QCM : Climat, histoire et géopolitique (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une région du XIXe siècle, des usines et des quartiers urbains remplacent des terres végétalisées, et les sols sont aménagés pour les constructions. Quelle transformation du paysage cette évolution illustre-t-elle ?

La régénération des milieux et l’extension de la végétation
La croissance démographique sans transformation des sols
L’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols
La pollution de l’air sans changement de l’organisation urbaine

L’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols

Explication

L’industrialisation du XIXe siècle transforme les paysages par l’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols. La croissance démographique seule ne décrit pas ces changements paysagers, la pollution de l’air est un effet distinct, et la régénération des milieux va à l’encontre de l’artificialisation.

2. Quand la production industrielle se développe et que les milieux sont exploités à grande échelle au-delà des frontières, quel basculement historique cela manifeste-t-il ?

Le retour à une économie agraire fondée sur l’autosuffisance
Le passage progressif à la préservation mondiale des milieux
Le maintien d’une exploitation modérée et locale des milieux
Le passage progressif à l’exploitation intensive et mondiale des milieux

Le passage progressif à l’exploitation intensive et mondiale des milieux

Explication

L’industrialisation marque le basculement progressif vers une exploitation intensive et mondiale des milieux. Une exploitation locale et modérée minimise ce changement, tandis que la préservation mondiale ou le retour à une économie agraire ne correspondent pas à ce basculement.

3. Une société utilise une substance extraite du sous-sol pour répondre à ses besoins : quel critère permet de la qualifier de ressource ?

C’est une substance naturelle qui se renouvelle à l’échelle humaine
C’est un produit manufacturé destiné à la vente aux consommateurs
C’est une matière présente en quantité illimitée dans la nature
C’est une substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines

C’est une substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines

Explication

Une ressource est une substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines. Un produit manufacturé n’est pas défini comme une ressource, et le renouvellement ou l’abondance illimitée caractérisent certains types de ressources, pas toutes.

4. Une commune compare le vent, qui est fourni par la nature en quantité illimitée, et le bois, qui peut se régénérer à l’échelle humaine. Quelle classification convient à ces deux ressources ?

Le vent et le bois sont des ressources renouvelables
Le vent est renouvelable, mais le bois est non renouvelable
Le bois est renouvelable, mais le vent est non renouvelable
Le vent et le bois sont des ressources non renouvelables

Le vent et le bois sont des ressources renouvelables

Explication

Une ressource est renouvelable si elle est fournie en quantité illimitée ou si elle se régénère à l’échelle humaine : le vent et le bois répondent chacun à l’un de ces critères. Classer le bois comme non renouvelable oublie sa régénération, et classer le vent ainsi confond renouvelable et non renouvelable.

5. Dans un pays, la population augmente, l’économie se développe et les progrès techniques multiplient les usages des matières premières. Quelle évolution de l’exploitation des ressources naturelles peut-on en déduire ?

Une exploitation stable des ressources naturelles
Une exploitation croissante des ressources naturelles
Une exploitation décroissante des ressources naturelles
Une exploitation liée à la seule croissance démographique

Une exploitation croissante des ressources naturelles

Explication

La croissance démographique, la croissance économique et les progrès techniques entraînent ensemble une exploitation croissante des ressources naturelles. Une diminution ou une stabilité inverse cette relation, tandis que la croissance démographique seule ne reprend pas l’ensemble des facteurs.

6. En 2025, combien des neuf limites planétaires déterminées par l’équipe de Johan Rockström avaient été franchies ?

Six
Neuf
Deux
Sept

Sept

Explication

Le bilan de 2025 indiquait que sept des neuf limites planétaires étaient franchies. Neuf correspond au total des limites, deux au nombre restant et six ne correspond pas au bilan rapporté.

7. Une région connaît une dégradation et un épuisement importants de ses ressources en eau. Quels types de conséquences cela peut-il entraîner ?

