QCM : Éthique et philosophie du handicap — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une norme dans le contexte des conduites professionnelles ?

Une règle explicite ou implicite qui oriente les conduites
Une émotion suscitée par une relation professionnelle
Une technique corporelle transmise par imitation
Un idéal personnel qui donne du sens aux décisions

Une règle explicite ou implicite qui oriente les conduites

Explication

Une norme est une règle, formulée ou non, qui guide les comportements. Un idéal donnant du sens à l’action correspond plutôt à une valeur.

2. Quel énoncé définit le mieux une valeur dans l’action professionnelle ?

Une consigne institutionnelle qui règle les comportements attendus
Une réaction affective provoquée par une situation relationnelle
Une habitude corporelle acquise dans la vie quotidienne
Un idéal qui donne du sens à l’action, comme le respect ou l’égalité

Un idéal qui donne du sens à l’action, comme le respect ou l’égalité

Explication

Une valeur est un idéal qui oriente et rend signifiante l’action, notamment le respect, l’égalité ou la réciprocité. Une consigne qui règle les conduites relève plutôt d’une norme.

3. Dans quelle situation apparaît une injonction paradoxale pour un professionnel ?

Lorsque plusieurs valeurs professionnelles désignent exactement la même conduite
Lorsque la personne aidée refuse toute forme de relation avec le professionnel
Lorsque respecter le rythme de la personne entre en tension avec l’exigence de rapidité
Lorsque le professionnel applique une consigne sans avoir besoin de l’expliquer

Lorsque respecter le rythme de la personne entre en tension avec l’exigence de rapidité

Explication

L’injonction paradoxale naît de la tension entre l’attention portée au rythme de la personne et la demande professionnelle d’agir rapidement. Un simple refus relationnel ne constitue pas cette contradiction entre deux exigences.

4. Que désigne l’expression « techniques du corps » chez Marcel Mauss ?

Des gestes spontanés produits sans apprentissage ni influence sociale
Des mouvements destinés à obtenir l’accord d’une personne aidée
Des postures choisies pour exprimer une responsabilité professionnelle
Des manières socialement apprises et transmises d’utiliser son corps

Des manières socialement apprises et transmises d’utiliser son corps

Explication

Les techniques du corps sont des façons d’utiliser son corps apprises et transmises dans une société, comme l’a montré Marcel Mauss. Elles se distinguent donc des gestes purement spontanés.

5. Qu’est-ce qui caractérise une posture professionnelle ?

Elle désigne une réaction affective provoquée par l’histoire de la personne aidée
Elle consiste à appliquer un geste identique quelle que soit la situation rencontrée
Elle correspond à une position physique dépourvue d’intention dans la relation
Elle associe tenue corporelle, manière de s’adresser à autrui et prise de position relationnelle

Elle associe tenue corporelle, manière de s’adresser à autrui et prise de position relationnelle

Explication

Une posture professionnelle engage à la fois le corps, la communication et la responsabilité dans la relation. Une simple position corporelle ne suffit donc pas à la définir.

6. Comment un professionnel peut-il interroger sa posture dans une situation donnée ?

En privilégiant l’efficacité du geste sans examiner ses effets sur la personne
En examinant ce que sa posture rend possible pour la personne sans généraliser le sens du geste
En évaluant la posture d’après la position corporelle observée, indépendamment de la relation
En considérant que le même geste produit une signification identique dans chaque situation

En examinant ce que sa posture rend possible pour la personne sans généraliser le sens du geste

Explication

Interroger sa posture consiste à réfléchir aux possibilités qu’elle ouvre pour la personne et à tenir compte du contexte. Le sens d’un geste ne peut pas être fixé sans considérer la situation.

7. Pourquoi le toucher doit-il être considéré avec une attention particulière dans la relation d’aide ?

Parce qu’il relève d’un échange verbal qui ne modifie pas la relation d’aide
Parce qu’il traduit nécessairement une proximité affective réciproque entre les personnes
Parce qu’il produit une signification stable, indépendante de la relation entre les personnes
Parce qu’il engage l’intimité et peut être vécu comme rassurant, intrusif ou dépersonnalisant

Parce qu’il engage l’intimité et peut être vécu comme rassurant, intrusif ou dépersonnalisant

Explication

Le toucher engage l’intimité et son effet dépend de la relation, pouvant rassurer, envahir ou dépersonnaliser. Il n’a donc pas une signification identique dans toutes les situations.

8. Que signifie la réciprocité dans une relation d’aide ?

Supposer que les deux personnes éprouvent les mêmes émotions pendant l’accompagnement
Considérer que le professionnel contrôle les échanges pour protéger la personne aidée
Reconnaître que la personne aidée peut aussi regarder, toucher et agir sur la relation
Réserver au professionnel le choix des gestes et du rythme de l’intervention

Reconnaître que la personne aidée peut aussi regarder, toucher et agir sur la relation

Explication

La réciprocité reconnaît que la personne aidée participe à la relation et peut agir sur celle-ci par son regard, son toucher ou ses réactions. Elle ne signifie pas que les deux personnes ressentent les mêmes émotions.

