Fiche de révision : Climat, histoire et géopolitique

Plan du Cours

  1. Industrialisation et transformation des paysages
  2. Ressources et pression humaine
  3. Limites planétaires et stress hydrique
  4. Forêts françaises et usages
  5. Politiques forestières et sylviculture
  6. Usages forestiers et protection des forêts
  7. Stratégies de développement durable
  8. Obstacles à la protection environnementale
  9. Climat, observations et expertise du GIEC
  10. Fluctuations passées, historiens et hiver 1709
  11. Un changement climatique inédit
  12. Gouvernance et diplomatie climatiques
  13. L’accord de Paris et ses engagements
  14. Négociations climatiques et influence géopolitique des États
  15. Causes humaines, réchauffement et rôle du GIEC

Repères chronologiques

  1. 1669L’ordonnance sur les Eaux et Forêts encadre et contrôle l’usage des forêts.
  2. 1824L’École nationale des Eaux et Forêts est créée.
  3. 1827Un code forestier visant à protéger et restaurer la forêt limite les droits des paysans sur celle-ci et provoque des révoltes appelées guerres des Demoiselles.
  4. 1951L’Organisation météorologique mondiale est créée pour organiser la prévision météorologique à l’échelle mondiale.
  5. 1979La directive européenne « oiseaux » contribue à la création du réseau Natura 2000, qui intègre des forêts.
  6. 1992La directive européenne « habitats » contribue à la création du réseau Natura 2000, qui intègre des forêts.
  7. 1992L’Agenda 21, programme d’action pour le XXIe siècle adopté par 182 chefs d’État, établit un partenariat mondial pour le développement durable.
  8. 2001Une grande loi d’orientation nationale sur la forêt est rédigée afin de promouvoir sa gestion durable.
  9. 2015Les 193 États membres de l’ONU adoptent l’Agenda 2030, programme comprenant 17 objectifs de développement durable à atteindre en 2030.
  10. 2021Une nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts est adoptée afin de viser leur gestion durable.

1. Industrialisation et transformation des paysages

★ À maîtriser

  • L’industrialisation du XIXe siècle transforme les paysages par l’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols.

  • L’industrialisation marque le basculement progressif vers l’exploitation intensive et mondiale des milieux.

Compléments

  • Les paysages industriels sont marqués par la pollution de l’air, les gaz à effet de serre et la pollution des sols.

  • Au XIXe siècle, la croyance dans le progrès et le bonheur qu’il apporterait domine, malgré une prise de conscience limitée des effets de l’industrialisation sur les sociétés et les milieux.

Astuce mémo

Industrialisation → artificialisation des sols et fumées épaisses

2. Ressources et pression humaine

Notions clés & Définitions

  • Ressource : Substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines.
  • Ressource renouvelable : Fournie par la nature en quantité illimitée, comme le soleil, le vent et l’eau, ou se régénérant à l’échelle humaine, comme le bois.
  • Ressource non renouvelable : Ressource dont la quantité est limitée dans le temps.
  • Empreinte écologique : WWF - L’empreinte écologique est un indicateur créé par Mathis Wackernagel et William Rees qui évalue la surface terrestre et maritime nécessaire à une population pour répondre à ses besoins et absorber ses déchets.
  • Jour du dépassement : Le jour du dépassement, campagne de communication organisée par l’ONG Global Footprint Network depuis 2006, désigne le moment où la consommation annuelle de ressources renouvelables dépasse la capacité annuelle de la Terre à les régénérer.

★ À maîtriser

  • La croissance démographique, la croissance économique et les progrès techniques entraînent une exploitation croissante des ressources naturelles.

Compléments

  • Les ressources non renouvelables comprennent les combustibles fossiles — gaz, pétrole et charbon — ainsi que les minerais et métaux, notamment l’or, le cuivre, le fer, les phosphates et l’aluminium.

  • La consommation annuelle de ressources renouvelables dépasse les capacités de régénération de la Terre depuis les années 1970.