Des conséquences économiques, industrielles et commerciales
Des conséquences environnementales, économiques et quotidiennes
Des conséquences démographiques, politiques et biologiques
Des conséquences environnementales, climatiques et géologiques

Des conséquences environnementales, économiques et quotidiennes

Explication

La dégradation et l’épuisement de l’eau peuvent affecter l’environnement, l’économie et la vie quotidienne. La sphère environnementale seule ou l’économie seule ne rend pas compte de l’ensemble des conséquences, tandis que les autres propositions attribuent des catégories non établies ici.

8. Un terrain boisé mesure 6 000 m², présente un couvert boisé de 12 % et comporte de grands arbres en formation relativement serrée. Quelle catégorie correspond à cette définition ?

Une forêt
Une forêt primaire
Un espace arboré sans statut de forêt
Une forêt secondaire

Une forêt

Explication

Le terrain dépasse 5 000 m², son couvert boisé dépasse 10 % et ses arbres répondent au critère de taille et de formation serrée : il correspond à la définition d’une forêt. « Forêt secondaire » et « forêt primaire » désignent des histoires de formation, et non cette combinaison de critères.

9. Après une exploitation humaine, un boisement repousse naturellement et conserve une forte diversité écologique. Comment qualifier la forêt d’origine non modifiée par les humains, plutôt que ce boisement de repousse ?

Un espace boisé en régénération
Une forêt primaire
Une forêt plantée après exploitation
Une forêt secondaire

Une forêt primaire

Explication

Une forêt primaire conserve un état d’origine non modifié par les humains et une forte diversité écologique d’origine. Une forêt secondaire correspond au boisement qui repousse après destruction ou exploitation; la repousse ou la plantation ne caractérise donc pas la forêt primaire.

10. Sous l’Ancien Régime, quels usages la société faisait-elle de la forêt ?

La construction, la cuisson et l’outillage, sans usages agricoles ni énergétiques
Le pacage, la cueillette, la construction, le chauffage, la cuisson et l’outillage
La promenade, le tourisme et la protection des milieux naturels
Le pacage, la cueillette et le chauffage, sans usages liés à la construction ni à l’outillage

Le pacage, la cueillette, la construction, le chauffage, la cuisson et l’outillage

Explication

La forêt répondait à des besoins agricoles, matériels et énergétiques, notamment le pacage, la cueillette, la construction, le chauffage, la cuisson et l’outillage. Réduire ses usages à l’énergie, exclure les usages de subsistance ou privilégier les loisirs modernes déforme cette diversité.

11. Un historien situe en 1669 une mesure royale destinée à encadrer et contrôler les usages forestiers. De quel dispositif s’agit-il ?

De l’ordonnance sur les Eaux et Forêts
De l’adoption du code forestier
De la loi d’orientation nationale sur la forêt
De la création de l’École nationale des Eaux et Forêts

De l’ordonnance sur les Eaux et Forêts

Explication

L’ordonnance sur les Eaux et Forêts de 1669 encadre et contrôle l’usage des forêts. La création de l’École et le code forestier datent du XIXe siècle, tandis que la loi d’orientation nationale est rédigée en 2001.

12. Dans une chronologie de l’action publique, à quelle période faut-il placer le début de la reconquête de la forêt associé au renforcement du rôle de l’État ?

Sous l’Ancien Régime
Au XIXe siècle
Au début du XXIe siècle
À la fin du XVIIe siècle

Au XIXe siècle

Explication

La reconquête de la forêt débute au XIXe siècle, lorsque le rôle de l’État se renforce. La réglementation de l’Ancien Régime et l’ordonnance de 1669 précèdent cette reconquête, tandis que la loi d’orientation évoquée relève de 2001.

13. Une équipe entretient une forêt pour en tirer des produits commercialisables, en organisant la culture, le reboisement et l’exploitation. Quelle activité exerce-t-elle ?

Le reboisement
La protection réglementaire
L’administration forestière
La sylviculture

La sylviculture

Explication

La sylviculture consiste à entretenir les forêts en vue de leur exploitation commerciale et comprend notamment la culture, le reboisement et l’exploitation forestière. L’administration contrôle les usages, le reboisement n’en est qu’une composante possible, et la protection réglementaire vise d’abord à encadrer les activités.

