QCM : Comédie grecque et Thyeste (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe découvre en Égypte des traces de pratiques rituelles spectaculaires datées d’environ 4000 av. J.-C. Quelle interprétation respecte la distinction entre ces pratiques et le théâtre grec institutionnalisé ?

Elles apparaissent après l’institutionnalisation du théâtre en Grèce.
Elles constituent déjà un genre artistique grec institutionnalisé.
Elles désignent des spectacles publics créés par les Grecs.
Elles précèdent l’institutionnalisation du théâtre en Grèce.

Elles précèdent l’institutionnalisation du théâtre en Grèce.

Explication

Les premières traces connues de pratiques dramatiques se trouvent en Égypte vers 4000 av. J.-C., tandis que le théâtre comme genre artistique et événement public s’institutionnalise plus tard en Grèce. Attribuer ces premières traces aux Grecs confond leur rôle ultérieur avec l’origine égyptienne ; parler d’un genre déjà institutionnalisé ou de spectacles grecs inverse la distinction.

2. Qu’est-ce qui caractérise les quelque 55 textes des pyramides retrouvés dans des sépultures royales et aristocratiques ?

Ils décrivent un itinéraire processionnel composé de 46 scènes.
Ils réunissent des personnages, mais sans indications de représentation ou de rituel.
Ils consistent en un récit continu sans dialogues ni personnages.
Ils associent dialogues, personnages et indications de représentation ou de rituel.

Ils associent dialogues, personnages et indications de représentation ou de rituel.

Explication

Les textes des pyramides comportent des dialogues, des personnages et des indications servant à organiser une représentation ou un rituel religieux. L’itinéraire de 46 scènes caractérise le papyrus du Ramesseum ; l’absence d’indications ou de dialogues contredit les éléments présents dans ces textes.

3. Un document égyptien datant d’environ 1980 av. J.-C. présente 46 scènes liées à un parcours cérémoniel le long du Nil. De quel document s’agit-il ?

D’un programme des Grandes Dionysies célébrées au printemps.
Du Papyrus dramatique du Ramesseum.
Des textes des pyramides retrouvés dans les tombeaux.
D’un récit définissant la diégèse d’une histoire.

Du Papyrus dramatique du Ramesseum.

Explication

Le Papyrus dramatique du Ramesseum, daté d’environ 1980 av. J.-C., comporte 46 scènes et décrit un itinéraire processionnel le long du Nil. Les textes des pyramides sont un autre ensemble de documents ; la diégèse est une notion narrative et les Grandes Dionysies sont des fêtes grecques.

4. Une cité organise au printemps une fête collective en l’honneur de Dionysos, à laquelle la population participe et durant laquelle la statue du dieu est déplacée. Quelle fête célèbre-t-elle ?

Un dithyrambe accompagné de musique et de danses.
Une procession festive appelée komos.
Les Lénéennes célébrées en hiver.
Les Grandes Dionysies.

Les Grandes Dionysies.

Explication

Les Grandes Dionysies sont des fêtes collectives printanières liées au culte de Dionysos, avec participation de la population et déplacement de la statue du dieu. Les Lénéennes ont lieu en hiver ; le dithyrambe est un chant et le komos une procession festive.

5. À Athènes, un dirigeant soutient les Grandes Dionysies et les Lénéennes afin de rassembler la population et de renforcer la cohésion de la cité. Qui est-il ?

Sophocle.
Dionysos.
Pisistrate.
Thespis.

Pisistrate.

Explication

Pisistrate, tyran d’Athènes au VIe siècle av. J.-C., favorise ces fêtes collectives pour rassembler les habitants et renforcer la cohésion civique. Thespis est associé aux débuts de l’acteur tragique, Dionysos est le dieu célébré et Sophocle est associé au troisième acteur.

6. Dans une représentation tragique, une personne se détache du chœur et prend la parole en son propre nom. À quelle figure cette évolution est-elle traditionnellement associée ?

À Thespis, présenté comme le premier acteur ou dramaturge tragique.
Au coryphée, chef du chœur dans le théâtre grec antique.
Au dithyrambe, chant lyrique dédié à Dionysos.
Au deutéragoniste, deuxième acteur associé à Eschyle.

À Thespis, présenté comme le premier acteur ou dramaturge tragique.

Explication

Thespis est traditionnellement présenté comme le premier acteur ou dramaturge de la tragédie grecque, associé au moment où un individu se détache du chœur et parle en son nom propre. Le coryphée dirige le chœur, le deutéragoniste est le deuxième acteur et le dithyrambe est un chant dédié à Dionysos.

