QCM : Concepts de philosophie et d’éthique infirmière — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel engagement central figure dans le serment d’Hippocrate traduit par Littré ?

Appliquer des règles identiques sans tenir compte du jugement professionnel
Soigner selon ses forces et son jugement, éviter le mal et préserver le secret
Privilégier la recherche médicale, même lorsque la personne soignée s’y oppose
Déléguer le traitement aux proches et réserver le secret aux maladies graves

Soigner selon ses forces et son jugement, éviter le mal et préserver le secret

Explication

Le serment engage le médecin à soigner selon ses forces et son jugement, à éviter le mal et l’injustice, ainsi qu’à préserver le secret. La recherche ou la délégation aux proches ne constituent pas le cœur de cet engagement.

2. Quelle différence symbolique distingue la baguette d’Hermès du bâton d’Asclépios ?

La baguette d’Hermès porte deux serpents, tandis que le bâton d’Asclépios en porte un
La baguette d’Hermès porte un serpent, tandis que le bâton d’Asclépios en porte deux
Les deux symboles portent un serpent, mais leurs usages médicaux diffèrent
Les deux symboles portent deux serpents, mais leurs formes de bâton diffèrent

La baguette d’Hermès porte deux serpents, tandis que le bâton d’Asclépios en porte un

Explication

La baguette d’Hermès, ou caducée de Mercure, est représentée avec deux serpents, alors que le bâton d’Asclépios n’en comporte qu’un. L’inversion du nombre de serpents constitue la confusion classique entre ces deux symboles.

3. Comment la dignité humaine conduit-elle à considérer chaque personne ?

Comme un objet de protection dont la valeur dépend de son autonomie
Comme une fin en soi et non comme un simple moyen ou objet
Comme un moyen d’atteindre des objectifs sociaux ou médicaux déterminés
Comme un instrument utile lorsque son action profite à la collectivité

Comme une fin en soi et non comme un simple moyen ou objet

Explication

La dignité est attachée à toute personne humaine et impose de la considérer comme une fin en soi. La réduire à un instrument ou à un objet méconnaît précisément cette exigence.

4. Contre quels actes la sauvegarde de la dignité humaine protège-t-elle une personne ?

Contre les décisions médicales discutées qui modifient son état de santé
Contre les désaccords familiaux portant sur ses choix personnels ou professionnels
Contre les actes dégradants ou inhumains qui peuvent la rabaisser au rang de chose
Contre les mesures administratives qui limitent temporairement sa liberté d’action

Contre les actes dégradants ou inhumains qui peuvent la rabaisser au rang de chose

Explication

La sauvegarde de la dignité protège contre les actes dégradants ou inhumains qui traitent la personne comme une chose. Un désaccord familial ou une décision médicale discutée ne relève pas nécessairement de cette atteinte.

5. À quel rattachement constitutionnel le Conseil constitutionnel a-t-il procédé en 1994 concernant la dignité humaine ?

Il l’a rattachée au premier alinéa du Préambule de la Constitution de 1946
Il l’a rattachée à l’article 1 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
Il l’a rattachée à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme
Il l’a rattachée à l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme de 1789

Il l’a rattachée au premier alinéa du Préambule de la Constitution de 1946

Explication

En 1994, le Conseil constitutionnel a rattaché la sauvegarde de la dignité de la personne humaine au premier alinéa du Préambule de 1946. Les autres textes mentionnés consacrent également des protections, mais ne correspondent pas à ce rattachement précis.

6. Que prohibe l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme ?

La torture ainsi que les peines ou traitements inhumains ou dégradants
La détention arbitraire ainsi que les limitations apportées au droit de propriété
Les discriminations fondées sur l’origine ainsi que les atteintes au droit de vote
Les atteintes à la vie privée ainsi que les restrictions à la liberté d’expression

La torture ainsi que les peines ou traitements inhumains ou dégradants

Explication

L’article 3 interdit la torture et les peines ou traitements inhumains ou dégradants. Les autres interdictions relèvent d’autres droits ou garanties, et ne définissent pas le contenu de cet article.

7. Quel principe central l’article 16 du Code civil affirme-t-il concernant la personne humaine ?

La primauté de la personne et la protection de sa dignité
La libre disposition de la personne selon son intérêt collectif
La protection juridique de la personne selon sa contribution sociale
La priorité de l’utilité sociale sur la dignité individuelle

La primauté de la personne et la protection de sa dignité

Explication

L’article 16 consacre la primauté de la personne, interdit les atteintes à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’utilité sociale ne peut pas remplacer la dignité comme fondement de la protection juridique.