14. Dans les Landes de Gascogne, une décision forestière doit tenir compte de la production de bois, de la préservation des milieux et de l’accueil des visiteurs. Quel diagnostic décrit le mieux cet enjeu ?

Il faut privilégier la protection écologique en écartant les usages productifs et touristiques
Il faut développer ensemble le tourisme et la sylviculture, car leurs effets sont compatibles
Il faut concilier des usages industriels et sylvicoles, écologiques et touristiques, ce qui est difficile
Il faut privilégier la filière bois et les emplois locaux au détriment des autres usages

Il faut concilier des usages industriels et sylvicoles, écologiques et touristiques, ce qui est difficile

Explication

La forêt des Landes de Gascogne concentre des usages industriels et sylvicoles, écologiques et touristiques, dont la conciliation est difficile. La réduire à un seul usage néglige les autres, et supposer une compatibilité générale ignore les conflits entre exploitation, protection et fréquentation.

15. Après l’extension d’une plantation composée d’une seule essence de pin maritime, quels effets environnementaux faut-il prendre en compte ?

Un appauvrissement de la biodiversité, une stabilisation des paysages et un risque de stérilisation des sols
Un appauvrissement de la biodiversité, une transformation des paysages et un risque de stérilisation des sols
Un appauvrissement de la biodiversité, une transformation des paysages et une amélioration de la fertilité des sols
Un enrichissement de la biodiversité, une transformation des paysages et un risque de stérilisation des sols

Un appauvrissement de la biodiversité, une transformation des paysages et un risque de stérilisation des sols

Explication

La monoculture de pin maritime appauvrit la biodiversité, transforme les paysages et peut rendre les sols stériles. L’enrichissement de la biodiversité inverse l’effet décrit, l’amélioration de la fertilité contredit le risque pour les sols, et la stabilisation des paysages nie leur transformation.

16. Un territoire est protégé par une réglementation spécifique qui vise à préserver l’environnement tout en permettant le développement économique par le bois et le tourisme. Comment le caractériser ?

Une zone de production forestière sans réglementation spécifique
Un parc naturel
Une réserve de protection sans objectif de développement économique
Un espace touristique sans statut de protection

Un parc naturel

Explication

Un parc naturel est un espace protégé soumis à une réglementation spécifique qui préserve l’environnement tout en favorisant le développement économique, notamment par le bois et le tourisme. Une réserve sans objectif économique, une zone de production non réglementée et un lieu touristique non protégé ne correspondent pas à cette définition.

17. Quelle définition correspond au développement durable ?

Répondre aux besoins futurs en limitant la satisfaction des besoins actuels
Répondre aux besoins actuels en donnant la priorité à la croissance économique
Protéger l’environnement en renonçant au développement des sociétés
Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures

Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Le développement durable satisfait les besoins des générations actuelles sans compromettre ceux des générations futures. La priorité à la croissance, l’inversion entre générations et la réduction à la seule protection environnementale déforment cette définition.

18. Une politique de développement durable doit articuler quels trois domaines ?

Le développement humain, l’innovation technologique et la compétitivité commerciale
Le développement économique, le développement social et humain, et la protection de l’environnement
La protection de l’environnement, la croissance démographique et la gouvernance politique
Le développement économique, la gouvernance politique et la croissance démographique

Le développement économique, le développement social et humain, et la protection de l’environnement

Explication

Le développement durable associe les dimensions économique, sociale et humaine, ainsi que la protection de l’environnement. Les autres choix remplacent l’une de ces dimensions par la gouvernance, la démographie ou la technologie.

