★ À maîtriser
Dans la Monadologie, §17, Leibniz soutient qu’une machine agrandie, même si ses pièces se poussent les unes les autres, ne permet pas d’expliquer la perception, qui doit être cherchée dans la substance simple. - LEIRHIE, 1714
Dans le Traité de la nature humaine, Hume affirme qu’il ne se saisit jamais sans rencontrer une perception particulière, telle qu’une sensation ou une émotion. - David HUME
Compléments
Pour Leibniz, les perceptions et leurs changements constituent les actions internes des substances simples. - LEIRHIE, Monadologie, 1714
Selon Hume, lorsque les perceptions sont suspendues dans un sommeil tranquille, le sujet n’a plus conscience de lui-même. - David HUME, Traité de la nature humaine
Chez Leibniz, la perception appartient à la substance simple ; chez Hume, le moi se ramène à un faisceau de perceptions.
★ À maîtriser
Compléments
Le sujet perçoit ; l’objet n’existe que pour un sujet percevant.
★ À maîtriser
📌 Dans son examen du cogito, Nietzsche distingue l’affirmation « quelque chose pense » de la croyance que c’est le moi qui pense. - La volonté de puissance
Compléments
« Quelque chose pense » → « c’est moi qui pense » → croyance grammaticale au sujet.
★ À maîtriser
Dans Le Crépuscule des idoles, Nietzsche soutient que le langage a pour origine une époque de psychologie rudimentaire et que sa métaphysique repose sur des croyances grammaticales.
Selon Nietzsche, la croyance au moi comme substance est projetée sur les choses, ce qui contribue à former la notion de « chose » et celle d’« être » comme cause. - Le Crépuscule des idoles
Compléments
La grammaire fait imaginer des sujets et des actions → elle nourrit les croyances métaphysiques.
★ À maîtriser
📌 Bergson affirme que la conscience est liée au cerveau chez l’homme, sans que cela implique qu’un cerveau soit indispensable à la conscience. - Henri BERGSON, La conscience et la vie
Compléments
Bergson propose qu’en principe la conscience soit coextensive à la vie et puisse se diffuser, de façon confuse et réduite, dans une matière vivante moins différenciée. - Henri BERGSON, La conscience et la vie
Selon Bergson, lorsque les mouvements appris s’enchaînent mécaniquement et exigent de moins en moins de décisions, la conscience qui les accompagne diminue puis disparaît. - Henri BERGSON, La conscience et la vie
Le détour cérébral ouvre un choix → le choix donne du temps, donc de la liberté.
★ À maîtriser
📌 Dans Histoire de mes pensées, Alain décrit l’inconscient comme l’état de celui qui ne se pose pas de question et agit sans s’examiner lui-même.
Dans Les idées et les âges, Alain affirme que savoir, c’est savoir qu’on sait, et que la réflexion n’est pas un accident de la pensée mais la pensée elle-même.
Pour Alain, prendre conscience exige de se diviser soi-même afin de pouvoir examiner ses actes et ses désirs. - Histoire de mes pensées, 1936
Compléments
📌 Dans Vigiles de l’esprit, Alain oppose le sommeil, qui consiste à accepter sans examiner les témoignages, au réveil, qui consiste à douter, comparer et ne retenir que des images cohérentes. - Vigiles de l'esprit, 1942
Agir sans recul, c’est ne pas savoir ; réfléchir, c’est savoir qu’on sait.
★ À maîtriser
Compléments
Revenir sur sa pensée → s’interroger → décider et se juger.
★ À maîtriser
Compléments
Selon Ryle, les tenants du dualisme concluent à tort que, puisque les faits mentaux ne se décrivent pas dans le seul langage des sciences physiques, ils doivent relever d’un langage parallèle décrivant une autre substance. - Gilbert RYLE, La notion d'esprit, 1949
Ryle explique que le problème de l’interaction entre l’esprit et le corps révèle le moule logique mécaniste dans lequel le dualisme a décrit l’esprit comme un champ de causes et d’effets. - Gilbert RYLE, La notion d'esprit, 1949
L’Université n’est pas un bâtiment de plus : elle est l’organisation des bâtiments.
📌 Dans La conscience expliquée, Dennett présente trois conceptions du moi : une âme non physique, une fiction de l’imagination ou une abstraction réelle comparable à un centre de gravité. - Daniel DENNETT
Le moi n’est ni un fantôme dans le cerveau ni une entité de commande distincte.
★ À maîtriser
Dans Questions mortelles, Nagel pose le problème de l’expérience subjective en demandant ce que cela fait d’être une chauve-souris. - Thomas NAGEL
Nagel soutient que l’imagination humaine, fondée sur l’expérience propre, ne permet pas de connaître complètement ce que cela fait d’être une chauve-souris. - Thomas NAGEL, Questions mortelles
Compléments
La plupart des microchiroptères perçoivent le monde principalement par écholocalisation, en corrélant les échos de leurs cris brefs et modulés avec les impulsions émises. - Thomas NAGEL, Questions mortelles
Nagel estime qu’on peut attribuer à la chauve-souris des types généraux d’expérience à partir de son anatomie et de son comportement, tout en restant incapable d’en concevoir le caractère subjectif spécifique. - Thomas NAGEL, Questions mortelles
Décrire le sonar n’équivaut pas à savoir ce que cela fait de percevoir par sonar.
★ À maîtriser
L’expérience de pensée de Dennett met en question l’identification entre le lieu où se forme la pensée, le lieu où se trouve le corps et le lieu où réside le cerveau. - Daniel DENNETT, Où suis-je ?
Dans l’expérience de pensée de Dennett, le cerveau séparé du corps est conservé dans une cuve et relié au corps par des émetteurs-récepteurs radio, tandis que le sujet poursuit son activité. - Daniel DENNETT, Où suis-je ?
Compléments
Le cerveau peut être dans la cuve tandis que le « ici » du sujet reste difficile à déplacer.
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1. Pourquoi Nietzsche estime-t-il que l’affirmation « quelque chose pense » repose déjà sur une croyance ?
2. Pour Alain, que révèle le fait de repousser le jugement intérieur sur ses propres pensées ?
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Dans quel ouvrage et en quelle année Leibniz explique-t-il que la perception ne s’explique pas par les pièces d’une machine ?
Dans la *Monadologie*, en 1714.
Où Leibniz situe-t-il l’explication de la perception, selon la *Monadologie* ?
Dans la substance simple.
Dans quel ouvrage Hume affirme-t-il ne jamais se saisir sans rencontrer une perception particulière ?
Dans le *Traité de la nature humaine*.
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