7. Dans un théâtre grec, où les spectateurs prennent-ils place, dans l’espace d’où l’on regarde ?

Dans le theatron
Dans la skènè
Dans l’orchestra
Dans les parodoi

Dans le theatron

Explication

Le theatron désigne les gradins des spectateurs et, plus largement, le lieu d’où l’on regarde. L’orchestra accueille notamment le chœur, la skènè se trouve derrière l’espace de jeu et les parodoi sont des passages latéraux.

8. Lors d’une représentation, le chœur chante et danse dans un espace distinct des gradins et de la construction située derrière la scène. Quel est cet espace ?

Le theatron
La skènè
L’orchestra
Les parodoi

L’orchestra

Explication

L’orchestra est l’espace où évolue notamment le chœur. Le theatron correspond aux gradins, la skènè est derrière l’espace de jeu et les parodoi permettent les entrées et les sorties.

9. Dans une tragédie, après l’entrée chantée du chœur, des scènes dialoguées font avancer l’intrigue, puis le chœur chante entre ces scènes. Comment nomme-t-on respectivement ces deux parties ?

La parodos, puis les stasima
Les stasima, puis les épisodes
Les épisodes, puis la partie finale
Les épisodes, puis les stasima

Les épisodes, puis les stasima

Explication

Les épisodes font progresser l’action par les dialogues, tandis que les stasima sont les interventions chantées du chœur entre les épisodes. Les stasima ne sont donc pas les scènes dialoguées, et la parodos désigne l’entrée chantée du chœur.

10. Dans une tragédie, quel rôle joue un groupe qui chante, danse, commente l’action et réagit aux décisions des personnages ?

Il représente un point de vue collectif sur l’action
Il dirige le groupe et parle en son nom
Il porte les dialogues qui font progresser l’intrigue
Il assiste à l’action depuis les gradins

Il représente un point de vue collectif sur l’action

Explication

Le chœur commente l’action et peut expliquer les événements ou réagir aux décisions des personnages, en exprimant un point de vue collectif. Le coryphée en est le chef, les personnages portent les dialogues et le public assiste à la représentation.

11. Après avoir éprouvé de la pitié et de la crainte devant une tragédie, un spectateur ressent une forme de libération émotionnelle. Quel concept décrit cet effet ?

Le chœur
La reconnaissance
La tragédie
La catharsis

La catharsis

Explication

Associée à Aristote et à sa Poétique, la catharsis désigne une forme de purification ou de libération des émotions suscitées par la tragédie, notamment la pitié et la crainte. Le chœur commente l’action, tandis que la découverte de la vérité relève d’un événement dans l’intrigue.

12. Dans une scène théâtrale, un personnage héroïque est rendu ridicule par des insultes, des jeux de mots et des événements absurdes. Quel procédé caractérise cette scène ?

La représentation réaliste d’un conflit quotidien
L’exagération et le détournement comiques
La progression solennelle d’un destin tragique
L’alternance chantée des interventions du chœur

L’exagération et le détournement comiques

Explication

La comédie se distingue souvent de la tragédie solennelle par l’exagération, les insultes, les jeux de mots, l’absurde et le détournement. La solennité du destin relève de la tragédie, le chœur décrit une organisation spectaculaire, et le réalisme ne rend pas compte de ces procédés comiques.

13. Une pièce fait rire le public tout en mettant en cause les décisions des dirigeants et les institutions de la cité. Quelle fonction de la comédie illustre-t-elle ?

Présenter principalement des conflits familiaux tragiques
Divertir sans aborder les affaires de la cité
Légitimer les institutions par une célébration publique
Faire rire et critiquer la société ou le pouvoir

Faire rire et critiquer la société ou le pouvoir

Explication

La comédie vise le rire et peut aussi critiquer la société, la guerre, les institutions et le pouvoir. La réduire à la distraction omet sa portée critique, tandis que les conflits tragiques et la célébration du pouvoir ne définissent pas cette fonction.

14. Une représentation reprend les conventions spectaculaires d’un genre solennel, mais transforme les personnages héroïques en figures grotesques. Quelle relation entre les genres est ainsi illustrée ?

La comédie peut partager une organisation spectaculaire avec la tragédie et en détourner les codes
La comédie et la tragédie ont des organisations incompatibles et des codes sans lien
La comédie reprend les codes nobles de la tragédie sans en modifier les effets
La tragédie transforme les héros en figures grotesques pour produire le rire

La comédie peut partager une organisation spectaculaire avec la tragédie et en détourner les codes

Explication

La comédie et la tragédie restent des genres différents, mais peuvent partager une organisation spectaculaire ; la comédie peut rendre ridicule le solennel et grotesque l’héroïque. L’incompatibilité des organisations nie ce partage, l’imitation fidèle écarte le détournement, et la dernière proposition attribue le procédé à la tragédie.

15. Lors d’une représentation de comédie ancienne, après le prologue et l’entrée du chœur, deux positions s’affrontent, puis le coryphée s’adresse directement au public. Quelle étape vient après cet affrontement verbal ?

La parodos
Les épisodes
La parabasis
L’exodos

La parabasis

Explication

La séquence générale est prologue, parodos, agon, parabasis, épisodes et exodos ; après l’agon vient donc la parabasis. La parodos est l’entrée du chœur, les épisodes suivent la parabasis, et l’exodos clôt la pièce.

16. À quel genre appartient Aristophane, dont les pièces mobilisent le rire pour critiquer la société, les institutions et la politique ?

À la comédie attique ancienne
Au drame satyrique associé à la tragédie
À la comédie attique nouvelle
À la tragédie attique classique

À la comédie attique ancienne

Explication

Aristophane appartient à la comédie attique ancienne, qui utilise le rire pour critiquer la société, les institutions et la politique. La tragédie et le drame satyrique sont des genres distincts, tandis que la comédie nouvelle n’est pas le genre indiqué pour Aristophane.

17. Un auteur comique construit une scène avec des jeux de mots, des événements absurdes et une parodie pour mettre en cause les institutions de sa cité. Quel procédé d’Aristophane cette scène reprend-elle ?

Utiliser le rire pour célébrer les institutions et leurs dirigeants
Présenter les institutions dans un récit solennel sans procédé comique
Reproduire les usages politiques sans jeu de mots ni détournement
Employer le rire et la parodie pour critiquer la société et la politique

Employer le rire et la parodie pour critiquer la société et la politique

Explication

Aristophane mobilise le rire, les jeux de mots, l’absurde et la parodie pour critiquer la société, les institutions et la politique. Le récit solennel écarte ces outils, la célébration inverse la fonction critique, et la reproduction sans détournement omet les procédés comiques.

18. Dans une pièce représentée en 411 av. J.-C., des femmes refusent les relations sexuelles afin de pousser les hommes à mettre fin à la guerre. De quelle œuvre s’agit-il ?

Les Grenouilles
La comédie attique ancienne
Lysistrata
Les Acharniens

Lysistrata

Explication

En 411 av. J.-C., Lysistrata met en scène des femmes qui refusent les relations sexuelles pour inciter les hommes à mettre fin à la guerre. Les Grenouilles mobilise notamment le chœur et les effets sonores, tandis que Les Acharniens associe guerre, négociation et critique politique.

19. Quelle catégorie théâtrale succède à la comédie ancienne et comprend les pièces de Ménandre ?

La comédie romaine
La comédie attique ancienne
La tragédie attique
La comédie attique nouvelle

La comédie attique nouvelle

Explication

Ménandre appartient à la comédie attique nouvelle, qui succède à la comédie ancienne. La comédie ancienne est le genre antérieur, la tragédie est un autre genre théâtral et la comédie romaine ne désigne pas celui de Ménandre.

20. Une pièce met en scène des tensions familiales, des relations de voisinage et des caractères contrastés, sans placer les institutions au centre de l’intrigue. De quel auteur ces thèmes sont-ils les plus caractéristiques ?

Sénèque
Eschyle
Aristophane
Ménandre

Ménandre

Explication

Ménandre privilégie la vie quotidienne, la famille, les relations sociales et les caractères. Aristophane est davantage associé à la critique politique et institutionnelle, tandis qu’Eschyle et Sénèque relèvent de la tragédie.

21. Un metteur en scène veut adapter une comédie centrée sur la cohabitation, les caractères et les relations privées plutôt que sur la guerre et le pouvoir. À quel modèle théâtral devrait-il se rattacher ?

La comédie nouvelle de Ménandre
La comédie ancienne d’Aristophane
La tragédie grecque d’Eschyle
La tragédie romaine de Sénèque

La comédie nouvelle de Ménandre

Explication

La comédie nouvelle de Ménandre met en avant la vie quotidienne, les relations privées, la famille, les caractères et la cohabitation. La comédie ancienne d’Aristophane privilégie plutôt les institutions, la guerre et le pouvoir; les deux autres choix désignent des modèles tragiques.

22. Dans une mise en scène de Thyeste, Atrée feint la réconciliation, puis son frère mange sans le savoir les enfants qu’Atrée a tués et préparés. Quelle action permet à Atrée d’achever sa vengeance ?

Révéler à Thyeste ce qu’il a mangé
Avouer sa ruse avant le repas
Rappeler les enfants de Thyeste d’exil
Demander à Thyeste de préparer le repas

Révéler à Thyeste ce qu’il a mangé

Explication

Après que Thyeste a mangé ses enfants sans le savoir, Atrée lui révèle la vérité afin de l’humilier et de le détruire psychologiquement. Le rappel d’exil et le repas ont déjà eu lieu; Thyeste ne prépare pas le repas.