19. Quel programme les États membres de l’ONU ont-ils adopté en 2015 pour fixer des objectifs à atteindre en 2030 ?

L’Agenda 2030, comprenant 21 objectifs de développement durable
L’Agenda 21, comprenant 17 objectifs de développement durable
L’Agenda 2030, adopté en 2030 et comprenant 17 objectifs de développement durable
L’Agenda 2030, comprenant 17 objectifs de développement durable

L’Agenda 2030, comprenant 17 objectifs de développement durable

Explication

En 2015, les 193 États membres de l’ONU ont adopté l’Agenda 2030, qui comprend 17 objectifs à atteindre en 2030. L’Agenda 21 relève de 1992, tandis que 21 n’est pas le nombre d’objectifs indiqué.

20. Un pays étend ses espaces protégés jusqu’à couvrir 17 % de son territoire terrestre. Quelle conclusion correspond à cette mesure à l’échelle mondiale ?

Cette extension règle la question des modes de vie en couvrant les espaces protégés
Cette extension ne résout pas la question de la durabilité des modes de vie
Cette extension garantit la durabilité des modes de vie grâce aux zones protégées
Cette proportion concerne les espaces marins plutôt que les espaces terrestres

Cette extension ne résout pas la question de la durabilité des modes de vie

Explication

Les espaces protégés couvrent 17 % des espaces terrestres mondiaux, mais cette extension ne résout pas la question de la durabilité des modes de vie. La couverture de zones protégées ne garantit donc pas, à elle seule, des modes de vie durables.

21. Pourquoi les résultats de la coopération environnementale mondiale restent-ils limités ?

Ils sont contraignants et échappent aux aléas des relations internationales
Ils sont prévisibles et renforcés par les aléas des relations internationales
Ils sont limités, non contraignants et soumis aux aléas des relations internationales
Ils sont limités par les priorités nationales, sans dépendre des relations internationales

Ils sont limités, non contraignants et soumis aux aléas des relations internationales

Explication

À l’échelle mondiale, la coopération environnementale donne des résultats limités, non contraignants et dépendants des aléas des relations internationales. La présenter comme contraignante ou indépendante de ces relations contredit ces caractéristiques.

22. Une région connaît durablement une hausse des températures, une évolution des précipitations et davantage de sécheresses sous l’effet des activités humaines. Comment qualifier cette évolution à l’échelle planétaire ?

Une fluctuation météorologique ponctuelle
Une variation naturelle sans lien avec les sociétés
Une fluctuation climatique ancienne
Un changement climatique contemporain

Un changement climatique contemporain

Explication

Le changement climatique contemporain désigne une modification durable des caractéristiques climatiques, due à l’action des sociétés sur leur environnement. Une variation ponctuelle relève du temps à court terme, tandis que les fluctuations anciennes et les causes exclusivement naturelles ne correspondent pas à cette définition.

23. Un bulletin annonce le temps attendu demain, tandis qu’une étude décrit les températures et l’humidité habituelles d’une région sur plusieurs décennies. Quelle notion correspond à cette étude de long terme ?

Un relevé météorologique ponctuel
La prévision du temps
La météorologie
Le climat

Le climat

Explication

Le climat rassemble les caractéristiques atmosphériques propres à une région sur le long terme. La météorologie et la prévision portent sur l’état du temps à court terme, tandis qu’un relevé ponctuel ne caractérise pas une région sur plusieurs décennies.

24. Au début du XXe siècle, l’aviation puis les satellites de l’environnement apportent de nouvelles données d’observation. Quel effet majeur ces progrès ont-ils sur la météorologie ?

Ils établissent les premières séries régulières de températures au XIXe siècle.
Ils confient aux satellites la responsabilité d’étudier les sociétés du passé.
Ils remplacent les observations par des reconstitutions historiques du climat.
Ils transforment l’observation et l’usage des données pour prévoir le temps.

Ils transforment l’observation et l’usage des données pour prévoir le temps.

Explication

L’aviation puis les satellites de l’environnement marquent un tournant dans l’observation météorologique et l’utilisation de ses données pour prévoir le temps. Les premières séries régulières de températures relèvent d’une étape antérieure, et les archives écrites servent à l’étude des climats passés.

25. Quel organisme scientifique intergouvernemental créé en 1988 étudie le changement climatique et est présenté comme une source de confiance ?