8. Quelle conséquence juridique découle de l’article 16-1 du Code civil concernant le corps humain ?

Il est inviolable et ne peut faire l’objet d’un droit patrimonial
Il peut être vendu lorsque la personne concernée y consent librement
Il devient un bien patrimonial lorsqu’il est séparé de la personne
Il appartient au patrimoine familial dès la naissance de la personne

Il est inviolable et ne peut faire l’objet d’un droit patrimonial

Explication

L’article 16-1 affirme le droit de chacun au respect de son corps, son inviolabilité et l’absence de caractère patrimonial du corps, de ses éléments et de ses produits. Le consentement ne transforme donc pas le corps humain en bien susceptible d’être vendu.

9. Pourquoi le Conseil d’État a-t-il interdit le lancer de nains dans son arrêt du 27 octobre 1995 ?

Parce que l’attraction provoquait nécessairement des troubles locaux importants
Parce que l’attraction portait atteinte à la dignité humaine
Parce que la personne participant à l’attraction n’avait pas donné son consentement
Parce que les organisateurs ne respectaient pas le caractère inviolable du corps

Parce que l’attraction portait atteinte à la dignité humaine

Explication

Le Conseil d’État a fondé l’interdiction sur l’atteinte portée à la dignité humaine, malgré le consentement de la personne et l’absence de circonstances locales particulières. Le consentement ne suffit donc pas à légitimer une pratique contraire à la dignité.

10. Quelles personnes l’infirmier doit-il respecter, y compris après la mort, selon l’article R4312-3 du Code de déontologie infirmier ?

Le patient hospitalisé, tandis que la famille relève d’une autre obligation professionnelle
Le patient et ses proches, lorsque leur présence influence la prise en charge
Le patient vivant, car les obligations déontologiques cessent après le décès
Le patient, sa famille et ses proches, dans leur vie, leur dignité et leur intimité

Le patient, sa famille et ses proches, dans leur vie, leur dignité et leur intimité

Explication

L’article R4312-3 impose à l’infirmier de respecter la vie humaine, la dignité et l’intimité du patient, de sa famille et de ses proches, y compris après la mort. Cette obligation ne se limite donc ni au patient vivant ni à la seule relation de soin directe.

11. Quelle conception de l’être humain caractérise l’humanisme ?

L’homme y est défini comme un organisme dont la valeur dépend de l’autonomie
L’homme y est considéré comme une fin et une valeur suprême
L’homme y est évalué principalement selon son utilité dans la société
L’homme y est considéré comme un moyen au service d’un objectif collectif

L’homme y est considéré comme une fin et une valeur suprême

Explication

L’humanisme prend l’homme pour fin et valeur suprême, vise son épanouissement et respecte sa dignité. Une conception qui réduit la personne à son utilité s’oppose donc à l’approche humaniste.

12. Comment l’humanisme se traduit-il dans la pratique du soin ?

Le professionnel respecte les droits du patient et s’impose des exigences éthiques
Le professionnel adapte les libertés du patient aux besoins de l’organisation médicale
Le professionnel réserve les devoirs éthiques aux situations dépourvues de solution médicale
Le professionnel privilégie l’efficacité thérapeutique lorsque les droits compliquent le soin

Le professionnel respecte les droits du patient et s’impose des exigences éthiques

Explication

Dans le soin, l’humanisme oblige le professionnel à respecter les droits et libertés fondamentaux du patient ainsi qu’à observer des devoirs et interdits éthiques. L’efficacité médicale ne permet donc pas d’écarter ces exigences.

13. Quelle distinction décrit correctement le cure et le care dans la relation de soin ?

Le cure protège la dignité, tandis que le care établit le diagnostic de la maladie
Le cure concerne l’information, tandis que le care organise les actes techniques
Le cure traite la maladie, tandis que le care porte attention à la personne
Le cure accompagne la personne, tandis que le care applique les traitements médicaux

Le cure traite la maladie, tandis que le care porte attention à la personne

Explication

Le cure désigne le traitement de la maladie, alors que le care renvoie à l’attention portée à la personne. Réduire le care à une opération technique ou attribuer le traitement médical au care inverse cette distinction.