23. Dans le mythe des Atrides, chaque crime engendre de nouvelles souffrances et peut susciter d’autres actes violents. Quelle dynamique ce récit illustre-t-il ?

Une lutte pour le pouvoir sans conséquences ultérieures
Une succession de conflits indépendants les uns des autres
Un cycle de haine, de violence et de vengeance
Une réconciliation progressive entre les membres d’une famille

Un cycle de haine, de violence et de vengeance

Explication

Le mythe des Atrides représente un cycle où la haine et la vengeance alimentent de nouvelles violences et souffrances. Une réconciliation durable contredit cette dynamique, et les crimes ne sont ni sans conséquences ni indépendants les uns des autres.

24. Dans une mise en scène de Thyeste, quels choix permettent de rendre perceptible une violence qui franchit les limites humaines et morales ?

Mettre en valeur les références à la culture populaire
Créer une atmosphère par la pierre et le décor
Miser sur la déclamation et les mouvements
Associer costumes, corps, sons et décor

Associer costumes, corps, sons et décor

Explication

L’association des costumes, des corps, des sons et du décor rend visible une violence qui dépasse les limites humaines et morales. La parole seule réduit les moyens mobilisés, l’atmosphère inquiétante ne suffit pas à rendre compte de cette combinaison, et le décor historique n’en est qu’un élément.

25. Pour rendre incertaine la frontière entre l’humain et le monstrueux dans Thyeste, quels éléments scéniques faut-il envisager ensemble ?

Les costumes blancs, les paillettes et les taches rouges
La déclamation, la musique et la table mobile
La pierre, le décor et le corps des acteurs
La voix, les mouvements et les références populaires

La pierre, le décor et le corps des acteurs

Explication

La pierre, le décor et le corps des acteurs construisent ensemble l’univers inquiétant où la frontière entre humain et monstrueux devient incertaine. La direction d’acteurs, la déclamation et les costumes associés au rituel relèvent d’autres aspects du spectacle.

26. Dans une pièce, une scène placée avant l’action principale présente des éléments de l’histoire et peut annoncer la suite : comment s’appelle cette partie ?

Le prologue
L’épilogue
La double énonciation
L’hypotypose

Le prologue

Explication

Le prologue précède l’action principale, présente certains éléments de l’histoire et peut annoncer les événements à venir. L’épilogue clôt la pièce, la double énonciation concerne les destinataires de la parole théâtrale, et l’hypotypose est une figure de description.

27. Dans une scène, deux personnages semblent s’adresser l’un à l’autre, mais leurs paroles sont aussi destinées à être entendues par les spectateurs : quel procédé cela illustre-t-il ?

Le prologue programmatique
La double énonciation théâtrale
La tension créée par l’avance du spectateur
L’hypotypose descriptive

La double énonciation théâtrale

Explication

La double énonciation désigne précisément la parole adressée à la fois aux autres personnages et au public. Le prologue annonce l’action, l’hypotypose rend une scène visible par la description, et l’avance de connaissance du spectateur est un effet de tension dramatique.

28. Un chœur décrit un repas avec une telle précision et une telle vivacité que les auditeurs ont l’impression d’en voir la scène : quelle figure de style est mobilisée ?

L’hypotypose
La déclamation
Le prologue
La double énonciation

L’hypotypose

Explication

L’hypotypose décrit une scène de façon si précise, vivante et imagée que l’auditeur ou le lecteur a l’impression de la voir. Le prologue annonce des éléments de l’action, la double énonciation concerne les destinataires des paroles, et la déclamation relève de leur interprétation vocale.

29. Atrée présente un repas comme un geste de réconciliation, mais Thyeste découvre qu’il a mangé ses propres enfants : quelle transformation symbolique ce repas subit-il ?

Il révèle la vérité et devient une scène de jugement
Il annonce la vengeance et devient un rituel de réconciliation
Il détruit les liens familiaux et devient une table sacrificielle
Il restaure les liens familiaux et confirme le partage

Il détruit les liens familiaux et devient une table sacrificielle

Explication

La révélation transforme le repas censé réconcilier les frères en acte de destruction des liens familiaux, et la table de partage devient symboliquement sacrificielle. L’interprétation comme restauration du partage méconnaît cette rupture, tandis que le jugement et le rituel de réconciliation ne rendent pas compte de cette transformation.

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Quand apparaissent les premières traces connues de pratiques dramatiques en Égypte ?

Vers 4000 av. J.-C.

Que comportent environ 55 textes des pyramides ?

Des dialogues, des personnages et des indications de représentation ou de rituel religieux.

Combien de scènes comporte le Papyrus dramatique du Ramesseum ?

46 scènes.

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