Une agence d’observation satellitaire
L’OMM
Le GIEC
Un service de prévision météorologique

Le GIEC

Explication

Créé en 1988, le GIEC est l’organisme scientifique intergouvernemental chargé d’étudier le changement climatique et présenté comme une source de confiance. L’OMM organise la prévision météorologique mondiale, tandis qu’un service de prévision ou une agence satellitaire n’est pas le GIEC.

26. Quelles périodes correspondent respectivement au petit optimum médiéval et au petit âge glaciaire en Europe ?

1100–1450, puis 1300–1850
950–1300, puis 1300–1850
950–1300, puis 1400–1900
1300–1850, puis 950–1300

950–1300, puis 1300–1850

Explication

Le petit optimum médiéval s’étend de 950 à 1300, puis le petit âge glaciaire de 1300 à 1850. Inverser ces périodes ou en déplacer les bornes revient à attribuer des dates incorrectes aux fluctuations.

27. Une historienne étudie des archives pour comprendre comment une société ancienne s’est adaptée au climat. Quelle expertise correspond à son rôle ?

L’expertise du rapport des sociétés passées au climat
L’expertise de la mesure instrumentale de l’atmosphère
L’expertise des prévisions météorologiques à court terme
L’expertise du climat lui-même

L’expertise du rapport des sociétés passées au climat

Explication

L’historien du climat est expert du rapport des sociétés du passé au climat, mais pas du climat lui-même. La prévision à court terme et la mesure directe des variables atmosphériques relèvent d’autres démarches.

28. Un chroniqueur décrit, durant l’hiver 1709, un froid exceptionnel accompagné de neige et de gel qui persistent. Quel type d’événement rapporte-t-il ?

Une fluctuation climatique séculaire
Une tendance durable des températures régionales
Un événement météorologique extrême
Une variation météorologique brève et modérée

Un événement météorologique extrême

Explication

L’hiver 1709 est caractérisé par un froid exceptionnel, accompagné de neige et de gel importants et durables : c’est un événement météorologique marqué. Une fluctuation séculaire ou une tendance durable désigne une évolution de plus longue durée, et l’épisode ne se réduit pas à un froid modéré.

29. Après l’hiver 1709, une communauté connaît d’abord des difficultés d’approvisionnement, puis une dégradation de sa situation démographique. Quel enchaînement d’effets à court terme correspond à cet épisode ?

D’une fluctuation climatique à une tendance durable
D’une crise politique à une crise météorologique
De la crise de subsistance à la crise démographique
De la crise démographique à la crise de subsistance

De la crise de subsistance à la crise démographique

Explication

L’hiver 1709 entraîne à court terme des effets allant de la crise de subsistance à la crise démographique. Inverser cet enchaînement ou le remplacer par une fluctuation climatique de long terme ne rend pas compte des effets sociaux indiqués.

30. Quel phénomène décrit le fait que l’atmosphère terrestre retient une partie de la chaleur du Soleil sous l’effet de gaz comme le CO₂ et l’ozone ?

L’effet de serre
L’acidification des océans
Le trou dans la couche d’ozone
L’albédo terrestre

L’effet de serre

Explication

L’effet de serre correspond à la rétention d’une partie de la chaleur solaire par l’atmosphère, liée notamment aux émissions de CO₂ et d’ozone. Le trou dans la couche d’ozone concerne l’appauvrissement de cette couche, l’acidification touche les océans et l’albédo renvoie à la réflexion du rayonnement.

31. Quelle combinaison de caractéristiques distingue le changement climatique contemporain des changements climatiques antérieurs ?

Son ampleur, la diversité des espèces et ses effets économiques
Son rythme, son ampleur et son étendue spatiale
Son étendue spatiale, ses causes naturelles et sa durée
Son rythme, sa durée et ses conséquences politiques

Son rythme, son ampleur et son étendue spatiale

Explication

Le caractère inédit du changement climatique contemporain tient à la combinaison de son rythme, de son ampleur et de son étendue spatiale. Se limiter à son rythme, aux espèces ou aux conséquences politiques ne reprend pas ces trois caractéristiques.