14. Quelle caractéristique éthique distingue la personne d’un objet ?

La personne est définie par sa capacité à produire des relations sociales
La personne acquiert des droits propres lorsqu’elle devient pleinement indépendante
La personne possède une autonomie morale et une valeur intrinsèque
La personne reçoit une valeur juridique selon son utilité pour autrui

La personne possède une autonomie morale et une valeur intrinsèque

Explication

Sur le plan éthique, la personne possède une autonomie morale, une dignité, une valeur intrinsèque, une conscience subjective et une capacité relationnelle. Elle ne tire donc pas sa valeur de son utilité ni d’un degré particulier d’indépendance.

15. Quelle conséquence juridique découle du fait que la personne est un sujet de droit et non un objet ?

L’intégrité et l’inviolabilité du corps humain doivent être respectées
Le corps humain peut être utilisé comme un bien dès lors qu’un accord est obtenu
La protection du corps dépend principalement de sa valeur économique pour la personne
Le statut de sujet de droit autorise la disposition du corps selon les besoins médicaux

L’intégrité et l’inviolabilité du corps humain doivent être respectées

Explication

En droit, la personne est un sujet de droit et non un objet, ce qui impose le respect de l’intégrité et de l’inviolabilité du corps humain. Un accord ou un intérêt médical ne transforme pas le corps en bien librement disponible.

16. Comment définir la liberté d’une personne dans l’ordre juridique ?

La possibilité de disposer librement de tous ses droits, y compris ceux attachés à la personne
La capacité d’agir, de penser ou de s’exprimer selon sa volonté, dans le respect des lois et d’autrui
La faculté de satisfaire ses préférences personnelles sans tenir compte des règles juridiques applicables
Le pouvoir de revendiquer une prestation sociale auprès des autorités publiques compétentes

La capacité d’agir, de penser ou de s’exprimer selon sa volonté, dans le respect des lois et d’autrui

Explication

La liberté permet à une personne d’agir, de penser ou de s’exprimer selon sa volonté, tout en respectant les lois et les droits d’autrui. Elle ne signifie donc pas que les règles juridiques ou les droits des autres peuvent être écartés.

17. Quelle distinction oppose correctement le droit objectif et les droits subjectifs ?

Le droit objectif concerne les contrats privés, tandis que les droits subjectifs concernent les sanctions prévues par la loi
Le droit objectif protège les intérêts économiques, tandis que les droits subjectifs protègent les libertés dépourvues de valeur financière
Le droit objectif regroupe les prérogatives individuelles, tandis que les droits subjectifs forment les règles générales imposées par l’État
Le droit objectif rassemble des règles générales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives personnelles reconnues à une personne

Le droit objectif rassemble des règles générales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives personnelles reconnues à une personne

Explication

Le droit objectif correspond à l’ensemble général et obligatoire des règles juridiques, alors que les droits subjectifs sont les prérogatives concrètes dont une personne peut se prévaloir. Confondre la règle générale avec le droit individuel inverse précisément cette distinction.

18. Quelle caractéristique permet de distinguer un droit patrimonial d’un droit extrapatrimonial ?

Le droit patrimonial est insaisissable, tandis que le droit extrapatrimonial peut être vendu ou transmis à un tiers
Le droit patrimonial concerne l’état des personnes, tandis que le droit extrapatrimonial représente une créance financière
Le droit patrimonial peut être évalué en argent, tandis que le droit extrapatrimonial est attaché à la personne et ne peut pas l’être
Le droit patrimonial protège la dignité, tandis que le droit extrapatrimonial organise les échanges et se transmet aux héritiers

Le droit patrimonial peut être évalué en argent, tandis que le droit extrapatrimonial est attaché à la personne et ne peut pas l’être

Explication

Un droit patrimonial possède une valeur économique évaluable en argent, tandis qu’un droit extrapatrimonial est attaché à la personne et ne présente pas cette valeur. Les droits extrapatrimoniaux sont notamment incessibles, intransmissibles et insaisissables.

19. Une personne demande à l’État l’accès à une prestation sociale : de quelle catégorie de droit s’agit-il principalement ?

D’un droit objectif, car il correspond à une règle générale et coercitive
D’un droit-créance, car il permet d’exiger une prestation économique ou sociale de l’État
D’un droit-liberté, car il protège une personne contre l’arbitraire d’un particulier
D’un droit extrapatrimonial, car il est attaché à la dignité de la personne

D’un droit-créance, car il permet d’exiger une prestation économique ou sociale de l’État

Explication

Le droit-créance, aussi appelé droit à, permet d’exiger une prestation économique ou sociale de l’État. Le droit-liberté protège plutôt la possibilité d’agir ou de choisir contre l’État ou l’arbitraire d’autrui.

