de la ville.

Explication

La peste se propagea après l’arrivée du Grand Saint Antoine, qui avait d’abord été placé en quarantaine près de Marseille. La quarantaine n’a donc pas empêché la diffusion ultérieure de l’épidémie.

19. Quelle évolution caractérisa la mortalité à Marseille pendant l’été et l’automne 1720 ?

La mortalité resta proche de 50 morts par jour en août, avant de doubler progressivement durant l’hiver suivant.
Le nombre quotidien de morts passa de 1 000 à 50 en août, puis la population retrouva rapidement son niveau antérieur.
Le nombre quotidien de morts passa de 50 à 1 000 en août, puis la moitié de la population mourut en septembre et octobre.
Le nombre quotidien de morts atteignit 8 000 en août, puis la ville fut évacuée durant le mois de septembre.

Le nombre quotidien de morts passa de 50 à 1 000 en août, puis la moitié de la population mourut en septembre et octobre.

Explication

En août 1720, les décès quotidiens augmentèrent de 50 à 1 000, puis la moitié de la population mourut en septembre et octobre. Le chiffre de 8 000 renvoie à une autre catastrophe et ne décrit pas la mortalité marseillaise.

20. Quelle différence distinguait les informations de la Gazette d’Amsterdam et celles de la Gazette de France sur la peste de Marseille ?

La Gazette d’Amsterdam décrivait la fuite des magistrats, tandis que la Gazette de France publiait des secours pontificaux détaillés.
La Gazette d’Amsterdam nommait la peste et défendait la libre circulation, tandis que la Gazette de France parlait d’un mal contagieux sans chiffres.
La Gazette d’Amsterdam évitait le terme de peste et les chiffres, tandis que la Gazette de France défendait la libre circulation des biens.
La Gazette d’Amsterdam annonçait une quarantaine renforcée, tandis que la Gazette de France associait l’épidémie à plusieurs événements planétaires.

La Gazette d’Amsterdam nommait la peste et défendait la libre circulation, tandis que la Gazette de France parlait d’un mal contagieux sans chiffres.

Explication

La Gazette d’Amsterdam employait le terme de peste et proposait une solution fondée sur la libre circulation des biens et des personnes. La Gazette de France atténuait la présentation en parlant d’un mal contagieux et en évitant de publier des chiffres.

21. Que mesure la notion d’énergie dans l’analyse d’un système ?

La capacité d’un système à effectuer des transformations ou à fournir un travail
La vitesse à laquelle un dispositif produit ou transporte un mouvement
Le volume de ressources fossiles extrait d’un gisement exploitable
La quantité d’électricité distribuée par un réseau au cours d’une période

La capacité d’un système à effectuer des transformations ou à fournir un travail

Explication

L’énergie mesure la capacité d’un système à effectuer des transformations, à fournir un travail ou à produire un mouvement. L’électricité n’est qu’une forme particulière de production et de transport énergétique, et ne définit donc pas l’énergie en général.

22. Quelle distinction caractérise correctement les énergies de stock et les énergies de flux ?

Les énergies de stock produisent peu de carbone, tandis que les énergies de flux reposent sur la combustion de combustibles
Les énergies de stock sont intermittentes, tandis que les énergies de flux sont disponibles selon une réserve limitée
Les énergies de stock dépendent du soleil, tandis que les énergies de flux sont extraites de gisements souterrains
Les énergies de stock proviennent de gisements, tandis que les énergies de flux dépendent de phénomènes naturels

Les énergies de stock proviennent de gisements, tandis que les énergies de flux dépendent de phénomènes naturels

Explication

Les énergies de stock, comme le charbon, le gaz et l’uranium, sont issues de ressources concentrées dans des gisements. Les énergies de flux, comme le solaire ou l’éolien, sont produites par des phénomènes naturels.

23. Pourquoi les énergies de flux posent-elles un défi particulier pour le système électrique ?

Leur empreinte carbone est généralement plus élevée que celle des combustibles fossiles
Leur production exige une combustion continue afin de maintenir la puissance disponible
Leur production est intermittente et l’électricité produite se stocke difficilement
Leur exploitation dépend de gisements concentrés dont l’épuisement est rapide

Leur production est intermittente et l’électricité produite se stocke difficilement

Explication

Les énergies de flux ont généralement une empreinte carbone plus faible, mais leur production varie selon les phénomènes naturels et l’électricité reste difficile à stocker. La difficulté vient donc de l’intermittence et du stockage, non de gisements épuisables.

24. Quel événement a fait émerger l’indépendance énergétique comme enjeu politique et géopolitique ?

La création du GIEC dans le contexte du débat climatique en 1988
Le rapport du Club de Rome publié par des chercheurs du MIT en 1972
Le premier choc pétrolier provoqué par la guerre du Kippour en 1973
L’adoption du protocole de Kyoto lors des négociations climatiques en 1997

Le premier choc pétrolier provoqué par la guerre du Kippour en 1973

Explication

La guerre du Kippour a provoqué en 1973 le premier choc pétrolier, marqué par une multiplication par quatre du prix du pétrole. Cette crise a placé l’indépendance énergétique au cœur des préoccupations politiques et géopolitiques.

25. Que désigne l’indépendance énergétique ?

Une politique destinée à diminuer les pollutions issues des activités économiques légitimes
Une stratégie visant à accroître les importations pour diversifier les fournisseurs étrangers
Une limite physique imposée par le caractère non renouvelable de certaines ressources
Un objectif visant à réduire la dépendance envers les pays producteurs d’énergie

Un objectif visant à réduire la dépendance envers les pays producteurs d’énergie

Explication

L’indépendance énergétique est un objectif politique et géopolitique qui consiste à réduire la dépendance envers les pays producteurs d’énergie. Elle concerne donc les relations de dépendance entre États, et non le caractère épuisable des ressources.

26. Comment faut-il comprendre une externalité environnementale ?

Une restriction volontaire de la production afin de préserver une ressource naturelle
Une décision publique destinée à réduire les émissions nuisibles d’une activité économique
Une dépendance géopolitique créée par l’importation de combustibles auprès de pays producteurs
Une pollution involontaire produite comme conséquence d’une activité légitime

Une pollution involontaire produite comme conséquence d’une activité légitime

Explication

Une externalité environnementale est une pollution involontaire qui résulte d’une activité par ailleurs légitime. Une politique environnementale ne constitue pas l’externalité elle-même : elle cherche à en limiter les effets.

27. Quel enchaînement chronologique correspond à la montée du débat climatique ?

Création du GIEC en 1988, puis adoption du protocole de Kyoto en 1997
Création du GIEC en 1979, puis adoption du protocole de Kyoto en 1986
Adoption du protocole de Kyoto en 1972, puis création du GIEC en 1973
Adoption du protocole de Kyoto en 1988, puis création du GIEC en 1997

Création du GIEC en 1988, puis adoption du protocole de Kyoto en 1997

Explication

Le GIEC est créé en 1988, puis le protocole de Kyoto est adopté en 1997 dans un contexte de progression du débat climatique. Les autres séquences inversent ou déplacent les dates de ces deux événements.

28. Quelle critique Fressoz adresse-t-il à l’approche phasiste de l’histoire énergétique ?

Elle mesure la puissance économisée par une activité sans changement de confort
Elle décrit les économies comme dépendantes d’une offre abondante et peu coûteuse
Elle affirme que les sources d’énergie se développent simultanément par soutien mutuel
Elle suppose que les anciennes sources disparaissent lorsque de nouvelles apparaissent

Elle suppose que les anciennes sources disparaissent lorsque de nouvelles apparaissent

Explication

L’approche phasiste présente une succession du bois au charbon puis au pétrole et suppose une substitution entre les sources. Fressoz critique cette lecture, car les anciennes et les nouvelles énergies peuvent coexister et s’additionner.

29. Que mesure un négawatt dans l’analyse de la consommation énergétique ?

Une quantité d’énergie produite par une installation renouvelable intermittente
Une réduction des émissions obtenue par le remplacement d’un combustible fossile
Une puissance économisée correspondant à une puissance qui n’est pas consommée
Une puissance supplémentaire fournie par un réseau lors d’un pic de demande

Une puissance économisée correspondant à une puissance qui n’est pas consommée

Explication

Le négawatt est une unité de puissance économisée : il quantifie une puissance non consommée plutôt qu’une puissance produite. Il ne désigne donc ni une production renouvelable ni une puissance ajoutée au réseau.

30. Quelle différence distingue l’efficacité énergétique de la sobriété énergétique ?

L’efficacité repose sur une production énergétique accrue, tandis que la sobriété dépend d’une substitution entre combustibles
L’efficacité concerne les comportements individuels, tandis que la sobriété désigne l’organisation monopolistique de l’offre
L’efficacité diminue directement le niveau de besoin, tandis que la sobriété maintient l’activité avec moins d’énergie
L’efficacité réduit la consommation d’une même activité, tandis que la sobriété réduit le niveau de consommation ou de besoin

L’efficacité réduit la consommation d’une même activité, tandis que la sobriété réduit le niveau de consommation ou de besoin

Explication

L’efficacité énergétique cherche à consommer moins pour une même activité sans perte de confort ou de capacité. La sobriété énergétique agit directement sur le niveau de consommation ou sur le besoin lui-même.

31. Comment Fressoz caractérise-t-il les relations entre les différentes sources d’énergie ?

Elles sont intégrées dans un modèle centré sur une offre abondante et peu coûteuse
Elles restent indépendantes les unes des autres afin d’éviter toute croissance simultanée
Elles peuvent s’additionner et se soutenir mutuellement dans une symbiose énergétique
Elles se remplacent selon une succession régulière allant du bois au charbon puis au pétrole

Elles peuvent s’additionner et se soutenir mutuellement dans une symbiose énergétique

Explication

Selon Fressoz, les sources d’énergie ne se remplacent pas nécessairement : elles peuvent croître ensemble et se soutenir mutuellement. Cette coexistence correspond à l’idée de symbiose énergétique, contrairement à une substitution linéaire.

32. Comment le récit écologiste militant allemand a-t-il été transformé en politique publique ?

Par son intégration directe dans une politique européenne sans relais nationaux
Par son appropriation progressive par des partis, des syndicats, des Églises et des institutions
Par son abandon au profit d’une stratégie centrée sur l’expansion du charbon
Par son maintien dans les seuls réseaux associatifs hostiles aux institutions

Par son appropriation progressive par des partis, des syndicats, des Églises et des institutions

Explication

Le récit écologiste allemand a été repris par plusieurs acteurs institutionnels avant de devenir une politique de sortie du nucléaire. L’idée d’une mobilisation restée dans les seuls réseaux militants ne tient pas compte de cette domestication institutionnelle.

33. Quels acteurs portent respectivement la transition énergétique française par le bas et par le haut ?

Les institutions européennes par le bas, les chercheurs et les élus locaux par le haut
Les militants et environnementalistes par le bas, l’administration et les grandes compagnies par le haut
Les grandes compagnies par le bas, les collectivités locales et les associations par le haut
Les syndicats par le bas, les organisations internationales et les ménages par le haut

Les militants et environnementalistes par le bas, l’administration et les grandes compagnies par le haut

Explication

En France, les milieux militants et environnementalistes impulsent la transition par le bas, tandis que l’administration centrale et les grandes compagnies énergétiques la portent par le haut. Inverser ces deux pôles constitue la confusion principale.

34. Que désigne la décarbonation dans le contexte de la transition ?

Une transformation des modes de vie sans objectif prioritaire de réduction des émissions
Une réduction des émissions de carbone reposant notamment sur des technologies vertes
Une modernisation industrielle destinée à accroître la production énergétique carbonée
Une substitution des énergies fossiles par des solutions dont les impacts sont inexistants

Une réduction des émissions de carbone reposant notamment sur des technologies vertes

Explication

La décarbonation vise à réduire les émissions de carbone, notamment grâce à des technologies vertes. Ces technologies ne présentent toutefois pas un bilan carbone ni un impact paysager nuls, contrairement à l’idée d’une absence totale d’impact.

35. Quelle distinction caractérise la transition énergétique par rapport à la transition écologique ?

La première s’inscrit dans le temps long, tandis que la seconde se limite aux infrastructures énergétiques
La première concerne la biodiversité, tandis que la seconde organise la sortie des énergies fossiles
La première transforme les modes de vie, tandis que la seconde concerne principalement la production électrique
La première vise surtout les énergies fossiles, tandis que la seconde transforme plus largement les modes de vie

La première vise surtout les énergies fossiles, tandis que la seconde transforme plus largement les modes de vie

Explication

La transition énergétique se concentre principalement sur la sortie des énergies fossiles, alors que la transition écologique englobe l’évolution des modes de vie sur une durée longue. Les autres propositions inversent ou réduisent cette distinction.

36. Quelle caractéristique définit la société du risque chez Ulrich Beck ?

Elle subit principalement des menaces naturelles extérieures au développement industriel
Elle réduit les risques globaux grâce à l’accumulation des innovations techniques
Elle concentre les risques sur des groupes sociaux sans transformer l’environnement mondial
Elle produit elle-même des menaces globales par le progrès technique et industriel

Elle produit elle-même des menaces globales par le progrès technique et industriel

Explication

Pour Ulrich Beck, la modernité avancée génère elle-même des menaces globales par les techniques et l’industrie qu’elle avait valorisées. La proposition centrée sur des menaces naturelles extérieures néglige cette production sociale du risque.

37. Quelle différence oppose l’atténuation à l’adaptation face au changement climatique ?

L’atténuation aménage les territoires exposés, tandis que l’adaptation diminue les émissions industrielles
L’atténuation concerne les comportements individuels, tandis que l’adaptation relève des négociations internationales
L’atténuation répond aux dommages déjà présents, tandis que l’adaptation traite les causes atmosphériques
L’atténuation réduit les émissions en amont, tandis que l’adaptation agit sur les conséquences

L’atténuation réduit les émissions en amont, tandis que l’adaptation agit sur les conséquences

Explication

L’atténuation cherche à limiter les causes du changement climatique en réduisant les émissions, tandis que l’adaptation répond à ses conséquences. Les mesures d’aménagement face aux dommages relèvent donc de l’adaptation, et non de l’atténuation.

38. Que signifie le terme « Anthropocène » ?

Une période climatique caractérisée par la disparition complète des influences humaines
Une phase géologique définie par le retour des écosystèmes à leur fonctionnement naturel
Un âge géologique marqué par l’action transformatrice des êtres humains sur leur milieu
Un programme politique consacré à la réduction des émissions des économies industrielles

Un âge géologique marqué par l’action transformatrice des êtres humains sur leur milieu

Explication

L’Anthropocène désigne un nouvel âge géologique dans lequel l’action humaine transforme profondément le milieu. Il ne s’agit ni d’un programme politique ni d’une période où les influences humaines auraient disparu.

39. Quelle situation décrit correctement le seuil critique de concentration du carbone ?

Le seuil est fixé à 400 PPM, alors que la moyenne reste inférieure à 350 PPM depuis 2015
Le seuil est fixé à 450 PPM, alors que la moyenne dépasse 500 PPM depuis 2015
Le seuil est fixé à 300 PPM, alors que la moyenne se maintient autour de 350 PPM depuis 2015
Le seuil est fixé à 350 PPM, alors que la moyenne dépasse 400 PPM depuis 2015

Le seuil est fixé à 350 PPM, alors que la moyenne dépasse 400 PPM depuis 2015

Explication

Le seuil critique indiqué est de 350 PPM, tandis que la concentration moyenne dépasse 400 PPM depuis 2015. Les autres valeurs modifient soit le seuil, soit la tendance observée.

40. Quel événement est associé à la conférence de Stockholm de 1972 ?

L’adoption de l’Accord de Paris sur les contributions nationales
La création du PNUE sous l’impulsion de Mostafa Tolba
La création de la CCNUCC à la suite d’un sommet consacré au climat
L’instauration des marchés carbone et des objectifs de Kyoto

La création du PNUE sous l’impulsion de Mostafa Tolba

Explication

La conférence de Stockholm de 1972 crée le PNUE sous l’impulsion de Mostafa Tolba et contribue à populariser le développement durable. L’Accord de Paris, la CCNUCC et les marchés carbone correspondent à des étapes ultérieures.

41. Quel est l’objectif principal du protocole de Montréal ?

Créer une convention-cadre pour les conférences climatiques annuelles
Organiser les contributions nationales destinées à limiter le réchauffement
Fixer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre
Mettre fin à la destruction de la couche d’ozone causée par les gaz CFC

Mettre fin à la destruction de la couche d’ozone causée par les gaz CFC

Explication

Le protocole de Montréal vise les gaz CFC responsables de la destruction de la couche d’ozone et est présenté comme un texte mondial particulièrement efficace. Les objectifs climatiques et les contributions nationales relèvent plutôt de Kyoto et de Paris.

42. Quelle innovation caractérise le protocole de Kyoto adopté en 1997 ?

Il crée le PNUE et popularise le développement durable dans les négociations internationales
Il reconnaît l’origine humaine du réchauffement et fixe l’objectif de 1,5 °C
Il instaure des cibles de réduction des gaz à effet de serre et des marchés carbone
Il remplace les gaz CFC par des substances destinées à protéger la couche d’ozone

Il instaure des cibles de réduction des gaz à effet de serre et des marchés carbone

Explication

Le protocole de Kyoto établit des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, des marchés carbone et le principe de responsabilité commune mais différenciée. La création du PNUE appartient à Stockholm, tandis que l’objectif de 1,5 °C est associé à Paris.

43. Quel mécanisme est au cœur de l’Accord de Paris de 2015 ?

Des marchés carbone obligatoires sans reconnaissance de l’origine humaine du réchauffement
Des quotas identiques imposés à chaque État avec une révision annuelle des objectifs
Une interdiction mondiale des combustibles fossiles accompagnée d’un objectif de 2,5 °C
Des contributions nationales actualisées tous les cinq ans avec un objectif aspirationnel de 1,5 °C

Des contributions nationales actualisées tous les cinq ans avec un objectif aspirationnel de 1,5 °C

Explication

L’Accord de Paris reconnaît l’origine humaine du réchauffement, vise un seuil aspirationnel de 1,5 °C et repose sur des contributions nationales révisées tous les cinq ans. Il ne fixe pas des quotas identiques ni une interdiction générale des combustibles fossiles.

44. Quelle caractéristique distingue la transition écologique d’un simple verdissement du modèle existant ?

Elle réduit la pollution sans modifier l’organisation économique et sociale.
Elle concentre l’action publique sur la protection des espaces naturels remarquables.
Elle remplace les activités industrielles par des activités exclusivement agricoles.
Elle transforme les façons de consommer, de produire et de vivre ensemble.

Elle transforme les façons de consommer, de produire et de vivre ensemble.

Explication

La transition écologique correspond à une évolution globale du modèle économique et social, qui renouvelle les modes de consommation, de production, de travail et de vie collective. Le verdissement désigne plutôt une réduction de la pollution du modèle déjà en place, sans transformation aussi profonde.

45. Quelle loi française constitue une norme de droit dur portant sur une composante de la transition écologique ?

La loi du 30 décembre 2006 relative à l’eau et aux milieux aquatiques.
La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature.
La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
La loi du 27 décembre 2012 instituant le Conseil national de la transition écologique.

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Explication

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte est une norme contraignante relevant du droit dur. Le Conseil national de la transition écologique, institué en 2012, est en revanche un organisme consultatif.

46. Quelle classification correspond aux principales catégories juridiques de l’eau ?

Les eaux privées non courantes, les eaux publiques courantes et les choses communes.
Les eaux potables, les eaux minérales et les eaux destinées aux loisirs.
Les eaux agricoles, les eaux industrielles et les eaux réservées aux collectivités.
Les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux artificiellement produites.

Les eaux privées non courantes, les eaux publiques courantes et les choses communes.

Explication

Le droit de l’eau distingue les eaux privées non courantes, les eaux publiques courantes et les eaux qui échappent à l’appropriation en tant que choses communes. Les autres regroupements décrivent des usages ou des caractéristiques physiques, mais pas cette classification juridique.

47. Quelle évolution de la superficie terrestre présentant un stock d’eau inférieur à la normale est attribuée au bilan de l’OMM ?

Elle est passée de 20 % en 2000 à 30 % en 2025.
Elle est passée de 20 % en 2000 à 42 % en 2025.
Elle est passée de 42 % en 2000 à 20 % en 2025.
Elle est passée de 30 % en 2000 à 42 % en 2025.

Elle est passée de 20 % en 2000 à 42 % en 2025.

Explication

Le bilan de l’OMM indique que la proportion est passée de 20 % de la superficie terrestre en 2000 à 42 % en 2025. L’erreur principale des autres réponses consiste à inverser les années ou à remplacer l’une des valeurs établies.

48. Pourquoi l’usage des ressources communes en eau peut-il être réglementé même lorsqu’une personne dispose d’un droit privé sur une ressource ?

Parce que les ressources communes sont assimilées à des biens commerciaux ordinaires.
Parce que l’article 714 du Code civil permet aux lois de police d’en régler la jouissance.
Parce que les propriétaires doivent renoncer à toute utilisation économique de l’eau.
Parce que tout droit privé sur l’eau transfère automatiquement sa gestion à l’État.

Parce que l’article 714 du Code civil permet aux lois de police d’en régler la jouissance.

Explication

L’article 714 du Code civil prévoit que des lois de police déterminent la manière de jouir des ressources communes, ce qui fonde l’encadrement des usages de l’eau. Un droit privé n’empêche donc pas l’application de mesures de police, mais il ne transfère pas automatiquement la ressource à l’État.

49. Quelle différence caractérise l’eau minérale naturelle par rapport à l’eau de source ?

L’eau minérale naturelle présente une composition stable, tandis que celle de l’eau de source peut varier.
L’eau minérale naturelle est saine après embouteillage, tandis que l’eau de source l’est à l’émergence.
L’eau minérale naturelle peut être traitée, tandis que l’eau de source doit rester sans traitement.
L’eau minérale naturelle a une composition variable, tandis que celle de l’eau de source reste stable.

L’eau minérale naturelle présente une composition stable, tandis que celle de l’eau de source peut varier.

Explication

L’eau minérale naturelle doit être saine à l’émergence, ne pas subir de traitement et conserver une composition biochimique stable. La composition de l’eau de source peut évoluer avec le temps, ce qui distingue les deux catégories.

50. Quel effet environnemental résulte directement de l’embouteillage d’une eau consommée dans un autre lieu ?

Il améliore la recharge locale des nappes grâce au déplacement des bouteilles.
Il transforme une ressource commune en eau publique courante après consommation.
Il prélève localement l’eau sans la restituer au milieu, ce qui rompt le cycle de l’eau.
Il restitue l’eau dans son milieu d’origine après une période de stockage commercial.

Il prélève localement l’eau sans la restituer au milieu, ce qui rompt le cycle de l’eau.

Explication

L’embouteillage déplace une eau prélevée localement vers un lieu de consommation différent et cette eau n’est pas rendue au milieu d’origine, ce qui crée une rupture du cycle de l’eau. Le transport et la vente ne permettent pas une restitution naturelle équivalente dans la zone de prélèvement.

51. Comment les prélèvements de Danone en bouteille à Volvic ont-ils évolué, et quelle part est exportée ?

Ils sont passés de 60 millions à 2,3 milliards de litres, dont 70 % sont exportés.
Ils sont passés de 60 millions à 600 millions de litres, dont 30 % sont exportés.
Ils sont passés de 600 millions à 2,3 milliards de litres, dont 30 % sont consommés localement.
Ils sont passés de 2,3 milliards à 60 millions de litres, dont 70 % sont consommés localement.

Ils sont passés de 60 millions à 2,3 milliards de litres, dont 70 % sont exportés.

Explication

Les prélèvements embouteillés de Danone à Volvic ont fortement augmenté, passant de 60 millions à 2,3 milliards de litres, et 70 % de cette production est exportée. Les autres propositions modifient les volumes, inversent l’évolution ou changent la proportion exportée.

52. En période de crise sécheresse, quels usages de l’eau demeurent prioritaires ?

Les loisirs, le tourisme et les activités économiques locales demeurent prioritaires.
La production industrielle, l’embouteillage et l’irrigation commerciale demeurent prioritaires.
La santé, l’eau potable et la sécurité civile demeurent prioritaires.
L’exportation, la production énergétique et les usages agricoles spécialisés demeurent prioritaires.

La santé, l’eau potable et la sécurité civile demeurent prioritaires.

Explication

En période de sécheresse, la santé, l’eau potable et la sécurité civile bénéficient d’un traitement prioritaire. Les usages industriels, parmi les autres usages, sont au contraire susceptibles d’être restreints.

53. Quelle évolution du débit des cours d’eau de Volvic est mentionnée avec la hausse prévue du prix de l’eau pour les communes ?

Le débit est passé de 50 à 600 litres par seconde, tandis que le prix doit diminuer de 15 %.
Le débit est passé de 600 à 50 litres par seconde, tandis que le prix doit augmenter de 15 %.
Le débit est passé de 600 à 150 litres par seconde, tandis que le prix doit augmenter de 50 %.
Le débit est passé de 150 à 50 litres par seconde, tandis que le prix doit diminuer de 15 %.

Le débit est passé de 600 à 50 litres par seconde, tandis que le prix doit augmenter de 15 %.

Explication

Le débit des cours d’eau de Volvic a diminué de 600 litres par seconde en 1970 à 50 litres par seconde aujourd’hui, tandis que le prix de l’eau pour les communes doit augmenter de 15 %. Les autres réponses altèrent les valeurs ou inversent le sens de l’évolution.

54. Quel constat figure dans le rapport de l’Office français de la biodiversité concernant les prélèvements d’eau de Nestlé ?

Environ 19 millions de litres ont été prélevés pendant 27 ans avec autorisation.
Plus de 19 milliards de litres ont été prélevés pendant 27 ans sans autorisation.
Environ 19 milliards de litres ont été prélevés pendant 27 ans sous contrôle préfectoral.
Plus de 19 milliards de litres ont été prélevés pendant 10 ans après déclaration.

Plus de 19 milliards de litres ont été prélevés pendant 27 ans sans autorisation.

Explication

Le rapport de l’Office français de la biodiversité estime que Nestlé a prélevé plus de 19 milliards de litres en 27 ans sans autorisation. Un prélèvement autorisé relève de la police de l’eau, ce qui ne correspond pas aux forages concernés dans cette affaire.

55. Pourquoi l’utilisation de charbons actifs et de lampes à ultraviolets par Nestlé posait-elle problème en 2021 ?

Elle ajoutait des minéraux à une eau potable, alors que cette opération est réservée aux eaux usées.
Elle traitait une eau minérale naturelle polluée, alors que ce type d’eau ne doit pas être désinfecté.
Elle filtrait une eau reconnue conforme, alors que les traitements sont requis pour toute eau embouteillée.
Elle refroidissait une eau de source, alors que cette opération doit être effectuée dans les captages.

Elle traitait une eau minérale naturelle polluée, alors que ce type d’eau ne doit pas être désinfecté.

Explication

Nestlé a reconnu avoir utilisé ces procédés pour désinfecter une eau minérale naturelle polluée, laquelle ne doit pas subir de traitement. La confusion consiste à assimiler cette eau à une eau polluée pouvant être traitée.

56. Que révèle le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales publié en 2024 au sujet des bouteilles produites par Nestlé ?

La totalité des bouteilles subissait des traitements non conformes.
Une minorité des bouteilles provenait de captages dépourvus de contrôle.
La moitié des bouteilles contenait une eau issue de nappes surexploitées.
La totalité des bouteilles respectait les traitements autorisés pour l’eau minérale.

La totalité des bouteilles subissait des traitements non conformes.

Explication

Le rapport, rendu à l’été 2022 puis publié en 2024, indique que toutes les bouteilles produites par Nestlé subissaient des traitements non conformes. Il ne conclut donc pas à une conformité générale des procédés utilisés.

57. Quelle combinaison de mesures une convention judiciaire d’intérêt public environnemental peut-elle prévoir ?

La suspension du procès après condamnation, une amende plafonnée à 3 % du chiffre d’affaires et une réparation exigée sous dix ans.
Le classement sans suite définitif, une amende calculée sur les bénéfices et une régularisation laissée à la seule entreprise.
L’extinction anticipée des poursuites, une amende pouvant atteindre 30 % du chiffre d’affaires et des obligations de régularisation et de réparation sous trois ans.
L’ouverture automatique d’un procès pénal, une peine d’emprisonnement et une réparation limitée aux dommages matériels.

L’extinction anticipée des poursuites, une amende pouvant atteindre 30 % du chiffre d’affaires et des obligations de régularisation et de réparation sous trois ans.

Explication

La CJIPE peut éteindre les poursuites avant leur déclenchement, imposer une amende allant jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires et prévoir une régularisation ainsi qu’une réparation du préjudice écologique sous trois ans. Elle constitue donc un mécanisme négocié comprenant des obligations précises.

58. Quel statut juridique l’article L210-1 du Code de l’environnement attribue-t-il à l’eau ?

Elle appartient au patrimoine commun de la Nation et sa protection relève de l’intérêt général.
Elle est assimilée à un bien communal dont la gestion revient aux seules collectivités locales.
Elle constitue une ressource privée dont chaque propriétaire peut organiser librement l’exploitation.
Elle relève du domaine marchand et sa protection dépend principalement des contrats entre usagers.

Elle appartient au patrimoine commun de la Nation et sa protection relève de l’intérêt général.

Explication

L’eau fait partie du patrimoine commun de la Nation, et sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable sont d’intérêt général. Elle n’est donc pas une ressource entièrement appropriable et librement exploitable.

59. Quel objectif correspond à la gestion équilibrée et durable de l’eau imposée par l’article L211-1 ?

Développer les prélèvements destinés à l’industrie en limitant la restauration écologique des bassins hydrographiques.
Réserver la gestion de l’eau à la lutte contre les inondations et reporter les enjeux de pollution aux collectivités.
Favoriser l’irrigation agricole en réduisant la protection des milieux et en accélérant les prélèvements estivaux.
Concilier la prévention des inondations, la protection des milieux aquatiques, la lutte contre la pollution et une utilisation durable de la ressource.

Concilier la prévention des inondations, la protection des milieux aquatiques, la lutte contre la pollution et une utilisation durable de la ressource.

Explication

L’article L211-1 associe plusieurs objectifs, dont la prévention des inondations, la préservation des systèmes aquatiques, la lutte contre la pollution et l’utilisation économe et durable de l’eau. Il ne réduit donc pas la gestion équilibrée à une priorité agricole ou industrielle.

60. Lorsqu’il faut arbitrer entre l’alimentation en eau potable et une autre activité humaine, quel principe s’applique ?

L’irrigation agricole bénéficie d’une priorité générale dès lors qu’elle contribue à la production alimentaire.
L’activité économique qui dispose de l’autorisation la plus ancienne conserve la priorité sur les besoins collectifs.
Les besoins collectifs essentiels, notamment l’eau potable, la santé et la sécurité civile, sont prioritaires.
Les usages sont classés selon le volume demandé, sans hiérarchie particulière pour l’eau potable.

Les besoins collectifs essentiels, notamment l’eau potable, la santé et la sécurité civile, sont prioritaires.

Explication

La hiérarchie des usages donne la priorité aux besoins collectifs essentiels, notamment la santé, la salubrité publique, la sécurité civile et l’alimentation en eau potable. Les autres activités doivent être conciliées avec ces exigences plutôt que les primer automatiquement.

61. À quel moment les mégabassines sont-elles normalement remplies et dans quel but ?

Elles sont remplies en été par pompage dans les rivières afin de réduire les besoins d’irrigation hivernaux.
Elles sont remplies en hiver par pompage dans les nappes afin de fournir l’eau stockée pendant l’été.
Elles sont alimentées toute l’année par les eaux usées afin de remplacer les prélèvements agricoles autorisés.
Elles recueillent les eaux de pluie au printemps afin de maintenir les nappes phréatiques pendant l’hiver.

Elles sont remplies en hiver par pompage dans les nappes afin de fournir l’eau stockée pendant l’été.

Explication

Les mégabassines stockent en hiver l’eau pompée dans les nappes pour que des agriculteurs autorisés l’utilisent en été. Le dispositif vise ainsi à éviter des prélèvements directs dans un milieu naturel alors déficitaire.

62. Quelle répartition de la consommation d’eau agricole en France est donnée par les données présentées ?

L’agriculture consomme 58 % de l’eau, dont 92 % sont destinés à l’agriculture irriguée, et le maïs occupe 58 % des terres irriguées.
L’agriculture consomme 58 % de l’eau, dont 58 % sont destinés à l’agriculture irriguée, et le maïs occupe 92 % des terres irriguées.
L’agriculture consomme 92 % de l’eau, dont 58 % sont destinés à l’agriculture irriguée, et le maïs occupe 58 % des terres irriguées.
L’agriculture consomme 58 % de l’eau, dont 92 % sont destinés à l’eau potable, et le maïs occupe 58 % des terres cultivées.

L’agriculture consomme 58 % de l’eau, dont 92 % sont destinés à l’agriculture irriguée, et le maïs occupe 58 % des terres irriguées.

Explication

Les chiffres indiqués sont de 58 % pour la part de l’agriculture dans la consommation d’eau, de 92 % pour la part destinée à l’agriculture irriguée et de 58 % pour la part des terres irriguées occupée par le maïs. Les autres combinaisons inversent ou changent la destination de ces pourcentages.

63. Pourquoi les mégabassines sont-elles contestées comme phénomène de maladaptation au changement climatique ?

Elles bénéficient à 70 % des agriculteurs, ce qui accroît la dépendance générale aux infrastructures collectives.
Elles sont accessibles à la majorité des agriculteurs, ce qui réduit les débats sur leur répartition.
Elles ne concernent que les cultures non irriguées, ce qui limite leur utilité pour les exploitations agricoles.
Elles ne bénéficient qu’à 7 % des agriculteurs, ce qui soulève une question d’accès inégal à l’eau stockée.

Elles ne bénéficient qu’à 7 % des agriculteurs, ce qui soulève une question d’accès inégal à l’eau stockée.

Explication

Les mégabassines ne bénéficient qu’à 7 % des agriculteurs, ce qui nourrit la contestation de ces ouvrages et leur qualification possible de maladaptation. L’idée inverse d’une infrastructure accessible à la majorité ne correspond pas au fait établi.

64. Quelle présomption la loi Duplomb du 11 août 2025 établit-elle pour certains ouvrages de stockage d’eau ?

Elle reconnaît leur utilité agricole et autorise les prélèvements dans les nappes inertielles lorsque les volumes sont déclarés.
Elle présume leur intérêt général majeur et leur raison impérative d’intérêt public majeur, sous réserve de la nature des nappes souterraines prélevées.
Elle présume leur conformité environnementale et dispense les prélèvements de toute vérification concernant les nappes souterraines.
Elle classe tous les ouvrages de stockage parmi les projets privés et réserve leur approbation aux collectivités territoriales.

Elle présume leur intérêt général majeur et leur raison impérative d’intérêt public majeur, sous réserve de la nature des nappes souterraines prélevées.

Explication

La loi Duplomb présume, pour certains ouvrages et prélèvements associés, l’existence d’un intérêt général majeur et d’une raison impérative d’intérêt public majeur. Cette présomption est toutefois soumise à la condition que les prélèvements souterrains ne concernent pas des nappes inertielles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 78 flashcards sur Catastrophes naturelles et transition écologique.

Quelle région est très sismique et source de récits antiques ?

Le bassin méditerranéen.

Quelles conséquences une catastrophe naturelle provoquait-elle dans les cités grecques ?

L’entassement des cadavres, des épidémies, la désertion et une crise sanitaire.

Que rapporte Thucydide au sujet de Sparte au Ve siècle av. J.-C. ?

Sparte profita d’un tremblement de terre pour s’emparer de la cité de Cos.

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