32. Dans une initiative climatique, des États, des organisations et des règles sont coordonnés afin de mettre en place une autorité chargée de gérer des affaires publiques. De quelle notion s’agit-il ?

La négociation multilatérale
La gouvernance
L’expertise scientifique
La coopération bilatérale

La gouvernance

Explication

La gouvernance désigne la coordination des acteurs et des règles qui construisent une autorité pour gérer les affaires publiques. La coopération bilatérale et la négociation sont des formes d’action collective, tandis que l’expertise scientifique produit des connaissances.

33. Avant des négociations climatiques, des décideurs ont besoin d’une synthèse des recherches menées dans le monde. Quel rôle le GIEC remplit-il ?

Analyser et synthétiser les travaux scientifiques mondiaux pour éclairer les décideurs
Négocier les objectifs d’émissions entre les États participants
Adopter les engagements climatiques à la place des gouvernements
Mesurer les conditions météorologiques dans chaque région du monde

Analyser et synthétiser les travaux scientifiques mondiaux pour éclairer les décideurs

Explication

Le GIEC analyse et synthétise les travaux scientifiques mondiaux pour éclairer les négociations par des rapports destinés aux décideurs. L’adoption des engagements et leur négociation relèvent des acteurs politiques, et son rôle ne se limite pas à des mesures locales.

34. Lors d’une conférence climatique tenue en 2007 à Bali, quelle demande les pays en développement adressent-ils aux pays industrialisés ?

Verser une compensation au titre de la dette climatique
Soutenir l’accès aux technologies vertes et financer l’adaptation
Prendre en charge la rédaction des rapports scientifiques du GIEC
Réduire de 20 % leurs émissions dans le cadre du protocole de Kyoto

Soutenir l’accès aux technologies vertes et financer l’adaptation

Explication

À la COP13 de Bali, les pays en développement s’affirment dans le processus onusien et demandent aux pays industrialisés de soutenir l’accès aux technologies vertes et le financement de l’adaptation. La réduction chiffrée relève de Kyoto, les rapports du GIEC sont une synthèse scientifique et la dette climatique est une revendication distincte.

35. À quelle date l’Accord de Paris a-t-il été adopté lors de la COP21 ?

Le 12 décembre 2016
Le 4 novembre 2016
Le 12 décembre 2015
Le 4 novembre 2015

Le 12 décembre 2015

Explication

L’Accord de Paris a été adopté à Paris le 12 décembre 2015. Le 4 novembre 2016 correspond à son entrée en vigueur, et les deux autres dates combinent incorrectement l’année ou le jour.

36. Quelle caractéristique distingue l’Accord de Paris dans la suite de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ?

C’est le premier traité contraignant qui fait suite à la Convention-cadre
C’est un protocole antérieur à la Convention-cadre qui fixe des règles climatiques
C’est une déclaration politique non contraignante qui fait suite à la Convention-cadre
C’est un fonds financier qui fait suite à la Convention-cadre

C’est le premier traité contraignant qui fait suite à la Convention-cadre

Explication

L’Accord de Paris est le premier traité contraignant faisant suite à la Convention-cadre. Le présenter comme une déclaration non contraignante confond sa nature juridique avec une coopération sans contrainte; le qualifier de protocole antérieur inverse la chronologie, et un fonds n’est pas un traité.

37. Un plan climatique doit respecter l’objectif de température de l’Accord de Paris. Quelle cible doit-il retenir ?

Maintenir le réchauffement sous 1,5 °C comme objectif général par rapport à l’ère préindustrielle
Maintenir le réchauffement sous 2 °C et, si possible, le limiter à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle
Maintenir le réchauffement sous 2 °C et, si possible, le limiter à 1,5 °C par rapport à la période actuelle
Maintenir le réchauffement sous 1,5 °C et, si possible, le limiter à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle

Maintenir le réchauffement sous 2 °C et, si possible, le limiter à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle

Explication

L’objectif général est de maintenir le réchauffement sous 2 °C, avec une limite de 1,5 °C visée si possible, par rapport à l’ère préindustrielle. Inverser les deux seuils ou prendre la période actuelle comme référence ne respecte pas cet objectif.