9. Quelle conduite respecte le mieux la personne avant un geste dans une relation d’aide ?

Attendre que la personne manifeste une opposition explicite avant de modifier le geste prévu
Se fier à l’utilité du geste en considérant que son objectif justifie son accomplissement
Annoncer le geste, rechercher l’accord et rester attentif aux signes de gêne ou de refus
Réaliser le geste rapidement après une explication générale donnée au début de l’accompagnement

Annoncer le geste, rechercher l’accord et rester attentif aux signes de gêne ou de refus

Explication

Le professionnel doit annoncer le geste, obtenir l’accord de la personne et observer ses manifestations de gêne ou de refus. Une explication préalable ne remplace pas l’accord au moment du geste, et l’absence d’opposition explicite ne vaut pas consentement.

10. Que signifie infantiliser une personne adulte qui a besoin d’aide ?

Lui permettre de conserver un rôle actif dans son accompagnement
Lui proposer une aide adaptée à ses préférences personnelles
Lui attribuer une place d’enfant en raison de sa dépendance
Reconnaître sa capacité à participer aux décisions qui la concernent

Lui attribuer une place d’enfant en raison de sa dépendance

Explication

Infantiliser revient à traiter une personne adulte dépendante comme un enfant, ce qui altère son statut de sujet. Proposer une aide adaptée peut au contraire soutenir sa participation et sa capacité de décision.

11. Pourquoi faut-il demander l’accord d’une personne avant de déplacer son fauteuil ?

Pour éviter que le déplacement modifie l’organisation matérielle du lieu
Pour maintenir sa maîtrise de sa place et de son corps
Pour réduire la durée nécessaire à l’intervention de l’accompagnant
Pour vérifier que le fauteuil est correctement positionné dans la pièce

Pour maintenir sa maîtrise de sa place et de son corps

Explication

Demander l’accord préserve le statut de sujet de la personne en lui laissant une maîtrise sur son corps et son environnement immédiat. Vérifier le positionnement du fauteuil concerne l’organisation matérielle, mais ne répond pas à l’enjeu principal du consentement.

12. Quelle attitude caractérise le mieux l’empathie dans l’accompagnement ?

Comprendre la souffrance et accueillir la parole sans débordement affectif
Prendre de la distance avec le discours pour préserver son propre confort émotionnel
Adopter rapidement une solution afin d’éviter que l’échange ne devienne douloureux
Partager intensément la souffrance afin de manifester une solidarité complète

Comprendre la souffrance et accueillir la parole sans débordement affectif

Explication

L’empathie consiste à comprendre la souffrance et à recevoir le discours de l’autre sans implication affective excessive, afin de pouvoir agir efficacement. Partager intensément la souffrance risque de produire une implication émotionnelle qui empêche un accompagnement ajusté.

13. Quels enjeux sont étudiés pour réfléchir à l’humanité et à la valeur de la vie ?

Le doute philosophique, la dignité, l’utilitarisme, le spécisme et le risque eugéniste
La normativité, le care, l’autonomie, la dépendance et les capabilités
La proximité physique, l’empathie, l’infantilisation et le consentement corporel
La communication, la coopération, la socialisation et l’adaptation institutionnelle

Le doute philosophique, la dignité, l’utilitarisme, le spécisme et le risque eugéniste

Explication

La réflexion sur l’humanité et la valeur de la vie mobilise le doute philosophique, la dignité, l’utilitarisme, le spécisme et le risque eugéniste. La normativité, le care, l’autonomie et les capabilités relèvent plutôt des conditions de l’inclusion.

14. Quels concepts sont présentés comme des conditions de l’inclusion ?

La proximité physique, l’écoute empathique, le consentement et le statut de sujet
La souffrance, la vulnérabilité, la valeur de la vie et la réflexion philosophique
La normativité, le care, l’autonomie, la dépendance, le validisme et les capabilités
Le doute philosophique, la dignité, l’utilitarisme, le spécisme et le risque eugéniste

La normativité, le care, l’autonomie, la dépendance, le validisme et les capabilités

Explication

Les conditions de l’inclusion comprennent la normativité, le care, l’autonomie et la dépendance, le validisme, ainsi que les capabilités et les possibilités réelles de choisir. Les notions de dignité, d’utilitarisme et de spécisme servent plutôt à penser l’humanité et la valeur de la vie.

15. Quelle question commune guide la réflexion sur le respect de la personne ?

Comment rendre les pratiques conformes aux normes sociales qui organisent la vie collective ?
Comment respecter la personne dans son vécu et dans les possibilités que les pratiques lui ouvrent ?
Comment protéger la personne en limitant les choix qui pourraient accroître sa dépendance ?
Comment mesurer la valeur d’une vie selon les capacités qu’une personne peut démontrer ?

Comment respecter la personne dans son vécu et dans les possibilités que les pratiques lui ouvrent ?

Explication

La question commune porte sur le respect de la personne dans ce qu’elle vit et dans les possibilités concrètes que les pratiques rendent accessibles. Réduire le respect à la conformité aux normes ou aux capacités démontrées ne tient pas compte de l’ouverture réelle des choix.

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Qu'est-ce qu'une norme ?

Une règle explicite ou implicite qui oriente les conduites.

Qu'est-ce qu'une valeur ?

Un idéal qui donne du sens à l’action.

Quels exemples illustrent une valeur ?

Le respect, l’égalité et la réciprocité.

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