  • La production halieutique a été multipliée par 7 en 50 ans.

  • L’exploitation croissante des ressources maritimes comprend le développement des forages pétroliers offshore et de la pêche industrielle.

  • Le jour du dépassement et l’empreinte écologique sont des indicateurs principalement conçus comme des outils de communication et de vulgarisation scientifique.

Astuce mémo

Renouvelable : quantité illimitée ou régénération humaine ; non renouvelable : quantité limitée

3. Limites planétaires et stress hydrique

★ À maîtriser

  • En 2025, 7 des 9 limites planétaires déterminées par l’équipe de Johan Rockström avaient été franchies.

  • La dégradation et l’épuisement des ressources en eau entraînent des conséquences environnementales, économiques et quotidiennes.

Compléments

  • Les limites planétaires franchies citées sont :

    • le changement climatique
    • la destruction de la biodiversité
    • l’utilisation d’engrais
    • le changement d’usage des sols
    • le cycle de l’eau
    • le rejet de substances dans la nature
    • l’acidification des océans
  • La vie sur Terre dépend de processus biologiques, chimiques et physiques.

  • Les conséquences environnementales comprennent : la souffrance des écosystèmes, la baisse des niveaux des cours d’eau et des nappes phréatiques, la multiplication des incendies

  • Les conséquences économiques comprennent : la baisse des rendements agricoles, l’arrêt de certaines activités industrielles et énergétiques faute de refroidissement, la diminution de la navigation fluviale

  • La dégradation de l’eau peut provoquer des problèmes d’approvisionnement en eau potable dans la vie quotidienne.

4. Forêts françaises et usages

Notions clés & Définitions

  • Forêt : Territoire d’au moins 5 000 m² occupé par un couvert boisé de plus de 10 % et comportant des arbres de grande taille en formation relativement serrée.
  • Forêt primaire : Forêt dont l’état d’origine n’a pas été modifié par les humains et qui possède une forte diversité écologique d’origine.
  • Forêt secondaire : Forêt qui a repoussé naturellement ou par plantation après sa destruction ou son exploitation par l’être humain.

Points essentiels

  • La forêt couvre 31 % du territoire métropolitain français.

  • La couverture forestière ultramarine est très contrastée, avec 80 % de forêt tropicale en Guyane et 5 % à Mayotte.

  • En France métropolitaine, les forêts sont composées de 71 % de feuillus et de 29 % de résineux.

  • Les forêts françaises appartiennent à 75 % à des propriétaires privés et à 25 % à l’État ou aux collectivités locales.

5. Politiques forestières et sylviculture

Notions clés & Définitions

  • Sylviculture : Activité d’entretien des forêts en vue de leur exploitation commerciale, qui comprend notamment la culture, le reboisement et l’exploitation forestière.

★ À maîtriser

  • Sous l’Ancien Régime, la forêt est exploitée pour :

    • le pacage
    • la cueillette
    • la construction
    • le chauffage
    • la cuisson
    • l’outillage
  • La reconquête de la forêt débute au XIXe siècle avec le renforcement du rôle de l’État.

Compléments

  • Sous l’Ancien Régime, la surface forestière diminue de 25 % à 10-15 % et les forêts sont mal administrées.

  • Le contrôle forestier permet de préserver une ressource essentielle à la puissance militaire, notamment à la marine, et à l’indépendance du royaume, tout en affirmant le pouvoir du roi absolu.

Astuce mémo

Ordonnance de 1669 → institutions forestières du XIXe siècle → reconquête forestière

6. Usages forestiers et protection des forêts

Notions clés & Définitions

  • Parc naturel : Espace protégé soumis à une réglementation spécifique afin de préserver l’environnement tout en favorisant le développement économique, notamment par le bois et le tourisme.

★ À maîtriser

📌 La forêt des Landes de Gascogne concentre des usages industriels et sylvicoles, écologiques et touristiques dont la conciliation est difficile.

  • Dans les Landes de Gascogne, la monoculture de pin maritime fournit du bois d’œuvre, du papier et du bois-énergie, soutient la filière bois et des emplois locaux.