20. Que garantit au malade l’article L1110-8 du Code de la santé publique ?

La désignation d’un praticien par l’établissement selon les contraintes d’organisation du service
Le libre choix de son praticien, de son établissement de santé et de son mode de prise en charge
La faculté d’imposer au professionnel de santé une prise en charge contraire aux règles médicales
La possibilité de choisir un traitement sans recevoir d’information sur ses risques et ses alternatives

Le libre choix de son praticien, de son établissement de santé et de son mode de prise en charge

Explication

L’article L1110-8 reconnaît au malade le libre choix de son praticien, de son établissement et de son mode de prise en charge. Cette liberté appartient au patient et ne permet pas d’imposer au professionnel une prise en charge contraire aux règles applicables.

21. Dans quelle situation l’article L1110-5-1 interdit-il de mettre en œuvre ou de poursuivre des actes médicaux ?

Lorsque ces actes comprennent un accompagnement palliatif destiné à préserver le confort et la dignité du patient
Lorsque ces actes relèvent d’une obstination déraisonnable parce qu’ils sont inutiles, disproportionnés ou maintiennent artificiellement la vie
Lorsque la prise en charge vise à soulager une souffrance tout en respectant la volonté de la personne
Lorsque le patient reçoit une information claire sur les traitements et leurs conséquences prévisibles

Lorsque ces actes relèvent d’une obstination déraisonnable parce qu’ils sont inutiles, disproportionnés ou maintiennent artificiellement la vie

Explication

La loi interdit les actes relevant d’une obstination déraisonnable lorsqu’ils sont inutiles, disproportionnés ou n’ont pour effet que de maintenir artificiellement la vie. Les soins palliatifs et l’accompagnement destinés à préserver la dignité répondent à une logique différente.

22. À quel moment l’information sur les soins proposés doit-elle être communiquée au patient ?

Pendant l’intervention, lorsque le professionnel dispose d’éléments plus précis sur l’état immédiat du patient
Après le traitement, afin qu’il puisse comprendre rétrospectivement les actes réalisés et leurs conséquences
Après la sortie, lorsque le patient peut examiner calmement les résultats et les recommandations médicales
Avant la décision, afin qu’il puisse connaître son état, les options proposées, leurs risques et les alternatives

Avant la décision, afin qu’il puisse connaître son état, les options proposées, leurs risques et les alternatives

Explication

L’information doit permettre au patient de participer à la décision en connaissant notamment son état, l’utilité et l’urgence des actes, leurs risques et les alternatives. Elle doit donc précéder la décision plutôt que venir seulement après le traitement.

23. Quelles qualités doivent caractériser l’information délivrée au patient ?

Elle doit être brève, technique et standardisée, au moyen d’un document identique pour tous
Elle doit être claire, loyale et appropriée, au cours d’un entretien individuel
Elle doit être complète, collective et principalement centrée sur les résultats attendus
Elle doit être prudente, générale et différée, afin de limiter l’inquiétude du patient

Elle doit être claire, loyale et appropriée, au cours d’un entretien individuel

Explication

L’information du patient doit être claire, loyale et appropriée, et être délivrée lors d’un entretien individuel. Une information collective ou confuse ne répond pas à l’exigence d’un échange adapté à la situation personnelle du patient.

24. Quelle règle s’applique au consentement du patient avant un acte médical ou un traitement ?

L’acte peut être réalisé dès lors qu’un professionnel estime qu’il correspond à l’intérêt médical du patient
L’acte nécessite un consentement libre et éclairé, que la personne peut retirer à tout moment
Le consentement est valable lorsqu’il est recueilli après l’acte et confirmé lors du suivi médical
L’accord initial engage la personne jusqu’à la fin du traitement, même si elle change ensuite d’avis

L’acte nécessite un consentement libre et éclairé, que la personne peut retirer à tout moment

Explication

Aucun acte médical ni traitement ne peut être pratiqué sans un consentement libre et éclairé, et la personne conserve la possibilité de le retirer à tout moment. L’appréciation du professionnel ne remplace donc pas le consentement du patient.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Concepts de philosophie et d’éthique infirmière.

Combien de serpents ornent la baguette d’Hermès ?

Deux serpents.

Combien de serpents ornent le bâton d’Asclépios ?

Un seul serpent.

Que traduit le serment d’Hippocrate selon Littré ?

Il engage le médecin à soigner selon ses forces et son jugement.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Concepts de philosophie et d’éthique infirmière.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM