QCM : Changement climatique et territoires — 68 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel but le GIEC a-t-il été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement ?

Coordonner les politiques nationales de réduction des émissions de carbone
Négocier des engagements juridiquement contraignants entre les gouvernements
Fournir aux États une expertise scientifique solide sur le changement climatique
Financer des recherches internationales sur les risques météorologiques émergents

Fournir aux États une expertise scientifique solide sur le changement climatique

Explication

Le GIEC a été créé pour fournir aux États une expertise scientifique solide sur le changement climatique. Il n’a pas pour fonction principale de financer la recherche, de négocier les accords ou de coordonner directement les politiques nationales.

2. Quelle distinction décrit correctement le rôle du GIEC par rapport à la recherche climatique ?

Il réalise des expériences originales afin de produire ses propres séries de données
Il évalue et synthétise les travaux publiés sans mener ses propres recherches
Il remplace les revues scientifiques pour valider les résultats des chercheurs
Il sélectionne les politiques climatiques nationales à partir d’enquêtes de terrain

Il évalue et synthétise les travaux publiés sans mener ses propres recherches

Explication

Le GIEC évalue et synthétise les connaissances publiées, en présentant le consensus scientifique et les limites de ces connaissances. Il ne produit pas lui-même les recherches originales sur lesquelles reposent ses évaluations.

3. Quelle séquence correspond à une étape importante de l’élaboration d’un rapport du GIEC ?

Rédaction par un comité permanent, vote public, publication immédiate, puis consultation des experts
Compilation des données brutes, expérimentation en laboratoire, négociation diplomatique, puis adoption électorale
Définition d’un sommaire, sélection des auteurs, relectures, puis approbation phrase par phrase
Choix des mesures nationales, collecte des émissions, arbitrage financier, puis validation par les entreprises

Définition d’un sommaire, sélection des auteurs, relectures, puis approbation phrase par phrase

Explication

La procédure comprend notamment la définition d’un sommaire détaillé, sa revue par les États, la sélection des auteurs, plusieurs relectures et l’approbation phrase par phrase du résumé pour décideurs. Une rédaction sans relectures ni approbation finale ne correspond donc pas au processus décrit.

4. Quel objectif thermique l’Accord de Paris, adopté lors de la COP21 en décembre 2015, fixe-t-il ?

Limiter l’augmentation à 3 °C en adaptant progressivement les infrastructures mondiales
Maintenir la hausse bien en dessous de 2 °C et s’efforcer de la limiter à 1,5 °C
Ramener la température mondiale à son niveau de 1850-1900 avant la fin du siècle
Stabiliser la hausse autour de 2 °C sans objectif complémentaire à plus long terme

Maintenir la hausse bien en dessous de 2 °C et s’efforcer de la limiter à 1,5 °C

Explication

L’Accord de Paris vise à contenir la hausse de la température mondiale bien en dessous de 2 °C, en poursuivant l’effort pour la limiter à 1,5 °C. Il ne fixe ni un objectif de retour au climat préindustriel ni une limite de 3 °C.

5. Quelle composante du système climatique change le plus rapidement et mélange l’air sur des périodes de quelques semaines à quelques mois ?

L’océan, dont les mouvements redistribuent rapidement l’humidité mondiale
L’atmosphère, dont la mémoire climatique est relativement courte
Les glaciers, dont la masse s’ajuste sur des périodes de quelques mois
Les sols, dont les réserves de carbone se renouvellent à l’échelle saisonnière

L’atmosphère, dont la mémoire climatique est relativement courte

Explication

L’atmosphère évolue rapidement et mélange l’air sur des périodes allant de quelques semaines à quelques mois. L’océan, les glaciers et les sols présentent des dynamiques et des échelles de temps différentes, généralement plus lentes.

6. Pourquoi l’océan est-il souvent décrit comme une mémoire ou un métronome du climat ?

Parce qu’il se déplace lentement et conserve une influence climatique sur de longues durées
Parce qu’il réagit immédiatement aux émissions et détermine seul les changements atmosphériques
Parce qu’il mélange l’air plus vite que l’atmosphère et efface les variations saisonnières
Parce qu’il évolue au même rythme que les glaciers et les rivières dans tout le système climatique

Parce qu’il se déplace lentement et conserve une influence climatique sur de longues durées

Explication

L’océan se déplace beaucoup plus lentement que l’atmosphère, ce qui lui confère une dynamique lente et une forte mémoire climatique. Il ne réagit donc pas immédiatement et ne détermine pas à lui seul l’ensemble des changements atmosphériques.

7. Comment les concentrations de CO₂, de méthane et de protoxyde d’azote ont-elles évolué pendant les 10 000 années précédant leur hausse récente ?

Elles ont diminué progressivement avant de retrouver leur niveau actuel au début du XXIe siècle
Elles ont augmenté régulièrement depuis le début des civilisations, avec un rythme constant
Elles sont restées relativement stables avant d’augmenter très rapidement, surtout après 1945
Elles ont fluctué fortement à chaque siècle, sans hausse particulièrement marquée après 1945

Elles sont restées relativement stables avant d’augmenter très rapidement, surtout après 1945

Explication

Ces concentrations ont été relativement stables pendant les 10 000 années correspondant au développement des civilisations, puis leur hausse est devenue très rapide, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Cette évolution ne correspond ni à une diminution ancienne ni à une progression constante.

8. À quelle cause les modèles climatiques attribuent-ils le réchauffement planétaire moyen de 1,1 °C observé entre 2011-2020 et 1850-1900 ?

À une variation naturelle du climat, sans contribution significative des activités humaines
À une modification de l’orbite terrestre survenue principalement après la Seconde Guerre mondiale
Aux activités humaines, plutôt qu’à une variation naturelle considérée isolément
À une hausse de l’activité solaire qui expliquerait l’essentiel du réchauffement observé

Aux activités humaines, plutôt qu’à une variation naturelle considérée isolément

Explication

Les modèles climatiques attribuent l’augmentation moyenne de 1,1 °C aux activités humaines. L’explication par une variation naturelle seule ne rend pas compte de l’attribution établie par ces modèles.

9. Quelle chaîne décrit le mécanisme par lequel les émissions humaines influencent le climat ?

Le forçage radiatif produit les émissions, qui stabilisent ensuite la composition atmosphérique
Les changements climatiques suppriment les composés atmosphériques, ce qui déclenche les émissions humaines
Les concentrations quittent l’atmosphère, réduisent le forçage radiatif et refroidissent directement les océans
Les émissions modifient l’atmosphère, changent les concentrations et le forçage radiatif, puis le climat

Les émissions modifient l’atmosphère, changent les concentrations et le forçage radiatif, puis le climat

Explication

Les émissions humaines modifient la composition de l’atmosphère, ce qui change les concentrations des composés, le forçage radiatif et finalement le climat. Une concentration désigne une quantité présente dans l’atmosphère, tandis qu’une émission correspond à un flux vers celle-ci.

10. Quelles activités constituent des sources importantes d’émissions humaines de CO₂ ?

La photosynthèse des forêts, l’absorption océanique et la formation naturelle des nuages
La circulation océanique, la fonte des glaciers et la condensation de la vapeur d’eau atmosphérique
La production d’oxygène, l’érosion des montagnes et les variations quotidiennes de température
L’utilisation du pétrole, du gaz et du charbon, la fabrication du ciment et la déforestation

L’utilisation du pétrole, du gaz et du charbon, la fabrication du ciment et la déforestation

Explication

Les combustibles fossiles et certaines activités industrielles, comme la fabrication du ciment, émettent beaucoup de CO₂, tandis que la déforestation relargue du carbone stocké dans les sols. L’absorption océanique et la photosynthèse constituent au contraire des processus de retrait du CO₂ atmosphérique.

11. Pourquoi la réduction des émissions de méthane peut-elle produire un bénéfice climatique relativement rapide par rapport à celle des émissions de CO₂ ?

Parce que le méthane est stocké durablement dans les océans, tandis que le CO₂ reste limité à la basse atmosphère
Parce que le méthane reste environ une dizaine d’années dans l’atmosphère, contrairement à l’effet cumulatif du CO₂
Parce que le méthane ne contribue pas au réchauffement, alors que le CO₂ agit directement sur la température
Parce que le méthane est absorbé en quelques jours, tandis que le CO₂ disparaît complètement après quelques mois

Parce que le méthane reste environ une dizaine d’années dans l’atmosphère, contrairement à l’effet cumulatif du CO₂

Explication

Le méthane demeure environ une dizaine d’années dans l’atmosphère, de sorte qu’une baisse de ses émissions peut procurer un bénéfice relativement rapide. Le CO₂ a un effet cumulatif et une partie peut rester dans l’atmosphère pendant des millénaires.

12. Quelle distinction oppose correctement la météorologie au climat ?

La météorologie calcule des moyennes régionales sur plusieurs décennies, tandis que le climat prévoit le temps des prochains jours.
La météorologie décrit le temps à court terme en un lieu donné, tandis que le climat décrit des moyennes régionales sur une longue période.
La météorologie étudie les variations océaniques mondiales, tandis que le climat mesure les conditions atmosphériques instantanées.
La météorologie analyse les causes humaines du réchauffement, tandis que le climat décrit les phénomènes volcaniques locaux.

La météorologie décrit le temps à court terme en un lieu donné, tandis que le climat décrit des moyennes régionales sur une longue période.

Explication

La météorologie concerne les conditions présentes ou prévues à court terme, alors que le climat repose sur des statistiques établies sur une longue durée. Confondre le climat avec une prévision de quelques jours revient à lui attribuer le domaine de la météorologie.

13. Quelle durée l’Organisation météorologique mondiale recommande-t-elle approximativement pour établir une normale climatique ?

Environ trois mois
Environ trente ans
Environ cinq ans
Environ deux siècles

Environ trente ans

Explication

Une normale climatique est calculée sur une période d’environ trente ans afin de représenter des conditions moyennes relativement stables. Une période de quelques mois ou de quelques années relève davantage de l’observation météorologique récente.

14. Combien de variables climatiques essentielles le Système mondial d’observation du climat suit-il ?

30 variables
55 variables
15 variables
100 variables

55 variables

Explication

Le Système mondial d’observation du climat suit 55 variables essentielles couvrant différentes composantes du système climatique. Le nombre de trente correspond plutôt à l’ordre de grandeur d’une période de référence climatique, pas à celui des variables suivies.

15. Que désigne une variable climatique essentielle ?

Une mesure locale recueillie pendant quelques jours pour prévoir le temps dans une ville.
Un indicateur économique utilisé pour estimer les coûts futurs des événements climatiques.
Une donnée satellitaire choisie parce qu’elle remplace les observations réalisées par les stations terrestres.
Une variable pertinente, mesurée ou dérivée scientifiquement par des réseaux couvrant la planète sur de longues périodes.

Une variable pertinente, mesurée ou dérivée scientifiquement par des réseaux couvrant la planète sur de longues périodes.

Explication

Une variable climatique essentielle est pertinente pour le suivi du climat et fait l’objet d’observations ou de dérivations scientifiques à l’échelle planétaire et sur de longues périodes. Une mesure locale de courte durée ne suffit pas à caractériser l’évolution climatique globale.

16. Quel est l’objectif principal de l’homogénéisation d’une série climatique ?

Transformer des mesures quotidiennes en prévisions météorologiques destinées aux services publics.
Comparer les capteurs satellitaires afin d’assurer leur cohérence avant de fusionner leurs données.
Remplacer les observations anciennes par des estimations issues de modèles climatiques régionaux.
Corriger les artefacts liés aux instruments, à l’environnement ou aux déplacements des stations pour isoler le signal climatique.

Corriger les artefacts liés aux instruments, à l’environnement ou aux déplacements des stations pour isoler le signal climatique.

Explication

L’homogénéisation compare une série à des séries voisines pour repérer et corriger les perturbations qui ne proviennent pas du climat. La cohérence entre capteurs satellitaires relève principalement de l’étalonnage, qui répond à un autre objectif.

17. Selon le sixième rapport du GIEC, quelle différence de température séparait approximativement 2011-2020 de 1850-1900 ?

Une hausse d’environ 2,5 °C
Une hausse d’environ 0,4 °C
Une baisse d’environ 1,1 °C
Une hausse d’environ 1,1 °C

Une hausse d’environ 1,1 °C

Explication

Le GIEC estime que la décennie 2011-2020 était environ 1,1 °C plus chaude que 1850-1900, avec une estimation comprise entre 0,95 et 1,2 °C. Une hausse de 2,5 °C dépasse nettement l’estimation donnée pour cette comparaison historique.

18. À quelle période l’estimation climatique par satellites a-t-elle commencé ?