38. Dans le cadre des CDN, un pays prépare sa contribution climatique. Quelle démarche correspond au mécanisme prévu par l’Accord de Paris ?

Présenter ses efforts de réduction sans mesures envisagées, puis rehausser collectivement l’ambition tous les cinq ans
Présenter ses efforts de réduction et les mesures envisagées, puis rehausser collectivement l’ambition chaque année
Présenter ses efforts de réduction et les mesures envisagées, puis rehausser collectivement l’ambition tous les cinq ans
Adopter un objectif de réduction identique aux autres pays, puis le réviser tous les cinq ans

Présenter ses efforts de réduction et les mesures envisagées, puis rehausser collectivement l’ambition tous les cinq ans

Explication

Chaque pays présente dans sa CDN ses efforts de réduction des émissions et les mesures envisagées; les Parties rehaussent ensuite ensemble leur ambition tous les cinq ans. Un objectif uniforme, l’absence de mesures ou une révision annuelle déforme cette procédure.

39. Quelle ampleur caractérise la mobilisation des pays dans le processus climatique multilatéral ?

Plus de 100 pays, représentant environ 40 % des émissions
Plus de 100 pays, représentant environ 60 % des émissions
Environ 40 pays, représentant près de 60 % des émissions
Environ 60 pays, représentant plus de 100 % des émissions

Plus de 100 pays, représentant environ 60 % des émissions

Explication

Le processus climatique multilatéral mobilise plus de 100 pays, qui représentent environ 60 % des émissions. Les autres réponses modifient soit le nombre de pays, soit la part des émissions.

40. Lors d’un bilan du G20, comment évaluer les engagements des principales économies et des principaux pollueurs au regard de l’objectif climatique ?

Ils sont limités parce que les principales économies ne participent pas aux négociations
Ils sont limités au regard de l’objectif de limiter le dépassement climatique
Ils sont suffisants pour garantir l’atteinte de l’objectif de limiter le dépassement climatique
Ils sont pleinement alignés sur l’objectif de limiter le dépassement climatique

Ils sont limités au regard de l’objectif de limiter le dépassement climatique

Explication

Les engagements des principales économies et des principaux pollueurs du G20 sont jugés limités au regard de l’objectif climatique. Les considérer comme suffisants ou pleinement alignés exagère leur portée; les principaux pollueurs sont bien concernés.

41. Un État ne respecte pas un engagement climatique coopératif et aucun organe ne peut lui imposer une sanction. Quel principe décrit cette situation ?

Une absence de coopération climatique, sans engagement ni concertation entre les États
Une coopération non contraignante, sans mécanisme coercitif ni gendarme du climat
Une coopération non contraignante, avec des sanctions institutionnelles appliquées par un gendarme du climat
Une coopération contraignante, avec des sanctions institutionnelles appliquées par un gendarme du climat

Une coopération non contraignante, sans mécanisme coercitif ni gendarme du climat

Explication

Les engagements reposent sur une coopération non contraignante, sans mécanisme coercitif ni gendarme du climat. Une sanction institutionnelle supposerait un mécanisme coercitif; l’absence de coercition ne signifie pas pour autant l’absence de coopération.

42. Un État utilise sa diplomatie climatique pour renforcer son influence et s’imposer sur la scène internationale. Quel effet cherche-t-il à développer ?

Son isolement diplomatique
Son pouvoir de négociation commerciale
Sa puissance militaire
Son soft power

Son soft power

Explication

La diplomatie climatique permet à un État de développer son soft power et de s’imposer sur la scène internationale. La puissance militaire relève de la contrainte, tandis que l’isolement va à l’encontre de la recherche d’influence.

43. Une entreprise développe le transport routier, augmente sa production industrielle et consomme davantage d’énergie. Quel lien ces activités ont-elles avec le réchauffement climatique ?

Elles réduisent les gaz à effet de serre et refroidissent le climat
Elles émettent des gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement
Elles créent des risques sanitaires, qui provoquent le réchauffement
Elles modifient la biodiversité, qui provoque le réchauffement

Elles émettent des gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement

Explication

Les transports, l’industrie et la consommation d’énergie font partie des activités humaines qui émettent des gaz à effet de serre et provoquent le réchauffement. La transformation de la biodiversité et les risques sanitaires sont des conséquences, tandis que l’idée d’un refroidissement inverse le lien de cause à effet.

44. Dans une région, les émissions de gaz à effet de serre augmentent. Quel mécanisme contribue alors au réchauffement climatique ?

Elles transforment la biodiversité et interrompent l’effet de serre
Elles affaiblissent l’effet de serre et contribuent au réchauffement
Elles renforcent la montée des mers et réduisent le réchauffement
Elles renforcent l’effet de serre et contribuent au réchauffement

Elles renforcent l’effet de serre et contribuent au réchauffement

Explication

Les émissions de gaz à effet de serre renforcent l’effet de serre, ce qui contribue au réchauffement climatique. L’affaiblissement de l’effet de serre inverse le mécanisme, et la montée des mers ou la transformation de la biodiversité sont des conséquences distinctes.

45. Quel organisme intergouvernemental consacré à l’évolution du climat a été créé en 1988 ?

Le Groupe international de recherche sur la biodiversité
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat
L’Organisation météorologique mondiale
Le service intergouvernemental de prévision météorologique

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

Explication

Le GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a été créé en 1988. L’Organisation météorologique mondiale est un autre organisme, la prévision météorologique ne désigne pas le GIEC, et la biodiversité ne correspond pas à son nom.

46. Une collectivité veut estimer l’empreinte écologique de sa population. Quel indicateur doit-elle calculer ?

La quantité de ressources renouvelables consommées par la population au cours d’une année
La capacité annuelle des écosystèmes à régénérer les ressources renouvelables consommées par la population
La surface forestière nécessaire pour fournir les ressources consommées par la population
La surface terrestre et maritime nécessaire pour satisfaire les besoins de la population et absorber ses déchets

La surface terrestre et maritime nécessaire pour satisfaire les besoins de la population et absorber ses déchets

Explication

L’empreinte écologique mesure la surface terrestre et maritime nécessaire pour répondre aux besoins d’une population et absorber ses déchets. La biocapacité désigne une capacité de régénération, la consommation annuelle ne mesure pas la surface nécessaire, et la seule surface forestière est trop limitée.

47. En quelle année l’Union européenne a-t-elle adopté une nouvelle stratégie pour viser la gestion durable des forêts ?

En 1967
En 2021
En 1979
En 2001

En 2021

Explication

La nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts a été adoptée en 2021 afin de viser leur gestion durable. 2001 correspond à une loi française sur la forêt, 1979 à la directive « oiseaux » et 1967 à l’institution des parcs naturels régionaux.

48. En 2023, une équipe compare la température moyenne mondiale à celle de la période 1850-1900. Quel écart approximatif doit-elle relever ?

Une hausse d’environ 1,48 °C
Une hausse d’environ 1,48 °C depuis 1980
Une hausse future d’environ 2 °C
Une baisse d’environ 1,48 °C

Une hausse d’environ 1,48 °C

Explication

En 2023, la température moyenne mondiale dépasse d’environ 1,48 °C la moyenne de 1850-1900. Prendre 1980 comme référence modifie la période de comparaison, tandis qu’une hausse future ou une baisse ne correspond pas à l’écart indiqué.

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Mémorisez les réponses avec 99 flashcards sur Climat, histoire et géopolitique.

Quels changements de paysage l’industrialisation du XIXe siècle entraîne-t-elle ?

L’urbanisation, l’industrialisation et l’artificialisation des sols.

Vers quel basculement l’industrialisation entraîne-t-elle les sociétés ?

Vers l’exploitation intensive et mondiale des milieux.

Qu’est-ce qu’une ressource ?

Une substance du sol ou du sous-sol utile aux sociétés humaines.

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