  • La monoculture de pin maritime appauvrit la biodiversité, transforme les paysages et peut rendre les sols stériles.

  • En France, 18 % des forêts sont protégées.

Compléments

  • L’usage écologique de la forêt comprend la préservation de la biodiversité, des zones humides, des sols et de la qualité de l’eau, ainsi que le stockage du carbone.

  • L’usage touristique et récréatif comprend la randonnée, le vélo, la baignade et le tourisme littoral, qui contribuent à l’économie touristique.

  • Les coupes rases, la mécanisation et le drainage dégradent les sols et les zones humides, tandis que la fréquentation touristique peut provoquer piétinement, dégradation des milieux, artificialisation des sols et risques d’incendie.

  • Les coupes rases, les engins et la fermeture de parcelles pour l’exploitation sylvicole dégradent les paysages, gênent les visiteurs et limitent la promenade.

  • Les parcs nationaux et les parcs naturels régionaux sont institués par l’État français respectivement en 1960 et en 1967.

Astuce mémo

La forêt produit du bois, protège les milieux et accueille les visiteurs

7. Stratégies de développement durable

Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre la satisfaction des besoins des générations futures.
  • Écocitoyenneté : Comportement individuel ou collectif qui respecte l’environnement.

★ À maîtriser

  • Le développement durable associe trois aspects fondamentaux :
    • le développement économique
    • le développement social et humain
    • la protection de l’environnement

Compléments

  • L’économie est considérée comme le moteur du développement durable parce qu’elle peut améliorer les conditions sociales tout en tenant compte des contraintes de préservation de l’environnement.

📌 Les objectifs de développement durable sont transversaux, car ils relèvent de différentes compétences, et multiscalaires, car ils s’appliquent à plusieurs échelles décisionnaires.

  • Les échelles d’action mentionnées sont :
    • internationale
    • régionale ou infranationale
    • nationale
    • locale

📌 Une démarche bottom-up part d’innovations ou d’idées locales, tandis qu’une démarche top-down est descendante.

8. Obstacles à la protection environnementale

Notions clés & Définitions

  • Convention internationale : Accord signé par plusieurs États qui engage les pays signataires.
  • Greenwashing : Consiste à utiliser des arguments environnementaux parfois trompeurs pour vendre des produits ou défendre une politique.
  • Décroissance : Concept politique qui remet en cause l’idée que l’augmentation des richesses produites entraîne une hausse du bien-être.

★ À maîtriser

  • Les espaces protégés couvrent 17 % des espaces terrestres dans le monde, mais cette extension ne résout pas la question de la durabilité des modes de vie.

  • À l’échelle mondiale, la coopération environnementale produit des résultats limités, non contraignants et soumis aux aléas des relations internationales.

Compléments

  • La Convention de Ramsar porte sur la protection des zones humides et date de 1971.

  • La Convention des Nations unies sur le droit de la mer a été conclue à Montego Bay en 1982 et a été complétée en 2023 par un traité sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine hors des juridictions nationales.

  • La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), signée à Rio en 1992, est à l’origine du protocole de Kyoto.

  • À l’échelle nationale, les priorités économiques ou géopolitiques peuvent freiner la protection de l’environnement.

  • À l’échelle locale, la protection de l’environnement peut entrer en conflit avec d’autres usages, comme l’illustrent les conflits d’usage de la forêt de Madagascar.

  • La Convention des Nations unies sur la diversité biologique et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification sont des accords internationaux de protection de l’environnement.

9. Climat, observations et expertise du GIEC

Notions clés & Définitions

  • Changement climatique contemporain : Modification durable des caractéristiques climatiques de la planète, notamment des températures, des précipitations, des sécheresses et des cyclones, due à l’action des sociétés sur leur environnement.
  • Climat : Ensemble des caractéristiques atmosphériques, telles que l’humidité, la température et la pression, propres à une région sur le long terme.
  • Climatoscepticisme : Consiste à nier ou à minimiser la réalité du changement climatique en cours et ses conséquences.
  • Météorologie : Science qui informe sur l’état du temps atmosphérique à court terme.
  • Fluctuation climatique : Variation successive du climat observée sur plusieurs décennies dans une ou plusieurs régions.

★ À maîtriser

  • L’aviation au début du XXe siècle, puis le développement des satellites de l’environnement, transforment l’observation météorologique et son utilisation pour prévoir le temps.

  • Créé en 1988, le GIEC est un organisme scientifique intergouvernemental chargé d’étudier le changement climatique et présenté comme une source de confiance.

Compléments

  • L’arrivée des instruments météorologiques à partir du XVIIe siècle permet de disposer des premières séries d’observations.

  • Des relevés annuels réguliers de températures sont mis en place à partir du milieu du XIXe siècle.

  • Les travaux du GIEC sont répartis entre trois groupes consacrés à :

    • les principes physiques et écologiques du changement climatique
    • les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation au changement climatique
    • les moyens majeurs d’atténuer le changement climatique

Astuce mémo

Instruments, relevés réguliers, aviation et satellites : des observations de plus en plus étendues.

10. Fluctuations passées, historiens et hiver 1709

★ À maîtriser

  • Deux fluctuations climatiques européennes sont nommées : le petit optimum médiéval, de 950 à 1300, et le petit âge glaciaire, de 1300 à 1850.

📌 L’historien du climat est expert du rapport des sociétés du passé au climat, mais il n’est pas expert du climat lui-même.

  • L’hiver 1709 est présenté comme un événement météorologique marqué par un froid exceptionnel accompagné de neige et de gel importants et durables.

  • L’hiver 1709 provoque des effets à court terme allant de la crise de subsistance à la crise démographique.

Compléments

  • L’étude du climat avant le XXe siècle s’appuie notamment sur la météorologie, développée dès le XVIIIe siècle, et sur la paléoclimatologie.

  • Les sources écrites utilisées pour étudier les climats passés sont diverses et localisées.

  • Les fluctuations climatiques anciennes mentionnées pour l’Europe sont expliquées par des phénomènes naturels.

  • L’histoire du climat peut fournir des exemples d’adaptation passés susceptibles d’inspirer les sociétés actuelles, mais la reconstitution reste limitée par les sources disponibles.

  • Jusqu’à la révolution industrielle, les sociétés agraires sont fortement dépendantes du climat, notamment dans leur économie rurale et leur artisanat.

  • Face aux risques climatiques, les sociétés ont eu recours à des réponses religieuses comme les processions, à la prévention comme l’évacuation de populations menacées par une inondation, et à la gestion du risque comme la lutte contre le ravinement.

  • L’hiver 1709 entraîne aussi des conséquences politiques, voire géopolitiques.

  • Jean Nicolas associe l’hiver 1709 à des émeutes frumentaires et à une révolte de la faim dans le royaume.

  • En juin 1709, Louis XIV annonce au peuple français le retour de la guerre.

Astuce mémo

L’historien étudie les sociétés face au climat ; il n’est pas expert du climat.

11. Un changement climatique inédit

Notions clés & Définitions

  • Effet de serre : Phénomène par lequel l’atmosphère terrestre retient une partie de la chaleur du Soleil en raison de l’émission de gaz à effet de serre, notamment le CO₂ et l’ozone.
  • Pergélisol : Partie du sol gelée en permanence qui, en fondant, libère du CO₂ et du méthane.

★ À maîtriser

  • Le changement climatique contemporain est présenté comme inédit par son rythme, son ampleur et son étendue spatiale.

Compléments

  • La banquise arctique estivale pourrait disparaître d’ici 2050 et sa superficie diminue de 12,5 % par décennie depuis 1980.

  • Le cours indique une montée du niveau de la mer de 25 cm.

  • Parmi les conséquences du réchauffement climatique figurent la multiplication des canicules, des sécheresses, des incendies et des cyclones.

  • Le cours rapporte une perte de 68 % des vertébrés sauvages.

  • La superficie du pergélisol devrait diminuer de 18 à 20 %.

Astuce mémo

Les gaz à effet de serre renforcent la rétention de chaleur → les températures augmentent.

12. Gouvernance et diplomatie climatiques

Notions clés & Définitions

  • Gouvernance : Coordination des acteurs et des règles qui construisent une autorité chargée de gérer les affaires publiques.
  • Dette climatique : Concept défendu par des États ou des associations selon lequel les pays anciennement industrialisés, responsables du dérèglement climatique contemporain, auraient une dette envers les pays en développement, qui en sont les premières victimes.

★ À maîtriser

  • Le GIEC analyse et synthétise les travaux scientifiques mondiaux afin d’éclairer les négociations climatiques par des rapports destinés aux décideurs.

  • En 1992, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est signée à Rio afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

  • En 1997, le protocole de Kyoto est adopté et prévoit, pour les pays industrialisés concernés, une réduction moyenne d’au moins 5 % des émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport à 1990.

  • En 2007, à la COP13 de Bali, les pays en développement s’affirment comme une force du processus onusien et demandent aux pays industrialisés de soutenir l’accès aux technologies vertes et le financement de l’adaptation.

Compléments

  • En 1979, le rapport Charney traite de l’impact de l’activité humaine sur l’effet de serre.

  • En 1988, James Hansen est auditionné devant le Congrès américain au sujet du changement climatique.

  • La conférence mondiale sur le climat lancée à Genève vise à discuter des effets des gaz à effet de serre sur le climat.

  • Le protocole de Montréal est présenté comme le premier traité international visant à réduire le trou dans la couche d’ozone.

  • La Convention-cadre est complétée par les COP, qui déterminent des mesures pour atteindre les objectifs climatiques, et par des protocoles comme ceux de Kyoto et de Paris.

  • Les États-Unis signent le protocole de Kyoto en 1998 mais ne le ratifient pas, tandis que l’Union européenne est présentée comme un groupe moteur.

  • En 2006, la Chine dépasse les États-Unis et devient le plus gros émetteur de carbone.

Astuce mémo

Prise de conscience, institutions, Kyoto, puis affirmation des pays en développement à Bali.

13. L’accord de Paris et ses engagements

Notions clés & Définitions

  • Accord de Paris : Premier traité contraignant faisant suite à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

★ À maîtriser

  • L’Accord de Paris a été adopté à la COP21, à Paris, le 12 décembre 2015.

  • L’Accord de Paris vise à maintenir le réchauffement sous 2 °C et, si possible, à le limiter à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

  • Dans le cadre des contributions déterminées au niveau national (CDN), chaque pays présente ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les mesures envisagées, puis les Parties rehaussent ensemble leur ambition tous les 5 ans.

Compléments

  • L’Accord de Paris est entré en vigueur le 4 novembre 2016.

  • L’Accord de Paris a été ratifié par 192 Parties, soit 191 États et l’Union européenne.

  • Les quatre volets de l’Accord de Paris sont :

    • l’universalité de l’accord
    • la différenciation
    • le financement de la transition
    • le renforcement des engagements des acteurs non étatiques
  • Le volet financier vise à soutenir les pays en développement et à financer la transition vers des économies bas-carbone et résilientes.

14. Négociations climatiques et influence géopolitique des États

★ À maîtriser

  • Plus de 100 pays, représentant environ 60 % des émissions, sont mobilisés dans le processus climatique multilatéral.

  • Les engagements des principales économies et des principaux pollueurs du G20 sont jugés limités au regard de l’objectif de limiter le dépassement climatique.

📌 Les engagements climatiques reposent sur une coopération non contraignante, sans mécanisme coercitif ni gendarme du climat.

  • Les sommets internationaux et les COP annuelles permettent aux États de travailler leur image et leur capacité d’influence.

  • La diplomatie climatique permet aux États de développer leur soft power et de s’imposer sur la scène internationale.

  • Depuis l’Accord de Paris, les acteurs non étatiques sont intégrés au processus des COP et leurs initiatives climatiques sont valorisées.

📌 Les acteurs non étatiques peuvent participer aux débats des COP, mais ils ne négocient pas les accords.

Compléments

  • La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre, s’est engagée à réduire ses émissions.

  • Les négociations climatiques maintiennent le dialogue entre pays industrialisés et pays en développement, notamment autour du financement.

  • Les négociations climatiques doivent notamment traiter de la place des énergies fossiles dans la feuille de route et du financement de l’adaptation et des dégâts dans les pays les plus vulnérables.

  • En l’absence de mécanisme coercitif, la pression des autres pays et de l’opinion publique, notamment par le « name and shame », est censée encourager le respect des engagements.

  • Dans les négociations climatiques, les États ou groupes d’États recherchent des compromis et affichent des partenariats afin de se positionner comme des autorités légitimes et d’influencer les autres États.

  • La COP28 a réuni environ 2 000 lobbyistes du pétrole, tandis que les citoyens exercent une pression croissante sur les dirigeants.

Astuce mémo

La coopération réunit les pays, mais l’absence de mécanisme coercitif limite la contrainte.

15. Causes humaines, réchauffement et rôle du GIEC

Notions clés & Définitions

  • GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, créé en 1988.

★ À maîtriser

  • En 2023, la température moyenne mondiale est supérieure d’environ 1,48 °C à la moyenne de la période 1850-1900.

  • Les activités humaines, notamment les transports, l’industrie, l’agriculture, la consommation d’énergie et la production de déchets, émettent des gaz à effet de serre et provoquent le réchauffement climatique.

  • Les émissions de gaz à effet de serre renforcent l’effet de serre et contribuent au réchauffement climatique.

  • Les conséquences environnementales du changement climatique comprennent :

    • la fonte des glaces et du pergélisol
    • les sécheresses et la désertification
    • la multiplication des événements extrêmes
    • la montée du niveau des mers
    • la transformation de la biodiversité
  • Les conséquences humaines du changement climatique comprennent :

    • les destructions matérielles
    • le coût financier de la résilience
    • les nouveaux risques sanitaires
    • l’instabilité politique
    • les migrations climatiques
  • Le GIEC rassemble et synthétise les connaissances scientifiques sur le changement climatique afin d’éclairer les décisions des gouvernements.

Compléments

  • Le changement climatique peut aussi favoriser l’ouverture de nouvelles voies de communication et l’accès à de nouvelles ressources.

  • Pour produire ses rapports collectifs, les scientifiques du GIEC analysent les recherches existantes et participent à leur rédaction.

Astuce mémo

Les émissions de GES renforcent l’effet de serre, ce qui entraîne des conséquences environnementales et humaines.

Tableaux de synthèse

Usages de la forêt des Landes

UsageFonctionsTensions
Industriel et sylvicoleBois, papier, bois-énergie, emploisCoupes, mécanisation et fermeture de parcelles
ÉcologiqueBiodiversité, zones humides, sols, eau et carboneMonoculture, drainage et dégradation des milieux
Touristique et récréatifRandonnée, vélo, baignade et tourisme littoralSurfréquentation, incendies et nuisances d’exploitation

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Climat, histoire et géopolitique avec 48 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans une région du XIXe siècle, des usines et des quartiers urbains remplacent des terres végétalisées, et les sols sont aménagés pour les constructions. Quelle transformation du paysage cette évolution illustre-t-elle ?

2. Quand la production industrielle se développe et que les milieux sont exploités à grande échelle au-delà des frontières, quel basculement historique cela manifeste-t-il ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Climat, histoire et géopolitique avec 99 flashcards interactives.

Quels changements de paysage l’industrialisation du XIXe siècle entraîne-t-elle ?

L’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols.

Vers quel basculement l’industrialisation entraîne-t-elle les sociétés ?

Vers l’exploitation intensive et mondiale des milieux.

Qu’est-ce qu’une ressource ?

Une substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines.

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