À la fin des années 1970
En 1856 avec l’Observatoire de Paris
Après 2020 avec les premiers réseaux mondiaux
Au début du XVIIe siècle

À la fin des années 1970

Explication

Les satellites ont commencé à fournir des estimations climatiques à la fin des années 1970. Le XVIIe siècle correspond aux premières mesures instrumentales, tandis que 1856 marque l’apparition d’un réseau météorologique à l’Observatoire de Paris.

19. Que cherche à établir la science de l’attribution du changement climatique ?

La probabilité qu’une station météorologique ait subi un déplacement au cours d’une série.
La part des facteurs humains, des facteurs naturels et de la variabilité interne dans les changements observés.
La précision des instruments utilisés pour mesurer les températures et les précipitations.
La date à laquelle une normale climatique doit être recalculée pour chaque région.

La part des facteurs humains, des facteurs naturels et de la variabilité interne dans les changements observés.

Explication

L’attribution évalue les causes des changements climatiques en séparant l’influence humaine, les facteurs naturels et la variabilité interne du système. La vérification des instruments ou des déplacements de stations appartient plutôt au traitement et à l’homogénéisation des données.

20. Quelle distinction décrit correctement les facteurs naturels et la variabilité interne du climat ?

Les facteurs naturels sont des fluctuations spontanées, tandis que la variabilité interne est imposée par l’activité solaire.
Les facteurs naturels concernent les aérosols, tandis que la variabilité interne regroupe les variations orbitales.
Les facteurs naturels résultent des émissions humaines, tandis que la variabilité interne provient des éruptions volcaniques.
Les facteurs naturels sont des perturbations externes, tandis que la variabilité interne correspond aux fluctuations spontanées du système climatique.

Les facteurs naturels sont des perturbations externes, tandis que la variabilité interne correspond aux fluctuations spontanées du système climatique.

Explication

Les éruptions volcaniques, l’activité solaire et les variations orbitales constituent des facteurs naturels externes, alors que la variabilité interne désigne des fluctuations spontanées du système climatique. Les aérosols et les gaz à effet de serre relèvent des facteurs humains.

21. Entre 1850-1900 et 2010-2019, comment les gaz à effet de serre et les aérosols ont-ils contribué au réchauffement planétaire observé ?

Les gaz à effet de serre et les aérosols ont chacun contribué à environ 1,1 °C de réchauffement.
Les gaz à effet de serre ont contribué à environ 1,5 °C de réchauffement, tandis que les aérosols ont produit un refroidissement net d’environ 0,4 °C.
Les gaz à effet de serre ont contribué à environ 0,4 °C de réchauffement, tandis que les aérosols ont produit environ 1,5 °C de refroidissement.
Les gaz à effet de serre ont produit un refroidissement d’environ 0,4 °C, tandis que les aérosols ont causé environ 1,5 °C de réchauffement.

Les gaz à effet de serre ont contribué à environ 1,5 °C de réchauffement, tandis que les aérosols ont produit un refroidissement net d’environ 0,4 °C.

Explication

Les gaz à effet de serre ont entraîné environ 1,5 °C de réchauffement, partiellement compensé par le refroidissement net d’environ 0,4 °C lié aux aérosols. Le réchauffement observé est donc proche de 1,1 °C et ne reflète pas directement l’effet des seuls gaz à effet de serre.

22. Pour attribuer une canicule à l’influence humaine, que compare principalement l’analyse probabiliste ?

La probabilité d’une éruption volcanique à la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone observée pendant la canicule.
L’intensité d’un événement récent à la moyenne des températures hivernales enregistrées dans la même région.
La température maximale mesurée dans une ville à la température moyenne mondiale calculée sur trente ans.
La probabilité de l’événement dans le monde réel influencé par l’être humain, P1, à celle d’un monde contrefactuel sans cette influence, P0.

La probabilité de l’événement dans le monde réel influencé par l’être humain, P1, à celle d’un monde contrefactuel sans cette influence, P0.

Explication

L’attribution probabiliste compare P1, la probabilité de l’événement dans le monde factuel, à P0, sa probabilité dans un monde contrefactuel sans influence humaine. La comparaison des intensités I1 et I0 constitue une autre approche possible, mais elle ne remplace pas cette comparaison des probabilités.

23. Que représente un modèle de climat pour simuler le système climatique ?

Des mesures météorologiques reproduites sans représentation des processus
Des données économiques et sociales converties en indicateurs de développement
Des cartes géographiques décrivant les reliefs sans calculs physiques
Des observations et des lois physiques, chimiques et biologiques traduites en équations

Des observations et des lois physiques, chimiques et biologiques traduites en équations

Explication

Un modèle de climat combine des observations avec des lois physiques, chimiques et biologiques exprimées par des équations, puis les exécute sur des supercalculateurs. Les autres propositions réduisent le modèle à des descriptions statistiques, géographiques ou observationnelles.

24. Quelle opération intervient lors de la construction d’un modèle climatique ?

Remplacer les phénomènes locaux par des mesures identiques pour toutes les régions
Découper le système terrestre en mailles tridimensionnelles et calculer les équations en parallèle
Décrire chaque processus atmosphérique sans recourir à une représentation spatiale
Résoudre les équations successivement sur un ordinateur destiné à une seule maille

Découper le système terrestre en mailles tridimensionnelles et calculer les équations en parallèle

Explication

La construction d’un modèle climatique repose sur un découpage en mailles tridimensionnelles, la représentation des phénomènes plus petits que ces mailles et un calcul parallèle. Une résolution sans maillage ou strictement séquentielle ne correspond pas à ce fonctionnement.

25. Quelle différence caractérise les deux principales méthodes de descente en échelle climatique ?

La méthode dynamique étudie les émissions, tandis que la méthode statistique calcule les impacts sociaux
La méthode dynamique relie statistiquement les échelles, tandis que la méthode statistique utilise un modèle régional
La méthode dynamique utilise un modèle régional, tandis que la méthode statistique relie les petites et grandes échelles
La méthode dynamique affine les observations, tandis que la méthode statistique remplace les équations physiques

La méthode dynamique utilise un modèle régional, tandis que la méthode statistique relie les petites et grandes échelles

Explication

La descente dynamique s’appuie sur un modèle à aire limitée de meilleure résolution, alors que la descente statistique établit des relations entre les échelles. L’erreur la plus plausible consiste à inverser ces deux méthodes.

26. Pourquoi les simulations climatiques doivent-elles intégrer les gaz à effet de serre, les aérosols et la déforestation pour reproduire le réchauffement récent ?

Parce que les facteurs humains modifient les températures sans influencer les autres composantes du climat
Parce que les aérosols expliquent à eux seuls l’augmentation récente de la température mondiale
Parce que les simulations naturelles excluent par définition toute observation de température mondiale
Parce que les forçages naturels seuls ne reproduisent pas l’augmentation récente de la température mondiale

Parce que les forçages naturels seuls ne reproduisent pas l’augmentation récente de la température mondiale

Explication

Les simulations fondées sur les seuls forçages naturels ne reproduisent pas le réchauffement récent, tandis que l’ajout des facteurs anthropiques le permet. Les aérosols ne sont pas l’explication unique et les simulations naturelles peuvent bien être comparées aux observations.

27. Quel effet les aérosols anthropiques ont-ils largement eu sur le cycle de l’eau au XXe siècle ?

Ils ont refroidi les continents et limité l’évaporation, masquant une partie de l’effet des gaz à effet de serre
Ils ont accru les précipitations partout en compensant le réchauffement des océans
Ils ont réchauffé les continents et accru l’évaporation, amplifiant l’effet des gaz à effet de serre
Ils ont modifié les pluies sans changer la température des surfaces continentales

Ils ont refroidi les continents et limité l’évaporation, masquant une partie de l’effet des gaz à effet de serre

Explication

Les aérosols anthropiques ont refroidi les continents et limité l’évaporation, ce qui a masqué largement l’effet des gaz à effet de serre sur le cycle de l’eau. Leur rôle ne doit pas être confondu avec celui des gaz à effet de serre, qui favorisent le réchauffement et l’évaporation.

28. Quelle évolution régionale des précipitations est attendue en Europe dans un scénario médian ?

Une évolution comparable des précipitations dans toutes les saisons et toutes les régions
Une baisse surtout hivernale aux hautes latitudes et une forte hausse estivale dans le sud
Une hausse estivale uniforme dans toute l’Europe et une baisse hivernale au nord
Une hausse surtout hivernale aux hautes latitudes et une forte baisse estivale dans le sud

Une hausse surtout hivernale aux hautes latitudes et une forte baisse estivale dans le sud

Explication

Le scénario médian prévoit davantage de précipitations hivernales aux hautes latitudes européennes et une baisse marquée en été dans le sud. Cette opposition nord-sud augmente la saisonnalité de la pluviométrie.

29. Quel changement simultané est associé à l’évolution future des précipitations dans un scénario médian ?

Une intensité moyenne réduite presque partout et un nombre de jours sans pluie identique selon les régions
Une intensité moyenne accrue presque partout et un nombre de jours sans pluie variable selon les régions
Une intensité moyenne accrue dans le sud et un nombre de jours sans pluie stable dans toute l’Europe
Une intensité moyenne stable presque partout et une diminution uniforme des jours sans pluie

Une intensité moyenne accrue presque partout et un nombre de jours sans pluie variable selon les régions

Explication

L’intensité moyenne des précipitations devrait augmenter presque partout, ce qui renforce le risque d’inondation, tandis que les jours sans pluie évoluent de façon hétérogène. Il n’est donc pas possible d’appliquer une tendance uniforme au nombre de jours secs.

30. Quel phénomène les activités humaines ont-elles renforcé dans certaines régions comme l’ouest de l’Europe et le pourtour méditerranéen ?

La disparition des variations saisonnières et l’augmentation des pluies régulières
La diminution des fortes pluies quotidiennes et la réduction des sécheresses agricoles
Les fortes pluies quotidiennes et les sécheresses agricoles
La baisse des pluies extrêmes et l’augmentation des réserves agricoles en eau

Les fortes pluies quotidiennes et les sécheresses agricoles

Explication

Les activités humaines ont renforcé à la fois l’augmentation des fortes pluies quotidiennes et les sécheresses agricoles dans certaines régions. La présence simultanée de ces deux évolutions constitue un aspect important de la modification du cycle de l’eau.

31. Comment calcule-t-on l’intensité moyenne des précipitations quotidiennes ?

En divisant la précipitation annuelle par le nombre de jours recevant plus de 1 mm de pluie
En additionnant les précipitations des jours dépassant 1 mm sans les rapporter à leur nombre
En divisant le nombre de jours de pluie par la précipitation annuelle mesurée
En divisant la précipitation annuelle par le nombre total de jours de l’année

En divisant la précipitation annuelle par le nombre de jours recevant plus de 1 mm de pluie

Explication

L’intensité moyenne se calcule en rapportant la précipitation annuelle au nombre de jours pluvieux, définis par un total supérieur à 1 mm. Utiliser tous les jours de l’année correspondrait à une autre moyenne et non à cette intensité.

32. Quelle évolution est attendue dans les régions subtropicales semi-arides comme le pourtour méditerranéen et la Californie ?

Une augmentation des précipitations durant la plupart des saisons, réduisant l’aridité et les tensions sur l’eau agricole
Une alternance uniforme entre hausse et baisse des précipitations, avec une ressource agricole préservée
Une stabilité des précipitations durant toutes les saisons, sans modification de l’aridité régionale
Une diminution des précipitations durant la plupart des saisons, accentuant l’aridité et les tensions sur l’eau agricole

Une diminution des précipitations durant la plupart des saisons, accentuant l’aridité et les tensions sur l’eau agricole

Explication

Dans ces régions subtropicales semi-arides, la pluviométrie devrait diminuer pendant la plupart des saisons, ce qui accentuera l’aridité et les problèmes de ressource en eau agricole. Une hausse générale des précipitations constitue la confusion principale à éviter.

33. Quel changement caractérise l’évolution mondiale projetée de l’intensité des précipitations ?

Une hausse limitée aux régions tropicales, tandis que les événements extrêmes deviennent moins intenses
Une stabilité mondiale de l’intensité, malgré une hausse localisée des événements extrêmes
Une augmentation presque uniforme, y compris pour les événements extrêmes, avec un risque accru d’inondation
Une diminution presque uniforme, y compris pour les événements extrêmes, avec un risque réduit d’inondation

Une augmentation presque uniforme, y compris pour les événements extrêmes, avec un risque accru d’inondation

Explication

L’intensité moyenne des précipitations devrait augmenter de manière quasi uniforme à l’échelle mondiale, y compris lors des événements extrêmes, ce qui accroît le risque d’inondation. La projection ne prévoit donc pas une baisse générale ni une hausse limitée à une seule zone climatique.

34. Quelle conséquence est attendue de l’augmentation du nombre de jours secs dans certaines régions comme l’Amazonie et les zones semi-arides ?

Moins d’événements pluvieux et une variabilité accrue de la pluviométrie annuelle
Davantage d’événements pluvieux et une variabilité inchangée de la pluviométrie annuelle
Davantage d’événements pluvieux et une variabilité réduite de la pluviométrie annuelle
Moins d’événements pluvieux et une pluviométrie annuelle devenue plus régulière

Moins d’événements pluvieux et une variabilité accrue de la pluviométrie annuelle

Explication

L’augmentation des jours secs réduit le nombre d’événements pluvieux et accroît la variabilité de la pluviométrie annuelle. La diminution du nombre de pluies ne signifie donc pas que les totaux annuels deviennent plus réguliers.

35. Selon les projections, quel facteur deviendra la principale cause de perte de biodiversité au cours de ce siècle ?

Le changement climatique, par ses effets multiples sur les milieux
La diminution progressive de la fertilité des sols agricoles
L’intensification des échanges commerciaux entre les continents
La réduction mondiale de la consommation d’énergies fossiles

Le changement climatique, par ses effets multiples sur les milieux

Explication

Le changement climatique devrait devenir la principale cause de perte de biodiversité par l’intermédiaire de la température, des événements extrêmes, des précipitations et des feux. La diminution de la fertilité des sols peut affecter les écosystèmes, mais elle n’est pas présentée comme le facteur dominant à l’échelle du siècle.

36. Comment une espèce peut-elle répondre au changement climatique lorsqu’elle dispose d’une capacité suffisante de déplacement ?

Elle remplace progressivement les espèces présentes dans son habitat
Elle interrompt sa reproduction jusqu’à la stabilisation du climat
Elle migre vers des conditions climatiques devenues plus favorables
Elle accroît nécessairement sa tolérance aux températures extrêmes

Elle migre vers des conditions climatiques devenues plus favorables

Explication

Les espèces capables de migrer peuvent rechercher des conditions climatiques plus favorables. L’augmentation de la tolérance ou l’interruption de la reproduction ne constituent pas le mécanisme décrit, tandis que le remplacement d’autres espèces n’est pas une réponse générale attendue.

37. Quelle part approximative des émissions annuelles de gaz à effet de serre les écosystèmes naturels absorbent-ils ?

Environ un dixième
Environ les trois quarts
Environ la moitié
Environ un tiers

Environ un tiers

Explication

Les écosystèmes naturels absorbent environ un tiers des émissions annuelles de gaz à effet de serre. Une absorption proche de la moitié ou des trois quarts surestime leur contribution, tandis qu’un dixième la sous-estime.

38. Quelle distinction caractérise le mieux les solutions fondées sur la nature et certaines mesures climatiques mal conçues ?

Les premières augmentent la production alimentaire, tandis que les secondes diminuent les espèces envahissantes
Les premières réduisent les émissions, tandis que les secondes améliorent généralement la diversité des habitats
Les premières peuvent agir sur le climat et la biodiversité, tandis que les secondes peuvent dégrader des habitats
Les premières concernent les océans, tandis que les secondes concernent principalement les terres agricoles

Les premières peuvent agir sur le climat et la biodiversité, tandis que les secondes peuvent dégrader des habitats

Explication

Les solutions fondées sur la nature peuvent atténuer simultanément le changement climatique et la perte de biodiversité. À l’inverse, des biocarburants ou des plantations d’arbres mal conçues peuvent détruire des habitats, menacer la sécurité alimentaire ou favoriser des espèces envahissantes.

39. Quelles sont les étapes successives pour évaluer l’impact futur du changement climatique sur les feux de forêt ?

Mesurer les feux passés, restaurer les forêts, puis calculer les émissions futures
Simuler la météorologie, estimer le danger de feu, puis projeter l’activité selon les scénarios
Cartographier les habitats, prévoir les précipitations, puis réduire les départs de feu
Projeter les températures, compter les incendies, puis comparer les moyens de lutte

Simuler la météorologie, estimer le danger de feu, puis projeter l’activité selon les scénarios

Explication

L’évaluation consiste à simuler la météorologie future, à traduire ces données en danger ou activité potentielle de feu, puis à projeter cette activité selon les scénarios climatiques. Les autres enchaînements introduisent des actions de gestion ou des mesures qui ne correspondent pas aux trois étapes décrites.

40. Dans le quart sud-est de la France, quelle évolution des grands feux supérieurs à 100 hectares est envisagée dans le scénario le plus pessimiste ?

Une hausse d’environ 7 à près de 20 feux annuels moyens en fin de siècle
Un doublement limité à environ 14 feux annuels moyens en fin de siècle
Une baisse d’environ 20 à près de 7 feux annuels moyens en fin de siècle
Une stabilisation autour de 7 feux annuels moyens en fin de siècle

Une hausse d’environ 7 à près de 20 feux annuels moyens en fin de siècle

Explication

Dans le scénario le plus pessimiste, le nombre annuel moyen de grands feux pourrait passer de 7 à près de 20 en fin de siècle. Le doublement à environ 14 correspond plutôt au scénario moins pessimiste, qui réduit l’augmentation sans la supprimer.

41. Dans le sud-est de la France, comment évoluerait la zone exposée à une activité de feu significative selon le scénario pessimiste ?

Elle passerait d’un peu plus d’un quart à presque la moitié en 2050, puis à presque deux tiers en 2090
Elle atteindrait presque la moitié en 2050, puis se stabiliserait à ce niveau en 2090
Elle resterait proche d’un quart en 2050 avant de revenir vers un dixième en 2090
Elle doublerait dès 2050 avant de diminuer progressivement jusqu’en 2090

Elle passerait d’un peu plus d’un quart à presque la moitié en 2050, puis à presque deux tiers en 2090

Explication

La surface exposée pourrait atteindre presque la moitié de la zone en 2050, puis presque les deux tiers en 2090 dans le scénario pessimiste. Cette évolution concerne l’étendue géographique du risque, et non la durée de la saison des feux.

42. Quel processus conduit à la formation progressive d’une calotte polaire ?

La glace fond en surface, se fracture, puis s’accumule dans les dépressions continentales
L’eau de mer gèle, s’épaissit, puis forme une masse glaciaire durable sur les continents
Les précipitations liquides s’infiltrent, se refroidissent, puis remontent vers la surface
La neige s’accumule, se densifie, se transforme en glace, puis s’écoule sous l’effet de la gravité

La neige s’accumule, se densifie, se transforme en glace, puis s’écoule sous l’effet de la gravité

Explication

Une calotte polaire se forme par accumulation annuelle de neige, densification sous le poids des couches successives, transformation en glace et écoulement gravitaire. La fonte et le vêlage correspondent à des pertes de masse, tandis que la glace de mer ne forme pas une calotte continentale.

43. Quelle quantité de niveau marin potentiel est stockée approximativement dans les calottes du Groenland et de l’Antarctique ?

Environ 130 mètres pour le Groenland et 20 mètres pour l’Antarctique
Environ 7 mètres pour le Groenland et un peu plus de 60 mètres pour l’Antarctique
Environ 20 mètres pour le Groenland et près de 130 mètres pour l’Antarctique
Environ 60 mètres pour le Groenland et environ 7 mètres pour l’Antarctique

Environ 7 mètres pour le Groenland et un peu plus de 60 mètres pour l’Antarctique

Explication

Le Groenland contient l’équivalent d’environ 7 mètres de niveau marin, tandis que l’Antarctique en contient un peu plus de 60 mètres. La valeur proche de 130 mètres concerne l’écart du niveau marin il y a environ 20 000 ans, et non le stock du Groenland.

44. Quel énoncé décrit correctement le point de bascule estimé du Groenland ?

Il se situe entre 5 et 6 °C de réchauffement, au-delà desquels la fonte resterait limitée à quelques décennies
Il se situe sous 1 °C de réchauffement, au-delà desquels la calotte gagnerait rapidement de la masse
Il se situe entre 1,5 et 2 °C de réchauffement, au-delà desquels la fonte pourrait devenir irréversible
Il se situe autour de 4 °C de réchauffement, au-delà desquels la fonte s’arrêterait progressivement

Il se situe entre 1,5 et 2 °C de réchauffement, au-delà desquels la fonte pourrait devenir irréversible

Explication

Le point de bascule du Groenland est estimé entre 1,5 et 2 °C au-dessus de la période préindustrielle, avec un risque de fonte irréversible sur plusieurs siècles à plusieurs millénaires. Un seuil autour de 4 °C ou une irréversibilité limitée à quelques décennies ne correspond pas à l’estimation donnée.

45. Quelle affirmation rend compte de la répartition de l’énergie additionnelle du système climatique ?

L’atmosphère, qui couvre la planète, en a absorbé environ 90 %
L’océan, qui couvre deux tiers de la planète, en a absorbé environ 90 %
La glace, qui couvre deux tiers de la planète, en a absorbé environ 50 %
Les continents, qui couvrent la planète, en ont absorbé environ 60 %

L’océan, qui couvre deux tiers de la planète, en a absorbé environ 90 %

Explication

L’océan couvre environ deux tiers de la planète et a absorbé 90 % de l’énergie additionnelle du système climatique. L’atmosphère en a absorbé environ 1 %, la glace 4 % et les continents 6 %, ce qui écarte les autres répartitions proposées.

46. Selon Hutchinson, que désigne une niche écologique ?

L’ensemble des conditions permettant à une espèce de croître, de se maintenir et de se reproduire
Le lieu géographique où une espèce est observée durant une période donnée
Le réseau alimentaire reliant une espèce aux autres organismes de son milieu
La zone climatique où une espèce rencontre ses principaux prédateurs

L’ensemble des conditions permettant à une espèce de croître, de se maintenir et de se reproduire

Explication

Hutchinson définit la niche écologique par les conditions environnementales nécessaires au maintien et à la reproduction d’une espèce. La notion d’habitat correspond plutôt au lieu où elle vit, sans décrire l’ensemble de ses exigences.

47. Quelle approche caractérise la théorie METAL dans l’étude de la biodiversité marine ?

Une approche théorique et fondée sur la modélisation des processus écologiques
Une comparaison historique des fossiles marins et des climats anciens
Une classification descriptive des espèces selon leur abondance régionale
Une extrapolation inductive de relevés effectués dans quelques sites locaux

Une approche théorique et fondée sur la modélisation des processus écologiques

Explication

La théorie METAL combine plusieurs domaines écologiques afin de modéliser l’organisation de la biodiversité. Elle ne repose pas principalement sur l’extrapolation inductive d’observations locales.

48. Dans une simulation METAL, comment les communautés régionales se forment-elles ?

Les espèces virtuelles choisissent leur région indépendamment de leurs propriétés biologiques
Les propriétés biologiques sont attribuées après la formation des communautés régionales
Les communautés sont reproduites à partir de listes d’espèces observées dans chaque région
Les conditions environnementales sélectionnent l’établissement et le rassemblement d’espèces virtuelles

Les conditions environnementales sélectionnent l’établissement et le rassemblement d’espèces virtuelles

Explication

Les espèces virtuelles reçoivent d’abord des propriétés biologiques et des niches, puis l’environnement détermine où elles peuvent s’établir et se rassembler. Les communautés ne sont donc pas constituées indépendamment des conditions environnementales.

49. Quel effet produit une hausse uniforme de 2C2\,^{\circ}\mathrm{C} sur la biodiversité marine selon la théorie METAL ?

Elle l’accroît dans toutes les régions océaniques sans modifier leur organisation
Elle l’accroît dans les régions chaudes et la réduit dans les régions extratropicales
Elle la réduit dans les régions chaudes et l’accroît dans les régions extratropicales
Elle la réduit dans toutes les régions océaniques de manière comparable

Elle la réduit dans les régions chaudes et l’accroît dans les régions extratropicales

Explication

Une hausse uniforme de 2C2\,^{\circ}\mathrm{C} entraîne une baisse de biodiversité dans les régions chaudes et une hausse dans les régions extratropicales. Ce résultat indique une réorganisation des écosystèmes plutôt qu’une augmentation générale des services écosystémiques.

50. Pourquoi la niche écologique ne se réduit-elle pas à la présence géographique d’une espèce ?

Parce qu’elle décrit les besoins environnementaux qui conditionnent son établissement et son appartenance aux communautés
Parce qu’elle correspond à la totalité des régions où l’espèce a été recensée
Parce qu’elle mesure la distance entre les populations d’une même espèce
Parce qu’elle désigne la position de l’espèce dans la chaîne alimentaire marine

Parce qu’elle décrit les besoins environnementaux qui conditionnent son établissement et son appartenance aux communautés

Explication

La niche écologique regroupe les besoins environnementaux qui déterminent les régions où une espèce peut s’établir et les communautés auxquelles elle peut appartenir. Une carte de présence indique une distribution observée, mais ne décrit pas à elle seule ces exigences.

51. Dans quelles régions la biodiversité marine de surface présente-t-elle généralement son maximum ?

Dans les régions tropicales de l’océan
Dans les régions polaires de l’océan
Dans les régions extratropicales les plus froides
Dans les zones côtières tempérées de l’océan

Dans les régions tropicales de l’océan

Explication

La biodiversité de surface de l’océan atteint généralement un pic dans les régions tropicales. Les modèles METAL reproduisent en outre correctement plusieurs groupes marins lorsqu’ils sont comparés aux observations.

52. Que peut signifier une augmentation de la biodiversité marine dans un contexte de réchauffement ?

Une hausse correspondante et nécessaire des services écosystémiques
Une réorganisation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes
Une diminution automatique des interactions entre les espèces présentes
Une stabilisation des communautés grâce à une plus grande richesse spécifique

Une réorganisation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes

Explication

Une biodiversité accrue peut traduire une modification de la structure et du fonctionnement des écosystèmes sans accroître leurs services. La richesse spécifique et les services écosystémiques ne varient donc pas nécessairement de façon parallèle.

53. Comment évolue la superficie océanique touchée par des modifications substantielles de biodiversité lorsque le réchauffement passe d’un niveau inférieur à 2C2\,^{\circ}\mathrm{C} à un niveau très important ?

Elle passe d’environ 94 % à environ 42 % de la superficie océanique
Elle passe d’environ 42 % à environ 94 % de la superficie océanique
Elle reste proche de 42 % dans les deux scénarios climatiques
Elle reste proche de 5 % dans les deux scénarios climatiques

Elle passe d’environ 42 % à environ 94 % de la superficie océanique

Explication

Les scénarios indiquent que les modifications substantielles concernent environ 42 % de l’océan lorsque le réchauffement reste inférieur à 2C2\,^{\circ}\mathrm{C}, contre environ 94 % lors d’un réchauffement très important. Le pourcentage augmente donc avec l’intensité du réchauffement.

54. Comment se présente schématiquement la relation entre la température et la mortalité ?

Une courbe plate, avec une mortalité comparable à toutes les températures
Une courbe en U, avec une mortalité minimale autour de 18 à 22 °C
Une courbe croissante, avec une mortalité minimale aux températures les plus basses
Une courbe décroissante, avec une mortalité minimale aux températures les plus élevées

Une courbe en U, avec une mortalité minimale autour de 18 à 22 °C

Explication

La mortalité est généralement minimale autour de 18 à 22 °C et augmente lorsque la température s’en éloigne, ce qui forme schématiquement une courbe en U. Les températures froides comme les températures chaudes peuvent donc accroître le risque.

55. Quel effet sanitaire est associé à une hausse moyenne de la température européenne de 2 à 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle ?

Une multiplication possible par 20, 30 ou 40 des jours de températures extrêmes au milieu du XXIe siècle
Une évolution possible limitée aux températures nocturnes sans changement des extrêmes
Une stabilité possible du nombre de jours extrêmes malgré l’augmentation de la température moyenne
Une diminution possible par 20, 30 ou 40 des jours de températures extrêmes au milieu du XXIe siècle

Une multiplication possible par 20, 30 ou 40 des jours de températures extrêmes au milieu du XXIe siècle

Explication

Une hausse moyenne de 2 à 3 °C pourrait multiplier fortement, par 20, 30 ou 40, le nombre de jours de températures extrêmes au milieu du XXIe siècle. Elle ne se limite donc pas à un inconfort quotidien moyen.

56. Quelle part des décès en Europe est aujourd’hui associée aux températures extrêmes, et quelle part est attribuable aux températures chaudes ?

Environ 15 % des décès au total, dont environ 7 à 8 % lié aux températures chaudes
Environ 1 % des décès au total, dont environ 7 à 8 % lié aux températures chaudes
Environ 7 à 8 % des décès au total, dont environ 1 % lié aux températures chaudes
Environ 7 à 8 % des décès au total, dont environ 5 % lié aux températures chaudes

Environ 7 à 8 % des décès au total, dont environ 1 % lié aux températures chaudes

Explication

Les températures extrêmes sont associées à environ 7 à 8 % des décès européens, tandis qu’environ 1 % est attribuable aux températures chaudes. L’impact actuel majoritaire provient donc des températures froides plutôt que des températures chaudes.

57. Quelle proportion des terres libres de glace est occupée par les activités humaines ?

Environ 50 %
Plus de 70 %
Entre 28 et 30 %
Moins de 10 %

Plus de 70 %

Explication

Les activités humaines occupent plus de 70 % des terres libres de glace. La proportion de 28 à 30 % correspond plutôt aux écosystèmes peu perturbés.

58. Pourquoi l’érosion actuelle des sols agricoles compromet-elle leur renouvellement ?

Elle concerne principalement les écosystèmes peu perturbés
Elle est compensée par une formation accrue des sols
Elle est 10 à 100 fois plus rapide que leur formation
Elle est légèrement plus rapide que leur formation

Elle est 10 à 100 fois plus rapide que leur formation

Explication

Les sols agricoles s’érodent à un rythme 10 à 100 fois supérieur à leur taux de formation, ce qui empêche leur renouvellement dans les conditions actuelles. Une érosion seulement légèrement supérieure permettrait davantage de maintenir le stock de sols.

59. Quel effet du changement climatique sur les rendements agricoles est attendu dans les régions tropicales et aux hautes latitudes froides ?

Une hausse du maïs et du blé sous les tropiques, mais une baisse aux hautes latitudes
Une baisse du maïs et du blé sous les tropiques, mais une hausse possible aux hautes latitudes
Une baisse comparable du maïs et du blé dans toutes les régions
Une hausse comparable du maïs et du blé dans toutes les régions

Une baisse du maïs et du blé sous les tropiques, mais une hausse possible aux hautes latitudes

Explication

Le changement climatique diminue les rendements du maïs et du blé dans les régions tropicales, tandis qu’un réchauffement graduel peut favoriser les rendements aux latitudes élevées et froides. Les effets ne sont donc pas identiques dans toutes les régions.

60. Quelle différence distingue les conséquences alimentaires envisagées pour un réchauffement mondial de 2 °C et de 3 à 4 °C ?

À 2 °C, des carences régionales sont possibles ; à 3 à 4 °C, le système alimentaire mondial est menacé
À 2 °C, le système alimentaire mondial s’effondre ; à 3 à 4 °C, les effets restent régionaux
À 2 °C, les pénuries disparaissent ; à 3 à 4 °C, elles concernent quelques bassins agricoles
À 2 °C, les rendements augmentent partout ; à 3 à 4 °C, seules les régions tropicales sont touchées

À 2 °C, des carences régionales sont possibles ; à 3 à 4 °C, le système alimentaire mondial est menacé

Explication

Un réchauffement de 2 °C pourrait provoquer des carences alimentaires régionales, alors qu’un réchauffement de 3 à 4 °C menacerait l’ensemble du système alimentaire mondial. L’augmentation du réchauffement élargit donc fortement l’échelle du risque.

61. Que signifie la neutralité climat ?

Une absence totale d’émissions anthropiques de gaz à effet de serre
Une compensation des émissions par une hausse de la consommation d’énergies fossiles
Un équilibre entre les émissions anthropiques et l’absorption par les puits de carbone
Une réduction des émissions sans prise en compte de l’absorption du carbone

Un équilibre entre les émissions anthropiques et l’absorption par les puits de carbone

Explication

La neutralité climat correspond à un équilibre entre les émissions anthropiques brutes et la capacité d’absorption des puits de carbone, ce qui stabilise le stock atmosphérique. Elle n’implique donc pas nécessairement l’absence totale d’émissions.

62. Quelle place occupent les énergies fossiles dans l’énergie mondiale et les émissions de gaz à effet de serre ?

Près de 80 % de l’énergie mondiale et près de 70 % des émissions mondiales
Près de 25 % de l’énergie mondiale et environ 50 % des émissions mondiales
Près de 70 % de l’énergie mondiale et près de 80 % des émissions mondiales
Environ 50 % de l’énergie mondiale et près de 25 % des émissions mondiales

Près de 80 % de l’énergie mondiale et près de 70 % des émissions mondiales

Explication

Le charbon, le pétrole et le gaz fournissent près de 80 % de l’énergie mondiale et produisent près de 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les deux pourcentages ne doivent pas être inversés.

63. Quelle distinction oppose la transition énergétique à la transition agroécologique ?

La première développe le carbone vivant, tandis que la seconde réduit l’usage des combustibles fossiles
La première concerne l’eau agricole, tandis que la seconde concerne les émissions des transports
La première vise les écosystèmes forestiers, tandis que la seconde concerne les infrastructures énergétiques
La première réduit le carbone fossile, tandis que la seconde agit sur le carbone vivant lié à la photosynthèse

La première réduit le carbone fossile, tandis que la seconde agit sur le carbone vivant lié à la photosynthèse

Explication

La transition énergétique vise la réduction du carbone fossile issu des énergies fossiles, tandis que la transition agroécologique concerne le carbone vivant produit par la photosynthèse. Confondre ces deux formes de carbone conduit à inverser leurs domaines d’action.

64. Quelle combinaison réunit les quatre risques clés identifiés pour l’Europe face au changement climatique ?

Vagues de froid, hausse des rendements, excès d’eau et sécheresses marines
Incendies urbains, séismes, pénuries alimentaires et avalanches
Pollution atmosphérique, recul des glaciers, tempêtes solaires et érosion côtière
Vagues de chaleur, pertes agricoles, pénuries d’eau et inondations

Vagues de chaleur, pertes agricoles, pénuries d’eau et inondations

Explication

Les quatre risques clés sont les vagues de chaleur, les pertes de rendement agricole, les pénuries d’eau et les inondations côtières ou continentales. Les autres combinaisons associent des phénomènes non retenus dans cette liste.

65. Quelles conditions caractérisent le climat méditerranéen ?

Des hivers froids, des étés frais et humides, et des pluies régulières
Des hivers doux, des étés froids et pluvieux, et une faible variabilité des pluies
Des hivers doux, des étés chauds et secs, et une forte variabilité des précipitations
Des hivers très humides, des étés chauds et humides, et des précipitations constantes

Des hivers doux, des étés chauds et secs, et une forte variabilité des précipitations

Explication

Le climat méditerranéen associe des hivers doux, des étés chauds et secs, souvent supérieurs à 30 °C, ainsi qu’une forte variabilité des précipitations annuelles. Les autres propositions modifient le régime thermique ou pluviométrique caractéristique.

66. Entre quelles valeurs les précipitations annuelles peuvent-elles varier dans l’espace méditerranéen ?

De 1 000 millimètres à environ 3 000 millimètres
De moins de 50 millimètres à environ 500 millimètres
De 500 millimètres à environ 1 000 millimètres
De moins de 200 millimètres à environ 2 000 millimètres

De moins de 200 millimètres à environ 2 000 millimètres

Explication

Les précipitations annuelles vont de moins de 200 millimètres en Afrique du Nord et dans la péninsule Arabique à environ 2 000 millimètres dans les montagnes du nord. Cette amplitude reflète le fort contraste spatial du bassin méditerranéen.

67. Quelle succession climatique la Méditerranée a-t-elle connue au cours des dix derniers millénaires ?

Une période chaude stable, puis une humidification continue et enfin une glaciation régionale
Des épisodes frais et secs, puis un refroidissement durable et des périodes plus chaudes
Des phases d’aridité, puis une période froide stable et enfin des pluies constantes
Des périodes plus chaudes, des épisodes frais et pluvieux, puis des phases d’aridité

Des périodes plus chaudes, des épisodes frais et pluvieux, puis des phases d’aridité

Explication

La Méditerranée a connu une succession rapide de périodes plus chaudes qu’actuellement, d’épisodes frais et pluvieux, puis de phases d’aridité. Cette évolution montre une forte variabilité climatique au cours de la période considérée.

68. Comment le réchauffement méditerranéen modifie-t-il le bilan hydrologique régional ?

Il augmente les précipitations et les apports fluviaux, malgré une évaporation accrue
Il diminue la température et l’évaporation, tout en augmentant les précipitations et les apports fluviaux
Il augmente la température et l’évaporation, tout en réduisant les précipitations et les apports fluviaux
Il réduit l’évaporation et les apports fluviaux, tout en maintenant les précipitations

Il augmente la température et l’évaporation, tout en réduisant les précipitations et les apports fluviaux

Explication

Le réchauffement méditerranéen accroît la température et l’évaporation, tandis qu’il diminue les précipitations et les apports fluviaux à la mer. Il renforce donc la pression sur les ressources en eau régionales.

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En quelle année le GIEC a-t-il été créé ?

Le GIEC a été créé en 1988.

Quelle est la méthode principale du GIEC pour fournir son expertise ?

Le GIEC évalue et synthétise les connaissances publiées.

Combien d'États membres composent le GIEC ?

Le GIEC comprend 195 États membres.

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